À Paris, Barbara Kanam ouvre de nouvelles perspectives pour les talents congolais sur la scène internationale

À Paris, Barbara Kanam a porté un message qui dépasse la simple promotion culturelle : faire des industries culturelles et créatives un véritable moteur de rayonnement et de développement économique pour la République démocratique du Congo.

En marge de plusieurs rendez-vous économiques et culturels organisés dans la capitale française, la directrice générale du Fonds de promotion culturelle (FPC) a plaidé pour un rapprochement durable entre les créateurs congolais et les grandes plateformes internationales, convaincue que le potentiel artistique de la RDC mérite une place plus importante sur les marchés mondiaux.

À Roland-Garros et au MEDEF, un plaidoyer pour la culture congolaise

Au cours de son séjour à Paris, Barbara Kanam a participé à plusieurs rencontres stratégiques, notamment à la Rencontre des Entrepreneurs de France (REF) organisée au Stade Roland-Garros ainsi qu’au Club Afrique du Mouvement des entreprises de France (MEDEF).

Ces espaces d’échanges lui ont permis de défendre une vision ambitieuse : multiplier les connexions entre les artistes, créateurs et entrepreneurs culturels congolais et les réseaux professionnels internationaux.

Selon la directrice générale du FPC, les talents de la RDC disposent des atouts nécessaires pour accéder aux grandes scènes, aux marchés créatifs et aux espaces d’affaires qui façonnent aujourd’hui l’économie mondiale de la culture.

La culture comme levier de développement économique

Pour Barbara Kanam, la richesse du patrimoine culturel congolais constitue un avantage stratégique encore insuffisamment valorisé.

La musique, la mode, les arts visuels, le patrimoine et les industries créatives représentent autant de secteurs capables de renforcer l’image de la RDC à l’international tout en créant de nouvelles opportunités économiques.

Au-delà de la visibilité des artistes, l’enjeu est aussi de favoriser l’émergence d’un écosystème plus structuré, susceptible de générer des emplois, d’attirer des investissements et d’ouvrir davantage de débouchés aux professionnels du secteur.

Construire des passerelles entre la RDC et les marchés internationaux

La démarche portée à Paris repose sur une conviction : les industries culturelles congolaises gagneraient à s’inscrire davantage dans les circuits internationaux de production, de diffusion et de financement.

Pour la responsable du FPC, le développement de partenariats avec des acteurs étrangers pourrait accélérer la professionnalisation du secteur et offrir aux créateurs congolais un accès plus large aux opportunités mondiales.

À travers ce plaidoyer, Barbara Kanam entend positionner la culture non seulement comme un vecteur d’identité, mais aussi comme un levier d’influence et de croissance économique pour la République démocratique du Congo, dans un contexte où les industries créatives occupent une place de plus en plus importante dans les économies internationales.

RDC-Angola : Kinshasa confie à Omatapalo la construction des futures cités gouvernementale, parlementaire et judiciaire

Kinshasa franchit une nouvelle étape dans son vaste projet de modernisation des infrastructures publiques. Ce 4 septembre 2026, la République démocratique du Congo a conclu un protocole d’accord avec le groupe angolais Omatapalo, l’un des principaux acteurs du BTP en Afrique australe.

Ce partenariat porte sur la réalisation des futures cités gouvernementale, parlementaire et judiciaire autour de la Rocade. Ainsi, le gouvernement veut accélérer l’un de ses projets urbains les plus ambitieux.

Le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a signé l’accord au nom de la RDC. Par ailleurs, cette initiative s’inscrit dans une coopération renforcée entre Kinshasa et Luanda, présentée comme un nouvel exemple de partenariat Sud-Sud.

Un chantier préparé depuis plusieurs mois

Ce protocole couronne près d’une année de discussions entre les deux parties.

D’abord, les responsables congolais et angolais ont lancé les premiers échanges lors d’une mission officielle en Angola, en octobre 2025. Ensuite, ils ont approfondi les négociations à Kinshasa, en février 2026, à l’occasion de rencontres de haut niveau.

Grâce à cet accord, Omatapalo ira au-delà de la construction. Le groupe concevra également les ouvrages. Il participera au montage financier et fournira les matériels ainsi que les matériaux de construction prévus dans le protocole.

Cette approche intégrée doit accélérer la réalisation de ces infrastructures stratégiques pour l’administration congolaise.

Les études techniques démarrent dès lundi

Le calendrier prévoit une entrée rapide dans la phase opérationnelle.

Dès lundi, les équipes lanceront les études techniques. Elles définiront les caractéristiques des futurs complexes institutionnels.

Parallèlement, plusieurs administrations congolaises prépareront le terrain avant le démarrage des travaux.

Les ministères de l’Urbanisme et Habitat, des Affaires foncières ainsi que de l’Aménagement du territoire identifieront les assiettes foncières retenues pour le projet. Ils mettront ensuite ces terrains à la disposition des équipes chargées du chantier.

Un nouveau symbole de la coopération RDC-Angola

Au-delà des infrastructures, ce partenariat illustre le rapprochement économique entre la RDC et l’Angola.

En choisissant un groupe angolais pour piloter ces projets, Kinshasa renforce sa coopération régionale. Le gouvernement voit dans cette démarche un levier pour moderniser les équipements publics et soutenir le développement.

Les futures cités gouvernementale, parlementaire et judiciaire regrouperont plusieurs institutions de l’État autour de la Rocade. Elles comptent parmi les projets urbains les plus ambitieux engagés dans la capitale ces dernières années.

Désormais, le lancement imminent des études techniques ouvre une nouvelle phase. Le gouvernement veut transformer cet engagement en réalisations concrètes.

Procès Philémon Yav : le ministère public requiert la perpétuité pour l’ancien commandant de la 3ᵉ zone de défense

L’étau judiciaire se resserre dans l’un des procès militaires les plus suivis de ces dernières années en République démocratique du Congo. Ce 3 septembre 2026, le ministère public a requis la servitude pénale à perpétuité contre le lieutenant-général Philémon Yav Irung, jugé devant la Haute Cour militaire pour des faits présumés de trahison, de participation à un mouvement insurrectionnel et d’autres infractions liées à la sécurité de l’État.

Si le parquet militaire a demandé la peine la plus lourde prévue par la loi, il a également sollicité que la juridiction tienne compte de circonstances atténuantes en faveur du général Yav et de son coprévenu, le major Shauri.

Le parquet maintient les accusations de trahison

Dans son réquisitoire, l’auditeur général des FARDC a demandé à la Haute Cour militaire de déclarer établies les infractions retenues contre les deux prévenus.

Selon l’accusation, Philémon Yav, ancien commandant de la troisième zone de défense, aurait entretenu des contacts présumés avec des responsables liés à l’AFC/M23 et participé à des actes visant à déstabiliser les institutions de la République.

Le dossier évoque également des échanges supposés avec l’entourage du général rwandais James Kabarebe, ainsi que des accusations de fourniture présumée d’armes et de munitions à des insurgés du M23, notamment à un groupe identifié dans la procédure sous le nom de « Twira Neho ».

Ces éléments constituent les principaux fondements des réquisitions présentées par le ministère public.

La défense rejette l’ensemble des charges

Face à ces accusations, la défense continue de contester fermement les faits reprochés à son client.

Les avocats du lieutenant-général Philémon Yav estiment qu’aucun élément matériel ne permet d’établir les infractions retenues par le parquet.

Lors des audiences précédentes, l’officier général avait rejeté l’ensemble des accusations portées contre lui.

Confronté en août dernier aux déclarations de plusieurs témoins, il s’était déclaré « surpris et déshonoré » par leurs dépositions.

La défense a également contesté les expertises demandées sur les téléphones professionnels du prévenu, remettant en question certains éléments de l’instruction.

Le verdict désormais attendu

Arrêté en septembre 2022 alors qu’il dirigeait la troisième zone de défense des FARDC, Philémon Yav comparaît dans une procédure impliquant plusieurs officiers supérieurs de l’armée congolaise.

Après les réquisitions du ministère public, la défense doit encore présenter ses dernières observations avant que la Haute Cour militaire ne clôture définitivement les débats.

L’affaire ayant été prise en délibéré, les prévenus attendent désormais la décision des juges.

La réquisition de la perpétuité formulée par le parquet ne préjuge toutefois pas de la peine qui sera finalement prononcée par la Haute Cour militaire, seule compétente pour trancher définitivement ce dossier.

FECOFA : Véron Mosengo-Omba présente son plan de refondation du football congolais à Gianni Infantino

Quelques semaines après son élection à la tête de la Fédération congolaise de football association (FECOFA), Véron Mosengo-Omba a franchi une première étape importante sur la scène internationale. À Zurich, au siège de la FIFA, il a présenté au président de l’instance mondiale, Gianni Infantino, les grandes orientations de son mandat, placé sous le signe de la refondation du football congolais.

Cette rencontre, organisée dans le cadre des échanges que la FIFA tient avec les nouveaux présidents des fédérations nationales, intervient alors que le dirigeant congolais entend engager une série de réformes au cours des quatre prochaines années.

Une feuille de route axée sur la reconstruction du football congolais

Élu le 20 juillet 2026 à la présidence du Comité exécutif de la FECOFA, Véron Mosengo-Omba a profité de cette première audience officielle pour exposer sa vision du développement du football en République démocratique du Congo.

Selon la fédération, son programme repose sur une ambition de refondation et de restructuration du football national.

Parmi les priorités présentées figurent :

  • la réforme de l’arbitrage ;

  • le renforcement de la gouvernance de la FECOFA ;

  • le développement du football féminin ;

  • l’amélioration des infrastructures sportives.

L’objectif affiché est de moderniser l’organisation du football congolais tout en renforçant les mécanismes de gestion et de formation.

La FIFA promet son accompagnement

Au-delà de la présentation de cette feuille de route, les discussions ont également porté sur les dispositifs d’appui que la FIFA pourrait mobiliser pour accompagner la mise en œuvre de ces réformes.

Gianni Infantino a réaffirmé la volonté de l’instance mondiale de soutenir la fédération congolaise dans ses projets de développement, confirmant ainsi la poursuite de la coopération entre Zurich et Kinshasa.

Cet accompagnement pourrait concerner aussi bien les aspects institutionnels que les programmes de développement du football.

Un centre technique en perspective à Kinshasa

L’un des dossiers majeurs abordés lors de cette rencontre concerne le futur centre technique de la FECOFA, un projet appelé à devenir un outil stratégique pour la formation des joueurs, des entraîneurs et des officiels.

Selon la fédération congolaise, Gianni Infantino est attendu prochainement à Kinshasa pour participer à la cérémonie de pose de la première pierre de cette infrastructure.

Si ce calendrier se confirme, cette visite marquerait une nouvelle étape dans les relations entre la FIFA et la FECOFA, tout en symbolisant le lancement d’un chantier présenté comme essentiel pour l’avenir du football congolais et la formation de ses prochaines générations de talents.

Diplomatie : Félix Tshisekedi annonce le transfert de l’ambassade de RDC à Jérusalem

La République démocratique du Congo franchit un cap diplomatique majeur. Ce jeudi 3 septembre 2026, le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a annoncé, lors d’une visite officielle en Israël, le transfert de l’ambassade congolaise de Tel-Aviv à Jérusalem. Une décision symbolique forte qui place la RDC dans le cercle très restreint des pays ayant reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël, aux côtés notamment des États-Unis.

Une annonce historique à Jérusalem

RDC • Affaires Étrangères
© RDC • Affaires Étrangères

C’est à l’issue d’une rencontre au sommet entre le président Tshisekedi et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, le 1er septembre à Jérusalem, que les deux pays ont officialisé leur volonté commune de renforcer significativement leurs relations diplomatiques.

Le communiqué conjoint publié à l’issue de ces échanges précise que les deux parties prendront des mesures en vue du « transfert de l’ambassade de la République démocratique du Congo de Tel-Aviv à Jérusalem » . Un geste diplomatique d’une portée considérable, tant il sort du cadre du consensus international qui prévaut depuis des décennies sur le statut de la ville sainte.

Une double avancée diplomatique

Au-delà du transfert de l’ambassade congolaise, les deux pays ont convenu d’une seconde avancée majeure : l’ouverture d’une ambassade permanente de l’État d’Israël à Kinshasa. Une décision qui consacrera l’ancrage d’Israël en Afrique centrale et témoigne de la profondeur de la coopération entre les deux nations.

Les deux dirigeants ont réaffirmé leur volonté commune de renforcer les liens d’amitié et de coopération entre leurs pays, sans toutefois préciser de calendrier pour la concrétisation de ces projets. « Israël et la RDC ont indiqué qu’ils poursuivraient leurs échanges par les canaux diplomatiques appropriés afin de s’accorder sur les modalités de mise en œuvre de ces décisions » , indique le communiqué.

Un geste qui sort du consensus international

En prenant cette décision, la RDC rejoint un petit groupe de pays ayant franchi le pas du transfert de leur ambassade à Jérusalem. Les États-Unis ont été les premiers à le faire en 2018 sous la présidence de Donald Trump, suivis par quelques autres nations comme le Guatemala, le Honduras ou encore le Kosovo.

Cette décision représente une rupture avec le consensus international qui considère que le statut de Jérusalem doit être négocié entre Israéliens et Palestiniens dans le cadre d’un accord de paix global. La plupart des pays maintiennent leur ambassade à Tel-Aviv, la capitale économique d’Israël.

Jérusalem, un enjeu diplomatique majeur

Pour Israël, cette annonce est une victoire diplomatique de taille. Jérusalem cherche depuis plusieurs années à convaincre davantage de pays d’installer leur représentation diplomatique dans la ville qu’elle considère comme sa capitale éternelle et indivisible.

Le fait qu’une grande nation africaine comme la RDC, membre influent de l’Union africaine et des Nations unies, prenne cette décision, constitue un signal fort envoyé à la communauté internationale. Il pourrait inciter d’autres pays, notamment africains, à emboîter le pas.

Une relation bilatérale appelée à se renforcer

Au-delà de l’aspect symbolique, cette décision témoigne de la volonté des deux pays d’approfondir leur coopération dans de nombreux domaines : économique, sécuritaire, agricole ou encore technologique. La RDC, avec ses immenses ressources naturelles et son marché en pleine expansion, est un partenaire de choix pour Israël.

Pour Kinshasa, ce rapprochement avec Israël s’inscrit dans une stratégie diplomatique plus large visant à diversifier ses partenariats internationaux et à renforcer son influence sur la scène mondiale.

Une chose est certaine : avec cette annonce historique, Félix Tshisekedi inscrit la RDC sur la carte des grandes manœuvres diplomatiques du Moyen-Orient, tout en ouvrant une nouvelle page dans les relations entre l’Afrique centrale et l’État hébreu.

Rentrée scolaire 2026 : Denise Nyakeru Tshisekedi offre 2 000 kits aux élèves de Kananga et lance un message d’espoir

La rentrée scolaire 2026-2027 restera gravée dans les mémoires des élèves du Kasaï-Central. Ce jeudi 3 septembre 2026, la Première Dame de la République démocratique du Congo, Denise Nyakeru Tshisekedi, a marqué cette rentrée par un geste d’une générosité rare. À travers sa Fondation Lona, elle a fait don de 2 000 kits scolaires aux élèves du primaire du Complexe scolaire « La Renaissance » (ex-Athénée Royal) de Kananga. Une action qui vient alléger le fardeau des familles et insuffler un vent d’optimisme dans une province en quête de développement.

2 000 kits pour un départ vers la réussite

Sac scolaire, uniforme et cahiers : voilà le contenu de chaque kit distribué. Des fournitures essentielles qui, pour de nombreux enfants, font souvent défaut à l’approche de la rentrée. En offrant cet équipement de base, la Fondation Lona entend contribuer à l’amélioration des conditions d’apprentissage et soutenir les familles dans cette période souvent coûteuse.

Devant une assistance visiblement émue, la Première Dame a tenu des propos simples mais percutants : « Je remercie chacun et tous pour la chaleur de l’accueil. On n’a pas un long discours à tenir. La Fondation Lona a tenu, par ce geste, à vous encourager pour les études. »

Un message d’encouragement aux futurs bâtisseurs de la nation

Au-delà du geste matériel, Denise Nyakeru Tshisekedi a adressé un message d’encouragement aux bénéficiaires. Elle a exhorté les élèves à s’investir davantage dans leurs études, à faire preuve de persévérance et à ne pas renoncer face aux difficultés qui peuvent jalonner leur parcours.

Un appel à la résilience qui résonne particulièrement dans une région où les défis éducatifs sont nombreux : infrastructures vétustes, manque d’enseignants qualifiés et difficultés économiques des familles. La Première Dame a ainsi rappelé que l’éducation est la clé de voûte du développement et que chaque enfant, quel que soit son milieu d’origine, mérite d’avoir sa chance.

La Fondation Lona, un engagement constant pour l’éducation

Ce don s’inscrit dans la continuité des actions menées par la Fondation Lona en faveur de l’éducation et de la scolarisation des enfants. Depuis sa création, l’organisation œuvre pour promouvoir l’accès à une éducation de qualité, en particulier pour les enfants issus de milieux défavorisés.

À travers cette initiative, la Première Dame réaffirme son engagement à accompagner les jeunes Congolais sur le chemin de la connaissance. Un engagement qui ne se limite pas aux discours, mais qui se traduit par des actes concrets, comme cette distribution de kits qui permettra à des milliers d’élèves de démarrer l’année scolaire avec un équipement digne de ce nom.

Une rentrée placée sous le signe de la solidarité

À Kananga, l’émotion était palpable. Les 2 000 kits distribués devraient permettre à de nombreux élèves de démarrer l’année scolaire avec un équipement de base nécessaire à leur apprentissage. Pour les familles, c’est un soulagement ; pour les enfants, c’est un encouragement à croire en leurs rêves.

Alors que la Première Dame poursuit sa tournée dans le Kasaï, une chose est certaine : son passage à Kananga restera dans les mémoires comme celui d’une rentrée placée sous le signe de la solidarité et de l’espoir. Car comme elle aime à le rappeler, chaque enfant qui reçoit un kit est un futur bâtisseur de la RDC qui commence à écrire sa propre histoire.

Miguel Masaisai reçu par Didier Budimbu : Cap sur le Maroc à vélo pour la paix en RDC

Parti de Goma le 1er mai 2026, Miguel Masaisai est arrivé à Kinshasa après plus de deux mois sur la route. Mercredi 2 septembre, il a été reçu par le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, avant de lancer la seconde phase de son périple pour relier Kinshasa au Maroc à vélo.

Un défi hors norme de près de 14 000 kilomètres. Un itinéraire qui va le conduire à traverser une quinzaine de pays africains, avec le seul objectif de porter un message de paix.

Un projet pour la paix en RDC 

Le coureur congolais ne roule pas seulement pour l’exploit. Son voyage est un plaidoyer. Baptisé « Pedals for Peace », son projet transforme chaque coup de pédale en symbole d’unité nationale.

Au-delà de la performance sportive, Miguel Masaisai veut montrer qu’un congolais peut unir tout un peuple derrière une même cause, celle de la paix dans l’Est et sur toute l’étendue du territoire national.

Un accompagnement total jusqu’au Maroc

Face à cet engagement, le patron des Sports s’est dit fier. Didier Budimbu a salué le courage et la détermination de l’athlète.

En outre, le ministre s’est directement penché sur la suite logistique du voyage, un point crucial pour une traversée continentale. La question de la sécurité sur les différents corridors africains et celle, épineuse, de l’obtention des visas pour une quinzaine de pays ont été au cœur des échanges.

Le ministère a à cette occasion promis un accompagnement total jusqu’à l’arrivée finale au Maroc.

Ce soutien pourrait peser lourd dans l’homologation de l’exploit. Car Miguel Masaisai vise plus qu’une arrivée symbolique, il espère faire entrer son périple Goma-Maroc dans le livre du Guinness des records.

Un ministre à l’écoute de tous les athlètes

Depuis son arrivée au ministère des Sports et Loisirs, Didier Budimbu s’est illustré par une politique d’ouverture envers toutes les disciplines.

Au-delà du football, le patron des Sports congolais multiplie les audiences et les accompagnements pour les athlètes évoluant dans des disciplines moins médiatisées.

Cette démarche vise à redonner de la visibilité et des moyens à tous les talents du pays. Du cyclisme à la boxe, en passant par le basketball et l’athlétisme, le ministre veut incarner un ministère de proximité, capable de sécuriser les parcours et de porter les exploits congolais sur la scène internationale.

Ebola en RDC : l’OMS tire la sonnette d’alarme et réclame 1,3 milliard de dollars pour éviter l’hécatombe

La riposte contre Ebola en République démocratique du Congo se joue aussi sur le terrain financier. Et la facture est salée. Pour les six prochains mois, les besoins sont évalués à 1,3 milliard de dollars, une enveloppe considérable destinée à soutenir les opérations contre une épidémie qui continue de mettre les capacités de réponse à rude épreuve. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) appelle les États membres à ne pas seulement maintenir leur soutien, mais à l’accélérer. Chaque retard dans la mobilisation des ressources risque de rendre la riposte plus coûteuse et plus difficile à conduire.

« La deuxième plus importante épidémie jamais enregistrée »

Mardi 1er septembre, lors d’une réunion d’information virtuelle avec les États membres, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a dressé un bilan alarmant de la situation. « L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo est déjà la deuxième plus importante jamais enregistrée, et la plus rapide que nous ayons jamais vue. Aujourd’hui, nous avons franchi la barre des 6 000 cas déclarés et déplorons près de 3 000 décès » , a-t-il déclaré.

Un constat d’autant plus préoccupant que l’épidémie, provoquée par le virus Bundibugyo, ne cesse de gagner du terrain. Elle touche désormais 60 zones sanitaires réparties dans six provinces (Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Haut-Uélé, Tshopo et Bas-Uélé), ce qui en fait « une situation d’urgence extrêmement complexe impliquant des partenaires de l’ensemble du système des Nations unies et au-delà » , a souligné le haut fonctionnaire onusien.

Une préoccupation majeure : les décès en communauté

Au-delà des chiffres qui ne cessent de progresser, l’une des principales préoccupations de l’OMS concerne la persistance des décès au sein des communautés, en dehors des structures de soins. Une situation qui constitue un obstacle majeur pour les équipes de riposte.

« Tom Fletcher [Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires] et moi avons informé hier nos États membres de notre principale préoccupation : la plupart des décès surviennent encore au sein des communautés plutôt que dans les centres de soins et parmi des personnes qui n’étaient pas des contacts connus. Cela signifie qu’il existe encore des chaînes de transmission que nous ignorons » , a-t-il averti.

Pour l’OMS, l’identification rapide des cas, le suivi des contacts et la prise en charge des personnes infectées restent essentiels pour interrompre la propagation du virus. Mais sans moyens financiers suffisants, ces opérations risquent de tourner au ralenti.

1,3 milliard de dollars pour six mois de riposte

Face à l’ampleur des besoins, les autorités congolaises ont élaboré un plan d’intervention couvrant les six prochains mois. Celui-ci nécessite 1,3 milliard de dollars de financement. Une enveloppe considérable qui traduit l’ampleur des moyens nécessaires pour soutenir durablement les équipes engagées sur le terrain.

Le Directeur général de l’OMS a ainsi lancé un appel pressant aux partenaires internationaux pour accompagner le plan gouvernemental congolais. « Plus on tarde, plus le coût en vies humaines et en ressources est élevé. Le plan gouvernemental pour les six prochains mois nécessite 1,3 milliard de dollars. Nous demandons à tous les États membres d’accroître et d’accélérer leurs contributions » , a plaidé le Dr Tedros.

Un bilan qui s’alourdit de jour en jour

Selon le dernier bilan du ministère congolais de la Santé, arrêté au 31 août, le pays avait enregistré 6 186 cas confirmés, dont 3 007 décès et 1 409 guérisons, soit un taux de létalité de 48,6 %. Un chiffre vertigineux qui place cette 17e épidémie d’Ebola en RDC parmi les plus meurtrières de l’histoire.

Si l’Ouganda est parvenu à maîtriser l’épidémie sur son territoire, la situation demeure préoccupante en RDC. La progression de la maladie, la défiance d’une partie de la population, les insuffisances des infrastructures sanitaires et l’insécurité compliquent considérablement la riposte.

Le gouvernement congolais reste optimiste

Malgré ces défis, le gouvernement congolais se veut rassurant et affiche son optimisme quant à sa capacité à contenir l’épidémie. Les autorités entendent notamment s’appuyer sur l’expérience acquise lors des 16 précédentes épidémies d’Ebola enregistrées dans le pays, ainsi que sur les mécanismes de surveillance et de riposte développés au fil des années.

Le gouvernement assure poursuivre et renforcer les efforts engagés, avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, afin de freiner la propagation de la maladie, de protéger les populations à risque et de garantir une prise en charge rapide et efficace des personnes affectées.

L’heure de vérité pour la communauté internationale

Pour le patron de l’OMS, l’enjeu des 1,3 milliard de dollars dépasse une simple question budgétaire. Il conditionne la capacité à maintenir et à étendre les activités de surveillance, de recherche des cas, de suivi des contacts et de prise en charge des personnes infectées.

« Tous les aspects de la riposte ont été renforcés et continueront d’être étendus. Nous mettrons fin à cette épidémie. La question est de savoir à quelle vitesse, et combien de vies seront perdues avant que nous le fassions » , a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus avec une détermination teintée d’urgence.

La question d’1,3 milliard de dollars devient dès lors celle du rythme auquel la communauté internationale saura transformer les promesses financières en moyens concrets de riposte. Dans une épidémie où le temps constitue une ressource aussi précieuse que l’argent, le financement devient un véritable levier de contrôle. Le compte à rebours est lancé.

Kinshasa : La RFCK dément la rumeur des 80 millions de dollars du contrôle technique

La Régie des Fourrières et de Contrôle Technique des Véhicules de Kinshasa (RFCK), dément catégoriquement les « fausses informations » qui circulent sur ses recettes.

Dans un communiqué publié, sa Cellule de Communication fustige des accusations qu’elle qualifie de « calomnieuses ». Selon cette structure, ces accusations visent l’institution et son Directeur Général, Joseph Kajos Kasinzi, dans l’objectif de déstabiliser la ville de Kinshasa.

La rumeur parle de 80 millions de dollars de recettes mensuelles, soit 240 millions sur trois mois.

« C’est de la pure fiction. Du sensationnalisme », souligne la RFCK.

Combien touche réellement la RFCK ?

La régie apporte des faits avérés et vérifiables. La réalité tarifaire est totalement opposée aux informations relayées sur la toile.

D’abord, la modalité de perception. Selon le communiqué, Kinshasa ne dispose pas de centres propres. La capitale se contente de redevances fixes.

« Ces redevances sont perçues directement par les guichets avancés des banques. Elles sont installées dans les centres agréés », c’est ce que prévoit l’Arrêté Interministériel y afférent, à en croire la structure.

Ensuite, la répartition légale. Pour la RFCK, « le taux et la clé de répartition ne sont plus de 37%. Ce taux est passé à 20% ». Elle souligne que cette rétrocession est fixée par le ministère de tutelle, via l’Arrêté provincial du 24 février 2026.

Au final, la moyenne réelle est dérisoire.

« La rétrocession moyenne qui revient à la RFCK s’élève à seulement 5,18 dollars par véhicule. Cette somme couvre sa prime de mobilisation et son fonctionnement », précise la RFCK.

100 000 véhicules contrôlés : une hausse historique, pas une caisse noire

D’après les précisions de la RFCK, le parc automobile kinois est estimé entre 800 000 et 1 000 000 de véhicules. L’objectif de la première échéance était d’atteindre 100 000 contrôles.

« Grâce à la rigueur instaurée par le Gouverneur Daniel Bumba, lors de la création de la RFCK en avril 2025, cet objectif a été dépassé ».

À la première échéance, de septembre 2025 à mars 2026, au total 55 000 véhicules ont été contrôlés. La RFCK parle d’un exploit sans précédent. Car « pour les années précédentes, le chiffre annuel stagnait à 5 000 véhicules ».

Au sujet de la deuxième échéance en cours, il s’agit de 13 000 véhicules déjà enregistrés.

« Comment parler de 80 millions par mois avec ces chiffres ? », s’interroge la RFCK. Et d’ajouter que le calcul mathématique basique démonte l’intox.

Un cadre légal national et un contrôle institutionnel

La RFCK insiste sur la légalité de son action. Le contrôle technique obligatoire existe depuis l’époque coloniale. Il s’inscrit dans les directives nationales rappelées par le Vice-premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba, dans son Arrêté du 12 novembre 2025.

Enfin, la régie dénonce le « buzz politique ». Elle dit privilégier la vérité institutionnelle au bruit médiatique.

Elle annonce par ailleurs une mission de contrôle au sein de ses services par la Commission ECOFIN de l’Assemblée Provinciale de Kinshasa.

Pour la RFCK, la démarche portée par certaines personnes s’apparente à « des réactions d’acteurs des réseaux sociaux plutôt qu’à une démarche d’investigation rigoureuse ».

RDC-Tanzanie : Aimé Boji renforce la diplomatie parlementaire à Dodoma

La coopération entre la RDC et la Tanzanie franchit un nouveau palier. Le mercredi 2 septembre 2026, le Président de l’Assemblée nationale congolaise, l’Honorable Aimé Boji Sangara Bamanyirwe, a été reçu par son homologue tanzanien, Mussa Azzan Zungu, dans son bureau de travail au siège du Parlement tanzanien à Dodoma. Une visite officielle qui s’inscrit dans la dynamique de rapprochement initiée par les chefs d’État des deux pays.

Une rencontre au sommet des Parlements

Entourés des élus des deux Assemblées, les deux Présidents ont échangé sur les principaux axes de la coopération parlementaire, de la diplomatie parlementaire et de l’intégration régionale. Au cœur des discussions : le renforcement du partage d’expériences entre les deux institutions législatives.

Ils ont salué l’engagement des Chefs d’État congolais et tanzanien à raffermir les relations entre leurs deux pays. Une dynamique qui s’inscrit dans la continuité de la récente visite du Président Félix-Antoine Tshisekedi à Zanzibar, où il s’était entretenu avec son homologue Samia Suluhu Hassan sur le renforcement des relations bilatérales.

Une journée de travail intense à Dodoma

La journée de travail du Président Boji Sangara a été particulièrement chargée. Au-delà de l’entretien avec son homologue, il a assisté à une séance plénière du Parlement tanzanien consacrée à l’audition de plusieurs membres du Gouvernement. Une immersion dans le fonctionnement de l’institution législative tanzanienne qui a permis de constater la vitalité de la démocratie parlementaire dans ce pays d’Afrique de l’Est.

Le Président de l’Assemblée nationale congolaise a également visité la gare de Dodoma ainsi que la cité gouvernementale Magufuli, des infrastructures symboliques du dynamisme économique et administratif de la Tanzanie moderne.

Le Corridor de Lobito au cœur des ambitions communes

Les deux Parlements se sont engagés à renforcer davantage leur coopération afin d’accompagner leurs Gouvernements respectifs dans la concrétisation des projets communs, notamment ceux liés à l’intégration et aux infrastructures régionales.

À ce titre, le Corridor de Lobito figure parmi les initiatives régionales susceptibles de contribuer au développement des échanges et à la connectivité économique de la région. Ce projet, qui concerne la RDC, la Zambie et l’Angola, représente un axe stratégique pour désenclaver les provinces minières congolaises et faciliter l’accès aux marchés internationaux.

La visite du Président Boji Sangara à Dodoma témoigne de la volonté des deux pays de faire de la diplomatie parlementaire un levier de l’intégration régionale et du développement économique. Un signal fort adressé à la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), dont la RDC est membre depuis 2022.

Une coopération qui dépasse les frontières

Au-delà des déclarations protocolaires, cette visite consolide les bases d’une coopération durable entre Kinshasa et Dodoma. Les parlementaires des deux pays ont convenu de multiplier les échanges d’expériences et de bonnes pratiques pour renforcer l’efficacité de leurs institutions respectives.

Alors que la RDC traverse une période délicate sur le plan sécuritaire dans sa partie orientale, le soutien de ses partenaires régionaux, dont la Tanzanie, apparaît plus que jamais essentiel pour consolider la paix et la stabilité dans la région des Grands Lacs.

Une chose est certaine : la diplomatie parlementaire congolaise, sous l’impulsion d’Aimé Boji Sangara, s’affirme comme un instrument majeur du rayonnement de la RDC sur la scène africaine.