La Régie des Fourrières et de Contrôle Technique des Véhicules de Kinshasa (RFCK), dément catégoriquement les « fausses informations » qui circulent sur ses recettes.
Dans un communiqué publié, sa Cellule de Communication fustige des accusations qu’elle qualifie de « calomnieuses ». Selon cette structure, ces accusations visent l’institution et son Directeur Général, Joseph Kajos Kasinzi, dans l’objectif de déstabiliser la ville de Kinshasa.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
La rumeur parle de 80 millions de dollars de recettes mensuelles, soit 240 millions sur trois mois.
« C’est de la pure fiction. Du sensationnalisme », souligne la RFCK.
Combien touche réellement la RFCK ?
La régie apporte des faits avérés et vérifiables. La réalité tarifaire est totalement opposée aux informations relayées sur la toile.
D’abord, la modalité de perception. Selon le communiqué, Kinshasa ne dispose pas de centres propres. La capitale se contente de redevances fixes.
« Ces redevances sont perçues directement par les guichets avancés des banques. Elles sont installées dans les centres agréés », c’est ce que prévoit l’Arrêté Interministériel y afférent, à en croire la structure.
Ensuite, la répartition légale. Pour la RFCK, « le taux et la clé de répartition ne sont plus de 37%. Ce taux est passé à 20% ». Elle souligne que cette rétrocession est fixée par le ministère de tutelle, via l’Arrêté provincial du 24 février 2026.
Au final, la moyenne réelle est dérisoire.
« La rétrocession moyenne qui revient à la RFCK s’élève à seulement 5,18 dollars par véhicule. Cette somme couvre sa prime de mobilisation et son fonctionnement », précise la RFCK.
100 000 véhicules contrôlés : une hausse historique, pas une caisse noire
D’après les précisions de la RFCK, le parc automobile kinois est estimé entre 800 000 et 1 000 000 de véhicules. L’objectif de la première échéance était d’atteindre 100 000 contrôles.
« Grâce à la rigueur instaurée par le Gouverneur Daniel Bumba, lors de la création de la RFCK en avril 2025, cet objectif a été dépassé ».
À la première échéance, de septembre 2025 à mars 2026, au total 55 000 véhicules ont été contrôlés. La RFCK parle d’un exploit sans précédent. Car « pour les années précédentes, le chiffre annuel stagnait à 5 000 véhicules ».
Au sujet de la deuxième échéance en cours, il s’agit de 13 000 véhicules déjà enregistrés.
« Comment parler de 80 millions par mois avec ces chiffres ? », s’interroge la RFCK. Et d’ajouter que le calcul mathématique basique démonte l’intox.
Un cadre légal national et un contrôle institutionnel
La RFCK insiste sur la légalité de son action. Le contrôle technique obligatoire existe depuis l’époque coloniale. Il s’inscrit dans les directives nationales rappelées par le Vice-premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba, dans son Arrêté du 12 novembre 2025.
Enfin, la régie dénonce le « buzz politique ». Elle dit privilégier la vérité institutionnelle au bruit médiatique.
Elle annonce par ailleurs une mission de contrôle au sein de ses services par la Commission ECOFIN de l’Assemblée Provinciale de Kinshasa.
Pour la RFCK, la démarche portée par certaines personnes s’apparente à « des réactions d’acteurs des réseaux sociaux plutôt qu’à une démarche d’investigation rigoureuse ».



