Kinshasa : un nouvel incendie ravage la salle de fêtes Bonne Auberge à Limete, l’absence des pompiers relance la polémique

Les flammes ont une nouvelle fois éclairé la nuit de Kinshasa. Après les incendies survenus à la salle des fêtes Panacée à Lingwala et à l’École primaire Saint-Pierre dans la commune de Kinshasa, un nouveau sinistre s’est déclaré dans la nuit du lundi 7 au mardi 8 septembre à Limete, provoquant d’importants dégâts matériels et ravivant les critiques sur les capacités d’intervention des services anti-incendie de la capitale.

Le feu s’est déclaré dans une parcelle abritant la salle de fêtes Bonne Auberge, située sur l’avenue Saint-Christophe, à la 1ʳᵉ Rue Funa, à proximité de la concession de l’Office des Routes.

Les habitants face aux flammes

Lorsque l’incendie s’est propagé, plusieurs riverains ont tenté de contenir les flammes avant qu’elles ne se propagent davantage. Malgré leurs efforts, le feu a détruit plusieurs équipements de valeur, dont un imposant groupe électrogène, des chaises ainsi que divers matériels utilisés pour les activités de la salle de fêtes.

À ce stade, les autorités n’ont pas encore communiqué de bilan officiel sur l’ampleur exacte des dégâts ni sur la présence éventuelle de victimes.

Les circonstances ayant provoqué le départ de feu restent également inconnues et font l’objet d’attentes de clarification.

Une intervention des pompiers qui fait polémique

Au-delà des pertes matérielles, c’est surtout l’absence des sapeurs-pompiers qui suscite l’indignation des habitants.

Selon le témoignage rapporté au bourgmestre adjoint de Limete, Isaac Mukendi, les services anti-incendie auraient été contactés, mais n’auraient pas pu intervenir, invoquant notamment la distance à parcourir.

Face à cette situation, l’autorité communale a plaidé pour l’installation de services anti-incendie dans chaque municipalité afin de garantir des interventions plus rapides et de limiter les conséquences de ce type de catastrophe.

Les incendies à répétition relancent le débat

Ce nouvel incendie intervient dans un contexte où les sinistres se multiplient dans plusieurs communes de Kinshasa. Habitations, commerces, écoles et infrastructures publiques sont régulièrement touchés, mettant en lumière les limites du dispositif de secours de la capitale.

Selon une autorité municipale ayant requis l’anonymat auprès d’ACTUALITE.CD, Kinshasa disposerait de moins de cinq camions anti-incendie pour l’ensemble de la ville, tandis qu’aucune des 24 communes ne posséderait son propre véhicule d’intervention.

Cette situation alimente les appels en faveur d’un renforcement des capacités des services de secours, alors que les autorités locales sont désormais attendues pour préciser les causes du sinistre de Limete et annoncer les mesures qui seront prises pour prévenir de nouveaux incendies dans la capitale.

RDC – France : l’Ambassadeur Émile Ngoy Kasongo au chevet de Lionel Mpasi au Havre AC

Symbole fort de la diplomatie sportive congolaise. Samedi 5 septembre 2026, au Stade Océane du Havre, l’Ambassadeur de la République Démocratique du Congo en France, Émile Ngoy Kasongo, a marqué les esprits.

Invité par Lionel Mpasi, gardien international du Havre AC et des Léopards de la RDC, le diplomate a assisté à la rencontre Le Havre AC – Stade Brestois comptant pour la Ligue 1 française.

Une visite sous le signe de la fierté nationale

Amateur de football, l’Ambassadeur Ngoy Kasongo a longuement échangé avec Lionel Mpasi et plusieurs membres du staff technique du HAC. Une rencontre chaleureuse, loin du protocole.

Le représentant de la RDC en France a tenu à adresser ses vifs encouragements à l’international congolais pour la suite de sa carrière. Il a salué un modèle de professionnalisme et une immense fierté pour toute la nation congolaise.

Le diplomate a également souhaité un total rétablissement au portier des Léopards, touché par une blessure survenue en cours de match. Un geste qui témoigne de l’humanité et de la proximité de la représentation congolaise avec ses talents.

Le maillot des Léopards à l’honneur

Pour l’occasion, Lionel Mpasi a remis son maillot du Havre Athletic Club à l’Ambassadeur. Un symbole puissant d’appartenance et de reconnaissance.

Au-delà du simple fait sportif, cette visite démontre la portée du football comme instrument de rayonnement. Elle illustre la considération accordée au sport par le Gouvernement de la République Démocratique du Congo.

Kinshasa fait du sport un pilier de sa diplomatie d’influence. Soutenir ses internationaux, c’est valoriser le drapeau et inspirer la jeunesse.

CAN 2027 : les Léopards lancent leur campagne à domicile face à la Guinée équatoriale

Le compte à rebours est lancé pour les Léopards. La République démocratique du Congo connaît désormais le théâtre de son entrée en lice dans les éliminatoires de la CAN Pamoja 2027. Le 24 septembre 2026 à 17 heures, la sélection congolaise recevra la Guinée équatoriale au Stade des Martyrs de Kinshasa, avec l’ambition de démarrer sa campagne par une victoire devant son public.

La confirmation est tombée lundi 7 septembre, lorsque la Fédération congolaise de football association (FECOFA) a officialisé la programmation de cette rencontre après la publication des désignations de la Confédération africaine de football (CAF). Cette annonce met également un terme aux interrogations qui entouraient l’homologation de la principale enceinte sportive de la capitale.

La CAF dévoile le corps arbitral du match

En parallèle de la confirmation du lieu de la rencontre, la CAF a dévoilé la composition complète de l’équipe officielle qui encadrera cette affiche.

Le Nigérian Joseph Odey Ogabor officiera comme arbitre central. Il sera épaulé par ses compatriotes Tejiri Besmart Digbori et Emmanuel Omada, désignés comme premier et deuxième arbitres assistants. Le quatrième officiel sera également nigérian, Grema Mohamed.

L’instance continentale a par ailleurs confié au Centrafricain Jean-Marie Koyakobo le rôle de commissaire du match, tandis que l’Angolais Inacio Manuel Candido assurera la fonction d’instructeur des arbitres.

Pour le volet organisationnel, Judex Nganga Mampa a été nommé Broadcast Venue Manager pour la République démocratique du Congo.

Une entrée en lice décisive pour les Léopards

Ce premier rendez-vous revêt une importance particulière pour la sélection congolaise, qui souhaite prendre un départ idéal dans ces éliminatoires.

Évoluer au Stade des Martyrs, devant des milliers de supporters, constitue un atout que les Léopards espèrent transformer en avantage sportif afin de décrocher leurs premiers points dans la course à la qualification pour la CAN Pamoja 2027.

Le coup d’envoi de cette affiche très attendue sera donné le jeudi 24 septembre à 17 heures, dans une enceinte désormais confirmée pour accueillir le retour des Léopards à domicile dans cette campagne qualificative.

RDC–Royaume-Uni : Kinshasa prépare le Forum économique de Londres autour des investissements et des exportations

À moins de deux mois du Forum économique RDC–Royaume-Uni, prévu du 2 au 4 novembre 2026 à Londres, le gouvernement congolais accélère les préparatifs. À Kinshasa, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, multiplie les consultations pour faire de ce rendez-vous un levier d’investissements, de diversification des exportations et de transformation locale.

Le calendrier se resserre pour la diplomatie économique congolaise. Ce lundi 7 septembre à Kinshasa, Julien Paluku Kahongya a reçu la Baronne Sandip Verma, responsable du Consortium de Partenariat Commercial, dans le cadre des préparatifs du prochain Forum économique RDC–Royaume-Uni.

Prévu à Londres du 2 au 4 novembre 2026, l’événement doit réunir des décideurs publics, des investisseurs, des entrepreneurs et plusieurs acteurs du secteur privé. Pour Kinshasa, l’objectif est désormais de transformer les relations commerciales avec le Royaume-Uni en partenariats économiques concrets.

Des échanges centrés sur les opportunités d’investissement

Les discussions entre Julien Paluku et la Baronne Sandip Verma ont porté sur l’organisation du forum et les opportunités économiques susceptibles d’être présentées aux investisseurs britanniques.

Membre de la Chambre des Lords et ancienne ministre britannique, Sandip Verma dispose d’une expérience dans les domaines politique, économique et entrepreneurial. Elle est également chancelière et ambassadrice de l’Université de Roehampton.

Sa participation aux préparatifs constitue ainsi un relais supplémentaire entre les milieux économiques britanniques et les opportunités offertes par la RDC.

Pour le gouvernement congolais, l’enjeu consiste surtout à dépasser le cadre des échanges commerciaux pour attirer davantage de capitaux britanniques dans le pays.

Le marché britannique comme débouché pour le « Made in DRC »

Kinshasa entend également profiter du partenariat commercial avec Londres pour développer les exportations congolaises.

Certaines filières, notamment le cacao, le café et les épices, bénéficient de conditions préférentielles d’accès au marché britannique. Cette ouverture offre un potentiel important aux producteurs et exportateurs congolais.

Elle impose toutefois des exigences élevées.

Pour accéder durablement au marché britannique, les entreprises devront améliorer leur productivité, respecter les normes internationales et garantir une qualité constante. La capacité à produire des volumes suffisants constitue également un enjeu majeur.

Julien Paluku avait déjà insisté sur cette nécessité en mars 2026, en appelant à renforcer la formation des entreprises congolaises aux normes britanniques afin d’améliorer la compétitivité des produits « Made in DRC ».

Attirer les entreprises britanniques en RDC

La stratégie de Kinshasa ne se limite cependant pas à l’augmentation des exportations.

Le gouvernement veut également convaincre davantage d’entreprises britanniques d’investir directement en RDC. L’objectif est de favoriser la transformation locale des ressources, la création d’emplois et le transfert de technologies et de compétences.

Cette orientation avait déjà été mise en avant lors du lancement de la Chambre de commerce RDC–Royaume-Uni, en mars 2026. Julien Paluku avait alors plaidé pour une présence accrue des entreprises britanniques sur le marché congolais et pour une transformation plus importante des ressources naturelles sur le territoire national.

L’enjeu est stratégique : exporter des produits ayant davantage de valeur ajoutée permettrait à la RDC de mieux capter les revenus générés par ses ressources et de développer progressivement son tissu industriel.

Diversifier les débouchés commerciaux de la RDC

Le rapprochement avec Londres s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification des marchés congolais.

Kinshasa cherche à renforcer ses relations commerciales avec plusieurs grands pôles économiques, notamment les marchés américain, européen, africain, chinois et émirati.

Le Royaume-Uni représente ainsi un débouché supplémentaire, mais aussi une source potentielle de capitaux et de savoir-faire dans plusieurs secteurs.

L’agriculture et l’agro-industrie figurent parmi les domaines susceptibles de bénéficier de cette dynamique. Les minerais, l’énergie, les infrastructures, la transformation industrielle et les services constituent également des secteurs à fort potentiel.

De Londres aux investissements concrets

Le véritable test du Forum économique RDC–Royaume-Uni interviendra toutefois après les rencontres.

Pour Kinshasa, il ne s’agit plus seulement de présenter les opportunités offertes par le pays. Il faudra convertir les discussions en investissements, contrats commerciaux, partenariats industriels et débouchés pour les producteurs congolais.

Le défi sera d’autant plus important que les investisseurs arbitrent leurs décisions sur plusieurs critères : accès au marché, stabilité réglementaire, qualité des infrastructures, disponibilité énergétique, fiscalité et capacité des entreprises locales à répondre aux standards internationaux.

À moins de deux mois du rendez-vous londonien, le gouvernement congolais cherche donc à préparer une offensive économique structurée.

L’objectif affiché par Julien Paluku est clair : faire du partenariat avec le Royaume-Uni un instrument capable de soutenir les exportations, l’investissement privé, la création d’emplois et la transformation locale.

Pour la RDC, le Forum de Londres devra ainsi marquer le passage d’une diplomatie fondée sur les opportunités à une diplomatie davantage tournée vers les résultats économiques.

Décès de Hafidh Ameir Hassan : la Tanzanie pleure le discret époux de la présidente Samia Suluhu Hassan

La Tanzanie s’est réveillée sous le poids d’une triste nouvelle. Hafidh Ameir Hassan, époux de la présidente Samia Suluhu Hassan, est décédé lundi 7 septembre à Zanzibar, où il était hospitalisé pour des problèmes cardiaques.

L’annonce a été faite par le vice-président Deogratius Ndejembi, qui a indiqué que le décès est survenu vers 8 heures, heure locale, à l’Emilio Mzena Memorial Hospital. Très vite, l’émotion a dépassé les frontières du pays, suscitant une vague de réactions dans plusieurs capitales africaines.

Les préparatifs des funérailles ont déjà commencé à Kizimkazi, localité natale du défunt située sur l’archipel de Zanzibar.

Le premier « First Gentleman » de l’histoire tanzanienne

Si Hafidh Ameir Hassan est resté éloigné des projecteurs, son nom restera lié à une page inédite de l’histoire politique tanzanienne.

Lorsque Samia Suluhu Hassan accède à la présidence en mars 2021, après le décès de John Magufuli, son mari devient de facto le premier « First Gentleman » de Tanzanie. Cette appellation demeure essentiellement protocolaire, la Constitution ne prévoyant aucune fonction officielle pour le conjoint du chef de l’État.

Contrairement à de nombreuses figures occupant ce type de rôle, il choisit de conserver une grande discrétion.

Universitaire spécialisé dans l’agriculture et ancien responsable du secteur agricole à Zanzibar, Hafidh Ameir Hassan a toujours privilégié son engagement académique plutôt que la scène politique, accompagnant dans l’ombre l’ascension de son épouse.

Près de cinquante ans d’une vie commune

L’histoire du couple remonte à 1978, bien avant que Samia Suluhu Hassan ne devienne la première femme à diriger la Tanzanie.

Ensemble, ils ont construit une famille de quatre enfants, trois garçons et une fille. Cette dernière, Wanu, également orthographiée Mwanu dans certaines publications, siège aujourd’hui à la Chambre des représentants de Zanzibar.

La disparition de Hafidh Ameir Hassan met ainsi fin à près d’un demi-siècle de vie commune, marqué par une présence constante mais discrète auprès de celle qui dirige aujourd’hui le pays.

Une vague d’hommages à travers l’Afrique

L’annonce du décès a rapidement provoqué une série de messages de condoléances dans la région.

Le président kényan William Ruto a exprimé sa « profonde tristesse », saluant la mémoire d’un homme qui laisse derrière lui une famille durement éprouvée.

Les présidents Hakainde Hichilema (Zambie) et Évariste Ndayishimiye (Burundi) ont également adressé leurs condoléances à Samia Suluhu Hassan et à sa famille, témoignant de l’émotion suscitée par cette disparition au-delà des frontières tanzaniennes.

Félix Tshisekedi exprime la solidarité de la RDC

Depuis Kinshasa, le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a lui aussi réagi à cette disparition.

Dans un message officiel, le chef de l’État congolais a fait part de sa profonde tristesse et a présenté, au nom du peuple congolais et en son nom propre, ses condoléances à la présidente Samia Suluhu Hassan, à leurs enfants, à l’ensemble de la famille endeuillée ainsi qu’au peuple frère de Tanzanie.

Il a assuré son homologue de sa pleine solidarité et de la compassion de la RDC, tout en s’inclinant devant la mémoire du défunt.

À Zanzibar, où les préparatifs des obsèques se poursuivent, les autorités devraient préciser dans les prochaines heures le programme des funérailles et les hommages officiels qui accompagneront le dernier adieu rendu à celui qui restera dans l’histoire comme le premier « First Gentleman » de Tanzanie.

Africa Next Awards 2026 : Daniel Bumba honoré à Paris pour son action à Kinshasa

Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a été primé jeudi 3 septembre lors de la cérémonie des Africa Next Awards 2026 à Paris.

L’exécutif provincial voit en cette récompense un signal fort. Pour l’Hôtel de Ville, il s’agit de la reconnaissance d’un travail acharné pour transformer profondément le visage de la capitale de la République démocratique du Congo.

Arrivé à la tête de Kinshasa en juin 2024, Daniel Bumba a fait de la voirie sa priorité. Les chiffres du gouvernorat parlent de 80% des routes autrefois dégradées.

Deux ans plus tard, la tendance s’est inversée.

« En seulement deux ans, une nouvelle dynamique a été imprimée, conformément à la vision du Président de la République, Félix Tshisekedi, avec la réalisation progressive d’infrastructures routières modernes, de qualité et durables, à la hauteur des ambitions de Kinshasa », indique le gouvernorat de Kinshasa pour la circonstance.

Selon lui, cette action répond aux attentes des kinois, longtemps bloqués par des nids-de-poule et des routes devenues des rivières à chaque pluie.

Une distinction qui va au-delà du bitume

Le trophée parisien ne salue pas uniquement le béton. Il vient aussi récompenser deux autres chantiers majeurs ouverts par le gouverneur.

D’abord, la bataille contre l’insalubrité. Le système de collecte et de gestion des déchets est en pleine refonte. Ensuite, la rigueur dans les finances.

Le gouvernorat a lancé des réformes pour rendre plus transparente la gestion de l’argent public et booster les recettes propres de la ville.

« C’est donc l’ensemble d’une politique de modernisation, axée sur le bien-être des habitants, qui est aujourd’hui mise à l’honneur », poursuit l’Hôtel de Ville de Kinshasa.

Les Africa Next Awards

Lancée cette année, la première édition des Africa Next Awards a célébré les africains qui font bouger le continent.

Avec son inauguration, l’événement va rassembler chaque année les acteurs politiques, chefs d’entreprise, créateurs et leaders d’opinion. Le but est de donner de la visibilité à ceux qui construisent l’Afrique de demain.

Pour l’édition 2026, plusieurs prix ont été remis, dont celui de la gouvernance locale, remporté par Daniel Bumba.

Ebola en RDC : la Tanzanie envoie 52 tonnes de kits médicaux pour soutenir la riposte dans l’Est

L’avion transportant l’aide tanzanienne s’est posé à l’aéroport international de N’djili avec une cargaison porteuse d’un message clair : la République démocratique du Congo ne fera pas face seule à sa 17ᵉ épidémie d’Ebola. À son bord, la vice-ministre tanzanienne de la Santé, le Dr Florence Georges, est venue remettre un important lot de kits médicaux destinés à renforcer la riposte sanitaire dans l’Est du pays.

D’une valeur de 220 millions de shillings tanzaniens, soit près de 88 000 dollars américains, cette assistance comprend environ 52 tonnes de kits médicaux communautaires, des équipements de protection individuelle pour les soignants, des médicaments, des solutés de perfusion et d’autres fournitures indispensables pour contenir la propagation du virus.

« Les virus ne reconnaissent pas les frontières. Notre solidarité non plus », a déclaré la responsable tanzanienne à son arrivée à Kinshasa.

Une aide pour protéger les soignants et freiner la transmission

Au-delà de la valeur matérielle de cette assistance, les autorités tanzaniennes insistent sur son objectif prioritaire : protéger les professionnels de santé en première ligne et améliorer la prise en charge des patients.

Les équipements livrés permettront notamment de renforcer la sécurité des équipes médicales exposées au virus, d’assurer une meilleure prise en charge des malades et de contribuer à interrompre les chaînes de transmission dans les zones touchées par l’épidémie.

Pour Florence Georges, cette initiative illustre la volonté de transformer les messages de compassion en actions concrètes.

« En matière de santé publique, il n’existe pas de sécurité isolée. Il n’y a que notre sécurité partagée », a-t-elle affirmé.

La vice-ministre a également rappelé que cette démarche s’inscrit dans la vision portée par la présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan, engagée en faveur de la coopération régionale pour renforcer la sécurité sanitaire sur le continent africain.

Une coopération régionale renforcée contre Ebola

La Tanzanie assure qu’elle poursuivra sa collaboration avec la RDC, l’Union africaine, Africa CDC, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et d’autres partenaires afin d’améliorer la préparation, la surveillance épidémiologique et la capacité de réponse rapide face aux urgences sanitaires.

Lire l’article :https://www.journaldekinshasa.com/ebola-en-rdc-le-plan-de-riposte-a-13-milliard-de-dollars-officiellement-lance-entre-espoir-et-urgence-absolue/

Cette coopération régionale intervient alors que les autorités congolaises multiplient les efforts pour contenir la flambée épidémique dans l’Est du pays.

« La RDC n’est pas seule »

Présent lors de la réception du don, le directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP), Dieudonné Mwamba, a salué un geste qui dépasse le cadre d’une simple aide humanitaire.

Selon lui, cette contribution témoigne du soutien des pays voisins et confirme que la lutte contre Ebola mobilise l’ensemble de la région.

« Ce geste de la République de Tanzanie montre que nous bénéficions du soutien de pays amis et frères, ainsi que de la solidarité de la communauté africaine et internationale », a-t-il souligné.

Après l’Égypte, la Tanzanie devient ainsi le deuxième pays africain à apporter une assistance directe à la République démocratique du Congo dans le cadre de sa 17ᵉ épidémie de la maladie à virus Ebola, renforçant ainsi l’élan de solidarité régionale face à une crise sanitaire qui dépasse les frontières nationales.

Kinshasa : le nouveau plan de circulation démarre le 20 septembre dans la zone A

Le nouveau plan de circulation de Kinshasa entrera en vigueur le 20 septembre 2026 dans la zone A, avant une extension progressive à l’ensemble de la capitale. L’annonce a été faite par le ministre provincial des Transports, Jésus-Noël Sheke, à l’issue d’une mission d’étude et d’évaluation menée sur le terrain dimanche 6 septembre 2026.

Cette mission a été conduite sur instruction du gouverneur Daniel Bumba. Elle vise à rétablir l’ordre sur la voie publique, renforcer la sécurité des usagers et réduire les embouteillages chroniques à Kinshasa.

Gombe, boulevard du 30 Juin et Socimat : la zone A en première ligne

La zone A constitue le noyau du dispositif. Elle couvre le boulevard du 30 Juin, sur le tronçon compris entre le rond-point Magasin et la Gare centrale. Elle prend également en compte l’ensemble des artères de la commune de la Gombe, l’avenue de la Libération et ses voies environnantes, ainsi que l’avenue de la Démocratie, ex-avenue de l’Huilerie.

Au rond-point Socimat, le vice-gouverneur Eddy Iyeli Molangi a rejoint la délégation pour s’assurer de la bonne exécution de cette mission d’envergure.

Selon l’Hôtel de Ville, la phase pilote concernera plus de 200 kilomètres de voiries. Le projet prévoit un focus initial sur la Gombe et l’axe stratégique reliant l’aéroport de Ndjili au centre-ville.

Séparateurs, signalisation et marquage au sol : les dispositifs attendus

Sur le terrain, Jésus-Noël Sheke a échangé avec la police de circulation routière, la Division urbaine des transports, la Régie des fourrières et du contrôle technique, la Commission nationale de prévention routière (CNPR) et les associations de chauffeurs.

Les parties prenantes ont examiné les modalités d’installation des séparateurs routiers, de la signalisation verticale et du marquage au sol, dont le déploiement est prévu dans les prochains jours.

L’objectif est de mieux canaliser les flux, d’améliorer la lisibilité des règles et de sécuriser les déplacements.

Un déploiement sur 12 mois pour désengorger la capitale

La mise en œuvre du plan s’étalera sur douze mois. Après la zone A, il sera étendu progressivement à d’autres zones de Kinshasa.

Par ailleurs, le ministre a appelé toutes les parties concernées à s’impliquer activement dans la matérialisation du projet. L’ambition est de désengorger les principaux axes et d’améliorer durablement la mobilité urbaine.

Une campagne de sensibilisation des conducteurs et de la population est prévue avant l’entrée en vigueur effective des nouvelles dispositions.

Ebola en RDC : le Plan de riposte à 1,3 milliard de dollars officiellement lancé – entre espoir et urgence absolue

La riposte contre la 17e épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo entre dans une nouvelle phase. Alors que le gouvernement congolais et ses partenaires ont chiffré à 1,3 milliard de dollars les besoins pour les six prochains mois, les premiers engagements financiers commencent à se concrétiser. Une mobilisation encore loin de couvrir l’ensemble des besoins, mais qui traduit la volonté de plusieurs partenaires internationaux de passer des appels à l’action aux financements effectifs.

Le signal est intervenu cette semaine, après le lancement, vendredi 4 septembre à Kinshasa, du Plan multisectoriel révisé de réponse de 180 jours. Présenté par les autorités congolaises avec l’appui de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), du système des Nations unies, d’Africa CDC et d’autres partenaires, ce plan doit permettre d’intensifier les opérations de surveillance, de prise en charge, de recherche des contacts et de mobilisation communautaire.

L’enjeu est considérable. Au 2 septembre, la RDC comptait 6 342 cas signalés et 3 072 décès. L’épidémie touche désormais 60 zones de santé dans six provinces, tandis que la majorité des décès surviennent encore dans les communautés, parfois chez des personnes qui n’avaient pas été identifiées comme contacts.

1,3 milliard de dollars : l’appel qui met les partenaires face à leurs responsabilités

Mardi 1er septembre, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait tiré la sonnette d’alarme. Selon lui, cette épidémie est déjà la deuxième plus importante jamais enregistrée et la plus rapide observée à ce jour.

Face à cette progression, l’OMS avait appelé les États membres et les partenaires internationaux à accélérer leur soutien financier. Le plan gouvernemental congolais nécessite 1,3 milliard de dollars pour six mois, une enveloppe destinée à maintenir et renforcer l’ensemble de la réponse.

« Plus on tarde, plus le coût en vies humaines et en ressources est élevé », avait averti le patron de l’OMS, appelant les États membres à « accroître et accélérer » leurs contributions.

Le message est désormais suivi de premiers actes.

Du besoin massif aux financements approuvés

Quelques jours seulement après cet appel, le Royaume-Uni a annoncé un nouveau financement de plus de 50 millions de livres sterling, soit environ 67,56 millions de dollars, pour soutenir la riposte en RDC. Cette nouvelle contribution porte à 78 millions de livres l’engagement total britannique contre Ebola.

Lire l’article :https://www.journaldekinshasa.com/ebola-en-rdc-loms-tire-la-sonnette-dalarme-et-reclame-13-milliard-de-dollars-pour-eviter-lhecatombe/

Les fonds doivent notamment financer la surveillance de la maladie, le soutien aux agents de santé de première ligne, la prévention et le contrôle des infections, l’accès aux traitements, la mobilisation communautaire ainsi que les inhumations sûres et dignes.

Le Royaume-Uni a également déployé des experts en santé publique dans la région afin d’appuyer les opérations de surveillance, de prévention et de préparation.

Cette contribution britannique intervient alors que le Japon a, lui aussi, approuvé une aide d’urgence de 5 millions de dollars destinée à renforcer la prévention des épidémies et les actions de riposte contre Ebola.

Cette enveloppe japonaise sera mise en œuvre avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) et le Programme alimentaire mondial (PAM). Elle doit notamment soutenir la prévention, la santé, l’eau, l’assainissement, l’hygiène et l’aide alimentaire.

Ces annonces donnent ainsi une première traduction financière à l’appel lancé par l’OMS. Elles montrent surtout que la mobilisation internationale commence à prendre forme, alors que les besoins restent largement supérieurs aux montants déjà annoncés.

Une riposte qui ne peut plus attendre

Le lancement du nouveau plan gouvernemental intervient donc dans un contexte où chaque retard peut peser lourdement sur l’évolution de l’épidémie.

La stratégie prévoit de renforcer la surveillance épidémiologique, la recherche et le suivi des contacts, la prise en charge des patients, la communication des risques, l’engagement des communautés ainsi que les capacités logistiques et la préparation des provinces exposées.

Mais la question financière demeure centrale.

À Kinshasa, le coordonnateur résident du système des Nations unies, Damien Mama, a insisté sur la nécessité de disposer de ressources « suffisantes, flexibles et prévisibles » pour soutenir à la fois la réponse à Ebola et les autres interventions humanitaires essentielles.

Pour les autorités congolaises, la bataille ne se limite d’ailleurs plus aux structures sanitaires. L’ampleur de l’épidémie impose une réponse multisectorielle impliquant les communautés, les acteurs humanitaires, les partenaires techniques et les bailleurs.

Les premiers millions ne suffisent pas encore

Le contraste est désormais clairement établi : 1,3 milliard de dollars nécessaires pour six mois, contre plusieurs dizaines de millions déjà annoncés par certains partenaires.

Le Royaume-Uni et le Japon figurent parmi les premiers contributeurs à renforcer concrètement leur soutien. Ces financements permettront d’alimenter plusieurs volets essentiels de la riposte. Toutefois, ils ne représentent encore qu’une partie des ressources nécessaires à la mise en œuvre complète du plan.

L’enjeu des prochaines semaines sera donc de transformer la mobilisation diplomatique et les promesses de soutien en financements effectivement disponibles sur le terrain.

Car derrière les montants annoncés se trouve une urgence très concrète : identifier plus rapidement les cas, retrouver les contacts, prendre en charge les malades, sécuriser les communautés et éviter de nouvelles transmissions.

À ce stade, le financement devient ainsi l’un des principaux fronts de la lutte contre Ebola en RDC. L’appel à 1,3 milliard de dollars est lancé. Les premiers financements sont approuvés. Reste désormais à combler l’écart entre les besoins et les ressources disponibles avant que cet écart ne se traduise en vies supplémentaires perdues.

Rentrée scolaire 2026-2027 : à Kinshasa, Tshisekedi lance la cantine scolaire à l’EP 1 et 2 Sona Pangu

Le Président de la République, Félix Tshisekedi, accompagné de la ministre d’État à l’Éducation Nationale, Raïssa Malu, a effectué, vendredi 4 septembre, une tournée dans trois écoles de Kinshasa pour la rentrée scolaire 2026-2027. Cette visite a été marquée par l’installation officielle de la cantine scolaire à l’EP 1 et 2 Sona Pangu.

Grâce à cette tournée, qui a débuté au collège Bonsomi, le Chef de l’État s’est rendu compte personnellement de la reprise effective des cours et des conditions d’apprentissage.

Sona Pangu : le symbole de la cantine scolaire nationale

L’EP1 & 2 Sona Pangu a été le moment fort de la journée du Président. Félix Tshisekedi y a officiellement installé la cantine scolaire, concrétisant ainsi le programme national d’alimentation scolaire.

À travers ledit programme, le Gouvernement entend installer 3 cantines scolaires pilotes par province sur toute l’étendue du territoire national. Une stratégie pour lutter contre l’abandon scolaire et améliorer la concentration des élèves.

Pour l’occasion, un lot important de bancs-pupitres a également été remis à l’établissement.

Tshisekedi au contact des élèves

Après Bonsomi et Sona Pangu, la tournée s’est achevée au Lycée Monseigneur Shaumba. Dans ce lycée de référence de Kinshasa, le Président Tshisekedi a visité plusieurs salles de classe, assisté aux activités d’apprentissage et échangé directement avec les élèves et les enseignants.

Au-delà de la simple visite, la tournée du Président réaffirme une priorité de son second quinquennat, à savoir l’Éducation.

Après la gratuité de l’enseignement primaire, le Gouvernement veut désormais passer à la qualité des apprentissages.

D’après Raïssa Malu, la rentrée scolaire 2026-2027 doit incarner la « Nouvelle Citoyenneté ». Il s’agit d’une école qui nourrit, qui équipe et qui forme.

Des efforts concrets pour maintenir les enfants à l’école

L’instauration des cantines scolaires par le Gouvernement est une réponse directe à la déperdition scolaire et à la malnutrition qui touchent de nombreux élèves, notamment dans les milieux défavorisés.

En garantissant un repas chaud par jour à l’école, l’État s’assure que l’élève reste concentré, en bonne santé et motivé à revenir le lendemain. C’est un investissement social qui dépasse le simple cadre éducatif.

Avec ce programme national, couplé à la distribution de bancs-pupitres et à la réhabilitation des infrastructures scolaires, Kinshasa affiche clairement sa volonté de passer de la gratuité à la qualité.

Ces cantines pilotes constituent la première étape d’un vaste plan qui, s’il est généralisé, pourrait changer le quotidien de millions d’écoliers congolais et améliorer durablement le taux de réussite scolaire sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo.