Trois pays, trois shows, une nuit de folie : le Mondial 2026 n’aura jamais commencé aussi fort

Ce jeudi 11 juin, à 19h30, l’histoire du football bascule. Pour la première fois, la Coupe du monde ne s’ouvre pas sur un, mais sur trois lever de rideau. Un défi logistique et symbolique à la hauteur d’une édition hors normes, organisée à travers toute l’Amérique du Nord.

Vous pensiez vivre une soirée tranquille devant votre écran ? Détrompez-vous. Voici le guide minute par minute pour ne rien rater de cette trilogie inaugurale.

 Acte 1 – Mexico : quand la légende Azteca vibre sous les étoiles

“Le véritable coup d’envoi du mondial”

C’est là que tout commence. Dans l’antre mythique du stade Azteca, ce temple du football mexicain qui a vu Pelé et Maradona régner. Ce soir, à 19h30 (heure française), la pelouse s’illumine pour une cérémonie qui sent la poudre et le folklore.

Au programme : Shakira, J Balvin, Tyla, Danny Ocean, Alejandro Fernández et le groupe Maná. Une affiche de superstars latines pour enflammer les 80 000 spectateurs présents, avant le coup d’envoi du match Mexique – Afrique du Sud.

📺 Où regarder ? Sur M6 et beIN SPORTS, dès 19h30.

 Acte 2 – Toronto : la surprise française venue du froid

“Vegedream, Alanis Morissette, Michael Bublé… le melting-pot canadien”

Vendredi 12 juin, même heure, même frénésie. Mais le décor change : cap sur le BMO Field de Toronto. Ici, le Canada reçoit la Bosnie-Herzégovine. Et la cérémonie promet son lot de frissons.

Sur scène : Alanis Morissette, Michael Bublé, Alessia Cara… mais aussi Vegedream ! Oui, le rappeur français du tube “Ramenez la Coupe à la maison” (2018) sera là. Une claque nostalgique pour les Bleus.

 Où regarder ? Encore une fois, M6 et beIN SPORTS, à 19h30. Vous pouvez enchaîner sans changer de fauteuil.

 Acte 3 – Los Angeles : la fièvre californienne au cœur de la nuit

“Katy Perry, Future, Lisa (Blackpink)… et vous, réveillé à 2h du matin”

Dernière étape de ce voyage express : le SoFi Stadium d’Inglewood, près de Los Angeles. Mais attention, horaire casse-patte. La cérémonie commence dans la nuit du 12 au 13 juin, vers 2h du matin (heure française).

Pourquoi se lever (ou ne pas se coucher) ? Parce que Katy Perry est tête d’affiche. À ses côtés : Future, Lisa (Blackpink), Anitta, Rema… Un plateau XXL pour un choc États-Unis – Paraguay.

 Où regarder ? Uniquement sur beIN SPORTS. Préparez le café.

Le récap’ horaire pour ne rien manquer

Événement Date (heure française) Chaînes
Mexique (Mexico) Jeudi 11 juin, 19h30 M6 / beIN SPORTS
Canada (Toronto) Vendredi 12 juin, 19h30 M6 / beIN SPORTS
États-Unis (Los Angeles) Nuit du 12 au 13 juin, 2h00 beIN SPORTS uniquement

 Pourquoi cette formule inédite change la donne

La FIFA ne voulait pas choisir entre ses trois hôtes. Alors elle a tout offert. Trois cérémonies, trois ambiances, trois façons d’entrer dans la légende. C’est risqué, c’est démesuré, mais c’est magnifique.

Alors, prêt à vivre trois soirées pour le prix d’une seule compétition ? Installez-vous, réglez vos alarmes… et laissez-vous emporter par le plus grand show du monde.

Ebola : Washington fait pression sur la Belgique pour restreindre l’entrée des Congolais

C’est une requête qui a tout d’une menace déguisée. Selon les informations révélées ce mercredi 10 juin par De Morgen et Het Laatste Nieuws, l’ambassadeur américain en poste à Bruxelles, Bill White, a formellement demandé à la Belgique d’interdire l’entrée sur son territoire aux ressortissants congolais.

Motif invoqué ? La lutte contre l’épidémie d’Ebola, qui sévit toujours en Afrique centrale. Mais derrière l’écran de la santé publique, c’est un tout autre calendrier qui inquiète Washington : la Coupe du monde de football, organisée cet été aux États-Unis. Avec des millions de supporters attendus, l’administration américaine craint que le ballon rond ne devienne un vecteur inattendu du virus.

Des diplomates américains en poste en Europe ont confirmé avoir reçu pour instruction de presser leurs pays hôtes d’adopter, sans délai, les mêmes restrictions de voyage ultra-strictes que celles imposées par Washington. La consigne est limpide : appliquez nos règles… ou nous frapperons.

Car l’Amérique ne plaisante pas. En l’absence de mesures jugées satisfaisantes, elle envisagerait tout simplement d’interdire l’accès de son propre territoire aux Européens. Une menace de rétorsion qui transforme une demande sanitaire en véritable bras de fer diplomatique.

« Bruxelles résiste, Vandenbroucke joue la montre »

Face à cette pression venue de l’autre côté de l’Atlantique, le gouvernement fédéral belge a accusé le choc. L’ambassadeur Bill White a officiellement transmis la requête, précisant que même les Belges revenant de zones touchées par Ebola devraient se soumettre à une quarantaine obligatoire.

Mais le ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke (Vooruit), refuse pour l’instant de céder. Aucune réponse n’a été donnée à Washington. Pas d’interdiction massive, pas de confinement aux frontières. Vandenbroucke s’accroche aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), bien plus mesurées que la ligne dure américaine.

Jusqu’ici, aucun cas d’Ebola n’a été signalé sur le sol américain. Mais la Maison-Blanche joue la prévention maximale : depuis la mi-mai, tout voyageur non américain et non résident permanent revenant de République démocratique du Congo ou d’Ouganda est déjà interdit d’entrée aux États-Unis. Un cordon sanitaire sévère que Washington voudrait voir étendu… à l’Europe entière, via la Belgique.

Reste à savoir combien de temps Bruxelles pourra résister à l’étau américain. Car derrière l’Ebola, c’est aussi une question de souveraineté qui se joue : fermer ses portes sur injonction étrangère, ou défier la première puissance mondiale à l’approche du plus grand rassemblement sportif de la planète ?

Soudan du Sud : des familles contraintes de manger des feuilles pour survivre

Au cœur de l’État de Jonglei, dans l’est du Soudan du Sud, la survie est devenue une lutte quotidienne. Entre violences armées, déplacements de populations et inondations à répétition, des milliers de familles font face à une crise humanitaire d’une ampleur alarmante.

Dans un nouveau cri d’alarme, l’organisation Save the Children décrit une situation qui se détériore rapidement : dans certaines localités isolées, des parents et leurs enfants n’ont plus d’autre choix que de consommer des feuilles sauvages, des nénuphars et parfois même les semences destinées aux prochaines récoltes pour tenter de calmer leur faim.

Des familles abandonnées au cœur de la crise

Selon l’ONG, plusieurs mois d’affrontements ont gravement perturbé les opérations humanitaires dans la région. L’insécurité persistante a contraint les organisations d’aide à suspendre ou réduire leurs interventions dans certaines zones particulièrement touchées.

Save the Children a notamment dû interrompre ses activités dans le comté d’Akobo East et évacuer son personnel après une dégradation de la situation sécuritaire. Quelques mois plus tôt, l’organisation avait déjà quitté Walgak après l’attaque et le pillage de ses installations.

Cette réduction de l’assistance a laissé de nombreuses communautés pratiquement coupées du reste du pays. Dans certaines zones inondées, les habitants parcourent des kilomètres à pied ou en pirogue pour trouver de la nourriture ou accéder à des soins de santé.

Les enfants paient le prix le plus lourd

Les premières victimes de cette crise restent les enfants. Privés d’école, exposés à la faim et à la précarité, ils voient leur avenir compromis.

Save the Children rapporte que des milliers d’enfants ont abandonné leur scolarité. Certains sont contraints de travailler pour aider leurs familles à survivre, tandis que d’autres risquent d’être victimes de mariages précoces, une stratégie de survie de plus en plus fréquente dans les communautés les plus vulnérables.

La malnutrition progresse également à un rythme inquiétant. De nombreux enfants présentent des signes de malnutrition aiguë sévère, une condition qui peut rapidement devenir mortelle sans prise en charge adaptée.

Le spectre de la famine se rapproche

Les dernières évaluations du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) dressent un constat alarmant. Une grande partie du Soudan du Sud est désormais confrontée à une insécurité alimentaire aiguë, tandis que plusieurs zones du Jonglei sont menacées par la famine.

Au total, plus de 7,8 millions de personnes souffrent déjà de pénuries alimentaires graves à travers le pays. Parmi elles figurent des centaines de milliers d’enfants nécessitant une assistance nutritionnelle urgente.

Face à cette urgence, Save the Children appelle la communauté internationale à renforcer son soutien humanitaire afin d’éviter une catastrophe encore plus profonde. Car dans certaines régions du Soudan du Sud, la question n’est plus de savoir comment vivre, mais simplement comment survivre jusqu’au lendemain.

Refusé par les USA, l’arbitre Omar Abdulkadir accueilli en roi en Somalie à un jour du Mondial 2026

L’arbitre international somalien Omar Abdulkadir a reçu un accueil triomphal à son retour à Mogadiscio. Refusé d’entrée aux États-Unis alors qu’il détenait un visa valide pour officier à la Coupe du Monde 2026, il a été renvoyé vers la Turquie avant de rentrer au pays. Les autorités et la population l’ont accueilli comme un héros national. Un message fort à un jour du coup d’envoi du Mondial co-organisé par USA-Mexique-Canada.

Le rêve brisé d’un Mondial

Omar Abdulkadir faisait partie de la liste des arbitres africains retenus par la Confédération Africaine de Football (CAF) pour le Mondial 2026. En 2025, il a été élu meilleur arbitre masculin africain par l’instance faîtière du football du continent. Il était sur le point de devenir le premier somalien de l’histoire à arbitrer en phase finale de la Coupe du Monde. L’immigration américaine a bloqué son entrée malgré son accréditation FIFA. Il a été embarqué sur un vol retour.

Interrogée sur le cas, la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) a rappelé qu’elle ne s’immisce pas dans les politiques migratoires des pays hôtes. L’instance assure cependant accompagner les arbitres concernés via la CAF.

Omar Abdulkadir a lui-même réagi avec dignité : « je ne suis qu’un simple arbitre qui essaie de réaliser son rêve ». Il a remercié la FIFA et la CAF pour leur soutien, tout en reconnaissant que son rêve de Mondial s’éloigne.

Indignation des amoureux du football

La décision a déclenché une vague d’indignation chez les amoureux du ballon rond, surtout en Afrique. Sur les réseaux sociaux, dirigeants et supporters dénoncent une incohérence à un jour du plus grand tournoi planétaire.

La présente Coupe du Monde est censée rassembler 48 nations. Or le cas d’Omar Abdulkadir renvoie l’image d’un pays hôte qui ferme ses portes à l’un de ses officiels.

Le refus intervient dans un contexte de durcissement des règles d’entrée aux États-Unis. Depuis janvier 2025, plusieurs pays africains figurent sur les listes de restrictions migratoires mises à jour par Washington. Pour les observateurs, ce dossier dépasse le sport. Il devient un test politique pour le Mondial 2026. Comment garantir la mobilité de plus d’un million de visiteurs si un arbitre accrédité FIFA est refoulé ?

Face au camouflet américain, la Somalie a choisi la dignité. L’accueil réservé à Omar Abdulkadir à Mogadiscio envoie un signal clair : l’Afrique reste fière de ses dignes fils. Drapeaux, chants et autorités au premier rang. Le message est simple. Si les USA ferment une porte, le continent ouvre ses bras. Le Mondial 2026 prend une tournure politique que peu anticipaient.

Mondial 2026 : Desabre prend-il un risque en maintenant Lionel Mpasi titulaire ?

À une semaine de l’entrée des Léopards à la Coupe du monde 2026, une question agite les supporters congolais : qui doit garder les cages de la RDC face au Portugal ?

La défaite concédée contre le Chili (2-1) lors du dernier match de préparation n’a pas seulement révélé certaines fragilités collectives. Elle a surtout relancé un débat brûlant autour du poste de gardien de but. Entre l’expérience de Lionel Mpasi, la montée en puissance de Matthieu Epolo et la régularité de Timothy Fayulu, le sélectionneur Sébastien Desabre se retrouve face à un choix qui pourrait peser lourd dans le parcours mondialiste des Léopards.

Lionel Mpasi, une prestation qui relance les interrogations

Face au Chili, plusieurs regards se sont tournés vers Lionel Mpasi. Déjà critiqué pour son manque de temps de jeu en club, le portier congolais s’est retrouvé au centre des discussions après le deuxième but chilien inscrit sur coup franc.

Sur cette action, de nombreux observateurs ont pointé du doigt son placement, estimant qu’il aurait pu mieux anticiper la trajectoire du ballon. Une erreur qui a immédiatement enflammé les réseaux sociaux et ravivé les interrogations sur son état de forme à quelques jours du Mondial.

Pour ses détracteurs, le problème dépasse cette seule action. Avec un temps de jeu limité cette saison, Mpasi manquerait de rythme et de repères pour affronter des adversaires du calibre du Portugal, de la Colombie ou encore de l’Ouzbékistan.

Dans une compétition aussi exigeante qu’une Coupe du monde, chaque détail compte. Et au plus haut niveau, une hésitation peut coûter un match.

Matthieu Epolo, la carte de la fraîcheur et de la confiance

Pendant que les critiques s’accumulent autour de Mpasi, un autre nom revient avec insistance : celui de Matthieu Epolo.

Auteur d’une saison convaincante avec le Standard de Liège, le jeune gardien s’est imposé comme l’un des portiers les plus prometteurs de sa génération. Ses nombreuses prestations solides et ses clean sheets ont renforcé la conviction de nombreux supporters qu’il mérite davantage qu’un simple rôle de doublure.

Contre le Chili, Epolo a effectué une brève apparition en fin de rencontre, disputant ainsi son deuxième match sous les couleurs des Léopards après ses premières minutes face à la Zambie en décembre dernier.

Si son expérience internationale reste limitée, son temps de jeu régulier en club constitue aujourd’hui l’un de ses principaux arguments.

Fayulu, l’autre option qui bouscule la hiérarchie

Au milieu de ce duel entre Mpasi et Epolo, Timothy Fayulu apparaît également comme une alternative crédible.

Le gardien congolais bénéficie lui aussi d’une continuité en club et possède des arguments susceptibles de séduire le staff technique. Son nom revient régulièrement dans les débats des supporters qui réclament davantage de méritocratie dans les choix de la sélection.

Mais au-delà des préférences individuelles, la véritable question est celle de la hiérarchie sportive.

Faut-il privilégier l’expérience acquise par Mpasi lors des précédentes campagnes internationales ? Ou miser sur un gardien en pleine confiance qui joue chaque semaine en championnat ?

Le choix de Desabre avant le grand rendez-vous

Le sélectionneur Sébastien Desabre dispose encore de quelques jours pour trancher. Le 17 juin à Houston, face au Portugal, chaque décision sera scrutée à la loupe.

Après 52 ans d’absence sur la scène mondiale, les Congolais rêvent d’une équipe capable non seulement de participer, mais aussi de rivaliser avec les meilleures nations de la planète.

Le débat autour du gardien symbolise finalement les ambitions de tout un peuple : privilégier le mérite, la forme du moment et l’efficacité afin de donner aux Léopards toutes les chances de réussir leur retour à la Coupe du monde.

Une chose est certaine : dans les prochains jours, le choix du numéro un congolais sera l’un des dossiers les plus sensibles du staff technique. Et il pourrait bien influencer le destin des Léopards au Mondial 2026.

Ebola en RDC : la Suède débloque 12,7 millions de dollars pour freiner l’épidémie

Alors que l’épidémie d’Ebola continue de gagner du terrain dans l’Est de la République démocratique du Congo, la mobilisation internationale s’intensifie. La Suède a annoncé un soutien financier majeur de 120 millions de couronnes suédoises, soit près de 12,7 millions de dollars américains, pour renforcer la riposte menée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Cette nouvelle contribution intervient à un moment critique, alors que les autorités sanitaires multiplient les efforts pour contenir une maladie dont la propagation inquiète bien au-delà des frontières congolaises.

Une aide d’urgence pour renforcer la riposte contre Ebola

Selon l’ambassade de Suède en RDC, ce financement, mobilisé par l’Agence suédoise de coopération internationale au développement (Sida), permettra de renforcer les capacités opérationnelles des équipes engagées sur le terrain.

Concrètement, 38 experts seront déployés à Bunia, épicentre de la riposte dans la province de l’Ituri. Plus de 150 agents de santé bénéficieront d’une formation spécialisée, tandis que 500 autres sont actuellement en cours de formation afin d’améliorer la détection des cas et la prise en charge des patients.

L’appui suédois prévoit également l’acheminement de 17 tonnes de matériel médical et de fournitures humanitaires destinées aux zones les plus touchées.

Pour Benjamin Dousa, ministre suédois de la Coopération internationale et du Commerce extérieur, la rapidité de la réponse demeure essentielle.

« Une réponse rapide est cruciale pour sauver des vies, limiter les conséquences et enrayer la propagation », a-t-il souligné.

Bunia au cœur de la bataille sanitaire

Au-delà du financement accordé à l’OMS, Stockholm a activé ses mécanismes humanitaires de réponse rapide afin de permettre à ses partenaires d’intervenir sans délai dans les régions affectées.

Plusieurs demandes de financement ont déjà été examinées et certaines approuvées pour accélérer les opérations sur le terrain.

Dans le même temps, près de 100 000 dollars supplémentaires ont été attribués à l’organisation Trócaire pour mener des campagnes de sensibilisation, de communication sur les risques et d’information communautaire à Bunia.

L’objectif est clair : lutter contre la désinformation, renforcer l’adhésion des populations aux mesures sanitaires et favoriser l’identification précoce des cas suspects.

Une épidémie sous haute surveillance internationale

La mobilisation de la Suède intervient alors que l’OMS a classé, dès le 17 mai dernier, l’épidémie d’Ebola causée par le virus Bundibugyo comme une urgence de santé publique de portée internationale.

L’organisation onusienne estime que l’ampleur réelle de l’épidémie pourrait être sous-évaluée. La forte mobilité des populations, les difficultés d’accès dans certaines zones affectées par les conflits armés, la faiblesse des infrastructures sanitaires ainsi que le manque de moyens de prise en charge compliquent considérablement la lutte contre la maladie.

La situation est d’autant plus préoccupante qu’aucun vaccin ni traitement spécifique n’est actuellement approuvé contre cette souche du virus Ebola.

Dans ce contexte, la recherche active des contacts, l’isolement rapide des cas et la sensibilisation des communautés demeurent les principales armes pour freiner la propagation du virus.

À travers cette nouvelle enveloppe financière, la Suède réaffirme son engagement en faveur de la santé mondiale et son soutien aux autorités congolaises. Pour Stockholm, la bataille contre Ebola ne concerne pas uniquement la RDC : elle constitue un enjeu régional et international qui nécessite une réponse coordonnée pour protéger les populations les plus vulnérables.

Kinshasa : un tramway pour dompter la mégapole de 18 millions d’habitants

Comment déplacer plus de 18 millions de Kinshasais ? Les infrastructures actuelles ont été conçues pour une population bien plus faible. Le gouvernement veut répondre à ce défi. Plusieurs projets de mobilité urbaine sont lancés. Le plus emblématique : la mise en place du premier tramway de Kinshasa.

Une première ligne devrait entrer en service en décembre 2027. Elle reliera le centre-ville à l’aéroport international de N’djili. Qu’est-ce qu’un tramway ? C’est un train urbain léger circulant sur des rails. Sa capacité de transport est supérieure à celle des bus. En effet, il permet de déplacer rapidement un grand nombre de voyageurs. Ainsi, dans plusieurs grandes métropoles, ce mode de transport réduit les embouteillages.

 Rocades, viaducs et boulevard Lumumba : un programme plus large

Le futur tramway n’est qu’un maillon d’un vaste programme. Les annonces ont été faites le 9 juin 2026. Le ministre des Infrastructures, John Banza, s’est exprimé lors d’un briefing de presse. Il était accompagné du porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.

Plusieurs autres infrastructures ont été évoquées. Par ailleurs, des rocades nord et sud seront construites. Elles permettront de contourner les zones les plus congestionnées. Des viaducs urbains sont également prévus. En outre, de grands axes routiers seront modernisés. C’est le cas du boulevard Lumumba.

Moins d’embouteillages, plus d’emplois : les effets attendus

Pour les spécialistes, les transports collectifs de masse transforment les grandes villes. Au-delà de la mobilité, ils réduisent les pertes de temps. Ils facilitent aussi l’accès à l’emploi. Enfin, ils améliorent la circulation des biens et des services.

À Kinshasa, la croissance démographique est forte. La pression sur les infrastructures ne cesse d’augmenter. C’est pourquoi ces investissements sont essentiels. Les effets attendus sont nombreux : réduction des temps de trajet, baisse des coûts de transport et valorisation des zones desservies.

Avec le tramway, les rocades et les nouveaux ouvrages routiers, les autorités misent sur une approche combinée. L’objectif est clair : permettre à une mégapole en pleine croissance de continuer à se déplacer, à produire et à échanger plus efficacement.

RDC 1-2 Chili : Réveil tardif des Léopards, Desabre prévenu à 8 jours contre le Portugal

Les Léopards ont mordu la poussière 2-1 face au Chili ce mardi 9 juin au stade de la Source. Loin du visage affiché contre le Danemark, la RDC a sombré en seconde période. La Roja a frappé à la 51e puis à la 86e minute sur coup franc. Joris Kayembe a réduit le score à la 88e minute, insuffisant pour éviter la défaite. À 8 jours du coup d’envoi face au Portugal, Sébastien Desabre reçoit un premier avertissement. Le haut niveau ne pardonne pas l’inertie.

3-4-3 de Desabre : Bissaka, Tuanzebe et Mbemba titulaires mais sans rythme

Le sélectionneur a lancé son onze type en 3-4-3 : Mpasi dans les buts, défense à trois Wan-Bissaka, Tuanzebe et Mbemba comme capitaine. Milieu Mukau, Moutoussamy, Kayembe et Sadiki pour la densité. Devant, Mbuku, Bongonda et Wissa pour l’animation.

Sur la pelouse, le bloc a manqué de verticalité. La première période s’est éteinte sans occasion franche. Les transmissions étaient lentes, les appels coupés. Un faux rythme qui a endormi avant l’orage chilien.

Le scénario a basculé au retour des vestiaires. Le Chili a haussé le curseur, pressing plus haut, jeu en une touche. 1-0 à la 51e minute sur un décalage d’une action mal gérée par la défense à trois. Puis 2-0 à la 86e minute sur un coup franc direct millimétré qui a crucifié Mpasi. La couverture axiale a vacillé, le milieu n’a plus filtré. Deux punitions qui illustrent la sanction immédiate au plus haut niveau.

88e : Kayembe sauve l’honneur, pas le résultat

Dans les ultimes secondes, Joris Kayembe a planté le seul but congolais d’une frappe sèche à la 88e minute. Un sursaut d’orgueil, pas un retournement de situation. Les Léopards ont enfin mis de l’intensité, multiplié les centres, mais la messe était dite. Trop tard pour inquiéter la Roja.

Ce but ne doit pas masquer le manque de liant entre les lignes et la finition approximative du trident offensif. L’entrée de Bakambu n’a rien apporté. Les attaquants ont manqué de ballons exploitables.

Cette défaite amicale a le mérite de la lucidité. Face au Portugal de Ronaldo le 17 juin, la RDC n’aura pas droit à une entame apathique ni à un réveil à la 88e minute. Les attaquants doivent gagner en maturité dans les 20 derniers mètres.

Le staff technique congolais doit bosser la prise de risque, la dernière passe et l’efficacité. Le jeu proposé à Orléans envoie un signal clair : au Mondial, chaque occasion se paie cash. La RDC est prévenue, le chantier est ouvert.

À Kinshasa, une sculpture rend un hommage exceptionnel à Fally Ipupa

À Kinshasa, l’art rencontre la musique pour célébrer l’une des plus grandes icônes culturelles de la République démocratique du Congo. Dans son atelier de la capitale, le jeune sculpteur Jupson Tshiluka a dévoilé une œuvre monumentale à l’effigie de Fally Ipupa, un hommage artistique destiné à immortaliser le parcours exceptionnel de l’artiste congolais.

Plus qu’une simple représentation physique, cette sculpture entend raconter l’histoire d’un homme devenu au fil des années l’un des ambassadeurs les plus influents de la culture congolaise sur la scène internationale.

Un hommage à l’une des plus grandes figures de la musique congolaise

agence congolaise de presse
© agence congolaise de presse
Pour Jupson Tshiluka, le choix de Fally Ipupa ne doit rien au hasard. L’artiste affirme avoir puisé son inspiration dans le parcours remarquable du chanteur, reconnu pour sa discipline, son professionnalisme et son rayonnement bien au-delà des frontières africaines.

« Fally Ipupa est l’une des figures culturelles les plus marquantes de la musique congolaise contemporaine. À travers cette sculpture, j’ai voulu immortaliser son héritage artistique et rendre hommage à un artiste qui fait la fierté de notre pays », a expliqué le sculpteur lors d’une visite de presse organisée dans son atelier.

L’œuvre met en avant les traits distinctifs du chanteur, mais aussi les valeurs qui ont façonné sa carrière. Son élégance naturelle, son charisme et sa posture de leader ont été soigneusement retranscrits afin de refléter l’image que renvoie aujourd’hui l’artiste auprès de millions de fans.

Plusieurs semaines de travail pour capturer l’image de Fally Ipupa

Derrière cette réalisation se cachent de longues semaines de travail. Des premières esquisses aux finitions, chaque détail a été minutieusement étudié.

Le principal défi, selon Jupson Tshiluka, a consisté à reproduire fidèlement les traits du visage de la star afin que la ressemblance soit immédiatement identifiable.

Au-delà de l’aspect esthétique, le sculpteur souhaitait surtout transmettre une émotion et illustrer des valeurs telles que la persévérance, l’excellence et la réussite, des qualités souvent associées au parcours de Fally Ipupa.

Une œuvre porteuse d’espoir pour la jeunesse congolaise

À travers cette sculpture, l’artiste adresse également un message fort à la jeunesse africaine. Pour lui, le succès de Fally Ipupa démontre que le talent, lorsqu’il est accompagné de travail et de détermination, peut ouvrir les portes du monde.

L’œuvre invite ainsi les jeunes à croire en leurs ambitions tout en restant attachés à leur identité culturelle.

L’accueil du public n’a d’ailleurs pas tardé. Les admirateurs de Fally Ipupa, connus sous le nom de Warriors, ont largement salué l’initiative, suscitant une vive émotion chez son auteur.

Déjà connu pour avoir conçu le monument dédié à Étienne Tshisekedi à Kinshasa, Jupson Tshiluka poursuit à travers ses créations une même ambition : mettre en lumière les personnalités qui ont contribué à façonner l’histoire, la culture et l’identité de la République démocratique du Congo.

Avec cette sculpture consacrée à Fally Ipupa, le jeune artiste signe une nouvelle œuvre symbolique qui célèbre non seulement une star de la musique, mais aussi la capacité de la culture congolaise à rayonner à travers le monde.

ENAFEP 2026 au Haut-Katanga 2 : les filles en tête de la hausse avec 10.560 candidates

L’Examen National de Fin d’Études Primaires (ENAFEP) édition 2026 affiche une hausse nette au Haut-Katanga 2. La province éducationnelle compte 23.263 finalistes cette année scolaire, contre 22.048 en 2024-2025. Soit 1.215 élèves en plus. La progression la plus marquée concerne les filles. Elles passent de 9.874 à 10.560, avec 686 inscrites supplémentaires. Les épreuves, étalées sur deux jours, se sont tenues sans incident majeur.

Le coup d’envoi officiel est intervenu à Pweto. L’Administrateur du territoire, Maître Derby Lumbwe Kanganyoka, a ouvert les épreuves en présence des responsables éducatifs locaux. Il a pour l’occasion invité les élèves de 6e primaire à composer avec calme, confiance et détermination. Objectif : valoriser le travail accompli durant toute l’année scolaire.

Organisation saluée et discipline respectée

Sur le terrain, les deux journées d’évaluation se sont déroulées dans un climat serein et sécurisé. Aucun dysfonctionnement majeur n’a été signalé dans les différents centres. Les finalistes se disent satisfaits des conditions de passation.

Pour sa part, le PROVED du Haut-Katanga 2, Fiston Ntumba, souligne cette réussite collective. Il remercie toutes les parties engagées dans la réussite de ce processus éducatif.

Une dynamique éducative portée par les filles

Avec 23.263 candidats et une participation féminine en hausse de 686 élèves, la province éducationnelle du Haut-Katanga 2 confirme sa trajectoire positive. L’augmentation traduit les efforts des autorités, partenaires et communautés pour maintenir les jeunes filles à l’école.

En outre, cette avancée reflète une volonté d’éducation inclusive et de qualité pour tous. Les résultats de cette progression seront mesurés à la publication des scores. En attendant, la province enregistre un double succès : plus d’élèves présentés, et des examens tenus dans la discipline.

Raïssa Malu : l’éducation des filles au cœur de la politique

Ces chiffres traduisent enfin des efforts consentis au niveau national. La Ministre de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, place la scolarisation des jeunes filles au centre de ses priorités.

Depuis sa prise de fonction, Raïssa Malu initie des actions pour lever les freins à la rétention scolaire. Gratuité de l’enseignement de base, sensibilisation communautaire, lutte contre les abandons précoces. L’objectif est clair : garantir un accès équitable et de qualité pour toutes.