RDC-Suède : les deux États renforcent la coopération parlementaire

Le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a reçu l’ambassadeur de Suède en RDC, Joakim Vaverka. La rencontre a eu lieu jeudi 23 avril 2026 au Palais du Peuple. Coopération parlementaire, sécurité dans l’Est et réformes institutionnelles étaient au menu.

C’était la première rencontre bilatérale entre les deux hommes. L’ambassadeur suédois s’est dit très honoré par cette opportunité. Il a affirmé que les relations entre la RDC et la Suède sont de qualité.

La proposition de l’ambassadeur de Suède à Sama Lukonde

Joakim Vaverka veut renforcer les échanges. « Nous avons évoqué les perspectives d’échanges futurs entre nos deux parlements. Je note avec satisfaction que des parlementaires congolais se sont récemment rendus à Stockholm », a-t-il dit.

« J’ai proposé au président du Sénat une visite officielle en Suède », a annoncé l’ambassadeur. Il note un accueil positif face à sa proposition. Les deux parties vont poursuivre les discussions à ce sujet. C’est un signal positif pour le renforcement des relations entre les deux États.

La situation sécuritaire était parmi les points abordés. La Suède dit rester très attentive quant à ce. Elle reste engagée aux côtés des Congolais pour des solutions durables.

RDC-Suède : 60 ans de coopération au développement

La Suède et la RDC coopèrent depuis 1963. L’Agence suédoise de coopération internationale au développement (Sida) appuie plusieurs secteurs. Santé, droits humains, environnement et paix figurent parmi les priorités.

La Suède verse 50 millions USD par an à la RDC, selon les données Sida 2025. Elle soutient le Fonds humanitaire RDC géré par OCHA. Elle finance aussi des programmes de l’UNICEF et du PAM.

Sur le plan diplomatique, la Suède préside le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs, ICG/GCI.

En 2024, une délégation de députés congolais a visité le Riksdag à Stockholm. La mission portait sur le contrôle budgétaire et la transparence.

« Le Sénat œuvre pour la paix » : Sama Lukonde

Jean-Michel Sama Lukonde a rappelé la mission de son institution. « La Chambre haute œuvre pour la paix, la sécurité et l’amélioration des conditions de vie des Congolais », a-t-il affirmé.

« Nous menons une diplomatie parlementaire active. Le but est de diversifier les partenariats. L’objectif est de porter la voix de la RDC à l’international », conclut-il.

Nord-Kivu : 174 771 enfants ciblés par la campagne anti-polio à Butembo

La première phase de vaccination contre la poliomyélite a été lancée par le maire de Butembo, Roger Mowa Baeki-Telly, mercredi 22 avril 2026. La cérémonie s’est tenue dans la cour du bureau communal de Mususa, au Nord-Kivu. Au total, 174 771 enfants de 0 à 5 ans sont concernés dans 17 zones de santé. Autorités, soignants, parents et partenaires de santé étaient présents.

Porte-à-porte pendant 3 jours pour n’oublier aucun enfant

Des équipes de vaccinateurs formés sillonneront les quartiers de Butembo du jeudi 23 au samedi 25 avril 2026. La stratégie vise à n’oublier aucun enfant. Chacun recevra 4 gouttes de vaccin antipoliomyélitique oral, même s’il est en bonne santé.

« J’appelle tous les parents et gardiens à recevoir les vaccinateurs et à apprêter les enfants de 0 à 59 mois. Protégeons-les, même s’ils ne sont pas malades », a insisté le maire Roger Mowa Baeki-Telly lors du lancement.

Des dispositions logistiques prises

Des dispositions ont été prises pour couvrir tous les ménages. À la fin de la cérémonie, plusieurs enfants ont reçu leurs doses de façon symbolique devant les autorités.

Le vaccin est gratuit. Les parents de Butembo ont jusqu’au samedi 25 avril 2026 pour faire vacciner leurs enfants.

Évolution de la poliomyélite au Nord-Kivu

La RDC a été certifiée exempte de poliovirus sauvage en août 2020. Mais le Nord-Kivu reste confronté aux poliovirus dérivés de souche vaccinale type 2, PVDVc2. Face au risque, le Gouvernement lance des campagnes massives.

Le risque est élevé à cause des mouvements de population liés à l’insécurité. Plus de 2 000 000 d’enfants de 0 à 59 mois sont visés par la campagne d’avril 2026 à Beni.

Les efforts du Gouvernement congolais

Le Gouvernement, via le Programme Elargi de Vaccination, PEV, organise des journées nationales de vaccination. À Butembo, 174 771 enfants sont visés du 23 au 25 avril 2026. À Beni, 2 millions d’enfants sont attendus du 23 au 26 avril 2026. Chaque enfant reçoit 4 gouttes de vaccin oral.

Une campagne récente a couvert 7 provinces et visé près de 14,1 millions d’enfants. Les équipes mobiles parcourent des milliers de kilomètres pour atteindre les zones éloignées.

Introduction du nouveau vaccin VPOn2

Depuis novembre 2020, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a approuvé le nouveau vaccin antipoliomyélitique oral de type 2, VPOn2, pour riposter aux flambées de PVDVc2. Plus de 11 millions d’enfants ont été vaccinés avec le VPOn2 dans 5 pays en 2021. La RDC a lancé sa campagne nationale NVPO couplée au VPO bivalent en novembre 2025.

Mobilisation des partenaires et autorités locales

Le Gouvernement travaille avec l’OMS, UNICEF, CDC, GAVI et Rotary International. Le 25 novembre 2025, la campagne nationale a été lancée avec l’appui technique et financier des partenaires.

Au niveau local, les maires s’impliquent. À Butembo, le commissaire supérieur principal Mowa Baeki-Telly Roger a appelé les parents à « ouvrir leurs portes aux vaccinateurs ». « Le vaccin est gratuit, sûr, efficace et disponible ».

L’objectif du Gouvernement est clair. L’État veut éliminer définitivement la polio de la RDC et contribuer à son éradication mondiale, conformément à la stratégie d’éradication 2022-2026.

Opération Ndobo : trois présumés braqueurs devant la justice, Shabani assiste à l’audience

Ce jeudi 23 avril 2026, la maison communale de Barumbu a changé de visage. Plus de mariages, plus de déclarations de naissance. À la place : des militaires en treillis, des magistrats en toge, et trois hommes menottés. L’opération « Ndobo » – « l’hameçon » en lingala – continue de débusquer les criminels des bas-fonds de Kinshasa. Trois présumés braqueurs, arrêtés le 9 avril dernier, ont comparu devant le tribunal militaire de Kinshasa/Gombe, siégeant en audience foraine. Dans la salle, un invité de marque : le Vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani.

L’affaire a débuté il y a deux semaines. Le 9 avril, à la faveur d’une opération coup de poing, la Police nationale congolaise (PNC) interpellait trois individus soupçonnés d’appartenir à un réseau de braquage actif dans la capitale. Des armes de guerre, selon les premiers éléments de l’enquête, auraient été saisies.

Aujourd’hui, le tribunal militaire leur ouvre ses portes. Les poursuites sont lourdes : association de malfaiteurs, détention illégale d’armes de guerre, vol à main armée. Trois chefs d’accusation qui, en RDC, peuvent conduire loin.

Shabani en première ligne

La présence du VPM Jacquemain Shabani à cette audience n’est pas un hasard. Depuis sa prise de fonctions, le ministre de l’Intérieur a fait de la lutte contre la criminalité urbaine une priorité absolue. L’opération « Ndobo » est son bébé. Un hameçon lancé dans les eaux troubles de Kinshasa pour en remonter les poissons les plus dangereux.

En assistant à cette audience foraine, Shabani envoie un triple message.

Aux criminels : la traque continue et la justice passera.
À la police : le politique soutient vos actions.
À la population : regardez, nous agissons.

L’audience d’instruction se poursuivra ce vendredi 24 avril. Le temps de confronter les témoignages, d’examiner les preuves, de décider d’un éventuel renvoi devant le tribunal de grande instance.

L’opération Ndobo, une réponse à l’insécurité chronique

Kinshasa, ville de près de 20 millions d’habitants, est aussi une capitale de la débrouille, de l’économie informelle, et parfois de la violence. Les braquages à mains armées, les gangs qui sèment la terreur dans les quartiers populaires, les règlements de comptes : autant de fléaux que l’opération Ndobo entend réduire.

Lancée il y a plusieurs semaines, elle a déjà permis de nombreuses interpellations. Mais les critiques aussi se font entendre : certains dénoncent des bavures, des arrestations arbitraires, une justice expéditive. Le gouvernement répond en montrant des prévenus, des armes saisies, des procès en bonne et due forme.

Un test pour la justice militaire

La tenue d’une audience foraine à Barumbu – en plein cœur d’un quartier populaire – n’est pas anodine. Elle permet à la justice de se déplacer vers les justiciables, de rendre le processus plus visible, plus pédagogique. Mais elle souligne aussi l’engorgement des juridictions ordinaires, contraintes de céder la place aux tribunaux militaires pour des affaires qui, en théorie, relèvent du droit commun.

Les prévenus, eux, ont droit à une défense. Le procès ne fait que commencer. Mais le symbole, lui, est déjà là : à Kinshasa, les braqueurs ne dormiront plus tranquilles.

Kisangani-Kinshasa par le fleuve : la France aux côtés de la RDC pour ressusciter le « Couloir vert »

Imaginez un axe fluvial long de près de 2 000 kilomètres. Une artère d’eau douce qui traverse la forêt équatoriale, relie l’Est à la capitale, et porte en elle le rêve d’un désenclavement. Cet axe existe. C’est le fleuve Congo, de Kisangani à Kinshasa. Et il va revivre. Mercredi 22 avril 2026, Jean-Pierre Bemba, vice-Premier ministre en charge des Transports, a reçu l’ambassadeur de France, Rémi Maréchaux, pour sceller une ambition commune : faire renaître le « Couloir vert Kivu–Kinshasa ».

Autour de la table, une délégation française de poids. L’Agence française de développement (AFD), moteur financier des grands projets. Et Haropa Port, le géant qui fédère les ports du Havre, de Rouen et de Paris. Le message est clair : Paris ne vient pas les mains vides. Elle apporte son savoir-faire, son expérience du transport multimodal, sa vision de la logistique.

Un pilier essentiel pour l’économie congolaise

Pourquoi ce projet est-il si crucial ? Parce que les routes de l’Est sont piégées. Parce que les camions se font attaquer. Parce que le coût du transport explose. Et parce que le fleuve, lui, reste une voie naturelle, massive, potentiellement révolutionnaire.

Le tronçon Kisangani–Kinshasa, c’est l’épine dorsale du Couloir vert. Une fois réhabilité, il permettra d’acheminer des marchandises du Kivu jusqu’à la capitale, en contournant les zones de combat. Des produits agricoles, des minerais, des médicaments, du carburant. Tout ce qui fait tourner un pays.

La vision du président Félix Tshisekedi est claire : moderniser les infrastructures de transport pour désenclaver les provinces, dynamiser l’économie nationale et faciliter les échanges internes. Le fleuve, trop longtemps négligé, redevient une priorité.

L’expertise française au service du Congo

Haropa Port n’est pas venu par hasard. Le groupe français gère l’un des premiers complexes portuaires d’Europe. Sa spécialité : le transport multimodal – l’art de faire dialoguer fleuve, rail et route.

Dans les discussions, les experts français ont partagé leur expérience sur la réhabilitation d’infrastructures fluviales, l’organisation de chaînes logistiques, et la gestion de ports intérieurs.

L’AFD, elle, regarde les aspects financiers et techniques. Combien coûtera la remise en état ? Quels sont les priorités ? Comment éviter les dérives et les gaspillages ?

L’ambassadeur Rémi Maréchaux a salué « l’évolution positive des échanges ». Selon lui, ces concertations permettent d’aligner les propositions françaises avec les attentes du gouvernement congolais, notamment sur la connexion entre le Kivu et Kinshasa.

Le fleuve, parent pauvre des transports congolais

Il faut rappeler un paradoxe : la RDC possède le deuxième plus grand réseau fluvial navigable au monde, après l’Amazonie. Le fleuve Congo et ses affluents pourraient être des autoroutes d’eau douce. Mais les bateaux sont vieux, les ports délabrés, les voies non balisées.

Naviguer de Kisangani à Kinshasa prend aujourd’hui des semaines, quand ce n’est pas impossible. Les embarcations de fortune, les pannes, les risques de naufrage… Le fleuve est devenu un parent pauvre, alors qu’il pourrait être une colonne vertébrale.

Le projet « Couloir vert Kivu–Kinshasa » veut inverser cette tendance. Remettre en état les barges, sécuriser les voies, équiper les ports, former les personnels. Un chantier colossal.

Un signal fort pour l’Est

Au-delà de l’aspect économique, ce projet a une dimension politique et symbolique. Relier Kinshasa à Kisangani par le fleuve, c’est rappeler que l’Est n’est pas une terre oubliée. C’est montrer que l’État congolais peut projeter sa présence, sa puissance, son développement jusqu’aux confins du territoire.

Pour les populations du Kivu, lassées de l’insécurité et du sentiment d’abandon, ce Couloir vert est une promesse. Celle de voir arriver des marchandises à moindre coût. Celle d’exporter leurs produits sans se ruiner. Celle, enfin, d’être reliées au reste du pays par autre chose que des routes minées ou des pistes impraticables.

Les défis à relever

Le chemin est long. Réhabiliter un axe fluvial de cette ampleur demande du temps, de l’argent, et une volonté politique constante. Il faudra sécuriser les tronçons traversant des zones instables. Il faudra former des capitaines, des mécaniciens, des gestionnaires portuaires. Il faudra entretenir ce qui sera construit.

Mais la RDC et la France ont lancé une dynamique. L’AFD est engagée. Haropa Port partage son expertise. Et Jean-Pierre Bemba, avec son énergie coutumière, pilote le dossier.

L’ambassadeur a insisté : la relance du transport fluvial est une priorité.

Aéroport de Goma : l’AFC/M23 accuse Kinshasa de bloquer sa réouverture

Goma, mercredi 22 avril 2026. La délégation de l’AFC/M23 rentre de Montreux. Les discussions avec Kinshasa s’enchaînent. Pourtant, un point bloque encore : l’aéroport international de Goma reste fermé. Face à la presse, Benjamin Mbonimpa accuse directement Kinshasa. Selon lui, le pouvoir central maintient la fermeture, alors que l’infrastructure est aujourd’hui inutilisable.

D’emblée, le ton est donné. « Tout dépend de Kinshasa », insiste-t-il. En parallèle, il souligne un problème technique majeur : la piste est détruite et minée. Autrement dit, même une réouverture rapide paraît difficile.

Un blocage à la fois politique et technique

D’un côté, Kinshasa contrôle toujours l’espace aérien. De l’autre, l’AFC/M23 affirme ne pas s’opposer à une réouverture. Cependant, la confiance manque. Et sans garanties, rien n’avance.

Selon Mbonimpa, les FARDC auraient laissé un site inutilisable. Il évoque une piste endommagée, des équipements détruits et une tour de contrôle hors service. En clair, tout est à reconstruire.

Trois obstacles freinent donc toute décision. D’abord, la technique : il faut réparer et déminer. Ensuite, la sécurité : chaque camp craint une utilisation militaire. Enfin, l’administration : personne ne s’accorde sur le contrôle du site.

Montreux : des avancées, mais un dossier bloqué

Les pourparlers organisés à Montreux, sous médiation qatarie, devaient débloquer la situation. Sur certains points, les discussions progressent. Par exemple, les parties s’entendent sur l’accès humanitaire. Elles avancent aussi sur la libération des prisonniers.

En revanche, l’aéroport reste un sujet sensible. À la dernière minute, Kinshasa aurait repoussé le dossier. Officiellement, les autorités veulent d’abord rétablir leur contrôle sur la zone. Pour l’AFC/M23, cette position bloque tout.

Malgré cela, Mbonimpa insiste : son mouvement veut discuter. Toutefois, il exige des garanties claires. Il craint que l’aéroport serve à des opérations militaires contre ses positions.

Une promesse internationale toujours en attente

Le dossier dépasse désormais les acteurs locaux. Le 30 octobre 2025, Emmanuel Macron annonçait à Paris une réouverture humanitaire de l’aéroport. L’objectif était simple : faciliter l’aide et les évacuations médicales.

Depuis, rien n’a changé. Sur le terrain, les humanitaires s’impatientent. Les marchandises restent bloquées. Les patients attendent des évacuations qui n’arrivent pas.

Pendant ce temps, les populations subissent. Elles vivent sans accès rapide à l’aide. Et surtout, elles restent prises entre deux logiques opposées.

Un test majeur pour le processus de paix

Aujourd’hui, l’aéroport de Goma symbolise plus qu’une infrastructure. Il incarne la capacité des acteurs à coopérer. Sans accord, aucune reprise durable n’est possible.

L’AFC/M23 se dit prête à avancer. Kinshasa temporise. Entre les deux, les médiateurs multiplient les pressions. Mais sur le terrain, rien ne bouge encore.

Résultat : la piste reste fermée. Et à Goma, les habitants continuent de regarder un ciel vide, en attendant un signal concret de paix.

Kinshasa paralysée : les agents provinciaux en grève illimitée

Ce mercredi 22 avril 2026, les bureaux de l’administration provinciale de Kinshasa sont restés obstinément fermés. Aucun agent n’a pointé. Aucun service n’a tourné. Les portes sont closes. Les ordinateurs, éteints. La raison ? Une colère qui couvait depuis des mois, et qui a finalement explosé. L’intersyndicale de l’administration publique urbaine a décrété une grève « sèche et illimitée ». Motif : des salaires impayés qui s’accumulent, des promesses non tenues, et une lassitude qui n’en peut plus.

L’annonce n’a rien d’une surprise pour ceux qui suivent la situation sociale de la capitale congolaise. Mais l’ampleur du mouvement, lui, prend tout le monde de court. Toutes les divisions et régies financières de la ville sont à l’arrêt. Pas un papier ne sort. Pas une taxe n’est perçue.

Treize mois d’arriérés, quinze pour les politiques

Les chiffres donnent le vertige. Selon les syndicalistes, les agents administratifs cumulent désormais 13 mois d’impayés : huit mois de l’année 2025, plus le premier trimestre de 2026.

Mais certains personnels sont encore plus mal lotis. Le personnel politique, lui, totalise 15 mois d’arriérés de rémunération. Quinze mois sans salaire. Un temps où l’on se demande comment on nourrit ses enfants, comment on paie son loyer, comment on garde la dignité.

« On paralyse la vie pour trouver des solutions aux problèmes du personnel. La grève est illimitée, donc on ne sait pas quand est-ce qu’elle va se terminer », a prévenu David Ngengite, président de l’intersyndicale.

Des promesses non tenues

Le déclic a eu lieu le 15 avril. Ce jour-là, une réunion était organisée entre l’exécutif provincial et les représentants du personnel. Les autorités avaient pourtant donné des gages. Elles avaient assuré qu’aucun retard de paiement ne serait enregistré pour l’année 2026.

Visiblement, l’engagement n’a pas été respecté.

Les syndicalistes parlent de « mauvaise foi des autorités urbaines ». Un terme lourd, qui trahit une confiance définitivement rompue. Les négociations ont échoué. Les agents ont alors décidé de passer à la vitesse supérieure : fermer l’accès à tous les niveaux de l’administration urbaine.

Portes closes. Rideaux baissés. Silence dans les couloirs.

Une paralysie aux conséquences lourdes

Cette grève n’est pas un simple mouvement social. C’est une paralysie de la gestion quotidienne de la ville-province. Les régies financières, chargées de collecter les taxes et les impôts, sont à l’arrêt. Résultat : plus de rentrées d’argent. Cercle vicieux.

Les services d’état civil, les divisions administratives, les guichets qui délivrent les autorisations : tout est bloqué. Le Kinois lambda, déjà habitué à la débrouille, risque de découvrir ce qu’une capitale sans administration veut dire.

Les syndicalistes le savent. Et ils assument. « On paralyse la vie pour trouver des solutions », répète David Ngengite.

Une situation explosive en attendant la suite

Pour l’instant, aucun dialogue n’est en vue. L’intersyndicale n’a fixé aucune date de reprise. La grève est illimitée. Tant que les salaires ne seront pas payés, tant que les promesses ne seront pas tenues, les bureaux resteront fermés.

Le gouvernement provincial, lui, n’a pas encore réagi officiellement. Mais la pression monte. Car une capitale paralysée, c’est une image désastreuse. Et des agents qui ne touchent plus leur salaire depuis plus d’un an, c’est une bombe sociale à retardement.

Ituri : 1,4 million d’enfants ciblés par la campagne anti-polio lancée à Bunia

Le Gouverneur militaire de l’Ituri, Johnny Luboya, a lancé, mardi 21 avril 2026, à Bunia, la campagne de vaccination contre la poliomyélite. L’opération cible 1,4 million d’enfants de 0 à 59 mois. Elle dure trois jours. L’objectif : « zéro enfant non vacciné ».

Une campagne en porte-à-porte dans 36 zones de santé

La campagne de vaccination vise les enfants de 0 à 59 mois. Le chef de la Division provinciale de la santé, Marcel Lola Lolawi, l’a confirmé. Le but est de renforcer leur immunité contre la poliomyélite.

Les équipes utilisent la stratégie de porte-à-porte. Elles vont dans les foyers, les camps et les sites miniers. Cette méthode vise les enfants directement dans leur milieu de vie. Au total, 36 zones de santé sont couvertes. Elles touchent les cinq territoires de l’Ituri.

Les autorités sanitaires demandent aux parents de collaborer. C’est une solution efficace pour une couverture maximale.

Des résultats en hausse malgré les défis locaux

La surveillance a été renforcée. L’Ituri compte 32 sites de suivi des Paralysies Flasques Aiguës. Le délai de notification est passé à 7 jours depuis 2023.

Les chiffres baissent. L’Ituri est passée de 11 cas en 2022 à 6 en 2023, puis 2 en 2024. Zéro cas en 2025. La couverture VPO3 est montée de 62% en 2022 à 73% en 2024 selon les données LQAS du Programme Élargi de Vaccination (PEV). La cible est de 80% fin 2026.

Pourquoi l’Ituri reste une province à haut risque ?

L’OMS classe l’Ituri parmi les 12 provinces prioritaires de RDC pour la poliomyélite.

Trois facteurs sont énumérés :

– La couverture vaccinale reste faible : elle était de 68% pour le VPO3 en 2023 selon le PEV RDC. L’OMS exige 80% pour bloquer le virus,
– L’insécurité complique tout : les conflits des CODECO, Zaïre et ADF ont causé 1,6 million de déplacés en 2024 selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA). Les enfants déplacés ratent les doses,
– L’accès est difficile : 40% des aires de santé de Djugu, Mahagi et Irumu sont peu accessibles selon la Division Provinciale de la Santé (DPS) de l’Ituri.

Riposte du ministère de la Santé

Le Ministère de la Santé pilote la riposte via le Programme Élargi de Vaccination. L’Ituri applique la stratégie nationale « objectif zéro polio ».

Depuis 2022, la RDC utilise le nouveau vaccin oral nVPO2. Il mute moins que l’ancien. L’Ituri a organisé 6 tours entre 2023 et 2025. Chaque tour vise 1,4 million d’enfants. La stratégie de porte-à-porte est obligatoire en Ituri. Elle permet de rattraper les enfants « zéro dose ».

Le Ministère a lancé « l’opération zéro enfant non vacciné » en 2023. L’Ituri est prioritaire. Le budget de 2024 pour la province est estimé à 2,1 millions de dollars américains financés par Gavi.

Dans les zones rouges, les vaccinateurs sont escortés. Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et la MONUSCO ont organisé 14 escortes en 2024 à Djugu et Irumu. Des cliniques mobiles ciblent les déplacés. 312 000 enfants déplacés ont été vaccinés en 2024 à Bunia, Drodro et Roe selon la DPS.

Pour contrer les rumeurs, le Ministère agit avec les chefs coutumiers et les églises. La campagne « zéro dose » a été déployée à Mahagi et Aru en 2024.

La vaccination de cette année doit être une réponse efficace. L’enjeu sera d’atteindre chaque enfant en zone isolée. Le succès repose sur deux leviers : des vaccinateurs mobilisés et des familles engagées. Seule cette alliance peut faire de la campagne un vrai bouclier pour tous les enfants de l’Ituri.

Fecofa : neuf candidats, un fauteuil – la bataille pour le trône du football congolais est lancée

Minuit approche. La Maison du football de Kinshasa vit ses dernières heures de folie. Mardi 21 avril 2026, quelques instants avant la fermeture des guichets, une silhouette se glisse dans l’entrée. Véron Mosengo-Omba, l’ancien secrétaire général de la CAF, dépose sa candidature. Il est 22 heures passées. Neuf prétendants sont désormais en lice. Derrière eux, un fauteuil. Devant eux, un naufrage à sauver : le football congolais.

La course pour la présidence de la Fédération congolaise de football association (Fecofa) s’annonce comme l’une des plus disputées de l’histoire. Neuf noms. Neuf ambitions. Un seul élu le 20 mai prochain.

Parmi eux, des glorieux anciens comme Shabani Nonda, l’attaquant légendaire des Léopards. Des technocrates aguerris comme Patrice-Rainier Mangenda, ancien secrétaire général adjoint. Des figures du sérail comme Aziz Makukula, Kevin Issa, Max Mayaka, Jean-Claude Mukanya, Bosco Mwehu et Jean-Didier Massamba.

Mais deux hommes, ce soir-là, ont attiré tous les projecteurs.

Mosengo, le retour du « Suisse » qui défie les rumeurs

Véron Mosengo-Omba n’est pas un inconnu. Né à Kinshasa, il a gravi tous les échelons jusqu’à devenir secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF) en 2021. Cinq ans au sommet du foot africain. Un CV en or massif.

Mais sa candidature a un boulet : la nationalité suisse. Depuis des semaines, les débats enflent. Un homme qui a pris un passeport européen peut-il diriger le football congolais ? Mosengo assume. Il est venu tard, très tard, juste avant la fermeture. Raison invoquée : des obligations familiales.

Devant la presse, il déroule son programme. Onze axes d’action. Quatre principes cardinaux : gouvernance, transparence, intégrité, responsabilité.

« On doit des comptes à la population et au peuple congolais », martèle-t-il.

Ses priorités ? Restaurer la crédibilité de la Fecofa. Stabiliser les ligues, les clubs et les équipes nationales. Investir dans la jeunesse, la formation, les infrastructures. Dans un pays « terre de talents », dit-il, l’inaction n’est plus une option.

Mangenda, le technocrate qui veut réveiller le football local

Face à lui, Patrice-Rainier Mangenda joue une autre carte. Ancien secrétaire général adjoint de la Fecofa sous l’ère Constant Omari, il connaît les rouages, les failles, les dossiers qui fâchent. Il a vu l’intérieur de la bête. Et il en est ressorti avec un diagnostic sans appel.

« Il est préoccupant d’envisager une participation à la Coupe du monde sans joueurs évoluant dans le championnat local », lance-t-il.

Le constat est glaçant : la RDC brille à l’international grâce à ses binationaux, ses expatriés. Mais le championnat local agonise. Les stades sont vides. Les clubs, mal gérés. Les jeunes talents, non formés ou exilés trop tôt.

Mangenda promet de remettre le football congolais sur ses pieds. Avec une approche technocratique : gouvernance renforcée, encadrement technique rigoureux, comité exécutif de haut niveau. Il mise sur la compétence, pas sur la popularité.

« Dans une compétition où les ambitions sont fortes, les divergences sont inévitables. Les élections permettent à chacun de faire valoir ses compétences », explique-t-il, philosophe.

Nonda, la légende qui veut incarner la rupture

On n’oublie pas Shabani Nonda. L’ancien attaquant des Léopards, passé par Monaco, Rome et Galatasaray, a déposé sa candidature plus tôt dans la journée. Lui aussi veut incarner le changement. Lui aussi promet transparence et développement à la base. Mais son atout, c’est son nom. Sa légende. Dans un pays où le football est une religion, Nonda est une icône.

Reste à savoir si l’icône a les épaules pour gérer une fédération en crise.

Neuf candidats, une seule question

Au total, neuf prétendants. Mais une seule question les résume tous : qui peut sauver le football congolais ?

Les défis sont immenses. Une Fecofa à la crédibilité en lambeaux. Des ligues professionnelles au bord de l’asphyxie. Des équipes nationales qui vivent de subsides. Des stades vétustes. Une formation des jeunes inexistante. Et cette éternelle fracture entre le football des expatriés et celui des locaux.

Les candidats ont jusqu’au 20 mai pour convaincre. D’ici là, la commission électorale – présidée par Liliane Tshimpumpu – devra valider les dossiers. Puis viendra la campagne. Les promesses. Les attaques. Les alliances de dernière minute.

La Suisse, le local, la légende : trois visions, un même espoir

Mosengo incarne l’expertise internationale, mais traîne le boulet de la double nationalité. Mangenda incarne la connaissance intime du système, mais devra prouver qu’il peut le réformer de l’intérieur. Nonda incarne le rêve populaire, mais devra démontrer qu’un ancien joueur peut devenir un grand patron.

Chacun a sa partition. Chacun croit détenir la vérité.

Une certitude : le 20 mai 2026, Kinshasa retiendra son souffle. Les électeurs de la Fecofa – ligues, clubs, acteurs du football – désigneront celui qui devra redresser un navire qui prend l’eau depuis trop longtemps.

Trahis par Washington : 1 100 Afghans pour la RDC ? L’incroyable projet de Trump

Ils ont risqué leur vie pour l’oncle Sam. Traducteurs, guides, informateurs. Aujourd’hui, ces Afghans sont parqués dans un camp au Qatar. Et l’administration Trump veut les envoyer… en RDC. L’ONG #AfghanEvac hurle au scandale. « Une décision insensée », tonne un sénateur américain.

Mardi 21 avril 2026, Shawn VanDiver, ancien militaire américain devenu patron de l’ONG #AfghanEvac, a balancé l’information comme une bombe : Washington envisagerait de transférer plus de 1 100 Afghans – dont 400 enfants – vers la République démocratique du Congo.

Ces hommes, ces femmes, ces enfants vivent depuis des mois dans le camp d’As-Sayliyah au Qatar. Ils ont fui les talibans après 2021. Ils avaient collaboré avec l’armée américaine. Leur crime ? Avoir cru aux promesses de l’Amérique.

Aujourd’hui, l’administration Trump, qui a fait de la chasse aux migrants son cheval de bataille, veut fermer le camp. Date butoir : 31 mars. Dépassée. Alors on cherche des solutions. La solution ? La RDC.

Le choix impossible : RDC ou retour à Kaboul ?

Selon Shawn VanDiver, les Afghans n’auraient plus que deux options :

  • Accepter un transfert vers la RDC, pays en proie à une guerre civile dans son Est, avec ses cortèges de déplacés, d’épidémies et de violences.

  • Retourner en Afghanistan, où les talibans les attendent. Eux qui ont collaboré avec l’ennemi. Eux dont la mort est presque certaine.

« On ne transfère pas des alliés de guerre dont les antécédents ont été vérifiés, qui se trouvaient sous la garde des États-Unis, vers un pays en pleine décomposition », a dénoncé VanDiver. « L’administration le sait. C’est justement le but. »

Le sénateur démocrate Tim Kaine a parlé d’une décision « insensée ».

Washington se défend : « réinstallation volontaire »

Joint par l’AFP, le département d’État américain n’a pas confirmé la RDC comme destination. Mais il a évoqué une « réinstallation volontaire » à partir du Qatar.

« Le transfert vers un pays tiers constitue une solution positive qui permet aux personnes encore présentes de commencer une nouvelle vie en dehors de l’Afghanistan en toute sécurité », a déclaré un porte-parole.

« Réinstallation volontaire » ? Quand on vous donne le choix entre la RDC en guerre et l’Afghanistan taliban, peut-on vraiment parler de volontariat ?

Le précédent Biden, le virage Trump

Rappel des faits. Après la chute de Kaboul en 2021, Joe Biden avait lancé un vaste programme d’accueil. Plus de 190 000 Afghans ont été installés aux États-Unis.

Donald Trump, dès son retour à la Maison-Blanche, a démantelé ce programme. Motif officiel : la sécurité. Après qu’un Afghan souffrant de stress post-traumatique a tiré sur deux soldats de la garde nationale à Washington, tuant l’un d’eux.

Depuis, la politique américaine a viré à la fermeté absolue. Et ces 1 100 Afghans, alliés d’hier, sont devenus des boulets dont il faut se débarrasser.

400 enfants coincés dans les limbes

Parmi eux, plus de 400 enfants. Des gosses qui n’ont rien demandé. Qui ont grandi dans les camps. Qui ne connaissent de l’Afghanistan que les récits de guerre de leurs parents.

Au lieu d’une vie nouvelle aux États-Unis, ils risquent d’être parachutés dans les forêts du Kivu, où des groupes armés sèment la terreur. Ou renvoyés à Kaboul, face aux talibans.

La RDC, poubelle humanitaire ?

Pourquoi la RDC ? Kinshasa a déjà accepté un accord similaire. Le 17 avril 2026, 15 migrants refoulés des États-Unis sont arrivés dans la capitale congolaise. Un précédent qui inquiète.

Le gouvernement congolais a parlé de « séjour temporaire ». Mais l’opinion nationale, marquée par le drame des réfugiés rwandais de 1994, craint une installation durable.

Les organisations de défense des droits humains, elles, dénoncent une externalisation honteuse des responsabilités américaines.

Une promesse trahie

Ce qui se joue au Qatar, c’est la fin d’une promesse. Celle faite par l’Amérique à ceux qui ont combattu à ses côtés : « Vous serez protégés. Vous aurez une vie nouvelle. »

Aujourd’hui, cette promesse est piétinée. Ces Afghans ne sont plus des alliés. Ce sont des dossiers à régler. Des corps à déplacer.

Shawn VanDiver résume la tragédie en une phrase : « Ces personnes ont servi notre pays. Nous leur devons mieux que ça. »


Dans le désert qatari, sous des baraquements métalliques, 1 100 Afghans attendent. Leur seul crime : avoir cru en l’Amérique. Leur seul avenir possible : la RDC ou la mort. L’Amérique de Trump a choisi. Reste à savoir si le monde regardera ailleurs.

Kinshasa : Daniel Bumba lance la démolition des marchés pirates

Le délai fixé aux vendeurs illégaux a expiré. Le Gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, a lancé la démolition des marchés pirates. L’annonce a été faite mardi 21 avril 2026 dans la soirée. Elle marque un tournant dans la lutte contre l’occupation anarchique de l’espace public.

Les premiers chantiers concernent les alentours du marché central de Kinshasa, appelé « Zando ». Les équipes interviennent sur les avenues Kasa-Vubu, Bokasa et Rwakadingi. L’objectif est clair : fluidifier cette zone clé, souvent bloquée par des bouchons interminables.

Opération « Balabala Ezali Wenze Te » : fin de la sensibilisation

Le responsable urbain a acté la fin de la pédagogie. La campagne « Balabala Ezali Wenze Te » entre désormais dans sa phase répressive. Toute occupation non autorisée de la route sera sanctionnée.

Daniel Bumba rappelle que les trottoirs appartiennent aux piétons. Il interpelle les vendeurs à s’organiser pour ne pas déborder sur la chaussée. Il tient à faire respecter strictement la loi.

Plusieurs avenues concernées par les démolitions

L’opération ne concerne pas que les axes cités ci-haut. Elle touche aussi les avenues Plateau, Isoke, Kigoma, Wangata et Dima. Le commerce anarchique et l’empiétement illégal de la chaussée sont dorénavant prohibés sur ces artères.

Les autorités avertissent : les récalcitrants risquent gros. Les sanctions prévues conduisent à la confiscation directe des produits et à des interpellations.

Des alternatives pour les commerçants du marché central

Dans le souci de mieux faire, le Gouverneur Daniel Bumba a étendu la période d’enregistrement pour les étals, kiosques et boutiques du marché central. Cette mesure offre des solutions légales aux vendeurs.

La décision de l’Hôtel de Ville tient à stopper définitivement ce phénomène tant décrié sur les routes publiques.

Souscription au marché central de Kinshasa Zando

La souscription pour les 11 000 étals, kiosques, magasins et chambres froides du marché central de « Zando » est lancée depuis le 7 avril 2026. L’opération se tient tous les jours au Jardin botanique de Kinshasa. C’est un tournant décisif pour relancer l’économie de la capitale. Le marché rouvre en hub moderne.

Les conditions d’éligibilité

Le postulant doit être de nationalité congolaise ou représenter une société de droit congolais. Les étrangers doivent présenter une carte de résident valide. L’âge minimum est de 18 ans. Le candidat doit être commerçant : patente 2026 valide, RCCM ou fiche de recensement des activités économiques et artisanales.

Le quitus fiscal est obligatoire avec preuve de paiement de l’Impôt Foncier (IF) ou de l’Impôt sur le Revenu Locatif IRL.

Avantages de la réouverture du marché

La réouverture du marché Zando apporte plusieurs avantages à la ville de Kinshasa, notamment :

– Modernisation des infrastructures commerciales : le nouveau marché Zando offre des installations modernes et sécurisées pour les commerçants et les clients, avec des étals et des magasins,
– Création de milliers d’emplois pour les commerçants, les vendeurs et les travailleurs de soutien,
– Amélioration de la sécurité alimentaire : les chambres froides et les installations de stockage modernes pour conserver les produits périssables et de réduire les pertes,
– Formalisation du secteur informel : une occasion de collecter des impôts et des taxes,
– Amélioration de la qualité de vie : un espace de commerce moderne et sécurisé pour les habitants de Kinshasa.