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Aéroport de Goma : l’AFC/M23 accuse Kinshasa de bloquer sa réouverture

Goma, mercredi 22 avril 2026. La délégation de l’AFC/M23 rentre de Montreux. Les discussions avec Kinshasa s’enchaînent. Pourtant, un point…

Goma, mercredi 22 avril 2026. La délégation de l’AFC/M23 rentre de Montreux. Les discussions avec Kinshasa s’enchaînent. Pourtant, un point bloque encore : l’aéroport international de Goma reste fermé. Face à la presse, Benjamin Mbonimpa accuse directement Kinshasa. Selon lui, le pouvoir central maintient la fermeture, alors que l’infrastructure est aujourd’hui inutilisable.

D’emblée, le ton est donné. « Tout dépend de Kinshasa », insiste-t-il. En parallèle, il souligne un problème technique majeur : la piste est détruite et minée. Autrement dit, même une réouverture rapide paraît difficile.

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Un blocage à la fois politique et technique

D’un côté, Kinshasa contrôle toujours l’espace aérien. De l’autre, l’AFC/M23 affirme ne pas s’opposer à une réouverture. Cependant, la confiance manque. Et sans garanties, rien n’avance.

Selon Mbonimpa, les FARDC auraient laissé un site inutilisable. Il évoque une piste endommagée, des équipements détruits et une tour de contrôle hors service. En clair, tout est à reconstruire.

Trois obstacles freinent donc toute décision. D’abord, la technique : il faut réparer et déminer. Ensuite, la sécurité : chaque camp craint une utilisation militaire. Enfin, l’administration : personne ne s’accorde sur le contrôle du site.

Montreux : des avancées, mais un dossier bloqué

Les pourparlers organisés à Montreux, sous médiation qatarie, devaient débloquer la situation. Sur certains points, les discussions progressent. Par exemple, les parties s’entendent sur l’accès humanitaire. Elles avancent aussi sur la libération des prisonniers.

En revanche, l’aéroport reste un sujet sensible. À la dernière minute, Kinshasa aurait repoussé le dossier. Officiellement, les autorités veulent d’abord rétablir leur contrôle sur la zone. Pour l’AFC/M23, cette position bloque tout.

Malgré cela, Mbonimpa insiste : son mouvement veut discuter. Toutefois, il exige des garanties claires. Il craint que l’aéroport serve à des opérations militaires contre ses positions.

Une promesse internationale toujours en attente

Le dossier dépasse désormais les acteurs locaux. Le 30 octobre 2025, Emmanuel Macron annonçait à Paris une réouverture humanitaire de l’aéroport. L’objectif était simple : faciliter l’aide et les évacuations médicales.

Depuis, rien n’a changé. Sur le terrain, les humanitaires s’impatientent. Les marchandises restent bloquées. Les patients attendent des évacuations qui n’arrivent pas.

Pendant ce temps, les populations subissent. Elles vivent sans accès rapide à l’aide. Et surtout, elles restent prises entre deux logiques opposées.

Un test majeur pour le processus de paix

Aujourd’hui, l’aéroport de Goma symbolise plus qu’une infrastructure. Il incarne la capacité des acteurs à coopérer. Sans accord, aucune reprise durable n’est possible.

L’AFC/M23 se dit prête à avancer. Kinshasa temporise. Entre les deux, les médiateurs multiplient les pressions. Mais sur le terrain, rien ne bouge encore.

Résultat : la piste reste fermée. Et à Goma, les habitants continuent de regarder un ciel vide, en attendant un signal concret de paix.

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