L’entrée du mot « Liboke » au Larousse 2026 déclenche un débat culturel

Le Petit Larousse illustré 2026 accueillera un nouvel entrant : le liboke, plat emblématique de la République démocratique du Congo. Selon le dictionnaire, il s’agit d’« une préparation à base de poisson ou de viande, enveloppée dans des feuilles de bananier et cuite au charbon de bois ».

Une définition simple qui réjouit certains Congolais mais suscite aussi des critiques. Dans les restaurants de Kinshasa, comme le « 100 % Liboke, Chez Mère Antho Aembe », les clients affluent à l’heure du déjeuner pour savourer ce mets au goût fumé unique. Pour beaucoup, cette reconnaissance française est une fierté nationale.

Mais pour d’autres, notamment des intellectuels et universitaires, la définition proposée par le Larousse est trop réductrice. « En lingala, liboke signifie avant tout un petit groupe », explique Moïse Edimo Lumbidi, professeur de lingala. Ce sens renvoie à l’unité et à la communion, valeurs chères à l’histoire congolaise, notamment à travers le slogan du Zaïre de Mobutu : Tolingi Zaïre liboke moko, lisanga moko (« Nous voulons un Zaïre uni et indivisible »).

L’écrivain Pépin-Guillaume Manjolo déplore que l’Académie française n’ait pas consulté les académies congolaises avant cette intégration :

« Limiter liboke à l’aspect culinaire est acceptable pour les Français, mais pas pour nous. »

Pour les défenseurs du patrimoine linguistique, il est indispensable de préserver la dimension culturelle du mot en expliquant ses origines et son usage historique. Du côté des restaurateurs, l’annonce est perçue comme une opportunité. « Si ça amène plus de clients, c’est tant mieux », sourit Mère Antho.

Entre fierté gastronomique et débat identitaire, l’entrée de liboke au Larousse illustre l’enjeu de la reconnaissance culturelle dans la langue française.

Fondation LONA : un nouveau logo pour incarner l’excellence congolaise

Une nouvelle identité pour une vision renouvelée. Ce lundi, la Fondation LONA a présenté officiellement son nouveau logo, résultat d’un concours national qui a mobilisé la créativité de designers venus de toute la RDC.

Après un processus de sélection minutieux et plusieurs phases d’évaluation, le jury, composé de professionnels indépendants, a désigné la création de Jacobin Diwantesa Bakangadio comme nouvelle signature visuelle de l’institution. Ce symbole, riche en sens, reflète la mission de la fondation : « Semer aujourd’hui l’excellence, l’espoir et le savoir pour bâtir un Congo meilleur. »

Dans un communiqué, la Fondation a remercié chaleureusement l’ensemble des participants pour leur créativité et leur engagement, saluant également « le temps, l’expertise et la passion » du jury.

Deux autres finalistes, Antonio Caxixi et Larissa Luemba, ont été félicités pour la qualité et l’originalité de leurs propositions, qui ont contribué à relever le niveau artistique et conceptuel du concours.

Avec cette nouvelle identité visuelle, la Fondation LONA espère renforcer sa visibilité, fédérer ses partenaires et poursuivre sa mission au service du développement et de l’excellence en République démocratique du Congo.

Nord-Kivu : le M23 utilise des élèves finalistes pour transporter des munitions

La situation sécuritaire au Nord-Kivu continue de se dégrader. Ce jeudi 31 juillet, plusieurs élèves finalistes du secondaire ont été utilisés de force par les rebelles du M23, affiliés à l’AFC, comme porteurs de munitions entre Buleusa et Rusamambu, dans le groupement Ikobo, territoire de Walikale. Ces faits se sont produits juste après la passation des épreuves de l’examen d’État.

Selon des sources locales coutumières et sécuritaires, les rebelles ont intercepté les jeunes encore en uniforme scolaire et les ont contraints à acheminer des munitions. Un acte jugé incompréhensible, alors même que le groupe armé dispose de camions pouvant assurer ce type de transport.

Une grave violation des droits humains

Les défenseurs des droits humains dénoncent une atteinte grave aux droits des enfants. Un activiste local, sous anonymat, affirme que cet incident s’ajoute à une série d’abus en cours de documentation pour un rapport global sur les exactions du M23 dans l’Est du pays.

Les élèves, visiblement choqués, sont rentrés tard dans la soirée à Buleusa, selon nos sources sur place. Par ailleurs, des autorités coutumières alertent sur la préparation d’une offensive des rebelles vers Pinga, une localité stratégique encore sous contrôle des forces loyalistes.

PROMEKIN : Daniel Bumba inspecte le Centre hospitalier de Kingasani pour améliorer l’accès aux soins à Kinshasa

Dans le cadre du projet PROMEKIN, le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, a effectué une visite d’inspection au Centre hospitalier de Kingasani (CHK) ce mercredi 30 juillet 2025. Ce projet ambitieux vise à réduire la mortalité et la morbidité dans les quartiers défavorisés de la capitale, notamment Kingasani et Binza Météo, en renforçant la qualité et l’accessibilité des soins de santé.

Le gouverneur était accompagné du ministre provincial de la Santé, Patricien Gongo, du bourgmestre de Kimbanseke, Jeancy Nganga, ainsi que du commissaire provincial de la police, Israël Kantu Bakulu. Sur place, la délégation a été guidée par Claudia Nicole, responsable du CHK, et Safia Ibrahim, directrice générale de l’Agence française de développement (AFD) en RDC, partenaire clé du projet.

Réhabilité en 2023 grâce au financement de l’AFD, le CHK dispose désormais d’infrastructures modernes, malgré sa localisation dans une zone à forte précarité. Impressionné par la qualité des installations, Daniel Bumba a salué les efforts conjoints des autorités locales et des partenaires internationaux. Il a souligné l’importance de maintenir ces acquis, appelant les habitants à en faire bon usage pour garantir la durabilité du centre.

Avec PROMEKIN, Kinshasa s’engage dans une dynamique de justice sociale et de réduction des inégalités d’accès à la santé. Cette initiative marque une étape importante dans l’amélioration des conditions de vie des populations les plus vulnérables.

Paie des agents de l’État : début le 30 juillet après deux semaines de retard

Dans un communiqué publié le samedi 26 juillet 2025, le ministère des Finances a confirmé que la Direction de la Paie du ministère du Budget a transmis l’état liquidatif du troisième trimestre (T3) avec deux semaines de retard. Cette étape, indispensable au déclenchement des paiements, a été achevée le vendredi 25 juillet.

Selon les autorités, le retard est lié à des mises à jour techniques en cours dans le système de traitement de la paie.

Démarrage des paiements annoncé pour le 30 juillet

Malgré ce décalage, la paie des agents de l’État commencera dès le mercredi 30 juillet. Les banques commerciales commenceront à recevoir les fonds dès le mardi 29 juillet, et les opérations de versement devraient s’achever au plus tard le samedi 2 août 2025.

Le Comité de Suivi de la Paie a reçu pour consigne d’assurer la coordination avec la Direction de la Paie afin de faciliter la mise à disposition de tous les listings nécessaires.

Addis-Abeba : la RDC et le Rwanda s’accordent sur le retour volontaire des réfugiés

La République Démocratique du Congo et le Rwanda ont signé, le jeudi 24 juillet 2025 à Addis-Abeba, un communiqué conjoint historique en présence du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR). Cet accord vise à créer un cadre sûr et durable pour le rapatriement volontaire des réfugiés rwandais en RDC et congolais au Rwanda, dans le respect strict des accords tripartites de 2010.

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La délégation congolaise était conduite par le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, tandis que le Rwanda, initialement représenté par son ministre de la Gestion des Urgences, a finalement été représenté par l’ambassadeur plénipotentiaire Général Karamba, suite à la chute du gouvernement rwandais survenue la veille.

Une avancée diplomatique dans un climat de tensions régionales

L’accord signé à Addis-Abeba s’inscrit dans la dynamique des récentes percées diplomatiques, notamment l’accord de paix de Washington entre Kinshasa et Kigali, ainsi que la déclaration de principes de Doha du 19 juillet 2025, conclue entre le gouvernement congolais et le mouvement AFC/M23.

Pendant deux jours, les experts des trois parties ont travaillé à la formulation de solutions concrètes pour garantir la sécurité, la dignité et le volontariat des retours. Le HCR, en tant que médiateur, a salué l’engagement des deux États à tourner la page de la manipulation politique des réfugiés dans la région des Grands Lacs.

Cet accord marque un signal fort à la communauté internationale, dans un contexte de défis humanitaires persistants à l’Est de la RDC et de méfiance mutuelle entre Kinshasa et Kigali.

Addis-Abeba sous tension : RDC, Rwanda et HCR face au casse-tête des réfugiés

Une réunion tripartite sous haute tension s’est ouverte ce jeudi à Addis-Abeba entre la République démocratique du Congo, le Rwanda et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR). Menée par le vice-premier ministre congolais Jacquemain Shabani, cette rencontre vise à apaiser les tensions liées à la gestion des réfugiés RDC-Rwanda, dans un contexte régional marqué par les violences persistantes à l’Est de la RDC.

Les discussions portent notamment sur la situation délicate des réfugiés congolais installés au Rwanda et celle des réfugiés rwandais vivant en RDC. Ces déplacements massifs résultent des combats impliquant le groupe armé M23, que Kinshasa accuse Kigali de soutenir. Des accusations que le Rwanda continue de rejeter, tout en appelant à une coopération plus « pragmatique » sur le terrain humanitaire.

Risques de refoulement et pression sur le HCR

La réunion intervient alors que des inquiétudes croissantes émergent sur de possibles violations du droit international, notamment en matière de refoulement forcé. Début juin, la ministre congolaise des Droits humains, Maître Chantal Chambu, avait dénoncé publiquement la déportation de civils congolais vers le Rwanda. À Genève, elle a exhorté le Haut Commissaire de l’ONU pour les réfugiés à retirer tout soutien du HCR à ces transferts controversés.

Le rôle de l’agence onusienne dans cette crise est donc au cœur des échanges. Objectif : obtenir des garanties sur la protection des civils, le respect des droits humains et la mise en place de mécanismes bilatéraux durables entre Kinshasa et Kigali.

Une diplomatie humanitaire sous pression

Malgré la gravité de la situation, les trois parties affichent une volonté prudente d’aboutir à des engagements concrets. Dans les coulisses, la communauté internationale observe de près cette tentative de rétablir un dialogue autour de la question des réfugiés RDC-Rwanda, considérée comme un maillon essentiel pour stabiliser la région des Grands Lacs.

Tandis que la crise humanitaire s’aggrave à l’Est, Addis-Abeba pourrait bien devenir le théâtre d’un premier pas vers une désescalade, encore fragile.

Héritier Watanabe auditionné à Kinshasa sur l’affaire « Magoda »

L’artiste congolais Héritier Kabeya, alias Watanabe, a été auditionné ce mercredi 23 juillet par le parquet près le tribunal de grande instance de la Gombe, à Kinshasa.
Cette convocation fait suite à la polémique autour de l’usage du terme « Magoda » et de la danse associée dans son dernier titre à succès « Zala ».

La danse « Magoda » dans le viseur de la justice

Selon l’Agence Congolaise de Presse (ACP), Héritier n’a pas été arrêté. Il s’est présenté de lui-même, accompagné de son avocat Me Patrick Yala, en réponse à une invitation du parquet.
Son directeur de communication, Dady Mula, précise que l’affaire concerne exclusivement le contenu de la chanson « Zala » et le cri « Magoda », qui provoque l’ire des autorités culturelles.

Pourtant, 14 agents de la police judiciaire ont fait irruption à son domicile de Ngaliema (quartier Basoko), l’escortant sans ménagement jusqu’au parquet de Kinshasa-Gombe.

Une interdiction déjà actée

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a interdit la diffusion de la danse Magoda sur les chaînes nationales, la jugeant contraire aux bonnes mœurs.
Héritier Watanabe avait déjà été interpellé plusieurs fois par la Commission de censure, notamment après son concert à l’Échangeur de Limete lors du Festival mondial de la musique et du tourisme, où la danse avait été massivement reprise par les fans.

Pendant que la justice poursuit ses auditions, les fans s’interrogent : l’artiste paie-t-il le prix de son succès, ou franchit-il réellement une ligne rouge ?
Quoi qu’il en soit, Héritier Watanabe auditionné pour « Magoda » ouvre un débat explosif sur la liberté artistique et les limites de la censure en RDC.

E-diplôme RDC : la blockchain au service de la lutte contre les faux diplômes

La République démocratique du Congo franchit un cap dans la modernisation de son système éducatif. La ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu Dinanga, a annoncé, lors du Conseil des ministres du 18 juillet 2025, le lancement officiel de la plateforme E-diplôme RDC, une solution innovante reposant sur la technologie blockchain.

Accessible via le site www.diplome.cd, cette plateforme constitue la première solution numérique de certification des diplômes d’État en RDC. Elle marque un tournant stratégique pour sécuriser les documents académiques, lutter contre la fraude et renforcer la crédibilité internationale du système éducatif congolais.

« E-diplôme vise à dématérialiser les diplômes, garantir leur traçabilité, faciliter leur vérification au niveau national et international, et permettre un archivage numérique permanent, même en cas de changement de système », a précisé la ministre dans son intervention.

E-diplôme RDC : transparence, fiabilité et accès universel

Cette réforme numérique entend notamment :

  • Réduire drastiquement la circulation des faux diplômes ;

  • Offrir une preuve numérique permanente aux diplômés ;

  • Faciliter l’accès aux employeurs, universités, ambassades ;

  • Moderniser l’image de la RDC à l’échelle internationale.

Si les diplômes papier restent disponibles, leur version électronique vient en renfort, offrant plus de sécurité, de transparence et de longévité. Pour Raïssa Malu, il s’agit d’un pas majeur vers la souveraineté numérique du secteur éducatif, et un modèle pour la gouvernance en Afrique centrale.

Une réforme alignée sur la vision numérique de Félix Tshisekedi

Cette avancée s’inscrit dans la droite ligne du Plan National du Numérique « Horizon 2025 », porté par le président Félix-Antoine Tshisekedi. Ce plan stratégique repose sur quatre piliers : infrastructures, contenus, usages applicatifs, et gouvernance/régulation.

Félix Tshisekedi a toujours insisté sur la réduction de la fracture numérique, l’accessibilité à l’internet, et l’intégration des technologies dans les politiques publiques. Le déploiement de la plateforme E-diplôme incarne cette vision, en alliant innovation technologique et transparence institutionnelle.

Masina lance ses travaux contre les inondations avec le soutien de l’UE et de la France

Le quartier Abattoir, dans la commune de Masina, entre officiellement dans une nouvelle ère. Ce jeudi 17 juillet 2025, le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, a lancé les travaux de réhabilitation des voiries structurantes et des caniveaux de drainage d’eaux pluviales, avec le soutien de partenaires clés : la France, l’Union européenne et l’AFD.

La délégation – composée notamment de l’ambassadeur de France Rémi Maréchaux, de la directrice de l’AFD Safia Ibrahim et du représentant de l’UE Antonio Capone – a d’abord visité les chantiers de Salongo, dans la commune de Limete, avant de se rendre à Masina.

Des infrastructures modernes pour prévenir les inondations à Kinshasa

Le gouverneur a posé la première pierre pour la réhabilitation des avenues Abattoir Vallée (1 374 m) et Yamfu (1 263 m). Ces voies bénéficieront d’un profil en “toit inversé” (forme en V), conçu pour canaliser les eaux vers un drain central couvert, évitant leur stagnation. Le revêtement sera en béton de ciment, et les trottoirs construits avec des matériaux recyclés locaux et certifiés résistants.

Dans son discours, Daniel Bumba a salué l’appui de l’UE et de la France dans la lutte contre les inondations à Kinshasa, l’assainissement et la gestion des déchets. Il a invité les Kinois à s’approprier ces projets structurants, moteurs de développement urbain et de bien-être collectif.

L’UE et la France misent sur la résilience urbaine

Inscrits dans le cadre du projet To Petola, ces travaux visent à renforcer la résilience urbaine des quartiers vulnérables comme Salongo, N’danu (Limete) et Abattoir (Masina). L’ambassadeur Rémi Maréchaux a souligné leur impact sur la qualité de vie, tandis qu’Antonio Capone a renouvelé l’engagement de l’UE à accompagner les ambitions du gouverneur pour une ville plus sûre et durable.

Le bourgmestre de Masina, Joseph Shiki Katumba, a exprimé sa gratitude face à cette dynamique nouvelle, espérant que ces chantiers mettront un terme à des années de souffrance liées aux inondations récurrentes.

À Kolwezi, un bourgmestre donne l’exemple : des véhicules remis à la police avec les fonds communaux

Dans un pays souvent critiqué pour la mauvaise gestion des entités locales, une lueur d’exemplarité vient de Kolwezi. Le bourgmestre de la commune de Manika, Maître Thierry Mujinga, a remis plusieurs véhicules neufs à la police de la circulation routière, financés entièrement sur les fonds propres de la commune.

Oui, vous avez bien lu. Il ne s’agit ni d’un appui de la ville, ni de la province du Lualaba, encore moins du gouvernement central à Kinshasa. C’est la commune elle-même qui a pris ses responsabilités pour améliorer la sécurité routière et la régulation du trafic.

Fifi Masuka salue une initiative « responsable et exemplaire »

La gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka, n’a pas manqué de féliciter cette action. Elle a qualifié le geste de « responsable et exemplaire », appelant les autres communes à suivre le pas. Un appel à la prise d’initiative locale, qui rappelle que les solutions peuvent émerger sans toujours attendre Kinshasa.

Un message clair aux bourgmestres passifs, notamment à Kinshasa

Ce geste du bourgmestre de Kolwezi vient aussi pointer du doigt l’inaction dans d’autres coins du pays. À Kinshasa, certains bourgmestres préfèrent briller sur les réseaux sociaux, multipliant les débats, pendant que leurs municipalités croulent sous l’insalubrité.

Certes, tous n’ont pas les mêmes moyens. Mais comment expliquer que certaines communes encaissent des recettes régulières et n’arrivent même pas à rafraîchir la peinture de leur maison communale ? Dans plusieurs quartiers de la capitale, on se demande même si le bourgmestre est réellement sur place ou s’il travaille à distance…

Le cas du bourgmestre de Kolwezi prouve qu’avec de la volonté politique, de la rigueur budgétaire et un réel souci de service public, même les structures locales peuvent produire un impact concret. Reste à espérer que d’autres s’en inspireront.

Passeport biométrique RDC : relance des captures dès le 21 juillet dans les provinces

Le processus de modernisation du passeport biométrique en RDC connaît une avancée majeure. Ce jeudi 17 juillet, le ministère des Affaires étrangères a lancé à Kinshasa une session de formation destinée aux chefs de centres de capture venus de toutes les provinces du pays.

Cette formation stratégique s’inscrit dans le cadre du déploiement du nouveau système de passeport biométrique RDC, avec pour objectif de garantir une collecte fiable, sécurisée et homogène des données personnelles et biométriques sur l’ensemble du territoire national.

Une relance prévue dès la semaine du 21 juillet

D’après des sources internes au ministère, les opérations de capture pour le passeport biométrique reprendront dans les chefs-lieux provinciaux dès la semaine du 21 juillet 2025. Cette reprise marque la fin d’une longue période d’interruption, et représente une bouffée d’oxygène pour les citoyens vivant en dehors de la capitale.

« Cette formation est un préalable indispensable pour assurer la qualité, la fiabilité et la confidentialité des données collectées », a confié un cadre du ministère, insistant sur l’importance de ce volet dans le succès du programme.

Vers une délivrance plus fluide et plus accessible

En relançant les captures biométriques, les autorités congolaises entendent rendre le passeport biométrique RDC plus accessible à tous. Ce processus vise également à renforcer la transparence, à moderniser les services d’identification, et à répondre à une forte demande nationale.

Avec cette étape cruciale franchie, l’administration espère offrir un service plus fluide, plus rapide, et mieux réparti sur le territoire.

Nouvel aéroport de N’Djili d’ici 2028 : un hub moderne au cœur de l’Afrique

La RDC franchit une nouvelle étape dans sa politique de modernisation. L’aéroport de N’Djili, en pleine rénovation, sera opérationnel au premier trimestre 2028. L’annonce a été faite à Kinshasa, le mardi 15 juillet 2025, lors d’une cérémonie officielle.

Ce projet incarne l’ambition du gouvernement : doter la capitale d’un hub régional moderne et performant, conforme aux normes de l’OACI.

Une architecture de classe mondiale

La maquette du futur aéroport a été présentée en vidéo par Derek Moore, architecte de la firme américaine Skidmore, Owings & Merrill (SOM). Cette structure est développée en partenariat avec la société Infrarose.

La séance a été présidée par le Vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba. Selon lui, ce projet s’inscrit dans la volonté du pays d’améliorer durablement ses infrastructures.

De plus, le nouvel aéroport mettra l’accent sur la sécurité, la performance technique, mais aussi le confort des usagers.

Une forte portée symbolique avec les États-Unis

Présente à la cérémonie, la ministre des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner a salué la symbolique du partenariat avec une entreprise américaine :

« Ce projet dépasse les simples enjeux miniers. Il montre que notre rapprochement avec les États-Unis est plus global. »

Même engagement du côté de Gracia Kabanga, représentante d’Infrarose. Elle a promis un respect strict des délais et des standards internationaux. Elle a également souligné l’importance de valoriser l’identité culturelle congolaise dans la conception.

Un levier pour l’intégration régionale

Ce chantier s’inscrit dans la stratégie nationale de développement des transports. Il vise à ouvrir davantage la RDC aux échanges économiques régionaux, tout en facilitant la mobilité des populations.

Pour le gouvernement, il s’agit de bâtir un réseau moderne et fiable, au service des Congolais et de leurs partenaires.

La cérémonie a réuni plusieurs ministres clés, dont Doudou Fwamba (Finances), Yolande Eleba (Culture), Crispin Mbadu (Urbanisme), ainsi que Lucy Tamlyn, ambassadrice des États-Unis en RDC.

Passeports en RDC : Le déblocage officiel commence

Kinshasa, 9 juillet 2025 — L’attente touche à sa fin pour de nombreux citoyens. Le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de la Francophonie annonce le début officiel de l’impression des passeports en RDC, pour les requérants enregistrés avant le 5 juin 2025, date marquant la réforme du système.

Un premier lot important est actuellement en cours d’impression. Il concerne uniquement les personnes ayant déjà effectué la capture de leurs données biométriques (photo, empreintes digitales) dans l’ancien système. À partir du 10 juillet, les bénéficiaires seront contactés individuellement pour retirer leur passeport dans leur localité.

Des précisions à venir pour les autres demandeurs

Le ministère s’adresse également aux citoyens qui n’avaient pas encore effectué leur capture biométrique avant la réforme. Ces derniers recevront des instructions spécifiques dans les prochains jours afin d’être intégrés dans le nouveau système d’enrôlement.

En parallèle, les postes diplomatiques et consulaires, ainsi que les services provinciaux, seront réactivés de manière progressive. Le gouvernement publiera les dates officielles de démarrage au fur et à mesure.

Le ministère garantit que toutes les demandes seront prises en compte. Il assure que l’ensemble du processus respectera les principes d’équité, de rapidité et de transparence, conformément au Programme d’action du gouvernement 2024–2028, sous la direction du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Cette phase de relance marque une étape importante dans la modernisation de l’administration congolaise. Le processus d’impression des passeports en RDC vise à rétablir la confiance des citoyens et à garantir un meilleur accès aux services publics. Les requérants sont invités à rester attentifs aux communications officielles.

Bak’agri : Cédric Bakambu mise sur l’agriculture en RDC

L’agriculture congolaise accueille un nouvel acteur engagé : Cédric Bakambu. L’international congolais a été reçu à Kinshasa par le ministre d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire pour discuter de son ambitieux projet Bak’agri, récemment inauguré dans la province du Kongo Central.

Le projet Bak’agri : un modèle de patriotisme économique

Ambassadeur de bonne volonté pour l’agriculture et la sécurité alimentaire en République démocratique du Congo, Cédric Bakambu affirme vouloir contribuer activement à la lutte contre le chômage. « Je suis venu échanger avec le ministre d’État sur le projet Bak’agri, lancé dans le cadre de la promotion de l’emploi en RDC », a-t-il déclaré.

Le ministre a salué cette initiative, estimant qu’elle répond parfaitement à l’appel du Chef de l’État, qui encourage les investisseurs à s’engager dans le développement agricole du pays.

Sécurité alimentaire et création d’emplois au cœur du projet

Lors de cette rencontre, le ministre a prodigué des conseils stratégiques à Bakambu pour renforcer l’impact de son projet. Il a insisté sur la nécessité de privilégier l’emploi local et de garantir une production agricole durable. Selon lui, le projet Bak’agri pourrait devenir un exemple concret d’investissement patriotique axé sur la sécurité alimentaire.

Depuis sa nomination comme ambassadeur de bonne volonté, Cédric Bakambu prouve son engagement par des actions concrètes. Avec Bak’agri, il montre qu’un sportif de haut niveau peut aussi être un acteur clé du développement rural et de la souveraineté alimentaire.

Fonction publique urbaine : Kinshasa débloque trois mois de salaires pour apaiser la grogne

La pression syndicale a fini par porter ses fruits. Ce mardi 8 juillet 2025, le gouvernement provincial de Kinshasa a annoncé le paiement de trois mois de salaires et primes aux agents de la fonction publique urbaine. Les versements débuteront ce mercredi 9 juillet.

La décision résulte d’une réunion cruciale entre l’exécutif provincial et l’intersyndicale de l’administration publique, conduite par le vice-gouverneur Eddy Iyeli Molangi. Objectif : trouver une réponse concrète à la crise salariale qui mine l’administration de la capitale.

Une réponse directe aux revendications sociales

Dans une déclaration conjointe, les autorités provinciales ont confirmé que chaque agent percevra trois mois de rémunérations, incluant primes et salaires. Cette mesure arrive dans un contexte marqué par des retards répétés de paiement, sources de mécontentement croissant parmi les fonctionnaires.

Le gouverneur Daniel Bumba Lubaki a réaffirmé son engagement à améliorer les conditions de vie des agents et à instaurer un calendrier de paiement régulier, en partenariat avec les syndicats.

Une promesse de dialogue social renforcé

Au-delà de ce geste d’apaisement, le gouvernement provincial souhaite renforcer le dialogue social avec les partenaires syndicaux, pour éviter de nouvelles tensions. Ce déblocage financier marque une étape importante dans la stabilisation de la fonction publique urbaine, pilier du bon fonctionnement de la ville-province de Kinshasa.

Claude Vangu condamné à mort pour l’assassinat de sa compagne à Boma

La condamnation à mort en RDC a été prononcée mardi 1er juillet 2025 par le Tribunal de grande instance de Boma (Congo Central) contre Claude Vangu Lelo, alias Claude Ipupa, reconnu coupable de l’assassinat de sa compagne Kertis Babaka Muanda.

Une scène de crime maquillée en incendie

Les faits remontent à la nuit du 22 au 23 juin 2025, dans le quartier Tshutuzi, commune de Kabondo. Un incendie a ravagé le domicile du couple. D’abord perçu comme accidentel, le feu s’est finalement révélé être un stratagème pour dissimuler un homicide prémédité.

Le corps calciné de Kertis a été retrouvé sur les lieux. Les enquêteurs, alertés par plusieurs indices et témoignages, ont rapidement arrêté Claude Vangu, placé en détention provisoire.

Assassinat confirmé, peine capitale prononcée

Jugé en procédure de flagrance lors d’une audience publique, Claude Vangu a vu les charges requalifiées de meurtre en assassinat, le tribunal ayant retenu la préméditation, la dissimulation et l’intention manifeste de tuer.

« Le tribunal, siégeant publiquement et contradictoirement, déclare établie l’infraction d’assassinat tant en fait qu’en droit », a statué le juge.

La peine de mort a été prononcée en vertu du Code pénal congolais, toujours en vigueur.

Dommages civils et restitution du corps

En plus de la sanction pénale, Claude Vangu devra verser 20 000 dollars à la famille de la victime au titre de dommages et intérêts. Le tribunal a ordonné :

  • La restitution du corps à la famille pour inhumation

  • Le paiement des frais de justice par le condamné

  • L’exécution immédiate du mandat d’arrêt

Une famille soulagée, mais endeuillée

Présente à l’audience, la famille de Kertis a accueilli le verdict avec émotion :

« Ce jugement ne nous rendra pas Kertis, mais il restaure une part de justice dans notre deuil », a déclaré un proche de la victime.

Maniema : nouvelle saisie de chanvre dans la lutte antidrogue à Kindu

Dans le cadre de la lutte antidrogue au Maniema, les forces de sécurité ont frappé fort ce lundi 30 juin 2025 en interceptant une importante cargaison de chanvre en provenance de Kasongo. Au total, 25 sacs de chanvre ont été saisis, dont 18 au niveau du beach Mendako, à Kindu. Cette annonce a été faite par le gouverneur Mussa Kabwankubi Moïse, lors d’un point de presse.

« Nous sommes ici devant une cargaison de 18 sacs que les services viennent de récupérer. En y ajoutant les 7 sacs saisis précédemment, cela fait 25 sacs de chanvre qui seront remis à la justice », a-t-il déclaré, rappelant que la drogue est un facteur clé de l’insécurité urbaine à Kindu.

Destruction annoncée et mesures strictes

Dans la continuité de cette stratégie de lutte antidrogue au Maniema, le gouverneur a ordonné l’incinération publique de la cargaison saisie. Il a également instruit le ministre provincial de l’Intérieur à déployer des actions concrètes sur le terrain, notamment la destruction immédiate des champs de chanvre identifiés dans le village de Kankumba, dans le territoire de Kasongo.

Un appel à la vigilance citoyenne

Le gouvernement provincial invite la population à coopérer activement avec les forces de l’ordre, en signalant tout trafic ou stockage suspect de drogues. Pour les autorités, cette mobilisation citoyenne est essentielle pour mettre un terme à ce fléau qui menace la jeunesse et la stabilité sociale de la province.

Cette opération de lutte antidrogue au Maniema s’inscrit dans une dynamique plus large visant à assainir l’environnement sécuritaire et à protéger les générations futures.

Judith Suminwa à Osaka : la RDC mise sur l’autonomisation des femmes et des jeunes

En séjour de travail au Japon, la Première ministre de la République Démocratique du Congo (RDC), Judith Suminwa Tuluka, a prononcé ce vendredi 27 juin 2025 une conférence inspirante à l’Université d’Osaka. Son message était clair : l’autonomisation des femmes et des jeunes en RDC est au cœur de la transformation du pays.

Abordant le thème « Statut de la jeunesse et des femmes en RDC, valeurs et signification pour les sociétés africaine et japonaise », elle a insisté sur leur rôle stratégique dans la société. « Ils ne sont pas de simples bénéficiaires des politiques publiques, ils en sont les piliers », a affirmé la Cheffe du Gouvernement.

L’autonomisation au cœur des priorités gouvernementales

Judith Suminwa a mis en lumière plusieurs statistiques clés :

  • Plus de 60 % de la population congolaise a moins de 25 ans

  • Les femmes assurent 70 % de l’activité informelle, rurale et agricole

  • 43 % des entrepreneurs sont des femmes

À travers le Programme national de développement (PNSD) 2024–2028, la RDC déploie six piliers d’action pour encourager :

  • L’institutionnalisation de la planification sensible au genre

  • Le soutien à l’entrepreneuriat jeune et féminin

  • La formation via des centres d’incubation et brigades agricoles

  • La formalisation de l’économie informelle

L’objectif est clair : sortir du statut de pays à faible revenu et bâtir une économie diversifiée, inclusive et résiliente.

RDC–Japon : un partenariat axé sur la jeunesse et l’innovation

S’adressant aux étudiants japonais, dont plusieurs apprennent le lingala ou le swahili, Judith Suminwa a appelé à une coopération innovante et durable entre la RDC et le Japon. Elle a proposé la création d’un programme d’échange “Japan–Democratic Generation”, axé sur :

  • Le leadership féminin

  • L’innovation sociale

  • La résilience communautaire

  • Les valeurs partagées de respect, dignité et solidarité

Une diplomatie de proximité et de transformation

La Première ministre a souligné que son gouvernement, sous l’impulsion du président Félix-Antoine Tshisekedi, agit avec détermination. « Aujourd’hui, la RDC a une femme à la tête du Gouvernement, 33 % de femmes dans l’exécutif et des avancées dans les deux chambres parlementaires », a-t-elle rappelé, tout en reconnaissant que « le chemin reste encore long ».

La conférence s’est déroulée dans une ambiance conviviale, en présence de personnalités des deux pays, dont le professeur Lukumwena Nsenda, ambassadeur de la RDC au Japon, et M. Hidetoshi Ogawa, ambassadeur du Japon en RDC.

Trafic de drogue en Afrique : L’alerte choc du rapport 2025 de l’ONU

Le trafic de drogue en Afrique atteint un niveau critique. C’est l’un des principaux constats du rapport mondial 2025 de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), rendu public le 26 juin.

Ce document souligne une hausse marquée de la consommation, la diversification des substances, ainsi qu’un rôle croissant de l’Afrique dans les circuits de production, de transit et de distribution de drogues illicites.

Cannabis, cocaïne, opioïdes : des chiffres alarmants

En Afrique de l’Ouest et du Centre, un adulte sur dix consomme du cannabis, soit plus du double de la moyenne mondiale. Cette plante reste la drogue la plus traitée dans les centres spécialisés, touchant surtout les jeunes de moins de 35 ans.

L’Afrique a représenté 44 % des saisies mondiales de cannabis en 2023. L’Afrique du Nord reste un axe majeur d’exportation vers l’Europe, notamment pour la résine.

Autre produit en nette progression : la cocaïne. Sa fabrication mondiale a explosé, et l’Afrique de l’Ouest s’impose comme un hub de transit stratégique vers l’Europe. Des milliers de personnes y sont déjà prises en charge pour des troubles liés à cette substance.

Explosion des opioïdes et drogues synthétiques

Le tramadol, un opioïde bon marché, inonde l’Afrique de l’Ouest, du Nord et du Centre. Entre 2019 et 2023, le continent a concentré 57 % des saisies mondiales de ces médicaments détournés. Le rapport signale aussi une hausse inquiétante des saisies d’héroïne en Afrique de l’Est.

Parallèlement, les nouvelles substances psychoactives (NSP) telles que le « kush », un mélange dangereux contenant des opioïdes synthétiques, circulent de plus en plus, notamment en Afrique de l’Ouest et australe.

Santé publique et accès aux soins : une urgence

Plus de 1,3 million de personnes s’injectent des drogues en Afrique, dont 204 000 vivent avec le VIH. L’Afrique australe détient le taux de VIH le plus élevé chez les injecteurs (43 %). Pourtant, l’accès aux médicaments antidouleur reste dramatiquement faible. L’Afrique de l’Ouest et du Centre ne compte que sept doses standard par million d’habitants par jour.

Les femmes restent largement sous-représentées parmi les consommateurs identifiés, avec un ratio d’une femme pour neuf hommes dans l’usage de cannabis. Cette donnée masque probablement une réalité sous-évaluée et moins traitée dans les systèmes de soin.

L’Afrique face à un défi global

Le trafic de drogue en Afrique est désormais une problématique mondiale. À la fois productrice, consommatrice et zone de transit, l’Afrique doit affronter un système criminel transnational complexe.

L’ONUDC appelle à renforcer les politiques de prévention, de traitement et de coopération régionale pour endiguer une menace qui ne cesse de croître.

RDC USA : Kinshasa cherche à éviter les sanctions américaines

La coopération RDC USA a pris une nouvelle dimension ce vendredi, alors que le vice-Premier ministre de l’Intérieur congolais et la ministre des Affaires étrangères ont rencontré l’ambassadrice des États-Unis à Kinshasa. Au cœur de cet échange : les récentes annonces de Washington sur de potentielles restrictions de voyage ciblant les ressortissants de 36 pays, dont la République démocratique du Congo.

Conscient des enjeux, le Gouvernement congolais a réaffirmé sa détermination à renforcer la fiabilité des documents de voyage et à coopérer pleinement avec les autorités américaines. Le but : éviter que la RDC soit affectée par des sanctions susceptibles de limiter la mobilité internationale de ses citoyens.

Le dialogue RDC USA vise également à améliorer la gestion migratoire et le partage d’informations sécurisées entre les deux pays. La partie congolaise s’engage à fournir davantage de garanties techniques et administratives pour répondre aux préoccupations américaines, notamment en matière de sécurité et de traçabilité.

Le vice-Premier ministre a insisté sur l’importance de sortir rapidement la RDC de la liste noire, soulignant les efforts déjà réalisés en interne. L’ambassadrice américaine, de son côté, s’est dite ouverte à une collaboration renforcée, dans le respect mutuel.

Cette démarche proactive marque un tournant dans les relations RDC USA. Elle s’inscrit dans une dynamique de diplomatie préventive, tournée vers la préservation des droits des voyageurs congolais et le maintien de solides relations bilatérales avec les États-Unis.

Corridor Central RDC Malawi nouveau tournant logistique

La RDC a officiellement transmis la présidence du corridor central au Malawi, le 18 juin 2025 à Dar-es-Salaam, à l’issue de la 14ᵉ réunion du Conseil interministériel du projet. Cette étape marque un moment clé dans l’évolution du corridor central RDC Malawi, axe vital pour les échanges commerciaux en Afrique de l’Est.

Le corridor central RDC Malawi représente un axe logistique essentiel pour le commerce régional. En effet, il relie la RDC à l’océan Indien via la Tanzanie, facilitant ainsi le transit de 4 à 6 millions de tonnes de fret congolais chaque année.

Un partenariat renforcé entre la rdc et la tanzanie

Lors de cette réunion, Jean-Pierre Bemba, vice-premier ministre congolais en charge des Transports, a mis en lumière les avancées significatives réalisées par Kinshasa. Ainsi, le gouvernement du Haut-Katanga a attribué plusieurs sites à la Tanzanie pour la construction de ports secs :

  • Kasumbalesa (15 ha)

  • Kasenga (25 ha)

  • Kwala (45 ha, à 100 km de Dar-es-Salaam)

  • Katosho (15 ha, près de Kigoma)

Ce partenariat vise à désengorger les postes douaniers et à accélérer le traitement des marchandises. D’ailleurs, un contrat d’une valeur de 300 millions de dollars a déjà été signé pour concrétiser ces aménagements.

Vers une meilleure intégration économique régionale

Par ailleurs, la RDC participe à 12 autres projets logistiques en Afrique, dont le corridor de Lobito, un axe soutenu par les États-Unis. Celui-ci devrait relier la RDC à l’océan Atlantique via la Zambie et l’Angola. Il s’inscrit notamment dans une stratégie d’optimisation des échanges de minerais stratégiques tels que le cuivre et le cobalt.

Le Corridor Central, basé à Dar-es-Salaam, rassemble la Tanzanie, la RDC, le Rwanda, le Burundi, l’Ouganda, la Zambie et le Malawi. Son objectif commun est clair : améliorer les transports, fluidifier les formalités douanières et stimuler l’intégration économique régionale grâce à une infrastructure modernisée.

La France investit 50 millions d’euro à Boma et Matadi pour bâtir des villes durables

Boma et Matadi au cœur d’un partenariat stratégique entre la France et la RDC. Le lundi 16 juin 2025, l’ambassadeur de France en République démocratique du Congo, Rémi Maréchaux, et la directrice générale de l’Agence française de développement (AFD), Safia Ibrahim, ont entamé une mission de terrain dans la province du Kongo Central.

Objectif : inspecter les sites retenus pour la mise en œuvre du projet pilote « Boma ville durable », un programme ambitieux financé à hauteur de 50 millions d’euros par l’AFD. Ce projet vise à transformer durablement la ville de Boma en réhabilitant et en construisant des infrastructures à fort impact culturel, social et environnemental.

Parmi les sites visités : le cercle sportif d’ELBEMA, le stade Social, l’ancienne salle des spectacles de Kalamu, entre autres. La visite a été menée avec le ministre délégué à l’Urbanisme et à l’Habitat, Didier Tenge, la maire intérimaire Claudelle Phemba Kiadi et plusieurs bourgmestres.

Après Boma, la délégation française s’est rendue à Matadi, chef-lieu du Kongo Central. À l’Alliance française, Rémi Maréchaux a réaffirmé son soutien à l’enseignement du français dans la région :

« Je suis impressionné par les efforts de formation et d’éducation ici à Matadi. La France est fière d’accompagner ces initiatives. »

Lors d’un échange avec le gouverneur du Kongo Central, l’ambassadeur a souligné que les retombées du projet « Boma ville durable » sont déjà visibles dans la province : désenclavement des zones rurales, infrastructures pour les jeunes, et valorisation des compétences locales.

« Ce projet ne concerne pas seulement Boma. Il touche aussi d’autres territoires et s’intègre dans une vision de développement durable du Kongo Central », a précisé Rémi Maréchaux.

Ce partenariat franco-congolais démontre que la coopération décentralisée peut avoir un impact direct sur le quotidien des populations, en transformant les villes et en préparant la jeunesse aux défis de demain.

Bikoro noyé, Kinshasa inondée : l’horreur d’un mois de juin dévastateur

Juin 2025 restera gravé dans la mémoire collective congolaise comme un mois de deuil et de douleur. Deux catastrophes majeures ont frappé la République Démocratique du Congo, causant la mort de nombreuses personnes et plongeant des centaines de familles dans la détresse.

Le 11 juin, un naufrage tragique est survenu au large du lac Tumba, près du territoire de Bikoro, dans la province de l’Équateur. Trois pirogues motorisées ont chaviré sous l’effet de violentes perturbations météorologiques. Le bilan provisoire fait état de :

Quelques jours plus tard, dans la nuit du 13 au 14 juin, des pluies diluviennes ont provoqué des inondations dévastatrices dans la Ville-Province de Kinshasa. Huit communes ont été touchées, la commune de Ngaliena étant la plus meurtrie avec :

  • 29 décès confirmés,

  • d’importants dégâts matériels,

  • de nombreuses familles sinistrées.

Face à cette double tragédie, le Gouvernement congolais a réagi avec urgence. Une réunion de crise présidée par le Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur, Shabani Lukoo Bihango, a abouti à plusieurs mesures concrètes :

À Bikoro :

  • Déploiement d’une mission interministérielle pour évaluer les besoins et coordonner l’aide humanitaire.

À Kinshasa :

  • Inhumation des personnes décédées,

  • Assistance aux blessés et aux familles sinistrées,

  • Révision du Plan national de gestion des catastrophes.

Dans un message empreint de compassion, le Gouvernement a exprimé ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes et a réaffirmé sa détermination à renforcer la prévention des risques climatiques, améliorer la résilience des populations et éviter de futurs drames.

Tragédie à Kinshasa : 29 morts et des dégâts massifs après des pluies torrentielles

Dans la nuit du 13 au 14 juin, Kinshasa a été violemment frappée par des pluies torrentielles, provoquant des inondations dévastatrices. Le ministère de l’Intérieur a dressé un premier bilan tragique : 29 personnes ont perdu la vie.

Les communes de Ngaliema, Masina, Lemba et Matete figurent parmi les plus touchées. Des maisons se sont effondrées, des routes ont été endommagées, et plusieurs quartiers sont coupés du reste de la ville.

Face à cette catastrophe, le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a convoqué une réunion de crise le 15 juin. Étaient présents : le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, le commissaire provincial de la Police nationale, et les services de secours.

Lors de cette rencontre, le gouverneur a assuré que les victimes seront prises en charge par l’État. Il a lancé un appel à la solidarité nationale et exhorté les habitants des zones à risque à redoubler de vigilance, car de nouvelles pluies sont annoncées.

Des travaux d’urgence en cours

Les autorités ont entamé la réhabilitation de plusieurs axes stratégiques, dont :

  • L’avenue Okito, à Binza-Pigeon

  • L’avenue du Tourisme, particulièrement touchée

  • L’avenue Victoire, où un pont s’est effondré sous la force des eaux

Les équipes techniques s’activent pour rétablir la circulation et sécuriser les quartiers sinistrés.

REGIDESO : L’État doit 6 millions $ par mois, la crise s’aggrave

Kinshasa, 12 juin 2025 — La Régie de distribution d’eau (REGIDESO) se noie sous une dette colossale. Son Directeur Général, David Tshilumba Mutombo, a révélé devant l’Assemblée nationale que l’État congolais consomme chaque mois près de 6 millions de dollars d’eau… sans jamais payer.

Invité à répondre à une question orale avec débat du député Tobie Kayumbi, l’élu de Mbuji-Mayi, le patron de la REGIDESO a pointé du doigt « l’insatisfaction totale » de la population face à une desserte en eau potable devenue chaotique.

« Depuis le pillage de 1991-1992, l’État ne paie plus ses factures. Les dons de produits chimiques ont cessé. Et aujourd’hui, l’État consomme 40 % de l’eau produite sans contribution financière », a-t-il dénoncé.

Cette situation met à genoux l’entreprise publique, déjà affaiblie par une tuyauterie vétuste, l’absence dans certaines provinces comme la Tshuapa, et des retards de paiement aux agents dans les zones occupées.

David Tshilumba a alerté : « Ce sont les plus pauvres et la classe moyenne qui paient l’eau utilisée par les plus aisés, y compris les institutions. C’est injuste ! » Il appelle donc à rendre obligatoire le paiement de toutes les factures étatiques, même celles des institutions supérieures.

Le débat s’est ensuite élargi à plusieurs questions clés :

  • Qualité douteuse de l’eau distribuée

  • Pollution des rivières par les sociétés minières

  • Sous-équipement dans le district de Tshangu

  • Utilisation opaque des fonds de partenaires étrangers

  • Faible présence nationale de la REGIDESO

Face à la pression des députés, le DG a obtenu un délai de 48 heures pour revenir avec des réponses plus détaillées.

De son côté, le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a appelé toutes les institutions, y compris la sienne, à « donner l’exemple ». Il a plaidé pour que la question de l’accès à l’eau potable devienne une priorité nationale, basée sur la justice sociale.

Shabani Lukoo frappe fort pour remettre de l’ordre dans la police et sécuriser les mines

Kolwezi, capitale minière du Lualaba, a reçu la visite remarquée du Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur, SHABANI LUKOO BIHANGO J., ce jeudi 12 juin. Objectif : reprendre en main la situation sécuritaire dans une province stratégique, au cœur des enjeux miniers du pays.

Le patron de la sécurité nationale a réuni le commandement provincial de la Police Nationale Congolaise (PNC), déterminé à mettre fin aux dérives observées dans les rangs de la police. D’un ton ferme, il a exigé discipline, rigueur et responsabilité, en particulier dans la sécurisation des sites miniers et la protection des populations riveraines.

« Il est temps d’en finir avec les agents qui salissent l’uniforme et nuisent à la quiétude publique », a martelé le Vice-Premier Ministre devant les autorités locales.

Vers une tolérance zéro face aux dérives policières

SHABANI LUKOO a interpellé l’Inspection Provinciale de la PNC-Lualaba, l’enjoignant à sanctionner sans délai les policiers indélicats. Pour lui, la restauration de la discipline est la condition indispensable à toute amélioration des conditions de travail et de vie des policiers. Une priorité inscrite dans la vision du Président de la République.

Lancement de l’opération « Ndobo »

Autre annonce de taille : le déploiement imminent de l’opération « Ndobo », un plan offensif visant à renforcer les moyens logistiques et financiers du commissariat provincial. Ce dispositif vise à éradiquer la criminalité urbaine et minière et à redonner confiance aux habitants de Kolwezi.

Des infrastructures en chantier

Dans la foulée, le Vice-Premier Ministre a inspecté les travaux du futur commissariat de la commune Manika-Sud. Ce complexe moderne regroupera le commissariat local, l’inspection provinciale de la PNC et la direction de la police de circulation routière. Une infrastructure stratégique pour renforcer la présence de l’État et la capacité d’intervention des forces de l’ordre.

« Vous comptez, vous êtes aimés » : Denise Nyakeru partage un repas plein d’amour avec des orphelins à Kolwezi

Kolwezi, 11 juin 2025 – Dans un geste empreint d’humanité et de compassion, la très distinguée Première Dame de la République, Denise Nyakeru Tshisekedi, a partagé un repas avec des orphelins dans un orphelinat de Kolwezi, ce mercredi 11 juin. Un moment fort en émotions, marqué par la sincérité et la chaleur humaine.

La Première Dame n’est pas venue en simple visiteuse. Elle est venue comme une âme solidaire, profondément marquée par une enfance similaire à celle de ces enfants. « Je suis venue comme une fille qui a grandi sans ses parents, et qui sait, au plus profond d’elle-même, ce que signifie avoir faim. Non pas seulement de pain, mais de présence », a-t-elle confié avec émotion.

Ce jour-là, elle n’a pas seulement partagé un repas. Elle a partagé une partie de son histoire. Elle s’est assise à la même table que les enfants, a porté les plus petits, les a nourris, les a écoutés. Une image forte : celle de la Première Dame, pleine de tendresse, donnant la cuillère au plus jeune pensionnaire de l’orphelinat. Une scène qui a profondément ému les témoins.

« Vous comptez pour moi, vous êtes aimés », a-t-elle déclaré, les yeux brillants d’émotion, avant de quitter les lieux. Elle a insisté sur le fait que chaque enfant mérite d’être entouré, soutenu et aimé, peu importe son passé ou ses origines.

Cette visite dépasse le symbole. Elle incarne l’engagement sincère de Denise Nyakeru Tshisekedi envers les enfants vulnérables de la République Démocratique du Congo. À Kolwezi, elle a offert bien plus qu’un repas : elle a semé des graines d’espoir et de dignité dans le cœur de ces enfants.

Kolwezi se métamorphose : Hôpital, aéroport, échangeur… Tshisekedi propulse le Lualaba dans une nouvelle ère !

En séjour depuis le 9 juin dans la province du Lualaba, le Président Félix Tshisekedi a lancé une série d’inaugurations majeures. Objectif : accélérer la modernisation des infrastructures publiques.

Le 11 juin, à Kolwezi, il a ouvert officiellement l’Hôpital Général de Référence de Mwangeji. Entièrement équipé, ce centre hospitalier de niveau tertiaire dispose de 200 lits. Il marque une avancée cruciale pour une population longtemps privée de soins de qualité.

Dans la foulée, le chef de l’État a également inauguré le nouveau bâtiment de la division provinciale de la santé. Ce centre administratif permettra une meilleure coordination des services médicaux.

Mobilité et transport : trois ouvrages majeurs

Toujours le 11 juin, trois autres infrastructures ont été inaugurées dans le secteur des transports :

  • Un échangeur routier moderne, de type trompette, long de 2,5 km. Il comprend deux ponts, de 58 et 27 mètres, des voies élargies, un séparateur central, un éclairage public et un aménagement paysager. Cet ouvrage devrait désengorger un axe logistique vital de la ville.

 

  • Un nouveau terminal à l’aéroport de Kolwezi, conforme aux normes de l’OACI. Ce bâtiment de 10.000 m² comprend deux ailes pour les vols nationaux et internationaux, un salon VIP et deux bras satellitaires. Kolwezi se dote ainsi d’une plateforme aéroportuaire digne des grandes capitales africaines.

 

  • Une caserne anti-incendie moderne, construite sur plus de 1.000 m². Elle comprend un module administratif avec tour de contrôle, un garage, des logements et du matériel adapté. Cette infrastructure renforce la sécurité de l’aéroport.

Le Président a également inauguré les nouveaux locaux de la Direction des impôts de Lualaba (DIL) et de la Direction des recettes non fiscales (DRNOFLU). Ces bâtiments modernes vont renforcer la gestion fiscale de la province et améliorer la collecte des recettes.

Prenant la parole, la gouverneure Fifi Masuka a salué l’engagement présidentiel :

« Ces infrastructures, érigées malgré les défis sécuritaires, prouvent l’amour du Président Tshisekedi pour notre peuple. »

De son côté, le Vice-Premier ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba, a rappelé que ces projets s’inscrivent dans le programme national de développement local des 145 territoires. Un plan visant à désenclaver les provinces et à poser les bases d’un développement durable.

La gouverneure a conclu par un appel fort :

« L’amour de la patrie passe par la protection des biens publics. Conservons-les pour les générations futures. »

kolwezi inaugure le nouveau siège de la ceni un symbole fort de soutien à la démocratie

Après avoir lancé les travaux de la 12ᵉ Conférence des gouverneurs à Kolwezi, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, s’est rendu ce mardi 10 juin dans la commune de Dilala pour procéder à l’inauguration du nouveau bâtiment provincial de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

Ce nouvel édifice, de type R+1, comprend treize bureaux, deux grandes salles de réunion réparties sur les deux niveaux, une salle de formation, un entrepôt et divers espaces utilitaires, offrant ainsi un cadre de travail moderne, sécurisé et fonctionnel.

Lors de la visite guidée, la gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka, a souligné l’urgence qui a motivé cette réalisation. Depuis son installation à Kolwezi, l’antenne de la CENI évoluait dans des locaux loués, ce qui nuisait à son image et entravait ses opérations électorales. Pire encore, la CENI faisait face à un avis de déguerpissement imminent.

« C’est devant cette impasse que le Gouvernement provincial s’est engagé à répondre au besoin exprimé par cette institution, afin de lui offrir un cadre de travail adéquat pour assumer pleinement sa mission démocratique », a expliqué Fifi Masuka.

Présent à la cérémonie, le président de la CENI, Denis Kadima, a salué cet appui du gouvernement provincial qu’il a qualifié de geste fort en faveur de la démocratie.

Selon lui, ce nouveau siège permet désormais :

  • de regrouper tous les services de la CENI dans un environnement institutionnel digne ;

  • de centraliser les bureaux et l’entrepôt dans un espace sécurisé unique ;

  • d’organiser des formations, des réunions et des activités de sensibilisation sans dépendre de locations extérieures.

Ce bâtiment symbolise ainsi non seulement une réponse concrète à un besoin logistique, mais aussi une volonté affirmée de renforcer les institutions électorales dans les provinces.