Collège Bonsomi : 2 bus scolaires livrés et la boucle Zénith en chantier, Tshisekedi matérialise sa promesse

Moins d’une semaine après la visite du Chef de l’État, le Collège Bonsomi passe des promesses aux actes. Mercredi 9 septembre 2026, l’établissement a réceptionné deux bus scolaires neufs de 71 places chacun.

Parallèlement, les travaux d’aménagement de la boucle Zénith, principale voie d’accès au Collège, ont été officiellement lancés. Une double action qui change déjà le quotidien des élèves et des parents.

Une route de 830 mètres pour désenclaver le collège

Ce chantier stratégique de 830 mètres ne se limite pas à la pose du goudron. Il comprend la réfection complète de la chaussée, la construction d’un système de drainage des eaux de pluie et l’installation de l’éclairage public pour sécuriser le trajet des écoliers.

Au-delà de la route, l’avenir du collège se dessine. Selon les sources de la présidence, les études techniques approfondies sont en cours pour planifier la réhabilitation et l’extension des bâtiments scolaires.

Des promesses aux actes : la méthode Tshisekedi

Cette célérité dans l’exécution traduit une nouvelle méthode de gouvernance. En transformant rapidement les préoccupations citoyennes exprimées lors de sa visite en réponses concrètes, le Président Tshisekedi place le suivi de ses engagements au cœur de l’action publique.

Pour le Chef de l’État, ce geste au Collège Bonsomi n’est pas isolé. Il s’inscrit dans sa vision constante qui fait de l’éducation le moteur du changement et le pilier de l’émancipation de la jeunesse congolaise.

Une vision qui considère que l’école n’est pas une charge, mais un investissement pour la nation. Former un enfant aujourd’hui, c’est préparer le cadre, l’ingénieur et le citoyen de la RDC de demain.

Gouvernement et ministère en action pour l’éducation nationale

Cette ambition présidentielle est portée au quotidien par le Gouvernement. Sous l’impulsion de la Première ministre Judith Suminwa, l’exécutif multiplie les efforts pour remettre l’école au centre des priorités budgétaires et infrastructurelles.

La matérialisation sur le terrain est assurée par le ministère de l’Éducation nationale et nouvelle citoyenneté. La ministre Raïssa Malu s’attelle à traduire le programme gouvernemental en actions visibles : mobilité scolaire, voirie d’accès et modernisation des infrastructures.

Dans le cadre du Programme national d’alimentation scolaire, le Gouvernement a lancé 78 cantines scolaires pilotes à travers le pays, à raison de 3 cantines par province administrative, comme inauguré à l’EP1 & 2 Sona Pangu le 4 septembre 2026. Une première phase pilote appelée à s’étendre progressivement sur toute l’étendue du territoire national.

L’impact est déjà mesurable. Une cantine fonctionnelle améliore la concentration, réduit l’absentéisme et maintient les enfants à l’école toute la journée. C’est une manière concrète de contribuer aux efforts engagés par le Gouvernement pour une éducation inclusive et de qualité.

Un impact direct pour les élèves et les parents

L’arrivée de ces deux bus de 71 places est une réponse directe au casse-tête du transport scolaire à Kinshasa. Elle va réduire le retard des élèves, alléger les charges des familles et améliorer la sécurité sur le chemin de l’école.

Avec la boucle Zénith, c’est tout un quartier qui sera désenclavé. Une route éclairée et drainée, c’est moins d’inondations en saison des pluies et plus de sécurité pour les milliers d’élèves qui empruntent cet axe au quotidien.

À travers le cas du Collège Bonsomi, c’est le modèle de l’école congolaise de demain qui se met en place : une école accessible, sécurisée et dotée de moyens modernes pour offrir à chaque enfant les mêmes chances de réussite.

RDC : la justice débloque 120 millions USD pour les victimes des activités de l’Ouganda

Le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, lance les réparations collectives pour les victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo. Une enveloppe globale de 120 millions de dollars américains est affectée à cette première phase.

C’est ce qu’annonce Guillaume Ngefa dans un communiqué du 9 septembre 2026. L’opération est pilotée à travers le Fonds spécial de Répartition de l’Indemnisation aux Victimes des Activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO).

Concrètement, le gouvernement affecte 30 millions USD à chacune des quatre provinces meurtries. Il s’agit de l’Ituri, de la Tshopo, du Haut-Uélé et du Bas-Uélé.

Des projets de santé, d’éducation et d’eau potable

Le ministre de tutelle précise que ces fonds ne seront pas distribués en espèces. Ils financeront des projets collectifs prioritaires répondant aux besoins réels des communautés touchées.

Les secteurs vitaux seront prioritaires, à savoir la santé, l’éducation, l’accès à l’eau potable, mais aussi le relèvement économique, le devoir de mémoire et la résilience communautaire.

Pour garantir la bonne utilisation des fonds, le gouvernement annonce des mécanismes stricts.

En effet, la sélection et l’exécution des projets se feront avec la participation directe des bénéficiaires, dans la transparence, la traçabilité et avec un impact social mesurable.

Une exécution de l’arrêt de la CIJ de 2022

Cette opération s’inscrit dans l’exécution de l’historique arrêt rendu le 9 février 2022 par la Cour Internationale de Justice (CIJ). La plus haute juridiction onusienne avait fixé à 325 millions de dollars américains le montant total que l’Ouganda doit verser à la RDC en réparation des préjudices subis.

À ce jour, Kampala a déjà versé 260 millions USD. Les 120 millions annoncés proviennent de cette cagnotte.

« La réparation est un devoir de justice et une responsabilité de l’État. Cette première phase doit permettre que les ressources destinées aux victimes contribuent effectivement à restaurer leur dignité et à reconstruire leurs communautés », a déclaré Guillaume Ngefa.

Selon le communiqué, les réparations individuelles interviendront dans une seconde phase. Cette étape est conditionnée à l’achèvement des opérations d’audit, de vérification et de validation des fichiers des victimes, conformément aux procédures du FRIVAO.

Pour le gouvernement, chaque indemnisation doit reposer sur des données fiables, consolidées, dans le respect total des principes d’équité et de traçabilité.

Avec ce lancement, la RDC marque le passage de la reconnaissance judiciaire du préjudice à sa réparation concrète sur le terrain.

De Lubumbashi à Kinshasa : le cuivre congolais renaît en œuvres d’art inspirées des masques traditionnels

À première vue, ces créations ressemblent à des masques surgis d’un autre temps. Pourtant, des artistes congolais les façonnent à partir d’une matière bien connue du sous-sol du pays : le cuivre de Lubumbashi. Dans une galerie de Kinshasa, ce métal emblématique du Haut-Katanga quitte l’univers industriel. Il devient une œuvre d’art où tradition et modernité se rencontrent.

Derrière chaque pièce, des artistes réinventent les formes ancestrales des masques dans une expression contemporaine. Ainsi, ils donnent naissance à des créations uniques.

Quand le cuivre devient une signature artistique

À la Galerie Symphonie des Arts, le cuivre ne se limite plus à une ressource minière. Il devient un véritable support d’expression.

« Il s’agit d’une feuille de cuivre provenant de Lubumbashi, travaillée ici par un artiste. Cette pièce est unique, il n’en existe pas une deuxième », explique Christa Göpfert, responsable de la galerie.

Selon elle, les artistes façonnent chaque œuvre grâce à des techniques artisanales. Elles permettent de créer des reliefs, des textures et des nuances impossibles à reproduire à l’identique.

Par conséquent, chaque création affirme sa propre identité. Chaque masque devient ainsi une œuvre exclusive.

Le secret des couleurs façonnées par le feu

L’une des particularités de ces œuvres réside dans leur palette de couleurs. Les artistes l’obtiennent grâce à une méthode qu’ils gardent précieusement secrète.

Ils travaillent le cuivre au feu de bois, notamment avec du charbon et d’autres matériaux spécifiques. Ce procédé se transmet entre artisans depuis plusieurs générations.

« Les couleurs sont obtenues par la cuisson au feu de bois. C’est un secret, les artistes ne nous expliquent pas comment ils procèdent », confie Christa Göpfert.

Au fil de la cuisson, le métal se transforme progressivement. Il révèle alors des teintes profondes qui renforcent le mystère de ces créations.

Les masques traditionnels réinventés

Au-delà de la technique, ces œuvres puisent leur inspiration dans le riche patrimoine culturel congolais.

Les artistes reprennent les lignes, les expressions et les motifs des masques traditionnels. Ensuite, ils les réinterprètent dans une esthétique contemporaine.

« Oui, il s’agit toujours d’un masque. La base de cette œuvre reprend les traits d’un masque congolais, mais elle a été réinterprétée dans une approche artistique contemporaine », souligne la responsable de la galerie.

Cette démarche fait dialoguer l’héritage culturel avec la création actuelle. Elle offre également une nouvelle lecture des symboles traditionnels.

Un métal stratégique au service de la culture

La RDC occupe la première place des producteurs africains de cuivre. Le Grand Katanga abrite en effet l’une des plus importantes réserves du continent.

Habituellement, ce métal alimente les industries électriques et technologiques. Cependant, ces créations montrent qu’il peut aussi devenir un matériau artistique capable de raconter une autre histoire du Congo.

À travers ces œuvres, les artistes valorisent les ressources locales. En parallèle, ils mettent en lumière un savoir-faire qui renforce le rayonnement de la création congolaise.

Enfin, la Galerie Symphonie des Arts rassemble des réalisations issues de plusieurs générations d’artistes. Elle transforme ainsi le cuivre congolais en ambassadeur du patrimoine culturel et de l’innovation artistique de la République démocratique du Congo.

Rentrée parlementaire : Augustin Kabuya sollicite le report de l’heure pour éviter la marche de l’opposition

Le député national, Augustin Kabuya, sollicite un aménagement horaire de la rentrée parlementaire prévue mardi 15 septembre 2026.

Dans une correspondance adressée au président de l’Assemblée nationale, Augustin Kabuya propose l’organisation de la cérémonie d’ouverture à 18 heures, pour éviter une confrontation avec la marche de l’opposition annoncée le même jour au Palais du Peuple.

L’élu de Mont-Amba justifie sa demande par des raisons de sécurité. Il évoque des risques de troubles à la circulation dans la ville de Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo.

Bien que le Palais du Peuple soit déclaré un site inviolable par la loi fondamentale, Kabuya reconnait toutefois le droit constitutionnel de tout citoyen congolais d’exercer des manifestations politiques. Mais il alerte sur les risques de tensions et de provocations devant cette institution publique.

Éviter l’instrumentalisation politique

Pour Augustin Kabuya, la situation pourrait être instrumentalisée. Elle pourrait porter atteinte à la sérénité et à la dignité des députés nationaux.

« Il ne faut donner à aucun acteur politique l’occasion de transformer la rentrée parlementaire en un espace d’affrontements, ni en une recherche de visibilité au détriment de l’image de la représentation nationale », a souligné le secrétaire général du parti présidentiel, UDPS.

Une rentrée sous tension

Cette demande intervient dans un contexte politique tendu. La rentrée de septembre est une date constitutionnelle et réglementaire.

La proposition faite par Augustin Kabuya tient ainsi à préserver cette date.

Cette mesure préventive, d’après lui, permettrait de sécuriser trois éléments à la fois. Il s’agit de la sécurité des députés nationaux, la liberté de circulation et le fonctionnement du Parlement.

Pour sa part, l’opposition n’a pas encore réagi à cette correspondance. Mais sa marche du 15 septembre reste maintenue selon plusieurs sources.

RDC–Royaume-Uni : Kinshasa prépare son offensive économique avant le forum de Londres

La République démocratique du Congo veut transformer son potentiel économique en investissements concrets. À moins de deux mois du Forum économique Royaume-Uni–RDC, prévu du 2 au 4 novembre 2026 à Londres, le gouvernement a officiellement lancé, mardi à Kinshasa, la phase préparatoire d’un rendez-vous présenté comme une nouvelle étape dans le rapprochement économique entre les deux pays.

Autour de la même ambition, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, et le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, ont réuni partenaires institutionnels et acteurs économiques pour encourager une mobilisation nationale avant cette rencontre internationale.

Pendant trois jours, le forum réunira des autorités publiques, des investisseurs, des chefs d’entreprise, des représentants du secteur privé britannique, des institutions financières ainsi que des membres de la diaspora congolaise, avec un objectif clair : faire émerger des partenariats commerciaux et des investissements durables.

Londres, vitrine des ambitions économiques congolaises

Pour les autorités congolaises, ce forum doit permettre de présenter au marché britannique des projets capables d’attirer des capitaux dans plusieurs secteurs stratégiques.

Présidente du UK–RDC Business Partnership Consortium et membre de la Chambre des Lords, la baronne Sandip Verma a lancé un appel aux entreprises, investisseurs, institutions et entrepreneurs afin qu’ils rejoignent cette initiative.

« Nous invitons les entreprises, les investisseurs, les institutions, les représentants gouvernementaux, les membres de la diaspora, les entrepreneurs et les professionnels à manifester leur intérêt pour participer à ce Forum économique Royaume-Uni–RDC », a-t-elle déclaré.

Selon elle, les travaux porteront notamment sur les opportunités d’investissement, les projets à fort potentiel ainsi que les mécanismes de coopération entre les secteurs public et privé des deux pays.

Des rencontres B2B (Business to Business) et B2G (Business to Government) sont également prévues afin de faciliter des échanges directs entre opérateurs économiques et décideurs.

Julien Paluku appelle les entrepreneurs à préparer leurs projets

À Kinshasa, le gouvernement souhaite arriver à Londres avec des dossiers solides.

Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a exhorté les opérateurs économiques, en particulier les jeunes entrepreneurs et les femmes cheffes d’entreprise, à identifier dès maintenant des projets suffisamment structurés pour séduire les investisseurs internationaux.

« Commencez à secouer vos gibecières pour identifier les projets qui disposent déjà d’un certain nombre d’études et pour lesquels nous assurerons une bonne promotion à Londres », a-t-il lancé.

Dans cette perspective, un comité préparatoire sera mis en place afin de coordonner les démarches administratives, notamment l’accompagnement des participants et les procédures liées à l’obtention des visas.

Pour le ministre, cette initiative s’inscrit dans la volonté d’accroître les échanges commerciaux entre la RDC et le Royaume-Uni, tout en renforçant la place du pays dans les chaînes de valeur africaines.

Le soft power économique au cœur de la stratégie de Kinshasa

Au-delà des enjeux commerciaux, Patrick Muyaya Katembwe voit dans ce forum un outil de rayonnement international.

Le ministre estime que cette plateforme constitue une occasion de renforcer le soft power congolais en améliorant l’image du pays auprès des partenaires économiques étrangers.

Les discussions ont également porté sur le climat des affaires et les garanties offertes aux investisseurs britanniques souhaitant développer leurs activités en RDC.

Patrick Muyaya a réaffirmé la volonté du gouvernement de poursuivre les réformes destinées à améliorer l’environnement des investissements et à consolider l’attractivité économique du pays.

Il a par ailleurs mis en avant les avancées enregistrées depuis l’arrivée du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo au pouvoir en 2019, estimant que la RDC dispose aujourd’hui d’atouts capables d’attirer davantage de capitaux internationaux.

Transformer l’intérêt britannique en investissements concrets

À Londres, Kinshasa entend défendre une vision ambitieuse : faire connaître ses potentialités économiques, valoriser ses projets d’investissement et convaincre les partenaires britanniques de miser sur le marché congolais.

Le Forum économique Royaume-Uni–RDC se présente ainsi comme une plateforme stratégique destinée à renforcer les relations économiques bilatérales, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de coopération entre les milieux d’affaires des deux pays.

Procès du général Christian Tshiwewe : la défense réclame sa libération et conteste la perquisition de sa résidence

La bataille judiciaire s’est poursuivie devant la Haute Cour militaire. Lors de l’audience du mardi 8 septembre, la défense du général d’armée Christian Tshiwewe Songesa, ancien chef d’état-major général des FARDC, a multiplié les contestations contre la procédure menée à son encontre, demandant à la fois l’annulation de plusieurs actes d’enquête et sa remise en liberté.

Face aux juges, Me Parfait Kanyanga, conseil de l’ancien patron de l’armée congolaise, a centré sa plaidoirie sur les irrégularités qu’il estime avoir entaché la perquisition de la résidence de son client, située dans la commune de Gombe, à Kinshasa.

La défense remet en cause la perquisition

Selon l’avocat, les éléments versés au dossier ne permettent pas d’établir régulièrement la saisie des armes et munitions de guerre attribuées au général Tshiwewe.

Il affirme que les procès-verbaux de saisie, dûment signés par le prévenu, sont absents du dossier. Il soutient également que les objets concernés n’auraient ni été placés sous scellés ni consignés auprès de l’Office de l’Auditeur général, comme l’exigerait la procédure.

Pour la défense, ces irrégularités doivent conduire la Haute Cour militaire à écarter l’infraction de détention illégale d’armes et de munitions de guerre retenue contre l’ancien chef d’état-major général.

« Vous allez déclarer que la procédure est nulle. Vous allez également dire que la perquisition est annulée », a plaidé Me Parfait Kanyanga.

Une détention jugée contraire au Code judiciaire militaire

L’avocat s’est également attaqué aux conditions de détention de son client.

Selon lui, le général Tshiwewe est resté plusieurs mois à la disposition des enquêteurs, alors que la garde à vue est strictement encadrée par le Code judiciaire militaire.

« Cette détention repose sur l’irrégularité », a soutenu la défense, estimant que les délais légaux n’ont pas été respectés.

Me Kanyanga considère que cette situation justifie une mainlevée de la détention, qu’il juge incompatible avec les garanties prévues par la loi.

Une demande de liberté provisoire sous résidence surveillée

À titre subsidiaire, la défense sollicite une mesure de liberté contrôlée, voire une résidence surveillée.

L’avocat invoque le statut particulier de son client, présenté comme un ancien haut responsable militaire détenteur de secrets liés à la défense nationale.

« C’est une haute personnalité dont la fuite n’est pas à craindre », a-t-il affirmé devant la Cour.

Pour appuyer sa demande, il a évoqué le précédent de l’ancien chef d’état-major Célestin Mbala, dont la comparution avait bénéficié, selon lui, de dispositions particulières en raison de ses fonctions antérieures.

Des accusations jugées imprécises

Au-delà de la contestation de la perquisition, la défense estime que plusieurs préventions retenues dans la décision de renvoi demeurent trop vagues.

Selon Me Kanyanga, certaines qualifications ne permettent pas de déterminer avec précision les faits reprochés au général Tshiwewe, ce qui porterait atteinte aux droits de la défense.

L’avocat a également soulevé des réserves sur le choix de poursuivre plusieurs prévenus sous un même numéro de dossier, estimant que chaque accusé devrait être confronté à une qualification pénale individualisée.

Une affaire impliquant plusieurs hauts gradés des FARDC

À l’issue de cette audience, la Haute Cour militaire a renvoyé l’affaire au 15 septembre 2026, afin de permettre aux avocats des autres prévenus de présenter leurs répliques.

Ce procès implique plusieurs officiers généraux et supérieurs des FARDC, ainsi que certains civils, parmi lesquels John Numbi, Maurice Nyembo Kufi, Chinyabuuma Kamukinde, Ngoy wa Kabila John, Sangwa Muhemedi John, Mukombozi Zahinda Guy et Sangwa Lumbu Pathy.

Trois prévenus — John Numbi, Pascal Nyembo Muyumba, ancien directeur général du CEEC, et le colonel Tshinabo Kenge Christophe — sont considérés comme étant en fuite. À leur égard, l’Auditeur général des FARDC a requis que le défaut soit retenu, conformément aux articles 326 et 327 du Code judiciaire militaire.

Les accusés sont poursuivis pour des chefs particulièrement lourds, notamment complot, trahison, apologie du terrorisme, propagation de faux bruits, violation des consignes, désertion à l’étranger, détention illégale d’armes et de munitions de guerre, ainsi que l’incitation de militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline.

Ce procès s’inscrit dans un contexte sécuritaire particulièrement sensible pour la RDC, marqué par la poursuite de la guerre dans l’est du pays face à la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda selon les autorités congolaises.

Affaire FRIVAO : le verdict dans le procès de Constant Mutamba reporté au 18 septembre

Le verdict attendu dans l’affaire FRIVAO devra patienter. Alors que la Cour de cassation devait rendre sa décision ce mercredi 9 septembre 2026, le prononcé de l’arrêt concernant l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba Tungunga et Chançard Bolukola Osony a finalement été reporté au 18 septembre.

L’annonce a été faite par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) dans un communiqué officiel, mettant fin aux attentes autour de cette audience particulièrement suivie.

La Cour de cassation réclame un délai supplémentaire

Selon le CSM, la chambre chargée d’examiner le dossier a sollicité un délai supplémentaire afin de poursuivre l’analyse des pièces versées à la procédure.

Le premier président de la Cour de cassation a accédé à cette requête, fixant ainsi la nouvelle date du prononcé de l’arrêt au vendredi 18 septembre 2026.

Ce renvoi intervient alors que cette procédure figure parmi les dossiers judiciaires les plus médiatisés de ces derniers mois en République démocratique du Congo.

Plus de 20 millions de dollars au cœur du dossier FRIVAO

Dans cette affaire, Constant Mutamba Tungunga, ancien ministre de la Justice, et Chançard Bolukola Osony, ancien coordonnateur intérimaire du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO), sont poursuivis pour un présumé détournement de plus de 20 millions de dollars.

Le ministère public et les parties civiles accusent les deux prévenus d’avoir irrégulièrement géré des fonds destinés à l’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda sur le territoire congolais.

Un verdict désormais attendu le 18 septembre

Le report prolonge l’attente autour d’une décision susceptible de marquer une étape importante dans ce dossier emblématique.

Sauf nouveau renvoi, la Cour de cassation devrait rendre son arrêt le 18 septembre 2026, une échéance désormais scrutée par les observateurs de la justice congolaise et les parties impliquées dans l’affaire FRIVAO.

Kinshasa : stationnement interdit sur l’avenue Colonel Monjiba et aux abords des écoles

Le ministre provincial du Plan, Budget, Fonction Publique, Emploi, Tourisme, Transports et Mobilité Urbaine, Jésus-Noël Sheke, a interdit à tout véhicule de stationner sur l’avenue Colonel Monjiba et aux abords des établissements scolaires situés dans cette zone.

La décision, annoncée dans un communiqué du 8 septembre, s’inscrit dans les mesures arrêtées par le gouvernement provincial pour assurer la sécurité des élèves et fluidifier la circulation.

La mesure s’applique en attendant le plan particulier de circulation de la zone A, qui couvre le secteur de Monjiba, dont la mise en œuvre est prévue à partir du 20 septembre prochain.

Une interdiction sans exception

L’interdiction concerne les propriétaires de véhicules, les parents d’élèves, les enseignants et toute personne fréquentant les écoles de Monjiba.

« Dès lors, la dépose et la récupération des élèves devront impérativement s’effectuer dans le strict respect de cette disposition, évitant ainsi toute immobilisation inconsidérée des véhicules sur le boulevard », souligne le document. L’objectif, poursuit-il, est d’éviter les embouteillages aux heures de pointe.

Fourrière, saisie et sanctions

Selon le communiqué, la Régie des fourrières et de contrôle technique des véhicules de Kinshasa (RFCK) et la Brigade spéciale pour la protection de l’environnement (BSPE) sont instruites. Elles sont appuyées par la police de circulation routière, pour veiller à l’application rigoureuse de la mesure.

En cas d’échec, l’immobilisation forcée sera appliquée. La saisie du véhicule et sa conduite en fourrière sont prévues.

« Tout contrevenant s’expose aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur », rappelle le document.

Le calvaire quotidien de Monjiba

L’avenue Colonel Monjiba est l’une des plus engorgées de Kinshasa. Elle relie le centre-ville à l’ouest de la capitale.

Chaque matin et chaque soir, aux heures d’entrée et de sortie des classes, l’axe devient impraticable. Les véhicules garés en double, voire en triple file devant les écoles et bloquent la chaussée.

Cette situation réduit ainsi la visibilité et augmente les risques d’accidents pour les écoliers qui traversent.

La décision du gouvernement provincial va donc soulager les automobilistes et surtout sécuriser les enfants.

En libérant les trottoirs et les abords des écoles, elle fluidifie la circulation. Elle marque aussi le début d’une nouvelle politique de mobilité à Kinshasa. Une politique qui vise à mettre fin au stationnement anarchique, source majeure d’embouteillages dans la ville.

Kinshasa : le gouvernement dément toute pénurie de carburant

La ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola, a démenti la pénurie de carburant à Kinshasa. La mise au point est contenue dans un communiqué publié mardi 8 septembre 2026.

Selon le communiqué, les stocks nationaux sont largement suffisants. Ils assurent l’approvisionnement des stations-service et couvrent tous les besoins des consommateurs.

Toutefois, la ministre confirme des files d’attente observées devant certaines stations-service de la capitale. Mais elle dément toute rupture de stock.

« La distribution se poursuit régulièrement et de manière continue. Les difficultés sont ponctuelles », a-t-elle rassuré, soulignant qu’elles ne viennent pas d’un manque de carburant.

Les embouteillages pointés du doigt

Pour Acacia Bandubola, les contraintes touchent l’acheminement et la distribution. Les embouteillages à Kinshasa ralentissent la circulation des camions-citernes. Par conséquent, les opérations de livraison sont retardées.

Ce n’est donc pas un problème de disponibilité. C’est un problème de logistique urbaine.

En effet, la ministre de tutelle annonce l’organisation de la réponse adéquate. À l’en croire, les services compétents identifient les zones et les stations qui n’ont pas été suffisamment desservies. L’objectif est de les approvisionner dans les meilleurs délais.

Cette démarche s’accompagne d’une intensification des livraisons.

Le gouvernement mise sur des rotations de nuit. L’idée est d’assurer une desserte aussi régulière que possible de toutes les stations-service.

L’appel au calme du gouvernement

Le ministère lance un appel clair à la population.

« Il n’est pas nécessaire de se précipiter vers les stations-service. Il est inutile de constituer des stocks par crainte d’une pénurie », a-t-il précisé.

Ces mouvements de panique, poursuit-il, risquent d’accentuer les risques d’attente.

Le carburant est disponible. Les livraisons se poursuivent. Les réserves nationales sont largement suffisantes.

Par ailleurs, le gouvernement réaffirme son engagement à veiller à la continuité de l’approvisionnement du pays, et à garantir le bon fonctionnement de la chaîne de distribution des produits pétroliers.

À l’UNESCO, Raïssa Malu défend une utilisation progressive de l’intelligence artificielle dans l’éducation en RDC

La République démocratique du Congo a porté sa voix sur l’avenir de l’intelligence artificielle dans l’éducation. À l’occasion de la Semaine de l’apprentissage numérique, organisée du 8 au 11 septembre au siège de l’UNESCO à Paris, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a défendu une approche progressive de l’intégration de l’IA dans les écoles congolaises.

Réunissant des ministres de l’Éducation de plusieurs pays ainsi que des experts du secteur éducatif, cette rencontre internationale vise à réfléchir aux défis et aux opportunités qu’offre l’intelligence artificielle pour l’enseignement.

La RDC privilégie une progression plutôt qu’un âge unique

Prenant la parole en séance plénière autour du thème « Existe-t-il un âge approprié pour l’intelligence artificielle dans l’éducation ? », Raïssa Malu a expliqué que la RDC ne souhaite pas fixer un âge universel pour tous les usages de cette technologie.

« Pour la République démocratique du Congo, il n’existe pas un âge unique pour tous les usages de l’intelligence artificielle dans l’éducation. Notre approche repose plutôt sur une progression : comprendre les technologies, apprendre à les utiliser, puis gagner progressivement en autonomie, dans un cadre protecteur », a-t-elle déclaré.

Selon la ministre, l’introduction de l’IA doit accompagner le développement des compétences numériques des élèves tout en respectant leur niveau de maturité.

L’enseignant reste au cœur de l’apprentissage

Au cours de son intervention, Raïssa Malu a insisté sur le rôle irremplaçable des enseignants dans l’utilisation des outils d’intelligence artificielle.

Elle a estimé que ces technologies peuvent alléger certaines tâches pédagogiques, sans pour autant remplacer l’accompagnement humain indispensable dans le processus éducatif.

« L’IA peut soutenir le travail de l’enseignant ; elle ne doit pas se substituer à lui, ni placer l’enfant seul face à un agent conversationnel », a-t-elle rappelé.

La ministre a également évoqué les recommandations de l’UNESCO, qui préconisent de ne pas autoriser un usage indépendant de l’IA avant l’âge de 13 ans, tout en soulignant que ce repère international doit être adapté au contexte juridique et pédagogique de la RDC.

Quatre garanties pour encadrer l’IA à l’école

Au-delà de la question de l’âge, Raïssa Malu a plaidé pour une régulation fondée sur quatre garanties essentielles afin de protéger les enfants.

Elle a d’abord insisté sur la protection des données, estimant que leur collecte doit être limitée au strict nécessaire. Elle a ensuite évoqué la nécessité de moduler l’accès aux outils selon l’âge des élèves et les activités concernées.

La ministre a également souligné l’importance de disposer de contenus adaptés aux mineurs, avec des mécanismes permettant de signaler les contenus ou comportements problématiques. Enfin, elle a affirmé que l’autonomie de l’IA doit rester encadrée, en précisant qu’un système d’intelligence artificielle ne devrait jamais décider seul de l’évaluation, de l’orientation ou d’une décision importante concernant un enfant.

Par cette intervention à l’UNESCO, la RDC entend contribuer au débat international sur l’intelligence artificielle tout en affirmant sa volonté de construire un cadre d’utilisation qui place la protection des élèves et le rôle des enseignants au cœur de la transformation numérique de l’éducation.