Ebola en RDC : l’ombre du virus ressurgit dans l’est – alerte maximale de l’Africa CDC

C’est une nouvelle qui glace le sang, venue des forêts de l’est congolais. Ce vendredi, le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) a officiellement déclaré une épidémie de maladie à virus Ebola dans la province de l’Ituri, en République démocratique du Congo. Et ce n’est pas une simple formalité administrative : l’institution parle d’un risque élevé de propagation régionale.

Dans les zones de santé de Mongwalu et Rwampara, un chiffre inquiétant circule déjà sous le manteau des agents de santé : 246 cas suspects, 65 morts. Parmi eux, quatre décès ont été formellement liés au virus en laboratoire. À Bunia, chef-lieu de l’Ituri, d’autres cas suspects attendent leur verdict. La tension monte, et avec elle, une question cruciale : quel visage a ce nouvel Ebola ?

Une souche inconnue, une course contre la montre

Les premières analyses de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) ont livré un résultat troublant : sur 20 échantillons, 13 sont positifs au virus Ebola… mais pas la souche Zaïre, la plus redoutée et la plus connue en RDC. « Non-Zaïre », écrivent les experts. Un mystère scientifique qui complique la riposte.

Le séquençage génétique est en cours. D’ici 24 à 48 heures, on saura peut-être si l’on a affaire à la souche Soudan, ou à une autre variante. Pendant ce temps, les équipes sanitaires avancent en terrain miné, littéralement et métaphoriquement.

Frontières poreuses, insécurité et mines : la tempête parfaite

L’Africa CDC ne cache pas son angoisse. Plusieurs facteurs transforment cette épidémie en bombe à retardement :

  • La mobilité des populations : les travailleurs miniers circulent sans cesse entre l’Ituri, l’Ouganda et le Soudan du Sud.

  • L’insécurité locale : certaines zones sont encore en proie à des groupes armés, rendant les interventions sanitaires périlleuses.

  • La densité urbaine : Bunia, avec ses quartiers entassés, est un terrain de jeu idéal pour un virus hautement contagieux.

Face à ce constat, une réunion d’urgence de haut niveau a été convoquée ce vendredi même. Autour de la table : les autorités sanitaires congolaises, ougandaises et sud-soudanaises, l’OMS, l’UNICEF et d’autres partenaires internationaux. L’objectif ? Éviter que l’histoire ne se répète – celle des épidémies qui franchissent les frontières dans le silence des regards.

La chute : un appel qui ne veut rien dire… et tout

« La détection précoce, l’isolement rapide des cas et l’implication communautaire restent essentiels pour stopper la transmission. »

Cette phrase, l’Africa CDC la répète à chaque épidémie. Mais en Ituri, ces mots pèsent lourd. Parce que derrière les chiffres, il y a des femmes, des enfants, des mineurs de fond, des familles entières qui n’ont parfois même pas accès à l’eau potable pour se laver les mains.

Alors que les équipes de surveillance traquent les contacts et que les morts sont enterrés dans la discrétion des protocoles sécurisés, une seule chose est sûre : le virus ne connaît pas les lignes tracées sur les cartes. Seule une réponse régionale coordonnée, rapide et humaine pourra écrire la fin de ce chapitre.

En attendant, un conseil des autorités résonne comme un ultimatum : signalez tout symptôme suspect. Et priez pour que le séquençage ne révèle pas le pire.

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Kongo Central : le sort du gouverneur Bilolo suspendu à un quorum fantôme – la plénière capote !

Le fauteuil du gouverneur tient toujours… par un fil. Ce mercredi 13 mai à Matadi, les débats tant attendus sur le sort de Grâce Bilolo ont tourné court. Faute d’un nombre suffisant de députés provinciaux dans l’hémicycle, la séance plénière consacrée à l’examen des réquisitoires du procureur général près la Cour de cassation a été purement et simplement suspendue.

Une douche froide pour les observateurs qui espéraient enfin une avancée dans ce feuilleton judiciaire et politique qui agite la province depuis plusieurs jours.

Une pléniire suspendue… les élus aux abonnés absents

L’Assemblée provinciale avait pourtant repris le chemin des débats ce mercredi. L’ordre du jour était clair : poursuivre l’examen des réquisitoires du parquet général, un document sensible visant directement l’autorité provinciale.

Mais voilà. Dans l’hémicycle, les bancs sont restés désespérément clairsemés. Sans quorum, pas de délibération possible. Le constat est tombé, sec, comme un couperet :

« Nous avons poursuivi la séance plénière entamée le jeudi 7 mai et reprise ce mercredi 13 mai. Il était question de continuer l’examen des réquisitoires du procureur général contre le gouverneur de province » , a sobrement expliqué Guylain Panzu, avant d’acter la suspension.

Résultat : aucune décision, aucun vote. Et le gouverneur Grâce Bilolo, dont l’immunité est au cœur du débat, repart avec un sursis providentiel.

Tensions, consultations et opinion publique sous tension

Derrière ce faux-semblant technique, c’est tout un climat politique fiévreux qui affleure. Selon des sources parlementaires, les élus provinciaux sont profondément divisés sur la conduite à tenir. Faut-il autoriser les poursuites judiciaires contre le gouverneur ? Ou bloquer la procédure pour raisons politiques ?

Car l’enjeu est de taille. Conformément à la loi congolaise, c’est bien l’Assemblée provinciale qui détient la clé : en examinant les réquisitoires, les députés peuvent lever ou non l’immunité de Grâce Bilolo, ouvrant ainsi la voie à d’éventuelles poursuites.

Pour l’instant, le suspense reste entier.

« Des consultations sont en cours entre les responsables de l’Assemblée provinciale pour réunir les conditions nécessaires à la tenue des débats » , indique-t-on du côté du secrétariat de l’assemblée.

Aucune nouvelle date n’a encore été officiellement annoncée.

Dans la rue et sur les réseaux sociaux, l’impatience gagne du terrain. De nombreux observateurs du Kongo Central appellent les institutions provinciales à la transparence et au strict respect des procédures légales. Personne ne veut d’une affaire qui traîne indéfiniment, dans l’opacité ou sous la pression des intérêts politiques.

Reste désormais à savoir si, lors d’une prochaine tentative, les élus se déplaceront en nombre. Car dans ce bras de fer judiciaire, un absent vaut parfois bien un vote. Et pour Grâce Bilolo, chaque fauteuil vide est, pour l’instant, une petite victoire.

Macron refuse les sanctions contre le Rwanda : « Punir Kigali, c’est perdre Kagame »

Et si les sanctions américaines contre Kigali étaient contre-productives ? C’est le pari risqué qu’a fait Emmanuel Macron ce mardi, depuis Nairobi, où il participait au sommet Forward Africa.

Invité de France 24, RFI et TV5 Monde, le président français a brisé la solidarité occidentale apparente. Alors que Washington a récemment frappé l’armée rwandaise (RDF) de sanctions, Macron, lui, choisit une tout autre voie : le dialogue, coûte que coûte.

“Mettre le Rwanda au banc ne le rendra pas coopératif” – le coup de semonce de Macron

Le constat du chef de l’État français est sans appel. Malgré l’accord de paix signé en décembre dernier sous la médiation de Donald Trump, la paix n’est toujours pas totale dans l’Est de la RDC. Et les sanctions américaines ? Une impasse, selon lui.

“Si aujourd’hui tout le monde se précipite, parce que les Américains l’ont fait, à mettre le Rwanda au banc, il y a peu de chances qu’on convainque Kigali d’avoir une politique coopérative”, a-t-il martelé.

Paris refuse donc d’emboîter le pas à Washington et à l’Union européenne sur la voie des mesures punitives. À la place, Macron prône un “dialogue respectueux” entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame, élargi à l’Ouganda et au Burundi. Son obsession : remettre tout le monde autour de la table, médiateurs américains, qataris et régionaux confondus, sous la houlette de l’Union africaine.

La feuille de route française en quatre piliers : souveraineté, dialogue et lutte antiterroriste

Emmanuel Macron ne se contente pas de critiques. Il propose une alternative structurée autour de quatre engagements forts :

  1. Souveraineté de la RDC : retrait de toutes les forces étrangères présentes sur le sol congolais (pas seulement rwandaises).

  2. Dialogue politique direct entre Kinshasa et le M23.

  3. Retour de l’État à l’Est : reprise sécuritaire par les forces congolaises, avec un volet spécifique contre les FDLR.

  4. Coopération antiterroriste régionale contre les groupes armés qui déstabilisent toute la zone.

“Ce travail doit remettre toutes les médiations autour de la table”, a insisté le président français, tout en reconnaissant que les prédations économiques sur les ressources de l’Est restent un nœud central du conflit.

Et l’Union africaine dans tout ça ? Macron veut en faire le chef d’orchestre unique de la paix, pour mettre fin à “l’éparpillement” des initiatives. Pari audacieux, alors que les balles continuent de tuer à l’Est. Mais pour Paris, isoler Kigali serait une erreur stratégique. Reste à savoir si cette voix dissonante portera ses fruits… ou sera perçue comme un aveu de faiblesse.

Football: Bakambu et le Real Betis retournent en Ligue des Champions 21 ans après

Le Real Betis Balompié a validé son ticket en Ligue des Champions pour la saison 2026-2027. Le club andalou a assuré mathématiquement sa 5e place en Liga lors de la 36e journée, après sa victoire 2-1 contre Elche le 12 mai 2026.

Avec 57 points, il compte 7 points d’avance sur le Celta Vigo à deux journées de la fin du championnat. C’est la première qualification du Betis dans la compétition reine depuis la saison 2005-2006.

Une qualification historique pour Pellegrini

Cette performance s’inscrit dans la continuité du projet mené par Manuel Pellegrini. L’entraîneur chilien signe ainsi sa 6e qualification européenne consécutive avec le club verdiblanco.

L’Espagne bénéficie cette année de cinq places en phase de ligue grâce aux places de performance européenne attribuées par l’UEFA. Le Betis sera donc au rendez-vous parmi les 36 équipes engagées.

Victoire contre Elche et scénario favorable

Le match contre Elche a basculé en faveur du Betis grâce à un but de Cucho Hernández dès la 9e minute et à la réalisation décisive de Pablo Fornals à la 68e. La défaite du Celta Vigo contre Levante dans le même temps a scellé l’affaire.

Le stade de La Cartuja a explosé de joie, 21 ans après la dernière apparition du club dans la compétition.

Bakambu en fin de contrat en juin 2026

Pour Cédric Bakambu, cette qualification arrive au bon moment. L’attaquant congolais de 35 ans fait partie de l’effectif depuis février 2024. Il a brillé avec le club cette saison sur le plan européen, bien que son temps de jeu en Liga reste limité.

Le contrat de l’international Congolais avec le Real Betis court jusqu’au 30 juin 2026. Sauf changement, cette fin de saison marque la dernière ligne droite de son aventure à Séville.

Cap sur la Coupe du Monde avec la RDC

Cette qualification permet à Bakambu d’aborder la Coupe du Monde 2026 avec un moral au plus haut. La RDC entre en lice le 17 juin prochain contre le Portugal dans le tournoi organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

« Baka Goal » va retrouver sa sélection nationale avec le statut de joueur qualifié en C1. Le léopard congolais est prêt à affronter les plus grandes stars mondiales lors de cette fête du football.

Kasaï 1 et Kasaï 2 : Le PAAF lance le paiement des bourses scolaires des élèves filles

Le Ministère de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté, via le Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles, a lancé depuis le 8 mai 2026 la phase de généralisation du paiement des bourses scolaires. Désormais, les élèves filles des écoles publiques mixtes du Kasaï 1 et Kasaï 2 reçoivent 50% des frais scolaires. Ensuite, un audit indépendant validera les versements avant le décaissement du second palier de 50%.

Un déblocage après optimisation du processus

Dans son communiqué daté du lundi 11 mai 2026, le ministère explique ce démarrage par l’optimisation du circuit de décaissement. Cette amélioration découle d’une concertation technique avec la Banque mondiale. Ainsi, le gouvernement veut lever les barrières financières à la scolarisation des filles. Il veut également réduire les retards observés durant les phases pilotes.

Par ailleurs, cette étape s’inscrit dans les engagements du Gouvernement congolais pour l’égalité d’accès à l’éducation.

Des frais scolaires partiellement couverts

Pour cette première phase, chaque école éligible reçoit une dotation couvrant :

  • 50% du total des frais scolaires ;
  • Les frais de bulletin, minerval et scolarité ;
  • Les frais liés aux épreuves certificatives, notamment le Test National de Sélection et d’Orientation Scolaire et Professionnelle (TENASSOP) et l’Examen d’État (EXETAT) pour les finalistes.

Le communiqué précise que le solde de 50% sera versé après la clôture d’une mission d’audit de conformité. Cette mission vérifiera l’effectivité des paiements ainsi que l’exactitude des listes d’élèves.

En outre, le PAAF réaffirme sa ligne de conduite : rigueur, transparence et redevabilité dans la gestion des fonds publics et des ressources des partenaires.

Distribution des cartes SIM

Les ONG ACDHI, CARITAS LUEBO, LIZADEEL et ACD remettent les cartes SIM nécessaires aux transactions monétaires.

Pour les écoles de la phase pilote, les duplicatas en cas de perte sont délivrés uniquement au Bureau PAAF de Tshikapa. Ainsi, ce dispositif vise à sécuriser les paiements mobiles destinés aux tuteurs.

Dix écoles pilotes concernées à Tshikapa 2

La phase initiale de généralisation cible dix écoles de la sous-division Tshikapa 2. Au total, elles regroupent 1 923 élèves filles.

Parmi ces établissements figurent l’Institut Muyamba Ngo 1, l’Institut Muimbu Shakalau, l’Institut Mwangu Maker, l’Institut Mbimbi, l’IDAP/ISP Tshikapa, l’ITIP Molik, l’Institut Technique de Dibumba, l’Institut Tobi, le Collège Pierre Célestin et l’Institut Dijadika.

Un levier pour l’autonomisation des filles

Le PAAF, financé par la Banque mondiale, vise à maintenir 1,2 million de filles à l’école en République démocratique du Congo d’ici 2028. Pour y parvenir, le programme combine bourses, sensibilisation communautaire et distribution de kits scolaires.

Selon UNICEF RDC, le taux de rétention des filles au primaire dans le Grand Kasaï restait inférieur à la moyenne nationale en 2024. C’est pourquoi ces provinces bénéficient d’un ciblage prioritaire.

Revue à mi-parcours du PAAF à Kinshasa

La ministre d’État Raïssa Malu a ouvert, le lundi 11 mai 2026 à Kinshasa, la revue à mi-parcours du PAAF.

Cette rencontre a réuni des experts, des partenaires techniques et des coordonnateurs provinciaux. Ensemble, ils ont évalué l’exécution du projet depuis son lancement. L’objectif consiste à mesurer les résultats obtenus, identifier les blocages opérationnels et réajuster les interventions. À terme, le programme veut garantir un accès effectif des filles au secondaire dans les dix provinces ciblées avant décembre 2028.

Un bilan sans complaisance exigé

Lors de ces assises, Raïssa Malu a qualifié cet exercice de « moment de vérité ». Elle a alors insisté sur la nécessité d’un bilan sans complaisance. Selon elle, les ambitions du programme doivent être confrontées aux réalités du terrain.

De plus, la ministre a pointé les lenteurs dans l’octroi des bourses scolaires au Kasaï. Elle a donc exigé des procédures plus rapides, plus rigoureuses et plus transparentes. Enfin, elle a rappelé que le PAAF s’inscrit dans la vision du Gouvernement congolais.

D’après elle, ce projet doit produire des résultats tangibles pour les populations, y compris dans les zones touchées par l’insécurité.

400 millions USD mobilisés jusqu’en 2028

Le PAAF mobilise un financement de 400 millions USD accordé par la Banque mondiale. Une part importante du programme concerne le recrutement et la formation de 5 000 nouvelles enseignantes du secondaire dans les écoles publiques des provinces bénéficiaires.

Entré en vigueur le 24 juillet 2023, le projet se poursuivra jusqu’au 29 décembre 2028. Il couvre le Kasaï, le Kasaï-Central, le Kasaï-Oriental, le Sud-Kivu, l’Ituri, Kinshasa, le Kongo-Central, le Kwilu, la Lomami et le Nord-Kivu.

Enfin, cette revue s’aligne sur le plan quinquennal 2024-2029 du Gouvernement congolais. Ce programme fait de l’éducation des filles et de la qualité des apprentissages un levier prioritaire pour renforcer la résilience et l’inclusion du système éducatif national.

Rocade de Kinshasa : Judith Suminwa sur le terrain – “Un poumon routier pour sauver la capitale de l’asphyxie !”

Elle y est allée voir de ses propres yeux. Ce mardi, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a posé ses bottes sur le chantier colossal de la rocade de Kinshasa. Son objectif était clair : s’assurer que ce projet, attendu comme une bouée de secours par des millions d’habitants, tienne toutes ses promesses.

Accompagnée du gouverneur Daniel Bumba, de plusieurs ministres et des poids lourds de l’Agence congolaise des grands travaux, la cheffe du gouvernement a passé en revue ce futur périphérique. Ce dernier doit libérer Kinshasa de ses célèbres embouteillages.

“Une route à deux voies de chaque côté” : le remède anti-embouteillages

Premier constat de cette visite : le chantier avance bien. De Ndjovu à Boma, en passant par Mitendi, les engins restent à l’œuvre. Judith Suminwa a affiché sa satisfaction face aux aménagements déjà visibles, notamment les murs de soutènement anti-érosions.

“Vous voyez les accotements, ces murs pour éviter les érosions. Ce sera une route de deux voies de chaque côté. Ainsi, la circulation deviendra beaucoup plus fluide”, s’est-elle réjouie.

Le point d’orgue du projet reste toutefois l’échangeur prévu à Mitendi. La RN1 passera au-dessus, tandis que la rocade filera en dessous. Cette prouesse technique créera une véritable artère de contournement. Grâce à elle, les usagers pourront rejoindre Matadi ou l’aéroport de N’djili sans traverser le cœur saturé de la capitale.

Le dernier obstacle : expropriations et indemnisations

Si la Première ministre a salué l’avancée technique du chantier, elle a également évoqué le point sensible des indemnisations, notamment à Ndjoku. En effet, plusieurs familles doivent être dédommagées avant la fin des travaux.

Bonne nouvelle toutefois : un accord a été trouvé avec les partenaires chinois de Sicomines. Judith Suminwa a ensuite pris un engagement clair :

“Toutes les indemnisations seront finalisées d’ici 2027 au plus tard. Ainsi, le projet pourra être achevé en septembre 2027 comme convenu.”

Par ailleurs, la Première ministre a dévoilé un prolongement spectaculaire. Une future route longerait le fleuve Congo afin de relier cette nouvelle rocade directement à l’aéroport international de N’djili. Ce projet pourrait transformer durablement la mobilité des 17 millions d’habitants de Kinshasa.

Enfin, Judith Suminwa a promis un suivi rapproché du chantier. Elle supervisera elle-même la coordination entre les ministères des Infrastructures, de l’Urbanisme, des Affaires foncières et la ville de Kinshasa. Désormais, la guerre contre les embouteillages est officiellement déclarée.

RDC – FARDC : Luvungi libérée, l’armée congolaise entre en héros sous les acclamations

Un souffle de liberté a traversé la plaine de la Ruzizi, ce mardi 12 mai 2026. Après des mois d’occupation sous la coupe des rebelles du M23 et des troupes rwandaises, l’agglomération de Luvungi, dans le territoire d’Uvira au Sud-Kivu, a enfin vu arriver ses libérateurs : les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Et l’accueil fut à la hauteur de l’attente.

Une entrée triomphale sous les vivats

En début d’après-midi, les premiers soldats congolais ont pénétré dans la localité. Selon le porte-parole des opérations Sukola 2 Sud-Sud-Kivu, le sous-lieutenant Reagan Mbuyi Kalonji, des centaines d’habitants sont sortis de leurs maisons pour acclamer les militaires.

« C’était une ambiance de liesse populaire, des chants de joie et des cris de soutien aux FARDC », a-t-il décrit, visiblement marqué par l’émotion des retrouvailles entre une population éprouvée et son armée.

Car ici, on n’oublie pas. Pendant des mois, Luvungi a vécu sous la pression des troupes rwandaises et de leurs alliés locaux : M23, Twirwaneho, Red Tabara-FNL. Un calvaire quotidien que les habitants espèrent désormais voir s’éloigner définitivement.

La paix de retour, mais des menaces persistent

Si Luvungi est libérée, l’armée congolaise reste prudente. À Katogota, localité voisine, des éléments du M23 sont encore présents. Plus inquiétant encore, des combattants ont été aperçus à Kamanyola, cité frontalière stratégique du Sud-Kivu.

Les forces rwandaises (RDF), quant à elles, ne semblent pas avoir totalement lâché prise. Selon le sous-lieutenant Reagan Mbuyi Kalonji, elles ont même installé des armes lourdes sur les collines de Bugarama, côté rwandais. Une posture qui leur permet de garder un contrôle militaire sur Kamanyola et ses environs.

Autrement dit : la guerre n’est pas finie, mais le rapport de force a changé.

Un recul stratégique ou une avancée diplomatique ?

Depuis samedi, les FARDC réinvestissent progressivement les positions abandonnées par l’AFC/M23. Après Sange, Nyakabere, Mutarule et Luberizi, c’est donc au tour de Luvungi de retrouver la souveraineté congolaise.

Pour l’armée, cette dynamique est le fruit d’une double pression : militaire sur le terraindiplomatique dans les coulisses. Le gouvernement congolais aurait mené des efforts soutenus pour obtenir ce retrait.

Mais du côté du M23, on ne parle ni de défaite, ni de recul. Le mouvement rebelle préfère évoquer un « repositionnement tactique » et un « signe de bonne foi » dans le cadre du processus de paix. Une lecture des événements qui laisse planer un doute sur la suite.

Et maintenant, pour la population ?

À Luvungi, la priorité est ailleurs. Après des mois d’occupation, les habitants rêvent d’un retour progressif de la sécurité et d’une reprise des activités socio-économiques. Les chants d’hier après-midi en témoignent : l’espoir renaît, fragile mais vivace.

Reste à savoir si cette embellie tiendra ses promesses. Car tant que Kamanyola restera sous influence rwandaise, et que les armes lourdes pointeront depuis les collines de Bugarama, la plaine de la Ruzizi retiendra son souffle.

FECOFA : Veron Mosengo seul en lice, l’élection du 20 mai 2026 déjà jouée ?

Le football congolais retient son souffle. À moins de dix jours du scrutin prévu le 20 mai 2026, la Fédération congolaise de football association (FECOFA) vient de rendre une décision qui pourrait bien sceller d’avance l’issue du vote.

Ce mardi 12 mai, la Commission électorale de la FECOFA a officiellement validé la candidature unique de Véron Mosengo à la présidence de l’instance. Une annonce qui ne manque pas de faire réagir, tant les mois précédant l’élection ont été agités.

Recours rejetés, désistements actés

Plusieurs candidats avaient déposé des recours pour contester le processus. Mais la Commission de recours électoral, qui statue en dernier ressort, les a déclarés recevables mais non fondés. Parmi les recalés : Jean-Claude Mukanya Kabeya, Kevin Issa Mutshioko, Aziz Makukula, Rainier-Patrice Mangenda Suku Swa et Jean-Max Mayaka Bolotosako.

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Par ailleurs, d’autres prétendants ont choisi de jeter l’éponge. Christophe Nonda Shabani, Bosco-Michel Mwehu Beya Kofela et Jean-Didier Masamba Malunga se sont officiellement désistés.

Résultat : sur la ligne de départ, il ne reste qu’une seule équipe – celle menée par Véron Mosengo, accompagné de 14 membres formant sa liste complète.

Accusations de fraude : le tollé d’un candidat débouté

Mais ce quasi-plébiscite par défaut ne se fait pas sans remous. Dans une lettre adressée le 9 mai à la Commission électorale, Rainier-Patrice Mangenda Suku Swa dénonce un processus entaché d’« irrégularités » et de « cas présumés de fraude ».

Son principal grief ? Un changement des règles électorales en plein match. Selon lui, après l’appel à candidatures du 5 avril 2026, des modifications textuelles auraient été introduites le 28 avril… en pleine procédure électorale. De quoi, à ses yeux, fausser l’équité du scrutin.

Malgré ces contestations, la Commission électorale a maintenu sa position, validant à l’unanimité la liste unique de Mosengo.

Une élection sans suspense mais sous surveillance

Avec un seul candidat en lice, l’élection du 20 mai ressemble davantage à une formalité qu’à une véritable compétition démocratique. Pourtant, les enjeux sont immenses : il s’agit de tourner définitivement la page de la période de normalisation et d’installer une gouvernance élue à la tête du football congolais.

Reste à savoir si cette configuration, aussi favorable soit-elle au candidat unique, parviendra à convaincre au-delà des allées du pouvoir fédéral. Les prochains jours diront si les contestataires comptent aller plus loin dans leur bras de fer.

Une chose est sûre : le 20 mai, la FECOFA entrera dans une nouvelle ère. Avec ou sans opposition.

Composition de la liste unique conduite par Véron Mosengo :

  • Président : Véron Mosengo

  • 1er vice-président : Dayoni Wawa

  • 2e vice-président : Amadou Diaby

  • 3e vice-président : Mosango Ebisa Lolo

  • 4e vice-président : Singa Boyenge

Membres :
Kishiko Hamba, Nkoy Mulata, Lelo Mayasilua Mantama, Kamuena Lubamba Jean, Kapondo Kantamga Jeeph, Ngiama Lumumba Shadrack, Musumbuku Nyenyezi Solange, Kalala Nsantu, Mputu Ilua, Lukusa Kanjinga Geneviève

RDC : le Gouvernement dresse un bilan d’étape exigeant du PAAF pour l’éducation des filles

Le Gouvernement Congolais passe le Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles (PAAF) au crible. Lundi 11 mai 2026, à Kinshasa, la Ministre d’État, Ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a ouvert la revue à mi-parcours de ce programme de 400 millions de dollars financé par la Banque Mondiale. L’objectif : mesurer les avancées, pointer les blocages et réajuster les actions pour garantir un accès réel des filles au secondaire. L’initiative couvre dix provinces jusqu’en décembre 2028 et prévoit le recrutement de 5 000 enseignantes.

« Un moment de vérité » : Raïssa Malu refuse le bilan complaisant

Devant les experts, partenaires techniques et coordonnateurs réunis, la Ministre d’État a donné le ton.

« Après plus de deux années de mise en œuvre, je prends la parole devant vous avec un sentiment de gravité et une exigence de clarté », a lancé Raïssa Malu.

Pour elle, l’exercice dépasse le cadre administratif. Il s’agit de confronter les ambitions du PAAF aux réalités du terrain. La Ministre a exigé de la franchise dans l’analyse des freins qui ralentissent encore l’exécution du projet.

Un levier aligné sur la vision du Gouvernement

Le PAAF n’est pas un programme isolé, selon la Ministre. Il s’inscrit dans la politique du Gouvernement Congolais. L’enjeu est stratégique : assurer aux filles un accès équitable à un enseignement secondaire de qualité.

Dans la foulée, Raïssa Malu a pointé des lourdeurs dans l’octroi des bourses scolaires, notamment dans l’espace Kasaï. Elle réclame ainsi des procédures qui allient rigueur, rapidité et transparence.

« Les populations n’attendent pas des ajustements comptables, mais des résultats tangibles », a-t-elle martelé. Elle refuse en même temps d’exclure les zones touchées par l’insécurité.

Pérenniser les acquis : manuels, digitalisation et lutte contre les VBG

Au-delà des dix provinces ciblées, la Ministre veut ancrer les effets du PAAF dans tout le système éducatif. Elle cite la distribution des manuels, la numérisation des supports pédagogiques, la formation des inspecteurs et la lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG). Elle insiste par ailleurs sur la production d’un impact national de ces actions.

Le PAAF, entré en vigueur le 24 juillet 2023, court jusqu’au 29 décembre 2028. Il vise le Kasaï, Kasaï-Central, Kasaï-Oriental, Sud-Kivu, Ituri, Kinshasa, Kongo-Central, Kwilu, Lomami et Nord-Kivu.

Banque Mondiale : 200 000 bourses déjà accordées

Le directeur des opérations de la Banque Mondiale, Albert Zeufack, a listé les premiers résultats.

D’après lui, plus de 200 000 élèves ont reçu des bourses scolaires. Des infrastructures ont été réhabilitées et des manuels de sciences distribués. Il a réaffirmé le soutien de la Banque Mondiale pour bâtir un système éducatif plus résilient et inclusif en République Démocratique du Congo.

Pour la coordonnatrice déléguée du PAAF, Alice Mutambayi, ces assises « doivent identifier les goulots d’étranglement et mieux orienter les interventions vers les bénéficiaires ».

Un financement de 400 millions USD pour former 5 000 enseignantes

Le PAAF mobilise 400 millions de dollars de la Banque Mondiale. Le programme prévoit le recrutement et la formation de 5 000 nouvelles enseignantes du secondaire dans les écoles publiques des provinces concernées.

Le Ministre d’État au Plan, Guylain Nyembo, a également pris part à cette cérémonie d’ouverture.

Selon le ministère de l’Éducation, cette revue s’aligne sur le plan quinquennal 2024-2029. Le texte mise sur un dialogue inclusif avec toutes les parties prenantes. L’objectif est de garantir des réformes légitimes et efficaces.