Ce jeudi à Kalemie, dans la province du Tanganyika, le Président de la République, Félix Tshisekedi, Commandant suprême des Forces armées congolaises, a présidé le Conseil provincial de sécurité élargi. Cette réunion a permis de passer en revue la situation sécuritaire dans cette région, où il est en visite de travail depuis mardi dernier.
« Le Président de la République a reçu les différents rapports sur l’état des lieux sécuritaire et a, à cette occasion, fait des recommandations et donné des instructions pour que les différents services trouvent des réponses à leurs préoccupations », a indiqué Jacquemain Shabani, vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur.
Selon le VPM Shabani, « les populations du Tanganyika peuvent être davantage sécurisées au sortir de cette réunion ». Les responsables des services de sécurité des Forces armées de la RDC étaient présents, accompagnés du gouverneur de la province du Tanganyika. Le vice-Premier ministre en charge de la Défense nationale et des Anciens combattants a également pris part à cette rencontre.

La cérémonie s’est tenue dans la salle d’attente du poste frontalier de la grande barrière de Goma et a vu la participation de plusieurs personnalités clés. Le ministre angolais des Affaires étrangères, Tète Antonio, a dirigé les discussions, accompagné de la ministre d’État congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, et du ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe. Également présente, Bintou Keita, représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies en RDC, a souligné l’importance de cette initiative pour la paix régionale.
Cette visite s’inscrit dans la volonté de matérialiser la vision du Président Félix Antoine Tshisekedi, Commandant Suprême des FARDC, qui vise à renforcer la puissance des Forces armées congolaises. Au cours de son séjour, Me Guy Kabombo a visité plusieurs infrastructures militaires, dont la base militaire de Valladolid et l’Académie royale de Vigo, afin d’explorer de nouvelles opportunités de collaboration pour le renforcement des capacités des Forces navales congolaises. Il a également discuté des possibilités d’acquisition de nouveaux équipements pour améliorer la performance des FARDC.
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont, une fois de plus, accusé le Mouvement terroriste du 23 mars (M23) et l’Alliance du Fleuve Congo (AFC) de violer le processus de cessez-le-feu. Cette accusation, formulée en contradiction avec le processus de paix de Luanda, a été relayée dans un communiqué parvenu lundi.
Face à cette situation préoccupante, des décisions fermes ont été prises pour lever toute ambiguïté et assurer la sécurité des populations. Ainsi, il a été décidé que les vrais Wazalendo, ceux qui sont réellement engagés pour la défense du pays, devront rejoindre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) sur les lignes de front. Quant aux faux Wazalendo, ils seront traqués, et en cas de besoin, remis à la Justice Militaire pour répondre de leurs actes.