Enseignement secondaire en RDC : l’enquête qui bouscule les pratiques pédagogiques

Un constat sans appel. La Cellule indépendante d’évaluation des acquis scolaires (CIEAS) a publié les résultats de son enquête sur les pratiques pédagogiques des enseignants du niveau secondaire en République démocratique du Congo. 855 enseignants ont été observés dans 425 écoles. Le résultat n’est pas encourageant : le cadre de travail est correct, mais le feedback aux élèves et leur autonomie doivent être renforcés. Désormais, le ministère de l’Éducation nationale veut une « école centrée sur l’élève ».

L’évaluation de terrain s’est tenue en 2025. Elle a été réalisée avec l’appui du Projet d’apprentissage et d’autonomisation des filles (PAAF), financé par la Banque mondiale. L’étude, baptisée « TEACH Secondary », visait à analyser de façon structurée les pratiques des enseignants, pour améliorer la qualité de l’enseignement en RDC.

Une méthodologie rigoureuse

L’enquête a mobilisé des enquêteurs spécialement formés. Ils ont observé 855 enseignants dans 425 écoles réparties sur l’ensemble du territoire.

  • 60 % des écoles sont en milieu urbain,

  • 40 % en milieu rural.

Au total, 5 880 enseignants du secondaire sont concernés par les résultats de l’enquête (même si tous n’ont pas été observés directement). La répartition par genre : 24 % de femmes, 76 % d’hommes.

L’enquête a également pris en compte 39 530 élèves, dont 53 % de filles et 47 % de garçons. Une classe compte en moyenne 46 élèves, un chiffre élevé qui rend difficile l’individualisation de l’enseignement.

Les points forts : un cadre de travail correct

L’enquête révèle que les enseignants du secondaire en RDC ont une capacité modérée à créer un bon cadre d’apprentissage.

  • Ils fixent des règles de comportement positives,

  • Ils mènent les leçons de manière structurée,

  • Ils vérifient si les élèves comprennent (questions, exercices).

Autant de points positifs, qui montrent que la majorité des enseignants maîtrise les bases du métier.

Les faiblesses : peu de feedback, peu d’autonomie

Mais les points faibles sont préoccupants.

Le feedback : les enseignants donnent peu de retours constructifs aux élèves. Ils commentent rarement les erreurs, et valorisent peu les réussites. L’élève sait qu’il a faux, mais ne comprend pas toujours pourquoi, ni comment s’améliorer.

L’esprit critique : les enseignants développent peu la capacité des élèves à analyser, à critiquer, à argumenter. L’enseignement reste souvent frontal, descendant.

L’autonomie : les enseignants proposent rarement des choix aux élèves (sujets, méthodes, partenaires). Ils encouragent peu la persévérance face aux difficultés. La collaboration entre élèves est peu développée.

En résumé, l’école congolaise forme encore des élèves passifs, qui attendent que le maître donne la réponse, plutôt que des apprenants actifs, capables de chercher par eux-mêmes.

Vers une pédagogie active centrée sur l’apprenant

Lors de l’atelier de restitution des résultats, la directrice adjointe du cabinet de la ministre d’État, Aurence Kabasele, a tiré les conséquences.

« Nous ne pouvons plus nous contenter d’un enseignement fondé sur la transmission mécanique des connaissances. Notre système éducatif doit évoluer vers une pédagogie active, inclusive et centrée sur l’apprenant », a-t-elle déclaré.

C’est un changement de paradigme. Il ne s’agit plus de « remplir des têtes vides », mais de « former des esprits critiques, créatifs, capables de s’adapter à un monde en mutation ».

Un outil d’aide à la décision

Pour l’inspecteur général de l’Éducation nationale, Hubert Kimbonza Sefu, cette enquête a une portée stratégique. Les résultats servent d’outil d’aide à la décision, pour orienter les politiques éducatives, la formation continue des enseignants, et l’accompagnement pédagogique.

Concrètement, le ministère va :

  • Renforcer la formation initiale et continue des enseignants, en insistant sur les techniques de feedback, de questionnement, de gestion de classe participative.

  • Mettre à disposition des outils pédagogiques (guides, fiches, vidéos) pour aider les enseignants à adopter des pratiques plus actives.

  • Revoir les programmes scolaires pour les rendre plus centrés sur les compétences (savoir-faire, savoir-être) que sur les connaissances (savoir).

  • Former les inspecteurs à évaluer les enseignants non seulement sur leur maîtrise de la matière, mais aussi sur leurs pratiques pédagogiques.

Le Plan quinquennal comme cadre

Cette initiative s’inscrit dans le deuxième axe du Plan quinquennal 2024-2029 du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté. Cet axe prévoit :

  • L’amélioration de la qualité des apprentissages,

  • La révision des programmes scolaires,

  • L’intégration des compétences du XXIe siècle (pensée critique, créativité, collaboration, résolution de problèmes),

  • L’intégration des thématiques émergentes (technologies de l’information, développement durable, éducation à la citoyenneté).

Les enseignants ne sont pas oubliés : le Plan quinquennal prévoit de les préparer à répondre aux défis actuels, par des formations adaptées et un accompagnement de proximité.

La formation des directeurs provinciaux

Cette enquête s’inscrit dans un mouvement plus large de réforme de l’éducation. Du 7 au 9 avril dernier, le ministère a organisé à Kinshasa un atelier de renforcement des capacités en gestion administrative pour les 60 directeurs provinciaux de l’Éducation nationale (PROVED).

Objectif : améliorer la gouvernance du secteur éducatif, outiller les responsables sur les mécanismes de gestion et de pilotage, et assurer une meilleure coordination des politiques sur l’ensemble du territoire.

La ministre Raïssa Malu a rappelé que l’ambition est de faire du système éducatif congolais un modèle d’excellence en Afrique.

La synergie entre vision politique et exécution administrative

Raïssa Malu a mis en exergue l’importance de la synergie entre vision politique et exécution administrative. L’éducation occupe une place stratégique dans la vision du chef de l’État, Félix Tshisekedi.

Elle a appelé à « consolider la gouvernance administrative de la RDC, conformément à l’axe 3 du Plan stratégique ». Un appel à la rigueur, à la transparence, à l’efficacité.

La rupture et la Nouvelle Citoyenneté

Enfin, la ministre a réitéré son vœu de transformer profondément les mentalités. Cela exige des acteurs du secteur « une rupture totale avec l’inertie et une adhésion rigoureuse aux valeurs de la Nouvelle Citoyenneté, véhiculées notamment par le Serment du Citoyen ».

L’école ne doit pas seulement instruire, mais aussi éduquer à la citoyenneté, à la responsabilité, à l’intégrité. Les enseignants sont les premiers ambassadeurs de ces valeurs.

Les défis de la mise en œuvre

La mise en œuvre de ces réformes ne sera pas sans défis.

Moyens financiers : former 5 880 enseignants, réviser les programmes, produire des outils pédagogiques, tout cela a un coût. La RDC dépend de l’aide internationale (Banque mondiale, UE, etc.) pour financer ces réformes.

Résistances : certains enseignants, formés à l’ancienne, seront réticents à changer leurs pratiques. Il faudra les convaincre, les former, les accompagner.

Évaluation : comment mesurer l’impact de ces réformes ? De nouvelles enquêtes TEACH Secondary seront nécessaires dans quelques années, pour voir si les pratiques ont évolué.

Contextes difficiles : dans les zones reculées ou en conflit, appliquer une pédagogie active est un défi (manque de matériel, classes surpeuplées, insécurité).

L’espoir d’une école nouvelle

Malgré ces défis, l’espoir est permis. L’enquête TEACH Secondary a mis en lumière les faiblesses du système. Le ministère a pris conscience du problème. Des solutions sont proposées. Des moyens sont débloqués.

Les enseignants, les inspecteurs, les directeurs provinciaux, les partenaires internationaux : tous sont mobilisés pour une école nouvelle, centrée sur l’élève, tournée vers l’avenir.

Les élèves congolais, eux, attendent. Ils attendent des enseignants qui les encouragent, qui leur donnent envie d’apprendre, qui les préparent à la vie.

L’enquête TEACH Secondary est un diagnostic. Le Plan quinquennal est un remède. Reste à appliquer le traitement. Pour que l’école congolaise, enfin, devienne ce qu’elle devrait toujours être : un lieu d’épanouissement, de découverte, de réussite pour tous.

EXETAT et TENASOSP 2026 : des frais ajustés aux réalités de chaque province

L’examen national approche. En République démocratique du Congo, les frais de participation à l’Examen d’État (EXETAT) et au Test national de sélection et d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP) pour l’édition 2025-2026 varient selon les provinces. Fixés par les gouverneurs, les montants vont de 30 000 à 100 000 francs congolais (FC) selon le niveau et le cycle. Une décentralisation tarifaire qui vise à garantir l’équité et l’égalité des chances entre les candidats, en tenant compte des réalités économiques et logistiques de chaque région.

Les dates des épreuves ont également été communiquées. Le TENASOSP se déroulera les jeudi 11 et vendredi 12 juin 2026 sur l’ensemble du territoire. L’EXETAT, quant à lui, débutera le 4 mai 2026 avec la dissertation pour le cycle long, puis les épreuves techniques, l’oral de français, la pratique professionnelle, et enfin la session ordinaire prévue du 22 au 25 juin 2026.

Une décentralisation tarifaire pour l’équité

Conformément à la loi en vigueur, les montants des frais sont fixés par les gouverneurs de province, en fonction des réalités économiques et des contraintes logistiques de chaque juridiction.

L’objectif est de ne pas pénaliser les candidats des provinces les plus pauvres, où le coût de la vie est plus bas, tout en permettant aux provinces plus riches de financer l’organisation des examens dans de bonnes conditions.

La décentralisation administrative, inscrite dans la Constitution de 2006, trouve ici une application concrète. Les provinces ont gagné en autonomie, notamment en matière éducative. Elles peuvent adapter les règles nationales à leurs contextes locaux.

Calendrier officiel du TENASOSP 2026

Le TENASOSP, test qui permet d’orienter les élèves de la 8e année (anciennement 2e secondaire) vers les sections générales, techniques ou professionnelles, se déroulera sur deux jours.

  • Jeudi 11 juin 2026 : épreuves écrites (français, mathématiques, culture générale)

  • Vendredi 12 juin 2026 : épreuves spécifiques selon les options

Le test a lieu dans tous les établissements scolaires publics et privés agréés, sur toute l’étendue du territoire.

Calendrier de l’EXETAT 2026

L’Examen d’État, qui sanctionne la fin du cycle secondaire (6e secondaire), se déroule en plusieurs phases.

Pour le cycle long (humanités générales, pédagogie, arts, etc.) :

  • Dissertation : 4 mai 2026

  • Épreuves techniques (mathématiques, sciences, langues, etc.) : 5 mai 2026

  • Oral de français : du 6 au 9 mai 2026 (épreuve individuelle devant un jury)

  • Pratique professionnelle (pour les options techniques) : du 11 au 18 mai 2026

  • Session ordinaire (épreuves écrites nationales) : du 22 au 25 juin 2026

Pour le cycle court (formation professionnelle) :

  • Rédaction : 4 mai 2026

  • Pratique professionnelle : du 11 au 18 mai 2026

  • Session ordinaire : du 22 au 25 juin 2026

Grille des frais par province

Les frais varient considérablement d’une province à l’autre. Voici un aperçu.

Province TENASOSP EXETAT hors session EXETAT session ordinaire
Bas-Uélé 50 000 FC 75 000 FC 75 000 FC
Équateur 40 000 FC 96 000 FC 86 000 FC
Haut-Katanga 40 000 FC 100 000 FC 60 000 FC
Haut-Lomami 30 000 FC 80 000 FC 55 000 FC
Haut-Uélé 35 000 FC 60 000 FC 55 000 FC
Ituri 30 000 FC 75 000 FC 50 000 FC
Kasaï 35 000 FC 70 000 FC 55 000 FC
Kasaï Central 46 000 FC 72 000 FC 55 000 FC

Le Kasaï-Oriental applique une tarification spécifique selon les cycles. Pour l’EXETAT, la hors session coûte 52 000 FC pour le cycle long et 40 000 FC pour le cycle court. La session ordinaire est fixée à 42 000 FC (cycle long) et 40 000 FC (cycle court).

Les écarts sont parfois importants. L’Équateur facture 96 000 FC pour la hors session, tandis que l’Ituri n’en demande que 75 000 FC. Le Haut-Katanga est la province la plus chère pour la hors session (100 000 FC), mais la moins chère pour le TENASOSP (40 000 FC) après le Haut-Lomami et l’Ituri (30 000 FC).

La justification des écarts

Les autorités provinciales justifient ces écarts par plusieurs facteurs.

  • Niveau de vie local : le coût de la vie est plus élevé à Lubumbashi (Haut-Katanga) qu’à Bunia (Ituri). Les frais doivent être adaptés.

  • Logistique : organiser un examen dans des zones enclavées (haut-Uélé, Ituri) coûte plus cher que dans des centres urbains bien desservis (Kinshasa, Lubumbashi).

  • Disponibilité des correcteurs : dans certaines provinces, il faut faire venir des correcteurs d’ailleurs, ce qui augmente les coûts.

  • Volonté politique : certains gouverneurs veulent favoriser l’accès à l’éducation en fixant des frais bas. D’autres privilégient la qualité de l’organisation, quitte à augmenter les frais.

La question de l’égalité des chances

La décentralisation tarifaire soulève une question : ne crée-t-elle pas des inégalités entre les candidats ?

Un élève de l’Itouri paie 30 000 FC pour le TENASOSP, tandis qu’un élève du Kasaï Central en paie 46 000. Le premier est avantagé. Mais à l’inverse, l’élève du Haut-Katanga paie 100 000 FC pour la hors session EXETAT, contre 52 000 au Kasaï-Oriental. Le second est avantagé.

Les disparités sont complexes. Certains candidats pourraient être tentés de s’inscrire dans une province voisine où les frais sont plus bas. Les autorités doivent veiller à éviter les fraudes (fausses résidences, inscriptions multiples).

L’idéal serait des frais nationaux uniformes, mais la réalité économique des provinces ne le permet pas. La solution actuelle, imparfaite, est au moins pragmatique.

Les frais sont officiels

Tous les frais EXETAT 2026 et TENASOSP 2026 mentionnés sont officiels. Les autorités provinciales compétentes ont validé chaque montant, après concertation avec les directions provinciales de l’éducation, les syndicats d’enseignants, et les associations de parents.

Les candidats doivent se renseigner auprès de leurs écoles ou des directions provinciales pour connaître les montants exacts dans leur province. Des cas particuliers (élèves en situation de handicap, orphelins, etc.) peuvent bénéficier d’exonérations.

L’enjeu de la gratuité

Le gouvernement congolais a instauré la gratuité de l’enseignement primaire public. Mais au secondaire, des frais sont encore demandés. L’EXETAT et le TENASOSP représentent un coût non négligeable pour les familles.

Des associations de parents plaident pour la gratuité totale de ces examens, ou au moins pour une prise en charge par l’État. Le gouvernement, lui, argue que les budgets de l’éducation sont limités, et que la participation des familles est nécessaire.

Le débat est loin d’être clos.

Les dates à retenir

Pour les candidats, les dates sont plus importantes que les frais.

  • TENASOSP : 11 et 12 juin 2026

  • EXETAT (début des épreuves) : 4 mai 2026

  • EXETAT (session ordinaire) : 22 au 25 juin 2026

La réussite à ces examens ouvre les portes de l’enseignement supérieur (pour l’EXETAT) ou permet une orientation vers des filières professionnelles (pour le TENASOSP).

Préparation et sérénité

Le ministère de l’Éducation nationale appelle les candidats à la sérénité. Les frais sont fixés, les dates sont connues. Il ne reste plus qu’à réviser.

Les écoles sont invitées à organiser des séances de révision, des simulations d’examen, et à soutenir les élèves en difficulté.

Les parents sont encouragés à motiver leurs enfants, à leur fournir un cadre de travail propice, et à ne pas ajouter de stress inutile.

L’enjeu est de taille. L’EXETAT et le TENASOSP sont des moments clés dans la vie des jeunes Congolais. Ils déterminent, en partie, leur avenir.

Avec des frais adaptés aux réalités locales, le gouvernement espère que tous les candidats, où qu’ils vivent, auront les mêmes chances de réussite. L’égalité des chances ne se décrète pas. Elle se construit, avec des moyens, une volonté politique, et l’implication de tous.

Les examens de 2026 seront un test. Pour les élèves, bien sûr. Mais aussi pour le système éducatif congolais, qui doit prouver qu’il peut organiser des épreuves nationales de qualité, dans un pays continental aux défis immenses.

Rendez-vous en mai et juin. Les plumes et les calculatrices chaufferont. Les résultats, eux, tomberont en juillet. Et la vie, pour des milliers de jeunes, prendra un nouveau tournant.

Nord-Kivu : les enseignants de Beni en grève pour réclamer leur salaire de mars

Le calme règne dans les salles de classe. Depuis ce mardi 14 avril 2026, les activités scolaires sont paralysées dans plusieurs écoles du territoire de Beni, au Nord-Kivu. Les syndicats d’enseignants – SYECO, SYNECATH et FOSYNAT – ont appelé à une grève pour protester contre le retard de paiement du salaire du mois de mars. Une situation jugée « intenable » par les responsables syndicaux, qui suspendent les cours jusqu’à régularisation.

La décision a été prise à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire tenue le lundi 13 avril à Oicha, chef-lieu du territoire de Beni. Les enseignants, excédés par les retards récurrents, ont décidé de passer à l’action.

Un mouvement de pression avant tout

Selon les responsables syndicaux, cette grève vise à faire pression sur les autorités provinciales et nationales. « Les enseignants viennent de décider de rester à la maison jusqu’à ce que le salaire de mars soit payé », ont déclaré les secrétaires permanents du SYECO et du SYNECATH.

Le mouvement est, pour l’instant, limité à Beni. Mais les syndicats n’excluent pas de l’étendre à d’autres territoires si leurs revendications ne sont pas satisfaites.

Des conditions de vie difficiles

Les syndicats accusent le gouvernement de ne pas respecter ses engagements. Les retards de paiement, dénoncent-ils, plongent les enseignants dans des conditions de vie précaires.

Dans une région déjà touchée par l’insécurité (présence de groupes armés, déplacements massifs), l’absence de salaire aggrave la détresse des familles. Certains enseignants sont contraints de cumuler plusieurs petits boulots pour survivre. D’autres s’endettent. La qualité de l’enseignement en pâtit.

Une nouvelle démarche syndicale envisagée

Les syndicats ne comptent pas en rester là. Une nouvelle démarche est envisagée, avec une rencontre prévue autour du 20 avril pour tenter d’obtenir des avancées concrètes.

Si le gouvernement ne réagit pas, le mouvement pourrait se durcir. « Nous n’excluons pas de renforcer la grève, ou de l’étendre à d’autres zones », ont prévenu les syndicalistes.

Les élèves et les parents, premières victimes

En attendant, la reprise des cours reste suspendue à la régularisation des salaires. Les élèves, privés de cours, risquent de prendre du retard dans leur programme. Les parents, déjà éprouvés par la cherté de la vie, s’inquiètent de devoir rattraper ce temps perdu.

Le territoire de Beni a déjà connu de nombreuses perturbations scolaires : fermetures pour cause d’épidémies (Ebola, Covid), déplacements liés à l’insécurité, grèves. Cette nouvelle paralysie risque d’aggraver une situation déjà critique.

Les autorités sous pression

Le gouvernement provincial et le ministère de l’Éducation nationale sont désormais sous pression. Ils doivent trouver rapidement les fonds pour payer les salaires de mars, ou au moins proposer un échéancier crédible.

Mais les caisses de l’État sont vides, et les priorités sont nombreuses (armée, santé, infrastructures). Les enseignants, comme d’autres fonctionnaires, sont souvent payés avec plusieurs mois de retard.

La grève de Beni pourrait faire tâche d’huile. D’autres syndicats d’enseignants, dans d’autres provinces, pourraient se joindre au mouvement. Le gouvernement craint une paralysie générale du système éducatif, à quelques semaines de la fin de l’année scolaire.

L’appel à la responsabilité

Les syndicats appellent le gouvernement à prendre ses responsabilités. L’éducation est un droit fondamental, rappellent-ils. Les enseignants ne peuvent pas être traités comme des citoyens de seconde zone.

Les parents, de leur côté, demandent aux deux parties (syndicats et gouvernement) de trouver un accord rapidement. Les enfants ne peuvent pas rester éternellement à la maison.

L’avenir de l’éducation à Beni

L’issue de cette grève est incertaine. Si le gouvernement paie les salaires dans les prochains jours, les cours pourraient reprendre rapidement. Si le conflit s’enlise, les élèves risquent de perdre plusieurs semaines, voire de rater leur année scolaire.

Le territoire de Beni, déjà meurtri par les violences, a besoin de stabilité et de perspectives. L’éducation est un facteur de paix et de développement. Laisser les écoles fermées, c’est offrir aux groupes armés un terreau de recrutement.

Les enseignants, conscients de ces enjeux, ne font pas la grève par plaisir. Ils agissent par désespoir, face à une situation qu’ils jugent insoutenable.

Le gouvernement, lui, doit entendre leur cri d’alarme. Les fonctionnaires, et en particulier les enseignants, méritent d’être payés à temps et décemment. C’est une question de justice, mais aussi d’efficacité du système éducatif.

L’avenir de l’école à Beni, et peut-être dans toute la RDC, se joue dans les prochains jours. Les syndicats, les autorités, et la communauté internationale sont attendus au tournant.

En attendant, les salles de classe restent vides. Et les enfants, assis à la maison, regardent le temps passer, sans apprendre, sans jouer, sans rêver. Leur seul espoir : que les adultes, une fois de plus, trouvent une solution à ce conflit qui n’aurait jamais dû exister.

RDC : Raïssa Malu crée les Clubs de Veille Citoyenne pour former des élèves responsables

L’école congolaise ne se contentera plus d’instruire. Elle devra aussi éduquer à la citoyenneté. La ministre d’État, ministre de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a signé un arrêté ministériel portant création, organisation et fonctionnement des Clubs de Veille Citoyenne (CVC) dans tous les établissements d’enseignement primaire et secondaire de la RDC. Une circulaire sur la promotion de la salubrité et la protection de l’environnement en milieu scolaire a également été adressée à l’ensemble des responsables du secteur éducatif. Deux mesures qui s’inscrivent dans le Plan quinquennal 2024-2029, dont un axe stratégique est dédié à la promotion de la citoyenneté.

L’annonce a été faite par voie de communiqué. L’arrêté ministériel et la circulaire sont désormais en vigueur. Ils s’imposent à tous les établissements scolaires publics, privés conventionnés, et agréés.

Pour Raïssa Malu, l’école ne peut pas se limiter à transmettre des savoirs. Elle doit aussi former des citoyens conscients de leurs droits et devoirs, respectueux des règles, solidaires, engagés pour le bien commun.

Les Clubs de Veille Citoyenne : des dispositifs pivots

Les Clubs de Veille Citoyenne sont conçus comme des dispositifs pivots pour cultiver chez les élèves le sens du civisme, de la solidarité et de la responsabilité sociale.

Leur mission essentielle :

  • Promouvoir les valeurs nationales , dont le Serment du Citoyen,

  • Valoriser l’histoire congolaise (grandes figures, dates clés, symboles),

  • Consolider la cohésion nationale par le dialogue et le respect mutuel.

Les CVC offrent un cadre structuré d’apprentissage et d’engagement. Ils fonctionnent sous l’autorité des chefs d’établissement, dans le respect strict de la parité filles-garçons. Leur action est exclusivement éducative et apolitique.

Les activités concrètes : conférences, débats, projections, visites de sites historiques, actions de solidarité (aide aux plus démunis, collectes de fonds), campagnes de sensibilisation (lutte contre la corruption, l’indiscipline, l’incivisme).

La salubrité et la protection de l’environnement

En étroite corrélation avec cette réforme, la circulaire sur la salubrité établit des normes rigoureuses pour garantir un environnement d’apprentissage sain et sécurisé.

Elle impose :

  • La mise en place de systèmes de gestion des déchets (poubelles, tri sélectif, compostage),

  • Des dispositifs d’hygiène (points d’eau, savon, latrines, produits d’entretien),

  • Des actions régulières de sensibilisation à la protection de l’environnement (reboisement, économies d’eau et d’énergie, lutte contre la pollution).

L’objectif est double : améliorer le cadre scolaire immédiat, et former des citoyens soucieux de l’environnement dans leur vie quotidienne (à la maison, dans le quartier, dans l’espace public).

À terme, l’approche intégrée (CVC + salubrité) vise un assainissement progressif des espaces urbains à l’échelle nationale, par l’acquisition de nouveaux comportements citoyens.

Le Plan quinquennal 2024-2029

Ces mesures s’inscrivent dans le Plan quinquennal 2024-2029 du ministère. Ce plan vise globalement à transformer le système éducatif congolais en un modèle d’excellence en Afrique.

Ses principes directeurs sont :

  • Dialogue avec les parties prenantes : impliquer tous les acteurs (enseignants, parents, syndicats, société civile, partenaires) dans la prise de décisions.

  • Renforcement de l’administration : améliorer la gestion et la gouvernance du système éducatif (formation des cadres, dématérialisation, lutte contre la corruption).

  • Investissement dans la formation et le développement professionnel des enseignants : renforcer leurs compétences pédagogiques, disciplinaires et numériques.

  • Promotion de l’équité et de l’inclusion : assurer l’accès à l’éducation pour tous, y compris les filles, les enfants handicapés, les enfants des zones reculées.

  • Intégration des technologies de l’information et de la communication (TIC) : moderniser l’enseignement (tableaux interactifs, tablettes, classes virtuelles, ressources en ligne).

Ses objectifs stratégiques sont :

  • Amélioration de l’accès à une éducation de qualité : augmenter le taux de scolarisation, réduire les redoublements et les abandons, améliorer les acquis.

  • Promotion de l’équité et de l’inclusion : réduire les inégalités territoriales, sociales, de genre.

  • Renforcement des enseignants et des inspecteurs : améliorer leurs compétences, leurs conditions de travail, leur motivation.

  • Développement d’une nouvelle citoyenneté : promouvoir les valeurs de civisme, de responsabilité sociale, de patriotisme.

Pour ce faire, le ministère prévoit de :

  • Construire de nouvelles salles de classe (pour réduire les effectifs pléthoriques),

  • Réformer les programmes scolaires (pour les rendre plus adaptés, plus compétents, plus attractifs),

  • Renforcer la gouvernance scolaire (autonomie des établissements, contrôles, évaluations),

  • Promouvoir la nouvelle citoyenneté (par les CVC, le Serment du Citoyen, l’histoire nationale).

Raïssa Malu dans la poursuite des réformes

Depuis sa nomination, Raïssa Malu a engagé de nombreuses réformes : gratuité de l’enseignement primaire, modernisation des infrastructures, formation des enseignants, lutte contre les fraudes scolaires.

Avec les Clubs de Veille Citoyenne et la circulaire sur la salubrité, elle ajoute une pierre à l’édifice. Il s’agit désormais de former non seulement des élèves instruits, mais aussi des citoyens responsables, engagés, respectueux de l’environnement.

« L’école congolaise doit être un lieu de vie, pas seulement un lieu d’apprentissage. Un lieu où l’on apprend à vivre ensemble, à respecter les règles, à protéger la planète. C’est tout le sens de ces réformes », a-t-elle déclaré.

Les défis de la mise en œuvre

La mise en œuvre de ces réformes ne sera pas sans défis.

  • Moyens financiers : former les animateurs des CVC, acheter du matériel, aménager les espaces, gérer les déchets, tout cela a un coût.

  • Formation : les enseignants et les chefs d’établissement devront être formés à l’animation des CVC et à la promotion de la salubrité.

  • Suivi-évaluation : il faudra des indicateurs, des inspections, des rapports pour mesurer l’impact des réformes.

  • Résistances : certains parents, enseignants ou chefs d’établissement pourraient être réticents, considérant que ces activités « volent du temps » à l’apprentissage.

Raïssa Malu en est consciente. Elle compte sur le dialogue, la formation, et des incitations (subventions, labels, prix) pour surmonter ces obstacles.

L’espoir d’une nouvelle génération

Au-delà des textes, c’est un espoir qui est porté par ces réformes. Celui d’une nouvelle génération de Congolais, formée dès l’école aux valeurs citoyennes, à la responsabilité, à l’engagement.

Des élèves qui ne se contenteront pas d’apprendre des leçons, mais qui deviendront des acteurs du changement dans leurs communautés. Des jeunes qui sauront dire non à la corruption, à l’incivisme, à la violence. Des citoyens qui construiront un Congo plus juste, plus propre, plus uni.

Les Clubs de Veille Citoyenne sont une petite graine plantée. Il appartient à tous (État, enseignants, parents, élèves, partenaires) de l’arroser, de la protéger, et de la faire germer.

L’avenir de la RDC se joue aussi à l’école. Raïssa Malu l’a bien compris. À elle, et à tous les acteurs du système éducatif, de faire de cette vision une réalité. Pour le bien-être des élèves, et pour le développement du pays tout entier.

Raïssa Malu forme les directeurs provinciaux pour réformer la gouvernance scolaire

L’éducation congolaise se cherche un second souffle. Ce mardi 7 avril 2026 à Kinshasa, la Ministre d’État, Ministre de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a inauguré un atelier de renforcement des capacités en gestion administrative destiné aux directeurs provinciaux de l’Éducation nationale (PROVED). Pendant trois jours, du 7 au 9 avril, ces responsables issus des 60 provinces éducationnelles du pays vont plancher sur les moyens d’améliorer la gouvernance du secteur. Clarification des responsabilités, coordination renforcée, gestion des urgences : l’ambition est à la hauteur des défis.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée dans une salle comble du ministère, en présence des cadres de l’administration centrale et des représentants des partenaires techniques et financiers. Raïssa Malu, visiblement déterminée, a tenu un discours sans concession.

« L’éducation occupe une place stratégique dans le développement de notre nation, inscrite dans la vision du Chef de l’État, Félix Tshisekedi. Pour concrétiser cette ambition, nous devons impérativement consolider notre gouvernance administrative, conformément à l’axe 3 de notre Plan stratégique », a-t-elle martelé.

Un Plan quinquennal pour l’excellence

L’atelier s’inscrit dans le cadre du Plan quinquennal 2024-2029, une feuille de route ambitieuse adoptée par le gouvernement. Son objectif affiché : « faire du système éducatif congolais un modèle d’excellence ».

Pour atteindre un tel objectif, la formation des cadres est indispensable. Les PROVED, véritables rouages de la machine éducative, sont en première ligne. Ce sont eux qui doivent décliner les politiques nationales au niveau local, gérer les personnels, allouer les ressources, évaluer les résultats.

L’atelier vise à les outiller sur les mécanismes de gestion et de pilotage du système éducatif. Une meilleure coordination des politiques éducatives sur l’ensemble du territoire est attendue.

Vision politique et exécution administrative

Raïssa Malu a insisté sur la synergie nécessaire entre vision politique et exécution administrative. Une belle stratégie au sommet ne sert à rien si elle n’est pas comprise, appropriée, mise en œuvre par les échelons provinciaux.

« L’ambition est de faire du système éducatif congolais un modèle d’excellence », a répété la Ministre d’État. Une formule forte, qui engage. Mais pour qu’elle devienne réalité, il faut des directeurs provinciaux compétents, motivés, intègres.

Rupture et Nouvelle Citoyenneté

Dans son adresse aux directeurs provinciaux, Raïssa Malu a également appelé à une transformation profonde des mentalités. Le temps de l’inertie, des routines, des compromissions est révolu.

« Cela exige de votre part une rupture totale avec l’inertie et une adhésion rigoureuse aux valeurs de la Nouvelle Citoyenneté, véhiculées notamment par le Serment du Citoyen », a-t-elle déclaré.

La « Nouvelle Citoyenneté » est un concept cher au pouvoir actuel. Il s’agit de promouvoir le civisme, la responsabilité, l’intégrité, le sens de l’intérêt général. Appliqué à l’éducation, cela signifie que les directeurs provinciaux doivent donner l’exemple, lutter contre la corruption, respecter les règles, servir la nation.

Les attentes du gouvernement

L’atelier doit répondre à des attentes précises du gouvernement. Raïssa Malu les a listées :

  • Clarification des responsabilités : définir le rôle de chaque acteur dans la chaîne de décision. Trop souvent, les compétences s’emmêlent, les chevauchements se multiplient, les blocages s’installent.

  • Coordination renforcée : assurer une liaison efficace entre l’administration centrale et les entités provinciales. L’information doit circuler, les décisions doivent être appliquées, les résultats doivent être remontés.

  • Gestion des urgences : optimiser le suivi de la paie des enseignants et la gestion des carrières. Ces sujets, sensibles, sont souvent source de tensions sociales.

Les priorités de Raïssa Malu

Depuis son arrivée au ministère de l’Éducation Nationale, Raïssa Malu marque son empreinte par des réformes et des initiatives. Ses priorités sont claires.

1. Gratuité de l’enseignement primaire : la Ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à maintenir cette mesure, inscrite dans la Constitution. La gratuité est un acquis social majeur, mais sa mise en œuvre effective reste imparfaite.

2. Modernisation des infrastructures : construction de nouvelles salles de classe, rénovation des établissements existants. Les besoins sont immenses, les moyens limités.

3. Intégration des technologies : l’utilisation des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) est encouragée pour améliorer l’apprentissage. Dans un monde numérique, l’école congolaise ne peut pas rester à la traîne.

4. Formation des enseignants : des programmes de formation continue sont mis en place pour renforcer les compétences des maîtres. Un enseignant bien formé, c’est une classe qui progresse.

5. Accès à l’éducation : l’accès à l’éducation pour tous, notamment dans les zones rurales, reste un défi. Les disparités entre provinces sont criantes.

6. Plan quinquennal 2024-2029 : une feuille de route ambitieuse pour faire du système éducatif congolais un modèle d’excellence en Afrique.

7. Dialogue avec les partenaires : la Ministre a engagé un dialogue avec les syndicats et les partenaires pour améliorer les conditions de travail des enseignants. La paix sociale est une condition de la réforme.

Un défi de taille

Les défis sont immenses. Le système éducatif congolais souffre de maux chroniques : manque de moyens, formation insuffisante des enseignants, inégalités d’accès, faibles résultats scolaires.

Le Plan quinquennal 2024-2029 est une tentative de réponse ambitieuse. Mais pour qu’il réussisse, il faut que les directeurs provinciaux, formés lors de cet atelier, soient à la hauteur.

L’enjeu est de taille. L’éducation est le levier le plus puissant pour le développement. Un pays qui éduque mal sa jeunesse se condamne à la pauvreté, à l’instabilité, à la dépendance.

La RDC, avec ses immenses ressources naturelles et humaines, a les moyens de réussir. Encore faut-il une volonté politique, une administration compétente, une société civile vigilante.

L’avenir commence aujourd’hui

Pendant trois jours, les 60 directeurs provinciaux vont échanger, se former, se projeter. À la sortie, ils seront, espère Raïssa Malu, mieux armés pour affronter leurs responsabilités.

La Ministre d’État les a placés face à leur devoir envers la nation. « L’efficacité du système éducatif repose sur l’intégrité », a-t-elle rappelé. « Travaillez avec lucidité et sens de l’intérêt général. »

Des mots forts, qui engagent. Les PROVED sont désormais attendus au tournant. Les réformes annoncées doivent se concrétiser. La gratuité doit être effective. Les infrastructures doivent sortir de terre. Les enseignants doivent être formés. Les élèves doivent apprendre.

Le chemin est long. Mais un premier pas a été franchi. Celui de la formation des cadres. Celui de la prise de conscience collective. Celui de l’espoir, peut-être.

Raïssa Malu, en lançant cet atelier, a montré sa détermination. Reste à savoir si les directeurs provinciaux, et plus largement tout le système éducatif, seront à la hauteur. L’avenir de la jeunesse congolaise en dépend. Et avec lui, l’avenir du pays tout entier.

Révolution rose, verte et bleue : fin du cauchemar des bulletins scolaires en RDC

Kinshasa, 26 février 2026 – C’est une petite révolution qui passe presque inaperçue. Elle n’a ni le fracas des armes, ni l’éclat des grands discours politiques. Pourtant, ce jeudi, dans les locaux de l’Inspection générale de l’Éducation nationale, un séisme silencieux a secoué le système éducatif congolais. Pour la première fois depuis des décennies, les bulletins scolaires de fin d’année sont déjà là, cinq mois avant l’heure.

Ainsi, finis les arrachements de cheveux des parents et les pleurs des élèves privés de passage en classe supérieure. Les dossiers administratifs en souffrance appartiennent désormais au passé. Le cauchemar des bulletins fantômes, qui arrivaient parfois des mois après la rentrée suivante, est en train de disparaître.

Une harmonisation inédite grâce aux couleurs

L’annonce a été faite à l’issue d’un atelier sur la modernisation de la gestion des données de l’Examen d’État. Derrière le jargon technique, c’est un véritable tour de force qui a été accompli. La Ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, a remis symboliquement les premiers lots de bulletins pour l’année scolaire 2025-2026. Un geste fort dans un pays où l’attente de ces documents relevait d’un parcours du combattant.

Ces bulletins utilisent un code couleur simple et clair : rose pour le préscolaire, vert pour le primaire, bleu pour le secondaire et blanc pour le terminal. Cette harmonisation visuelle reflète une organisation nationale inédite.

Au-delà de l’esthétique, c’est la performance de gestion qui frappe. Ces documents, sécurisés et conformes aux standards administratifs, sont prêts cinq mois avant la fin de l’année scolaire. Une première dans l’histoire du pays.

Une réforme qui modernise le système

Comment en est-on arrivé là ? Pendant des années, l’impression des bulletins avait été externalisée à des prestataires privés. Les lourdeurs administratives et les aléas de passation des marchés publics transformaient ce qui devait être une formalité en un chemin de croix.

Sur instruction du Président Félix Tshisekedi, et avec l’appui de la Première ministre Judith Suminwa, la Ministre Raïssa Malu a réinternalisé la mission. Désormais, l’Inspection générale de l’EDU-NC pilote tout le processus. L’État a repris la main.

Les résultats sont probants. Les délais sont drastiquement réduits et les finances publiques améliorées. Pour l’année scolaire 2024-2025, cette rationalisation a permis à l’État d’économiser plus de 20 millions de dollars. Une somme réinvestissable dans les écoles, les livres et les professeurs.

Pour les observateurs, cette réforme dépasse le cadre administratif. Elle illustre une performance institutionnelle et envoie un message clair aux parents et aux élèves : l’école congolaise peut être efficace et fiable. La révolution des bulletins rose, vert et bleu est lancée et pourrait devenir un marqueur concret de la modernisation du pays.

Tshisekedi à Kananga pour inaugurer l’UNIKAN et inspecter une route stratégique

Kananga, Kasaï-Central – Le président de la République, Félix Tshisekedi, arrive ce lundi 27 janvier à Kananga pour une visite de travail attendue, centrée sur le développement et les infrastructures. Au cœur de sa mission : l’inauguration du nouveau bâtiment de l’Université Pédagogique de Kananga (UNIKAN), une infrastructure moderne promise pour révolutionner les conditions d’étude et de travail dans cet établissement public.

Mais l’agenda présidentiel ne s’arrête pas aux salles de classe. Le chef de l’État procédera également à l’inauguration du nouveau siège de la Direction générale des impôts (DGI) de la province, une réalisation visant à renforcer l’efficacité et la capacité de collecte de cette régie financière cruciale.

Le désenclavement, priorité des priorités

Un des points forts de cette visite sera l’inspection des travaux de réhabilitation de la route Kananga–Kalambambuji. Cet axe stratégique est vital pour le désenclavement de la région, la fluidité des échanges et la relance économique du Kasaï-Central. Son état conditionne directement la mobilité des populations et le transport des marchandises.

En prélude à cette visite, plusieurs hautes personnalités, dont le ministre des Infrastructures et des Travaux publics, ainsi que des parlementaires et des dirigeants d’entreprises publiques, ont déjà fait le déplacement à Kananga ce dimanche, soulignant l’importance de l’événement.

Cette tournée est vivement attendue par la population locale, qui y voit un signal fort de l’engagement du gouvernement central en faveur du développement d’une province souvent perçue comme négligée. À travers l’éducation, la fiscalité et les routes, le président Tshisekedi entend ainsi matérialiser sa promesse de rééquilibrage territorial et de développement concret à l’intérieur du pays.

1000 nouvelles écoles et l’IA pour corriger les examens en 2026

Devant le Parlement congolais réuni en Congrès ce lundi 8 décembre, le président Félix Tshisekedi a dévoilé un plan ambitieux de transformation complète du système éducatif de la République démocratique du Congo. Parmi les annonces marquantes : la construction de 14 nouvelles universités dès 2026 et de plus de 1000 écoles à travers le pays.

Une révolution numérique dans l’éducation

Le président a présenté la RDC comme un pionnier en Afrique en matière d’innovation éducative : « La RDC s’impose comme pionnière en Afrique avec la correction de l’Exetat par technologies modernes et intelligence artificielle, diplôme électronique sécurisé par blockchain, fiabilité accrue des résultats et lutte déterminante contre la fraude documentaire. »

Cette avancée technologique vise à renforcer la crédibilité du système éducatif congolais et la reconnaissance internationale des diplômes nationaux, un enjeu crucial pour l’employabilité des jeunes Congolais.

Un plan massif d’infrastructures éducatives

Les engagements annoncés sont considérables :

  • Construction de 14 nouvelles universités dès le premier trimestre 2026, conçues comme des campus intégrés avec centres de santé, solutions énergétiques fiables et laboratoires de pointe.

  • Plus de 1000 écoles à construire à partir de 2026.

  • 4 Instituts de formation des enseignants opérationnalisés.

  • Services éducatifs entièrement numérisés via carte biométrique.

  • Enseignement à distance déployé à grande échelle.

Assainissement de la fonction enseignante

Le président a également annoncé des mesures d’assainissement du secteur : « Nous avons mis à la retraite 1 100 enseignants du primaire, âgés de 75 à 82 ans », désormais pris en charge par la Caisse nationale de sécurité sociale des agents publics (CNSSAP).

Parallèlement, la situation administrative de 2 273 écoles publiques a été régularisée, levant ainsi des obstacles à leur mécanisation et budgétisation. Un supplément de 100 000 francs congolais a été accordé sur le salaire de chaque enseignant, et 1 384 nouvelles écoles ont été construites dans le cadre de la mise en œuvre accélérée de la gratuité de l’enseignement primaire.

Une vision intégrée pour l’enseignement supérieur

Les 14 nouvelles universités promises seront « conçues à une échelle encore plus ambitieuse avec des infrastructures plus vastes, plus fonctionnelles, et pleinement adaptées aux exigences contemporaines de la formation, de la recherche et de l’innovation ».

Chaque site comprendra des amphithéâtres, laboratoires de pointe, bibliothèques et espaces numériques, avec une attention particulière portée aux services essentiels : centres de santé, solutions énergétiques fiables, voiries internes, accès sécurisé à l’eau.

Les défis de mise en œuvre

Si ces annonces sont ambitieuses, leur réalisation pose plusieurs défis :

  1. Financement : La construction de 14 universités et 1000 écoles représente un investissement colossal pour un pays dont les ressources budgétaires sont limitées.

  2. Gouvernance : La gestion transparente des fonds et la qualité de la mise en œuvre seront déterminantes.

  3. Formation des enseignants : Les 4 nouveaux instituts devront former suffisamment d’enseignants qualifiés pour ces nouvelles infrastructures.

  4. Maintenance : La durabilité des infrastructures et équipements numériques constitue un enjeu majeur.

Un enjeu stratégique pour l’avenir de la RDC

Ce plan éducatif s’inscrit dans la vision plus large de Félix Tshisekedi pour le développement de la RDC. En investissant massivement dans l’éducation, le gouvernement cherche à préparer la main-d’œuvre de demain, essentielle pour la transformation économique du pays et l’exploitation rationnelle de ses immenses ressources naturelles.

Le président a conclu sur une note visionnaire : « Dès 2026, une nouvelle ère s’ouvre […] La gratuité gagne en sens : une école moderne, accessible, mieux équipée et mieux encadrée pour chaque enfant. »

La réussite de ce plan déterminera non seulement l’avenir de millions de jeunes Congolais, mais aussi la capacité de la RDC à construire une économie diversifiée et compétitive, moins dépendante de l’exportation brute de matières premières. Les prochains mois seront cruciaux pour passer des annonces aux premières réalisations concrètes.

Denise Nyakeru Tshisekedi écrit l’avenir en fil et en bourses

Kinshasa, – Le ruban tombait sous les ciseaux, jeudi dernier à l’Institut Supérieur des Arts et Métiers (ISAM), dévoilant bien plus qu’un simple atelier. Dans la lumière des néons, les machines à coudre industrielles, neuves et imposantes, attendaient les mains qui leur donneraient vie. Face à elles, Denise Nyakeru Tshisekedi, Première Dame de la RDC, inaugurait un nouveau chapitre pour la formation professionnelle congolaise.

Mais la surprise ne s’arrêtait pas à l’infrastructure. Devant un parterre d’étudiants et d’officiels, l’épouse du Président Félix Tshisekedi a annoncé l’octroi de 300 bourses d’études aux nouveaux inscrits de l’institut. Un coup de projecteur, puis un silence, avant que les applaudissements n’envahissent la salle. Portées par la Fondation Lona, ces bourses récompenseront le mérite, un test de sélection servant de sésame pour cette opportunité inédite.

Dans son allocution, la Directrice générale de l’ISAM, la Révérende Sœur Florence Mbiya Muadi, les yeux brillants de gratitude, a expliqué le geste symbolique qui allait suivre. Le nouvel atelier, a-t-elle déclaré, ne porterait pas un numéro de salle, mais un nom : « Denise Nyakeru Tshisekedi ». Un hommage appuyé à l’engagement « continu de la Première Dame en faveur de l’éducation et de l’émancipation des jeunes Congolais, en particulier des filles ».

Entre les murs de cet espace désormais baptisé en son honneur, l’ambition est claire. Les machines à coudre assistées par ordinateur ne sont pas que des outils ; ce sont des instruments d’émancipation. Elles offrent aux étudiants un environnement de pointe, où la créativité et la technique se mêlent pour dessiner les contours d’une économie plus solidaire et inventive.

L’inauguration de cet atelier, couplée à l’annonce des bourses, est bien plus qu’un événement protocolaire. C’est une démonstration concrète de la vision portée par la Première Dame : une jeunesse formée, outillée et financièrement soutenue est le premier pilier du développement national. Ce jeudi, à l’ISAM, ce ne sont pas seulement des vêtements qui se sont mis à prendre forme, mais des centaines de futurs.

Le Gouvernement nationalise le programme Excellentia

Kinshasa. – L’histoire avait commencé dans l’intimité d’une conviction, portée par la grâce et la ténacité de la Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi. « Excellentia », ce nom qui sonnait comme une promesse, était né d’une initiative privée pour couronner l’excellence scolaire. Ce lundi 17 novembre 2025, une page se tourne, et le récit prend une autre ampleur. Le gouvernement de la République Démocratique du Congo a officialisé la nationalisation du programme, le faisant passer du statut d’œuvre personnelle à celui de politique publique, chevillée au budget de l’État.

Une décision lourde de sens, qui ancre dans le marbre de l’administration une vision : celle d’une nation qui parie résolument sur l’intelligence de sa jeunesse.

De l’initiative à l’institution

Dans les couloirs du pouvoir, le ton est à la continuité assumée et à la solemnité. La Première ministre Judith Suminwa Tuluka elle-même a signé le décret, actant cette mue historique. Devant les médias, elle a salué le travail « pionnier » de la Première Dame, ce travail qui, durant des années, a allumé une étincelle dans les yeux des meilleurs élèves du pays. Mais désormais, l’étincelle doit devenir un feu de brousse.

« Cette nationalisation permettra d’étendre l’impact du programme sur l’ensemble du territoire », a-t-elle affirmé, dessinant les contours d’une ambition désormais sans frontières. Excellentia n’est plus un filet d’eau précieux mais intermittent ; il devient un fleuve structurant, canalisé par les institutions en charge de l’éducation. L’État en prend les rênes, avec la lourde tâche de pérenniser ce qui n’était qu’un don et de le transformer en droit.

L’exigence des 80% : un pari sur le génie congolais

La mesure la plus frappante, celle qui fera sans doute grincer des dents tout en galvanisant les esprits, est l’instauration d’un critère d’accès unique et sans appel : la barre des 80% de réussite à l’examen d’État. Un seuil qui n’est pas un simple filtre administratif, mais un symbole.

Le gouvernement en fait un étendard. « Cette exigence est un signal fort adressé à la jeunesse pour l’inviter à viser plus haut », a martelé la cheffe du gouvernement. Il s’agit ni plus ni moins d’inoculer dans l’écosystème éducatif un virus salutaire : celui de la compétition saine et de l’effort suprême. En brandissant ce seuil d’excellence, l’exécutif ne sélectionne pas seulement les meilleurs ; il défie chaque élève de le devenir. C’est un pari audacieux sur le génie congolais, une conviction que la jeunesse du pays peut, si on lui fixe la barre assez haut, toucher le ciel.

La pierre d’un nouvel édifice éducatif

Cette nationalisation d’Excellentia ne surgit pas du néant. Elle s’inscrit dans la lignée des grandes réformes qui tentent de redessiner le visage de l’école congolaise. La gratuité de l’enseignement primaire, les investissements massifs dans les 145 territoires, la modernisation des programmes… Autant de pièces d’un puzzle complexe où Excellentia trouve désormais sa place comme la pierre angulaire de l’excellence.

En transformant cette initiative en colonne vertébrale des politiques éducatives, l’exécutif affiche sa volonté de forger l’élite de demain. Une élite méritante, repérée, formée et soutenue par la nation tout entière pour porter les filières stratégiques du développement.

Le défi est maintenant celui de l’équité. Le gouvernement le jure : les mécanismes de sélection seront uniformes, la transparence, absolue. Des rives du Congo aux confins du Katanga, le même critère s’appliquera, faisant d’Excellentia non plus un privilège, mais un bien national, un outil dédié à révéler, partout et pour tous, la beauté farouche du mérite. L’histoire est en train de s’écrire.

Deuil national : Bonette Élombe, l’institutrice qui dansait le savoir, n’est plus

KINSHASA – Un silence lourd a remplacé les chants et les rires. La communauté éducative congolaise pleure, ce lundi 20 octobre, la disparition soudaine de Bonette Élombe. Cette enseignante, devenue une étoile médiatique grâce à sa pédagogie joyeuse et ses vidéos virales sur les réseaux sociaux, s’est éteinte, laissant orphelins des centaines d’élèves et une nation entière qui voyait en elle le visage rayonnant de l’école de demain.

Le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté a fait part de sa « profonde tristesse » dans une publication Sur le compte X, saluant la mémoire d’une « enseignante dévouée, passionnée par son métier et admirée pour sa manière exemplaire de transmettre le savoir ». Une perte qui résonne bien au-delà des murs de son école de Yolo Sud.

Une star de la pédagogie joyeuse

Bonette Élombe n’était pas une institutrice ordinaire. Elle était un tourbillon de vie. Dans sa classe, les leçons se transformaient en spectacles. Elle accueillait chaque matin ses élèves avec des chants, des danses rythmées et une énergie contagieuse. Sa salle de classe n’était pas un lieu de contrainte, mais un espace de joie et de motivation où le savoir s’apprenait dans la bonne humeur.

C’est cette approche unique, chaleureuse, humaine et profondément inspirante, qui l’a propulsée sur le devant de la scène. Ses vidéos, devenues virales sur TikTok et autres plateformes, ont transcendé les frontières. Le monde entier a découvert cette femme souriante, à la voix douce, capable de captiver les enfants dans des conditions matérielles souvent difficiles.

Une vocation, un héritage

Fille d’enseignante, Bonette Élombe avait embrassé cette profession par passion. Pour elle, enseigner n’était pas un simple emploi, mais une vocation, un sacerdoce. Son engagement et son style unique avaient fait d’elle une « véritable ambassadrice » du Projet d’Amélioration de la Qualité de l’Enseignement Primaire (PEQIP), qu’elle « incarnait avec fierté et conviction ».

Sa notoriété avait attiré l’attention de plusieurs personnalités publiques, séduites par sa capacité à redonner le goût d’apprendre. La députée nationale Christelle Vuanga figurait parmi celles qui avaient salué son travail, citée par plusieurs médias confirmant la triste nouvelle.

Une onde de choc nationale

L’annonce de son décès s’est répandue comme une traînée de poudre, provoquant une vague d’émotion dans tout le pays. Les élèves, ses premiers admirateurs, sont sous le choc. « Entre larmes et silence », la communauté congolaise pleure celle qui était « bien plus qu’une maîtresse : une mère, une confidente et une source de motivation ».

Son héritage, lui, ne s’éteint pas. Ses vidéos, largement partagées, demeureront le témoignage vibrant d’une vie consacrée à faire aimer l’école. Elle laisse derrière elle un défi : celui de perpétuer cette flamme pédagogique, cette conviction que le savoir peut, et doit, se transmettre avec bonheur. La classe de Bonette Élombe est silencieuse, mais son écho, lui, résonnera longtemps.

Révélation à Mbuji-Mayi : le campus de toutes les ruptures est né

MBUJI-MAYI – Ils attendaient ce jour depuis des générations. Ce lundi 6 octobre, des milliers d’étudiants ont vu leur rêve devenir réalité : fini les cours dans les églises, les entrepôts et les salles d’écoles primaires ! Le président Félix Tshisekedi inaugurait le joyau tant attendu : le nouveau campus de l’Université officielle de Mbuji-Mayi.

Le choc de la modernité

Imaginez : 16 auditoires dernier cri, 2 amphithéâtres grandioses, 154 chambres étudiantes… Le complexe universitaire qui s’élève désormais au quartier Kansele n’est pas qu’un simple bâtiment. C’est une déclaration de guerre contre la précarité académique qui durait depuis l’époque coloniale !

« Passer du bricolage à la dignité » : le recteur de l’UOM, l’abbé Apollinaire Cibaka, ne cache pas son émotion. Son université entre enfin dans le 21ème siècle.

La fin de la « honte » estudiantine

« Nous étions la risée de la région », confie un étudiant, les yeux brillants de fierté retrouvée. « Terminé les cours dans les temples et les entrepôts ! Aujourd’hui, nous avons un campus de standard international. »

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Le message est clair : la RDC investit enfin dans son avenir. Pendant 36 mois, les travaux ont transformé un terrain vague en un écrin du savoir qui fait déjà pâlir d’envie bien des universités de la sous-région.

Une révolution qui s’étend

Attention : Mbuji-Mayi n’est que le début ! La ministre de l’Enseignement supérieur l’annonce : Kananga et Bunia préparent leurs propres perles académiques. Le gouvernement envoie un signal fort : l’éducation n’est plus la parente pauvre des politiques publiques.

Alors que le président Tshisekedi arpentait les couloirs flambant neufs, une certesse s’imposait : ici, dans le Kasaï-Oriental, une page de l’histoire éducative congolaise vient de se tourner. L’ère de la précarité universitaire appartient définitivement au passé. Place à l’excellence !

Mbuji-Mayi se prépare à accueillir Tshisekedi pour l’inauguration de son université

La capitale du diamant se pare de ses plus beaux atours pour recevoir le chef de l’État. Le 2 octobre, le gouverneur du Kasaï Oriental, Jean-Paul Mbwebwa, a inspecté le campus de l’Université Officielle de Mbuji-Mayi (UOM) en prévision de la visite imminente du président Félix Tshisekedi.

Sur le chantier de ce fleuron éducatif, le gouverneur n’a pas caché sa fierté. « Je suis venu visiter d’abord ce beau cadeau que nous avons aujourd’hui dans notre province », a-t-il déclaré aux journalistes, en désignant les bâtiments modernes qui s’élèvent dans le paysage urbain. Selon lui, ce projet est « l’œuvre du président Tshisekedi, construite pour l’avenir des jeunes de notre province ».

La descente du gouverneur avait un double objectif : vérifier l’avancement des travaux et préparer l’accueil du chef de l’État, attendu « incessamment » pour l’inauguration officielle.

Un campus porteur d’avenir pour le Grand Kasaï

L’Université Officielle de Mbuji-Mayi représente bien plus qu’un simple complexe universitaire. Dans une région riche en ressources mais longtemps délaissée, ce campus incarne la promesse d’un développement éducatif et économique durable.

Son inauguration sous le haut patronage du président Tshisekedi marquera un tournant pour l’enseignement supérieur dans le Grand Kasaï. Elle permettra à des milliers de jeunes d’accéder à une formation de qualité sans devoir migrer vers Kinshasa ou Lubumbashi.

L’inspection du gouverneur Mbwebwa illustre l’importance accordée à cet événement. « Nous sommes venus voir ce qu’il faut pour préparer son accueil et prendre les dispositions pratiques nécessaires », a-t-il expliqué. Alors que les préparatifs s’accélèrent, Mbuji-Mayi s’apprête à vivre un moment historique : la consécration d’un investissement éducatif majeur qui pourrait transformer l’avenir académique et économique du centre de la RDC.

Une grenade lacrymogène explose dans une salle de classe, la panique au collège

Une matinée d’études qui vire au cauchemar. Le mardi 30 septembre,le Collège Saint Sabrina, situé dans la commune de Mont-Ngafula, a sombré dans une violence inédite. Un élève de 4ᵉ commerciale, finaliste des humanités et fils d’un militaire, a délibérément déclenché une grenade lacrymogène au cœur d’une salle de classe. En quelques secondes, le lieu d’apprentissage s’est transformé en scène de suffocation et de terreur.

Le bilan, encore provisoire, s’annonce lourd. Les services hospitaliers ont déjà admis une dizaine d’élèves aux Cliniques universitaires de Kinshasa. Parmi les victimes, deux adolescentes plongent dans le coma, selon des sources médicales. D’autres collégiens ont été conduits en urgence à l’Hôpital de Monkole et dans divers centres de santé de la capitale. Les familles, affolées, se sont précipitées vers les hôpitaux.

Scènes de chaos et arrestation rapide

Les témoignages décrivent un chaos indescriptible. Dans la classe envahie par les vapeurs urticantes, les élèves suffoquent, toussent et paniquent. Le personnel éducatif tente d’évacuer les jeunes dans un élan d’héroïsme improvisé. Pendant ce temps, les premiers parents, alertés par des messages affolés, se ruent vers l’établissement.

La police intervient aussitôt. Les forces de l’ordre arrêtent l’adolescent sur place et le conduisent devant le Tribunal pour enfants dans la soirée. La justice devra déterminer les motivations de cet acte incompréhensible. L’enquête qui débute cherche aussi à répondre à une question centrale : comment un mineur a-t-il pu se procurer une grenade lacrymogène de type militaire ?

Une faille de sécurité inquiétante

Au-delà du drame, l’incident met en lumière les failles béantes de la sécurité scolaire. Il soulève une question brûlante : pourquoi des armes et du matériel militaire circulent-ils dans la sphère civile, jusqu’à se retrouver entre les mains d’un écolier ?

Les autorités éducatives, sanitaires et sécuritaires annoncent s’être saisies du dossier. Le ministère de l’Éducation doit publier une communication officielle dans les prochaines heures. Mais déjà, toute la capitale s’interroge : comment un outil de maintien de l’ordre a-t-il pu devenir, le temps d’une matinée, une arme au cœur d’une école ?

L’école en Sursis : l’enquête choc qui révèle l’enfer des élèves de Kinshasa

À Kinshasa, les salles de classe, censées être des sanctuaires du savoir, sont devenues le théâtre d’une tragédie silencieuse. Une étude percutante, menée par Ipas RDC en collaboration avec l’École de Santé Publique de l’UNIKIN et l’Université d’Abidjan, jette une lumière crue sur l’innommable : l’école n’est plus un lieu sûr, mais un champ de bataille où l’innocence est quotidiennement mise à mal.

Les chiffres, plus éloquents que de longs discours, dessinent une carte de la terreur juvénile. Ils racontent une histoire que beaucoup préfèrent ignorer, une réalité qui hurle dans le silence des couloirs.

L’Enquête qui Brise le Silence

  • 67 % des élèves subissent des violences sexuelles

  • 84 % des élèves sont confrontés à des violences verbales

  • 76 % des élèves endurent des violences corporelles

Ces pourcentages, froids et implacables, représentent plus de 4 000 visages, 4 000 histoires, 4 000 enfances bafouées. Des adolescents de 14 à 19 ans, dans quatre provinces éducationnelles de la capitale, ont confié leur calvaire. Leur témoignage collectif forme l’acte d’accusation le plus accablant qui soit contre un système éducatif en crise.

L’Urgence d’une Réponse Tranchante

Face à ce constat d’urgence absolue, Ipas RDC lance un appel à l’action. Les recommandations sont claires, précises, indispensables :

  • L’application stricte et sans compromis des lois existantes

  • Une sensibilisation massive des enseignants et des parents

  • Le renforcement concret de la sécurité dans les établissements scolaires

La question désormais s’impose à toute la société congolaise : comment transformer ces lieux de peur en espaces d’apprentissage réellement sûrs ? Comment redonner à nos enfants le droit fondamental d’étudier sans craindre pour leur intégrité physique et morale ?

Les salles de classe de Kinshasa attendent une réponse. Non pas dans des mois ou des années, mais aujourd’hui. Car chaque jour qui passe sans action concrète est une nouvelle victime potentielle. L’heure n’est plus au constat, mais à l’action. Le futur de toute une génération se joue dans ces couloirs où l’ombre a trop longtemps remplacé la lumière.

La révolution des cantines scolaires nourrit l’avenir

 Une annonce qui sent bon la promesse et la farine chaude. Ce lundi, le gouvernement de la République Démocratique du Congo a dévoilé un projet qui pourrait transformer le quotidien de milliers d’écoliers. Dès la rentrée prochaine, des cantines scolaires seront progressivement déployées dans une centaine d’établissements publics à travers le pays. Une initiative concrète qui place l’assiette au cœur de la stratégie éducative.

Un partenariat stratégique pour nourrir l’esprit

Le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté ne cache pas son ambition. En partenariat avec le Programme Alimentaire Mondial (PAM), près de 200 000 élèves et 2 000 enseignants bénéficieront de repas scolaires chauds. Les chiffres, impressionnants, racontent une volonté politique : faire de l’alimentation scolaire un levier de développement.

« L’alimentation scolaire, un pilier de la réussite éducative en RDC », affirme le communiqué ministériel. Derrière cette formule se cache une réalité simple : un enfant qui mange apprend mieux. Le gouvernement mise sur cette évidence pour réduire l’absentéisme et améliorer les conditions d’apprentissage.

De la nourriture pour la pensée

L’initiative dépasse le simple geste humanitaire. Il s’agit d’investir dans le capital humain de la nation. Chaque repas servi représente un pas vers une éducation plus inclusive et équitable. Les cantines scolaires deviennent ainsi des laboratoires de la nouvelle citoyenneté chère aux autorités.

Pour les familles congolaises, souvent confrontées à la précarité alimentaire, cette annonce représente un soulagement concret. La garantie d’un repas nutritif et équilibré à l’école allège le fardeau domestique tout en assurant que les enfants étudient le ventre plein.

Les défis d’une mise en œuvre à grande échelle

Le succès de ce programme repose sur sa pérennité. Le déploiement « progressif » mentionné par le gouvernement suggère une approche méthodique. Le partenariat avec le PAM apporte une expertise cruciale en matière logistique et nutritionnelle.

Reste à transformer l’essai. La RDC, avec son territoire immense et ses défis infrastructurels, devra faire preuve de persévérance pour que ces cantines deviennent une réalité durable. La rentrée 2025-2026 marquera le début d’une aventure qui pourrait redéfinir le visage de l’école congolaise.

Rentrée scolaire 2025-2026 : Un démarrage effectif sur toute l’étendue de la RDC

La rentrée scolaire 2025-2026 en RDC a été officiellement lancée ce lundi 1er septembre par la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu, depuis la cité côtière de Moanda, dans le Kongo Central.

Sous le thème « Vivre ensemble dans la paix », la ministre a rappelé l’importance de former des citoyennes et citoyens responsables, notamment à travers la création de clubs scolaires et l’adoption du Serment du Citoyen dans les établissements. Elle a insisté sur l’unité, la discipline et l’assiduité comme piliers de la réussite scolaire.

Une rentrée effective dans tout le pays

De Kinshasa à Bunia, en passant par l’Ituri, le Kongo Central et le Plateau, les écoles ont rouvert leurs portes. Dans la capitale, des milliers d’élèves ont afflué vers leurs établissements : le Lycée Kabambare, le Collège de la Salle, le Lycée Motema Mpiko ou encore le Collège Abbé Masumu. À Lemba, plus de 1 081 élèves ont entamé les cours au Lycée Mpiko, tandis que plus de 100 enfants de 3 à 5 ans ont repris la maternelle à l’école Masamba.

Selon le directeur de la province éducationnelle Kinshasa Plateau, le taux de présence atteignait déjà 80 % dès ce premier jour.

29 millions d’élèves mobilisés

Au total, ce sont 29 millions d’élèves, y compris dans les zones encore sous tension sécuritaire, qui reprennent les cours cette année. Le gouvernement a réaffirmé la poursuite des réformes majeures :

  • la gratuité de l’enseignement primaire,

  • le renforcement de la qualité éducative,

  • la promotion de l’égalité des chances,

  • et l’intégration des technologies pour un apprentissage plus inclusif.

Pour Raïssa Malu, cette année scolaire doit marquer un tournant vers une école plus moderne, plus équitable et centrée sur l’avenir des jeunes Congolais.

Excellentia 2025 : Le couple présidentiel mise sur l’éducation pour bâtir le Congo de demain

Le programme Excellentia a célébré sa 6ᵉ édition ce jeudi au Centre culturel d’Afrique centrale à Kinshasa, en présence du président Félix Tshisekedi et de la première dame Denise Nyakeru Tshisekedi, initiatrice du projet. Cette cérémonie a récompensé 79 lauréats de l’Examen d’État, ainsi que les établissements ayant fourni le plus grand nombre de boursiers : le Lycée Kabambare (10 boursiers), le Collège Notre-Dame du Congo (14) et le Complexe scolaire Les Loupiots (27).

Le coordonnateur de la Fondation Lona (ex-Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi), Joël Makubikua, a rappelé les objectifs du programme :

  • Promouvoir la culture de l’excellence dans les écoles de RDC.

  • Susciter l’émulation pour que l’excellence devienne un objectif commun.

  • Former une élite capable de diriger le pays demain.

Pour être admissible, un élève doit obtenir au moins 85 % à l’Examen d’État, puis réussir un test interne avec un minimum de 70 %.

Dans son discours, Félix Tshisekedi a qualifié Excellentia d’investissement stratégique et visionnaire, affirmant :

« Ensemble, donnons à chaque jeune Congolais la possibilité de réaliser son plein rêve. Excellentia investit dans notre capital humain pour bâtir le Congo de demain. »

Le chef de l’État a dressé un constat préoccupant sur l’éducation en RDC, rappelant qu’un enfant né aujourd’hui n’atteindrait que 37 % de son potentiel productif sans un enseignement et des soins adaptés.

Appelant à une mobilisation nationale, il a invité le gouvernement à renforcer son partenariat avec la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi pour élargir l’accès aux bourses, affirmant que :

« Avec des initiatives comme Excellentia, nous préparons les leaders de demain et construisons une société plus juste et éclairée. »

Exetat 2025 : Une révolution technologique derrière la publication express des résultats

La publication des résultats de l’Exetat 2025, à peine trois jours après la fin des épreuves, a surpris plus d’un. Cette rapidité, saluée par les uns, interrogée par d’autres, n’a pourtant rien de miraculeux. Elle est le fruit d’un travail méthodique, entamé bien en amont, reposant sur des choix stratégiques, une organisation rigoureuse et une modernisation technologique assumée.

Contrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas d’accélérer pour impressionner, mais de créer les conditions d’une avancée cohérente et efficace. Le délai de trois jours n’était pas un objectif en soi, mais la conséquence logique d’un processus bien pensé.

Une stratégie en trois axes pour moderniser l’Exetat 2025

Trois leviers ont été essentiels dans cette performance :

  • Optimisation logistique

  • Décentralisation de la correction

  • Intégration d’un logiciel intelligent

Aujourd’hui, trois provinces disposent de centres de correction modernes, capables de gérer à la fois leurs propres copies et celles des provinces voisines. Fini les longs délais d’acheminement vers Kinshasa : les données sont traitées localement, rapidement et efficacement. Pour les provinces enclavées, une publication progressive est prévue, dans le respect des procédures.

La correction elle-même a changé de paradigme. L’évaluation a débuté dès le premier jour d’examen, avec un traitement continu, y compris pendant les jours fériés. Ce mode de fonctionnement en temps réel a permis un gain de temps considérable, sans sacrifier la qualité.

L’intelligence artificielle au service de la fiabilité

Autre nouveauté majeure de l’Exetat 2025 : l’introduction d’un système intelligent, remplaçant l’ancien logiciel devenu obsolète. Résultat : plus de 100 pages corrigées par minute, contre seulement 8 auparavant. Cette puissance technologique ne remplace pas l’humain, mais le complète. Chaque étape critique est validée manuellement par des inspecteurs, mobilisés jour et nuit pour garantir rigueur et transparence.

Cette combinaison homme–machine n’est pas un tour de magie, mais le résultat d’une méthode, d’une vision structurée et maîtrisée. Et ce n’est qu’un début.

Vers une éducation congolaise 100 % numérique

Avec l’arrivée prochaine des diplômes électroniques, l’écosystème éducatif congolais poursuit sa transformation. L’Exetat 2025 marque un tournant, où l’innovation ne se limite pas à la vitesse, mais transforme en profondeur le fonctionnement du système.

La véritable innovation, discrète mais puissante, ne se voit pas toujours à l’œil nu, mais elle change tout. Et désormais, l’avenir de l’éducation congolaise s’écrit en numérique.

Examen d’État 2025 : Plus d’un million de candidats pour une session placée sous le signe de l’égalité

Ce lundi 28 juillet, Raïssa Malu, ministre d’État à l’Éducation nationale, a lancé officiellement l’Examen d’État 2025 depuis l’école Don Bosco de Masina à Kinshasa. Pour cette 58e édition, le pays compte 1 079 341 finalistes répartis dans 3 165 centres, dont 13 à l’étranger.

Ces centres hors frontières sont situés en Angola, au Rwanda, au Burundi, en Ouganda et en Tanzanie. Parmi les candidats du cycle long, 43 % sont des filles. Quant au cycle court, il enregistre 6 022 candidats, dont 17 % de filles.

Une épreuve qui incarne les valeurs d’un Congo nouveau

Face aux élèves, Raïssa Malu a salué leur parcours avec force :

« Vous incarnez l’espoir d’un Congo nouveau, debout, compétent et solidaire. L’Examen d’État n’est pas seulement une évaluation. Il représente un acte civique, une épreuve de vérité. »

Elle a souligné l’importance des valeurs comme l’intégrité, la responsabilité et la persévérance. D’ailleurs, pour garantir l’égalité des chances, le gouvernement a pris en charge les frais de participation des élèves issus des zones en conflit. Ce geste, selon elle, s’inscrit dans une logique de justice sociale.

La ministre a aussi adressé une pensée aux élèves empêchés de participer à l’examen à cause de l’insécurité : déplacés, enrôlés de force ou victimes des violences. « Nous ne les oublions pas. L’État travaille sans relâche pour leur rendre leurs droits », a-t-elle assuré.

Kinshasa en chiffres, Bukavu en élan

À Kinshasa, 173 215 candidats sont inscrits dans 321 centres. La répartition par district est la suivante :

  • Funa : 56 centres, 30 006 élèves

  • Lukunga : 76 centres, 40 732 élèves

  • Mont Amba : 71 centres, 39 501 élèves

  • Tshangu : 80 centres, 41 960 élèves

  • Plateau : 38 centres, 21 016 élèves

En tout, la capitale compte 80 052 filles et 84 163 garçons.

Par ailleurs, Bukavu accueille 44 355 candidats, dont 50,2 % de filles, selon Jean Marie Mwayesi, inspecteur provincial. Ce chiffre témoigne d’un fort engagement des jeunes filles dans cette région de l’Est souvent marquée par les conflits.

TENASOSP : Une révolution dans l’orientation scolaire

Ce jeudi 17 juillet 2025, Son Excellence Malu Raïssa a officiellement lancé le TENASOSP (Test National de Sélection et d’Orientation Scolaire et Professionnelle) à l’école Révérend Kim de Kinshasa.

Ce test marque une étape déterminante dans le système éducatif congolais. Il a pour but de guider chaque élève de 8e année vers un parcours scolaire ou professionnel cohérent, en tenant compte de ses aptitudes personnelles, de ses ambitions et surtout, des besoins prioritaires du pays.

 Le TENASOSP : un outil stratégique pour l’avenir des élèves

En introduisant ce test d’orientation scolaire en RDC, le gouvernement pose les bases d’une école centrée sur le développement des talents individuels. C’est un tournant pour l’éducation nationale : au-delà du simple passage de classe, il s’agit désormais de construire un avenir aligné avec les réalités du marché de l’emploi et les défis nationaux.

Préparer les citoyens de demain

Avec le TENASOSP, la RDC veut former des citoyens responsables et compétents, capables de contribuer efficacement au développement du pays. Ce test devient un levier d’équité, permettant à chaque élève, où qu’il se trouve, de bénéficier d’un accompagnement adapté dès le secondaire.

Le lancement du TENASOSP est donc bien plus qu’un test : c’est le début d’une transformation profonde de l’orientation scolaire en RDC, vers une école de l’avenir, au service des jeunes et du développement national.

ENAFEP 2025 : Un examen décisif malgré les conflits et l’exil

Le ministre de l’Enseignement primaire, Jean-Pierre Kezamudru, a lancé l’ENAFEP 2025 ce 1er juillet à l’EPA Lumumba de Limete, à Kinshasa. Il était accompagné de l’inspecteur général et du ministre provincial.
Cette année encore, l’examen mobilise 2.342.864 élèves, dont 1.136.341 filles, dans 8.232 centres, répartis sur tout le territoire. Ces centres incluent également Luanda et Kabinda en Angola.

Malgré les défis sécuritaires persistants à l’Est, le gouvernement congolais affirme sa détermination à garantir une éducation pour tous.
Même les enfants déplacés et ceux vivant en zones occupées participent à cette session, preuve d’une volonté nationale forte.

« La Nation reste debout », a insisté le ministre, rappelant que l’éducation reste une priorité absolue.

De Kampala à Kananga, l’éducation franchit les frontières

À Kampala, en Ouganda, 133 élèves congolais, dont 75 filles, ont composé leurs épreuves dans des conditions sereines.
Le chargé d’affaires Jules Ngalu, entouré de diplomates congolais, les a personnellement encouragés.

« Cette initiative montre que l’État congolais reste engagé envers tous ses enfants, où qu’ils se trouvent », a déclaré le conseiller Kalala.

Par ailleurs, l’inspectrice Henrielle Dz’ve a salué le bon déroulement des examens.
En effet, plusieurs enfants inscrits vivaient dans des camps de réfugiés, notamment à Nakivale, et ont été pris en charge par leurs écoles respectives.

ENAFEP 2025 : une mobilisation massive à travers le pays

Dans la ville portuaire de Matadi (Kongo Central), plus de 50.000 élèves ont été enregistrés pour cet examen.
De plus, à Kananga (Kasaï Central), 69.464 candidats, dont 32.864 filles, se sont présentés dans la discipline. Le gouverneur Moïse Kambulu leur a prodigué des conseils : calme, concentration et confiance en soi.

À N’sele, le directeur de l’école Notre-Dame du Bon Secours a motivé ses élèves avec fermeté :

« Un enfant bien formé n’aura aucun problème. »

De son côté, le maire de Beni, Jacob Nyofondo, a félicité les 13.100 élèves finalistes pour leur courage.
Il a également remercié les parents et enseignants, saluant l’effet direct de la réforme de la gratuité de l’enseignement, portée par le Président Félix Tshisekedi.

Une jeunesse qui avance, malgré tout

En définitive, l’ENAFEP 2025 symbolise bien plus qu’un simple examen. Il représente la résilience d’une jeunesse debout, malgré la guerre, l’exil ou la précarité.
Grâce à la mobilisation collective, l’école tient bon, et l’avenir s’écrit avec courage.

formation inspecteurs leadership pédagogique ituri : c’est parti

À Bunia, ce mercredi 18 juin, la cour de l’école primaire Murongo résonnait de sourires et d’applaudissements. La formation inspecteurs leadership pédagogique Ituri  a pris fin après cinq jours d’échanges intensifs et concrets. Elle marque un tournant pour les écoles publiques de la province éducationnelle Ituri 1.

Cinq jours d’apprentissage stratégique

Organisée du 14 au 18 juin par le ministère de l’Éducation nationale via le SERNAFOR PRIMAIRE, cette session s’inscrit dans le cadre du projet PEQIP soutenu par le GPE. L’objectif était clair : renforcer les capacités de dix inspecteurs provinciaux, appelés à accompagner les directeurs d’écoles primaires dans leur mission de leadership.

Grâce à des ateliers pratiques et une approche participative, les inspecteurs ont acquis des outils concrets. Le rôle du directeur d’école, considéré comme pilier de la gouvernance pédagogique, a été au cœur des échanges.

Des engagements forts pour l’avenir

« Je suis convaincu que la restitution des acquis se fera dans les meilleures conditions », a déclaré Mbakaka Mbanga Sébastien, Inspecteur principal provincial de l’Ituri 1.

Paul Richard Agele, inspecteur de Bunia, partage son enthousiasme : « Nous avons maintenant une base solide pour encadrer efficacement les directeurs. »

Même satisfaction pour Cécile Kahambu Lusenge, inspectrice de Bunia urbain, qui espère voir ces formations se répéter.

Un déploiement dès le 20 juin

La suite est déjà en marche. Dès le 20 juin, les dix inspecteurs formateurs interviendront en binômes dans cinq sites choisis pour leur accessibilité. Ils formeront 248 directeurs d’écoles primaires publiques, dont 177 en zones rurales.

Ce déploiement vise à instaurer un leadership scolaire local fort, condition essentielle à une éducation de qualité. La formation inspecteurs leadership pédagogique Ituri pourrait bien devenir un modèle pour d’autres provinces éducatives du pays.

Examen d’État 2025 : Une nation mobilisée, un million de rêves en jeu

Lundi 2 juin 2025, à travers toute la République démocratique du Congo, plus d’un million d’élèves finalistes ont entamé les épreuves hors-session de l’Examen d’État, édition 2024-2025. Une journée d’envergure, ouverte officiellement par la ministre de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, au centre Bandal 07 situé à l’École publique de l’Excellence dans la commune de Bandalungwa, à Kinshasa.

Le décor était fin prêt, les élèves concentrés, les encadreurs mobilisés. Dès les premières heures de la matinée, les candidats se sont lancés dans l’épreuve de dissertation, marquant ainsi le coup d’envoi d’une série d’épreuves cruciales pour leur avenir académique.

Au total, 1.073.769 élèves, dont 461.184 filles et 612.585 garçons, répartis dans des milliers de centres sur l’ensemble du territoire national, prennent part à cette session hors-série. À Muanda (Kongo Central), c’est l’administratrice du territoire, Amina Panda, qui a ouvert la session, tandis qu’à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, le vice-gouverneur Martin Kazembe a lancé les épreuves au centre Lubumbashi 75.

À Beni, dans le Nord-Kivu, malgré un contexte sécuritaire particulièrement tendu, les épreuves ont bel et bien démarré sous la supervision du vice-gouverneur Louis Second Karawa. Il a salué la ténacité du gouvernement à surmonter les obstacles logistiques et financiers pour garantir aux jeunes un accès égal à cette étape décisive.

« Organiser ces épreuves n’est pas un simple exercice administratif, c’est un acte de responsabilité nationale », a rappelé la ministre d’État Raïssa Malu, en soulignant l’importance du calme, de la concentration et du respect des consignes par les candidats.

Partout, des messages d’encouragement ont résonné. À Kinshasa, Jude Nkaka, directeur sous-provincial de l’éducation à Kasa-Vubu, a rassuré les élèves :

« Ce n’est pas une question de réciter, mais de démontrer votre capacité à réfléchir, structurer et argumenter vos idées. »

Même ton du côté de Tshangu, où Albert Kasongo a invité les élèves à avoir confiance en eux :

« La réussite est individuelle. Ayez foi en vos capacités. »

À Kisangani, Dorcas Mazambila, élève en option technique sociale, affirme aborder la dissertation avec sérénité :

« Je me sens prête. J’ai bien assimilé la matière. »

Quant à Mardochée Mulanya, candidat à l’Institut de Limete, il se dit préparé à tous les scénarios :

« Nous avons travaillé la rédaction dans les moindres détails. Je suis prêt, spirituellement et mentalement. »

Dans plusieurs centres, les autorités ont insisté sur l’éthique citoyenne. À Masina 3, Jean Marc Sungu a rappelé aux élèves leur serment de citoyenneté et les valeurs républicaines qu’ils incarnent en cette journée historique.

La session hors-session se poursuivra jusqu’au 14 juin avec l’oral de français et la pratique professionnelle, notamment pour les options techniques et pédagogiques, où une nouveauté est introduite : la défense de rapports de stage pour les futurs enseignants.

Ce lundi marque donc plus qu’un simple examen. C’est une épreuve de vie, un tournant vers l’avenir pour plus d’un million de jeunes congolais, armés de leur plume, de leur foi et de leur détermination.

Examen d’État 2025 : Plus d’un million de candidats en lice

C’est dans l’enceinte de l’école L’Excellence, à Bandalungwa, que la ministre d’État en charge de l’Éducation et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a donné ce lundi 2 juin 2025 le coup d’envoi des épreuves hors session de la 59e édition de l’Examen d’État en République Démocratique du Congo.

Cette édition mobilise 1 073 769 candidats, dont 461 184 filles (42,95 %) et 612 585 garçons (57,05 %), répartis dans 3 165 centres d’examen, dont 13 situés à l’étranger. Ces candidats proviennent des différentes provinces du pays et des territoires hors frontières. La moyenne nationale est de 339 élèves par centre.

Dans son discours solennel, Raïssa Malu a salué le courage et la détermination des élèves, tout en soulignant les efforts collectifs des familles, enseignants et encadreurs. Elle a particulièrement adressé un message de solidarité aux candidats des zones en conflit à l’Est du pays.

« Certains d’entre vous passent ces épreuves dans la quiétude, d’autres, déplacés ou vivant dans des zones sous tension, le font dans des conditions difficiles. À ceux-là, j’exprime ma solidarité et celle du gouvernement », a déclaré la ministre.

Elle a également insisté sur l’engagement du gouvernement à ne laisser aucun enfant congolais en marge du droit à l’éducation, rappelant que même dans les provinces sous occupation rebelle (Nord-Kivu et Sud-Kivu), l’Examen d’État se déroule sans paiement de frais de participation, grâce à la mobilisation de l’État et de ses partenaires.

« Nous agissons avec responsabilité et équité, pour garantir à chaque élève congolais le droit à l’évaluation, où qu’il se trouve », a-t-elle souligné.

Concernant le Cycle Court, 6 196 candidats y sont inscrits (dont 1 038 filles et 5 158 garçons), répartis dans 273 centres pour la rédaction, avec une moyenne de 23 candidats par centre. Les épreuves techniques de ce cycle, ainsi que celles du Cycle Long, se dérouleront à partir du mardi 3 juin.

Le Cycle Long quant à lui représente la grande majorité avec 461 786 candidats répartis dans 2 860 centres, soit une moyenne de 161 candidats par centre. Ces centres couvrent plus de 90 % de l’organisation des épreuves hors session 2025.

Enfin, Raïssa Malu a appelé les superviseurs et inspecteurs à faire preuve de rigueur et de vigilance pour assurer l’intégrité du processus.

Walikale : les universités paralysées, les étudiants redoutent une année blanche

Depuis le lundi 26 mai 2025, les établissements d’enseignement supérieur et universitaire de Walikale, dans le Nord-Kivu, sont totalement paralysés. Les enseignants, ainsi que le personnel administratif et technique, ont suspendu toutes leurs activités. Motif : cinq mois sans salaires, ni primes institutionnelles.

Ce mouvement de grève fait suite à plusieurs lettres restées sans réponse, adressées à la hiérarchie de l’Enseignement supérieur et universitaire. Face à l’indifférence du gouvernement, le personnel dénonce une situation intenable.

Les étudiants de l’ISP, de l’ISDR et de l’ISTM de Walikale, eux, sont inquiets. Ils craignent un effondrement de l’année académique en cours. Beaucoup redoutent un allongement du calendrier ou, pire, une année blanche.

Le chef de travaux Timothée Amisi Ramazani, président de la sous-conférence des chefs d’établissement à Walikale, tire la sonnette d’alarme. « Notre personnel est démoralisé. Nous avons interpellé les autorités, mais aucune réaction. Si rien n’est fait rapidement, les conséquences seront graves pour l’avenir de nos institutions », prévient-il.

Dans une région déjà fragilisée par des tensions sécuritaires, ce blocage universitaire aggrave les frustrations. Les grévistes espèrent une réponse urgente du ministère de tutelle. Sans cela, la crise pourrait s’enliser, au détriment de milliers d’étudiants en quête de savoir.

ENABEL et l’ENA conjuguent leurs forces pour transformer l’administration publique congolaise

Ce mardi 20 mai 2025, un partenariat prometteur s’est dessiné à Kinshasa. À l’initiative de l’Agence belge de coopération internationale (ENABEL), l’École Nationale d’Administration de la RDC (ENA) a accueilli une importante délégation. Elle était composée des Secrétaires Généraux des ministères de la Santé, de l’Agriculture, de la Formation professionnelle et de l’Éducation nationale, tous bénéficiaires du soutien d’ENABEL.

Objectif de cette rencontre : poser les bases d’une collaboration structurée pour renforcer les capacités des administrations publiques concernées.

Les échanges ont porté sur trois axes majeurs :

  • La mise en œuvre de formations ciblées pour les agents en poste dans ces ministères ;

  • Le déploiement d’énarques et d’élèves stagiaires au sein des institutions ;

  • Un appui institutionnel global, inscrit dans une démarche durable et orientée vers les résultats.

Les parties prenantes ont souligné l’importance de formaliser rapidement les besoins spécifiques de chaque ministère. Cette étape est indispensable pour structurer les actions à venir et enclencher les premières activités.

Cette rencontre marque une avancée concrète vers une administration congolaise plus efficace, mieux formée et plus engagée au service du public. Le partenariat entre l’ENA et ENABEL se positionne ainsi comme un levier stratégique pour moderniser la gouvernance en RDC.

Beni en colère : L’ assassinat d’un élève provoque la paralysie les écoles

Les écoles de Beni ont fermé ce lundi 19 mai 2025. Les élèves protestent contre l’assassinat de David Tumba Tshaba, un préfinaliste tué par des hommes armés dans le quartier Kasabinyole.

Un Élève Assassiné en Résistant

David Tumba Tshaba a été abattu alors qu’il tentait de résister à un vol. Son assassinat a choqué les étudiants, qui ont décidé de sécher les cours pour dénoncer cette violence et exiger des réponses.

Des Étudiants Révoltés

« Nous déplorons cet assassinat lâche, d’un jeune plein d’espoir et d’avenir pour notre pays. Nous voulons interpeller les autorités pour une action rapide et ferme », a déclaré Jeannot Kangwana, coordonnateur du comité des élèves de Beni.

Les élèves réclament des enquêtes indépendantes pour identifier et juger les responsables. Ils demandent aussi un renforcement des mesures de sécurité pour protéger les jeunes de la ville.

Les Autorités Sous Pression

Face à cette colère, les autorités ont promis des enquêtes pour retrouver les coupables. L’enterrement du jeune David, prévu ce lundi, se déroulera dans un climat de tension.

Sud-Kivu : Cinq mois sans école à Walungu, l’éducation d’une génération menacée

Cinq mois sans école. C’est le triste constat dressé par la synergie des étudiants ressortissants de Walungu, dans la province du Sud-Kivu, où les activités scolaires sont totalement paralysées depuis la fin de l’année 2024. La double crise — affrontements armés et grève des enseignants — plonge les enfants du territoire de Walungu dans une situation critique, sans perspectives éducatives ni solutions à court terme.

Selon Aganze Murhabazi Arsène, coordonnateur de cette synergie estudiantine, les écoles sont fermées depuis septembre 2024. D’abord à cause d’une grève des enseignants restée sans réponse, puis en raison de l’insécurité croissante provoquée par les affrontements quotidiens entre les rebelles de l’AFC/M23, les forces armées congolaises (FARDC) et les Wazalendo.

« C’est déjà cinq mois sans école dans le territoire de Walungu. Trois mois à cause des combats, mais cela faisait déjà deux mois que les élèves étaient à la maison à cause de la grève », alerte-t-il.

La situation est jugée alarmante. Des milliers d’enfants et d’adolescents déscolarisés sont désormais livrés à eux-mêmes, contraints de s’adonner à des travaux physiques pénibles, loin de leurs salles de classe. Les étudiants s’interrogent sur le sort des épreuves nationales à venir, notamment l’Examen d’État, le TENASOSP et l’ENAFEP, pour lesquels aucune préparation sérieuse n’est possible dans ces conditions.

Les zones les plus touchées par l’insécurité sont Ngali, Bwahungu, Nyangezi, Kamanyola, Walungu Centre et Mulamba, où des affrontements sont signalés presque quotidiennement. Pendant ce temps, dans d’autres territoires du Sud-Kivu, certaines écoles ont adopté un calendrier aménagé prolongeant les cours jusqu’au 4 août 2025, afin de compenser les mois perdus.

Face à cette crise de l’éducation, les appels se multiplient pour que le gouvernement, les partenaires humanitaires et les autorités locales agissent d’urgence afin de sauver l’année scolaire et préserver l’avenir de cette génération déjà trop éprouvée.

Quand l’éducation devient numérique : la RDC déclare la guerre au papier et au réchauffement climatique

Le 30 avril, la République démocratique du Congo a célébre la Journée nationale de l’Enseignement sous le signe de la transformation numérique et de la reconnaissance des enseignants. À cette occasion, la ministre de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, a remis officiellement 60 ordinateurs portables aux inspecteurs de l’Éducation, lors d’une cérémonie organisée mercredi à Kinshasa.

Ce geste fort symbolise la volonté du gouvernement de moderniser le système éducatif congolais et de renforcer la transition numérique dans ce secteur clé. « Notre objectif est d’accompagner la transparence et l’efficacité du système éducatif à travers le numérique. Cette démarche s’inscrit dans l’un des cinq piliers de notre ministère : le développement professionnel des acteurs éducatifs », a déclaré la ministre.

L’initiative bénéficie du soutien de la société Airtel, représentée par son directeur général, Thierry Diasomana, qui a souligné l’importance de lutter contre la consommation excessive de papier, source de pollution et de réchauffement climatique. « À travers cette action, nous encourageons un usage rationnel du numérique pour protéger l’environnement et optimiser les performances pédagogiques », a-t-il affirmé.

Raïssa Malu a également mis l’accent sur l’égalité de genre dans cette dynamique de transformation. Elle a insisté sur la nécessité de garantir une participation féminine équitable aux six modules de formation prévus, dans le but de promouvoir la masculinité positive et l’inclusion numérique.

Placée sous le thème : « Enseigner pour transformer, former pour bâtir », cette Journée nationale de l’Enseignement a été un moment d’hommage vibrant aux enseignants du pays. « Vous êtes les bâtisseurs silencieux de notre avenir, les gardiens du savoir et des valeurs républicaines », a déclaré la ministre, saluant l’engagement quotidien de ces hommes et femmes qui œuvrent souvent dans des conditions difficiles.

Cette remise d’ordinateurs n’est qu’un premier pas vers une réforme éducative ambitieuse et durable, portée par la vision d’un Congo numérique, inclusif et résilient.