Ebola en RDC : 101 cas confirmés, l’épidémie reste cantonnée dans trois provinces

La 17ᵉ épidémie d’Ebola en RDC compte 101 cas confirmés et environ 220 décès probables. Le foyer reste limité à trois provinces de l’Est, selon le ministre de la Santé Publique, Roger Kamba. Aucune propagation n’est signalée ailleurs dans le pays onze jours après la déclaration officielle. Les précisions ont été données lors du briefing presse co-organisé avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, mardi 26 mai 2026.

Le gouvernement veut couper court à la panique. L’épidémie est entrée dans une phase de croissance, mais son extension géographique ne dépasse pas l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.

Plus de 1 000 cas suspects sous surveillance

D’après le ministre Roger Kamba, les équipes sanitaires suivent près de 1 000 personnes présentant des symptômes compatibles avec Ebola. Sur ce total, 101 tests sont revenus positifs. Le suivi des contacts est en cours pour 3 600 personnes identifiées autour des cas suspects et confirmés.

Actuellement, 230 patients reçoivent des soins dans les centres de traitement. La priorité reste d’isoler rapidement les malades et de rompre les chaînes de transmission.

Le ratio 101 confirmés sur 1 000 suspects montre que le système d’alerte fonctionne, mais manque encore de capacité de test de masse.

Pas de vaccin disponible sur place

La RDC fait face à un obstacle majeur : l’absence de vaccins et de traitements spécifiques immédiatement accessibles. Le pays, a souligné Roger Kamba, importe 95% de ses vaccins. Cette dépendance ralentit le déploiement des équipes sur le terrain.

En effet, le ministre de tutelle a insisté sur l’accès sécurisé aux zones touchées. Sans couloirs humanitaires stables, a-t-il déclaré, « la riposte perd du temps face à un virus qui se propage vite ».

Le problème n’est pas nouveau. L’insécurité dans l’Est congolais a déjà retardé les campagnes de vaccination contre Ebola en 2019. La logistique reste le talon d’Achille.

Le gouvernement mise sur l’expérience et la communication

« Nous allons mobiliser toutes les forces pour y mettre fin. Nous avons l’expérience et l’expertise », a affirmé Roger Kamba. La RDC a géré 16 épidémies depuis 1976. Cette mémoire opérationnelle reste un atout.

Roger Kamba appelle également à la participation active des médias. L’objectif est de contrer les rumeurs. Une presse bien informée est vue comme un levier pour renforcer l’adhésion des communautés aux mesures sanitaires.

La RDC et la Chine scellent une alliance policière historique à Pékin

C’est une signature qui fait date. Ce mardi 26 mai 2026, à Pékin, la République démocratique du Congo et la République populaire de Chine ont officialisé un accord de coopération inédit dans le domaine de l’application de la loi. Côté congolais, c’est Son Excellence Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, qui a paraphé le document. Face à lui, Son Excellence Wang Xiaohong, conseiller d’État et ministre de la Sécurité publique chinois.

L’enjeu ? Allier les forces des deux nations pour sécuriser l’espace congolais, menacé par des fléaux modernes qui ne connaissent pas de frontières.

Fraude minière, cybercriminalité : la PNC monte en puissance

Au-delà du protocole, cet accord a une ambition très concrète : renforcer les capacités opérationnelles de la Police nationale congolaise (PNC). Grâce à l’assistance technique chinoise, la RDC pourra mieux lutter contre plusieurs fléaux qui gangrènent son sous-sol et ses infrastructures numériques :

  • la criminalité transnationale,

  • la fraude minière – un mal endémique dans les provinces aurifères et diamantifères,

  • la cybercriminalité, en forte expansion sur le continent.

Autrement dit, la Chine ne signe pas un simple mémorandum de courtoisie. Elle apporte son savoir-faire sécuritaire pour aider Kinshasa à muscler sa police nationale.

Un groupe de travail conjoint pour passer à l’action

Les belles paroles laissent vite place aux rouages concrets. Les deux parties ont déjà mis sur pied un groupe de travail conjoint, chargé d’orchestrer la mise en œuvre de l’accord. Côté congolais, la coordination est confiée au Secrétaire général à l’Intérieur. Côté chinois, elle revient au Directeur de la coopération internationale du ministère de la Sécurité publique.

Résultat : une machine opérationnelle prête à démarrer, avec des objectifs clairs, des interlocuteurs désignés et une feuille de route partagée.

Shabani traduit en actes la vision Tshisekedi

Pour le gouvernement congolais, cette signature ne doit rien au hasard. Elle concrétise la volonté affirmée du chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, de bâtir avec la Chine une coopération d’exception, gagnant-gagnant. Finis les partenariats déséquilibrés. Kinshasa veut de l’égal à égal, du concret, du durable.

Avec cet accord policier historique, la RDC envoie un signal fort : elle ne compte pas seulement sur ses richesses minières pour exister sur la scène internationale. Elle veut aussi sécuriser son peuple, moderniser ses institutions et frapper là où ça fait mal : l’insécurité sous toutes ses formes. La Chine, elle, confirme son rôle de partenaire stratégique de long terme sur le continent africain.

Ebola : l’Afrique mobilise près de 500 millions USD pour éviter une contagion régionale

Près de 500 millions de dollars américains sont déjà engagés ou promis pour contenir l’épidémie d’Ebola de souche « Bundibugyo », qui sévit entre la RDC et l’Ouganda. Réunis le 25 mai 2026 en visioconférence, les dirigeants africains et leurs partenaires ont validé un plan continental d’urgence. L’objectif : stopper la propagation et éviter que cette flambée ne devienne la deuxième plus grave depuis 2014.

Le message est clair. Sans accélération du financement et du déploiement sur le terrain, le virus risque de franchir les frontières et d’alourdir le bilan humain. C’est ce qu’ont martelé les CDC Afrique et l’Union africaine lors de la réunion ministérielle.

Un plan continental à 319 millions USD pour 6 mois

Le dispositif validé couvre la période juin-novembre 2026. Il prévoit 319 millions USD pour renforcer la riposte dans les zones touchées et préparer 11 États membres jugés à haut risque.

Le directeur du CDC Afrique, Dr Jean Kaseya, a salué la mobilisation rapide des gouvernements, agences multilatérales et ONG. La prochaine étape consiste à vérifier ces engagements et à orienter les fonds vers les priorités du plan : surveillance, laboratoires, centres d’opérations d’urgence et agents de santé communautaires.

L’Afrique prend l’initiative. Le Président sud-africain Cyril Ramaphosa a confirmé que les pays du continent apportent environ 10 % du financement requis via des contributions nationales. Pretoria a doublé sa mise à 5 millions USD.

« L’Afrique n’attend plus passivement », a-t-il déclaré, en tant que champion de l’UA pour la prévention des pandémies.

Obstacles sur le terrain et appel à l’action

Sur le terrain, la riposte se heurte à l’insécurité, aux déplacements de population et à la méfiance de certaines communautés. Des attaques contre un centre de traitement dans l’Est de la RDC ont ralenti le traçage des contacts.

Autre frein : l’absence de vaccin et de traitement homologué contre la souche Bundibugyo. Les capacités de laboratoire restent limitées pour confirmer rapidement les cas suspects.

Pour sa part, Gavi accélère la recherche vaccinale et insiste sur un accès équitable une fois les produits disponibles.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui a débloqué 3,9 millions USD via son fonds d’urgence, alerte sur un retard pris après une détection tardive dans l’Est congolais.

« Nous connaissons ce virus et savons comment l’arrêter », a assuré Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, tout en prévenant que la situation pourrait s’aggraver avant de s’améliorer.

Leadership africain et préparation régionale

Pour le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, la crise rappelle l’urgence d’investir dans la surveillance, la génomique et la production locale de solutions médicales. « Les problèmes africains exigent un leadership et une responsabilité africains », a-t-il souligné.

La RDC, par la voix du ministre de la Santé Publique, Roger Kamba, appelle à une coordination régionale plus forte et à un soutien continu aux équipes de première ligne. Des pays comme la Somalie, le Nigéria, l’Égypte et le Burundi insistent sur la préparation transfrontalière, le renforcement des systèmes de laboratoire et le partage d’informations en cette période de crise sanitaire.

Si les fonds promis sont débloqués rapidement et orientés vers le terrain, le continent peut éviter une crise régionale. C’est tout l’enjeu des prochaines semaines.

Mbujimayi fait son grand choc intellectuel : le Congo se rêve en puissance du savoir

Ce mardi 26 mai, l’Université Officielle de Mbujimayi (UOM) est entrée dans l’histoire. Sous le haut patronage du président Félix Tshisekedi, le tout premier Congrès d’études congolaises a officiellement ouvert ses portes. Dans l’amphithéâtre qui porte le nom du chef de l’État, l’émotion était palpable : personnalités académiques, scientifiques, politiques et administratives, venues des quatre coins du pays, avaient fait le déplacement pour ne rien rater de ce moment inédit.

C’est au nom de la ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, recherche scientifique et innovations technologiques (ESURSI) que le professeur Crispin Maalu Bungi a donné le coup d’envoi des travaux. Ambiance solennelle, regards tournés vers l’avenir : le Congo se cherchait un nouveau destin, et c’est à Mbujimayi qu’il a choisi d’en poser les premières pierres.

« Un laboratoire d’idées pour le Congo de demain »

Le thème de cette édition inaugurale ne laisse rien au hasard : « Demain, le Congo du troisième millénaire : conscience historique, gouvernance des savoirs et devenir national ». Derrière les mots, une urgence : repenser le pays par le haut, par l’intelligence et par la transmission.

Dans son allocution, le recteur de l’UOM, l’abbé Appolinaire Cibaka Cikongo, a mis la barre très haut. Il a appelé les participants à transformer ces assises en un véritable laboratoire d’idées pour l’avenir du Congo. Son message, direct et inspirant :

« Ce premier Congrès d’études congolaises n’aura véritablement atteint son objectif que si les réflexions qui en découleront éveillent la conscience des gouvernants et poussent les intelligences congolaises à unir leurs forces pour changer durablement la destinée du pays. »

Un appel à l’union sacrée des cerveaux congolais. Pas de place pour la routine académique ici : on veut du concret, du transformationnel, du politique.

Gouverneur Mbwebwa : « Des universités modernes pour un Congo fort »

Le gouverneur du Kasaï Oriental, Jean-Paul Mbwebwa Kapo, n’est pas venu seulement pour la photo. Prendant la parole, il a tenu à saluer les efforts entrepris par le président Tshisekedi dans la modernisation des infrastructures universitaires. Selon lui, des universités modernes ne sont pas un luxe : elles constituent un levier essentiel pour renforcer le capital humain et promouvoir l’excellence académique en RDC. Traduction : pour bâtir un grand Congo, il faut d’abord bâtir de grandes facultés.

Quatre jours pour penser le devenir national

Jusqu’à vendredi, l’UOM va vibrer au rythme des conférences, panels et échanges scientifiques. Au programme : les défis de gouvernance, l’histoire tourmentée et glorieuse du Congo, la valorisation des savoirs locaux, et surtout les perspectives de développement national. Rien de moins.

Avec ce premier Congrès d’études congolaises, l’Université Officielle de Mbujimayi ne cache plus ses ambitions : devenir une référence académique et scientifique en RDC. Et si tout cela n’était qu’un début ? En tout cas, une chose est sûre : à Mbujimayi, l’intelligence congolaise est en train de se doter d’une nouvelle fierté.

Ebola : l’UE débloque 15 millions d’euros d’urgence pour la RDC et l’Ouganda

Lundi 25 mai, la Commission européenne a officiellement annoncé une rallonge de 15 millions d’euros pour faire face à l’épidémie d’Ebola qui frappe durement la République démocratique du Congo et l’Ouganda. Une enveloppe qui ne tombe pas dans l’indifférence : elle doit servir à la fois à sauver des vies sur le terrain et à renforcer les murailles sanitaires pour éviter une propagation incontrôlée du virus.

Selon une dépêche consultée par nos confrères de BETO.CD, cette aide d’urgence cible en priorité les zones infectées, mais aussi les actions de prévention. Bruxelles est clair : « Les maladies infectieuses ne connaissent pas de frontières. » La protection de la santé publique devient ici une affaire de solidarité internationale sans délai.

Un pont aérien humanitaire pour l’Est de la RDC

L’Europe ne s’arrête pas aux chiffres. Concrètement, dès l’officialisation de l’épidémie par les autorités locales, l’Union européenne a actionné un pont aérien humanitaire en partenariat avec l’UNICEF. Premier vol prévu : la semaine prochaine. À bord, près de 100 tonnes de fournitures médicales et logistiques : médicaments, équipements de protection individuelle, tentes, matériel de contrôle des infections… De quoi armer les équipes de première ligne pour faire face au pire.

L’engagement financier de l’UE pour l’année 2026 dans la région atteint d’ailleurs déjà 101,9 millions d’euros d’aide humanitaire d’urgence. Un signal fort envoyé aux acteurs locaux et internationaux.

Recherche, vaccins et coordination : l’UE joue collectif

Mais la riposte ne se limite pas aux livraisons d’urgence. Grâce aux programmes de recherche soutenus par l’UE avant même le début de l’épidémie, les partenaires africains ont pu accélérer les tests et le séquençage du virus, identifier plus vite la souche responsable et renforcer la veille épidémiologique. Concrètement, 73,7 millions d’euros ont été investis dans la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI) pour développer des vaccins à large spectre contre les filovirus. À cela s’ajoutent 7,4 millions d’euros dédiés à la préparation d’essais cliniques sur les traitements et vaccins anti-Ebola.

« Une réponse rapide, coordonnée et soutenue » – Hadja Lahbib

La commissaire européenne à la gestion des crises, Hadja Lahbib, ne mâche pas ses mots : « L’épidémie d’Ebola en RDC et en Ouganda exige une réponse internationale rapide, coordonnée et soutenue. » Selon elle, l’UE travaille main dans la main avec les autorités nationales, l’OMS, le CDC Afrique et les partenaires humanitaires pour endiguer la propagation. « L’UE reste déterminée à soutenir les communautés touchées et à prévenir toute nouvelle transmission du virus », insiste-t-elle.

En clair : l’Europe passe à l’offensive. Restera à savoir si cette mobilisation éclair suffira à refermer le piège épidémique avant qu’il ne se referme sur une région déjà meurtrie.

Kinshasa : le Gouvernement relance le dégagement des abords du marché central

Le Gouvernement provincial de Kinshasa a enclenché une nouvelle phase de l’opération de libération des emprises publiques autour du marché central. Sur instruction du Gouverneur Daniel Bumba, les équipes procèdent dès le 25 mai 2026 à la démolition, au dégagement forcé, au curage et au réaménagement des espaces occupés illégalement sur 8 avenues.

Le communiqué officiel a été signé par le ministre provincial des Infrastructures, Alain Tshilungu. Il a ordonné aux autorités administratives, aux services de sécurité et à la Police Nationale Congolaise d’appliquer les mesures avec fermeté et sans complaisance.

Des mesures sans tolérance pour les occupants illégaux

L’intervention vise les avenues Bokasa, Rwakadingi, Du Marais, Du Marché, De l’École, Plateau, Kasa-Vubu et Bolingo. L’autorité provinciale constate la persistance d’occupations anarchiques et d’activités commerciales illicites malgré les actions déjà menées.

En effet, tous les vendeurs informels, commerçants et occupants illégaux doivent libérer immédiatement et sans condition les espaces concernés. À défaut, la démolition systématique des étalages, l’évacuation forcée et la saisie des marchandises se poursuivront.

Les acheteurs surpris en train d’effectuer des transactions dans ces zones s’exposent aussi à une interpellation immédiate. « Ces périmètres sont désormais classés zones d’intervention administrative et de sécurisation urbaine », a martelé le communiqué.

Une étape pour la réouverture du marché central

Pour l’exécutif provincial, l’opération répond à des impératifs de salubrité publique, de restauration de l’ordre urbain, de fluidification de la circulation et de sécurisation des abords de l’infrastructure. Les travaux de nettoyage et d’assainissement se poursuivront jusqu’à la réouverture du site prévue très prochainement. L’objectif est de garantir un environnement sain et sécurisé pour les usagers et opérateurs économiques.

La visite de Tshisekedi au marché central de Kinshasa

Cette relance intervient deux jours après l’inspection du Président Félix Tshisekedi au marché central de Kinshasa, le samedi 23 mai 2026. Le Chef de l’État avait déploré l’inaccessibilité des routes qui retarde la mise en service de ce marché. Ce site commercial modernisé est conçu pour accueillir près de 50 000 acheteurs par jour.

Lors de sa visite, Félix Tshisekedi avait constaté avec regret que les avenues Plateau, de l’École, du Marché, des Marais et Rwakadingi restaient occupées par des vendeurs informels. Il avait pour la circonstance exigé qu’aucun étalage ne se retrouve sur la chaussée, sous peine de saisie des articles.

Ce déplacement marquait son retour au marché central un an après sa dernière visite.

L’histoire des sélections africaines au Championnat du monde : du rêve aux grandes victoires

Les équipes africaines ont longtemps dû se battre pour être reconnues sur la scène mondiale. Au départ, elles devaient prouver qu’elles méritaient leur place dans le plus grand tournoi de football. Ensuite, elles ont montré qu’elles pouvaient faire bien plus que participer : elles étaient capables de signer de grands résultats.

 

Aujourd’hui, l’Afrique au Championnat du monde n’est plus seulement une histoire de quelques exploits isolés. C’est un parcours marqué par des échecs douloureux, mais aussi par des victoires qui ont changé le regard porté sur tout un continent. 1xBet vous propose de revenir sur les performances les plus marquantes des sélections africaines dans le grand tournoi de football.

 

La lutte pour la reconnaissance

 

En 1934, l’Égypte est devenue la première sélection africaine à participer au Championnat du monde. Son joueur Abdelrahman Fawzi est aussi entré dans l’histoire en inscrivant les premiers buts africains dans la compétition. Les Pharaons se sont inclinés face à la Hongrie 2-4 et ont été éliminés (à l’époque, les équipes jouaient selon un système olympique, sans phase de groupes). Mais cette participation a représenté une étape importante pour le football africain.

 

Par la suite, se qualifier pour le grand rendez-vous mondial du football est resté très difficile. Par exemple, pour accéder au tournoi de 1966, le vainqueur des qualifications africaines devait encore battre le meilleur représentant de l’Asie ou de l’Océanie. Les fédérations africaines ont considéré cette situation comme injuste et ont boycotté les qualifications. Cette décision a porté ses fruits : à partir de 1970, l’Afrique a obtenu une place garantie dans le tournoi.

De la participation aux premières victoires

 

En 1974, le Zaïre, aujourd’hui la RD Congo, est devenu la première sélection d’Afrique subsaharienne à participer au Championnat du monde. Sur le plan sportif, le tournoi n’a pas été réussi : l’équipe a perdu ses 3 matchs sans inscrire le moindre but. Mais sa présence a marqué un tournant important pour le football africain.

 

Le véritable déclic est arrivé en 1978, lorsque la Tunisie a battu le Mexique 3-1 et signé la première victoire d’une sélection africaine dans le plus grand tournoi de la planète. À partir de ce moment-là, l’Afrique n’a plus été perçue comme une simple curiosité du football mondial.

 

Comment les sélections africaines ont changé le regard sur l’Afrique

 

En 1986, le Maroc est devenu la première équipe africaine à atteindre la phase à élimination directe du tournoi. Dans son groupe, les Lions de l’Atlas ont devancé l’Angleterre, le Portugal et la Pologne, avant de s’incliner 0-1 en huitième de finale contre l’Allemagne, future finaliste.

 

Le regard du monde sur le football africain a définitivement changé grâce au parcours du Cameroun au Championnat du monde 1990. La victoire contre l’Argentine de Diego Maradona, les succès face à la Roumanie et à la Colombie, ainsi que les buts et les danses de Roger Milla, ont fait de cette équipe l’un des grands symboles du tournoi. Les Lions indomptables n’étaient qu’à sept minutes d’une demi-finale et n’ont cédé contre l’Angleterre qu’après deux penalties.

Le sommet des réussites au XXIe siècle

En 2002, le Sénégal a montré qu’un débutant pouvait rêver grand. Les Lions de la Teranga ont battu la France, championne du monde et d’Europe en titre, avant d’atteindre les quarts de finale, où ils se sont inclinés contre la Turquie en prolongation.

En 2010, le tournoi s’est déroulé en Afrique du Sud, et le Ghana a atteint les quarts de finale. Son parcours est resté dans les mémoires non seulement pour le résultat, mais aussi pour le drame du match contre l’Uruguay. Le Ghana avait une immense occasion de devenir la première équipe africaine en demi-finale, mais son leader a manqué un penalty dans les dernières secondes du temps additionnel. Les Black Stars ont ensuite perdu lors de la séance de tirs au but. Cet épisode reste encore aujourd’hui l’un des plus douloureux de l’histoire du football africain.

 

En 2022, le Maroc a repoussé les limites du football africain en atteignant les demi-finales. Ses victoires contre la Belgique, l’Espagne et le Portugal ont transformé ce tournoi en moment historique pour toute l’Afrique. Ce n’était plus seulement un exploit : c’était la preuve qu’une équipe du continent africain pouvait aller là où l’on attendait presque toujours des Européens ou des Sud-Américains.

 

L’histoire des sélections africaines au Championnat du monde n’est plus une simple série de rares exploits. C’est un chemin fait de lutte pour la reconnaissance, de premières victoires, de quarts de finale et, enfin, d’une demi-finale. Le prochain objectif semble évident : après le parcours du Maroc en 2022, une finale ne semble plus impossible pour une sélection africaine.

 

Nos équipes réussiront-elles à écrire une nouvelle page de l’histoire cet été ? Nous le saurons très bientôt. Soutenez les sélections africaines lors du grand tournoi mondial 2026 avec 1xBet !

Condamnation de la Belgique confirmée : la Cour de cassation rend définitive la décision sur les enfants métis

Il n’y a plus de recours possible. Le pourvoi de l’État belge est rejeté. La Cour de cassation a rendu définitif l’arrêt de la Cour d’appel du 2 décembre 2024. La Belgique demeure condamnée pour crimes contre l’humanité liés à la colonisation du Congo. C’est la première fois qu’un État européen soit obligé par la justice à indemniser des victimes de la colonisation.

La décision concerne « cinq femmes métisses nées entre 1948 et 1952, enlevées à leurs mères congolaises et placées dans des institutions religieuses ». Après un rejet en première instance en 2021, elles ont obtenu gain de cause en appel, puis en cassation. L’État belge devra désormais les indemniser pour ségrégation raciale et enlèvements forcés.

Un arrêt historique pour la mémoire coloniale européenne

Jusqu’ici, aucun tribunal européen n’avait reconnu la responsabilité d’un État dans les politiques de ségrégation menées pendant la colonisation. L’arrêt du 2 décembre 2024 change la donne. La Cour a estimé que l’administration belge avait orchestré une politique systématique d’enlèvement d’enfants métis, confiés à des institutions principalement gérées par l’Église catholique.

Les cinq plaignantes, notamment Marie-Josée Loshi, Noëlle Verbeken, Léa Tavares Mujinga, Simone Ngalula et Monique Bintu Bingi ont vu leur identité effacée à l’enfance. Elles ont été abandonnées après l’indépendance de la RDC en 1960. Il a fallu attendre des décennies pour être entendues par la justice belge.

« On nous a volé notre jeunesse et notre enfance »

Marie-Josée Loshi avait 4 ans lorsqu’elle a été arrachée à sa famille au Congo belge. Déplacée à plus de 600 kilomètres, elle a grandi dans un orphelinat catholique, entourée d’inconnus et privée de sa langue maternelle.

« Nous avons été arrachés à tout et blessés à vie. On nous a volé notre jeunesse et notre enfance », a-t-elle confié sur le sujet. Elle se souvient d’un sentiment d’abandon permanent : « Je me sentais perdue, je pleurais. La seule chose que nous avions en commun, c’était notre métissage ».

Son témoignage rejoint celui d’autres enfants métis qui ont subi le même traitement. Un système décrit par la Cour comme une politique organisée de discrimination raciale.

Certes le parcours judiciaire a été long. Mais ce jugement pourrait faire jurisprudence en Europe. Il reconnaît que les actes commis sous l’administration coloniale ne relèvent pas uniquement de l’histoire, mais engagent la responsabilité juridique de l’État contemporain.

Au-delà des indemnisations, l’arrêt marque une rupture symbolique. Il oblige la Belgique à regarder en face un pan occulté de son histoire coloniale au Congo. Les associations de mémoire y voient un précédent pour d’autres demandes de reconnaissance et de réparation liées à la colonisation.

Pour les victimes, l’enjeu n’est pas seulement financier. C’est la reconnaissance officielle d’une blessure transmise sur des décennies.

Guillaume MAVUDILA

Ebola en RDC : 64 cas confirmés, 6 décès suspects – l’Ituri et le Nord-Kivu au cœur de la 17e épidémie

La 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola que traverse la République démocratique du Congo progresse, inexorablement, dans l’est du pays. Selon le rapport officiel publié ce jeudi par les autorités sanitaires nationales, le bilan cumulé s’établit désormais à 64 cas confirmés depuis le début de la flambée.

Détail crucial : 60 de ces cas sont concentrés dans la seule province de l’Ituri. Les 4 autres ont été enregistrés dans la province voisine du Nord-Kivu.

Côté mortalité, le décompte officiel fait état de 6 décès confirmés liés au virus. Une répartition qui confirme la pression épidémique sur l’Ituri : 4 morts y sont à déplorer, contre 2 au Nord-Kivu.

Mais ces chiffres ne disent pas tout. Les autorités sanitaires ajoutent une donnée brute qui éclaire l’ampleur réelle de la menace : 671 cas suspects cumulés et 160 décès suspects recensés depuis le début de l’épidémie. Autant de signaux d’alarme que les équipes de terrain tentent de transformer en certitudes biologiques.

13 nouveaux cas en une seule journée (20 mai) : l’accélération inquiétante

La dynamique épidémique s’est brutalement accélérée au cours des dernières heures. Pour la seule journée du 20 mai 2026, les autorités sanitaires ont confirmé 13 nouveaux cas, répartis comme suit :

  • 12 cas en Ituri

  • 1 cas au Nord-Kivu

Ces nouveaux cas proviennent de plusieurs zones de santé identifiées : Bunia, Rwampara, Nyankunde et Bambu.

Une lueur d’espoir, toutefois : aucun nouveau décès confirmé n’a été signalé durant cette même journée.

Zones rouges : Rwampara en tête (24 cas), Mongbwalu (13), Bunia (11)

Le rapport officiel détaille avec précision la géographie de l’épidémie en Ituri, épicentre absolu de la crise. Voici le classement des zones de santé les plus touchées :

Zone de santé Cas confirmés
Rwampara 24
Mongbwalu 13
Bunia 11
Nyankunde 5
Bambu 1

Rwampara demeure donc le foyer le plus actif, à lui seul responsable de près de 38 % des cas confirmés en Ituri.

Côté Nord-Kivu, les cas restent pour l’instant dispersés mais préoccupants : un cas confirmé a été enregistré respectivement à Goma, Katwa et Butembo.

1 261 contacts sous surveillance : la traque du virus s’intensifie

Autre chiffre clé de la riposte : 1 261 contacts ont été identifiés et placés sous suivi sanitaire dans l’ensemble des zones touchées. Chaque contact – personne ayant été exposée à un cas confirmé – est surveillé pendant plusieurs jours pour détecter rapidement l’apparition éventuelle de symptômes.

La seule journée du 20 mai a vu l’ajout de 414 nouveaux contacts, répartis ainsi :

  • 286 dans la zone de santé de Rwampara

  • 128 dans la zone de santé de Bambu

Les spécialistes le rappellent : le suivi des contacts est l’un des piliers essentiels de la riposte contre Ebola. Chaque contact manqué est une chaîne de transmission potentielle.

218 échantillons réceptionnés, 134 analysés, 49 en attente

Sur le plan biologique, les laboratoires spécialisés travaillent sous pression. À ce jour, 218 échantillons ont été réceptionnés au total. Sur ce nombre, 134 ont déjà été analysés.

Pour la seule journée du 20 mai, 35 échantillons ont été traités, parmi lesquels 12 se sont révélés positifs – ce qui correspond exactement aux 13 nouveaux cas confirmés (écart d’un cas lié à des délais de consolidation des données).

Les autorités sanitaires signalent toutefois un point d’attention critique : 49 échantillons sont encore en attente d’analyse dans les laboratoires. Un retard qui, dans la lutte contre Ebola, peut faire la différence entre une flambée maîtrisée et une propagation incontrôlée.

Une riposte freinée par l’insécurité et la logistique

Derrière ces chiffres, une réalité plus complexe. L’est de la RDC, et particulièrement certaines zones de l’Ituri et du Nord-Kivu, est confronté à des défis sécuritaires, logistiques et sanitaires majeurs. Ces obstacles compliquent les opérations de terrain : acheminement des intrants biologiques, déplacement des équipes de surveillance, sensibilisation des communautés.

Le gouvernement rappelle que les provinces touchées restent placées sous surveillance renforcée. Un appel est lancé à la population : respect strict des mesures de prévention, lavage des mains, vaccination, et surtout signalement rapide des cas suspects via le numéro vert 151, accessible gratuitement.

Synthèse chiffrée (au 20 mai 2026) :

Indicateur Nombre
Cas confirmés totaux 64
Dont Ituri 60
Dont Nord-Kivu 4
Décès confirmés totaux 6
Dont Ituri 4
Dont Nord-Kivu 2
Cas suspects cumulés 671
Décès suspects cumulés 160
Nouveaux cas (20 mai) 13
Nouveaux décès (20 mai) 0
Contacts sous suivi 1 261
Nouveaux contacts (20 mai) 414
Échantillons réceptionnés 218
Échantillons analysés 134
Échantillons en attente 49
Numéro d’urgence 151

Haut-Katanga : Jacques Kyabula démissionne de son poste de Gouverneur

Le Gouverneur du Haut-Katanga, Jacques Kyabula Katwe, a officiellement quitté ses fonctions le 21 mai 2026. Dans une lettre adressée au Chef de l’État, il explique sa décision par une absence prolongée à Kinshasa qui a fragilisé la gestion de la province.

Le désormais ancien Gouverneur souligne que cette absence prolongée dans la capitale l’a éloigné de Lubumbashi, chef-lieu de la province, à un moment jugé sensible sur le plan sécuritaire.

Face aux critiques et aux interrogations suscitées par cette situation, l’autorité provinciale affirme avoir pris acte de ses responsabilités. Il estime qu’un dirigeant public doit assumer les conséquences de son incapacité à assurer une présence continue dans sa province.

Une décision présentée comme un acte de responsabilité

L’exécutif provincial sortant présente sa démission comme un choix dicté par l’intérêt supérieur de la province et de la Nation. En outre, il souligne vouloir préserver la stabilité des institutions et le fonctionnement normal de l’administration du Haut-Katanga.

Bien plus, Jacques Kyabula réaffirme son adhésion à la vision du Président de la République, Félix Tshisekedi, en matière de paix et de développement. Il se dit disponible pour continuer à servir l’État sous toute autre forme que l’exécutif jugera appropriée.

Une province marquée par des enjeux sécuritaires

Le Haut-Katanga, province minière stratégique de la RDC, traverse une période où la stabilité sécuritaire reste une préoccupation majeure. L’absence prolongée de son Gouverneur avait alimenté les débats sur la continuité de l’autorité provinciale.

La province représente un enjeu économique majeur pour la RDC en raison de ses ressources minières et de sa position frontalière avec la Zambie.

Chronologie de l’absence

L’ancien Gouverneur a été convoqué à Kinshasa en date du 10 juillet 2025 par le ministère de l’Intérieur. Après plus de deux semaines d’absence et de silence, il y est finalement arrivé le lundi 28 juillet 2025. Il n’a assuré aucune activité publique liée à ses fonctions depuis ce jour. La gestion de la province est depuis lors confiée à son vice-gouverneur Martin Kazembe.