FirstBank RDC lance FirstMonie, un portefeuille électronique interopérable

Kinshasa – FirstBank RDC a officiellement lancé FirstMonie, un nouveau portefeuille électronique conçu pour transformer l’accès aux services financiers numériques en RDC.
Cette solution cible à la fois les populations bancarisées et non bancarisées. Son atout principal : l’interopérabilité totale avec les autres services de mobile money du marché.

Contrairement à de nombreuses plateformes fermées, FirstMonie permet des transferts d’argent directs et quasi instantanés vers d’autres portefeuilles électroniques populaires en RDC.
« C’est aujourd’hui le seul portefeuille qui permet d’envoyer de l’argent vers d’autres services mobile money de façon fluide et immédiate », a expliqué Jérémie Lukusa, Directeur E-business de FirstBank RDC.

Ouverture de compte simple, rapide et à distance

L’ouverture d’un compte FirstMonie se fait entièrement à distance, sans passer par une agence. Les utilisateurs peuvent s’inscrire via l’application mobile (Android et iOS) ou en utilisant le code USSD #426#.
Cette approche inclut les utilisateurs de smartphones comme ceux disposant de téléphones basiques, rendant le service accessible au plus grand nombre.

Après l’inscription, les utilisateurs profitent de services variés :

  • Paiement de factures (électricité, internet)

  • Achat de crédit téléphonique pour tous les opérateurs

  • Dépôts et retraits via un réseau d’agents

Toutes les transactions sont sécurisées par un code PIN.

Des frais réduits pour une inclusion financière maximale

FirstBank RDC assure que les frais d’utilisation restent très minimes, afin de garantir l’accessibilité. Le portefeuille peut être alimenté :

  • via un agent

  • depuis un compte FirstBank

  • directement en agence, même sans compte bancaire préalable

Pour le management, FirstMonie est un point de départ.
« L’application est déjà très aboutie, mais elle continuera d’évoluer. Dans quelques mois, de nouvelles fonctionnalités seront intégrées », a précisé Kandolo Kasongo, Président du Conseil d’administration.

Une stratégie numérique pour transformer le secteur financier

Avec FirstMonie, FirstBank RDC se positionne comme un acteur majeur de la transformation numérique du secteur financier congolais.
La banque mise sur la connectivité entre plateformes pour répondre à une demande croissante de solutions simples, sécurisées et réellement inclusives.
Ainsi, elle entend renforcer l’inclusion financière et moderniser l’accès aux services bancaires pour tous.

CAN 2025 : le Sénégal et le Maroc lourdement sanctionnés par la CAF

Le Caire – L’épilogue est tombé, et il est sévère. La Confédération Africaine de Football (CAF) a rendu publiques, ce jeudi, les sanctions disciplinaires après la finale houleuse de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Le Sénégal, champion, et le Maroc, pays hôte, écopent de lourdes amendes et suspensions pour les violents incidents qui avaient entaché le sacre des Lions de la Teranga.

Dans un communiqué, la CAF évoque des « violations avérées du Code disciplinaire », sanctionnant les deux fédérations ainsi que plusieurs joueurs et membres du staff.

Le Sénégal, champion mais très lourdement pénalisé

Le sélectionneur sénégalais Pape Bouna Thiaw est frappé de la sanction la plus lourde : cinq matchs de suspension et une amende de 100 000 dollars pour « comportement antisportif et atteinte à l’image du football ». Deux de ses joueurs, Iliman Ndiaye et Ismaïla Sarr, sont suspendus pour deux matchs chacun.

Sur le plan financier, la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) doit payer la somme colossale de 615 000 dollars d’amendes cumulées, en raison du comportement de ses supporters, joueurs et staff.

Le Maroc aussi sanctionné

Côté marocain, la star Achraf Hakimi est suspendue pour deux matchs (dont un avec sursis). Son coéquipier Ismaël Saibari écope de trois matchs de suspension et d’une amende de 100 000 dollars. La Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) est aussi pénalisée financièrement pour plusieurs faits, dont l’envahissement de la zone VAR et l’utilisation de lasers par des supporters.

La CAF a par ailleurs rejeté la réclamation déposée par le Maroc contre le Sénégal, mettant ainsi un point final au contentieux disciplinaire de cette CAN 2025.

Ces sanctions historiques par leur ampleur envoient un message fort de la CAF : les débordements, qu’ils viennent du terrain ou des tribunes, ne seront plus tolérés dans ses compétitions phares. Un verdict qui assombrit quelque peu le titre sénégalais et ternit l’image du tournoi organisé par le Maroc.

Un plan humanitaire ambitieux de 1,4 milliard $ pour transformer la crise en espoir

Face à l’une des crises humanitaires les plus complexes et prolongées au monde, le gouvernement congolais et ses partenaires internationaux ont officiellement lancé, ce mercredi, le cadre stratégique pour l’année 2026. Sous la présidence de la Ministre d’État des Affaires Sociales et Humanitaires, Ève Bazaiba Masudi, le lancement de l’Aperçu des besoins humanitaires (HNO) et du Plan de réponse humanitaire (HRP) 2026 marque une étape cruciale. Avec un objectif de financement fixé à 1,4 milliard de dollars américains, ce plan vise à atteindre au moins 14,9 millions de personnes parmi les plus vulnérables.

Un contexte qui se dégrade, une réponse qui veut se transformer

La présentation a été l’occasion de dresser un bilan sans concession de l’année 2025. Carla Martinez, cheffe du bureau de l’OCHA en RDC, a pointé une détérioration marquée de la situation sécuritaire, en particulier dans l’Est du pays. Le Coordonnateur humanitaire, Bruno Lemarquis, a quant à lui énuméré les défis multiformes qui persistent : conflits armés, déplacements massifs de populations, insécurité alimentaire aiguë, crises sanitaires récurrentes et, surtout, une baisse drastique des financements internationaux.

Face à ce sombre tableau, les autorités congolaises entendent opérer un changement de paradigme. « L’objectif est de passer progressivement de l’assistance d’urgence au relèvement durable pour que les populations retrouvent leur autonomie », a martelé la Ministre Ève Bazaiba, insistant sur la nécessité de « s’attaquer aux causes profondes des crises ». Le HRP 2026 se veut ainsi bien plus qu’un catalogue d’aide d’urgence ; il se présente comme un outil stratégique de transformation.

Une approche intégrée et sectorielle

Le lancement a été marqué par une forte implication interministérielle, illustrant la volonté d’une réponse globale. Plusieurs ministres sont venus apporter l’éclairage de leurs secteurs :

  • Éducation : La Ministre Raïssa Malu a présenté la stratégie nationale 2025-2030 pour l’éducation en situations d’urgence, alertant sur les ravages irréversibles de la malnutrition infantile sur le développement cognitif des enfants. Protéger l’apprentissage est devenu une priorité vitale.

  • Genre et Famille : La Ministre Micheline Ombae a plaidé pour l’autonomisation économique des femmes et le renforcement de la lutte contre les violences basées sur le genre, facteurs essentiels de résilience communautaire.

Un appel à l’engagement pour l’avenir

En clôturant la cérémonie, la Ministre d’État Ève Bazaiba a lancé un appel solennel à la communauté internationale et aux acteurs locaux. Elle les a exhortés à un engagement résolu et orienté vers les résultats. L’ambition est claire : offrir aux populations congolaises touchées par les crises, non plus seulement une aide de survie, mais une véritable perspective d’avenir.

Le succès de ce plan ambitieux dépendra maintenant de la mobilisation des ressources financières promises et de la capacité de tous les acteurs à travailler en synergie pour transformer une réponse humanitaire en un tremplin vers le développement durable. Les mois à venir seront décisifs pour des millions de Congolaises et Congolais.

Kongo Central : Poursuites autorisées contre le gouverneur Grace Bilolo pour détournement présumé

L’Assemblée provinciale du Kongo Central franchit un pas historique. Elle a autorisé, à l’unanimité, des poursuites judiciaires contre le gouverneur en exercice, Grace Bilolo. Cette décision ouvre une instruction pour des faits présumés de détournement de deniers publics.

Une requête exceptionnelle examinée en urgence

Ce mercredi 28 janvier, l’atmosphère était lourde au sein de l’Assemblée provinciale du Kongo Central. Le Bureau de l’institution s’est réuni en urgence. Il devait examiner une requête rare et sensible. Le procureur général près la Cour de cassation sollicitait l’autorisation d’engager des poursuites contre le gouverneur provincial.

Cette demande fait suite à une mission ciblée de l’Inspection générale des finances (IGF). En octobre 2025, celle-ci a mené un audit de trente jours. L’enquête a passé au crible la gestion du gouvernement provincial. Elle a aussi concerné la Direction des recettes, les entités territoriales et les redevances perçues.

Ainsi, au vu des conclusions jugées préoccupantes, le ministère public a saisi l’Assemblée provinciale.

Une autorisation votée à l’unanimité, dans le respect de la loi

Après une délibération rigoureuse, le Bureau a consulté les textes de référence. Il s’est appuyé sur la Constitution, la loi organique sur la procédure devant la Cour de cassation et le règlement intérieur de l’Assemblée. À l’issue des débats, la décision est tombée : cinq voix sur cinq ont approuvé l’autorisation de poursuite.

Dans un communiqué officiel signé par le rapporteur Billy N’tunga, l’Assemblée rappelle un principe fondamental. « Le gouverneur de la province du Kongo Central reste présumé innocent à ce stade de la procédure », précise le document. Par conséquent, cette autorisation vise uniquement à lui permettre de présenter ses moyens de défense devant la justice compétente.

Il s’agit donc de l’ouverture d’une instruction, et non d’une condamnation.

Un tournant dans la gouvernance provinciale

Cette procédure s’inscrit dans le cadre de l’article 31 du Règlement intérieur. Elle illustre le respect strict des mécanismes de contrôle et de l’équilibre des pouvoirs. D’ailleurs, le gouverneur Grace Bilolo a été entendu par le Bureau avant la prise de décision, conformément à son droit à la défense.

Cette autorisation marque un tournant dans la gouvernance provinciale du Kongo Central. En effet, elle envoie un signal fort sur la volonté des institutions de traiter les dossiers sensibles avec transparence. Aucun responsable, quel que soit son rang, ne semble désormais à l’abri du contrôle légal.

L’affaire désormais entre les mains de la justice

L’affaire entre maintenant dans le giron judiciaire. Le parquet près la Cour de cassation peut officiellement ouvrir l’instruction et mener ses investigations. Pendant ce temps, l’opinion publique suit le dossier avec attention.

La nation attend que la justice fasse son œuvre. Elle l’attend indépendante, impartiale et fidèle à l’État de droit.

Décès de Roland Lumumba, fils de Patrice Lumumba et gardien de sa mémoire

La famille Lumumba est à nouveau en deuil. Roland-Gilbert Okito Lumumba, fils cadet du héros de l’indépendance Patrice Emery Lumumba, s’est éteint ce mercredi à Kinshasa à l’âge de 67 ans, des suites d’une maladie, ont confirmé des sources familiales.

Né en 1958, cet architecte de formation avait choisi un engagement plus discret que tumultueux, mais n’en avait pas moins marqué la vie politique en siégeant comme député national pendant une décennie. Pourtant, son rôle le plus marquant restera celui de gardien de la mémoire et de pourfendeur de l’impunité.

Un combat pour la vérité, « non par vengeance, mais par soif de savoir »

Roland Lumumba s’était investi corps et âme dans les procédures judiciaires visant à élucider l’assassinat de son père en 1961. Il s’était rendu à de multiples reprises en Belgique, suivant assidûment les audiences, affirmant que sa quête relevait d’une « soif de savoir » et non d’une volonté de vengeance.

Son action a été décisive dans le processus aboutissant au rapatriement de la relique de Patrice Lumumba – une dent – conservée en Belgique comme macabre trophée, et officiellement restituée à la RDC en juin 2022. Un geste symbolique fort pour la famille et la nation.

« Je préfère que l’on dise que c’est Lumumba »

Homme humble, il refusait pourtant de se cacher derrière l’ombre immense de son père. Dans ses interventions publiques, il inversait la perspective : « Au lieu de dire que c’est le papa de Roland, je préfère que l’on dise que c’est Lumumba », insistait-il, rappelant que Patrice Lumumba était avant tout le « père de l’indépendance », une figure fondatrice pour tout un continent.

Sa disparition intervient alors que les procédures judiciaires sur l’assassinat se poursuivent encore en Belgique, laissant inachevé le combat pour la vérité qu’il aura mené une grande partie de sa vie. Les messages de condoléances affluent déjà, saluant la mémoire de cet homme discret qui aura porté, avec dignité et ténacité, le poids d’un nom et le flambeau d’une histoire qui dépasse la seule famille Lumumba.

Nord-Kivu : répression meurtrière d’une marche de femmes à Lubero

Une manifestation pacifique de femmes a tourné au drame, mardi 27 janvier, dans la localité de Manguredjipa, au Nord-Kivu. Ce rassemblement devait alerter sur l’insécurité et les attaques répétées des rebelles ADF. Cependant, les forces de l’ordre l’ont violemment réprimé, causant la mort de deux personnes, dont une femme et son bébé de six mois, et plusieurs blessés par balles.

Selon Samuel Kagheni, président de la société civile locale, les services de sécurité ont dispersé les manifestantes à coups de tirs réels. Cette répression brutale a déclenché une colère incontrôlable parmi la population. En représailles, des manifestants ont incendié plusieurs motos et la résidence privée du chef de secteur de Bapere. Ainsi, la cité a plongé dans un chaos total pendant plusieurs heures.

Un deuil national et un appel à la grève générale

Profondément indignée, la société civile dénonce une « répression disproportionnée » et exige l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante avant même l’inhumation des victimes. En signe de deuil et de protestation, elle appelle tous les opérateurs économiques de Manguredjipa à observer une grève générale à partir de ce mercredi 28 janvier, et ce, jusqu’à nouvel ordre.

« Il y a eu une manifestation des femmes à la suite des tueries perpétrées par les ADF. Malheureusement, un incident grave s’est produit, que nous, société civile, fustigeons et condamnons », a déclaré Samuel Kagheni.

Un silence inquiétant des autorités

Au moment où les faits sont rapportés, la situation sur place reste extrêmement tendue. Les autorités provinciales du Nord-Kivu ne se sont toujours pas exprimées sur cet incident. Ce silence, face à la tragédie, illustre une fois de plus la volatilité et la souffrance endémique des populations civiles, prises en étau entre les groupes armés et les forces de l’ordre souvent accusées de brutalité.

Ce drame soulève des questions cruciales sur le droit à la manifestation et la protection des civils. En effet, dans une région où la peur et la violence rythment le quotidien, la sécurité des populations demeure une urgence humanitaire.

De plus, les observateurs locaux et internationaux appellent à une médiation rapide pour éviter une escalade de la violence et pour protéger les droits fondamentaux des habitants de Manguredjipa.

Le Rwanda lance un arbitrage contre le Royaume-Uni après l’annulation de l’accord sur les migrants

Kigali / Londres – L’accord migratoire qui avait défrayé la chronique est désormais au cœur d’une bataille juridique internationale. Le gouvernement rwandais a annoncé mardi avoir engagé une procédure d’arbitrage contre le Royaume-Uni devant la Cour permanente d’arbitrage, après l’annulation unilatérale par Londres du controversé Partenariat pour la migration et le développement économique (MEDP).

Ce traité, entré en vigueur en avril 2024 sous l’impulsion du précédent gouvernement britannique, prévoyait le transfert de demandeurs d’asile du Royaume-Uni vers le Rwanda, en échange d’un soutien financier. Mais l’arrivée au pouvoir du nouveau Premier ministre britannique a sonné le glas du projet. Dès juillet 2024, il a déclaré l’accord « mort et enterré », une annonce faite sans consultation préalable selon Kigali, qui dénonce une violation de « l’esprit de partenariat ».

Un contentieux sur trois fronts

Le Rwanda soumet trois griefs majeurs à l’arbitre :

  1. La violation des accords financiers : Londres aurait demandé au Rwanda de renoncer à deux paiements de 50 millions de livres sterling chacun, dus en 2025 et 2026. Les discussions pour de nouvelles modalités ayant échoué, Kigali estime que ces montants restent dus.

  2. Le refus d’effectuer d’autres paiements prévus par le traité.

  3. Le non-respect de l’engagement de réinstaller au Royaume-Uni une partie des réfugiés les plus vulnérables déjà accueillis par le Rwanda.

Le Royaume-Uni a formellement notifié la résiliation du traité, qui prendra effet le 16 mars 2026. Mais pour Kigali, cela n’efface pas les obligations contractées jusque-là.

Le Rwanda se pose en partenaire lésé et responsable

Dans son communiqué, le gouvernement rwandais se présente comme la partie lésée d’un partenariat qu’il avait accepté dans le cadre de sa tradition d’accueil de réfugiés. Il « regrette » d’en être réduit à l’arbitrage, mais affirme n’avoir eu « d’autre choix » face à « l’intransigeance » britannique.

Malgré cette rupture, Kigali réaffirme son engagement à « rechercher des solutions à la crise migratoire mondiale », offrant « sécurité, dignité et perspectives » aux personnes sur son territoire.

Cet arbitrage marque l’épilogue judiciaire d’un accord qui a profondément divisé la classe politique britannique et suscité de vives critiques des organisations de défense des droits humains. Il place désormais un tribunal international en position d’arbitrer non seulement un différend contractuel, mais aussi les conséquences d’une des politiques migratoires les plus controversées de l’Europe.

Journée de mémoire pour l’Est : Suminwa dénonce la guerre du Rwanda et exige justice

Kinshasa – Sous les voûtes de l’Académie des Beaux-Arts, ce mardi 27 janvier, le poids du deuil et la détermination face à la guerre se sont mêlés. La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a présidé la Journée de mémoire de Bunagana à Uvira, un événement solennel dédié aux victimes de l’agression à l’Est et placé sous le thème « Résistance, Résilience et Unité du peuple congolais ».

Face à une assistance composée de membres du gouvernement, de diplomates et d’acteurs de la société civile, la cheffe du gouvernement a tracé une ligne claire. « Cette guerre vise le sol et le sous-sol de la République, mais elle vise surtout les vies humaines, les foyers, l’avenir même de notre Nation », a-t-elle déclaré, pointant directement du doigt le Rwanda et ses supplétifs. Elle a réaffirmé la « détermination à rester debout » pour défendre la souveraineté nationale, un engagement impulsé, selon elle, par le président Tshisekedi.

Justice, condition sine qua non de la paix

Plus tôt dans la journée, des panels thématiques ont décortiqué les multiples facettes de la crise : drame humanitaire, enjeux économiques, quête de justice et restauration de l’intégrité territoriale. Le ministre de la Communication, Patrick Muyaya, a insisté sur un pilier fondamental : l’exigence de justice. « Il ne peut y avoir de paix durable fondée sur le silence, l’oubli ou la négation des souffrances », a-t-il martelé, appelant à la reconnaissance des préjudices et à l’établissement des responsabilités.

Plusieurs ministres, dont Daniel Mukoko Samba (Économie) et Guillaume Ngefa (Justice), ont pris part aux débats, illustrant la volonté affichée du gouvernement d’apporter une réponse globale à une guerre aux « ramifications multiples ».

Devoir de mémoire et exposition des souffrances

La journée s’est articulée autour d’une exposition photographique retraçant les atrocités subies par les populations, de discussions techniques et d’un moment de recueillement. En mêlant hommage et analyse, les autorités ont voulu transformer la mémoire douloureuse en un levier pour « poser les bases d’une paix fondée sur la vérité, la justice et la dignité humaine ».

Dans un contexte où les processus de paix diplomatiques piétinent, cette cérémonie à Kinshasa visait à rappeler que, derrière les négociations, il y a un peuple qui résiste, qui pleure ses morts, et un État qui promet de les défendre – ou du moins, de ne pas les oublier.

ONUSIDA nomme Marie-Margarète Molnár nouvelle directrice pays pour la RDC

Kinshasa – Le Programme des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) a désigné une nouvelle cheffe pour piloter sa stratégie en République démocratique du Congo. Marie-Margarète Molnár prend officiellement les rênes de l’institution onusienne dans le pays, avec pour mission de renforcer l’appui à la réponse nationale contre l’épidémie.

Cette nomination intervient dans le cadre de l’objectif mondial d’éliminer le sida comme problème de santé publique d’ici 2030. Pour y parvenir en RDC, la nouvelle directrice pays devra coordonner l’assistance technique et financière autour des priorités nationales : réduire les nouvelles infections, améliorer l’accès aux traitements antirétroviraux et consolider les systèmes de santé.

Une expérience forgée sur le terrain africain

Marie-Margarète Molnár n’est pas une novice. Elle arrive à Kinshasa après avoir occupé le même poste de Directrice pays de l’ONUSIDA au Burundi, où elle a contribué à la mise en œuvre de stratégies nationales en collaboration avec les autorités, les partenaires techniques et la société civile.

Son parcours au sein du système des Nations Unies lui a conféré une connaissance approfondie des enjeux liés à la prévention, la prise en charge et le suivi du VIH/sida à l’échelle internationale.

« Travailler aux côtés des autorités congolaises »

À l’occasion de sa prise de fonction, la nouvelle directrice a affirmé son engagement : « Je me réjouis de travailler aux côtés des autorités congolaises et de l’ensemble des partenaires engagés dans la lutte contre le VIH/sida, afin de renforcer les interventions existantes et d’élargir leur impact au bénéfice des populations. »

Sa tâche sera de taille dans un pays aussi vaste et complexe que la RDC, où l’accès aux soins reste un défi majeur pour des millions de personnes. Son leadership sera crucial pour harmoniser les efforts des multiples acteurs – gouvernement, agences onusiennes, ONG et communautés – dans la course contre la montre vers 2030.

Afimico Pululu obtient son passeport Congolais

Bruxelles – C’est une formalité, mais elle a la valeur d’un sésame. Ce lundi 26 janvier, l’attaquant Afimico Pululu s’est rendu à l’ambassade de la RDC à Bruxelles pour une prise d’empreintes décisive, dernière étape avant l’obtention de son passeport congolais. À 26 ans, le joueur du Jagiellonia Białystok (Pologne) est sur le point d’officialiser son engagement avec les Léopards, offrant au sélectionneur Sébastien Desabre une nouvelle arme offensive.

Connu pour sa puissance physique et son sens du but, Pululu apporte un profil complémentaire à une attaque déjà bien dotée, où évoluent Cédric Bakambu, Simon Banza et Fiston Mayele. Sa polyvalence, capable d’évoluer sur plusieurs postes en attaque, en fait un atout tactique supplémentaire pour le staff technique.

Le joueur, déjà convoqué en stage amical par Desabre par le passé, a confirmé que son document de voyage serait prêt « d’ici deux jours ». Son arrivée tombe à point nommé, alors que la RDC prépare activement le match crucial de mars pour la qualification à la Coupe du monde 2026.

Ce renfort symbolise la stratégie de consolidation menée par la fédération congolaise pour construire un groupe compétitif et profond, capable de rivaliser au plus haut niveau. La concurrence dans l’axe offensif promet d’être féroce, une dynamique saine pour une sélection en quête de stabilité et de performances.