Tshisekedi à Kananga pour inaugurer l’UNIKAN et inspecter une route stratégique

Kananga, Kasaï-Central – Le président de la République, Félix Tshisekedi, arrive ce lundi 27 janvier à Kananga pour une visite de travail attendue, centrée sur le développement et les infrastructures. Au cœur de sa mission : l’inauguration du nouveau bâtiment de l’Université Pédagogique de Kananga (UNIKAN), une infrastructure moderne promise pour révolutionner les conditions d’étude et de travail dans cet établissement public.

Mais l’agenda présidentiel ne s’arrête pas aux salles de classe. Le chef de l’État procédera également à l’inauguration du nouveau siège de la Direction générale des impôts (DGI) de la province, une réalisation visant à renforcer l’efficacité et la capacité de collecte de cette régie financière cruciale.

Le désenclavement, priorité des priorités

Un des points forts de cette visite sera l’inspection des travaux de réhabilitation de la route Kananga–Kalambambuji. Cet axe stratégique est vital pour le désenclavement de la région, la fluidité des échanges et la relance économique du Kasaï-Central. Son état conditionne directement la mobilité des populations et le transport des marchandises.

En prélude à cette visite, plusieurs hautes personnalités, dont le ministre des Infrastructures et des Travaux publics, ainsi que des parlementaires et des dirigeants d’entreprises publiques, ont déjà fait le déplacement à Kananga ce dimanche, soulignant l’importance de l’événement.

Cette tournée est vivement attendue par la population locale, qui y voit un signal fort de l’engagement du gouvernement central en faveur du développement d’une province souvent perçue comme négligée. À travers l’éducation, la fiscalité et les routes, le président Tshisekedi entend ainsi matérialiser sa promesse de rééquilibrage territorial et de développement concret à l’intérieur du pays.

Un an d’occupation du M23 à Goma : le traumatisme et l’appel à la justice

Goma, Nord-Kivu – Cela fait un an jour pour jour que le rugissement des armes a cédé à un silence de plomb. Le 26 janvier 2025, après des combats sanglants et l’assassinat du gouverneur militaire, les rebelles du M23, soutenus par l’armée rwandaise, entraient dans Goma. Aujourd’hui, la capitale du Nord-Kivu vit sous occupation, et le traumatisme de sa chute est une plaie toujours vive.

Le bilan, selon le gouvernement congolais, est effroyable : au moins 10 000 morts, civils et militaires, en un an de conflit. Malgré une résistance acharnée des FARDC et des miliciens Wazalendo pendant trois jours, la ville est tombée. Dans les ruelles de Goma, le souvenir de ces journées hante toujours les esprits.

« J’ai perdu tout espoir de les revoir »

Pour les familles des victimes, l’anniversaire n’est pas une commémoration, mais un rappel douloureux de l’impunité. « Cela fait déjà un an que mes trois fils manquent à l’appel », confie une mère, la voix nouée par un chagrin devenu chronique. « Tant de personnes ont été lâchement abattues. » Comme beaucoup d’autres, elle lance un appel désespéré à une justice qui n’arrive pas : « Si la justice nationale montre ses limites, la justice internationale doit se saisir de ces dossiers. Il s’agit de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. »

Les défenseurs des droits humains abondent dans ce sens, dénonçant un cycle de violence qui n’a pas cessé avec l’occupation. « Un an après, les menaces, les tortures et les disparitions forcées continuent », affirme un activiste local. « Nous exigeons la fin de la guerre et de l’impunité. »

Une ville transformée en symbole de la souffrance

Sous le contrôle du M23, Goma n’est plus la même. La cité dynamique s’est muée en un théâtre de tueries, d’assassinats ciblés, de tortures et de violences sexuelles. Un climat de peur permanente et de profonde désolation y règne, alors que les pourparlers de paix, à Doha ou ailleurs, piétinent.

Un an après, Goma n’est pas libérée. Elle est seulement devenue le symbole le plus criant de l’échec des accords de paix et du coût humain insupportable d’une guerre qui, loin de s’éteindre, a simplement changé de visage. Pour ses habitants, chaque jour est un rappel que l’anniversaire de la chute n’est pas une fin, mais le début interminable d’une longue nuit.

Crise des transports à Kinshasa après de nouvelles taxes automobiles paralysantes

Kinshasa – Ce lundi 26 janvier, les Kinois ont connu un réveil brutal. La ville de plus de 15 millions d’habitants est quasi paralysée. Ses artères, habituellement saturées, apparaissent étrangement fluides. Mais cette apparente tranquillité cache une réalité inquiétante : les transports en commun ont déserté massivement les rues. La cause : une nouvelle série de mesures fiscales qui étouffe conducteurs et usagers.

Pour circuler, les automobilistes doivent désormais payer 564 dollars au total : vignette (70$), permis de conduire (120$), contrôle technique (80$) et assurance plafonnée à 294$. Un montant exorbitant dans une économie où la majorité des habitants gagne moins d’un dollar par jour.

Les taxis et bus déclenchent une grève de fait

Face à ce mur financier, les conducteurs de taxis, bus et minibus ont choisi de ne pas rouler. Beaucoup ont laissé leurs véhicules au garage, incapables ou réticents à assumer ces coûts. Le résultat a été immédiat : une pénurie sévère de transport. Des milliers de travailleurs, enseignants et élèves ont dû marcher des dizaines de kilomètres sous un soleil de plomb.

Pour ceux qui ont osé prendre la route, les prix ont flambé. Un trajet, coûtant 1000 francs congolais le matin, pouvait atteindre près de 5000 francs le soir, presque le double du revenu journalier moyen. Une situation intenable pour une population déjà fragilisée.

Une mesure anti-embouteillage qui asphyxie les habitants

Les autorités présentent ces contrôles renforcés comme nécessaires pour désengorger la capitale et assurer un parc automobile en règle. Mais dans les faits, l’effet est inverse. En ciblant les véhicules de transport public – essentiels pour des millions de Congolais – la mesure a provoqué une crise sociale avant même de réduire les embouteillages.

Cette première journée de mise en application brutale soulève des questions sur l’équité et la viabilité de la réforme. Comment imposer une telle facture à des conducteurs aux revenus précaires, sans offrir d’alternative aux habitants ? Pour l’instant, Kinshasa respire mieux. Mais cette « respiration » se paie au prix d’une paralysie qui frappe les plus vulnérables. La colère, silencieuse aujourd’hui, pourrait bien s’exprimer si la crise des transports perdure.

États-Unis : un élu dénonce l’échec des accords de paix en RDC malgré la signature à Washington

Washington D.C. – Plus d’un mois après la signature solennelle à la Maison Blanche, les accords de paix censés mettre fin à la guerre dans l’Est de la RDC restent lettre morte. Jeudi 22 janvier, devant la Commission des affaires étrangères du Congrès américain, l’administration Trump a tenté de rassurer. Pourtant, sur le terrain, la violence progresse.

Face aux élus, la secrétaire adjointe pour l’Afrique centrale, Sarah Troutman, a réaffirmé l’engagement de Washington. Selon elle, les États-Unis, garants des accords signés fin 2025 par Félix Tshisekedi, Paul Kagame et Donald Trump, feront respecter les engagements pris. Elle a promis des mesures contre tout acteur qui menacerait la paix, reprenant la ligne du secrétaire d’État Marco Rubio.

Au Congrès, un élu dénonce l’aggravation de la violence

Cependant, cet optimisme officiel n’a pas résisté longtemps. Lors de la même audition, un membre du Congrès a livré un constat sévère. Pour lui, il existe un fossé profond entre les discours diplomatiques et la réalité vécue par les Congolais.

« Les Congolais n’ont pas vu la paix. Au contraire, ils ont vu la violence s’aggraver », a-t-il affirmé. Selon l’élu, la population n’a plus le luxe d’attendre. Il a donc appelé à des actions rapides et visibles.

Il a directement mis en cause le M23 et son soutien rwandais. À ses yeux, les États-Unis doivent agir sans délai pour les tenir responsables de l’offensive sur Uvira et de l’occupation de plusieurs zones congolaises. « Il est cruel d’affirmer que la guerre est terminée alors que des civils ont été exécutés pendant les fêtes », a-t-il dénoncé.

Accords bloqués et médiations en panne

Cette audition intervient dans un contexte de paralysie diplomatique. D’une part, les accords de Washington restent inappliqués. D’autre part, le processus de Doha entre Kinshasa et le M23 piétine, malgré la signature d’un accord-cadre. Pendant ce temps, les combats se poursuivent.

Face à cette impasse, certains acteurs tentent de relancer la médiation. L’Angola, retiré du processus en 2025, effectue un retour discret par des consultations élargies. De son côté, le Togo a organisé une réunion de haut niveau le 17 janvier afin de coordonner les initiatives.

Ainsi, le message adressé au Département d’État est clair. La crédibilité de la diplomatie américaine se joue maintenant. Washington ne pourra pas multiplier les promesses sans résultats concrets. Pendant ce temps, pour les populations du Kivu, la guerre ne ralentit pas. Le compte à rebours, lui, a déjà commencé.

L’aube d’une nouvelle ère. Comment la CAN 2025 est devenue l’une des plus remarquables de l’histoire

Le tournoi au Maroc restera longtemps gravé dans les mémoires : il a offert des matchs incroyables et a prouvé que le football africain a atteint une maturité tactique et s’inscrit dans les tendances mondiales. Les résultats de cette passionnante Coupe d’Afrique des nations 2025 sont résumés par le partenaire officiel de la CAF et du tournoi, le meilleur site de paris sportifs international 1xBet.

Des réalisations à tire-larigot

Cette édition s’est révélée la plus prolifique depuis 2012 : en trois semaines, les équipes ont planté 121 buts, soit une moyenne de 2,33 buts par jeu.

La phase finale aurait pu être encore plus spectaculaire, mais à partir des demi-finales, le jeu est devenu plus prudent : seulement deux réalisations en quatre rencontres. Le prix de l’erreur était trop élevé et la pression s’est fait sentir. Mais les statistiques brutes ne sauraient occulter l’essentiel : ce tournoi a offert une multitude de buts magnifiques. Il suffit de se souvenir du spectaculaire ciseau d’Ayoub El Kaabi lors des matchs contre la Zambie et les Comores.

Les plus grandes stars ont renforcé leur crédit

La liste des meilleurs buteurs de la CAN 2025 comprend des stars actuelles et même des légendes du football africain. Mohamed Salah et Victor Osimhen ont enfoncé 4 pions chacun, tandis que Riyad Mahrez, Ademola Lookman et Amad Diallo ont fait trembler les filets à 3 reprises chacun.

Impossible de ne pas mentionner trois autres joueurs récompensés individuellement à l’issue du tournoi. Tout d’abord, le prix du meilleur gardien revient à Yassine Bounou : seulement 2 buts concédés en 7 matchs, un résultat à couper le souffle. Ensuite, le meilleur buteur, Brahim Díaz, avec 5 pions à son compteur. Certes, il n’a pas transformé le penalty décisif de la finale, mais il avait auparavant réalisé un parcours dingue qui méritait cette récompense.

Le titre de MVP de la Coupe d’Afrique des nations a été décerné au légendaire Sadio Mané. Deux buts et deux assists soulignent certes son influence sur le jeu de la sélection sénégalaise, mais ne révèlent pas pleinement la contribution de l’ancien joueur de Liverpool. La seconde est bien plus importante : c’est Mané qui s’est donné à fond et a mené les Lions de la Téranga à un deuxième triomphe sur les trois dernières éditions. En dernier carré, son but a offert la victoire face à l’Égypte, et dans le moment décisif de la finale, Sadio a su apaiser les tensions, convainquant ses coéquipiers de poursuivre le combat après deux décisions arbitrales controversées de suite, qui avaient provoqué une vive réaction du staff technique et des supporters sénégalais.

Un minimum de sensations comme un marqueur de la montée en gamme du tournoi

La composition des participants en quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations a été qualifiée par de nombreux journalistes de l’une des plus relevées de toute l’histoire du tournoi. Toutes les équipes, à l’exception du Mali, ont participé à la phase finale des Coupes du monde au moins trois fois. Ceci témoigne du niveau du tournoi, auquel tous les favoris se sont présentés en excellente forme.

Le côté un peu plus désagréable d’une telle situation réside en un nombre inférieur de sensations possibles. Certes, il y a eu des surprises locales : la remontée du Burkina Faso avec deux buts contre la Guinée équatoriale aux 95ᵉ et 98ᵉ minutes, ainsi que la performance de la Tanzanie, qualifiée pour les barrages avec seulement deux unités. Mais cette fois-ci, aucune surprise d’envergure mondiale n’a marqué les esprits, comme la victoire de la Zambie en 2012 ou même la demi-finale de cette même équipe burkinabè en 2022.

Par ailleurs, les spectateurs ont pu constater que les meilleures équipes se sont battues jusqu’au bout, et à partir des quarts de finale, aucune ne s’est clairement démarquée. Le tournoi a démontré que le football africain a parcouru un sacré bout de chemin et propose désormais un produit unique et compétitif à l’échelle mondiale. Vous pouvez suivre les éditions à venir de la Coupe d’Afrique des nations et les performances des représentants africains à la Coupe du monde avec le partenaire officiel du tournoi, le meilleur site de paris sportifs international : 1xBet ! Pariez sur le succès des sélections africaines au Mondial et soutenez les meilleurs représentants du continent !

Tshisekedi à Davos : « La RDC n’est plus un simple fournisseur de minerais bruts »

Davos, Suisse – La République démocratique du Congo ne veut plus être un simple réservoir. C’est le message qu’a martelé le président Félix Tshisekedi lors d’un événement spécial en marge du Forum économique mondial de Davos, consacré au « Partenariat stratégique sur les minerais et les investissements ». Face à un aréopage de décideurs économiques mondiaux, le chef de l’État a acté un basculement stratégique : la RDC ne se contentera plus d’exporter des minerais bruts, mais entend désormais jouer un rôle central dans la construction des chaînes de valeur mondiales.

LIRE AUSSI : https://www.journaldekinshasa.com/la-rdc-a-transmis-a-washington-une-liste-secrete-de-mines-strategiques/

« Il s’agit de nous assurer que notre sous-sol bénéficie à nos populations », a déclaré Tshisekedi, définissant une nouvelle feuille de route. Le but est clair : transformer la richesse géologique en levier de développement industriel, de diversification économique et de prospérité pour les communautés locales.

Trois piliers pour un « pays-solution »

Les discussions ont abouti à trois engagements concrets que la RDC met en avant pour attirer les investisseurs :

  1. Attirer les investissements dans un environnement sécurisé, une condition essentielle dans un pays minier au passé tumultueux.

  2. Renforcer la gouvernance et la traçabilité des minerais, répondant aux exigences internationales et luttant contre la fraude.

  3. Promouvoir la transformation locale, la priorité absolue pour capter une partie de la valeur ajoutée et créer des emplois sur place.

Cette position est résumée par une nouvelle étiquette que la RDC revendique : celle de « pays-solutions ». Non seulement pour l’Afrique, mais pour la transition énergétique mondiale, grâce à son cobalt, son cuivre et son lithium.

Un nouveau modèle de partenariat

Le ton est à la collaboration, mais sur des bases renouvelées. Tshisekedi a insisté sur la nécessité de partenariats mutuellement bénéfiques et respectueux de la souveraineté nationale. Il s’agit de construire une chaîne de valeur « plus juste, plus durable », où la RDC n’est plus à la périphérie, mais au cœur de la table des négociations.

À Davos, loin des clichés sur la « malédiction des ressources », la RDC a donc présenté son nouveau visage : celui d’un partenaire stratégique, exigeant et structuré, qui négocie l’accès à ses richesses contre des garanties de développement et une place dans l’industrie mondiale de demain. Le pari est audacieux, mais le message est désormais on ne peut plus clair.

La RDC a transmis à Washington une liste secrète de mines stratégiques

Kinshasa / Washington – La bataille discrète pour les minerais critiques vient de franchir une nouvelle étape. Comme révélé précédemment, Kinshasa a bien transmis à l’administration américaine une liste restreinte de projets miniers susceptibles d’accueillir des investissements stratégiques. Les contours de cette liste commencent à se dessiner, dévoilant des actifs allant du manganèse de Kisenge aux gisements d’or et de coltan des Kivu – une région en proie à la guerre.

Selon plusieurs sources, le document comprendrait des licences de manganèse et d’or à Kisenge, dans le sud du pays, des partenariats antérieurs avec des opérateurs tanzaniens n’ayant pas abouti. Figure également le projet cuivre-cobalt de Mutoshi, près de Kolwezi, actuellement exploité par Chemaf mais que la société publique Gécamines souhaiterait reprendre pour le proposer à des partenaires américains.

La liste s’étend vers l’est avec quatre permis aurifères de la Sokimo et des licences de lithium de la Cominière au Tanganyika. Plus sensible encore, elle inclurait des actifs de la Sakima, société opérant dans les Kivu et le Maniema, détenant de l’or, du coltan et de la wolframite. Une zone d’ombre demeure : certains de ces gisements, comme ceux de Rubaya au Nord-Kivu, sont toujours sous le contrôle du groupe armé M23, posant une question cruciale de sécurité et de souveraineté.

Face à cette ouverture, la société civile, via la plateforme Casmia-G, a lancé une alerte ce mercredi. Elle exhorte l’État à « ne pas céder les mines aux grandes puissances pour se contenter de résidus », plaidant pour des accords garantissant une réelle valeur ajoutée pour le pays.

Cette liste, désormais entre les mains de Washington, marque le début de négociations cruciales. Elle place la RDC au cœur d’un jeu géopolitique où chaque gisement listé devient une pièce sur l’échiquier de la transition énergétique et de la rivalité sino-américaine. Le défi pour Kinshasa sera de négocier sans brader, dans une région où les richesses du sous-sol nourrissent autant les convoitises que les conflits.

Yoane Wissa marque en Ligue des champions avec Newcastle, une première depuis 2003

Ce mercredi 21 janvier à Goodison Park, sous le ciel gris du nord de l’Angleterre, Yoane Wissa a écrit une page d’histoire. En ouvrant le score pour Newcastle face au PSV Eindhoven, l’attaquant des Léopards est devenu le premier Congolais à marquer en Ligue des champions sous les couleurs d’un club de Premier League depuis plus de vingt ans.

Pour sa toute première titularisation dans la plus prestigieuse des compétitions européennes, le « Kovo national » n’a pas tremblé. Dès la 8e minute, à la suite d’une haute récupération collective, il a calmement ajusté le gardien néerlandais d’une frappe précise, libérant d’un coup les Magpies et entrant dans la légende. Un but qui résonne comme un écho lointain à celui de Lomana LuaLua en février 2003, le dernier Congolais à avoir réalisé un tel exploit avec un club anglais en C1.

Mais Wissa ne s’est pas arrêté là. L’international a complété sa performance par une passe décisive impeccable pour Anthony Gordon à la demi-heure, scellant sa domination sur la rencontre. Une prestation complète qui lui a valu d’être logiquement élu homme du match.

Cette victoire 3-0 (après un but de Harvey Barnes) est capitale pour Newcastle, qui se rapproche des huitièmes de finale. Elle consacre surtout l’éclosion de Wissa comme un atout majeur de son équipe sur la scène européenne.

Plus de deux décennies après LuaLua, Wissa a repris le flambeau. Avec ce but historique, il a bien plus qu’offré trois points à son club : il a redonné à la RDC une place de choix dans les annales du football continental, prouvant que le talent congolais brille aussi au plus haut niveau des clubs.

Ecobank et Orange Money lancent « Auto-Allocation » pour les supers agents en RDC

Fini les files d’attente et les ruptures de monnaie électronique.
Ce mardi 20 janvier, Ecobank RDC et Orange Money ont dévoilé Auto-Allocation, un service inédit destiné aux supers agents. Grâce à cette innovation, ils peuvent désormais recharger eux-mêmes leur monnaie électronique, de manière autonome et instantanée.

Lancée au Orange Digital Center de Lingwala, la solution fonctionne 24h/24 et 7j/7. Les supers agents s’approvisionnent à distance via Ecobank Mobile, Omni Lite ou Mobile Money. Ainsi, ils évitent les délais et les contraintes logistiques. En conséquence, les services de paiement et de transfert restent continus pour les clients.

Un levier clé pour l’inclusion financière en RDC

Pour Michel Kalalo Kayembe, Directeur Paiements Business chez Ecobank RDC, Auto-Allocation va au-delà d’un simple service technique. Selon lui, il s’agit d’un véritable levier stratégique. Il permet aux distributeurs de se concentrer sur le développement de leurs activités, plutôt que sur la gestion des recharges.

De son côté, David Kiese, représentant d’Orange Money RDC, insiste sur le gain opérationnel. Désormais, les supers agents peuvent s’approvisionner où qu’ils se trouvent, sans interrompre leurs opérations. Par conséquent, leur efficacité augmente et leur quotidien se simplifie.

Par ailleurs, ce partenariat marque une nouvelle étape dans la modernisation des paiements numériques en RDC. En réduisant les coûts opérationnels et les risques de rupture de service, Auto-Allocation renforce la résilience du réseau financier informel. Or, ce réseau reste essentiel à l’inclusion économique de millions de Congolais.

Disponible dès maintenant, le service illustre la volonté d’Ecobank et d’Orange Money de proposer des solutions adaptées aux réalités locales. À terme, Auto-Allocation offre aux supers agents — piliers de l’économie du quotidien — plus d’autonomie, de fluidité et de productivité.

Arrestations et pressions sur la famille de Corneille Nangaa

En République démocratique du Congo, la guerre à l’Est dépasse désormais le front militaire. Ses effets atteignent aussi les cercles familiaux. Depuis plusieurs semaines, une vague d’arrestations et de pressions vise les proches de Corneille Nangaa. L’ancien président de la CENI dirige aujourd’hui la rébellion AFC/M23.

Dernier cas signalé : Didier Ilaani Nangaa. Les services de l’Agence nationale des renseignements le détiennent depuis treize jours dans le Haut-Uele, selon plusieurs sources concordantes.

Les enquêteurs l’entendent dans un dossier de contentieux minier. L’affaire porte sur une concession d’exploration d’or. Ce type de dossier revient souvent dans les enquêtes visant l’entourage de Corneille Nangaa.

Selon les mêmes sources, les autorités rattachent cette arrestation à une enquête plus large. Ouverte depuis près de deux ans, elle cible de possibles réseaux de financement du M23. Elle concerne aussi la recherche de caches d’armes dans le territoire de Wamba, fief d’origine de la famille Nangaa.

Arrestations, exils et saisies : une famille sous étau

D’après des sources internes, la pression touche aujourd’hui l’ensemble du clan familial. Plusieurs mesures lourdes se cumulent.

D’abord, la justice militaire a condamné à mort quatre membres de la famille. Parmi eux figure Baseane Nangaa Putters, actuellement détenu à la prison militaire de Ndolo.

Ensuite, plusieurs proches ont quitté le pays. Yvette Lubanda, épouse de Corneille Nangaa, vit en exil. Fabrice Lubala, son beau-frère, a suivi le même chemin. De son côté, Christophe Baseane Nangaa, ancien gouverneur et sénateur, affirme avoir fui une arrestation à Kinshasa. Il s’est réfugié à Dubaï après la saisie de ses biens et le gel de ses comptes bancaires. Malgré cela, il se revendique toujours membre de la majorité présidentielle.

Par ailleurs, les services de sécurité détiendraient au moins une dizaine de neveux et de cousins. Une note interne évoque plusieurs centres de détention. En parallèle, des dizaines d’autres membres de la famille ont quitté la RDC ces deux dernières années.

Au final, ces actions dépassent le cadre d’une enquête classique. Elles dessinent une pression globale sur un cercle familial élargi. Elles interrogent aussi sur les méthodes utilisées par l’État congolais dans sa lutte contre le M23. Dans ce conflit, les lignes de front ne se limitent plus aux provinces de l’Est. Elles traversent désormais les familles et les réseaux de proximité.