CAN 2025 : pariez sur les quarts de finale du tournoi !

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Mali – Sénégal, 9 janvier

En première mi-temps de leur huitième de finale contre la Tunisie, les Maliens, menés au score, ont su se ressaisir en défense et survivre jusqu’à la séance de tirs au but. Le héros de la soirée fut Djigui Diarra, auteur de deux arrêts décisifs. À noter également la performance du remplaçant Gaoussou Diakité. Ayant constamment pressé le camp adverse, il permettait ainsi à ses coéquipiers de reprendre le souffle, et son sourire après le penalty transformé lors de la séance de tirs au but a sans doute soulagé le groupe d’une tension inutile.

Le Sénégal a inscrit 10 buts lors de cette édition et progresse avec assurance dans le tournoi. L’équipe de Pape Thiaw a concédé le premier but lors de son dernier match contre le Soudan, avant d’en marquer trois et de se hisser au tour suivant. En phase de groupes, les « Lions de la Téranga » ont rencontré des difficultés face à la RD Congo (1-1). Les Maliens pratiquent un style de jeu similaire et peuvent se montrer dangereux en jouant en tant que numéro 2.

V1 – 6,72, X – 3,655, V2 – 1,671

Cameroun – Maroc, 9 janvier

Non qualifié pour la Coupe du monde 2026, le Cameroun entend bien prouver que ce n’était qu’un hasard. La formation de David Pagou joue avec pragmatisme et a un plan de jeu précis pour chaque match. En huitièmes de finale, les « Lions Indomptables » sont venus à bout de l’Afrique du Sud au terme d’un match difficile : dominés par leur adversaire sur de nombreux indicateurs, ils ont néanmoins fait preuve d’une meilleure réalisation.

Le Maroc est considéré comme le principal prétendant au titre. Lors du match précédent, l’équipe de Walid Regragui a battu la Tanzanie 1-0 grâce à un autre but de Brahim Díaz. Les Lions de l’Atlas ont tous les atouts en main pour remporter le championnat, mais la pression qui pèse sur eux est un véritable défi. Cela s’est particulièrement fait sentir en seconde période face à la Tanzanie, alors que le score était de 0-0. Qu’en aurait-il été si Feisal Salum avait réussi son occasion ?

V1 – 6,41, X – 3,655, V2 – 1,692

Algérie – Nigeria, 10 janvier

Les deux équipes ont gagné tous leurs matchs de poule et il était peu probable qu’elles soient éliminées dès les quarts de finale.

L’équipe nationale nigériane a inscrit 12 buts en 4 matchs, et la complémentarité de Victor Osimhen et Ademola Lookman fait passer des sueurs froides à ses adversaires. L’Algérie possède la meilleure défense du tournoi : l’équipe de Vladimir Petkovic n’a encaissé qu’un seul but, alors qu’elle menait déjà 3-0 face à la Guinée équatoriale. Le leader des « Fennecs », Riyad Mahrez, a planté 3 pions en deux premiers matchs et représente une menace sérieuse pour le Nigeria.

Il y a sept ans, l’Algérie s’était défaite du Nigeria en demi-finale de la CAN grâce à un penalty transformé par Mahrez (2-1). Les « Super Eagles » tenteront de prendre leur revanche et d’offrir un nouveau spectacle à leurs supporters.

V1 – 3,235, X – 3,035, V2 – 2,617

Égypte – Côte d’Ivoire, 10 janvier

Mohamed Salah et Cie peinent à convaincre avec leur jeu : victoires sur la plus petite des marges face au Zimbabwe et à l’Afrique du Sud, match nul contre l’Angola et rencontre difficile face au Bénin en huitièmes de finale. Cependant, les statistiques des confrontations directes face à la Côte d’Ivoire sont à l’avantage des Pharaons : ils ont battu l’adversaire lors de leurs 5 derniers matchs de barrage de la CAN, y compris la finale de 2006.

Les Ivoiriens tenteront de mettre fin à leur mauvaise passe et compteront sur Amad Diallo, élu meilleur joueur du match à trois reprises lors de cette compétition. Il a inscrit les buts de la victoire contre le Mozambique et le Burkina Faso, et a également permis à son équipe d’arracher le match nul face au Cameroun grâce à une frappe précise.

Le champion d’Afrique en titre souhaite défendre sa couronne, et l’Égypte, bien que n’étant pas au sommet de sa forme, n’est certainement pas un adversaire insurmontable.

V1 – 3,4, X – 2,919, V2 – 2,604

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Félix Tshisekedi soutient l’initiative de l’UA et exige un cessez-le-feu immédiat à l’Est

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a réaffirmé son soutien total à l’initiative de médiation du président angolais João Lourenço. Ce dernier assure également la présidence en exercice de l’Union africaine.

Face à la recrudescence des violences dans l’est du pays, le chef de l’État congolais exige un « cessez-le-feu immédiat et inconditionnel ». Il a réitéré cette position à l’issue d’un échange direct avec son homologue angolais.

Félix Tshisekedi a salué l’implication « constante » de João Lourenço dans la recherche de la paix. Il a assuré que Kinshasa était prête à s’engager sans délai en faveur d’un arrêt des combats.

Une médiation inscrite dans les cadres existants

Le président congolais a tenu à lever toute ambiguïté. Selon lui, cette initiative ne crée aucun nouveau cadre de négociation. Elle s’inscrit dans la continuité des efforts déjà engagés.

Il a cité notamment les accords de Luanda et le processus de Washington. « Il n’est absolument pas question d’un nouveau processus », a-t-il insisté. Il a, en outre, dénoncé des interprétations qu’il juge « malveillantes ».

Pour Félix Tshisekedi, João Lourenço agit sans agenda caché. Il œuvre uniquement pour la paix et la stabilité régionale.

Kinshasa dans l’attente des conclusions de la médiation

Le soutien de la RDC reste désormais suspendu aux conclusions officielles des consultations en cours. Kinshasa attend un retour formel de la médiation angolaise.

Cette prise de position place la responsabilité sur les groupes armés. Elle vise en particulier le M23 et leurs soutiens présumés. Le message est clair : répondre à l’appel au cessez-le-feu.

Dans un contexte de fortes tensions sécuritaires et diplomatiques, cette déclaration confirme la ligne de Kinshasa. La RDC privilégie une solution diplomatique, tout en exigeant l’arrêt immédiat des violences contre les civils.

Goma, la mise en scène de trop : quand la propagande du M23 se heurte à la mémoire des morts

Ce jeudi 8 janvier 2026, Goma a été le théâtre d’une scène qui a glacé plus d’un Congolais. Sous couvert d’un hommage aux civils tués lors de bombardements, l’AFC/M23 a tenté d’imposer un récit : celui d’un mouvement protecteur des populations, face à un État congolais présenté comme bourreau. Une mise en scène de plus dans une guerre où les armes parlent, mais où les mots tentent désormais de laver le sang.

Car derrière les discours solennels, les bougies et les déclarations de compassion, une question demeure : peut-on pleurer des victimes quand on est accusé d’avoir contribué à leur mort ?

La mémoire contre la propagande

Les chiffres ne sont pas abstraits. Près de 10 000 morts à Goma en quelques jours. Plus de 300 civils hutu massacrés à Rutshuru en juillet dernier. Plus de 1 500 victimes recensées entre Kamanyola et Uvira. Des fosses communes, des corps abandonnés sur les routes, des villages vidés de leurs habitants. Ce ne sont pas des slogans, ce sont des réalités documentées, visibles, connues.

Aucune cérémonie, aussi soigneusement scénarisée soit-elle, ne peut effacer ces traces. Aucune déclaration ne peut transformer les charniers en erreurs de communication. La douleur des survivants ne se réécrit pas.

Une guerre des récits, mais une réalité têtue

Dans son communiqué, l’AFC/M23 a affirmé vouloir défendre le droit à la vie, à la sécurité et à la dignité. Une rhétorique qui contraste violemment avec les accusations répétées de soutien militaire rwandais, de massacres ciblés et de violations massives des droits humains.

Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a dénoncé une tentative grossière de diversion, rappelant que ces crimes ne sont ni accidentels ni isolés, mais s’inscrivent dans une logique planifiée. Pour Kinshasa, la responsabilité est claire : le Rwanda et le M23, décrits comme « père et fils », auraient conçu, ordonné et exécuté ces violences.

La justice comme horizon, malgré tout

Ce qui se joue à Goma dépasse une simple bataille de communication. Il s’agit d’une lutte pour la mémoire, pour la vérité, pour la reconnaissance des victimes. Documenter, nommer, conserver les preuves devient un acte de résistance face à l’effacement.

La promesse de justice reste lointaine, incertaine, mais elle demeure l’unique réponse crédible face à l’horreur. Les morts ne parlent plus. Les vivants, eux, refusent d’oublier.

Et dans cette guerre des récits, une certitude persiste : on peut manipuler les images, mais pas les tombes.

Un nouveau visage pour la parole des FARDC

À l’Est de la RDC, la situation sécuritaire reste explosive. En parallèle, la crise diplomatique avec le Rwanda s’aggrave. Dans ce contexte, les Forces armées de la République démocratique du Congo changent de visage sur le front de la communication.

Par une note datée du 7 janvier, le chef d’état-major général a nommé le lieutenant-colonel Mak Hazukay Mongba commandant intérimaire du Service de communication et d’information des FARDC (SCIFA). Il devient, de fait, porte-parole intérimaire de l’armée congolaise.

Une nomination après une suspension aux lourdes conséquences

Cette décision intervient après la suspension du général-major Sylvain Ekenge. L’ancien porte-parole avait tenu, sur la RTNC, des propos jugés « xénophobes et discriminatoires » visant la communauté tutsie.

Rapidement, ces déclarations ont provoqué une onde de choc. Elles ont suscité l’indignation au niveau national. De plus, certains acteurs régionaux les ont exploitées politiquement. Le Rwanda et la rébellion du M23 s’en sont saisis pour nourrir leur discours contre Kinshasa.

Une affaire portée jusqu’au Conseil des ministres

Face à la gravité des faits, le gouvernement a inscrit le dossier à l’ordre du jour du Conseil des ministres du vendredi 2 janvier. Lors de cette réunion, le président Félix Tshisekedi a tenu un message ferme.

« La parole de l’État ne saurait être improvisée, émotionnelle ou approximative », a-t-il rappelé. Selon lui, toute communication officielle engage la sécurité, la cohésion sociale et les relations diplomatiques du pays.

Le chef de l’État a dénoncé des propos méprisants et stigmatisants. Il a également validé les sanctions prises. Pour la présidence, ces dérapages nuisent à l’image de la RDC dans un contexte déjà fragile.

Mak Hazukay Mongba, un profil à la fois militaire et médiatique

Pour tourner la page, l’état-major a misé sur un profil expérimenté. Mak Hazukay Mongba cumule expertise militaire et maîtrise de la communication.

Diplômé de l’IFASIC en 2008, il a d’abord exercé comme journaliste reporter. Il a ensuite poursuivi une carrière militaire entamée dès 1988. Avant sa nomination, il occupait le poste de commandant adjoint du SCIFA.

Depuis mai 2024, il dirigeait la communication du secteur opérationnel Sukola 1 Grand Nord et Front Nord. Il travaillait alors en première ligne contre les ADF et le M23 à Beni et Lubero. Par ailleurs, il a aussi coordonné la communication des opérations conjointes FARDC-UPDF.

Une mission sensible dans un contexte de guerre informationnelle

Désormais, sa mission s’annonce délicate. Il devra rétablir une parole militaire mesurée. Il devra aussi contrer la désinformation. Enfin, il lui faudra préserver la cohésion nationale dans un climat de guerre.

À travers cette nomination, l’armée envoie un signal clair. L’État entend reprendre le contrôle de son récit stratégique. Il veut éviter les dérapages. Et surtout, il veut restaurer la crédibilité de sa communication, mise à mal par l’émotion et l’improvisation.

Ndolo, 1996 : quand un Antonov s’écrasait sur le marché de Kinshasa

Il était à peine midi, le lundi 8 janvier 1996, quand un grondement anormal a déchiré le ciel de Kinshasa. Soudain, un Antonov An-32B de la compagnie privée Scibe-Zaïre Air Lift, lourdement chargé, a raté son décollage à l’aérodrome de Ndolo. Le nez ne s’est jamais levé. Au contraire, l’appareil a poursuivi sa course folle. Puis, il a traversé la rue séparant la piste du marché populaire de Simbazikita — aujourd’hui Tipe K Bomoko — avant de s’écraser en pleine zone commerciale.

Le chaos au cœur du marché

« Ça a vraiment fait boum ! » se souvient Didier Lumbu Sangwa, âgé de 15 ans à l’époque. Ce jour-là, toute sa famille se trouvait sur les lieux. En quelques secondes, l’avion-cargo a labouré le marché sur près de cent mètres. Ainsi, il a emporté des centaines de vies.

Le chaos était total. D’abord, des corps sans vie jonchaient le sol. Ensuite, des blessés hurlaient. Enfin, les étals se sont réduits en poussière. Ismaël, alors âgé de 12 ans et aujourd’hui chargé de la sécurité du marché, témoigne : « J’ai vu les mamans, les papas qu’on voyait tout le temps… ils étaient morts. »

Un bilan lourd et une enquête accablante

Le bilan a vite glacé le pays. Officiellement, les autorités ont recensé 237 morts. Pourtant, les témoins et les ONG évoquent au moins 250 victimes, sans compter les disparus. Très vite, l’hôpital Mama Yemo, le plus grand de la capitale, a lancé un appel urgent aux dons de sang. Cependant, faute de matériel et de médicaments, il a dû refuser des blessés.

Pendant ce temps, la foule en colère a tenté de s’en prendre à l’équipage. Quatre membres russes, légèrement blessés, ont échappé de justesse à un lynchage. À la radio, le ministre des Transports de l’époque, Bernardin Munguldeaka, a révélé un élément clé : l’Antonov transportait une surcharge de 600 kilos. Par la suite, l’enquête a mis en cause la vétusté des appareils. Elle a aussi dénoncé les pratiques opaques de certaines compagnies privées. À l’époque, dans un Zaïre enclavé, l’avion restait souvent le seul moyen de transport fiable. Trop souvent, les normes de sécurité passaient au second plan.

Trente ans après, la vie continue sans l’oubli

Trente ans plus tard, la vie a repris ses droits. Aujourd’hui, le marché Tipe K Bomoko vibre à nouveau. Les étals débordent de fruits et de légumes. La musique résonne, les clients négocient. Pourtant, la mémoire demeure intacte. « Chaque 8 janvier, les pasteurs et les prêtres venaient prier pour les victimes », rappelle Didier, devenu président du marché.

Kalala, 28 ans, vend des tomates exactement à l’endroit où sa grand-mère a perdu la vie. Il n’était pas né à l’époque. Pourtant, le récit familial a transmis le traumatisme. Comme beaucoup d’autres familles, la sienne n’a jamais reçu d’indemnisation.

Une piste toujours là, comme un rappel

Depuis, par précaution, les avions qui décollent de Ndolo évitent le marché. Désormais, ils prennent la direction du fleuve Congo. Toutefois, la piste reste là, toute proche. Elle rappelle sans cesse ce jour de janvier 1996 où, brutalement, le ciel est tombé sur Kinshasa.

Lumumba VEA bloqué à Casablanca : la FAF envoie un convoi officiel pour le libérer et le rencontrer

Dans un rebondissement inattendu et fort en symboles, l’histoire autour du supporter congolais Michel Kuka, dit « Lumumba VEA », prend une tournure fraternelle. Alors que le célèbre homme-statue se retrouvait bloqué au Novotel de Casablanca, empêché de rejoindre Rabat à cause de personnes indélicates se présentant comme son entourage, la Fédération algérienne de football (FAF) est passée à l’action.

Ce mercredi 7 janvier 2026, la FAF a dépêché un convoi officiel entre Casablanca et Rabat. La mission : aller à la rencontre de la figure emblématique des tribunes congolaises, non pas pour en faire une mascouse, mais pour lui témoigner le respect et l’admiration des Fennecs.

Du blocage à l’invitation solennelle

Le transfert de Michel Kuka vers Rabat, pourtant organisé avec un véhicule VIP, avait échoué en raison de la présence de prétendus managers ou gardes du corps tentant de lui soutirer de l’argent. Une situation kafkaïenne pour un homme qui incarne le silence et la dignité.

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Face à cette impasse, l’Algérie footballistique a choisi la voie de la fraternité. Le convoi officiel a été lancé pour l’escorter jusqu’à l’hôtel Marriott de Rabat, quartier général de la sélection algérienne. Les joueurs des Fennecs ont en effet exprimé le souhait de rencontrer personnellement l’homme dont la silhouette immobile a marqué la CAN 2025.

Un geste au-delà du sport : réparer et honorer

Ce geste intervient au lendemain du huitième de finale tendu entre l’Algérie et la RDC, et quelques jours après la polémique du geste maladroit de l’attaquant algérien Amoura – qui s’était excusé pour avoir imité sa posture. Il s’agit ici d’un acte diplomatique et humain bien plus profond.

L’objectif est clair : témoigner du respect, remercier « Lumumba VEA » pour l’émotion et le symbole qu’il porte, et partager un moment fraternel. En invitant le supporter congolais dans son camp, l’équipe algérienne reconnaît en lui bien plus qu’un simple fan. Elle honore la mémoire historique de la RDC et de l’Afrique qu’il incarne, à travers son hommage silencieux à Patrice Lumumba.

Alors que le convoi est en route, ce dénouement inespéré transforme une situation de blocage en une rencontre historique. Une leçon de fair-play et de fraternité africaine, écrite non pas sur la pelouse, mais sur la route qui relie Casablanca à Rabat.

Amoura présente ses excuses après un geste polémique envers un célèbre supporter congolais

La qualification des Fennecs pour les quarts de finale de la CAN 2025 a été éclipsée par un incident hors terrain. Mohammed Amoura, attaquant algérien du VfL Wolfsburg, a dû présenter ses excuses publiques. Son geste a été perçu comme une provocation envers un supporter emblématique de la République Démocratique du Congo.

Une moquerie qui fait polémique

Après le match intense, remporté in extremis par l’Algérie, Amoura a imité la posture de Michel Kuka Mboladinga, surnommé « Lumumba Vaa ». Ce supporter congolais reste debout et immobile durant les matches en hommage à Patrice Lumumba, héros de l’indépendance.

Amoura a reproduit cette immobilité avant de s’allonger sur la pelouse. Rapidement, ce geste a été interprété comme une moquerie. Il a suscité une vive polémique sur les réseaux sociaux.

Des excuses publiques sur Instagram

Face à la controverse, l’international algérien a réagi sur Instagram. Il a expliqué qu’il n’avait « pas mesuré la portée symbolique » de son acte.

« Le match contre le Congo a été très intense, avec beaucoup de tension et d’émotion. Je tiens à préciser que je n’étais pas au courant de ce que représentait la personne ou le symbole dans la tribune », a-t-il écrit.

Amoura a insisté sur le fait que son geste visait simplement à « chambrer dans un esprit bon enfant ». Il a ajouté qu’il n’avait aucune intention de manquer de respect au public congolais. « Je respecte le Congo et son équipe. Je leur souhaite le meilleur et j’espère qu’ils se qualifieront pour la Coupe du monde. Si mon attitude a été mal comprise, je le regrette sincèrement », a-t-il conclu, avant de terminer par « Tahia Djazair » (Vive l’Algérie).

Un symbole historique touché

La polémique dépasse le cadre du sport. En ciblant « Lumumba Vaa », Amoura a touché à un symbole historique fort. Le surnom du supporter rend hommage à Patrice Lumumba, premier Premier ministre du Congo indépendant et figure martyr. Beaucoup ont donc perçu le geste comme un manque de respect envers la mémoire collective et un symbole de résistance.

Les excuses d’Amoura visent à apaiser les tensions. Cependant, cet épisode rappelle que les symboles pèsent lourd dans les rivalités footballistiques africaines. Malgré tout, l’Algérie poursuit son parcours en CAN. Mais l’incident restera une ombre sur une qualification arrachée dans les derniers instants.

CAN 2025 : le FBI en observateur pour le choc Algérie-RDC

Dans les coulisses du stade Prince Moulay El Hassan de Rabat, une autre partie se joue déjà.
Ici, aucun ballon ne circule. À la place, des costumes, des badges visibles et des regards concentrés dominent l’espace. Depuis ce week-end, une délégation du FBI opère discrètement sur le sol marocain.

La mission est claire et méthodique : observer, analyser, anticiper.
Ainsi, pendant que 65 000 supporters s’apprêtent à vivre le choc entre l’Algérie et la RDC, les agents américains suivent un tout autre match. Celui de la sécurité.

Un test grandeur nature loin de la pelouse

Ce mardi à 17h, le spectacle se jouera sur le terrain.
En revanche, pour le FBI, l’enjeu se situe ailleurs. Il se concentre dans les gradins, aux points de filtrage et dans les centres de contrôle.

Sous la conduite de Douglas Olson et Kevin Kowalski, les agents américains dissèquent l’architecture invisible de l’événement. Déjà, ils ont observé le dispositif lors de Maroc–Tanzanie. Déploiement des unités, vidéosurveillance, drones : chaque détail compte. À cela s’ajoute une coordination opérationnelle scrutée à la loupe.

Désormais, un point précis focalise leur attention. Il s’agit de la gestion des supporters étrangers. Surtout, la coopération entre la police marocaine et les forces internationales devient un indicateur clé.

Coupe du Monde 2026 : apprendre aujourd’hui pour sécuriser demain

Cette présence ne relève donc pas de la simple curiosité. Au contraire, elle s’inscrit dans une stratégie assumée. Les États-Unis préparent activement la Coupe du Monde 2026, qu’ils coorganiseront avec le Mexique et le Canada.

Dans ce cadre, la FIFA impose une coopération sécuritaire renforcée. Par conséquent, le Maroc apparaît comme un laboratoire idéal. Le royaume teste ses capacités tout en préparant sa candidature au Mondial 2030, aux côtés de l’Espagne et du Portugal.

Ainsi, Rabat et Washington consolident leur collaboration. Cette coopération, appelée à durer, s’inscrit déjà dans un horizon commun. Celui de 2030 et au-delà.

Algérie–RDC, un match aux enjeux invisibles

Ce huitième de finale dépasse largement le cadre sportif. En réalité, il porte une dimension stratégique inattendue. Chaque caméra installée devient une donnée. Chaque flux de foule observé alimente une analyse. Chaque décision opérationnelle compte.

Sur la pelouse, deux équipes viseront les quarts de finale.
Pendant ce temps, dans l’ombre, une autre équipe prépare l’avenir du football mondial.

Le coup de sifflet final désignera un vainqueur.
Cependant, le véritable match, celui de la sécurité sans faille, se joue sur le long terme.

Le capitaine Anthony Mualushayi porte-parole de l’armée rappelé après ses révélations sur le conflit dans le Grand Bandundu

Il y a une semaine, le capitaine Anthony Mualushayi s’est exprimé devant les médias. Sa voix est restée calme. En revanche, ses mots ont pesé lourd. Porte-parole des opérations Ngemba dans le Grand Bandundu, il a dénoncé un fait grave. Selon lui, des acteurs politiques soutiennent la milice Mobondo de manière structurée.

Il a décrit une emprise territoriale inquiétante. À Kwamouth, certains villages ont même changé de nom. Peu après cette sortie, l’armée congolaise a franchi un cap. Elle a officiellement requalifié le mouvement Mobondo en groupe rebelle.

Aujourd’hui, le capitaine Mualushayi se trouve à Kinshasa. Sa hiérarchie l’a rappelé, selon nos informations. Officiellement, rien d’anormal. Toutefois, sur le terrain, le doute domine. Dans la communauté meurtrie du plateau de Bateke, personne n’y croit vraiment. Beaucoup parlent d’une tentative de silence.

Un rappel à Kinshasa qui dérange sur le terrain

Pour les victimes et les leaders locaux, ce retour n’a rien d’anodin. Ils y voient une pression. Certains évoquent même une volonté d’étouffer une vérité gênante. Le malaise grandit. La méfiance aussi.

La réaction ne s’est pas fait attendre. Elle est venue du cœur de la zone en crise.

« Ce sont les commanditaires qu’il faut interpeller »

Le chef coutumier de Kwamouth, Stany Libie, a pris la parole. Son message est direct. « Ce sont les commanditaires des Mobondo qu’il faut interpeller, pas celui qui les dénonce », a-t-il déclaré. Sa colère reflète celle d’une population épuisée.

Il met aussi en garde. Toute tentative d’arrestation du porte-parole militaire pourrait aggraver la situation. Selon lui, les FARDC mènent de réels efforts pour mettre fin à cette rébellion. Il parle d’un mouvement « monté de toutes pièces par des politiciens ». Dans ce contexte, le rappel de Mualushayi ressemble à un coup dur.

Ce déplacement précipité relance donc un débat sensible. D’un côté, la transparence de la communication militaire. De l’autre, les pressions politiques invisibles qui pèsent sur les opérations.

Une question s’impose désormais. Qui cherche-t-on à protéger en éloignant l’officier qui a parlé ? Le silence calmera-t-il les tensions ? Ou confirmera-t-il les soupçons d’une population déjà sceptique ?

À Kwamouth comme à Kinshasa, une certitude demeure. L’histoire racontée par le capitaine Mualushayi ne fait que commencer. Elle vient de prendre un tournant décisif. Et peut-être dangereux.

Tshisekedi à Luanda, la paix sous pression

Lundi à Luanda, l’enjeu était immense. Félix Tshisekedi est arrivé en début d’après-midi dans la capitale angolaise. Il a rencontré son homologue João Lourenço, président de l’Angola et président en exercice de l’Union africaine. Quelques heures plus tard, le chef de l’État congolais a regagné Kinshasa.

À la sortie du palais présidentiel, Félix Tshisekedi a été clair. Sa visite concernait directement la paix dans l’est de la République démocratique du Congo. Sur le terrain, toutefois, la situation reste fragile et tendue.

Des propositions diplomatiques face à une guerre persistante

Selon Félix Tshisekedi, João Lourenço lui a présenté plusieurs propositions. Le président congolais les juge « très intéressantes » et utiles pour la recherche d’une solution pacifique. Il a toutefois rappelé une réalité incontournable. La RDC fait face à une guerre imposée.

Cette rencontre s’inscrit dans un contexte explosif. La veille, Kinshasa et Kigali ont entériné les accords de Washington en présence du président américain Donald Trump. Mais sur le terrain, les combats se sont intensifiés dans l’est du pays.

L’AFC/M23 accentue la crise sécuritaire

La situation s’est rapidement détériorée. La rébellion de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), que Kinshasa accuse d’être soutenue par le Rwanda, a pris le contrôle d’Uvira. Cette ville du Sud-Kivu constitue un verrou stratégique. Sa chute ouvre un accès vers le Grand Katanga.

Cette avancée renforce l’influence du mouvement rebelle dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu. Face à cette escalade, Félix Tshisekedi a multiplié les consultations régionales. Le 20 décembre, il a dépêché son ambassadeur itinérant, Antoine Ghonda Mangalibi, à Brazzaville.

Devant le président Denis Sassou Nguesso, l’émissaire congolais a dénoncé une reprise immédiate des hostilités. Selon lui, l’AFC/M23 a violé les engagements pris à Washington avec le soutien du Rwanda.

Retrait annoncé, scepticisme maintenu

Sous pression internationale, notamment américaine, l’AFC/M23 a annoncé un retrait unilatéral de ses forces d’Uvira. Le gouvernement congolais et les FARDC restent prudents. Ils doutent de l’effectivité de cette annonce.

À New York, lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, les États-Unis ont exigé un retrait des combattants à au moins 75 kilomètres de la ville. Sur le terrain, l’incertitude demeure.

Une crise humanitaire aggravée

L’insécurité a provoqué des déplacements massifs de populations vers le Burundi. La crise humanitaire s’aggrave dans une région déjà éprouvée. Des milliers de civils fuient les combats, souvent sans assistance suffisante.

Dans ce contexte, la diplomatie régionale s’active. Une réunion ministérielle consacrée à la situation sécuritaire dans l’est de la RDC se tiendra du 8 au 10 janvier à Livingstone, en Zambie. La CIRGL est à l’initiative de cette rencontre. Douze ministres de la Défense et chefs d’état-major y sont attendus, sous la présidence du ministre zambien Ambrose Lwiji Lufuma.

À Luanda comme ailleurs, les discussions se multiplient. Pour Kinshasa, le défi reste intact : faire taire les armes et transformer les engagements diplomatiques en paix durable.