RDC- l’Algérie : Le grand test des Léopards

À la veille du choc face à l’Algérie, la République démocratique du Congo affiche une détermination sans faille. En conférence de presse, le sélectionneur Sébastien Desabre a posé le ton : “On sait qu’on a les armes pour passer ce tour, à condition qu’on fasse un grand match.”

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Avec une lucidité tranquille, Desabre explique que ses joueurs connaissent la pression de ce type de rencontre. Mais loin d’être paralysés, ils sont prêts : “Les joueurs savent gérer la pression. Il n’y a pas une si grande pression que ça.”

Une équipe résiliente et vaillante

Cédric Bakambu, pilier de la sélection, reprend le flambeau : “Nous resterons dans le même état d’esprit que celui qui nous a toujours animés : résilients, vaillants et motivés pour franchir ce tour.” L’attaquant congolais insiste sur le rôle crucial des supporters : “Depuis le début, on sent la ferveur dans les stades. J’espère qu’on pourra offrir la qualification à notre peuple demain.”

Desabre ajoute que l’équipe a bénéficié de cinq jours de récupération, que le “filling est bon” et que le plan de jeu sera flexible, capable de s’adapter à différents systèmes : “Que ce soit à trois ou quatre derrière, on maîtrise ces systèmes et on va essayer de mettre quelque chose en place pour gagner le match.”

Le jeune Noah et le retour de Masuaku

Le sélectionneur souligne aussi le travail des jeunes, comme Noah, encore en phase d’adaptation au niveau international : “Il faut lui laisser le temps, il travaille avec beaucoup d’humilité et il nous apporte beaucoup.”

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Bonne nouvelle pour les Léopards : Arthur Masuaku, touché face au Sénégal, est remis et pourrait être aligné après l’évaluation prévue ce soir. Sa présence renforcerait le groupe et offrirait plus de flexibilité tactique face à l’Algérie.

Une vitrine pour confirmer l’évolution des Léopards

Bakambu rappelle que ce match n’est pas qu’une vitrine face aux Fennecs : “C’est surtout une occasion de confirmer notre évolution de ces dernières années. L’équipe est focus, on est dans notre bulle. On ne calcule pas ce qui se dit sur les réseaux et les médias.”

Les Léopards se présentent donc concentrés, déterminés et solidaires. Face à une Algérie bien organisée, invaincue et favorite, la RDC compte miser sur sa résilience, sa cohésion et son plan de jeu pour créer l’exploit et continuer son aventure dans cette CAN 2025.

Les Fennecs prêts à écrire l’histoire en huitièmes de finale

À la veille du huitième de finale de la CAN 2025, l’ambiance est électrique à la conférence de presse d’avant-match. Vladimir Petkovic, le sélectionneur algérien, affiche un mélange de confiance et de prudence. “Demain, ça va être un match important avec une équipe super de la RDC, mais de notre côté, on va se donner à fond pour montrer de quoi nous sommes capables”, confie-t-il, conscient que chaque détail comptera face aux Léopards.

Même si les Fennecs sont considérés favoris, Petkovic insiste sur l’importance de rester concentrés. “Nous voulons absolument gagner ce match face au Congo, nous ne voulons pas que l’aventure s’arrête”, souligne-t-il, rappelant que la RDC peut créer la surprise.

Bennacer, moteur des Fennecs

Aux côtés de Petkovic, Ismaël Bennacer prend la parole. Le milieu de terrain de l’AC Milan promet un match à haute intensité. “Je vais tout donner pour mener l’équipe à la victoire”, assure-t-il. Véritable leader sur le terrain, Bennacer incarne l’expérience et le calme nécessaires pour guider l’Algérie dans cette rencontre décisive.

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Invaincus depuis le début de la compétition, les Fennecs comptent sur ce duo, coach et capitaine, pour continuer leur parcours et franchir ce cap difficile.

La RDC, un adversaire ambitieux

En face, la République démocratique du Congo ne compte pas se laisser faire. Sébastien Desabre, le sélectionneur congolais, insiste sur la concentration et la confiance de ses joueurs. “Nous sommes concentrés sur la phase actuelle, car c’est un match à fort enjeu”, explique-t-il.

Malgré une histoire qui ne leur sourit pas face à l’Algérie, les Léopards espèrent créer l’exploit et surprendre les favoris. Avec un parcours solide en phase de groupes, ils se présentent prêts à offrir un match intense et imprévisible.

RDC – Algérie : et si les Léopards bousculaient l’ordre établi ?

Qualifiés pour les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations, les Léopards de la RDC s’apprêtent à défier l’Algérie ce mardi 6 janvier, dans un choc qui s’impose déjà comme un test de vérité. Plus qu’un simple match à élimination directe, ce rendez-vous remet sur la table une question devenue centrale : la RDC a-t-elle changé de dimension ?

Les signaux sont là. Et ils ne sont pas apparus par hasard. Quelques jours plus tôt, le 27 décembre, les hommes de Sébastien Desabre ont tenu tête au Sénégal dans un Stade de Tanger acquis aux Lions de la Teranga. Le nul (1-1) a surpris sur le papier, mais beaucoup moins ceux qui suivent de près la trajectoire ascendante des Léopards. Après le Cameroun et le Nigeria, un autre géant africain a déjà mesuré les limites de sa suprématie face à cette RDC en pleine mue.

RDC – Algérie : un rapport de force moins déséquilibré qu’il n’y paraît

Sur le plan individuel, l’Algérie conserve des arguments solides. Riyad Mahrez, malgré le poids des années, marque encore cette CAN de son empreinte, avec trois buts en autant de matchs. Autour de lui, Bagdad Bounedjah, Mohamed Amoura, Farès Chaibi ou encore Ismaël Bennacer composent un ensemble expérimenté et redoutable.

Mais la RDC oppose autre chose. Une force collective huilée, patiemment construite. Là où l’Algérie mise sur ses individualités, les Léopards répondent par un bloc, une discipline et une efficacité redoutables. Toute l’équipe défend, toute l’équipe attaque. En 2025, les chiffres parlent d’eux-mêmes : seulement six buts encaissés en onze matchs toutes compétitions confondues, huit clean sheets et une seule défaite. Une solidité devenue la signature de l’ère Desabre.

Certes, l’historique reste défavorable. En six confrontations, la RDC n’a jamais battu l’Algérie : quatre nuls, deux défaites. Un rappel utile pour tempérer l’enthousiasme. Mais cette statistique reflète-t-elle encore la réalité actuelle ?

La mue des Léopards, accélérée depuis la CAN 2023

La réponse se trouve dans l’évolution même de cette sélection. Depuis la CAN 2023 en Côte d’Ivoire, la RDC avance sans bruit, mais avec constance. Ce tournoi a servi de socle à une reconstruction assumée, sans promesse immédiate, mais avec une vision claire.

Les victoires obtenues ensuite face au Cameroun et au Nigeria lors des barrages continentaux de la Coupe du monde ne relèvent pas du hasard. Elles sont le fruit d’un travail de longue haleine, d’un projet arrivé à maturité. Match après match, les Léopards forgent une identité, une confiance et une certitude nouvelle : ils peuvent désormais regarder les grands yeux dans les yeux.

Même le contexte du stade Moulay Hassan, ancien camp de base algérien durant la phase de groupes, ne semble pas suffire à inverser la dynamique. Ce stade a déjà vu le Nigeria tomber quelques semaines plus tôt. Il est devenu, symboliquement, un terrain de chasse pour les Léopards.

Une faim intacte, loin d’être rassasiée

À la veille de ce huitième de finale face à l’Algérie, la RDC ne se présente plus en outsider résigné. Elle arrive avec de l’appétit, des certitudes et une ambition assumée. L’idée d’un exploit n’est plus un fantasme, mais une hypothèse crédible.

Les Léopards n’ont peut-être jamais battu les Fennecs. Mais ce mardi, tous les indicateurs laissent penser que l’histoire peut basculer. Et surtout, que cette équipe congolaise n’a pas encore fini de bousculer l’ordre établi.

La RDC fait son grand retour au Conseil de sécurité de l’ONU

C’est un retour historique. Ce jeudi 1  janvier 2026, la République démocratique du Congo a officiellement entamé son mandat de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies. Une cérémonie solennelle de levée du drapeau congolais au siège de l’ONU à New York a marqué ce nouveau chapitre, plus de trente ans après la dernière présence du pays à ce poste stratégique.

La RDC rejoint ainsi le cercle restreint des dix membres non permanents aux côtés de Bahreïn, la Colombie, la Lettonie et le Libéria pour le mandat 2026-2027. Elle intègre notamment le groupe A3, qui réunit les trois États africains siégeant simultanément, avec pour mission de porter les positions de l’Union africaine sur les grands dossiers de paix et de sécurité du continent.

Une voix pour l’Afrique et l’expérience des conflits

S’exprimant à cette occasion, la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a souligné la lourde responsabilité et l’honneur que représentait ce mandat. Elle a affirmé que la RDC se positionnerait comme « une voix constructive », fondée sur la justice et le droit international.

Le pays entend mettre à profit sa propre expérience, marquée par des décennies de conflits dans la région des Grands Lacs, pour influencer l’agenda international. Ses priorités annoncées sont claires : la prévention et la résolution des conflits, la réforme des opérations de maintien de la paix, la promotion de la justice transitionnelle et une meilleure gouvernance des ressources naturelles.

Un siège au cœur des enjeux mondiaux

Bien que dépourvue du droit de veto réservé aux cinq membres permanents (États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni), la RDC disposera d’une tribune et d’un pouvoir d’influence uniques. En participant activement aux délibérations, négociations et votes, Kinshasa pourra peser sur des décisions cruciales concernant les sanctions internationales, les mandats des missions de paix ou les réponses aux crises mondiales.

Ce siège offre au pays une occasion sans précédent de défendre sa souveraineté et son intégrité territoriale face aux menaces qui l’affectent directement, tout en portant la voix des peuples africains touchés par les conflits. C’est la troisième fois que la RDC accède à ce poste, après les mandats de 1982-1983 et 1990-1991.

L’entrée en fonction des Léopards dans l’arène diplomatique la plus fermée du monde marque un tournant. Elle place la RDC, malgré ses défis internes, en acteur incontournable des efforts mondiaux pour la paix. Les prochains mois révéleront sa capacité à transformer cette position en actions concrètes pour la stabilité de l’Afrique et au-delà.