Sénégal-Maroc : qui sera sacré champion d’Afrique ?

Le meilleur site de paris sportifs international 1xBet, sponsor officiel de la Coupe d’Afrique des nations TotalEnergies 2025, vous fait découvrir la finale de la CAN 2025, qui se jouera le 18 janvier. Profitez du clash décisif du tournoi, choisissez votre favori et pariez de manière responsable.

Les retrouvailles des meilleures équipes

L’équipe nationale du Sénégal se retrouve en finale pour la troisième fois sur quatre éditions. En 2019, les « Lions de la Téranga » se sont inclinés face à l’Algérie, et en 2022, ils sont venus à bout de l’Égypte aux tirs au but. Les Sénégalais ont également disputé une finale en 2002, qui s’est soldée par un échec aux tirs au but face au Cameroun. Cette équipe fait preuve d’une impressionnante régularité et reste invaincue depuis 17 matchs dans le cadre de la CAN.

En 2022, le Maroc a atteint le dernier carré de la Coupe du monde, le meilleur résultat jamais obtenu par une équipe africaine dans l’histoire de la compétition. Cependant, les « Lions de l’Atlas » n’arrivent pas à retrouver leur niveau habituel à la CAN depuis longtemps. Il s’agit de leur première finale depuis 2004, leur seul sacre remontant à 1976.

Sur le chemin de la finale, les deux équipes ont affiché des statistiques similaires : 5 succès et 1 enjeu partagé. Mais avec une différence notable : le Sénégal n’a pas réussi à s’imposer en phase de poules face à la RD Congo, alors que la situation ne l’exigeait pas. Les Marocains, quant à eux, ont disputé un match dingue de 120 minutes, suivi d’une séance de tirs au but en demi-finale face au Nigeria.

Fait intéressant, le Sénégal et le Maroc sont les deux équipes les plus chères de la CAN 2025 selon Transfermarkt.

Effectif

Avant même les barrages, le Maroc a perdu Azzedine Ounahi sur blessure, mais la profondeur de son effectif lui permet de pallier cette lacune.

Côté Sénégal, Kalidou Koulibaly et Habib Diarra seront forfaits pour la finale suite à leur disqualification, ce dernier étant devenu titulaire indiscutable lors des barrages. Leurs performances n’ayant pas été très bien notées, Koulibaly reste quand même le capitaine et le pilier de la défense.

Scénario possible

Les deux affiches du Final Four ont été marquées par un jeu extrêmement prudent. En finale, la pression sera encore plus accablante.

Les deux équipes aiment contrôler le ballon. Mais pour le Sénégal, la possession s’avère souvent stérile. Les « Lions de la Téranga » n’auraient pas pu percer l’arrière-garde égyptienne en demi-finale, si Sadio Mané n’avait pas osé exécuter la frappe lointaine imparable (2 buts et 3 assists au cours du tournoi).

Le Maroc n’a encaissé qu’un seul but, mais même en demi-finale contre le Nigeria, la meilleure attaque de la CAN 2025, l’équipe n’a pas adopté un jeu de béton rigoureux, malgré quelques pertes de balle. Les « Lions de l’Atlas » rencontrent également des difficultés dans le placement offensif, et Brahim Díaz, auteur de 5 des 9 buts des hôtes du championnat, n’a pas cassé trois pas à un canard face aux « Super Eagles ». Ayoub El Kaabi (3 pions) n’a eu qu’une seule action décisive en barrages : une offrande décisive à Ismael Saibari en quarts de finale.

Par ailleurs, les deux finalistes peuvent se vanter des gardiens de but d’élite. Yassine Bounou et Édouard Mendy concèdent tous deux moins de buts que ne le laissent présager les xG de leurs rivaux.

 

Fait intéressant :

Les hôtes de la CAN ont célébré la victoire dans 12 sur 15 finales, dont les trois dernières. Un argument de poids en faveur du Maroc.

Cotes : V1 – 3,565, X – 3,155, V2 – 2,363. Vainqueur : Sénégal – 2,19, Maroc – 1,6

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La RDC ouvre ses mines aux États-Unis face à la domination chinoise

Riyad / Kinshasa – Dans les salons feutrés du Future Minerals Forum à Riyad, une annonce discrète a provoqué une onde de choc stratégique. La République démocratique du Congo a décidé de transmettre aux États-Unis une liste ciblée de projets miniers. Kinshasa ouvre ainsi la porte aux investisseurs américains.

Derrière ce geste technique se cache un virage géopolitique majeur. La RDC tente de se repositionner sur l’échiquier mondial des minerais critiques. Elle avance avec prudence, en équilibre entre Washington et Pékin.

Porte-voix de cette nouvelle diplomatie des ressources, le ministre des Mines Louis Watum Kabamba a levé le voile en marge du forum. Le document, attendu à Washington « dans les prochains jours », doit servir de base à des discussions économiques approfondies. Toutefois, le ministre coupe court aux spéculations. « Il ne s’agit ni de concessions préférentielles ni de cessions d’actifs stratégiques », assure-t-il. Il évoque plutôt une coopération fondée sur des intérêts mutuels.

Le cœur de la bataille : cuivre, cobalt et lithium

L’enjeu dépasse largement un simple accord commercial. La RDC est le premier producteur mondial de cobalt, indispensable aux batteries électriques. Elle occupe aussi le deuxième rang mondial pour le cuivre. Son sous-sol recèle également du lithium et du tantale, devenus aussi stratégiques que le pétrole au XXᵉ siècle.

Pendant des années, cette richesse a surtout profité à un acteur dominant : la Chine. Les entreprises chinoises contrôlent une large part de la production. Elles s’appuient sur des accords conclus il y a près de vingt ans, souvent en échange d’infrastructures. Aujourd’hui, Kinshasa veut rééquilibrer ce rapport de force. « Un rééquilibrage est nécessaire pour renforcer la concurrence », glisse le ministre. L’objectif reste clair : maximiser les retombées pour l’État congolais.

Une ouverture stratégique vers Washington

Pour la RDC, l’ouverture vers les États-Unis répond à plusieurs objectifs. Sur le plan économique, elle permet de diversifier les partenaires. Elle offre aussi la possibilité de négocier de meilleures conditions.

Sur le plan géopolitique, Kinshasa cherche un levier supplémentaire. L’intérêt américain peut peser dans les dossiers sécuritaires régionaux, notamment face au Rwanda. Enfin, cette démarche porte une dimension symbolique. Elle traduit la volonté d’affirmer une nouvelle souveraineté dans la gestion des ressources naturelles.

Riyad, tremplin d’une nouvelle diplomatie minière

À Riyad, Louis Watum Kabamba a aussi dévoilé une autre ambition. Il mise sur un partenariat renforcé avec l’Arabie saoudite. Le ministre évoque un futur « corridor d’investissement » vers les mines congolaises.

Par ailleurs, il insiste sur un changement de cap stratégique. La RDC ne veut plus exporter uniquement des matières brutes. Elle ambitionne de devenir un hub industriel régional, tourné vers le raffinage et la fabrication de batteries.

Des négociations encore incertaines

Rien n’est encore joué. La liste transmise à Washington constitue avant tout une invitation à négocier. Les discussions s’annoncent longues et complexes. Elles devront intégrer les questions sécuritaires, fiscales et environnementales.

Une certitude s’impose pourtant. La bataille mondiale pour les minerais critiques a trouvé un nouvel épicentre. Il se situe à Kinshasa, où se croisent ambitions de développement, appétits industriels et rivalités entre grandes puissances. Longtemps champ de bataille, le Congo veut désormais devenir maître du jeu.

Assassinat Laurent-Désiré Kabila : 25 ans de blessures et de souvenirs

Kinshasa, 16 janvier 2026 – L’assassinat de Laurent-Désiré Kabila demeure l’un des événements les plus marquants de l’histoire politique de la RDC. Il y a vingt-cinq ans, un coup de feu retentissait dans le bureau du Palais de Marbre. Le président s’effondrait, frappé par un de ses gardes du corps. Aujourd’hui encore, cette tragédie traverse la mémoire nationale et soulève des questions toujours sans réponse.

Ce jour-là, l’après-midi bascule dans le chaos. Rashidi Mizele, un garde du corps, tire sur Kabila avant d’être abattu. Le ministre Mashako Mamba, présent sur place, tente de le ranimer en vain. Dans les heures qui suivent, le pouvoir tangue. Un « comité de crise » se forme. D’abord, on annonce que le président est vivant. Puis la vérité s’impose : le président est mort.

Succession et procès après l’assassinat Laurent-Désiré Kabila

Dans le vide, le colonel Eddy Kapend, aide de camp de Kabila, prend le contrôle. Un couvre-feu est décrété. Derrière des portes closes, Joseph-Désiré Kabila, son fils, est choisi comme successeur. Dix jours plus tard, il devient président. La transition est rapide, mais l’énigme reste entière.

Un procès militaire condamne à mort Kapend et vingt-cinq autres personnes, tous clament leur innocence. Une grâce présidentielle récente a fermé le dossier judiciaire. Les commanditaires, eux, restent inconnus.

L’héritage politique après l’assassinat Laurent-Désiré Kabila

Pour comprendre l’impact de l’assassinat Laurent-Désiré Kabila, il faut revenir à sa vie. De chef de maquis dans l’Est à libérateur de Kinshasa en 1997, Kabila incarne la revanche des vaincus. Son mantra, « Prenez-vous en charge », défie les anciennes puissances et les voisins prédateurs. Mais il devient un dirigeant solitaire, rompt avec le Rwanda et plonge le pays dans une guerre régionale dévastatrice.

Aujourd’hui, son héritage divise : pour certains, il reste le bouclier souverainiste. Pour d’autres, il incarne l’autorité et le verrouillage du système. Chaque crise à l’Est, chaque débat sur l’ingérence étrangère, fait resurgir son spectre et son avertissement.

La commémoration officielle de ce jour active une mémoire vive. Le coup de feu de 2001 n’était pas une fin, mais le début d’une longue résonance. Dans la trajectoire tourmentée du Congo, la mort d’un président reste un événement politique et géopolitique, dont l’impact se fait sentir des décennies plus tard.

Le temps a passé, les régimes ont changé, mais la balle continue son voyage. Elle interroge encore : qui a vraiment tué Mzee ? Et qu’a-t-on tué ce jour-là ? Un homme, sûrement. Une idée de souveraineté congolaise, peut-être. Vingt-cinq ans après, la résonance de l’assassinat Laurent-Désiré Kabila reste assourdissante.

Judith Suminwa inaugure l’ambassade de la RDC aux Émirats

Entre deux sessions du sommet mondial sur le climat, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a marqué les esprits, mercredi, par un geste symbolique. Loin des caméras, elle a inauguré le nouveau siège de l’ambassade de la RDC aux Émirats arabes unis. Plus qu’un simple bâtiment, il représente une nouvelle ère diplomatique, moderne et ambitieuse.

Le siège, entièrement rénové, s’impose comme une silhouette fonctionnelle au cœur d’Abou Dhabi. Il reflète la volonté du président Félix Tshisekedi et du gouvernement Suminwa de doter le pays d’outils diplomatiques à la hauteur de ses ambitions. Ici, plus de locaux vétustes rappelant un passé en demi-teinte. L’architecture moderne illustre rigueur, projection et accueil.

« Cet édifice se veut un outil au service de nos relations et un levier pour l’attractivité de notre pays », a déclaré la cheffe du gouvernement. Les couloirs du siège incarnent une philosophie : une diplomatie agissante et crédible, tournée vers l’action économique, et non seulement vers la représentation protocolaire.

Une diplomatie tournée vers l’investissement et la prospérité

L’enjeu est clair. Dans une région stratégique, carrefour des investissements mondiaux et des technologies vertes, la RDC souhaite jouer un rôle plus affirmé. Ce nouvel ambassade est la base avancée de cette offensive. Elle doit promouvoir les investissements, nouer des partenariats stratégiques autour des minerais critiques, de l’hydroélectricité ou de la gestion forestière. Elle sert également à vendre l’image d’un pays-solution, riche de son potentiel.

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L’inauguration marque un commencement, pas une fin. Elle signale que la diplomatie congolaise se muscle et qu’elle veut devenir un instrument de prospérité. Les diplomates disposeront désormais, à l’image du siège, des moyens pour concrétiser leurs ambitions. À Abou Dhabi, une porte s’est ouverte, plus grande et lumineuse. La RDC compte y faire entrer le monde.

Crise RDC-Rwanda : sommet crucial des médiateurs à Lomé

Ce samedi, la capitale togolaise se transforme en salle de crise continentale. Autour d’une même table, sous l’égide discrète mais déterminée du président Faure Gnassingbé, vont se rencontrer les architectes éparpillés d’une paix qui n’arrive pas à naître. Lomé accueille une réunion de haut niveau sur la crise entre la RDC et le Rwanda, un sommet dans l’ombre qui pourrait être le dernier rempart avant un nouvel embrasement.

Le casting est sans précédent. Cinq anciens chefs d’État africains – Obasanjo, Kenyatta, Masisi, Samba-Panza, Zewde – devront rendre des comptes. Leur mission, confiée en mars dernier, est dans l’impasse. Face à eux, les médiateurs poids lourds du Qatar et des États-Unis, ainsi que les délégations de Kinshasa et Kigali. L’objectif est simple en apparence, immense dans les faits : coordonner enfin des efforts diplomatiques jusqu’ici parallèles, parfois contradictoires, et qui n’ont pas réussi à arrêter les armes.

Le constat d’un échec

Le décor a été planté plus tôt dans la semaine. Le président congolais Félix Tshisekedi était en visite « d’amitié et de travail » à Lomé. Avec son homologue togolais, médiateur désigné par l’Union africaine, il a dressé un constat amer : malgré un an de pourparlers, de rencontres à Washington et à Doha, la désescalade sur le terrain est un mirage. Les violences persistent, les groupes armés progressent, et la confiance entre Kinshasa et Kigali est au plus bas.

« Il faut rendre plus lisibles les différentes pistes diplomatiques », ont insisté les deux présidents. En clair, mettre de l’ordre dans ce qui ressemble à une tour de Babel. Car chaque acteur – Américains, Qataris, Africains de l’Est, Africains du Sud – avance avec son propre script, tandis que la population du Kivu, elle, ne voit arriver que le bruit des combats.

La pression du compte à rebours

Pour Faure Gnassingbé, l’enjeu est aussi personnel. Il doit présenter un rapport au prochain sommet de l’Union africaine. Un rapport qui, pour l’instant, ne pourrait qu’acter l’échec relatif des facilitations. Ce samedi, il attend des anciens présidents des propositions urgentes, concrètes, applicables immédiatement. Des mesures de dernier recours pour désamorcer une bombe à retardement humanitaire et sécuritaire.

La réunion de Lomé n’est donc pas une énième causerie diplomatique. C’est une tentative d’ultime cohérence. Une course contre la montre pour éviter que les processus de paix ne meurent d’avoir été trop nombreux, et pour empêcher que la région des Grands Lacs ne sombre un peu plus dans le chaos.

L’espoir, ténu, repose sur cette rare confluence de volontés autour d’une même table à Lomé. Mais l’histoire récente enseigne une dure leçon : dans l’Est congolais, les routes de la paix sont souvent des chemins qui ne mènent nulle part. Samedi, à Lomé, on tentera d’en tracer une nouvelle, avant qu’il ne soit trop tard.

La statue vivante : comment un supporter a ressuscité Lumumba

 Dans la foule vibrante d’un stade marocain, un homme est immobile. Depuis les premiers matches de la CAN 2025, il ne bouge plus. Le bras droit tendu vers le ciel, la paume ouverte, le regard perçant un horizon que lui seul voit. Michel Kuka Mboladinga, supporter congolais, n’est plus un simple fan. Il est devenu, match après match, le symbole inattendu et puissant de tout un tournoi, en incarnant la statue de Patrice Lumumba, le héros martyr de l’indépendance congolaise.

Sa performance silencieuse, inspirée du mausolée de Lumumba à Kinshasa, a d’abord hypnotisé les tribunes. Puis, elle a traversé les écrans pour conquérir le monde. Jusqu’à ce qu’un geste de dérision, après l’élimination des Léopards face à l’Algérie, ne transforme ce symbole en étendard. L’attaquant algérien Mohamed Amoura l’a imité avant de s’effondrer sur la pelouse, semblant lui dire de « se reposer ». La polémique a enflammé les réseaux sociaux, obligeant le joueur et toute sa sélection à présenter des excuses.

Mais l’histoire ne s’est pas arrêtée là. C’est là qu’elle a véritablement commencé.

De la polémique à l’hommage universel

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En guise de réponse, le football a offert une réparation plus belle que toute polémique. En quart de finale, le Nigérian Akor Adams a marqué contre… l’Algérie. Sa célébration ? Une immobilisation parfaite, le bras levé, fixant le ciel. Le message était clair : le geste n’était plus une moquerie, mais un hommage. Le lendemain, en Coupe de France, l’ailier marocain Sofiane Diop a reproduit la même pose après un but. Dans les tribunes de la CAN, des supporters marocains l’ont imité à leur tour.

La « statue vivante » avait transcendé les rivalités sportives. Elle n’appartenait plus au seul Congo, mais à tous ceux qui y voyaient une forme de résistance, de mémoire et de fierté.

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Du stade à la toile : l’icône devient manifeste

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Le phénomène a débordé des terrains pour investir le champ de l’art. Le peintre marocain Mohamed Lachhab, suivi par près de 600 000 personnes, a réalisé une toile vibrante de Patrice Lumumba. En quelques semaines, la silhouette figée de Michel Kuka a ravivé la mémoire d’un discours historique – celui du 30 juin 1960, où Lumumba tonnait contre le racisme des colons – et d’un destin tragique : renversé après 75 jours de pouvoir, assassiné en 1961, son corps dissous dans l’acide.

Une dent, conservée en Belgique comme macabre trophée, est tout ce qui reste de lui. En se faisant statue, Michel Kuka Mboladinga a rendu un corps à ce héros sans sépulture. Il a rappelé que certaines mémoires refusent de se dissoudre.

Aujourd’hui, son geste n’est plus une simple célébration sportive. C’est un manifeste silencieux. Il dit que l’histoire coloniale ne s’efface pas, que les héros panafricains vivent dans les consciences, et que, parfois, il suffit d’un homme immobile dans une foule en délire pour remuer un continent tout entier.

La CAN 2025 aura eu ses buts, ses larmes, son champion. Mais son héritage le plus durable sera peut-être cette image : un homme, le bras tendu, qui a fait de sa passion un acte de mémoire et de son corps un monument pour Patrice Lumumba.

Netflix et la CAF s’associent pour un film et une émission quotidienne sur la CAN 2025

Rabat – L’histoire ne sera pas seulement écrite sur la pelouse. Elle sera filmée, montée et diffusée dans 190 pays. Dans un coup médiatique retentissant, Netflix vient de conclure un partenariat historique avec la Confédération Africaine de Football (CAF) pour la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc. Ce partenariat promet de transformer la façon dont le monde voit et suit le football africain.

Au cœur de cette alliance, deux productions exclusives. D’abord, un film documentaire événement couvrira tout le tournoi, des préparatifs à la finale du 18 janvier 2026. Avec ses caméras au poing, Netflix capturera non seulement les dribbles et les buts, mais aussi les émotions dans les vestiaires et la ferveur des supporters. Ainsi, les 280 millions d’abonnés de la plateforme pourront vivre le tournoi comme jamais auparavant.

Une couverture quotidienne pour les fans

En parallèle, dès le coup d’envoi, les supporters profiteront de l’« AFCON Daily Show », un programme quotidien. Il proposera résumés, analyses et interviews exclusives. De plus, disponible en streaming pour l’Afrique subsaharienne, ce programme marque la première incursion majeure de la CAF sur une plateforme globale. Cette stratégie audacieuse vise à séduire une nouvelle génération de supporters.

Une CAN déjà record

Cette édition 2025 bat déjà tous les records. Avec une diffusion dans plus de 180 territoires, elle dépasse l’audience de la CAN 2023 en Côte d’Ivoire. Grâce à Netflix, le tournoi gagne une dimension narrative et culturelle.

Pour la CAF, c’est une victoire stratégique. Il ne s’agit plus seulement de vendre des droits TV, mais de valoriser l’identité du football africain. En ouvrant ses coulisses à Netflix, le football africain se présente comme un produit global mêlant sport de haut niveau, drames humains et richesses culturelles. Pour le Maroc, pays hôte, c’est une vitrine planétaire unique.

Le message est clair : la CAN n’est plus seulement un championnat. C’est désormais une saga mondiale, prête à conquérir les écrans du monde entier. Et lorsque le dernier coup de sifflet retentira en janvier 2026, l’histoire ne fera que commencer… sur Netflix.

PayServices porte plainte contre la RDC pour 4 milliards de dollars

L’histoire commence par une promesse de révolution numérique et se termine devant un tribunal fédéral américain. Au centre du conflit : le projet pharaonique de numérisation des paiements de l’État congolais, porté par la société américaine PayServices, qui réclame aujourd’hui 4 milliards de dollars à la RDC en dommages et intérêts.

Tout débute fin 2023, dans les bureaux de l’ambassade de la RDC à Washington. Le 6 décembre, PayServices rencontre pour la première fois des responsables congolais. La société veut créer une plateforme pour centraliser tous les flux financiers de l’État. Selon elle, le projet pourrait générer plus de 8 milliards de dollars par an.

De l’accord à la plainte : une escalade rapide

En janvier 2024, la CADECO signe un accord d’exclusivité avec PayServices. Le contrat prévoit un premier versement de 20 millions de dollars avant mars. Cependant, en avril, les fonds n’arrivent pas. La CADECO sollicite la Banque centrale du Congo pour débloquer l’argent, mais la tentative échoue. Face à cet échec, PayServices saisit la justice américaine.

Dans sa plainte, l’entreprise ne se limite pas à dénoncer la rupture contractuelle. Elle évoque des pressions, des tentatives de corruption et un pot-de-vin présumé de 5 millions d’euros. Plusieurs hauts responsables congolais sont cités : la ministre du Portefeuille, le ministre des Finances, le directeur de cabinet du président, le gouverneur de la Banque centrale et le patron de la CADECO.

Kinshasa riposte et défend sa légalité

Face à cette attaque, Kinshasa réagit avec fermeté. Dans un communiqué du 13 janvier, le ministère du Portefeuille réfute point par point les accusations de PayServices.

L’argument principal est juridique : PayServices n’est pas une banque. Le ministère cite une décision du Département des Finances de l’État de l’Idaho, datée du 18 octobre 2024. Cette décision retire toute reconnaissance conditionnelle à la société et lui interdit d’utiliser le terme « bank » pour non-respect des règles.

Le communiqué précise : « Nos vérifications administratives confirment que PayServices ne dispose d’aucune autorisation pour gérer des fonds publics. » La loi congolaise sur les finances publiques bloque donc toute procédure administrative liée au projet.

Kinshasa ajoute qu’aucun fonds n’a été transféré et qu’aucune autorisation régulière n’a été délivrée. Par conséquent, « aucun préjudice financier ne peut être établi ». Le ministère conteste aussi la crédibilité de PayServices, en soulignant l’absence d’états financiers certifiés, d’audit indépendant, et qualifie les investissements présumés de 72 millions de dollars de « dénués de tout fondement ».

Enfin, selon les autorités, les accusations de corruption n’apparaissent qu’après le refus de paiement et en réaction à la contestation du statut bancaire de l’entreprise.

Une bataille judiciaire longue et complexe

Le décor est planté pour une bataille juridique complexe devant les tribunaux américains. D’un côté, PayServices affirme avoir été flouée après avoir investi temps et ressources. De l’autre, le gouvernement décrit son adversaire comme une entité au statut douteux, avec laquelle aucun engagement ferme n’aurait été possible.

Au-delà des 4 milliards de dollars, cette affaire questionne la gouvernance des grands contrats publics en RDC et les risques liés aux partenariats avec des entités étrangères aux assises floues.

La RDC assure qu’elle coopère avec toute juridiction légalement compétente et se réserve « toutes les voies de droit ». PayServices, elle, a déjà joué ses cartes. Désormais, le prochain mouvement revient à la justice fédérale américaine. L’enjeu pour Kinshasa est clair : prouver que son refus était non seulement légal, mais aussi la décision responsable et nécessaire.

La RDC lance son grand rêve : la CAN 2029

Sur le plateau de la RTNC, devant les caméras de la télévision nationale, le ministre des Sports a prononcé une phrase qui résonne comme une promesse, un défi et un rêve à construire. « Nous voulons absolument organiser la CAN en 2029. » Par ces mots, Didier Budimbu a officiellement jeté la RDC dans la course pour accueillir la plus grande fête du football africain.

La RDC n’en est pas à son premier coup d’essai. Mais cette fois, l’ambition semble portée par une stratégie claire et un calendrier précis. Le ministre l’a reconnu : le chemin vers la Coupe d’Afrique des Nations est pavé de stades à construire, de routes à bitumer et d’hôtels à bâtir. « Il faut six stades viables et les infrastructures hôtelières autour », a-t-il rappelé, énumérant les exigences de la CAF.

Une ambition réaliste et structurée

Face à l’ampleur de la tâche, Didier Budimbu a adopté un ton à la fois ambitieux et réaliste. « On ne peut pas construire des routes et des stades en 24 heures », a-t-il souligné. L’échéance de 2029 prend tout son sens : elle n’est pas un caprice, mais un horizon. Cinq années pour transformer une ambition en chantiers, puis en béton et en gazon.

Derrière cette candidature, il y a plus qu’une simple compétition. C’est un projet de nation. Un levier pour forger un héritage : moderniser les villes, dynamiser l’économie et insuffler une fierté durable. Pour un pays au potentiel footballistique immense, organiser la CAN serait un retour aux sources, un hommage aux légendes passées et un tremplin pour les futures.

La course ne fait que commencer

Mais la RDC devra convaincre. D’autres nations convoitent également l’organisation de l’édition 2029. Le pays doit bâtir les infrastructures nécessaires et présenter un dossier solide. Sa vision devra démontrer que c’est sur ses terres que le continent doit célébrer son football.

Le coup d’envoi est donné. La partie la plus difficile commence maintenant : transformer les mots prononcés à la télévision en réalités concrètes sur le terrain. L’histoire dira si, en 2029, le continent entier chantera dans les stades congolais.

Patrick Muyaya explique les accords de paix de Doha et Washington à la jeunesse congolaise

Dans la salle Brel du Centre Wallonie-Bruxelles, l’air était tendu. Presque électrique. Face à une jeunesse congolaise en quête de réponses, le ministre de la Communication et Porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, a choisi ses mots avec gravité. Il est venu expliquer l’inexplicable : trente ans de guerre à l’Est, et une paix qui semble toujours se dérober.

« Cette guerre d’agression ne vise pas le Président de la République. Elle vise l’ensemble du peuple congolais. »

La phrase a figé la salle. Prononcée au cœur du deuxième panel du dialogue intergénérationnel, elle a imposé le silence. Pour Muyaya, le temps de la pédagogie a sonné. En cinq minutes, il a tenté d’éclairer les processus complexes de Doha et de Washington, deux tables de négociation où se joue peut-être l’avenir du Kivu.

Diplomatie, lignes rouges et pédagogie politique

D’abord, le ministre a rappelé le choix stratégique du président Félix Tshisekedi : la diplomatie. Il a cité l’adhésion à la Communauté de l’Afrique de l’Est, les discussions sous l’égide du Qatar et les pourparlers facilités par les États-Unis.

Ensuite, il a tenu à lever toute ambiguïté. « Nous n’avons aucun problème avec le peuple rwandais. Notre différend concerne le régime rwandais, incarné par le président Kagame », a-t-il insisté. Ainsi, il a tracé une ligne nette entre les peuples et leurs dirigeants.

Puis, Muyaya est revenu sur les racines du conflit. Il a replongé l’assistance dans l’histoire tragique ouverte par le génocide rwandais de 1994. « Trente ans plus tard, nous n’en sommes pas sortis », a-t-il reconnu. Selon lui, la crise reste systémique. Elle s’alimente, dit-il, d’un voisin qui utilise la guerre comme modèle économique.

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Cependant, le ministre a voulu rassurer. Les accords en discussion respectent les lignes rouges de la RDC. « Aucun centimètre carré de notre territoire ne sera cédé. » Il a détaillé les avancées du processus de Doha : une déclaration de principes, huit problématiques identifiées, des progrès sur le cessez-le-feu et sur les échanges de prisonniers. « Ces textes sont publics. Aucun accord n’est secret », a-t-il martelé.

Un appel direct à la jeunesse congolaise

Mais au-delà de la géopolitique, le cœur du message s’adressait à la jeunesse. Patrick Muyaya a lancé un appel clair : ne pas rester spectatrice.

« On ne fait jamais carrière dans la jeunesse. Les responsabilités s’assument dans le temps, à travers des institutions organisées. »

Par cette phrase, il a plaidé pour la patience institutionnelle. Toutefois, il a aussi insisté sur l’engagement citoyen. Selon lui, les ressources englouties par la guerre manquent cruellement aux hôpitaux et aux écoles. Or, seule la paix permettra de les réorienter vers le développement. Mais cette paix exige une mobilisation collective, durable et consciente.

« Les soldats qui tombent au front sont vos frères, vos cousins », a-t-il rappelé.

Face à lui, le Vice-Premier ministre de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, et le président du Conseil national de la jeunesse, Claude Mbuyi, écoutaient attentivement. Pendant plus de trois heures, les membres du gouvernement Suminwa II ont échangé, argumenté et répondu. Une disponibilité saluée, même si elle n’a pas dissipé toutes les inquiétudes.

Lorsque Patrick Muyaya a quitté l’estrade, une question est restée suspendue dans l’air chaud de Kinshasa : les mots suffiront-ils à transformer l’espoir en paix réelle sur les collines du Kivu ? La réponse, elle, se joue bien au-delà des murs du Centre Wallonie-Bruxelles.