Kinshasa : la folle ruée vers la REGIDESO qui dévoile le cri silencieux d’une jeunesse en détresse

ls sont arrivés avant le soleil. Des milliers de jeunes – garçons en chemise repassée, filles en tailleur modeste – ont envahi la cour de l’Université protestante du Congo (UPC) à Kinshasa. Objectif : décrocher l’un des postes mis au concours par la REGIDESO, l’entreprise publique qui produit et distribue l’eau potable en RDC.

Dès l’ouverture des portes, de longues files se sont formées à perte de vue. Certains candidats ont patienté plus de quatre heures sous un soleil de plomb, serrant contre eux leurs dossiers comme des talismans. Contrôle des pièces d’identité, répartition par métier, appel des noms : l’organisation militaire de la Direction générale n’a pas empêché la tension de monter.

« On m’a dit qu’il y avait plus de 10 000 inscrits pour moins de 500 postes. Mais je tente ma chance, c’est mon seul espoir », confie un jeune mécanicien de 24 ans, essuyant son front en sueur.

 « Article 15 » contre méritocratie : le choc de deux mondes

Au cœur de ce barnum, une phrase revient comme un mantra, prononcée par le Directeur général David Tshilumba Mutombo :
« Tout ce qui compte, c’est la méritocratie. Ce ne sont pas des recommandations qui viennent de gauche ou de droite. Si vous méritez, vous êtes là. »

Une déclaration qui résonne comme une promesse dans un pays où le « tristement célèbre article 15 » – l’art de se débrouiller seul faute d’État providence – règne en maître. Pour des milliers de jeunes congolais, le système D est devenu une seconde nature. Mais aujourd’hui, ils espèrent que, pour une fois, le diplôme pèsera plus lourd que les relations.

Pourtant, l’affluence massive raconte une autre vérité : le chômage des jeunes en RDC touche près de 42 % des 15-34 ans (selon les estimations de la Banque mondiale), et chaque offre d’emploi public provoque une ruée qui frôle la panique.

« On nous parle de créations d’emplois, mais nous, on voit surtout des promesses. Aujourd’hui, je ne veux pas d’une promesse, je veux une paie à la fin du mois », lâche une candidate au poste de facturière, le regard à la fois déterminé et las.

 Plombiers, électriciens, techniciens : la REGIDESO rajeunit ses troupes

Quels sont donc ces métiers qui attirent autant de vocations ? La REGIDESO recherche des profils techniques et administratifs pour rajeunir ses effectifs et combler les départs à la retraite. La liste est variée :

  • Électriciens de maintenance et mécaniciens (réseaux et usines)

  • Plombiers et pompistes

  • Techniciens de laboratoire et agents de traitement de l’eau

  • Caissiers, recouvreurs et facturiers pour le volet commercial

Les épreuves se sont déroulées simultanément dans plusieurs provinces : Kongo-Central, Haut-Katanga, Kwilu et Maniema. Une manière, selon la direction, d’ancrer le recrutement dans une logique nationale et non pas uniquement kinoise.

L’objectif affiché par David Tshilumba Mutombo est d’encourager la jeunesse congolaise à ** miser sur le savoir et les compétences** pour accéder à l’emploi. Mais au vu de la foule compacte qui a piétiné toute la journée dans l’enceinte de l’UPC, une question brûle les lèvres : combien de ces visages déterminés repartiront avec un contrat ?

À la sortie des salles d’examen, les premiers candidats interrogés affichaient un mélange d’espoir et d’épuisement. La REGIDESO promet une sélection transparente. Les jeunes, eux, retiennent leur souffle. Dans un pays où l’« article 15 » est souvent le seul employeur, ce test d’embauche ressemble à une bouffée d’oxygène. Reste à savoir si elle sera suffisante pour étancher la soif d’emploi de toute une génération.

Kinshasa : bientôt le lancement de la 2e phase du contrôle technique des véhicules

La Régie des Fourrières et de Contrôle Technique des Véhicules de Kinshasa (RFCK) accélère. Son Directeur Général, Joseph Kasinzi Mafolo, a réuni, dimanche 3 mai 2026, à l’Hôtel de Ville, les têtes d’affiches de différentes équipes engagées. Objectif : préparer le lancement imminent de la deuxième phase du contrôle technique des véhicules à Kinshasa.

L’instruction a été donnée par le Gouverneur Daniel Bumba. La RFCK veut assainir le parc auto, éliminer les fausses vignettes et sécuriser les recettes de la ville. Le DG a été clair : tout agent qui viole les normes sera écarté.

Hôtel de Ville : la RFCK forme ses troupes avant le contrôle technique des véhicules

La séance du 3 mai 2026 a regroupé toute la chaîne opérationnelle. Chefs d’équipe des centres de contrôle technique, informaticiens et responsables des fourrières ont été formés au nouveau système digital de la RFCK.

Cette session intervient peu avant le lancement de la deuxième phase du contrôle technique des véhicules dans la capitale. Le Gouverneur Daniel Bumba doit donner le coup d’envoi « dans les prochains jours », selon la Régie.

« Tout manquement entraînera des sanctions » : la RFCK verrouille ses agents

Joseph Kasinzi Mafolo fixe les règles. « (…) Tout manquement entraînera des sanctions, y compris l’écartement des agents concernés ». Il exige en effet une « parfaite cohérence » avec les orientations du premier citoyen de la Ville.

Le nouveau système doit tracer chaque véhicule et sécuriser les données pour bloquer la fraude.

Contrôle technique des véhicules : des recettes vitales pour Kinshasa

La RFCK mise aussi sur la transparence financière. Joseph Kasinzi Mafolo a insisté sur la « bonne canalisation des recettes », condition pour financer les projets de développement de la capitale.

Le parc auto kinois est estimé à plus de 800 000 véhicules en 2025, selon l’Office des Voiries et Drainage (OVD). D’après la Commission Nationale de Prévention Routière (CNPR), seule une minorité de véhicules disposait d’une vignette valide fin 2024. Le manque à gagner pour la ville se chiffre alors en millions de dollars.

Le contrôle technique des véhicules à Kinshasa, relancé en 2025

Le contrôle technique est obligatoire depuis l’Ordonnance-loi n°78-022 du 30 août 1978 portant Code de la route. La RFCK a été créée par arrêté provincial du 20 mars 2025 du Gouverneur en place.

Le contrôle technique a débuté le 29 septembre 2025 à Kinshasa. La RFCK a rendu la vignette obligatoire avant le 1er novembre 2025.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que la RDC compte 34,7 décès pour 100 000 habitants liés aux accidents de la route en 2023. Selon la Police de Circulation Routière, une majorité d’accidents à Kinshasa implique des véhicules en mauvais état.

La Banque Mondiale classe en 2025 les émissions des véhicules vétustes comme première source de particules fines PM2.5 à Kinshasa.

En lançant cette 2e phase, le Gouvernement provincial vise à généraliser le contrôle et à maximiser les recettes. La rigueur annoncée par la RFCK sera jugée sur le terrain.

 

« Pereira » débarque à Kindu : l’Ivoirien aux 40 ans de banc veut propulser Maniema Union sur le toit de l’Afrique

Le dimanche 3 mai, l’AS Maniema Union a brisé le silence. Alors que les play-offs de la Linafoot font rage, le club de Kindu a officiellement nommé Lassina Koné, 58 ans, surnommé « Pereira », au poste d’entraîneur principal. Il remplace Papy Kimoto, qui laisse un héritage honorable : un quart de finale en Coupe de la Confédération de la CAF – une première historique pour le club.

Mais la direction veut plus. Beaucoup plus.

« L’équipe a pris de l’assurance en Coupe d’Afrique. Mais pour progresser, il faut hausser le niveau », a lancé Pereira dès sa première prise de parole. L’objectif est clair : terminer dans les deux premiers du championnat national ou décrocher un billet pour une compétition interclubs de la CAF. Mieux encore : viser la Ligue des champions la saison prochaine.

Quarante ans d’expérience sur cinq bancs africains

Lassina Koné n’est pas un inconnu. Originaire de Côte d’Ivoire, ce technicien chevronné totalise près de quatre décennies de coaching sur le continent. Son CV parle pour lui :

  • Africa Sports (Côte d’Ivoire)

  • ASFA Yennenga (Burkina Faso)

  • Stade Malien (Mali)

  • Panthère FC (Niger)

  • AS Kaloum (Guinée)

À chaque étape, il a laissé son empreinte. À Kindu, on lui demande de repositionner le club parmi les formations africaines les plus redoutables, tout en consolidant les acquis sur la scène nationale. La durée de son contrat n’a pas été dévoilée, signe peut-être d’un pari à court terme avec des objectifs mesurables.

Un pari stratégique à un tournant décisif

Pourquoi maintenant ? Parce que le calendrier est impitoyable. Les play-offs de la Linafoot 2026 sont en plein milieu de leur course. Changer d’entraîneur à ce stade est un risque calculé.

Maniema Union sort d’un parcours africain qui a fait vibrer Kindu : élimination en quarts de finale de la Coupe de la Confédération. Une fierté, mais aussi une frustration. « On a goûté à la scène continentale, on veut y rester, et plus haut », glisse un dirigeant sous couvert d’anonymat.

Avec Pereira, le club amorce une nouvelle orientation sportive. L’ambition affichée : s’inscrire durablement dans l’élite africaine. La pression est immense, l’expérience est là. Reste à savoir si l’alchimie prendra assez vite pour décrocher ce fameux top 2 national.

À Kindu, la pluie équatoriale n’a pas empêché les supporters de scander le nom de « Pereira » dès l’annonce. Dans une saison déjà riche en rebondissements, Maniema Union joue son va-tout. Quarante ans d’expérience contre quelques mois de play-offs : le pari est osé. Mais en Afrique, les légendes s’écrivent souvent sur ces équilibres instables.

5 façons pratiques d’utiliser l’IA pour mieux comprendre les paris sur 1xBet

Les outils d’IA comme ChatGPT font désormais partie de notre quotidien. Dans le domaine des paris, l’IA peut également s’avérer utile, notamment pour les utilisateurs souhaitant mieux comprendre les marchés, les règles et la terminologie avant de placer un pari.

Chez 1xBet, aider les joueurs à naviguer plus sereinement sur la plateforme reste une priorité. C’est pourquoi l’utilisation d’outils modernes d’aide à la compréhension, comme l’IA, peut être un atout précieux pour explorer les marchés, interpréter les règles et prendre des décisions éclairées. L’objectif n’est pas de remplacer les informations officielles, mais de rendre l’apprentissage plus rapide et plus clair.

  1. Utilisez l’IA pour expliquer les termes de paris en langage simple

L’une des utilisations les plus pratiques de l’IA est la traduction du vocabulaire des paris en langage simple. De nombreux utilisateurs rencontrent des termes comme Handicap asiatique, Double chance, Les deux équipes marquent ou Pari combiné sans bien en comprendre le fonctionnement.

Au lieu de deviner, ils peuvent demander à l’IA de leur expliquer ces termes en termes simples.

Exemple de question :

Expliquez le marché « Handicap asiatique » en termes simples pour un débutant.

Ceci est particulièrement utile pour les nouveaux joueurs de 1xBet qui souhaitent comprendre la logique d’un marché avant de parier.

  1. Demandez à l’IA de comparer des types de paris similaires

Certains marchés de paris se ressemblent au premier abord, mais leur logique de gain est différente. C’est là que les erreurs se produisent souvent. Un utilisateur peut confondre le pari « Remboursement en cas de match nul » avec la « Double Chance », ou le pari « Plus de 2,5 » avec le pari « Total d’une équipe Plus de 2,5 ».

L’IA peut aider en comparant les marchés similaires côte à côte.

Exemple de question :

Quelle est la différence entre le pari « Remboursement en cas de match nul » et la « Double Chance » ?

Ce type d’explication peut aider les joueurs à choisir l’option qui correspond réellement à ce qu’ils veulent dire, plutôt que de se fier à leur intuition.

  1. Utilisez l’IA pour résumer les règles et les conditions promotionnelles

Les règles, les conditions et les termes promotionnels peuvent parfois paraître longs ou techniques. L’IA peut les résumer en explications plus courtes et plus claires.

 

Exemple de question :

Résumez ces règles de pari en langage clair et indiquez-moi les conditions essentielles.

Pour les joueurs de 1xBet, cela peut s’avérer utile pour gagner du temps et comprendre plus rapidement la structure d’une offre ou d’un marché. Toutefois, la référence finale doit toujours rester le règlement officiel de 1xBet. L’IA simplifie l’information, mais ne remplace pas la source.

  1. Demandez à l’IA d’expliquer un coupon de pari étape par étape

Une autre utilisation astucieuse de l’IA consiste à vérifier un coupon de pari avant de le confirmer. C’est particulièrement utile pour les paris combinés, les handicaps ou les marchés en direct qui peuvent paraître plus complexes.

Exemple de question :

Expliquez ce coupon de pari étape par étape et indiquez-moi les conditions nécessaires pour qu’il soit gagnant.

Cela permet aux utilisateurs de prendre leur temps, de vérifier la logique de chaque sélection et d’éviter de placer un pari qu’ils ne comprennent pas pleinement. Du point de vue de la marque, c’est important. 1xBet favorise une expérience de pari plus éclairée et encourage les joueurs à utiliser tous les outils modernes utiles pour mieux comprendre leurs actions sur la plateforme.

  1. Utilisez l’IA pour une meilleure discipline de jeu

L’IA n’est pas seulement utile pour comprendre les termes techniques. Elle peut aussi favoriser de meilleures habitudes. Les joueurs peuvent lui demander de les aider à créer un journal de paris, à comprendre les bases de la gestion de leur bankroll ou à organiser leurs notes après une session.

Exemple de question :

Aidez-moi à créer un journal de paris simple pour suivre le montant de mise, le marché, le résultat et la raison de chaque pari.

Cela permet de structurer davantage les paris et encourage une approche plus réfléchie. Pour 1xBet, les outils qui aident les joueurs à apprendre, à réfléchir et à s’organiser s’intègrent naturellement dans un environnement de paris plus responsable et centré sur l’utilisateur.

Réflexion finale

L’IA peut simplifier la compréhension des paris sur 1xBet, notamment pour les utilisateurs qui souhaitent une meilleure compréhension des termes, des règles et de la logique du marché. Utilisée correctement, elle devient un assistant pratique qui explique, compare et organise les informations plus rapidement.

La plateforme 1xBet offre de nombreuses fonctionnalités utiles, comme l’accès à des statistiques détaillées, des bonus généreux et d’autres activités. Grâce aux outils d’IA, vous pouvez rapidement découvrir toutes les fonctionnalités disponibles et mieux comprendre le fonctionnement du site web et des applications mobiles. Parallèlement, 1xBet continue d’accompagner ses joueurs en leur offrant une expérience de plateforme plus claire et plus complète. Encourager l’utilisation d’outils modernes fait partie intégrante de cette démarche. Les meilleurs résultats sont obtenus lorsque les joueurs combinent l’IA pour l’apprentissage avec les règles officielles de 1xBet pour plus de précision et de confirmation.

EXETAT 2026 : suspense, pluie et détermination – plongée au cœur du grand oral des finalistes congolais

Il est à peine 7 heures quand la pluie s’abat sur Kinshasa. Dans la commune de Limete, au Collège Saint Raphaël, les flaques d’eau ne refroidissent pas l’ardeur des candidats. Julie Kapinga, 18 ans, serre sa trousse contre elle : « C’est une étape cruciale. Je me suis préparée. Ça va bien passer. »

Elle est l’une des 1 079 675 élèves du cycle long inscrits à la dissertation de l’Examen d’État édition 2026. Soit une légère hausse par rapport à 2025 (1 073 769 candidats). Parmi eux, 44,7 % de filles (482 557) et 55,3 % de garçons (597 118). Cette année encore, l’école tient tête à la fatalité.

À Kabambare, un enseignant lance aux finalistes : « Croyez en vos capacités. Gérez votre temps. La compréhension du sujet, c’est la clé. »

 Nord-Kivu : écrire son avenir sous les balles du M23

À 2 000 kilomètres de la capitale, le ton change. Dans la province éducationnelle Nord-Kivu 3 (Masisi, Walikale), les hélicoptères des rebelles de l’AFC/M23 tournent parfois au-dessus des toits. Pourtant, 9 536 candidats sont inscrits. 60 centres d’examen ont été ouverts, dont un seul à Walikale-centre, à l’EDAP.

« Nous avons révisé malgré tout. On vient de vérifier nos noms pour éviter la panique le jour J », souffle une élève.

Les autorités locales assurent la sécurisation des sites. Autre soulagement : les frais d’examen sont entièrement pris en charge par le gouvernement pour cette zone sinistrée. Une décision saluée par les parents, épuisés par l’insécurité et les déplacements.

Parallèlement, une menace de grève des inspecteurs – qui réclamaient leurs frais d’itinérance – a été provisoirement levée. « Une partie a été payée. On discute pour le reste », confie une source syndicale.

 Chiffres, oraux d’anglais et session ordinaire : le grand calendrier de la résilience

Voici le rythme infernal qui attend les finalistes :

  • 4 mai : dissertation (1 079 675 candidats cycle long, 6 200 en cycle court)

  • 5 mai : épreuves techniques (468 147 en cycle long, 5 536 en cycle court)

  • 6 au 9 mai : oraux de français – et innovation cette année : anglais oral

  • 11 au 18 mai : pratiques professionnelles

  • 22 au 25 juin : session ordinaire

À noter : 14 centres hors frontières accueillent aussi des candidats congolais.

Comparaison 2025 vs 2026 :

Année Total candidats dissertation Filles Garçons
2025 1 073 769 42,95 % 57,07 %
2026 1 079 675 (+0,55 %) 44,7 % 55,3 %

La ministre Raïssa Malu Dinanga a personnellement lancé les épreuves à l’école Les Loupiots (Kinshasa). Son message : « L’uniformité et la crédibilité de l’examen seront préservées, même dans l’Est. »

Alors que la pluie cesse sur Kinshasa et que les hélicoptères se taisent provisoirement dans le Nord-Kivu, plus d’un million de plumes grattent le même sujet de dissertation. La guerre, les grèves, l’incertitude : rien n’a eu raison du droit d’espérer. L’Examen d’État 2026 restera celui de la résilience statistique et humaine.