le vol présidentiel pris en otage par une panne suspecte à N’Djili

 La tour de contrôle est restée muette, plongeant l’aéroport de N’Djili dans une vulnérabilité inédite. Dans la nuit de mercredi à jeudi, une panne électrique d’envergure a paralysé les communications entre la tour et les aéronefs approchant de Kinshasa. Parmi eux, le vol présidentiel ramenant le chef de l’État Félix Tshisekedi d’une visite de 48 heures au Kazakhstan.

Pendant quarante longues minutes, l’avion officiel a dû effectuer plusieurs rotations au-dessus de la capitale congolaise, dans l’attente anxieuse d’une reconnexion des systèmes essentiels à son atterrissage. Selon une source sécuritaire, les autorités soupçonnent un acte de sabotage ayant provoqué l’interruption de l’alimentation électrique de la piste et des services aéroportuaires.

Réaction immédiate et suspensions

La réaction des autorités a été rapide et sans appel. Dès ce jeudi, le commandant de l’aéroport a été suspendu de ses fonctions « jusqu’à nouvel ordre » pour « désobéissance aux instructions ». Dans une correspondance officielle, le directeur général de la Régie des Voies Aériennes (RVA), Ngoma Mbaki Léonard, a fustigé la présence d' »un technicien de permanence incompétent » qui n’a pas su appliquer le protocole de secours inversé.

Plusieurs autres personnes ont été interpellées dans le cadre de l’enquête ouverte, dont le Directeur Général de la RVA et des techniciens de l’aéroport, témoignant de la gravité avec laquelle les autorités congolaises considèrent cet incident.

Face à cette situation critique, la gestion de crise a conduit à la délocalisation de plusieurs aéronefs vers l’aéroport de Brazzaville/Mayaya, de l’autre côté du fleuve Congo. Une solution d’urgence qui souligne l’importance stratégique de N’Djili comme plaque tournante aérienne en Afrique centrale.

Entre dysfonctionnement et sabotage présumé

Si la RVA évoque officiellement une défaillance technique, les sources sécuritaires parlent ouvertement de sabotage. Cette divergence de versions alimente les spéculations sur les véritables causes de cette panne qui a mis en danger le vol présidentiel et perturbé tout le trafic aérien kinsois.

Cet incident intervient à un moment politique sensible, alors que le président Tshisekedi revient d’une visite au Kazakhstan où il a signé un accord important avec le groupe Eurasian Resources Group, marquant sa détermination à reprendre le contrôle des ressources stratégiques du pays.

L’enquête en cours devra déterminer s’il s’agit d’une simple négligence technique ou d’une manœuvre délibérée visant à compromettre la sécurité du chef de l’État. Dans tous les cas, cette panne révèle la vulnérabilité des infrastructures critiques congolaises et la nécessité d’une modernisation urgente des systèmes de sécurité aéroportuaires.

Derbies en Italie et en Angleterre, une dispute entre deux Reals en Espagne : ne manquez pas les matchs phares de la semaine !

Le week-end prochain nous réserve de nombreux matchs de football prestigieux. Vivez des émotions fortes et ressentez l’excitation non seulement en regardant les bagarres entre les meilleures équipes d’Europe, mais aussi en consultant les pronostics du meilleur site de paris sportifs international. Pariez avec les meilleures cotes sur la plateforme 1xBet et n’oubliez pas de respecter les règles du jeu responsable !

 

Derby d’Italie

Lors du match crucial de la 3ᵉ journée de Serie A, les principaux prétendants au titre se mesureront : la Juventus et l’Inter. En début de saison, les Bianconeri n’ont pas seulement fait le plein, mais ont également conservé leurs cages inviolées après leurs victoires contre Parme et Gênes.

Les Nerazzurri ont entamé la campagne avec deux matchs totalement différents, tant par leur contenu que par leurs résultats. L’équipe milanaise a d’abord dessoudé le Torino 5-0, avant de subir un échec regrettable face à l’Udinese devant son public (1-2).

Les matchs entre ces clubs sont toujours basés sur des principes, mais il convient de souligner l’importance de la rencontre à venir pour le classement. Les joueurs de Cristian Chivu doivent se remettre de leur revers du dernier tour et ne pas se laisser distancer par les leaders du championnat. La Juventus devra confirmer ses ambitions et sa volonté de se battre pour le titre.

Cotes : victoire de la Juventus : 2,845, victoire de l’Inter : 2,983, match nul : 3,09

Derby de Manchester

Les Citizens continuent de traverser des turbulences. L’équipe de Pep Guardiola navigue sur des eaux troubles à chaque match, ce qui se révèle par l’alternance des matchs fantastiques et des calvaires, se positionnant à la 13ᵉ place de la Premier League après trois journées. Les blessures de Mateo Kovačić, Rayan Cherki et Omar Marmoush minent davantage l’optimisme. Parmi les points positifs, la recrue estivale Tijjani Reijnders s’est parfaitement intégrée à l’équipe et Erling Haaland a enfin atteint son meilleur niveau.

Lors de la dernière journée du championnat anglais, Manchester United a décroché sa première victoire de la saison en venant à bout de Burnley 3-2. Auparavant, les Red Devils avaient été les héros des mèmes Internet suite à une lourde débâcle en coupe face à Grimsby, une équipe de quatrième division anglaise. Le fauteuil de l’entraîneur principal, Ruben Amorim, ne cesse de trembler et on ne peut qu’exprimer sa sincère sympathie au Portugais. Manchester United se crée de nombreuses occasions dangereuses sous sa direction et mérite mieux, mais le football n’est pas toujours équitable.

Le derby à l’Etihad promet un spectacle imprévisible et riche en émotions. Les rivaux jurés ont des choses à prouver, tant aux supporters qu’à eux-mêmes.

Cotes : victoire de Manchester City – 1,714, victoire de Manchester United – 4,815, match nul – 4,26

Madrid rendra visite à l’autre Real 

Le Club royal a pris un excellent rythme et compte trois victoires consécutives à son actif. Le manager Xabi Alonso a travaillé dur sur le jeu de combinaison des Blancos, qui ont commencé à mieux contrôler le ballon et à mieux percer la défense adverse. Le jeune talent turc Arda Güler s’est retrouvé au centre du terrain, Alvaro Carreras a bien renforcé le flanc gauche de la défense et Kylian Mbappé s’est montré inarrêtable en attaque.

Il sera très difficile pour la Sociedad de tenir son rang face à un tel Real Madrid, sachant que les Basques ne sont pas au meilleur de leur forme et n’ont pas encore remporté le moindre match en Primera Division. Dans de telles circonstances, le soutien des supporters locaux sera essentiel pour les Blanc et Bleu.

Cotes : victoire de la Sociedad : 5,42, victoire de Madrid : 1,679, match nul : 4,245

Suivez les matchs enflammés des géants européens et faites vos pronostics sur le meilleur site de paris sportifs international. Pariez de manière responsable et maîtrisez votre jeu pour un plaisir maximal.

Makala ouvre sa cellule spéciale pour Constant Mutamba

La chute est vertigineuse. Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice et figure de l’opposition, connaîtra désormais les murs de la prison centrale de Makala. Selon des sources concordantes, l’administration pénitentiaire a aménagé une cellule spéciale pour y accueillir celui qui fut le gardien des lois congolaises, condamné pour en avoir trahi l’essence même.

La Cour de cassation avait pourtant été claire : trois ans de travaux forcés et cinq ans d’interdiction d’exercer toute fonction publique pour le détournement d’environ 19 millions de dollars. Une somme colossale, destinée à ériger les murs d’une nouvelle prison à Kisangani, qui a fondu dans l’air chaud des comptes opaques, laissant le projet en suspens et la justice humiliée.

De la résidence surveillée aux geôles de Makala

La rumeur insistante d’une peine initiale purgée en résidence surveillée n’a jamais été officialisée. Elle a pourtant circulé, alimentant les conversations dans les salons feutrés de la capitale et les rues bruyantes de Kinshasa. Aujourd’hui, ce flou s’évapore comme une illusion. Le retournement est saisissant : Mutamba n’échappera pas à l’incarcération.

La décision de l’administration pénitentiaire de lui aménager une cellule ad hoc au sein de la redoutable prison de Makala sonne comme un coup de tonnerre. S’agit-il d’un simple ajustement logistique ? D’une réponse à une pression de l’opinion publique, lassée de voir les puissants contourner l’épreuve de la détention ? La polémique enfle, aussi brûlante que le soleil sur les toits de tôle de la prison.

L’égalité devant la loi : un principe à l’épreuve des faits

Ce revirement place les autorités face à leurs contradictions. Il ravive le débat, toujours brûlant, sur l’égalité de traitement devant la justice congolaise. La question fuse, lancinante : un condamné lambda bénéficierait-il des mêmes attentions ? Verrait-on, pour lui, les portes d’une cellule spéciale s’ouvrir avec autant de célérité ?

La sanction de Mutamba était censée incarner un message fort : celui de l’État de droit, impartial et inflexible. La manière dont elle est exécutée – ou ajustée – écrit maintenant un autre récit, plus complexe, plus trouble. Celui d’une justice qui semble parfois ployer sous le poids des enjeux politiques et de l’opinion.

L’affaire Mutamba dépasse désormais le simple fait judiciaire. Elle est devenue le symbole des tensions qui traversent la société congolaise, tiraillée entre son aspiration à une justice égale pour tous et la réalité souvent cruelle de ses équilibres politiques. Les portes de Makala se sont refermées sur l’ancien ministre. Reste à savoir si elles enferment aussi l’espoir d’une justice véritablement blindée contre tous les privilèges.

Procès Joseph Kabila : la RDC suspendue au verdict historique de la Haute Cour militaire

L’heure du verdict a sonné. Ce vendredi 12 septembre, à 9 heures précises, dans l’enceinte du Nouveau Palais de Justice de Kinshasa/Gombe, la Haute Cour militaire s’apprête à écrire l’une des pages judiciaires les plus lourdes de l’histoire de la République démocratique du Congo. Joseph Kabila Kabange, ancien président et sénateur à vie, attend que la justice se prononce sur son sort.

Face à lui, l’Auditeur général et une coalition de parties civiles – l’État congolais, trois provinces meurtries et plusieurs ONG – requièrent la peine capitale. Les accusations pèsent lourd : participation à un mouvement insurrectionnel, crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, homicide volontaire, trahison, viol, torture, déportation. La liste, terrifiante, place l’ex-chef de l’État dans la peau d’un accusé assimilé à ceux qui ont plongé le pays dans le chaos.

Une justice sous tension

L’instruction de ce dossier, référencé RP N°051/25, a été minutieuse et implacable. Elle a culminé en mai par un vote historique : 88 sénateurs contre 5 ont levé l’immunité parlementaire de Kabila. Pour la première fois, une brèche s’ouvrait dans le mur d’impunité qui a longtemps protégé les puissants.

À la barre, le général Lucien-René Likulia Bakumi, auditeur général, a requis la condamnation de Kabila pour son implication présumée dans les activités de l’AFC/M23. Ce groupe rebelle a pris Goma et Bukavu lors d’une offensive éclair, mettant l’Est du pays à genoux. Le ministère public a suivi, réclamant la peine suprême. Toutefois, une éventuelle condamnation resterait symbolique : aucun condamné n’a été exécuté depuis la levée du moratoire sur la peine de mort en 2024.

Défense et bataille politique

Du côté de la défense, le ton est radicalement différent. Dans une tribune publiée par Jeune Afrique, Joseph Kabila a dénoncé une procédure illégale et un procès politique visant à « faire taire l’opposition ». Il accuse le pouvoir d’orchestrer une chasse aux sorcières dans l’armée et de multiplier les arrestations arbitraires. Selon lui, cette machine judiciaire n’est qu’un instrument aux mains du régime actuel.

Son procès, ouvert en juillet, dépasse donc largement son cas personnel. Il oppose deux récits : celui d’un État qui veut tourner la page de l’impunité et celui d’un ancien président qui se présente comme un martyr d’une justice instrumentalisée.

Un verdict explosif

Le contexte national aggrave encore la tension. Malgré l’accord de paix signé à Washington le 27 juin 2025, qui prévoyait le retrait des troupes rwandaises et l’intégration du M23, les combats continuent. L’Est du pays reste une poudrière, et ce verdict, quel qu’il soit, pourrait y jeter une allumette.

Une condamnation à mort risquerait de galvaniser les partisans de Kabila et d’exacerber les tensions. À l’inverse, une peine plus clémente, bien que peu probable, serait perçue comme une incroyable indulgence au regard de la gravité des accusations.

Vendredi, à 9h00, le colonel greffier Benteke Boluwa Marie Josée lira la décision. Le silence tombera alors, lourd de sens, dans la salle d’audience comme dans tout le pays. Plus qu’un jugement individuel, il s’agira d’un test pour la capacité du Congo à affronter ses propres démons.

Mbilia Bel, la Cléopâtre de la rumba, frôle le drame sur la route

La voix qui a envoûté l’Afrique pendant des décennies a manqué de s’éteindre sur le bitume brûlant de Kinshasa. Ce mardi, Mbilia Bel, de son vrai nom Marie Claire Mboyo, la légende absolue de la rumba congolaise, a été victime d’un accident de circulation alors qu’elle se rendait à l’aéroport international de N’Djili. Un choc pour toute une nation qui retient son souffle.

L’artiste, qui devait prendre un vol pour la Belgique où elle est attendue sur scène le 20 septembre prochain, a vu son voyage brutalement interrompu. Selon nos informations, l’état de la diva et de son producteur, Jules Nsana, blessé dans le même accident, est désormais stable. La nouvelle, diffusée comme une traînée de poudre, a provoqué un vent de panique parmi les millions d’admirateurs de la chanteuse.

« Plus de peur que de mal »

Dans la foulée de l’incident, Marc Tabu, journaliste et parent de l’artiste, s’est voulu rassurant : « Rien de grave du côté de Mbilia, elle est simplement gardée en observation médicale. C’est plus de peur que de mal, elle va s’en sortir. » Malgré le choc et le vol manqué, la détermination de l’icône reste de fer : le show doit continuer. Elle compte bien honorer sa prestation à la salle Madeleine de Bruxelles, preuve d’une professionnalisme et d’un amour du public inébranlables.

Le Crépuscule des Léopards : Kinshasa s’embrase après la chute face au Sénégal

Ce devait être une nuit de liesse, une marche triomphale vers la Coupe du Monde. Ce fut une nuit de larmes, de fureur et de désolation. Sous les yeux de toute une nation, le rêve congolais s’est brisé net sur la pelouse du Stade des Martyrs, ce temple du football africain transformé, en l’espace de quelques minutes, en symbole d’une immense désillusion.

Face aux Lions du Sénégal, invaincus et impitoyables, les Léopards ont livré bataille mais ont fini par plier (2-3). Une défaite cruelle, lourde de conséquences, qui a fait basculer la soirée de la tristesse à la colère pure.

Le crash d’un rêve collectif

Le coup de sifflet final a agi comme un détonateur. La déception, trop lourde, trop intense, n’a trouvé d’exutoire que dans la fureur. Les cris de soutien se sont mués en hurlements de rage. Des siècles arrachés, des barrières tordues, des publicités saccagées : la colère des supporters s’est déversée comme un torrent dans l’enceinte sacrée, laissant sur son passage un stade meurtri, blessé au plus profond de son âme.

Le Stade des Martyrs, témoin des plus grandes heures de gloire du pays, n’avait jamais vu cela. Un lieu de mémoire souillé, un sanctuaire profané par la douleur de ceux qui aiment trop pour accepter l’échec. Les images de ces gradins éventrés racontent une histoire bien plus sombre que celle du score : celle d’un amour trahi, d’une espérance disloquée.

Desabre, le capitaine d’un navire en perdition

En conférence de presse, le visage de Sébastien Desabre était un masque de gravité. Le sélectionneur français, porteur d’un immense espoir depuis le brillant parcours en CAN, tentait de contenir l’émotion. « Je sais que les Congolais sont déçus du résultat, mais on va relever la tête pour essayer d’aller quand même à cette Coupe du Monde, parce que rien n’est terminé ce soir », a-t-il lancé, comme un ultime rempart contre le désespoir.

Mais ses mots peinaient à masquer l’amertume. « Notre grosse déception ce soir, c’est de ne pas rester premiers de la poule et d’avoir donné de la joie qu’on n’a pas réussi à maintenir. » Une joie envolée, emportée par les contre-attaques sénégalaises et les erreurs fatales d’une défense trop fragile.

Sous le feu des critiques pour avoir aligné le jeune Noah Sadiki, Desabre a campé sur ses positions, défendant son pupille avec une loyauté paternelle : « Noah a fait le match qu’il a fait. Il n’a pas été moins bon que quelqu’un d’autre… C’est un jeune joueur, c’est comme ça qu’on prend de l’expérience. Il faut lui faire confiance. » Un plaidoyer qui sonnait comme un aveu de faiblesse face à l’impitoyable réalité du haut niveau.

Les autorités face au désastre

Dans la nuit, la réaction des autorités est tombée. Didier Budimbu, le ministre des Sports et Loisirs, a exprimé sa « profonde tristesse » face au saccage du lieu « qui incarne l’essence même de nos plus fortes émotions et notre fierté nationale ». Condamnant des actes « inacceptables » et « contraires à l’esprit sportif », il a tenté de lancer un appel au rassemblement : « Dépassons la tristesse et les émotions négatives… Plus que jamais, ils ont besoin de notre appui indéfectible. »

Un discours appelant à la résilience, mais qui risque de se heurter au mur d’une immense amertume populaire.

Le compte à rebours est lancé

Le classement est désormais sans appel : le Sénégal caracole en tête avec 18 points. La RDC, avec 16 points, n’a plus son destin entre ses mains. La marge d’erreur est nulle. La route vers le Mondial 2026 est devenue un chemin étroit, semé d’embûches.

Ce matin, au Stade des Martyrs, il ne reste que les stigmates de la colère et le silence pesant d’un rêve envolé. La nation congolaise se réveille avec une gueule de bois sentimentale, entre la fureur de la veille et l’angoisse du lendemain. La question est désormais simple : les Léopards sauront-ils renaître de leurs cendres ? La réponse viendra sur le terrain, mais à Kinshasa, la blessure est profonde.

RDC vs Sénégal : La Bataille des Martyrs pour un rêve mondialiste

Dès l’aube, des centaines de supporters congolais, drapeaux au vent et visages peints en bleu et rouge, ont convergé vers le Stade des Martyrs. À 11 heures, l’enceinte était déjà à moitié pleine, résonnant des chants et des tambours. À 17 heures, lorsque l’arbitre sifflera le coup d’envoi, le Stade connaîtra une explosion de passion. Les Léopards de la RDC affrontent les Lions de la Teranga du Sénégal dans un duel annoncé comme le match de l’année pour toute une nation.

« Nous allons livrer un combat » : la détermination des Léopards

À la veille du match, le milieu de terrain Samuel Moutusamy a fixé le cap. Calme mais déterminé, il a déclaré : « Nous allons aborder ce match avec beaucoup de détermination. L’équipe est concentrée et prête à livrer un combat à domicile, devant nos supporters. »

Face à l’expérience et aux individualités fortes des Sénégalais, Moutusamy mise sur le collectif : « À nous d’être agressifs au milieu, de défendre ensemble, de récupérer les ballons et de les mettre en difficulté. »

Une ambiance électrique et un stade en fusion

À quelques heures du match, l’atmosphère autour et dans le stade est tout simplement électrique. De longues files serpentent aux abords. Les tribunes sont déjà bien remplies. Chants, youyous et danses animent les gradins, transformant le Stade en une marée humaine prête à devenir le douzième joueur sur le terrain.

Fimbu ou Khiir : le duel qui fera la différence

Ce match oppose deux styles, deux cultures footballistiques. Les Léopards incarnent l’énergie brute et la passion de leur public. Les Lions de la Teranga, eux, comptent sur l’expérience et la maîtrise des grands championnats.

La question brûle toutes les lèvres : « Fimbu ou Khiir ? » – qui dominera l’autre ? La réponse se dessinera sur le terrain, à travers chaque course, chaque tackle et peut-être un but décisif. Une chose est sûre : le Stade des Martyrs n’oubliera pas de sitôt cette soirée où les Léopards ont écrit un morceau de leur histoire.

Félix Tshisekedi déploie de nouveaux ambassadeurs à l’étranger

Ce lundi 8 septembre 2025, la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC) a annoncé une décision présidentielle majeure. Félix Tshisekedi a signé de nouvelles ordonnances nommant trois ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires de la RDC.

Ces nominations paraissent routinières, mais elles s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à consolider les alliances internationales.

Les profils choisis sont désormais connus :

  • Botswana : Mutombo Kambila Patrick représentera les intérêts de Kinshasa.

  • Chypre : Micheline Matadi NeMuleba Mukaji prendra ses fonctions sur l’île méditerranéenne stratégique.

  • Portugal : Tshiala Tshisuku Fanny assurera la représentation auprès de ce partenaire historique et économique majeur.

Ces ordonnances entrent en vigueur immédiatement après leur publication. Elles témoignent d’une volonté de placer des personnalités compétentes à des postes-clés pour renforcer la coopération bilatérale.

Une diplomatie proactive dans un contexte régional tendu

Derrière ces annonces se cache une réalité complexe. L’Est de la RDC reste instable, et le pays cherche activement la reconnaissance internationale des crimes commis sur son territoire, comme l’a souligné la conférence Genocost à Genève. Chaque nomination constitue un maillon d’une stratégie diplomatique plus vaste.

Renforcer la présence à Portugal et à Chypre n’est pas anodin. Le Portugal reste un partenaire historique avec des liens économiques privilégiés dans la région lusophone, tandis que Chypre joue un rôle clé en Europe et dans le secteur financier. Ces postes permettent à la RDC de consolider ses appuis, d’élargir ses réseaux et de sécuriser des partenariats dans la sécurité, l’économie et le commerce.

Sous la mandature de Félix Tshisekedi, la diplomatie congolaise semble vouloir passer à la vitesse supérieure. L’envoi de ces nouveaux ambassadeurs en est le premier signal. Leurs actions sur le terrain et les résultats qu’ils obtiendront seront scrutés de près par les partenaires comme par les détracteurs.

Côte d’Ivoire : Le Conseil constitutionnel valide cinq candidats, élimine les poids lourds et ouvre la voie à un quatrième mandat d’Ouattara

Ce lundi 8 septembre 2025, la présidente du Conseil constitutionnel, Mme Chantal Camara Nanaba, a rendu une décision qui bouleverse le paysage politique ivoirien. Sur soixante dossiers examinés, seuls cinq candidats ont été jugés éligibles à l’élection présidentielle du 25 octobre. Ce tri drastique élimine les principales figures de l’opposition et laisse le président sortant, Alassane Ouattara, en position de force pour briguer un quatrième mandat déjà très contesté.

Des exclusions qui secouent l’opposition

Le verdict du Conseil constitutionnel frappe au cœur de l’opposition et provoque un véritable séisme politique. Tidjane Thiam, président du PDCI et ex-CEO de Crédit Suisse, a été disqualifié pour un motif administratif : il ne figure pas sur les listes électorales. Cette condition d’éligibilité essentielle l’a empêché de concourir, malgré les recours de son parti.

Laurent Gbagbo, président de 2000 à 2011, a subi le même sort pour la même raison. Son camp, le PPA-CI, dénonçait pourtant l’irrégularité de sa condamnation dans l’affaire du « braquage de la BCEAO », estimant que seule la Haute Cour de justice pouvait juger un ancien chef d’État. Le Conseil constitutionnel a rejeté cet argument.

Pascal Affi N’Guessan, leader du FPI, a également vu sa candidature invalidée. Ses parrainages présentaient un déficit de plus de 20 000 signatures, un écart jugé rédhibitoire. Ainsi, trois poids lourds de la scène politique ivoirienne disparaissent de la course électorale à cause d’une application stricte du code électoral.

Une liste réduite et inattendue

Les cinq candidats retenus forment un panel contrasté :

  • Henriette Lagou (Groupement des Partenaires Politiques pour la Paix, GP-PAIX)

  • Jean-Louis Billon (Congrès Démocratique, CODE), cadre du PDCI

  • Ehivet Simone Gbagbo (Mouvement des Générations Capables, MGC), ex-Première dame

  • Ahoua Don-Mello Jacob (Indépendant)

  • Alassane Ouattara (RHDP, président sortant)

La candidature d’Alassane Ouattara, validée pour un quatrième mandat, reste la plus polémique. L’opposition la juge « anticonstitutionnelle ». Sa présence sur la liste officielle accentue les critiques et ouvre la voie à une réélection très clivante.

Un processus électoral sous haute tension

Le dépôt des candidatures, organisé du 1er juillet au 26 août 2025, avait déjà suscité de vives polémiques. Désormais, la publication de la liste définitive, limitée à cinq noms, risque d’attiser encore davantage les tensions. Dans un pays marqué par les traumatismes des crises électorales passées, le climat politique demeure fragile.

Le Conseil constitutionnel a également rejeté la demande du PDCI, qui réclamait une révision exceptionnelle des listes électorales pour régulariser la situation de Tidjane Thiam. L’institution a rappelé que ce dossier relevait de la Commission électorale indépendante (CEI).

Ainsi, la campagne officielle s’annonce déséquilibrée : un président sortant omnipotent affrontera une opposition affaiblie et fragmentée. La Côte d’Ivoire s’achemine donc vers une élection dont l’issue paraît écrite d’avance, mais dont l’impact sur la stabilité nationale reste incertain.

Genève : hommage aux victimes des génocides congolais

Dans l’enceinte feutrée et chargée d’histoire du Palais des Nations Unies à Genève, la salle XVII Emirates Room a accueilli, ce lundi, une conférence d’une gravité exceptionnelle. Sous le nom de « Genocost », cette initiative se consacre à un plaidoyer poignant : faire mémoire, et surtout obtenir la reconnaissance internationale des souffrances infligées aux populations congolaises, victimes de génocides et de crimes contre l’humanité sur trois décennies.

Une délégation officielle de haut niveau venue de Kinshasa, comprenant les ministres de la Justice, des Droits humains, de la Communication et Médias, ainsi que la vice-ministre des Affaires étrangères, a porté la voix de la RDC. Leur présence silencieuse et déterminée a donné le ton avant même les premiers mots.

Le plaidoyer enregistré du président Tshisekedi : un appel à la justice réparatrice

La conférence s’est ouverte par la projection du message enregistré du président Félix Tshisekedi. Son discours, axé sur l’impérieuse nécessité d’une « justice réparatrice et d’une paix durable », a fixé le cap. Il a insisté sur la prise en compte de la cartographie des faits à caractère génocidaire, l’établissement de leur existence au regard du droit international et la mise en place d’une architecture de justice transitionnelle « adaptée aux réalités congolaises ». Pour lui, il s’agit ni plus ni moins de garantir aux victimes la trilogie indispensable : vérité, poursuite et réparation.

L’ONU et l’UA engagent leur voix : le Rapport Mapping au centre des débats

La représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en RDC, Bintou Keïta, a suivi en plaidant sans détour pour la prise en compte du fameux Rapport Mapping – ce document accablant de l’ONU qui dresse l’inventaire des violations massives des droits de l’homme entre 1993 et 2003. Elle a réaffirmé « l’engagement des Nations unies à accompagner la RDC dans sa quête de vérité et de justice », appelant à un processus de justice transitionnelle « crédible, inclusive et conforme aux standards internationaux ».

Un appel relayé et amplifié par Adama Dieng, premier envoyé spécial de l’Union africaine pour la prévention du crime de génocide. Il a rappelé les conclusions sans équivoque du Rapport Mapping, qui met en lumière des crimes susceptibles d’être qualifiés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité : massacres, viols systématiques et autres formes de violences. « Le constat a conduit à des appels à la justice, à la fin de l’impunité », a-t-il déclaré, soulignant l’urgence de réformes face à la « répétition des violations graves ».

Un contexte onusien marqué par l’alerte sévère de Volker Türk

Cette conférence s’inscrit dans l’ombre portée de la 60e session du Conseil des droits de l’homme. En ouverture, le Haut-Commissaire Volker Türk a dressé un constat sévère, plaçant la RDC au cœur de ses préoccupations. S’appuyant sur les preuves « accablantes » du rapport de la mission d’établissement des faits, il a dénoncé les violations graves qui se poursuivent « par toutes les parties au conflit » dans l’Est du pays, fustigeant particulièrement le rôle du M23 et des Forces de défense rwandaises (RDF).

Son message résonne comme un écho aux discussions de la conférence Genocost : la communauté internationale ne peut plus fermer les yeux. L’impératif est clair : « enquêter rapidement et de manière indépendante » pour garantir vérité, justice et réparations.

Alors que les débats se poursuivront à Genève, un message fort est envoyé : le temps de l’impunité pour les crimes commis en RDC doit prendre fin. La conférence Genocost n’est pas qu’un symposium ; elle est devenu le catalyseur d’une exigence historique de justice pour les millions de victimes congolaises.