RCA-élection présidentielle : Désiré Bilal Nzanga Kolingba n’a pas encore confirmé sa candidature

Très fragile en raison  de son état de santé, l’homme politique centrafricain compte partir en France dans les prochains jours.

Le Président du parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC), monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba est arrivé en République démocratique du Congo après son bref passage à Brazzaville, en République du Congo. Très fragile en raison  de son état de santé, l’homme politique centrafricain compte repartir en France dans les prochains jours. En privée, il annonce à ses proches sa ferme volonté de ne pas se représenter à la présidentielle du 27 décembre où il avait été investi à son absence par son parti comme candidat.

À quelques heures de la fin de la période du dépôt de candidature aux élections présidentielles et législatives, le Président du parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC), monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba  risquerait de ne pas officialiser sa candidature auprès de l’autorité nationale des élections en raison des séquelles de son état de santé.

En effet, il y a quelques jours, l’homme avait quitté la France pour se rendre à Brazzaville, en République du Congo pour rencontrer ses compatriotes dans le cadre de sa précampagne électorale. Malheureusement, son état de santé ne lui permettait pas de tenir son agenda comme prévu. En dépit de tout cela, et sous la pression de son équipe de campagne, l’homme avait traversé péniblement le fleuve Congo pour se rendre en République démocratique du Congo afin de rencontrer ces milliers des compatriotes résidant dans ce pays voisin. Malheureusement, à son arrivée à Kinshasa, nombreux sont ceux qui souhaitent son retrait de cette compétition électorale en raison de son état de santé. Une proposition que l’homme politique n’a pas souhaité s’y opposer.

Selon ses proches, l’homme politique centrafricain pourrait mettre fin à son ambition présidentielle cette année.

Notons que le porte-parole du parti RDC, Monsieur Pascal Koyaméné  avait déclaré à la radio RJDH, peu avant l’ouverture des travaux du congrès de son parti que le RDC ne va pas investir un autre candidat à la présidentielle du 27 décembre que monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba. Une déclaration qui avait conduit à l’investiture de ce dernier, mais fragilise également cet ancien parti au pouvoir qui a des milliers d’adhérents.

RCA : 7 candidats de provinces admissibles au concours de la gendarmerie interpellés

Les sept « suspects » ont été interpellés et placés en détention provisoire ce mercredi 04 novembre à la gendarmerie de Kolongo, dans le sixième arrondissement de Bangui.

Selon les premiers éléments d’informations recueillis auprès de la gendarmerie de Kolongo, les sept suspects faisaient partie des candidats des villes de provinces admissibles au concours de la gendarmerie, et venus dans la capitale pour procéder à leur visite médicale.

Malheureusement,  dans la matinée du mercredi 04 novembre,  ils ont été soumis, contre toute attente, à une série de tests et de vérification. C’est à l’issue de cette nouvelle épreuve que  les suspects ont été interpellés et placés en détention provisoire à la gendarmerie de Kolongo, dans le sixième arrondissement de Bangui.

Selon la gendarmerie, la seule chose qu’on leur aurait reprochée c’est la non-conformité de leurs deux  écritures, notamment celle qui avait composé initialement le test, puis celle qui venait de le faire devant les surveillants gendarmes à Kolongo. En même temps, les gendarmes auraient remarqué un problème sur leurs récépissés, dont les photos des candidats semblaient détacher.

Alors, la  question que tout le monde se pose est de savoir pourquoi ne pas soumettre tous les candidats admissibles de Bangui comme des villes de province à cette fameuse double vérification.

Pourquoi cibler seulement les villes de province ?

Pour les proches des sept suspects, les gendarmes auraient voulu faire ce jeu pour disqualifier leurs proches dans le seul objectif de les remplacer avec les leurs.

Il y a lieu de rappeler que pour éviter des cas du népotisme et de la corruption dans le test de recrutement  au sein de la police, de la gendarmerie et de l’armée nationale, depuis plus de quatre ans, les épreuves écrites et sportives sont organisées  par la mission des Nations unies en République centrafricaine. Pour contourner  tout ce dispositif, le pouvoir de Bangui recrute des centaines de ses partisans, et les envoyer en formation à l’étranger. Une fois de retour au pays, ils intègrent aisément le corps de la gendarmerie ou de la police, voire même de l’armée nationale avec des grades plus fantaisistes.

Joint au téléphone, un officier de la gendarmerie rejette cette accusation du népotisme et indique que lors de formation à Kolongo, certains élèves gendarmes n’arrivent pas à écrire même leur nom alors qu’il venait d’être sélectionné parmi des milliers des candidats suite à des épreuves.

Il faut noter que les sept suspects arrêtés sont venus de la Mambéré-Kadéï, de la Nana-Mambéré et de la Lobaye.

RCA : le président Touadera inaugure l’école ECAC Saint Paul

C’est grâce au financement du conseil épiscopal italien, un nouveau bâtiment a été construit et inauguré le samedi 31 novembre 2020 à Bangui.

L’école Saint Paul filles dans le 7ème arrondissement de la ville de Bangui change de nom. Elle prend désormais le nom de l’Ecole Catholique Associée de Centrafrique. Grâce au financement du conseil épiscopal italien, un nouveau bâtiment a été construit et inauguré le samedi 31 novembre 2020 à Bangui.

La cérémonie d’inauguration du nouveau bâtiment construit a eu lieu ce samedi à Bangui. Inauguré par le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera, et béni le même jour par son Eminence Dieudonné Cardinal NZAPALAINGA, l’école Saint Paul change de nom et devient ECAC Saint Paul.

Ce joyau construit à  hauteur de 693.280 euros, vient une fois de plus reprendre à l’attente de la population du 7ème arrondissement de Bangui, grâce à un partenariat datant entre l’église et le gouvernement comme le fait savoir le chef de l’Eglise catholique en Centrafrique:

« Cette construction s’inscrit dans le cadre d’un partenariat éducatif entre l’Etat centrafricain et l’église catholique en Centrafrique, en matière de l’éducation, pour redresser la situation scolaire dans nos quartiers. Depuis la période coloniale, l’Eglise catholique a toujours œuvré aux côté et  bénéfice de la population. Notamment le social à savoir l’éducation, la santé, la promotion collective etc. Ceci s’inscrit dans sa mission d’évangélisation conformément à la doctrine sociale de l’Eglise », a expliqué Dieudonné Cardinal NZAPALAINGA,  Archevêque métropolitain de Bangui.

Depuis la période coloniale jusqu’à l’indépendance, l’Eglise catholique dans ce cadre de partenariat, disposait à travers le pays parallèlement avec l’Etat centrafricain, de nombreuses infrastructures scolaires.

Dans cette dynamique de nouvelles constructions et de contribution pour l’amélioration du système éducatif centrafricain, l’Eglise, à travers ce premier pas, repart à la reconquête de ses infrastructures. L’ECAC Saint Paul dispose d’un bâtiment R+1 composé de 16 salles de classes, 4 bureaux et 1 salle informatique.

RCA: la Fondation Mama Ndoyo reçoit un don de la fondation Suisse-Bangui-Paoua

La remise des kits a eu lieu en présence des élèves et leurs parents, les cadres de l’école et représentations de la fondation Suisse-Bangui-Paoua.

La fondation Suisse-Bangui-Paoua a assisté le samedi dernier, l’école d’application sacré cœur de la fondation Mama Ndoyo en fourniture scolaire et des vivres.

La Fondation Suisse-Bangui-Paoua poursuit sa mission d’assistance humanitaire aux personnes démunies. Le week-end dernier dans le 8ème arrondissement de Bangui, l’école primaire de la fondation Mama Ndoyo a bénéficié de cette assistance. Des vivres, des fournitures scolaires et kits hygiéniques ont été remis au profit des élèves et orphelins de cet établissement primaire.

« Depuis sa création, la Fondation Suisse-Bangui-Paoua s’est donné certaines missions à l’occurrence l’action humanitaire. C’est pour répondre à cet objectif que nous sommes venus apporter une aide à ces enfants démunis » a expliqué Victorien Farabana, Secrétaire Général de la Fondation Suisse-Bangui-Paoua.

La Fondation Suisse-Bangui-Paoua  a choisi l’école de la fondation Mama Ndoyo du fait des enfants orphelins et démunis qui y étudient. C’est pourquoi le Directeur de cet établissement primaire s’est réjoui de cette assistance.

« En tout cas, je ne peux que dire merci à l’endroit de la fondation sœur la Fondation Suisse-Bangui-Paoua qui a accepté de nous faire ce geste en faveur des enfants en situation difficile pris en charge par la fondation Mama Ndoyo depuis 2016 jusqu’à ce jour. Je pense que ce don va permettre à ces enfants de manger et étudier pour leur avenir », se réjoui Thierry Ndoyo, Directeur de l’école de la fondation Mama Ndoyo.

Le coût de ce don composé des cahiers, stylos, livres, farine de maïs, détergents, bidons d’huile, jus, et de l’eau, est estimé à 700.000 francs CFA.

RCA : un retard accusé dans la construction des routes

Le pays a obtenu une aide internationale, mais quatre ans après, la reconstruction du réseau routier est en retard.

Pour financer sa reconstruction après la crise sécuritaire de 2012 à 2014, la République centrafricaine  a obtenu une aide internationale de plus de 1.000 milliards de francs CFA en 2016. Il s’agissait alors d’un plan quinquennal axé sur le retour de l’autorité de l’Etat et de la croissance. Mais quatre ans après, la reconstruction du réseau routier est en retard. Beaucoup de routes sont en chantier mais peu sont achevées et les populations en soufrent au quotidien.

Le secrétariat technique du Plan de consolidation de la paix (RCPCA) met en avant un taux de 35% de réalisation des travaux planifiés. Quelques avenues de Bangui et des axes principaux du pays sont en effet bitumés. Mais à l’intérieur du pays, ces progrès ne sont pas visibles.

Nous sommes à Kouango, une localité située à 521 kilomètres de Bangui. Ici, la population s’organise pour colmater les nids de poule sur les routes et assurer ainsi son ravitaillement. Thierry Martinien Dongba est le maire de la ville.

« La population s’est vue dans la nécessité de faire les travaux. De village en village, les gens sont obligés d’utiliser des pratiques ancestrales pour boucher les trous afin de pouvoir circuler à moto. Car le plus souvent c’est avec la moto que les gens se ravitaillent ».

RDC : la Céni, le CNSA et des représentants religieux reçus par Félix Tshisekedi

Le chef de l’Etat de la République démocratique du Congo a reçu lundi 2 novembre des personnalités impliquées dans le processus électoral.

Première journée des consultations nationales promises par le président Felix Tshisekedi. Le chef de l’Etat de la République démocratique du Congo a reçu ce lundi 2 novembre des personnalités impliquées dans le processus électoral. Institutions d’appui à la démocratie, société civile, confessions religieuses…

Les premiers à être reçus ont été les membres de la commission électorale sortante, avec notamment Corneille Nangaa son président qui, à la sortie de l’entretien avec Félix Tshisekedi, a rappelé que son équipe n’était plus légitime pour organiser les prochaines élections.

Il a insisté sur la nécessité de les tenir en 2023, assurant même qu’il avait déjà dans ses tiroirs un chronogramme pour les organiser. Mais pour cela, a rappelé Corneille Nangaa, il est urgent de désigner les membres du nouveau bureau de la Céni. Or c’est un point d’achoppement avec la coalition pro-Kabila.

Suivi de l’accord

Parmi les autres institutions consultées, il y a eu le Conseil national de suivi de l’accord de la Saint-Sylvestre, un accord resté lettre morte. Son président, Joseph Olenghankoy, a regretté que Félix Tshisekedi et Joseph Kabila n’aient pas pu se parler, il a insisté sur un dialogue en excluant « les extrémistes des deux côtés ».

« Notre rôle ici, ce n’est pas de venir dire des mensonges à celui qui a le destin du pays entre ses mains. On aurait souhaité qu’ils se rencontrent d’abord avec son prédécesseur Joseph Kabila, qu’ils arrivent à échanger sans avoir les extrémistes des deux côtés et qu’ils parlent des problèmes en face. »

Leaders religieux

Plusieurs représentants des confessions religieuses ont été reçus, musulmans, Eglises du réveil, le vice-président de l’Eglise du Christ au Congo et même le cardinal Monsengwo, pour l’Eglise catholique. Ce dernier a rappelé au président l’urgence de tout centrer sur l’économie du pays frappée par la récession et aggravée non seulement par le Covid-19 mais aussi par les blocages engendrés par les tensions entre alliés au pouvoir.

Ces rencontres sont importantes puisque des huit confessions religieuses reconnues dépend la désignation du nouveau président de la Céni. A noter que l’autre cardinal Fridolin Ambongo, la conférence épiscopale et les Kibamguistes seront reçus plus tard dans la semaine.

Inquiétudes

Le président congolais est revenu avec chaque délégation sur les raisons de ces consultations, ses difficultés avec son partenaire Joseph Kabila. Il en parle comme de son « ancien allié », ont noté certains participants. Joseph Kabila détient toujours officiellement la majorité dans les deux chambres du parlement. Moins de deux ans après son investiture, Felix Tshisekedi a peur pour son bilan et ne le cache pas, il assure ses interlocuteurs de sa volonté de voir le Congo changer.

Face à lui, le chef de l’Etat congolais avait plutôt des interlocuteurs favorables à ses démarches. Certains se sont toutefois inquiétés pour la paix et la stabilité dans le pays, et notamment en cas de rupture avec le camp de l’ancien chef de l’Etat. D’autres ont prôné un changement radical ou, à défaut, un nouveau dialogue.

Felix Tshisekedi s’est intéressé à chaque proposition concrète de sortie de crise. Le chef de l’Etat congolais dit avoir sa « petite idée » sur ce qu’il compte dire à l’issue de ces consultations, mais chercher des « éléments de langage » ou même des « solutions ».

RCA : François Zahoui, pourrait signer son contrat

La FCF (Fédération centrafricaine de football) a le sourire. Ceci depuis le vote de la loi de Finances 2021 dans le pays. Cette dernière prend en compte le salaire du sélectionneur national sur le budget de l’Etat.

« Cette initiative salutaire est une bouffée d’oxygène déterminante pour le renforcement de performances des Fauves en quête d’une première qualification de notre pays à une phase finale des compétitions d’envergure notamment la CAN et le Mondial », lit-on dans un communiqué ce lundi.

Cette nouvelle disposition devrait notamment permettre à François Zahoui, sélectionneur de Centrafrique depuis plus d’un an de parapher un contrat. Jusque-là, le technicien ivoirien avait émargé avec la fédération, qui n’a sans cesse révélé être à bout de souffle.

Pendant ce temps, Zahoui s’est engagé cet été avec l’AS Kaloum de Guinée comme manager général. Une signature qui sonnait comme un départ de Centrafrique. Mais le vice-champion d’Afrique en 2015 assure vouloir assumer ses deux rôles.

De retour à Bangui depuis la semaine dernière, il prépare la double confrontation contre le Maroc en éliminatoires de la CAN 2021.

Par ailleurs, le probable contrat de Zahoui avec la Centrafrique pourrait intervenir cette semaine.

RCA: début du dépôt des candidatures à la présidentielle et aux législatives

Très tôt dimanche matin, le président Touadera, Annicet Georges Dologuélé, Martin Ziguele et d’autres encore ont déposé leur dossier.

Ce dimanche 1er novembre était le premier jour de dépôt des candidatures aux élections présidentielle et législatives du 27 décembre. Déjà beaucoup se sont déplacés ou se sont fait représentés pour déposer leur candidature à la présidentielle. Très tôt dimanche matin, le président Touadera, Annicet Georges Dologuélé, Martin Ziguele et d’autres encore ont déposé leur dossier. Plus tard dans la matinée ce sont des députés qui se sont présentés.

Dans un petit bureau, des agents de l’ANE décortiquent les dossiers pièce par pièce. Mathurin Dimbele Nakoué, député de la majorité, sort du petit bureau. Il a tenu à venir lui-même dès ce dimanche matin.

« Parce que je suis tellement déterminé, je suis tellement content, je suis tellement engagé qu’il faut le faire pour montrer aux yeux du monde que nous ne sommes pas les dindons de la farce, et nous ne sommes pas les damnés de la terre. Et que nous pouvons faire quelque chose de positif. C’est ce qui s’est passé ce matin, j’ai été très ému. Très ému en voyant tous les Centrafricains candidats à la présidentielle et candidats aux législatives, parce qu’on n’y croyait pas. Il y avait tellement de prises de positions divergentes. »

L’afflux est important en ce premier jour. Tous semblent déterminés. « Ce qui est certain, c’est qu’il faut qu’on arrive à aller jusqu’au bout du processus parce que nous tenons à ce que la démocratie s’installe effectivement dans notre pays, explique Ernest Mizedio député de l’opposition. A partir de ce moment-là, on essaie dans tous les cas d’une manière ou d’une autre d’aider à ce que le processus aboutisse. »

Six panels s’occupent de recevoir les dossiers pour les législatives, un panel particulier est dédié aux candidatures pour la présidentielle. L’ANE recevra les dossiers jusqu’au 10 novembre.