Ebola en RDC : Le Gouvernement évalue la riposte 3 mois après et mise sur les vaccins

La Première ministre, Judith Suminwa, a présidé, lundi 17 août 2026, une réunion technique pour évaluer la riposte contre le virus Ebola et réajuster le dispositif. Cette assise a eu lieu trois mois après la déclaration de l’épidémie en République Démocratique du Congo.

À travers cette activité, le Gouvernement tient à renforcer la prise en charge médicale, soutenir les équipes sur le terrain et contenir la propagation, alors que la barre des 5000 cas contaminés a été dépassée dans le pays.

En effet, les échanges ont abouti sur deux candidats-vaccins ciblant la souche « Bundibugyo », responsable de la flambée actuelle. L’utilisation d’antiviraux a aussi été mise sur la table pour améliorer la prise en charge des malades.

Face à la souche « Bundibugyo », correspondant à la 17e vague de la maladie en RDC, le développement de vaccins spécifiques est crucial. L’arrivée d’antiviraux pourrait par ailleurs réduire la létalité si les délais de traitement sont respectés dès les premiers symptômes.

Soutien aux agents et communication : les autres leviers activés

Le Gouvernement a également abordé la question humaine. La paie des prestataires mobilisés dans la riposte a été examinée pour éviter les ruptures de motivation sur le terrain.

En parallèle, le volet sensibilisation et communication sera intensifié. L’enjeu est de casser les rumeurs et d’encourager les communautés locales à adopter les gestes barrières et à signaler les cas suspects rapidement.

Kinshasa sous surveillance : 6 provinces touchées, vigilance maximale

Aucun cas n’est à ce jour confirmé à Kinshasa, mais la surveillance est maintenue à un niveau élevé autour de la capitale pour éviter toute importation du virus.

La RDC compte à ce jour plus de 5000 cas contaminés et plus de 2300 décès. L’épidémie touche 6 provinces, notamment l’Ituri, épicentre de la flambée, ainsi que la Tshopo, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé et le Bas-Uélé.

La dispersion sur 6 provinces complique la riposte logistique. D’où l’importance de verrouiller les axes de transit vers Kinshasa et les grands centres urbains. La stratégie du Gouvernement mise désormais sur une approche double. Il s’agit d’abord du traitement médical renforcé et ensuite de la prévention communautaire.

Kinshasa : Le contrôle technique volontaire des automobiles et motos repoussé au 30 août 2026

La Régie des Fourrières et de Contrôle Technique des Véhicules de Kinshasa (RFCK) a reporté au 30 août 2026 la date limite du passage volontaire au contrôle technique sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa. La décision a été prise sur instruction du Gouverneur Daniel Bumba, dans un communiqué officiel daté du 17 août 2026.

Initialement, la RFCK avait fixé le bouclage généralisé au 10 août 2026. L’institution a motivé le délai supplémentaire par l’affluence observée dans les différents centres et par la demande des associations de chauffeurs et de motocyclistes.

En effet, ce report vise à désengorger les centres et à donner à tous les assujettis la possibilité de se mettre en règle. La RFCK veut éviter un engorgement massif de dernière minute tout en répondant aux réalités du terrain.

« À partir du 31 août 2026, un bouclage systématique et généralisé sera lancé dans toute la ville. Et cette fois, aucun nouveau report ne sera accordé », souligne le document.

Par ailleurs, la RFCK recommande aux propriétaires de véhicules et de motos de ne pas attendre la dernière semaine.

Ce calendrier donne 2 temps clairs. D’abord, la phase volontaire et pédagogique ira jusqu’au 30 août. Ensuite, la phase répressive débute dès le 31 août. Le contrôle technique demeure par ailleurs obligatoire.

Cette mesure s’inscrit dans la politique du Gouvernement provincial visant à assainir le secteur des transports, réduire les accidents et améliorer l’état du parc automobile à Kinshasa.

Avec ce report, l’autorité provinciale joue la carte de la sensibilisation avant la sanction. Mais après le nouveau délai, les contrevenants s’exposent directement aux opérations de bouclage.

Kisangani : Christian Ilunga Mutombo annonce une grande marche le 19 septembre pour le changement de la Constitution

Le ton est donné. Christian Ilunga Mutombo annonce une grande marche pour le 19 septembre 2026 à Kisangani en soutien au changement de la Constitution. Le cortège s’élancera du 15e Tshopo pour s’achever à la Place de la Poste dans la province de la Tshopo.

Cadre du parti politique « Alliance des Démocrates Socialistes Congolais » (ADESCO), le jeune opérateur économique veut faire de la Tshopo l’épicentre du « Oui » au changement de la loi fondamentale dans cette contrée de la République.

Une mobilisation qui prolonge le combat de Kinshasa

Loin d’être isolée, cette initiative s’inscrit dans la continuité. Le 12 août dernier, Christian Ilunga Mutombo a quitté Mahagi pour Kinshasa, où il a pris part à la marche citoyenne de la jeunesse organisée par la ministre Grâce Kutino, dans le cadre de la campagne « Oui, je le veux » pour la révision constitutionnelle.

Étoile brillante de Mahagi, le président fédéral d’ADESCO pour le territoire de Mahagi en Ituri a réussi à mobiliser une partie significative de la jeunesse kinoise. Une expérience qui lui sert désormais pour ancrer le débat en province.

En déplaçant la mobilisation à Kisangani, il veut sûrement prouver que l’aspiration au changement dépasse la capitale. C’est une stratégie de décentralisation du discours politique.

Le choix de la date et du lieu n’est pas anodin. Alors que la question de la loi fondamentale domine l’agenda national, chaque manifestation pèse dans la balance.

La réussite de cette marche aurait un impact double. D’abord sur le plan politique, elle donnerait du poids au camp du changement en montrant qu’il a des relais solides en province. Ensuite, sur le plan pédagogique, elle permettrait d’expliquer aux populations de la Tshopo les raisons d’un changement plutôt que d’une révision.

Pour les analystes politiques, une forte mobilisation à Kisangani enverrait un signal fort à Kinshasa, signifiant que l’Est veut aussi prendre part à la refondation institutionnelle. Pour le pouvoir, dont Christian Ilunga Mutombo est un soutien actif, c’est l’occasion de tester la réceptivité de la base sur un sujet aussi sensible.

Un jeune acteur politique qui monte

Président fédéral d’ADESCO à Mahagi, Christian Ilunga Mutombo s’est fait un nom comme jeune entrepreneur congolais engagé dans la politique. Il est reconnu pour son combat constant aux côtés du pouvoir en place.

Avec cette marche, il franchit un cap. Il passe du statut de mobilisateur à celui d’initiateur. Une posture qui illustre la montée d’une nouvelle génération de cadres politiques qui veulent peser directement sur les grandes orientations du pays.

RDC-Gabon : Libre circulation actée, Libreville et Kinshasa suppriment les visas

La République Démocratique du Congo et le Gabon ont acté l’exemption réciproque de visas pour leurs ressortissants. L’annonce a été faite samedi 15 août 2026 à Libreville, lors d’une cérémonie de signature supervisée respectivement par le Président Félix Tshisekedi et son homologue Brice-Clotaire Oligui Nguema. Au total trois accords ont été paraphés, les deux autres portent sur les consultations politiques et diplomatiques régulières ainsi que la coopération générale.

Au-delà du protocole, c’est une porte qui s’ouvre. L’accord sur l’exemption des visas met fin aux longues procédures administratives qui freinaient la mobilité entre les deux capitales. Désormais, Congolais et Gabonais pourront circuler plus librement pour le tourisme, les études, les affaires et les liens familiaux.

Dans une sous-région où les frontières restent souvent des barrières, cette décision envoie un signal fort. Elle matérialise la volonté des deux Chefs d’État de placer le citoyen au cœur de la coopération. Pour les observateurs, c’est la diplomatie des peuples, concrète et immédiate.

Vers un boom économique et des investissements croisés

Les deux Présidents ont aussi convenu d’encourager les investissements directs, de densifier les échanges entre secteurs privés et de promouvoir la transformation locale des ressources naturelles. La concertation a également porté sur la paix, la stabilité et le développement en Afrique centrale.

L’impact économique pourrait être majeur. En supprimant le coût et le délai du visa, Kinshasa et Libreville facilitent la venue des opérateurs économiques. Le Gabon, hub portuaire, et la RDC, géant minier et agricole, ont tout à gagner d’une circulation fluide des biens et des personnes. C’est un accélérateur pour le commerce transfrontalier et l’émergence d’un marché régional plus intégré.

Une relation diplomatique au beau fixe

Cette signature illustre la qualité du dialogue entre Kinshasa et Libreville. Les deux pays affichent une convergence de vues sur les grands dossiers régionaux. Preuve de cette entente, le Gabon a réaffirmé son « soutien total » à la candidature de Mme Juliana Amato Lumumba au poste de Secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).

Au-delà des intérêts, c’est une relation de confiance qui se consolide. En se soutenant mutuellement sur la scène internationale, la RDC et le Gabon montrent qu’une Afrique centrale solidaire est possible. L’exemption de visas devient ainsi le symbole d’un partenariat stratégique appelé à durer.

RDC : Le Bas-Uélé devient la 6e province touchée par l’épidémie d’Ebola

La zone de santé de Buta, dans le Bas-Uélé, vient d’être ajoutée à la liste de celles affectées par l’épidémie d’Ebola. Selon le bulletin de l’Institut National de Santé Publique (INSP), du 12 août 2026, le virus s’étend désormais dans 6 provinces de la République Démocratique du Congo.

Le pays compte dorénavant 54 zones de santé touchées, regroupées dans les provinces du Bas-Uélé, Haut-Uélé, Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu et Tshopo. L’Ituri reste toutefois l’épicentre de l’épidémie.

Bien plus, l’INSP recense à ce jour 4 665 cas confirmés depuis le début de la maladie. 634 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés, 965 personnes ont été déclarées guéries et 2 184 décès ont été enregistrés.

Le taux de létalité est de 46,8 %, tandis que celui de suivi des contacts atteint 84,2 %.

Un taux de létalité de près de 1 cas sur 2 montre l’urgence de la prise en charge précoce. Le bon taux de suivi des contacts à 84,2% est cependant un point positif. Ce dernier permet de casser plus rapidement les chaînes de transmission.

Entre-temps, la surveillance épidémiologique reste active. 1 531 alertes ont été enregistrées, dont 1 388 déjà vérifiées sur le terrain.

Les équipes poursuivent les interventions autour des foyers. Cela passe par l’ouverture de rings de riposte et la décontamination des sites exposés. 47 nouvelles guérisons ont été notifiées au cours des dernières 24 heures, souligne le bulletin de l’INSP, dont 42 en Ituri et 5 au Nord-Kivu.

En parallèle, les actions de proximité se poursuivent auprès des communautés. L’Institut National de Santé Publique insiste aussi sur le renforcement de la logistique, de la surveillance et de la prise en charge des malades.

Pour rappel, l’ajout de la province du Bas-Uélé porte un signal d’alerte. L’épidémie progresse vers l’autre contrée du pays. Sans barrière sanitaire forte dans cette nouvelle province, le risque de dispersion vers d’autres territoires frontaliers augmente.

RDC : Tshisekedi sollicite une nouvelle délibération de la loi fixant les conditions d’organisation du référendum

Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a demandé aux bureaux de l’Assemblée nationale et du Sénat de rouvrir les débats sur la loi fixant les conditions d’organisation du référendum. Par une lettre datée du 10 août 2026, le Chef de l’État a invoqué l’article 137 de la Constitution pour obtenir une nouvelle délibération du texte validé par la Cour Constitutionnelle le 28 juillet 2026.

« Dans son arrêt R.Const 2695 du 28 juillet 2026, la Cour Constitutionnelle avait déclaré conforme à la Constitution la loi fixant les conditions d’organisation du référendum, sous certaines réserves de suppression, de substitution et de réécriture de certaines de ses dispositions », a écrit l’Assemblée nationale dans son communiqué.

En effet, la démarche présidentielle vise un texte « clair, cohérent, intelligible et juridiquement solide ». L’enjeu est d’encadrer l’organisation d’un référendum, un outil démocratique sensible dans la vie institutionnelle congolaise. Le Président insiste sur la nécessité d’intégrer les clauses interprétatives de la Cour Constitutionnelle pour éviter toute zone grise.

Pour sa part, l’Assemblée nationale s’engage à programmer cette nouvelle délibération dès la session parlementaire de septembre 2026. Les députés devront donc reprendre le texte, amender les articles pointés par la Haute Cour et adopter une version finale.

Autrement dit, le texte passe mais doit être toiletté. C’est ce travail législatif que le Chef de l’État veut voir relancé rapidement pour sécuriser juridiquement l’exercice du pouvoir souverain du peuple.

Cette procédure pourrait ouvrir la voie à l’organisation d’un référendum, sans préciser pour l’instant l’objet de la consultation populaire.

En saisissant le Parlement, Félix Tshisekedi réaffirme sa volonté de respecter le cadre constitutionnel tout en gardant la main sur l’agenda démocratique.

Cette initiative intervient alors que le débat sur les réformes institutionnelles revient dans l’espace public. Pour les analystes, la balle est désormais dans le camp des deux chambres du Parlement qui doivent concilier urgence politique et rigueur juridique.

RDC : À la veille de la rentrée scolaire 2026-2027, le ministère de l’Éducation rassure les enseignants sur la régularisation des salaires

Le ministère de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté a rassuré, mercredi 12 août 2026, les enseignants de la République Démocratique du Congo sur les efforts engagés pour améliorer leurs conditions sociales. Lors d’un point de presse à Kinshasa, le Directeur national de la DINACOPE, Vital Lumbala, a présenté un bilan chiffré et annoncé la poursuite de l’assainissement du fichier de paie.

Depuis février 2026, la Direction Nationale de Contrôle, de la Préparation de la Paie et de la Maîtrise des Effectifs des Enseignants et du Personnel Administratif (DINACOPE) a procédé à la régularisation de 23 675 enseignants sous-payés au titre de la prime de gratuité. Dans le même élan, 621 enseignants ont commencé à percevoir cette prime pour la première fois.

Selon Vital Lumbala, la retenue indue de 20 000 FC prélevée sur la prime de gratuité a été supprimée dès le mois de février. Ces actions, à l’en croire, visent à corriger des injustices accumulées et à rendre au salaire de l’enseignant son caractère sacré.

471 millions de FC d’économies et lutte contre les fraudes

Dans son discours, Vital Lumbala a également souligné que l’assainissement du fichier de paie a permis de dégager plus de 471 millions de francs congolais d’économies sur la masse salariale.

Parallèlement, il a indiqué que 148 agents administratifs frauduleusement intégrés à la paie ont été désactivés. Pour la DINACOPE, il s’agit de couper court aux réseaux qui alourdissent le budget de l’État au détriment des vrais bénéficiaires.

Une méthode en 5 axes pour « payer correctement »

Le Directeur national a réaffirmé que le travail se poursuit avec rigueur et transparence. La stratégie de la DINACOPE repose sur cinq piliers, notamment assainir, contrôler, digitaliser, sécuriser et payer correctement l’enseignant. L’objectif est de bâtir un système fiable où chaque enseignant en activité perçoit ce qui lui revient, sans détour ni retard.

Pour éviter le retour des irrégularités, la DINACOPE mise sur la digitalisation du fichier et le contrôle permanent des effectifs. Le but est de sécuriser la chaîne de paie de bout en bout et de garantir que les économies réalisées soient réinvesties dans l’amélioration des conditions des enseignants.

Un signal fort à la veille de la rentrée scolaire 2026-2027

Ce point de presse intervient à moins de 30 jours du coup d’envoi de la rentrée scolaire 2026-2027. Les résolutions prises vont dans le sens d’apaiser le climat social, éviter les grèves et garantir la présence des enseignants dès le premier jour de classe.

En régularisant les primes et en assainissant la paie, le Gouvernement souligne que la stabilité des enseignants est une condition pour une année scolaire apaisée et de qualité.

Afrique : Deux ans après sa mise à l’écart, la RDC retrouve son droit à la parole à la SADC

Le Conseil des ministres de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC) a décidé, mercredi 12 août 2026, à Durban, de lever les mesures restrictives qui pesaient sur la République démocratique du Congo pour non-paiement des cotisations statutaires.

Depuis deux ans, la RDC était frappée par des sanctions automatiques prévues par les textes de la SADC. De ce fait, les délégués congolais assistaient aux réunions sans pouvoir s’exprimer ni voter. Ils étaient aussi exclus des consultations stratégiques et des processus de décision.

Pour un pays directement concerné par les dossiers de paix et de sécurité en Afrique australe, cette situation limitait fortement sa capacité à défendre ses intérêts, surtout sur la crise dans la partie Est du pays.

Le paiement des arriérés, un choix stratégique

La régularisation est intervenue dans un contexte budgétaire sous tension. La RDC fait face à une guerre d’agression imposée par le Rwanda de Paul Kagame. La pression financière congolaise se note par son lot de dépenses militaires et de charges humanitaires. L’enjeu était diplomatique, car Kinshasa devenait intenable de rester sans voix au moment où la région débat des mécanismes de paix aux Grands Lacs et de l’avenir de la mission régionale.

Le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a pour la circonstance attribué cette levée à un travail de longue haleine.

Cette avancée majeure, souligne-t-il, constitue l’aboutissement d’un travail soutenu du Gouvernement Congolais à travers son secteur.

Selon lui, des démarches ont été multipliées auprès du secrétariat de la SADC et des États membres pour trouver une issue durable. Pour le Gouvernement, il s’agissait de rétablir la crédibilité de la RDC au sein des organisations régionales.

Quel changement concret pour la RDC ?

Avec cette décision, la RDC retrouve trois capacités clés au sein de la SADC. Elle peut de nouveau prendre la parole en plénière, participer aux votes sur les résolutions et accéder pleinement aux programmes d’intégration économique et sécuritaire.

Sur le plan diplomatique, c’est aussi un tournant. Alors que les discussions sur la situation dans l’Est s’accélèrent, Kinshasa revient à la table avec le statut d’un membre à part entière. Après deux ans de silence imposé, la RDC peut à nouveau faire entendre sa position et peser sur les décisions qui engagent toute la région.

Bien plus, la restauration du droit à la parole permettrait à Kinshasa de faire valoir une approche qui privilégie la souveraineté et la solution politique.

Pour les observateurs, le plein retour de la RDC dans l’appareil de la SADC pourrait aussi relancer la coopération économique, notamment sur les corridors commerciaux et énergétiques qui lient le pays à ses voisins de l’Afrique australe.

Ebola : La RDC franchit le cap des 2000 décès

La République démocratique du Congo a franchi le seuil des 2000 décès liés à l’épidémie d’Ebola. Selon le bulletin de l’Institut National de Santé Publique (INSP) du 10 août 2026, le cumul s’élève désormais à 2 061 morts parmi les cas confirmés.

Au total, 4 449 cas confirmés ont été enregistrés. 716 patients sont actuellement pris en charge dans les centres de traitement. 886 personnes ont été déclarées guéries depuis le début de la riposte.

Le taux de létalité global est de 46,3%, tandis que le taux de suivi des contacts atteint 82,7%. Un indicateur clé pour freiner la propagation du virus.

Toutefois, la riposte reste active dans 5 provinces, notamment Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Tshopo et Haut-Uélé. Au total 53 zones de santé sont touchées.

L’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie. C’est dans cette province que le nombre de cas et de décès reste le plus élevé.

Par contre, la province du Sud-Kivu totalise 75 jours sans nouveau cas confirmé. Un signal encourageant pour les équipes de riposte, même si la vigilance reste de mise.

Pour l’Institut National de Santé Publique, ces chiffres sont évolutifs. Ils peuvent être ajustés après consolidation des données venues des provinces et des différents piliers de la riposte.

Pendant ce temps, le Gouvernement Congolais continue de déployer un plan de riposte multisectoriel. Des équipes de médecins, d’épidémiologistes et d’agents communautaires ont été envoyées dans les 5 provinces touchées avec l’appui des partenaires techniques et financiers.

Par ailleurs, la stratégie repose sur 3 axes, à savoir la prise en charge gratuite des malades, la vaccination ciblée des contacts et la sensibilisation des populations. Le ministère Congolais de la Santé, via l’INSP, coordonne aussi la distribution des kits de protection et le renforcement des laboratoires pour un diagnostic plus rapide.

Kinshasa : Tshisekedi lance les travaux du boulevard Étienne Tshisekedi, une réponse à la crise de mobilité

Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a officiellement lancé, mardi 11 août 2026, les travaux du boulevard Étienne Tshisekedi, à Kinshasa. Ce projet s’inscrit dans la vision présidentielle de modernisation des infrastructures nationales, avec une priorité donnée à la mobilité. L’objectif est de fluidifier durablement le trafic au centre de Kinshasa, une ville confrontée à une explosion démographique et à des embouteillages chroniques.

Le futur boulevard s’étendra sur 2 020 mètres et prolongera l’actuel boulevard Triomphal jusqu’à la place Bakayawu, dans la commune de Bandalungwa, en traversant le camp Lieutenant-Colonel Kokolo. C’est un tracé stratégique qui doit relier l’ouest de la ville au cœur administratif et commercial.

Selon le Gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, l’ouvrage sera conçu aux standards internationaux. Il comptera huit voies de circulation, des trottoirs sécurisés, un système moderne de drainage pour lutter contre les inondations, un éclairage public moderne, une signalisation complète et des espaces verts.

Cette configuration, à en croire l’autorité urbaine, vise à absorber un trafic de plus en plus dense tout en améliorant le cadre de vie des riverains. C’est dans ce cadre qu’il présente ce projet comme « un investissement structurant pour les 30 prochaines années ».

Désengorger, connecter, économiser : les trois effets attendus sur la vie des kinois

Au-delà du symbole, l’enjeu est d’abord pratique et économique.

« Cette route réduira les embouteillages, facilitera le déplacement des personnes et des biens, améliorera l’accès à plusieurs quartiers, favorisera les activités économiques et accompagnera l’expansion harmonieuse de notre capitale », a déclaré Daniel Bumba.

CR20 aux commandes : 12 mois de travaux et un engagement pour l’emploi local

La réalisation a été confiée à l’entreprise chinoise CR20, déjà active sur plusieurs chantiers d’infrastructures en RDC. Son Directeur général, Guo Zhuwei, promet de respecter les normes de qualité, de sécurité et le délai de 12 mois pour l’ouverture à la circulation.

Au-delà de l’aspect technique, CR20 prévoit d’impliquer activement les autorités et communautés locales. L’entreprise a annoncé la mise en place d’un volet emploi et formation professionnelle pour les jeunes kinois.

Cette dimension sociale est essentielle pour que le projet soit accepté et profite directement aux populations. Avec ce lancement, le Gouvernement pose un jalon supplémentaire dans la réhabilitation du réseau routier kinois, entre ambition de modernité et urgence de mobilité.

En donnant à cette artère le nom d’une figure emblématique de la démocratie, la capitale allie devoir de mémoire et réponse concrète aux besoins des kinois.