Kinshasa : Le Gouvernement suspend tous les contrats de gestion des fourrières et ordonne un dépôt obligatoire des documents

Le Gouvernement provincial de la Ville de Kinshasa a annoncé, lundi 10 août 2026, la suspension immédiate de tous les contrats, conventions et protocoles d’accord liés à la gestion des fourrières sur l’ensemble du territoire de la capitale. La décision intervient dans le cadre d’un audit général et d’un contrôle de conformité, en application des recommandations du 11e Conseil des ministres.

Selon le communiqué de l’Hôtel de ville, toutes les fourrières de Kinshasa sont placées sous l’autorité de la Régie des Fourrières et de Contrôle Technique de Kinshasa (RFCK). Celle-ci est appelée à assurer désormais la gestion de leurs activités, et ce jusqu’à nouvel ordre.

À travers cette mesure, l’autorité urbaine entend assainir le secteur et garantir une gestion « efficace » et « sécurisée » des biens mobiliers. Cette reprise en main, poursuit-elle, vise à mettre fin aux dysfonctionnements relevés dans le fonctionnement actuel des fourrières.

Dépôt obligatoire sous 7 jours, sanctions à la clé

Les gestionnaires et propriétaires de fourrières ne disposent que de 7 jours à compter de la publication du communiqué pour se mettre en règle. Ils doivent se présenter au Cabinet du ministère provincial du Plan, Budget, Fonction Publique, Emploi, Tourisme, Transports et Mobilité Urbaine, pour déposer :

– Le contrat de partenariat conclu avec la Ville de Kinshasa ;
– Les rapports techniques et financiers couvrant toute la période d’exécution du contrat.

« Tout prestataire qui ne se conformera pas dans ce délai prescrit s’exposera à des sanctions administratives sévères, pouvant aller jusqu’à la fermeture définitive de la fourrière et à des poursuites judiciaires », insiste le document.

Un audit pour réformer un secteur sous tension

Cette mesure s’inscrit dans une volonté plus large de réforme du secteur des transports et de la mobilité urbaine à Kinshasa. En confiant la gestion à la RFCK et en exigeant la transparence via les rapports, le Gouvernement provincial veut reprendre le contrôle d’un secteur souvent pointé du doigt par les usagers.

Par ailleurs, la RFCK, en collaboration avec la Division Urbaine des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, est chargée de l’exécution de cette décision.

Ebola en RDC : 4294 cas confirmés, l’Ituri toujours épicentre au 8 août 2026

La riposte contre la maladie à virus Ebola se poursuit. Selon le rapport publié par le Gouvernement et l’Institut National de Santé Publique (INSP), l’épidémie touche 5 provinces au 8 août 2026. Il s’agit notamment du Haut-Uélé, de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de la Tshopo.

Au total, 53 zones de santé sur 140 et 246 aires de santé sont concernées. La transmission du virus reste active en Ituri, au Nord-Kivu et au Haut-Uélé. La province de l’Ituri demeure l’épicentre de cette épidémie. Cependant, le Sud-Kivu franchit le cap de 73 jours sans nouveau cas confirmé.

4294 cas, 1960 décès : les chiffres clés de l’épidémie

Le bilan dressé par l’INSP est lourd. Depuis le début de l’épidémie, 4294 cas confirmés ont été enregistrés dans les 5 provinces. Parmi eux, 722 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés dans les centres de traitement. 849 personnes ont été déclarées guéries après des tests négatifs consécutifs.

Malheureusement, 1960 décès ont été enregistrés parmi les cas confirmés.
Cela porte le taux de létalité global à 45,6%. Sur le volet prévention, le taux de suivi des contacts atteint 84,6%, un indicateur jugé crucial pour briser les chaînes de transmission.

Répartition : l’Ituri concentre plus de la moitié des zones touchées

La carte épidémiologique montre de fortes disparités :

Ituri : 28 zones de santé sur 36 sont touchées, dont Bunia, Kilo, Aru et Mahagi.
Nord-Kivu : 12 zones sur 34, parmi elles Goma, Butembo, Beni et Lubero.
Haut-Uélé : 6 zones sur 13, dont Isiro, Wamba et Rungu.
Tshopo : 6 zones sur 23, notamment Makiso-Kisangani, Bafwasende et Mangobo.
Sud-Kivu : 1 seule zone sur 34, à savoir Miti-Murhesa.

L’INSP précise que les données restent évolutives et feront l’objet d’ajustements après consolidation.

Riposte : surveillance, soins et mobilisation sur le terrain

Plusieurs actions sont en cours pour contenir la propagation. Au Nord-Kivu, une mission conjointe OMS et DPS a été menée à Vuhovi pour renforcer la coordination zonale de la riposte.

La surveillance épidémiologique est maintenue dans les 5 provinces. Les équipes vérifient chaque alerte, enquêtent sur les cas suspects et organisent leur transfert vers les centres d’isolement.

En Ituri, les équipes poursuivent l’évacuation et la prise en charge des malades. Des guérisons ont été enregistrées cette semaine.

Côté mobilisation communautaire, des campagnes ciblent commerçants, ménages, leaders et conducteurs de motos-taxis. Le travail inclut des visites à domicile, la lutte contre les rumeurs et la diffusion d’outils d’information.

Kinshasa : Gouvernement, CSSPEVK et Vingroup scellent un accord pour construire des logements modernes

Le Gouvernement provincial, le Comité de Suivi du Projet d’Extension de la Ville de Kinshasa (CSSPEVK) et le conglomérat vietnamien Vingroup ont signé, lundi 10 août 2026, un accord de collaboration tripartite pour lancer la phase immobilière du projet d’extension de la capitale. À travers ce projet, les parties engagées entendent livrer aux Kinois des habitations modernes, décentes et accessibles.

En effet, les trois parties ont formalisé leur engagement à mutualiser leurs moyens techniques et financiers. La priorité est d’accélérer la mise en œuvre du projet, de lutter contre la promiscuité urbaine et de proposer une nouvelle offre de logements adaptée à la croissance démographique de Kinshasa.

Sur le plan urbanistique, l’enjeu est de taille. Avec plus de 17 millions d’habitants, la capitale étouffe. Ce partenariat vise donc à créer de nouveaux pôles résidentiels planifiés en périphérie, pour rééquilibrer la ville et améliorer le cadre de vie.

Bumba appelle à la célérité, Vingroup réaffirme son engagement

Le Gouverneur de la ville, Daniel Bumba, a marqué le passage du discours aux actes concrets pour moderniser Kinshasa. Il a exhorté les signataires à faire preuve de diligence afin que les engagements se transforment rapidement en chantiers visibles.

De son côté, Thierry Katembo Mbala, alors coordonnateur du CSSPEVK, a insisté sur le rôle de sa structure, notamment piloter, contrôler et garantir la réussite de ce vaste chantier urbain.

La patronne de Vingroup, Phuong Nguyen, a quant à elle confirmé la mobilisation de son groupe. Elle a souligné que Vingroup entend apporter son expertise en construction et en aménagement urbain pour soutenir la vision de développement de Kinshasa voulue par le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, et le programme « Kinshasa Ezo Bonga » porté par l’hôtel de ville.

Au-delà de la signature, cet accord envoie un signal politique et économique fort. Il montre la volonté des autorités de faire appel à des investisseurs internationaux pour relever le défi du logement.

Pour des millions de Kinois, c’est l’espoir d’accéder à un habitat digne, loin des quartiers surpeuplés. Reste maintenant à transformer cet engagement tripartite en logements palpables.

RDC : Le Gouvernement dénonce des nominations illégales de l’AFC-M23 dans des établissements supérieurs et universitaires de Goma et Bukavu

Le Gouvernement congolais, via le ministère de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovations (ESURSI), a dénoncé, lundi 10 août 2026, les prétendues nominations effectuées le 7 août dernier par les rebelles de l’AFC-M23, au sein des comités de gestion des établissements publics d’enseignement supérieur et universitaire à Goma et Bukavu, dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Dans son communiqué, le ministère de l’ESURSI souligne que ces faits font suite à des initiatives similaires enregistrées le 25 juin 2025 à l’ISTM/Bukavu et le 29 mai 2026 à l’Université de Goma.

Les institutions concernées sont notamment l’ISC/Goma, l’ISTM/Goma, l’ISTA/Goma, l’ISP/Goma, l’ISC/Bukavu, l’ISTM/Bukavu, l’ISP/Bukavu, l’ISDR/Bukavu, l’ISAM/Bukavu et l’Université Officielle de Bukavu (UOB). Ces agissements, selon l’Exécutif national, sont qualifiés « d’ingérence grave et inacceptable dans l’organisation d’un service public relevant de l’autorité de l’Etat ».

« Le Gouvernement condamne avec la plus grande fermeté ces actes de substitution illégale à l’autorité publique. Aucune autorité de fait, aucun mouvement armé ni structure dépourvue de légitimité constitutionnelle ne peut se substituer aux institutions légalement établies », s’indigne le communiqué, déclarant que « les comités de gestion régulièrement investis restent en fonction et conservent l’intégralité de leurs prérogatives ».

Dans la foulée, le Gouvernement met en garde toute personne qui se prévaudrait de ces « nominations illégales » ou prêterait concours à leur mise en œuvre. Il rappelle que les contrevenants s’exposent à des sanctions sévères prévues par les lois de la République.

« L’occupation d’un territoire ne confère ni souveraineté, ni compétence institutionnelle, ni pouvoir de nomination. Les établissements publics d’Enseignement Supérieur et Universitaire demeurent des institutions de la République Démocratique du Congo », prévient le ministère de tutelle.

S’adressant à la communauté universitaire du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, particulièrement dans les zones occupées, le ministère l’appelle à demeurer vigilante, résiliente et attachée aux institutions de la République. C’est dans ce cadre qu’il réaffirme son engagement à préserver les droits des étudiants, enseignants, chercheurs et personnels.

Contrôle technique à Kinshasa : Martin Fayulu dénonce une « arnaque » et réclame des explications

Le président national de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), Martin Fayulu, a qualifié d’« arnaque » le contrôle technique des véhicules instauré par les autorités de la ville de Kinshasa. Dans une déclaration, l’opposant remet en cause la fréquence imposée et le coût demandé aux automobilistes, alors que le pouvoir d’achat des ménages reste très faible.

Pour Martin Fayulu, si le contrôle technique peut se justifier pour prévenir les accidents, la forme actuelle pose problème.

« S’il est indispensable pour prévenir les accidents, comment justifier qu’il soit imposé deux fois par an à tous les véhicules, pour un coût de 30 à 80 dollars (hors taxes), dans un contexte où le pouvoir d’achat est parmi les plus faibles ? », s’interroge-t-il.

Et de renchérir : « les autorités de la ville de Kinshasa ont le devoir d’expliquer, chiffres à l’appui, la nécessité de cette fréquence et les raisons qui justifient ces tarifs ».

La RFCK lance les contrôles obligatoires dès ce 10 août

Après la fin de la période de tolérance, la Régie des Fourrières et de Contrôle Technique des véhicules de Kinshasa (RFCK), a démarré ce lundi 10 août 2026 le contrôle des engins dans la capitale. Pendant la phase volontaire, les propriétaires de véhicules étaient invités à soumettre leurs engins à la visite technique. Désormais, la régie passe en mode coercitif.

Selon la RFCK, tout véhicule ou moto circulant à Kinshasa sans être en règle devra se conformer à la procédure mise en place. Les agents sont déployés pour vérifier les attestations de contrôle. L’objectif affiché par les autorités provinciales est de réduire les accidents liés à l’état mécanique des engins et d’assainir le parc automobile de la mégapole.

La sortie de Martin Fayulu relance le débat sur l’articulation entre impératif de sécurité routière et capacité de paiement des usagers. Entre la nécessité de fiabiliser le parc et le poids financier pour les ménages, la question reste de savoir comment calibrer la fréquence et les tarifs. La réponse attendue des autorités de la ville sera déterminante pour l’appréciation de la mesure auprès des Kinois.

RDC : La C64 condamne les attaques contre l’opposition et maintient la date butoir du 15 août pour la suite des manifestations

La Coalition Article 64 a condamné, samedi 8 août 2026, les récents incidents visant les membres des partis politiques issus de sa plateforme. Elle a pour l’occasion annoncé le maintien de la date butoir du 15 août pour la reprise de ses manifestations politiques.

Dans son communiqué, la C64 souligne des attaques perpétrées le 6 août au Camp Luka contre des membres du MRC, du LGD et d’ENSEMBLE réunis dans le cadre d’une activité politique. La Coalition dénonce également les actes survenus le 7 août au siège de l’ECiDé. Elle qualifie ces faits de « violences et d’intimidation dirigées contre les acteurs de l’opposition ». Pour elle, « ces agissements sont incompatibles avec les principes de l’État de droit, le pluralisme politique et les libertés publiques garanties par la Constitution ».

Outre cet aspect, la Coalition réaffirme les positions exprimées dans ses communiqués des 20 et 29 juillet 2026. Comme quoi, à l’expiration de l’échéance du 15 août et en l’absence de réponses concrètes aux exigences posées, la C64 annonce qu’elle reprogrammera la suite de ses manifestations politiques pour faire entendre sa voix.

Dossiers judiciaires : Minaku, Shadari et Kamitatu

Fayulu, Kabund, Katumbi, Matata et Sesanga disent avoir pris note du transfert des opposants Aubin Minaku et Ramazani Shadari vers un lieu de détention connu, après plus de 200 jours de détention jugée « clandestine » et arbitraire ». C’est dans ce cadre qu’ils « « exigent qu’ils soient présentés devant leur juge naturel pour un procès équitable, dans le respect des droits fondamentaux ».

Dans la foulée, les opposants notent avec satisfaction la restitution du passeport d’Olivier Kamitatu, proche collaborateur de Moïse Katumbi. Ils considèrent cette décision comme un geste allant dans le sens de la décrispation du climat politique, tout en souhaitant que « cette mesure soit étendue aux autres membres de l’opposition concernés ».

Par ailleurs, la Coalition Article 64 appelle ses membres, ses militants, les forces politiques et sociales ainsi que l’ensemble des citoyens attachés à la défense de l’ordre constitutionnel à demeurer vigilants et mobilisés. Elle les invite à prendre part aux activités préparatoires organisées par les partis et associations membres.

« Les actes d’intimidation et de violence ne sauraient remettre en cause l’exercice des droits constitutionnels, ni détourner la Coalition de son engagement pour la défense de la Constitution, de l’État de droit et des libertés publiques », conclut-elle.

Processus de Doha : La RDC libère 15 prisonniers et réaffirme sa détermination à respecter ses engagements

La République démocratique du Congo a franchi une nouvelle étape dans le processus de Doha, avec la libération de quinze (15) personnes, du 6 au 7 août 2026. Cette action s’inscrit dans le cadre du Mécanisme de libération des prisonniers signé le 14 septembre 2025. Pour Kinshasa, il s’agit d’une preuve concrète de sa bonne foi et de sa volonté d’honorer les engagements pris.

Le transport des personnes concernées a été rendu possible grâce au Comité International de la Croix-Rouge (CICR), agissant comme intermédiaire neutre. Après un transit par le territoire Ougandais, autorisé par Kampala, les 15 libérés ont été remis à l’AFC/M23 au départ de Beni.

Bien plus, l’opération s’est déroulée avec l’accord des personnes libérées. Dans son communiqué, le Gouvernement Congolais précise avoir « respecté les exigences de sécurité, de dignité humaine et les protocoles sanitaires en vigueur ».

Un pas vers l’accord de paix global

Cette libération s’intègre dans la mise en œuvre progressive des engagements issus de Doha. Elle concerne notamment la Déclaration de principes sur le cessez-le-feu et les mesures de confiance. Elle participe aussi à l’opérationnalisation du Mécanisme de supervision et de vérification du cessez-le-feu.

Le Gouvernement rappelle que cette étape intervient alors que les discussions se poursuivent pour finaliser les six protocoles restants. L’objectif, poursuit-il, reste la signature d’un Accord de « paix global ».

Kinshasa dénonce les violations et réclame l’activation du MCVE+

Tout en saluant cette avancée, le Gouvernement pointe les entraves persistantes. Il condamne avec fermeté « les violations répétées du cessez-le-feu et les actions hostiles attribuées au Rwanda et à l’AFC/M23 », estimant aussi que ces actes fragilisent la crédibilité du processus.

Face à cela, l’Exécutif national exige l’activation effective du Mécanisme Conjoint de Vérification Élargi Plus (MCVE+) prévu par Doha. Ledit mécanisme doit permettre des enquêtes indépendantes sur le terrain en cas d’incidents allégués.

Tout en remerciant le CICR pour son rôle d’intermédiaire et les autorités ougandaises pour leur facilitation, Kinshasa réaffirme son attachement au processus de paix et sa détermination à poursuivre la mise en œuvre de ses engagements.

Il appelle en retour toutes les parties à poser des actes concrets, dans le respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et des intérêts fondamentaux de la RDC.

« La réussite du processus de Doha repose sur une mise en œuvre effective et réciproque des engagements par tous », conclut-il.

Fiscalité numérique : Seules les startups bénéficient de l’exonération, mais l’arrêté interministériel reste en vigueur (Mise au point)

L’arrêté interministériel du 20 juillet 2026 fixant les droits, taxes et redevances du numérique reste en vigueur en République démocratique du Congo. Mais les startups congolaises n’entrent pas dans son champ d’application et bénéficient d’une exonération. C’est ce qu’a été indiqué, à l’issue de la rencontre, jeudi 6 août 2026, entre le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa, et les représentants de l’écosystème numérique congolais.

L’annonce met fin aux rumeurs de suspension du texte nées sur les réseaux sociaux. Le Gouvernement réaffirme ainsi sa volonté de réguler le secteur tout en protégeant l’innovation.

« La clarification la plus attendue porte sur les jeunes entreprises. Les startups innovantes ne sont pas assujetties aux nouveaux droits, taxes et redevances prévus par l’arrêté. Cette mesure s’appuie sur les dispositions du Code du numérique », précise les sources du ministère de l’Économie numérique.

Ayant participé à la réunion, le président du Conseil d’administration du Réseau des Acteurs du Numérique (RAN), Alain Ilepi, souligne pour sa part que « l’arrêté interministériel portant fixation des taux ne concerne nullement les startups », tout en martelant sur le fait que « l’innovation ne sera pas tuée dans l’œuf, elle sera encouragée ».

Le ministère promet en effet une communication officielle et un encadrement pour formaliser cette exonération dans les prochains jours.

Une rencontre pour apaiser les tensions du secteur

La séance de travail a été organisée pour répondre aux inquiétudes exprimées après la publication du texte. Plusieurs professionnels craignaient un frein à l’essor des jeunes pousses technologiques et un impact sur la compétitivité de l’économie numérique congolaise.

La délégation du RAN a profité de l’occasion pour présenter au ministre les préoccupations du terrain. Outre la demande des éclaircissements sur l’application de l’arrêté, elle a également sollicité l’instauration d’un dialogue permanent avec le Gouvernement et la création d’outils de pilotage du secteur.

Vers un cadre de concertation permanent et un baromètre du numérique

Au-delà de la fiscalité, la rencontre a abouti à deux engagements. Le ministère et les acteurs du numérique ont convenu d’instaurer une plateforme de concertation régulière. L’objectif est d’anticiper les défis, d’ajuster les politiques publiques et de consolider la collaboration entre l’État et l’écosystème.

Il a aussi été proposé la mise en place d’un baromètre stratégique du numérique. Cet outil devra fournir des données fiables au Gouvernement sur l’évolution du secteur tels que le périmètre des entreprises, le chiffre d’affaires, la croissance et les emplois créés. Il servira à évaluer l’impact des politiques publiques.

Il sied de souligner qu’en maintenant l’arrêté tout en exonérant les startups, Kinshasa cherche un équilibre entre la régulation du secteur numérique et la promotion de l’innovation. Le Gouvernement veut faire du numérique un levier de croissance et de création d’emplois en République démocratique du Congo.

RDC : Kinshasa annonce des analyses croisées après des allégations sur des traces d’uranium dans le cobalt exporté

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a réagi à la publication d’une étude le 30 juillet 2026 dans « Nature Communications » et aux reportages de plusieurs médias internationaux. Ces publications évoquent la présence d’uranium dans certaines exportations congolaises d’hydroxyde de cobalt. Face à cette sensibilité, l’Exécutif réaffirme son engagement pour la transparence et annonce une campagne de vérification analytique. Les résultats seront rendus publics.

Dans son communiqué du 6 août 2026, le Gouvernement souligne que la présence naturelle d’uranium dans les gisements cuprifères et cobaltifères du Lualaba et du Haut-Katanga est documentée depuis l’époque du Projet Manhattan. Cette co-présence, précise-t-il, résulte de la formation géologique du Groupe du Roan.

Pour Kinshasa, il ne s’agit ni d’une anomalie, ni d’une action délibérée, ni d’une violation des engagements internationaux. Le pays rappelle que cette réalité est gérée de façon responsable dans l’exploitation minière industrielle depuis plus de 100 ans.

Des données contestées et une réponse méthodologique

Pour la RDC, l’étude publiée ne s’appuie pas sur des mesures directes de cargaisons exportées. Les quantités évoquées proviendraient d’une modélisation générale avec une marge d’estimation très large.

Par ailleurs, « les analyses de composition des produits miniers marchands effectuées selon les standards de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) ne confirment pas ces tendances ». C’est dans ce cadre que la RDC, signataire du Traité de non-prolifération, réaffirme son attachement aux garanties internationales.

Une feuille de route : laboratoires, groupe de travail et AIEA

Pour fiabiliser la chaîne d’approvisionnement, Kinshasa met en place 3 actions :

– Une campagne d’échantillonnage représentatif des exportations d’hydroxyde de cobalt : les tests seront réalisés par un laboratoire national et un laboratoire international accrédité, sous la supervision du CNPRI, du CGEA et du CEEC.
– La création d’un groupe de travail interministériel chargé d’évaluer les risques sanitaires et environnementaux : son rapport est attendu sous 60 jours,
– L’ouverture de consultations avec l’AIEA pour une mission d’appui technique.

En effet, le Gouvernement insiste sur la priorité accordée à la santé des travailleurs, des communautés riveraines et à la protection de l’environnement.

Il annonce par ailleurs l’intégration d’un volet spécifique à la feuille de route et qui sera suivi par le Conseil National de Sécurité Nucléaire, tout en affirmant sa souveraineté sur ses ressources.

Acteur clé de la transition énergétique mondiale, le pays assure que « le cobalt congolais continuera d’être extrait et exporté selon les normes éthiques, environnementales et sécuritaires les plus strictes ».

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