RDC-ESURSI : Toutes les activités académiques suspendues à Goma et Bukavu pour 2026-2027

La ministre de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovations (ESURSI), Marie-Thérèse Sombo, a suspendu jusqu’à nouvel ordre toutes les activités académiques pour l’année 2026-2027 dans les villes de Goma et Bukavu. La décision est soutenue par un Arrêté ministériel.

Dans son communiqué, Marie-Thérèse Sombo a invoqué « une situation sécuritaire préoccupante qui ne permet plus d’assurer un fonctionnement normal des institutions dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu », deux provinces en proie à l’activisme des groupes armés.

En effet, la mesure frappe de plein fouet les grandes institutions publiques de l’Est. Sont concernés à Goma l’Université Officielle de Goma (UOG), l’Institut Supérieur de Commerce de Goma (ISC-Goma), l’Institut Supérieur des Techniques Médicales de Goma (ISTM-Goma) et l’Institut Supérieur Pédagogique de Goma (ISP-Goma).

À Bukavu, sont concernés l’Université Officielle de Bukavu (UOB), l’ISC-Bukavu, l’ISTM-Bukavu, l’ISP-Bukavu, l’ISDR-Bukavu et l’ISAM-Bukavu.

Concrètement, les inscriptions et réinscriptions, cours, examens, délibérations et toute délivrance de diplôme pour l’année 2026-2027 sont interdits dans ces établissements.

Une dérogation pour sauver l’année des finalistes

Pour éviter une année blanche aux étudiants en fin de cycle, le ministère a prévu une porte de sortie.

« Les finalistes de l’année académique 2025-2026 sont autorisés à passer leurs évaluations et à clôturer leur cursus dans d’autres établissements publics ou privés légalement reconnus sur le reste du territoire national », a souligné le communiqué.

Pour le ministère de tutelle, l’objectif est de « préserver la continuité de leur parcours et la validité de leurs titres académiques malgré la crise ».

Bien plus, Marie-Thérèse Sombo a appelé le personnel académique, scientifique, administratif et les étudiants au calme et à la discipline. Elle a assuré qu’une veille permanente de la situation sécuritaire est mise en place pour décider du rétablissement des cours dès que les conditions le permettront.

Pour rappel, les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu sont frappées depuis 2021 par l’agression rwandaise sous couvert des rebelles de l’AFC-M23. Cette occupation illégale d’une partie du territoire national provoque des morts en cascade et des blessés.

Sur le terrain, les témoignages font également état de tortures et d’exactions infligées aux populations civiles, contraignant des milliers de familles à fuir et paralysant le fonctionnement de tous les services publics, y compris l’éducation.

Kinshasa : La Justice attaque 62 dossiers de spoliation foncière et immobilière

Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a annoncé, mardi 25 août 2026, des poursuites judiciaires dans 62 dossiers de spoliation foncière et immobilière à Kinshasa.

Au cœur de l’affaire, un réseau de falsification massive de titres et documents administratifs, baptisé « Folloman ». Selon le communiqué du ministère, cette organisation est responsable de la spoliation et de la vente frauduleuse de biens fonciers et immobiliers appartenant à l’État et à des particuliers dans la capitale.

L’enquête révèle un système bien huilé. D’après le même document, la tête du réseau se trouve être une personne identifiée comme Monsieur Kipasa Kitakya. Autour de lui graviteraient plusieurs avocats, huissiers de justice, greffiers, cadres des Affaires Foncières et du Cadastre.

Ce réseau mafieux spolie systématiquement de parcelles de l’État et de citoyens paisibles qui ignorent souvent que leurs maisons ont déjà été vendues ou spoliées à leur insu. Un phénomène qui gangrène la capitale depuis des années et qui est à l’origine d’innombrables conflits parcellaires.

En effet, le ministère de tutelle précise que ce coup de filet fait suite à deux injonctions majeures. Une première, datée du 16 octobre 2025, avait été adressée à l’Auditeur Général des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) pour l’ouverture d’enquêtes sur les auteurs, co-auteurs et complices. Une nouvelle injonction, du 19 août 2026, a été adressée au Procureur Général près la Cour de Cassation afin d’engager des poursuites pour les 62 dossiers recensés.

62 dossiers, un premier lot seulement

Loin d’être une action isolée, ces 62 dossiers ne constituent qu’un premier lot. Guillaume Ngefa insiste que les investigations se poursuivent avec la même détermination et révèlent l’existence d’un réseau encore plus enraciné à travers le pays.

Pour endiguer durablement le fléau, le Gouvernement a mis en place un cadre permanent de concertation entre les ministères de la Justice, de l’Urbanisme et Habitat et celui des Affaires Foncières, avec l’appui de l’Agence Nationale de Protection du Patrimoine Immobilier de l’Etat (AN-PRIS).

À travers cette démarche, l’Exécutif national tient à renforcer la coordination dans la lutte contre la spoliation immobilière et foncière, sécuriser les titres et documents fonciers et cadastraux, et assurer un traitement diligent des cas signalés.

Par ailleurs, le Gouvernement réaffirme sa détermination à « protéger le droit de propriété, à lutter contre toutes formes de spoliation foncière et immobilière, et à garantir la sécurité juridique et judiciaire des droits régulièrement établis afin de préserver le patrimoine commun ».

Kinshasa : Toutes les kermesses sommées de fermer ce 29 août

Le ministre provincial de la Jeunesse, Sports et Loisirs, Culture et Arts, Bob Amisso Yoka, a ordonné l’arrêt total de toutes les activités de kermesse à Kinshasa au plus tard le samedi 29 août 2026.

Dans son communiqué signé ce mardi 25 août 2026, Bob Amisso a précisé qu’aucune dérogation ne sera accordée au-delà de cette date, sous quelque forme que ce soit.

Cette décision est intervenue à quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, fixée au mardi 1er septembre 2026. L’exécutif provincial veut, selon le document, « préserver l’ordre, la sécurité, la tranquillité et la salubrité publiques afin de permettre aux élèves, parents et enseignants de préparer la reprise dans un environnement calme et sain ».

Nettoyage obligatoire et sanctions annoncées

Le ministre Bob Amisso a rappelé aux organisateurs l’obligation de se conformer à la note circulaire du 22 janvier 2025, cosignée avec le ministère provincial de l’Environnement, Propriété Publique, Embellissement de la Ville et Aménagement.

Cette note impose des mesures strictes de salubrité pour tous les sites ayant accueilli des kermesses, fan zones et autres manifestations publiques.

Concrètement, à la clôture de leurs activités, les organisateurs sont tenus de procéder au nettoyage complet des sites, évacuer l’ensemble des déchets et remettre les lieux en état et les libérer effectivement.

« Les services compétents des deux ministères sont chargés de veiller au respect strict de ces dispositions et de prendre, le cas échéant, toutes les mesures administratives qui s’imposent à l’encontre des contrevenants », a prévenu le ministre.

Par ailleurs, Bob Amisso a invité tous les organisateurs à faire preuve de responsabilité dans l’intérêt de la sécurité publique et de la réussite de la rentrée scolaire.

Kinshasa : Daniel Bumba dévoile le Plan Cadastral Publicitaire, 50% des panneaux dans le viseur

Le gouvernement provincial a présenté, lundi 24 août 2026, à travers l’Autorité de Régulation et de Gestion de la Publicité de Kinshasa (ARGPK), un nouveau Plan Cadastral Publicitaire pour la capitale de la République Démocratique du Congo.

Selon le Gouverneur Daniel Bumba, au moins 50% des structures publicitaires jugées non conformes aux normes en vigueur seront retirées. Un moratoire de six mois est accordé aux régies et opérateurs avant le passage aux sanctions.

L’objectif de l’exécutif provincial est d’organiser, réglementer et moderniser l’implantation des supports pour restaurer l’ordre visuel et l’esthétique urbaine d’une ville longtemps défigurée par l’affichage anarchique.

Écoles, cimetières et sauts-de-mouton sanctuarisés

Dans le détail, le nouveau dispositif verrouille les zones sensibles. Le Gouverneur a rappelé l’interdiction formelle de toute publicité aux abords des écoles, des cimetières, des camps militaires et des installations publiques stratégiques.

Dans la foulée, l’autorité provinciale a particulièrement pointé du doigt les affichages anarchiques des églises, des musiciens et des hommes politiques qui colonisent les murs, les poteaux électriques et même les murs des sauts-de-mouton, nouvellement construits. Ces pratiques, à l’en croire, seront désormais rigoureusement réprimées.

Place aux écrans LED

L’administration Bumba veut en finir avec la prolifération des bâches en tissu qui polluent visuellement la ville. Elles devront progressivement laisser place à des supports modernes, notamment des écrans LED et des panneaux numériques aux normes internationales.

Désormais, plus aucun affichage ne pourra être posé sans passer par les services compétents de l’ARGPK, seule habilitée à délivrer les autorisations après vérification de la conformité cadastrale.

Avec ce Plan Cadastral Publicitaire, l’Hôtel de Ville entend assainir durablement un secteur longtemps resté dans le désordre et faire de Kinshasa une ville plus propre, organisée et esthétique, en parfaite harmonie avec la vision de son programme phare « Kinshasa ezo bonga ».

Kinshasa : La diplomatie et la justice accordent leurs violons pour défendre les intérêts de la RDC à l’international

La ministre d’État aux Affaires Étrangères, Thérèse Kayikwamba, a tenu, lundi 24 août 2026 à Kinshasa, une séance de travail stratégique avec son collègue de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa. Au cœur des échanges : la mutualisation des efforts pour défendre efficacement les contentieux de la République Démocratique du Congo à l’étranger et porter les candidatures congolaises au sein des instances internationales.

Cette rencontre vise à mettre fin au travail en silo entre deux portefeuilles pourtant complémentaires de la souveraineté de l’État.

Concrètement, les deux membres du Gouvernement Suminwa ont convenu d’aligner leurs stratégies, de renforcer la concertation permanente entre leurs administrations et d’instaurer des réunions périodiques d’évaluation.

À travers ces résolutions, Kayikwamba et Ngefa tiennent à assurer un suivi rigoureux et une cohérence totale sur les dossiers d’intérêt commun, notamment les procédures judiciaires impliquant l’État congolais hors de ses frontières.

« Nous avons convenu de demeurer en contact permanent à travers nos équipes, mais aussi à travers les différents échanges périodiques que nous allons avoir », a déclaré à l’issue de la réunion la cheffe de la diplomatie congolaise.

Une diplomatie offensive adossée à une justice crédible

Cette coordination s’inscrit dans la double ambition du Gouvernement, notamment de redorer l’image de la justice congolaise et de renforcer la diplomatie offensive de la République Démocratique du Congo.

Côté Affaires Étrangères, Thérèse Kayikwamba et ses collaborateurs multiplient les offensives pour repositionner le pays sur l’échiquier international, que ce soit dans la défense de sa souveraineté face à l’agression rwandaise dans l’Est, ou dans la conquête de postes stratégiques au sein de l’ONU, de l’Union Africaine et de la SADC. Une démarche qui exige une base juridique interne forte.

Côté Justice, le ministre Guillaume Ngefa porte le chantier de la restauration de l’État de droit et de la lutte contre l’impunité. Il s’est engagé sans faille pour une justice nationale forte et crédible qu’il voit comme le meilleur argument pour faire valoir les droits de la RDC devant les juridictions internationales et pour sécuriser les investisseurs.

En unissant leurs forces, les deux ministères entendent désormais parler d’une seule voix pour mieux protéger les intérêts de la République à l’extérieur.

Kongo-Central : John Banza annonce la modernisation de la route Bralima, 5 ponts à Boma et le pont MGT de Matadi

Le ministre des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza Lunda, a annoncé, lundi 24 août 2026, à Boma, dans la province du Kongo-Central, la modernisation de la route Bralima, la réhabilitation de 25 km de voirie urbaine, le dragage de la rivière Kalamu et la construction de cinq ponts.

Cette annonce a été faite à l’occasion de sa caravane d’inspection débutée dimanche 23 août dernier dans la ville de Muanda. L’objectif de cette tournée est de s’assurer de l’avancement effectif des chantiers stratégiques du corridor ouest et de débloquer les projets à l’arrêt.

Au-delà de la route Bralima, le ministre a confirmé que les études techniques pour la réhabilitation complète de la voirie et pour la construction du nouveau stade municipal se poursuivent activement.

De Muanda à Lukula : le corridor Banana-Sakania se dessine

Le même jour à Lukula, John Banza s’est rendu sur la Route Provinciale 104 (RP104), exécutée par l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT) avec l’entreprise SISC SA. L’axe Pont Lukula-Mbata Kosi est hautement stratégique pour relier la RDC à la République du Congo et fluidifier les échanges transfrontaliers.

À Matadi, le ministre a visité le chantier phare du Matadi Gateway Terminal (MGT). Le pont, long de 160 mètres, haut de 26 mètres et large de 12 mètres, est érigé sur une bretelle de 1,7 km qui reliera directement le port en eau profonde à la Route Nationale 14 (RN14). Sa mise en service est annoncée pour fin novembre 2026.

Avant Boma, Matadi et Lukula, le patron des Infrastructures a fait étape à Muanda. Dimanche 23 août, il y a inspecté l’axe Muanda-Kinshasa et les chantiers du méga-corridor Banana-Sakania, long de 3 300 km et destiné à relier l’océan Atlantique au sud-est minier. Sur ce tronçon, la route Muanda-Yema affiche déjà plus de 60% de taux d’exécution sur le terrain.

Un Gouvernement qui mise sur les infrastructures pour désenclaver la RDC

Cette caravane intervient dans un contexte où le Gouvernement Suminwa a fait des infrastructures la priorité de son action. L’Exécutif national veut rompre avec des décennies de délabrement routier qui coûtent près de 3% du PIB chaque année en surcoûts logistiques.

Du corridor Lobito à l’Est, à la Rocade de Kinshasa, en passant par Banana-Sakania à l’Ouest, la même doctrine s’applique pour désenclaver les bassins agricoles et miniers, réduire le coût de transport et connecter la RDC à ses 9 pays voisins.

La province du Kongo-Central, porte maritime du pays avec ses ports de Matadi, Boma et Banana, est au cœur de cette stratégie de connectivité nationale.

Haut-Katanga : 62 jeunes décrochent une formation d’excellence à Paris et Lille grâce au programme Élan RDC

Au total 62 jeunes de la province du Haut-Katanga vont bénéficier du programme Élan– Éveil, Leadership, Ambition et Nation. À l’issue du processus de sélection du Village des Opportunités, 31 d’entre eux suivront un parcours de renforcement des capacités à Paris avec ADC, et 31 autres intégreront un parcours Master à Lille avec l’ESCIM.

L’annonce a été faite à l’issue de l’édition Haut-Katanga du Village des Opportunités, organisée par le ministère de la Jeunesse et Éveil Patriotique du 9 au 11 juillet 2026 à Lubumbashi. Une initiative qui vise à transformer les opportunités identifiées en parcours concrets pour la jeunesse congolaise.

Deux parcours complémentaires, mais une même ambition : former une nouvelle génération de leaders compétents, patriotes et compétitifs à l’international, dans le cadre de la politique nationale de valorisation du capital humain prônée par le Gouvernement congolais.

Le Village des Opportunités, un accélérateur d’avenir pour la jeunesse katangaise

Pendant 72 heures, Lubumbashi s’est transformée en capitale de l’espoir pour les jeunes. Installé au chef-lieu du Haut-Katanga, le Village des Opportunités a offert un espace 100% dédié à la jeunesse locale pour rencontrer, s’informer, se former et surtout décrocher des opportunités concrètes.

Loin d’être une simple foire, l’événement a été structuré autour de quatre piliers majeurs, à savoir l’emploi, l’entrepreneuriat, le financement et l’accès aux programmes gouvernementaux. Les participants ont eu un accès direct aux stands des partenaires institutionnels, entreprises et structures d’appui.

Côté formation, des ateliers pratiques intensifs ont été organisés pour booster les compétences en employabilité, montage de business plan, leadership et culture numérique. Une approche pragmatique saluée par les jeunes présents.

Élan RDC, un programme d’excellence pour la prochaine génération

Le programme ÉLan RDC se positionne comme un vivier d’excellence. Il ne s’agit pas seulement de bourses, mais d’un parcours complet axé sur le leadership, le patriotisme et l’ambition pour la nation.

Les 31 jeunes sélectionnés pour Paris bénéficieront d’une immersion professionnelle et d’un renforcement de capacités avec ADC, un partenaire reconnu pour son expertise en accompagnement de talents. Les 31 autres, orientés vers Lille, suivront un Master au sein de l’ESCIM, une autre grande école de management.

Ce double dispositif permet de répondre à deux profils, notamment les jeunes professionnels en besoin de montée en compétences rapide et les étudiants visant une spécialisation académique de haut niveau pour revenir servir le pays.

Avec cette édition du Haut-Katanga, le ministère de la Jeunesse et Éveil Patriotique confirme sa volonté de décentraliser les opportunités et de donner les mêmes chances à la jeunesse de l’intérieur du pays qu’à celle de Kinshasa.

FC Barcelone-RDC : pourquoi le slogan « RDC, Cœur de l’Afrique » a-t-il disparu de certaines tenues du Barça ?

Une absence suffit parfois à relancer une controverse. Depuis les premières apparitions du FC Barcelone pour la saison 2026-2027, de nombreux observateurs ont remarqué que la mention « RDC, Cœur de l’Afrique » n’apparaît plus sur plusieurs équipements utilisés par les joueurs, notamment certaines tenues d’entraînement, d’échauffement et d’avant-match.

Cette disparition apparente ravive les interrogations autour du partenariat stratégique conclu entre la République démocratique du Congo et le club catalan en 2025. Présenté comme un outil de rayonnement international pour le pays, l’accord promettait une visibilité mondiale de la marque touristique congolaise pendant quatre saisons. Mais un an plus tard, une question s’impose : les engagements de visibilité sont-ils pleinement exécutés ?

Ce que prévoyait réellement l’accord signé avec le Barça

Lors de l’annonce officielle en juillet 2025, le FC Barcelone avait présenté un partenariat bien plus large qu’une simple opération de sponsoring.

L’accord prévoyait notamment que les équipes professionnelles du club portent le slogan « R.D. Congo – Cœur d’Afrique » au dos de leurs maillots d’entraînement jusqu’à la saison 2028-2029.

Il comprenait également plusieurs volets structurants :

  • des programmes de formation pour les jeunes ;

  • l’implication du Barça Innovation Hub dans le développement sportif ;

  • des initiatives éducatives et culturelles ;

  • la création d’une Maison de la RDC dans les futures installations du Spotify Camp Nou.

Un point mérite toutefois d’être rappelé : le partenariat n’a jamais prévu l’inscription du slogan sur le maillot officiel de compétition de l’équipe première. La visibilité concernait principalement les équipements d’entraînement, les tenues d’échauffement et certains supports de communication du club.

Une visibilité qui semble aujourd’hui plus irrégulière

En août 2025, plusieurs apparitions publiques de joueurs portant des tenues estampillées « RDC, Cœur de l’Afrique » avaient confirmé l’entrée en vigueur du partenariat.

L’Agence Congolaise de Presse (ACP) avait notamment documenté les premières images officielles des joueurs arborant cette identité visuelle.

Au cours de la saison suivante, le slogan était également visible sur certains équipements portés par les remplaçants et les membres du groupe lors des phases d’échauffement.

En revanche, depuis le début de l’exercice 2026-2027, plusieurs visuels officiels diffusés par le FC Barcelone montrent des équipements où cette mention n’apparaît plus.

Cette observation ne permet pas, à elle seule, de conclure à une suspension ou à une rupture du contrat. Elle soulève plutôt une question plus précise : sur quels équipements et dans quelles circonstances le slogan doit-il obligatoirement apparaître selon les termes du partenariat ?

Un investissement qui alimente les débats

La polémique intervient dans un contexte où les contrats de sponsoring conclus par la RDC avec plusieurs grands clubs européens continuent de faire l’objet de discussions publiques.

Le partenariat avec le FC Barcelone avait été présenté dans plusieurs médias comme un accord estimé à plus de 40 millions d’euros sur quatre ans.

Plus récemment, en juillet 2026, DeskEco rapportait que la collaboration devait entrer dans sa deuxième saison, avec un versement annuel annoncé à 10 millions de dollars, tout en indiquant que certaines modalités feraient l’objet d’une évaluation chaque année.

Ces chiffres, largement relayés, alimentent désormais une interrogation plus large sur le rendement réel du partenariat.

Au-delà d’un logo, la question des retombées pour la RDC

L’enjeu dépasse désormais la simple présence d’un slogan sur un maillot.

Le partenariat avait été présenté comme un levier destiné à renforcer l’image de la République démocratique du Congo, à promouvoir le tourisme, à développer le sport et à accroître la visibilité internationale du pays grâce à la puissance médiatique du FC Barcelone.

C’est précisément cette promesse qui nourrit aujourd’hui les attentes.

À ce stade, ni le FC Barcelone ni les autorités congolaises n’ont annoncé une modification officielle des engagements de visibilité prévus pour la saison 2026-2027.

Une clarification des deux partenaires permettrait de déterminer si l’absence observée sur certaines tenues relève d’un simple choix opérationnel lié aux différents types d’équipements utilisés par le club ou d’une évolution dans l’exécution du contrat.

En attendant, les prochaines apparitions officielles des équipes du Barça constitueront un indicateur scruté de près. Car derrière un logo qui apparaît ou disparaît se joue désormais une question plus importante : celle de la capacité de la RDC à transformer un investissement sportif majeur en bénéfices concrets pour son image et son influence internationale.

RDC-Chine : Kinshasa lance la construction d’un nouvel immeuble pour moderniser le ministère des Affaires étrangères

Kinshasa, 24 août 2026. Cinquante ans après l’érection du bâtiment administratif qui abrite le ministère des Affaires étrangères, la République démocratique du Congo ouvre un nouveau chapitre de sa diplomatie. Ce lundi, la ministre d’État Thérèse Kayikwamba Wagner et l’ambassadeur de Chine en RDC, Zhao Bin, ont officialisé un accord portant sur la construction d’un nouvel immeuble destiné à étendre les installations du ministère.

Au-delà d’un simple projet immobilier, cette initiative est présentée comme un symbole de la modernisation de l’administration diplomatique congolaise et du renforcement de la coopération entre Kinshasa et Pékin.

Un nouvel élan pour les infrastructures diplomatiques

La signature des lettres à échanger, qui constituent l’accord entre les deux parties, intervient dans un contexte où le bâtiment historique du ministère, construit il y a près d’un demi-siècle, ne répond plus aux besoins d’une administration confrontée à des exigences croissantes en matière de performance et de représentation internationale.

Le futur immeuble viendra compléter les infrastructures existantes afin d’offrir un cadre de travail plus adapté au personnel diplomatique et administratif.

Selon les autorités congolaises, cette extension doit permettre d’améliorer les capacités d’accueil du ministère tout en répondant aux standards architecturaux contemporains.

Thérèse Kayikwamba mise sur une diplomatie plus performante

À l’occasion de la cérémonie, la ministre d’État Thérèse Kayikwamba Wagner a insisté sur le lien entre la qualité des infrastructures publiques et l’efficacité de l’action diplomatique.

« La modernisation de notre outil diplomatique passe également par l’amélioration des conditions de travail de notre administration », a-t-elle déclaré.

Pour la cheffe de la diplomatie congolaise, offrir aux agents un environnement de travail moderne constitue un élément essentiel pour renforcer la capacité du ministère à représenter la RDC sur la scène internationale.

Une coopération RDC-Chine qui se poursuit

L’accord signé avec l’ambassadeur Zhao Bin s’inscrit dans le cadre de la coopération bilatérale entre la République démocratique du Congo et la République populaire de Chine.

Le nouvel édifice devra répondre aux normes architecturales modernes et accompagner la transformation engagée depuis plusieurs années au sein de l’administration publique congolaise.

Au-delà de l’aspect infrastructurel, ce projet traduit l’ambition des autorités de doter le ministère des Affaires étrangères d’un siège plus en phase avec le poids diplomatique que la RDC entend affirmer sur les scènes régionale et internationale. Cinquante ans après la construction du bâtiment historique, cette extension marque ainsi une nouvelle étape dans la volonté de Kinshasa de renforcer son appareil diplomatique et son image auprès de ses partenaires étrangers.

RDC : Plus de 300 personnes exécutées en juin et juillet 2025 par les Forces de Défense Rwandaises (Gouvernement)

La République Démocratique du Congo condamne avec la plus grande fermeté les graves violations des droits humains attribuées aux Forces de Défense Rwandaises (RDF) et à leurs supplétifs de l’AFC/M23 dans les territoires sous occupation. C’est ce qui ressort d’un communiqué du ministère de la Communication et Médias rendu public ce lundi 24 août 2026 à Kinshasa.

Dans son communiqué, le Gouvernement congolais dénonce notamment des exécutions sommaires, des actes de torture, des pillages, des bombardements ciblant des zones civiles, mais aussi des taxes illégales imposées aux secteurs de l’éducation et de la santé, ainsi que des tentatives de déstabilisation institutionnelle. Des faits qu’il qualifie de « violations graves du droit international humanitaire ».

À en croire le même document, pour les seuls mois de juin et juillet 2025, plus de 300 personnes auraient été exécutées sommairement, des centaines d’autres bombardées et des centaines de cas de viols recensés.

Bien plus, le document fait état de plus de 300 cas de torture, y compris sur des élèves, d’enlèvements, de recrutements forcés visant notamment la jeunesse congolaise à Tshianzu et Rumangabo, ainsi que d’incendies d’habitations et de pillages systématiques.

Transplantation de populations et pillage des ressources

Le Gouvernement dénonce en outre ce qu’il qualifie de « politique organisée de transplantation de populations, encouragée par Kigali ».

Le 10 août 2026, plus de 100 familles d’origine rwandaise auraient traversé la frontière par la piste de Kabuhanga, dans le territoire de Nyiragongo, avant d’être installées à Rwibiranga, groupement de Buhumba, notamment dans des entrepôts construits par le Programme Alimentaire Mondial (PAM).

Pour Kinshasa, cette opération menée dans un territoire sous occupation participe d’une entreprise de modification de la composition démographique congolaise.

Éducation et santé asphyxiées par des taxes illégales

Pour l’État congolais, les rebelles de l’AFC/M23 et le RDF imposeraient des mesures arbitraires portant directement atteinte aux droits fondamentaux des populations.

« Depuis la rentrée scolaire 2025-2026, des frais sont exigés dans les écoles primaires et maternelles en violation de la gratuité de l’enseignement primaire, tandis qu’un prélèvement illégal de 7% frappe les recettes trimestrielles des établissements scolaires », souligne le Gouvernement congolais.

Les hôpitaux publics et privés ainsi que les orphelinats sont également soumis à des taxes et impôts illicites, compromettant l’accès aux soins et la protection des personnes vulnérables.

La nomination parallèle des responsables d’établissements d’enseignement supérieur et universitaire participe, en outre, à l’installation d’une administration illégitime dans les territoires occupés.

Kinshasa invoque la Charte de l’ONU et la Résolution 2773

Le Gouvernement rappelle que ces actes violent la Charte des Nations Unies, la souveraineté et l’intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo, ainsi que la résolution 2773 du Conseil de sécurité, qui exige notamment le retrait du M23 des zones qu’il contrôle et la cessation du soutien rwandais.

Kinshasa estime que ces exactions remettent en cause la condition de retrait des forces rwandaises du territoire congolais et contreviennent également aux engagements souscrits dans le cadre de l’Accord de paix de Washington et de l’Accord-cadre de Doha, et portent ainsi atteinte aux efforts de paix en cours.

Par ailleurs, le Gouvernement réaffirme qu’aucun de ces crimes ne restera impuni et que leurs auteurs, coauteurs, commanditaires et complices répondront de leurs actes devant les juridictions compétentes.

« Le Gouvernement réaffirme sa détermination inébranlable à protéger les populations civiles, à restaurer l’autorité de l’État et à assurer le plein exercice de la souveraineté nationale sur l’ensemble du territoire de la République », a-t-il précisé.

Pour ce faire, la RDC promet de poursuivre, par tous les moyens légitimes à sa disposition, les actions nécessaires pour obtenir justice pour les victimes et faire prévaloir une paix juste et durable, fondée sur le respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et sur la lutte contre l’impunité.