CAN 2027 : l’Afrique de l’Est se prépare

Le compte à rebours est lancé. Ce mardi 7 avril 2026, le comité d’organisation local de l’Ouganda, l’un des trois pays hôtes de la Coupe d’Afrique des nations 2027, a dévoilé le calendrier de la compétition. Une première information majeure : le tournoi ne commencera pas en janvier, comme ses devanciers, mais en été. Du 19 juin au 18 juillet 2027, le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie vibreront au rythme du football continental. Une première historique pour l’Afrique de l’Est, qui n’avait plus accueilli la CAN depuis 1976, en Éthiopie.

L’annonce était très attendue. Depuis que la Confédération africaine de football (CAF) a attribué l’organisation de la CAN 2027 à la candidature conjointe du Kenya, de l’Ouganda et de la Tanzanie, les regards se tournaient vers l’Est du continent. Comment ces trois pays, habitués à jouer les seconds rôles sur la scène footballistique africaine, allaient-ils relever le défi ?

Le comité d’organisation local ougandais a voulu rassurer. Dans un communiqué détaillé, il a présenté les grandes lignes de la planification.

« L’organisation conjointe d’un évènement sportif continental de l’envergure de la Coupe d’Afrique des nations exige une planification rigoureuse et multisectorielle. Les hypothèses générales suivantes ont guidé notre processus de planification et de budgétisation : le tournoi se déroulera pendant un mois, du 19 juin au 18 juillet 2027 », précise le document.

Pourquoi l’été ?

Le choix de l’été est une petite révolution. Depuis des décennies, la CAN se déroulait en janvier-février, en plein cœur de la saison des championnats européens. Ce calendrier, source de conflits récurrents entre clubs et sélections, était régulièrement critiqué.

En déplaçant la compétition en juin-juillet, la CAF espère :

  • Réduire les tensions avec les clubs européens : en été, les championnats sont terminés, les joueurs sont disponibles.

  • Améliorer les conditions de jeu : en Afrique de l’Est, la météo est plus clémente en été qu’en janvier (saison des pluies dans certaines régions).

  • Offrir une meilleure visibilité médiatique : l’été est une période creuse dans le calendrier sportif mondial, propice à capter l’attention.

Un pari audacieux, mais qui pourrait s’avérer payant.

Une candidature commune historique

La CAN 2027 marque un tournant dans l’histoire de la compétition. Pour la première fois, trois nations vont coorganiser le tournoi. La candidature commune, portée par la région CECAFA (Conseil des associations de football d’Afrique de l’Est et centrale), a été retenue par la CAF, qui souhaite renforcer le développement du football en Afrique de l’Est.

Les trois pays hôtes n’ont jamais remporté la CAN. Le Kenya a participé à six éditions (sa meilleure performance : un premier tour en 2004). L’Ouganda a participé à sept éditions (finaliste en 1978). La Tanzanie n’a participé qu’à trois éditions (dont la dernière en 2023, premier tour).

Accueillir la compétition est donc pour eux une revanche sur l’histoire, une occasion de montrer leur progression, et un formidable levier de développement.

Le retour de l’Afrique de l’Est

Cette édition symbolise aussi un retour attendu. L’Afrique de l’Est n’avait plus accueilli la CAN depuis 1976, lorsque l’Éthiopie avait organisé la compétition. Près d’un demi-siècle plus tard, le ballon rond revient sur ses terres.

Les infrastructures sportives de la région sont en pleine modernisation. Stades, hôtels, routes, aéroports : d’importants investissements sont en cours pour accueillir les équipes, les officiels, les supporters et les médias.

La CAF mise sur une région en pleine croissance, tant sur le plan économique que footballistique. Le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie ont des populations jeunes, dynamiques, passionnées de football. Le potentiel est immense.

Une édition anniversaire

La CAN 2027 ne sera pas une édition comme les autres. Elle correspondra aux 70 ans de la compétition, créée en 1957. Un symbole fort pour un tournoi qui n’a cessé de grandir.

L’édition 2027 sera également la première à se jouer avec 28 équipes (au lieu de 24). Un format élargi, censé permettre à davantage de nations de participer à la fête, mais qui pose aussi des défis logistiques et sportifs.

La visibilité internationale de la CAN est toujours plus importante. Les droits télévisuels se vendent à prix d’or. Les sponsors se bousculent. Le football africain gagne en influence.

Les défis à relever

Malgré l’enthousiasme, les défis sont immenses. Organiser une compétition continentale à trois, c’est compliqué.

  • Coordination : il faut harmoniser les calendriers, les budgets, les normes de sécurité, les protocoles sanitaires.

  • Infrastructures : les stades doivent être aux normes de la CAF. Les hôtels, les transports, les centres d’entraînement aussi.

  • Sécurité : la région est parfois instable (terrorisme au Kenya, insurrections en RDC voisine, tensions politiques en Ouganda).

  • Financement : le budget est colossal. Les trois pays devront trouver des financements publics et privés.

Le comité d’organisation local ougandais, en dévoilant le calendrier, a montré sa détermination. Mais le chemin est encore long.

Un espoir pour toute une région

Au-delà des difficultés, la CAN 2027 est un espoir pour toute une région. Celle de l’Afrique de l’Est, souvent négligée par les instances footballistiques, qui voit enfin sa passion reconnue.

Les enfants qui rêvent de devenir footballeurs, les supporters qui remplissent les stades, les bénévoles qui se dévouent : tous attendent ce moment avec impatience.

Le 19 juin 2027, dans un stade rénové de Nairobi, Kampala ou Dar es Salaam, le coup d’envoi sera donné. Pour un mois de fête, de passion, de drames et de joies. Pour une célébration du football africain, dans sa diversité, sa richesse, sa ferveur.

La CAN 2027 sera celle de l’Afrique de l’Est. Celle qui marquera un tournant. Celle qui, peut-être, révélera une nouvelle puissance footballistique.

Le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie ont relevé le défi. Il leur reste à le gagner. Et avec eux, toute l’Afrique de l’Est vibrera. En attendant, le compte à rebours est lancé. 14 mois, jour pour jour, avant le coup d’envoi. Les préparatifs s’accélèrent. Les cœurs battent plus fort. L’histoire s’écrit.

Mondial 2026 : Bakambu appelle à moderniser les stades congolais

La joie de la qualification historique des Léopards ne doit pas faire oublier les défis structurels. C’est le message martelé par Cédric Bakambu, l’un des cadres de l’équipe nationale. Dans un message publié sur son compte X (ex-Twitter), l’attaquant du Real Betis appelle ses compatriotes à transformer cette victoire en tremplin pour moderniser les infrastructures sportives du pays. Un cri d’alarme, alors que la RDC ne dispose d’aucun stade aux normes internationales.

Mardi 31 mars 2026 restera gravé dans les mémoires. Ce jour-là, les Léopards ont battu la Jamaïque (1-0) à Guadalajara, décrochant leur billet pour la Coupe du monde après 52 ans d’attente. L’unique but de la rencontre a été inscrit par Axel Tuanzebe.

Dans l’euphorie générale, Cédric Bakambu a tenu à tempérer l’enthousiasme. L’attaquant de 34 ans, qui a connu plusieurs sélections et participé à la renaissance de l’équipe, a adressé un message à ses compatriotes.

« C’est une opportunité pour nous tous de nous rassembler, de nous investir, de moderniser nos infrastructures sportives, d’accompagner notre jeunesse et de faire rayonner le sport en République démocratique du Congo. L’avenir commence aujourd’hui », a-t-il écrit.

Un message qui interpelle

Le message de Cédric Bakambu ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd. La situation des infrastructures sportives en RDC est alarmante. Kinshasa, la capitale, ne dispose d’aucun stade répondant aux standards internationaux en matière de sécurité, de confort et de technologies.

Le stade des Martyrs, d’une capacité de 80 000 places assises, est actuellement abandonné à son triste sort. Il n’est pas homologué par la FIFA, car ne répondant pas aux exigences de l’instance internationale. Le stade Tata Raphaël (45 000 places) connaît le même sort.

À l’intérieur du pays, la situation est encore plus préoccupante. Les stades sont souvent délabrés, mal équipés, voire inexistants. Les clubs congolais, privés d’infrastructures dignes de ce nom, peinent à se développer et à former de jeunes talents.

Un retard considérable sur les voisins

La RDC accuse un retard considérable par rapport à plusieurs pays voisins. Le Rwanda, le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie, le Maroc, l’Égypte, l’Afrique du Sud : tous ont investi des fonds importants pour se doter d’infrastructures modernes et multifonctionnelles.

Ces pays accueillent régulièrement des compétitions internationales, ce qui leur permet de développer leur économie, de créer des emplois et de soigner leur image à l’étranger. La RDC, elle, reste à la traîne.

Le paradoxe est cruel. Le pays regorge de talents, ses joueurs brillent en Europe, son équipe nationale vient de se qualifier pour le Mondial, mais ses stades tombent en ruine.

Bakambu : « Je n’oublie pas la douleur de l’Est »

Avant d’appeler à la modernisation des infrastructures, Cédric Bakambu a tenu à adresser une pensée aux populations de l’Est du pays, ravagé par la guerre.

« Cependant, je n’oublie pas la douleur et les souffrances que vit l’Est de notre pays, ravagé par les guerres et les conflits depuis trop d’années. Chaque effort que nous fournissons sur le terrain, chaque moment de sacrifice, est aussi pour eux. Nous portons leurs espoirs avec nous, et chaque pas vers la Coupe du monde est un pas vers l’espoir pour tout le peuple congolais », a-t-il écrit.

Un message empreint de gravité, qui rappelle que la joie du sport ne doit pas faire oublier les réalités du pays. Les Léopards jouent aussi pour les déplacés, pour les victimes, pour ceux qui n’ont plus d’espoir.

La nation face à ses responsabilités

La qualification pour le Mondial place la RDC face à ses responsabilités. L’État ne peut plus ignorer l’état de délabrement de ses infrastructures sportives. Des solutions existent, mais elles nécessitent de la volonté politique et des investissements.

À défaut de moyens financiers suffisants, l’État peut créer des partenariats public-privé. Il s’agit de collaborer avec des entreprises privées pour financer et gérer ces installations pendant une durée donnée. C’est l’une des stratégies modernes utilisées par de nombreuses nations.

La construction de stades modernes peut également être intégrée dans des programmes de développement plus larges, financés par des bailleurs de fonds internationaux. La Banque mondiale, l’Union européenne, la Banque africaine de développement : autant de partenaires potentiels.

Les infrastructures sportives, levier de développement

Les infrastructures sportives modernes ne sont plus de simples lieux d’amusement. Elles sont devenues des leviers de développement économique et social.

  • Développement économique : elles attirent des événements internationaux, génèrent des revenus touristiques, créent des emplois.

  • Santé publique : elles encouragent la pratique sportive, contribuent à la prévention des maladies.

  • Éducation et formation : les centres de formation sportive aident à développer les compétences des jeunes, à les éloigner de la délinquance.

  • Image du pays : des stades modernes et bien entretenus soignent l’image de la RDC à l’international.

  • Aménagement du territoire : la construction d’infrastructures sportives entraîne la construction de routes, d’hôtels, de commerces.

Autant d’arguments que Cédric Bakambu a voulu mettre en avant dans son message.

Un appel à l’unité et à l’action

Au-delà de la modernisation des infrastructures, Cédric Bakambu appelle à l’unité et à l’action. La qualification pour le Mondial est une chance unique de fédérer le pays autour d’un projet commun.

« C’est une opportunité pour nous tous de nous rassembler, de nous investir », écrit-il. Un appel lancé aux autorités, aux sponsors, aux supporters, aux médias, à tous les acteurs de la société congolaise.

Le chemin sera long. Les stades ne se construiront pas en un jour. Mais la dynamique est là. La qualification des Léopards a créé un élan de fierté nationale qu’il serait dommage de laisser retomber.

Le défi de l’après-Mondial

La Coupe du monde, c’est pour bientôt. Les Léopards affronteront le Portugal, la Colombie et l’Ouzbékistan dans le groupe K. Mais au-delà de la compétition, c’est l’avenir du football congolais qui se joue.

Si la RDC ne modernise pas ses infrastructures, cette qualification restera une simple anecdote, un feu de paille. Si, au contraire, le pays saisit cette opportunité pour investir, pour construire, pour former, alors cette génération de joueurs aura changé l’histoire.

Cédric Bakambu, lui, a déjà pris sa part. Il appelle désormais ses compatriotes à faire de même. La balle est dans le camp des autorités, des partenaires privés, de la société civile.

Les Léopards ont rugi assez fort pour être entendus jusqu’au bout du monde. Il ne reste plus qu’à transformer ce rugissement en action. L’avenir du sport congolais en dépend. L’avenir de la jeunesse congolaise aussi.

Serge Konde savoure sa revanche : « J’avais un projet avec Desabre, on visait le Mondial 2026 »

Depuis les travées du stade de Guadalajara où il a vibré au rythme de la qualification historique des Léopards, Serge Konde n’a pas retenu ses larmes. L’ancien ministre des Sports, artisan discret mais déterminé de l’arrivée de Sébastien Desabre à la tête de la sélection nationale, savoure sa revanche. Alors que le scepticisme régnait après l’ère Hector Cúper, lui avait pris le risque de miser sur un technicien français alors peu connu du grand public. Ce mercredi 1er avril 2026, la victoire des Léopards face à la Jamaïque (1-0) a validé son pari. Et son projet.

Il y a quelques années, alors que le football congolais traversait une période de doute, Serge Konde a pris une décision qui allait changer le cours de l’histoire. Nommé ministre des Sports, il avait en tête un plan précis, un nom précis : Sébastien Desabre.

Un choix qui n’avait pas fait l’unanimité. Beaucoup préféraient un technicien plus ronflant, plus médiatique, plus « confirmé ». Mais Konde, avec le soutien du président Félix Tshisekedi, a tenu bon. Il avait fréquenté Desabre, observé son travail, analysé sa méthode. Il avait perçu chez lui un potentiel que d’autres ne voyaient pas.

« Notre grand objectif commun : la Coupe du monde 2026 »

Interrogé au Mexique dans l’effervescence de la qualification, Serge Konde n’a pas caché sa fierté. Il a rappelé que l’ambition affichée dès le départ était claire.

« J’avais un projet réel avec Sébastien Desabre, que je fréquentais depuis longtemps. Notre grand objectif commun était de participer à la Coupe du monde 2026 », a-t-il déclaré, mercredi 1er avril, quelques heures après le sacre.

Un objectif qui, à l’époque, pouvait sembler ambitieux, voire démesuré. La RDC sortait d’une série de qualifications ratées, le football national manquait de repères. Pourtant, Konde et Desabre y ont cru. Et ils ont construit, pas à pas, patiemment, la machine qui a finalement dompté le Cameroun, le Nigeria, puis la Jamaïque.

Une CAN comme rampe de lancement

Avant le Mondial, il y a eu la CAN. Une compétition qui a servi de laboratoire et de rampe de lancement. Les Léopards y ont montré de belles choses, confirmé leur progression, installé une dynamique positive.

Pour Serge Konde, cette Coupe d’Afrique a été la preuve que le « projet Desabre » était sur la bonne voie. Le jeu proposé, la cohésion du groupe, la gestion des moments difficiles : tout cela portait déjà la patte du sélectionneur français.

La qualification pour la Coupe du monde vient désormais couronner ce travail de fond. Elle valide non seulement le choix de Desabre, mais aussi la stratégie de reconstruction du football congolais initiée sous le mandat de Konde.

Un succès collectif, une fierté personnelle

Dans sa déclaration, l’ancien ministre a tenu à souligner le caractère collectif de ce succès. « Ce succès appartient à toute la nation », a-t-il rappelé. Une manière élégante de ne pas s’approprier seul la victoire.

Mais il est clair que, personnellement, cette qualification est une revanche. Sur ceux qui doutaient de son projet, sur ceux qui critiquaient le choix de Desabre, sur ceux qui pensaient que le football congolais ne pouvait plus rivaliser avec les meilleurs.

Serge Konde a été un précurseur. Il a vu en Desabre ce que d’autres ne voyaient pas. Il a pris des risques, assumé ses choix, porté son projet avec conviction. Aujourd’hui, les résultats parlent pour lui.

Un appel à la continuité

Dans son intervention, l’ancien ministre a également tenu à saluer le travail de son successeur, Didier Budimbu. « Il a respecté la notion de continuité de l’État », a-t-il souligné.

Un message important. Dans un pays où les changements de gouvernement s’accompagnent souvent de ruptures brutales, la stabilité à la tête du ministère des Sports a permis de ne pas interrompre le travail entamé. Konde appelle donc à poursuivre sur cette lancée.

« L’objectif est maintenant de préparer sereinement la phase finale du tournoi pour honorer le drapeau congolais sur la scène mondiale », a-t-il martelé.

L’avenir : le Mondial et après

La qualification est acquise, mais le travail ne fait que commencer. La Coupe du monde, avec son lot de pression médiatique, d’exigences physiques et tactiques, sera un autre défi.

Sébastien Desabre, en qui Serge Konde a eu raison de croire, sera aux commandes. L’ancien ministre, lui, regardera depuis les tribunes ou depuis Kinshasa. Mais il continuera à suivre avec passion l’aventure des Léopards.

Sa revanche est désormais consommée. Il a eu raison. Contre les sceptiques, contre les mauvaises langues, contre le destin. Le football congolais lui doit une fière chandelle. Et lui, désormais, peut savourer.

En toute humilité, mais avec une légitime fierté. Car si les Léopards sont au Mondial, c’est aussi un peu grâce à lui. Et ça, plus personne ne pourra le lui enlever.

RDC – Jamaïque :Les Léopards rugissent enfin vers le Mondial

C’est fait. Après plus d’un demi-siècle d’attente, la République démocratique du Congo retrouve la Coupe du monde. Ce mardi 31 mars 2026, à Guadalajara, au Mexique, les Léopards ont arraché leur qualification face à la Jamaïque au terme d’un match d’une intensité folle (1-0 après prolongation). Axel Tuanzebe, héros de la soirée, a libéré tout un peuple à la 100e minute. Une victoire historique qui envoie la RDC dans le groupe K, aux côtés du Portugal, de la Colombie et de l’Ouzbékistan. L’émotion est immense. Pour le ministre des Sports, Didier Budimbu, le mérite de cette qualification revient au président Félix Tshisekedi : « C’est lui qui l’a fait. Aucun des présidents passés n’a pu le faire, seul lui y est parvenu. »

La scène se passe au stade Jalisco de Guadalajara. Sous une chaleur écrasante, les 23 Léopards entament la finale des barrages intercontinentaux face aux Reggae Boys. Un seul match. 90 minutes. La Coupe du monde au bout. Pour la RDC, c’est une revanche sur l’histoire. Après les échecs de 2018 et 2022, après tant de désillusions, cette génération a une occasion unique de marquer les esprits.

Mais rien ne sera simple. Les Jamaïcains, disciplinés et solides défensivement, ont décidé de jouer leur chance à fond. Les premières minutes sont tendues. La RDC domine, mais bute sur un mur orange.

Un but refusé, un deuxième, et la tension monte

Le scénario cauchemardesque guette les Congolais. À la 30e minute, une première réalisation est annulée pour hors-jeu. Les Léopards ne se découragent pas. Ils poussent, multiplient les occasions. En seconde période, nouvelle désillusion : un deuxième but est refusé. Le sort s’acharne. Le temps réglementaire s’écoule sans qu’aucune des deux équipes n’ait trouvé la faille.

Sur le banc congolais, Sébastien Desabre vit ses pires minutes. Son équipe est maîtresse du jeu, mais la maladresse et la réussite adverse l’empêchent de concrétiser. Il faut aller chercher cette qualification dans la douleur. En prolongation.

À la 100e minute, le cri de libération

La 100e minute. C’est un corner que tire Brian Cipenga. Le ballon flotte dans la surface. Et soudain, c’est l’explosion. Axel Tuanzebe surgit, place sa tête, et envoie le ballon au fond des filets. 1-0. Guadalajara tremble. Les milliers de supporters congolais présents dans les tribunes exultent.

Les dix dernières minutes seront un calvaire. Les Jamaïcains jettent leurs dernières forces dans la bataille. Mais la défense congolaise tient. Au coup de sifflet final, c’est l’effondrement de joie. Les joueurs se jettent dans les bras les uns des autres. Sur la pelouse, des hommes pleurent. De joie. De soulagement. D’orgueil.

52 ans d’attente, un peuple en liesse

À Kinshasa, c’est l’explosion. Des milliers de supporters sont descendus dans les rues, drapeaux en main, pour célébrer cette qualification historique. La dernière participation de la RDC au Mondial remonte à 1974, sous l’appellation Zaïre. C’était il y a 52 ans. Une éternité.

Cette génération, celle des Yoane Wissa, des Fiston Mayele, des Axel Tuanzebe, a réussi là où tant d’autres ont échoué. Après avoir sorti le Cameroun puis le Nigeria lors des barrages africains, après avoir dominé les Bermudes en amical, ils ont achevé le travail face à la Jamaïque. Avec courage. Avec abnégation. Avec la grinta que les Congolais aiment.

Le ministre Budimbu salue « l’œuvre de Tshisekedi »

Dans la liesse générale, Didier Budimbu, ministre des Sports et Loisirs, a tenu à attribuer le mérite de cette qualification au président de la République. « C’est Félix Tshisekedi qui l’a fait. On ramène quelque chose d’historique : cela fait 52 ans. Aucun des présidents passés n’a pu le faire, seul lui y est parvenu. Tout droit vers le 3 », a déclaré le ministre, dans une déclaration qui ne manquera pas de faire réagir.

Une manière pour l’exécutif de capitaliser politiquement sur cette réussite sportive, à quelques mois d’échéances électorales importantes. Mais au-delà des calculs politiques, c’est toute une nation qui savoure sa revanche sur l’histoire.

Un groupe K relevé pour le Mondial 2026

Les Léopards connaissent désormais leurs adversaires pour la phase finale. Ils évolueront dans le groupe K, en compagnie du Portugal, de la Colombie et de l’Ouzbékistan. Un tirage difficile, mais les Congolais savent qu’ils ont déjà réalisé l’exploit de se qualifier. Désormais, ils veulent exister sur la scène mondiale.

Le Portugal de Cristiano Ronaldo, la Colombie des Diables Rouges, l’Ouzbékistan, outsider méconnu : autant d’adversaires qui ne font pas peur à cette génération qui a appris à dompter ses peurs.

La RDC, 10e nation africaine au Mondial

Cette qualification porte à 10 le nombre de nations africaines présentes à la Coupe du monde 2026. Un record. C’est aussi une fierté pour tout un continent. Les Léopards, en défendant leurs couleurs, ont aussi défendu celles de l’Afrique. Et ils l’ont fait avec panache.

Dans les jours à venir, les célébrations se poursuivront. À Kinshasa, à Goma, à Lubumbashi, dans chaque ville du pays, les Congolais vont savourer. Ils ont attendu 52 ans. Ils ne sont pas pressés que cette nuit prenne fin.

Car désormais, les Léopards ont un nouveau rendez-vous avec l’histoire. Celui d’une Coupe du monde à écrire, à leur manière. Après 52 ans d’attente, la RDC est de retour. Et elle compte bien ne plus repartir.

La Jamaïque rejoint la RDC en finale des barrages : un défi défensif attend les Léopards

L’affiche est désormais connue. Ce vendredi, les Reggae Boys de la Jamaïque ont validé leur ticket pour la finale des barrages intercontinentaux en s’imposant péniblement (1-0) face aux Cagous de la Nouvelle-Calédonie. Ils affronteront les Léopards de la République démocratique du Congo, mardi 31 mars à Guadalajara. Une rencontre où tout se jouera en 90 minutes. La RDC, favorite sur le papier, devra se méfier d’une équipe jamaïcaine qui a montré de solides qualités défensives.

Le scénario était attendu, mais la manière a réservé son lot de surprises. Face à la Nouvelle-Calédonie, nation mineure du football océanien, les Jamaïcains s’attendaient à un match plus aisé. Ils ont finalement dû batailler jusqu’au bout pour s’imposer sur le plus petit des scores.

Les Cagous, privés de nombreux cadres pour cette compétition, ont livré une prestation honorable. Solides défensivement, ils ont tenu tête à leurs adversaires pendant de longues minutes, ne cédant que sur un détail. Mais leur manque d’incisivité devant le but les a condamnés. Incapables de faire la différence dans le dernier geste, ils quittent le Mexique la tête haute, avec le sentiment d’avoir laissé passer une occasion.

Une défense jamaïcaine bien organisée

Le principal enseignement de cette demi-finale tient dans la solidité défensive des Reggae Boys. Face à des Néo-Calédoniens pourtant courageux, la charnière jamaïcaine a rarement été prise à défaut. Bien organisés, disciplinés tactiquement, les hommes de Steve McClaren ont montré qu’ils ne seraient pas des faire-valoir.

C’est sur ce point que les Léopards devront se méfier. La RDC, qui a hérité d’un parcours impressionnant pour arriver jusqu’ici – avec des éliminations du Cameroun et du Nigeria – partira avec le statut de favori. Mais les Jamaïcains, conscients de leur infériorité technique probable, miseront sur ce bloc défensif compact pour exister.

Les Léopards ont-ils des raisons de s’inquiéter ?

À première vue, non. La sélection de Sébastien Desabre a montré lors des barrages africains qu’elle savait répondre présent dans les moments décisifs. Le jeu produit par les Jamaïcains, laborieux face à une Nouvelle-Calédonie pourtant limitée, n’a pas de quoi effrayer des Congolais habitués à affronter des cadors du continent.

Mais la prudence reste de mise. Un match sec, à élimination directe, se joue souvent sur des détails. Une erreur défensive, un coup de pied arrêté, une inspiration individuelle : autant d’éléments qui peuvent faire basculer une rencontre. Les Léopards en savent quelque chose, eux qui ont éliminé le Nigeria aux tirs au but après un match d’une intensité rare.

Les Jamaïcains, eux, n’auront rien à perdre. Qualifiés pour cette finale alors que personne ne les attendait, ils joueront leur carte à fond, portés par l’espoir d’offrir à leur pays une deuxième participation à une Coupe du monde, après celle de 1998.

Des caractéristiques proches

Un constat s’impose à la lecture de cette demi-finale : les deux sélections présentent des caractéristiques assez proches, surtout sur le plan défensif. La Jamaïque a bâti sa qualification sur un bloc solide et une organisation sans faille. La RDC, elle aussi, a souvent fait de sa solidité un atout dans les moments chauds.

Le match de mardi pourrait donc se révéler fermé, tactique, avec peu d’espaces. Dans ce type de confrontation, les détails font la différence. Un coup franc bien placé, une percée de Yoane Wissa, une sortie hasardeuse du gardien jamaïcain : autant de scénarios qui peuvent offrir le sésame.

Le staff technique congolais, présent à Guadalajara depuis plusieurs jours, a eu tout loisir d’étudier son adversaire. Les renseignements collectés lors de cette demi-finale seront précieux pour trouver les failles et préparer le plan de jeu adéquat.

Un match pour l’histoire

Mardi 31 mars, les Léopards joueront leur avenir. Une victoire, et la RCDC retrouvera la Coupe du monde 52 ans après sa seule participation, en 1974. Une défaite, et ce sera une nouvelle génération qui passera à côté de l’histoire.

Les hommes de Sébastien Desabre l’ont dit et répété : ils sont conscients de ce qui les attend. La victoire face aux Bermudes en amical (2-0) a permis de peaufiner les réglages et de monter en régime. Maintenant, place à la vérité du terrain.

La Jamaïque, elle, jouera sa chance sans complexe. Qualifiée pour cette finale après un parcours sans éclat, elle n’a rien à perdre. C’est souvent dans cette configuration que les surprises arrivent.

Les Léopards sont prévenus. Le piège défensif jamaïcain les attend. À eux de le déjouer.

La RDC domine les Bermudes et monte en puissance avant le barrage décisif

Le compte à rebours est lancé. À une semaine du match le plus important de leur histoire récente, les Léopards de la République démocratique du Congo ont livré une copie convaincante. Ce mercredi 25 mars au stade Jalisco de Guadalajara, face aux Bermudes, la sélection de Sébastien Desabre s’est imposée 2-0. Un succès maîtrisé qui permet de peaufiner les réglages avant l’échéance du 31 mars, où un seul match sépare la RDC d’un retour en Coupe du monde, 52 ans après sa dernière participation.

Le score est net. Les Léopards ont fait respecter la logique face à une équipe des Bermudes courageuse mais limitée. Fiston Mayele a ouvert le score juste avant la pause (45e), d’une frappe qui a libéré le banc congolais. Puis Yoane Wissa, l’homme fort de cette sélection, a transformé un penalty en début de seconde période (51e) pour sceller le sort de la rencontre.

Les 90 minutes ont offert aux observateurs une image plutôt rassurante. La RDC a contrôlé le jeu, géré son avance sans trembler, et testé plusieurs combinaisons. L’essentiel était ailleurs : sortir de ce match sans blessure, en confiance, avec des automatismes huilés.

Un test utile avant le grand soir

Cette rencontre amicale n’avait rien d’anodin. Placée dans la fenêtre FIFA, elle était pensée comme une mise en jambes avant le barrage intercontinental. Les Léopards, exemptés du premier tour de cette compétition, attendent désormais de connaître leur adversaire.

Le verdict tombera vendredi 27 mars, lorsque la Jamaïque affrontera la Nouvelle-Calédonie. Le vainqueur de ce duel sera l’obstacle à franchir pour la RDC, le 31 mars, toujours à Guadalajara. Un match sec, sans retour. Une seule victoire pour décrocher le précieux sésame.

Sébastien Desabre, fidèle à sa méthode, a utilisé ce match pour affiner ses choix. Certains cadres ont été préservés, d’autres ont eu du temps de jeu. L’objectif était double : monter en régime physiquement et corriger les quelques failles aperçues lors des derniers rassemblements.

Une confiance qui monte

Ce succès face aux Bermudes vient conforter un parcours déjà exceptionnel. Pour arriver jusqu’à ce barrage intercontinental, les Léopards ont d’abord dompté des adversaires redoutables. Le Cameroun, éliminé en demi-finale des barrages africains. Puis le Nigeria, battu aux tirs au but après un match héroïque où le mental a fait la différence.

Cette génération a prouvé qu’elle savait répondre présent dans les moments décisifs. À Guadalajara, elle sait ce qui l’attend. Le poids de l’histoire, d’abord : la RDC n’a participé qu’à une seule Coupe du monde, en 1974, sous l’appellation Zaïre. C’était il y a 52 ans. Aucun joueur de l’effectif actuel n’était né.

L’attente des Congolais est immense. Des milliers de kilomètres séparent Guadalajara de Kinshasa, mais les cœurs battent à l’unisson. Chaque mouvement des Léopards est scruté, chaque déclaration analysée.

Desabre : « Il reste du travail »

Le sélectionneur français, qui a pris les rênes de la sélection en 2022, ne se laisse pourtant pas gagner par l’euphorie. Il le répète depuis son arrivée au Mexique : le travail n’est pas fini. La victoire face aux Bermudes est une étape, pas une fin en soi.

« Nous avons fait ce qu’il fallait ce soir, a-t-il déclaré après le match. Mais le vrai rendez-vous, c’est le 31 mars. Nous devons rester concentrés, gérer la pression et être prêts physiquement et mentalement. »

Les joueurs, eux, affichent un mélange de sérénité et de détermination. Mayele, auteur du premier but, a souligné « l’importance de ce match pour trouver du rythme ». Wissa, le capitaine, a rappelé l’objectif collectif : « Nous sommes ici pour nous qualifier. Rien d’autre ne compte. »

L’attente avant le dernier combat

D’ici au 31 mars, les Léopards auront quelques jours pour récupérer, analyser le jeu de leur futur adversaire et préparer la dernière bataille. L’adversaire sera connu vendredi. Qu’il s’agisse de la Jamaïque ou de la Nouvelle-Calédonie, la RDC partira favorite. Mais dans un match à élimination directe, les favoris tombent parfois.

Les Bermudes étaient un adversaire à leur mesure pour cette répétition générale. Le vrai test, celui qui fera entrer la RDC dans l’histoire ou la renverra à ses regrets, est programmé pour mardi prochain. D’ici là, Guadalajara attend. Les Léopards aussi. Et avec eux, tout un peuple qui n’a jamais cessé d’y croire.

Basketball fauteuil : les Léopards dames reçues par Tshisekedi après un sacre arraché dans la douleur

Elles sont arrivées au Chapiteau de la Cité de l’Union africaine avec le sourire et le trophée continental sous le bras. Ce lundi 23 mars 2026, les Léopards dames U-25 de basketball sur fauteuil roulant ont été reçues en audience par le président Félix Tshisekedi. Une reconnaissance méritée pour ces athlètes. Quelques jours plus tôt, elles ont offert à la RDC un titre de championnes d’Afrique. Elles ont aussi décroché un billet historique pour la Coupe du monde 2027 au Brésil.

L’image est belle. Devant le chef de l’État, les joueuses alignent leurs fauteuils. Le trophée de la troisième édition de la Coupe d’Afrique des Nations trône fièrement au premier rang. Félix Tshisekedi, visiblement ému, salue une performance qui dépasse le cadre du sport.

« Grand merci pour ce que vous faites. Cela démontre qu’on n’a pas besoin forcément d’avoir toutes les capacités physiques pour briller. Vous en êtes la parfaite illustration. Grâce à vous, on va encore parler de la RDC sous une belle image », a déclaré le président. Ensuite, il a reçu le trophée continental des mains des championnes.

Un exploit né de l’adversité

Ce sacre est encore plus exceptionnel au regard du contexte. En effet, le parcours a été semé d’embûches. À quelques jours de la compétition, les joueuses ont tiré la sonnette d’alarme. Les frais de participation, estimés à 73 000 dollars américains, restaient impayés. Par conséquent, la participation de la RDC à cette CAN organisée à domicile était sérieusement menacée.

Justine Salima, l’une des joueuses, a alors exprimé avec émotion le désarroi du groupe : « Nous avons gagné tous nos matchs, mais nous avons un grand problème. Aucun frais de participation n’a été payé. Nous sommes délaissées, abandonnées. »

Malgré l’indifférence générale, ces athlètes n’ont pas baissé les bras. Au contraire, elles ont choisi de se battre. Sur le terrain, mais aussi en dehors.

La résilience en héritage

Contre toute attente, les Léopards dames ont disputé la compétition. Mieux encore, elles l’ont dominée. Jusqu’à cette finale face au Kenya, qu’elles ont remportée devant un public congolais. Ce dernier a découvert, peut-être pour la première fois, l’intensité de ce sport.

Ainsi, la qualification pour la Coupe du monde 2027 au Brésil devient une première historique pour le basketball sur fauteuil roulant congolais. Cette consécration place désormais la RDC sur la carte mondiale du handisport.

Pour ces joueuses, souvent invisibles et oubliées des circuits de financement, ce succès a une saveur particulière. C’est une revanche. Celle de la persévérance face à l’indifférence. Celle du talent face à l’abandon.

Un symbole pour toute une nation

Au-delà du sport, ces athlètes envoient un message puissant. Dans un pays où les personnes handicapées restent trop souvent marginalisées, les Léopards dames prouvent que le dépassement de soi n’a pas de limites.

D’ailleurs, Félix Tshisekedi l’a souligné : elles incarnent l’excellence et la résilience. Des valeurs dont la RDC a besoin, bien au-delà des terrains.

Désormais, un nouveau défi se profile. Il faut préparer l’échéance de 2027. Le Mondial brésilien arrive dans deux ans. Avec un soutien à la hauteur de leur exploit, ces Léopards pourraient écrire un nouveau chapitre de l’histoire sportive congolaise.

Elles l’ont déjà prouvé : même quand tout semble contre elles, elles savent rugir.

RDC – Mondial 2026 : 52 ans d’attente, 90 minutes pour l’histoire à Guadalajara

C’est un rendez-vous gravé dans le marbre. Le mardi 31 mars 2026, à Guadalajara, les Léopards de la République démocratique du Congo joueront le match le plus important de leur existence. Face au vainqueur de la confrontation entre la Jamaïque et la Nouvelle-Calédonie, la sélection de Sébastien Desabre disputera la finale des barrages intercontinentaux. Une victoire, et la RDC retrouvera la Coupe du monde 52 ans après son unique participation, en 1974.

Le compte à rebours a commencé. Depuis la nuit de dimanche, les premiers joueurs congolais ont foulé le sol mexicain, marqué par un décalage horaire important avec Kinshasa. Dans la tanière de Guadalajara, l’effectif se compose progressivement.

Brian Bayeye, appelé pour remplacer Jérémy Ngakia, a déjà rejoint le groupe. Axel Tuanzebe et Edo Kayembe sont également arrivés. Le dernier des 26 convoqués devrait être Brian Cipenga, qui joue ce lundi 23 mars avec son club de Castellon, en deuxième division espagnole. Le staff technique n’a pour l’instant procédé qu’à un seul changement dans la liste initiale, malgré les rumeurs persistantes sur d’éventuelles blessures.

Le staff médical fera le point complet dès que tous les joueurs seront réunis.

Une préparation express avant le grand soir

Pour affiner les réglages, les Léopards disputeront un match de fixation ce mercredi 25 mars. L’adversaire : la sélection nationale des Bermudes. Une opposition choisie pour jauger le niveau de l’effectif, tester les automatismes et gérer la montée en puissance avant l’échéance décisive.

L’enjeu dépasse le simple cadre sportif. Le peuple congolais attend ce retour sur la scène mondiale depuis plus d’un demi-siècle. Une génération entière n’a jamais connu son pays au Mondial. Les joueurs le savent. Ils mesurent le poids de l’histoire.

Le parcours d’exploits qui a mené au Mexique

Pour arriver jusqu’à ce barrage intercontinental, les Léopards ont d’abord dû dompter des adversaires redoutables. Ils ont terminé deuxièmes de leur groupe derrière le Sénégal, puis ont entamé un parcours éliminatoire en novembre 2025 qui restera dans les mémoires.

En demi-finale des barrages africains, la RDC a sorti le Cameroun sur le score de 1-0. Puis, en finale, face au Nigeria, les hommes de Sébastien Desabre ont livré une bataille héroïque. Après un match nul 1-1 à l’issue des prolongations, ils ont arraché leur qualification aux tirs au but (4-3). Une victoire au mental qui a envoyé les Fauves Congolais représenter le continent africain au Mexique.

Classée 48e mondiale et 9e africaine – son meilleur classement historique – la RDC a été directement versée en finale de sa voie dans ce tournoi intercontinental.

Jamaïque ou Nouvelle-Calédonie : deux adversaires à la portée ?

Le 26 mars, trois jours avant la finale des Léopards, la Jamaïque et la Nouvelle-Calédonie s’affronteront pour déterminer l’adversaire de la RDC.

La Jamaïque, connue sous le nom des Reggae Boyz, n’a participé qu’à une seule Coupe du monde, en France 1998. Depuis, elle navigue entre la MLS et les championnats nord-américains sans retrouver ce niveau. La Nouvelle-Calédonie, elle, n’a jamais approché un Mondial.

Sur le papier, aucun de ces deux adversaires n’a la densité collective du Cameroun ou du Nigeria que les Léopards ont éliminés. Les cotes des bookmakers reflètent cette réalité : la RDC part largement favorite.

Mais le football à élimination directe ne demande pas l’avis des statistiques. Un match, une finale, et tout peut basculer.

Ce que Desabre a bâti en trois ans

Nommé sélectionneur en 2022 après l’échec de la qualification pour le Qatar, Sébastien Desabre a patiemment construit une équipe compétitive. Son bilan est éloquent : une vingtaine de victoires en 38 matchs, une progression constante au classement FIFA, et cette capacité à sortir les cadres du football africain quand l’enjeu est maximal.

La RDC a également disputé la CAN 2025 au Maroc, s’inclinant en huitièmes de finale contre l’Algérie (0-1) le 6 janvier dernier. Un résultat en demi-teinte, mais qui a peut-être eu un mérite inattendu : préserver la fraîcheur physique des joueurs pour cette échéance planétaire.

52 ans d’attente

Il ne faut pas alourdir ce rendez-vous de trop de mots. Depuis Zaïre 1974 – trois matchs, zéro but marqué, quatorze encaissés face à l’Écosse, la Yougoslavie et le Brésil – la RDC produit du talent, exporte ses joueurs vers l’Europe, et regarde les Coupes du monde à la télévision.

Shabani Nonda n’a pas eu cette chance. Lomana LuaLua non plus. Pas plus que tant d’autres qui ont porté haut les couleurs congolaises sans jamais toucher ce Graal.

Le 31 mars à Guadalajara, cette génération-là l’a. Un match. Pas deux. Pas une phase de groupes. Pas de repêchage. Un match. 90 minutes, prolongations éventuelles, tirs au but. Un match pour effacer 52 ans d’attente et écrire le premier chapitre d’une nouvelle histoire.

Le peuple congolais retient son souffle. Les Léopards sont prêts à rugir.

« On ne craint personne » : Sébastien Desabre lance le défi des barrages avant RDC-Mexique

Ils sont à 90 minutes (ou 120, ou une séance de tirs au but) de l’histoire. À quelques jours du barrage retour des qualifications pour la Coupe du monde 2026, le sélectionneur des Léopards de la RD Congo, Sébastien Desabre, a brisé la glace. Dans un entretien accordé à FIFA.com, le technicien français affiche une sérénité tranchante et une ambition dévorante. Le 31 mars à Guadalajara, au Mexique, son équipe jouera bien plus qu’un match : une renaissance.

Il faut remonter loin. Très loin. La dernière (et unique) fois que la RD Congo a foulé les pelouses d’une Coupe du monde, c’était en 1974 en Allemagne de l’Ouest. Le pays s’appelait encore le Zaïre, Mobutu régnait, et Sébastien Desabre n’était pas né. Cinquante-deux ans plus tard, le destin a confié au Français de 49 ans la mission de ramener les Léopards dans la lumière planétaire.

« Treize matches pour en arriver là »

Dans le micro de FIFA TV, la voix est posée, le discours rodé. Desabre ne se laisse pas griser par l’événement. Il rappelle le chemin parcouru depuis sa prise de fonction, il y a trois ans et demi. « On est très motivés. On est dans la continuité de notre objectif de base. Ce match de barrage sera notre treizième match depuis le début des qualifications. On peut dire que ça a été assez long. On a passé toutes les étapes. »

Treize matches. Un marathon africain fait de sueur, de doutes, de joies et de désillusions pour les autres. Les Léopards, eux, sont toujours là. Huitièmes de finaliste de la dernière Coupe d’Afrique des Nations au Maroc, ils ont engrangé de l’expérience, de la confiance, et surtout une identité de jeu qui fait leur force.

Cagous ou Reggae Boyz, même combat

L’adversaire ? Il n’est pas encore connu. Ce sera le vainqueur de l’autre barrage intercontinental entre la Nouvelle-Calédonie (les Cagous) et la Jamaïque (les Reggae Boyz). Deux styles, deux cultures, deux mondes. Desabre a fait ses devoirs. « La Jamaïque et la Nouvelle-Calédonie sont des équipes qu’on connaît bien. On les a scoutées. »

Mais le sélectionneur français ne veut pas tomber dans le piège de l’obsession adverse. « Pour l’instant, on est beaucoup plus focus sur nos joueurs. » Une déclaration qui en dit long sur la philosophie du staff : faire de cette équipe un bloc solide, imperméable aux aléas, capable de s’adapter sans se renier.

Et quand on lui demande s’il a une préférence entre les deux adversaires potentiels, la réponse claque comme un coup de semonce : « On ne craint personne. On va jouer notre chance à fond. À nous de faire a minima le même match de très haut niveau qu’on avait fait contre le Nigeria. »

Le Nigeria. Ce quart de finale de CAN perdu aux tirs au but mais gagné en stature. Ce match où les Léopards ont montré qu’ils pouvaient rivaliser avec les cadors du continent. Le modèle est posé.

Wissa de retour, le puzzle s’assemble

Pour préparer cette échéance cruciale, Desabre a dévoilé une liste de 26 joueurs. Avec un retour de poids : celui de Yoane Wissa. L’attaquant de Newcastle, blessé longuement et privé de CAN cet hiver, fait son grand retour dans le groupe. Un atout offensif de taille pour bousculer n’importe quelle défense.

Avant le choc du 31 mars à Guadalajara, les Léopards disputeront un match amical contre les Bermudes le 25 mars. L’occasion de peaufiner les derniers réglages, de tester des automatismes, et surtout de maintenir le groupe en condition dans cette période d’attente.

« Tout va s’arrêter au Congo »

Mais au-delà des considérations tactiques, Sébastien Desabre touche du doigt ce qui rend ce match si spécial. Le poids d’un peuple, l’attente de tout un pays. « Les Congolais sont fous de foot, il y a des gens qui souffrent au pays, et je sais que le 31 mars, tout va s’arrêter pour que les gens regardent le match. On espère donner aux Congolais le plaisir qu’ils méritent. »

Ces mots résonnent particulièrement dans une RDC meurtrie par les conflits à l’Est, les drames miniers, les incendies meurtriers. Le football, parfois, a ce pouvoir d’arrêter le temps, de suspendre les souffrances, d’offrir une respiration collective.

Le 31 mars, à Guadalajara, les Léopards ne joueront pas seulement leur place au Mexique et aux États-Unis pour la phase finale. Ils joueront une parenthèse de bonheur pour des millions de Congolais qui, l’espace d’un match, oublieront tout le reste pour ne vivre que par et pour le ballon rond.

Cinquante-deux ans d’attente. Treize matches de qualifications. Quatre-vingt-dix minutes, peut-être plus, pour écrire l’histoire. Sébastien Desabre et ses hommes ont rendez-vous avec leur destin. Et ils y vont sans peur.

Desabre dévoile sa liste, les Léopards à 90 minutes de l’histoire

Kinshasa, 11 mars 2026 – L’horloge tourne. Le 31 mars, les Léopards de la RDC disputeront un barrage intercontinental à Guadalajara, au Mexique. Une seule rencontre décidera du vainqueur, qui s’envolera pour la Coupe du Monde 2024 en Amérique du Nord.

Ce mercredi, le sélectionneur-manager Sébastien Desabre a dévoilé la liste des 26 joueurs retenus. Ces hommes porteront les espoirs de tout un peuple. Chaque choix, chaque décision comptera.

L’inconnue jamaïcaine ou le défi calédonien

Avant de préparer le jeu, il faut connaître l’adversaire. Les Léopards attendent le résultat du barrage opposant la Nouvelle-Calédonie à la Jamaïque. Deux styles radicalement différents s’annoncent :

  • Les Reggae Boyz, athlétiques et expérimentés sur la scène internationale.

  • La sélection calédonienne, novice mais ambitieuse, prête à écrire sa plus belle page.

Desabre et son staff devront analyser le futur adversaire pour adapter leur stratégie avec précision.

Les absents, les retours et les enjeux

Fecofa
© Fecofa
Une bonne nouvelle réchauffe le cœur des supporters : Simon Banza est de retour. L’attaquant a signé un doublé décisif avec son club, prouvant qu’il retrouve toute sa puissance. Dans un match où chaque occasion comptera, son instinct de buteur sera un atout précieux.

En revanche, deux absents surprennent : Nathanael Mbuku et Samuel Essende. Leur non-sélection suscite le débat et interroge sur les choix de Desabre, qui a visiblement priorisé l’expérience et la forme du moment.

Le groupe de 26 joueurs, mélange de jeunes pousses et de cadres aguerris, a désormais une mission : se préparer physiquement et mentalement pour ce qui s’annonce comme la plus grande soirée du football congolais depuis 1974.

Le 31 mars, sur la pelouse de Guadalajara, les Léopards ne joueront pas seulement un match. Ils joueront leur place dans l’histoire et la fierté d’une nation.

Allez les Léopards ! Le monde n’attend que vous.

Le président de la FECOFOOT condamné à la prison à perpétuité pour avoir pillé 1,3 million de dollars

Brazzaville, 10 mars 2026 – Jean-Guy Blaise Mayolas, ancien président de la Fédération Congolaise de Football, a été condamné ce mardi à la réclusion criminelle à perpétuité. Le tribunal l’a reconnu coupable de blanchiment d’argent, détournement de fonds et faux en écriture. Huit mois d’enquête et un procès fleuve ont conduit à cette sentence qui secoue le football congolais.

Les magistrats ont reproché à Mayolas d’avoir détourné près de 1,3 million de dollars de fonds FIFA attribués pour soutenir le football national pendant la pandémie de COVID-19. Ces ressources devaient financer le développement du football féminin et la construction d’un centre technique. Au lieu de cela, l’argent a été siphonné et blanchi.

Une affaire familiale et des responsables supplémentaires condamnés

Absent lors de l’audience, Mayolas a été jugé par contumace. Le tribunal a prononcé la même peine contre son épouse et son fils, également impliqués dans le système de fraude. Cette affaire révèle que les dérives étaient profondément enracinées au sommet de la FECOFOOT.

D’autres responsables ont aussi été sanctionnés. Le secrétaire général, Badji Mombo Wantete, et le trésorier, Raoul Kanda, ont écopé de cinq ans de prison chacun. Leur rôle, moins central que celui du président, reste néanmoins suffisamment compromettant pour justifier ces peines.

Le mandat de Mayolas avait déjà été marqué par des tensions avec le ministre des Sports, Hugues Ngouelondélé, qui avaient paralysé le fonctionnement du football national. Ces conflits ont aggravé les dysfonctionnements et contribué à la chute des résultats sportifs.

Des conséquences pour le football congolais

Les dérives institutionnelles ont eu un impact immédiat sur le terrain. L’équipe nationale occupe désormais la 134ᵉ place au classement FIFA, un recul important pour un pays qui figurait parmi les nations respectables du continent. La sélection peine à retrouver un niveau compétitif, et la condamnation récente risque de compliquer davantage la reconstruction.

L’an dernier, Mayolas s’était illustré par une déclaration devenue virale. Il avait comparé le football à un jeu de dames, invitant les Congolais à ne pas s’y passionner. Aujourd’hui, ses mots résonnent différemment face aux conséquences judiciaires de sa gestion.

Désormais, Mayolas et sa famille sont traqués par la justice. Le football congolais, quant à lui, doit panser ses plaies et reconstruire sa crédibilité, loin des millions détournés et des promesses trahies.

Fécofa : Veron Mosengo Omba, l’homme de la CAF, prêt à débarquer avec le « sésame » de la Présidence ?

Kinshasa, 9 mars 2026 – Le compte à rebours est lancé. Dans un peu plus d’un mois, le 11 avril, la Fédération congolaise de football association (Fécofa) devrait enfin élire son nouveau président. Un scrutin attendu comme le messie après des années de gestion sous tutelle. Mais à l’approche de l’échéance, une seule candidature officielle a été déclarée : celle d’Aziz Makukula. Pourtant, dans les coulisses, un autre nom circule avec insistance. Et pas n’importe lequel : Veron Mosengo Omba, l’actuel secrétaire général de la Confédération Africaine de Football (CAF).

L’homme est loin d’être un inconnu. Secrétaire général de la CAF, il est l’un des cadres les plus influents du football continental. Mais selon plusieurs sources concordantes, son avenir au sein de l’instance panafricaine serait compromis. Une enquête interne l’aurait visé, et il devrait bientôt quitter son poste. D’où ce revirement stratégique vers la Fécofa.

Le « sésame » présidentiel ?

Toujours selon nos sources, Veron Mosengo Omba aurait reçu des assurances de très haut niveau. Des personnalités de premier plan à travers le pays, et même « de la présidence », lui auraient donné le feu vert pour candidater. Un appui politique de poids qui, s’il se confirme, changerait radicalement la donne.

L’épineuse question de la nationalité

Mais le dossier Mosengo Omba comporte une zone d’ombre majeure : sa nationalité. Le poste de président de la Fécofa est statutairement réservé aux seuls Congolais. Or, Veron Mosengo Omba possède également la nationalité suisse. Selon nos informations, l’intéressé aurait récemment renoncé à cette dernière pour se conformer aux règles. C’est en tout cas ce qu’il devra prouver lors du dépôt de son dossier à la Commission électorale.

Cette version est toutefois contestée par un ancien dirigeant du football congolais, qui affirme sous le couvert de l’anonymat : « Sa pension de retraite est encore payée par la Suisse. On ne renonce pas à une nationalité comme ça du jour au lendemain. » Un argument de poids qui jette le doute sur la faisabilité juridique de sa candidature.

Un processus électoral sous haute tension

Ce feuilleton électoral n’est pas nouveau. Le processus avait déjà été avorté en novembre 2023, suite à des plaintes et contestations de certaines ligues. La CAF avait alors décidé de tout surseoir pour y voir plus clair, ce qui avait conduit à la nomination d’un second Comité de normalisation (Conor), dirigé aujourd’hui par Belinda Lutandila.

La FIFA avait initialement mis en place ce comité le 24 avril 2023 pour une durée de sept mois. Mais les prolongations se sont succédé, repoussant sans cesse l’échéance électorale. La mission principale de ce Conor : gérer les affaires courantes et, surtout, veiller au bon déroulement du processus électoral jusqu’à l’élection du nouveau comité exécutif.

Les Ligues nationales, autre casse-tête

Pour ajouter à la complexité, les élections aux Ligues nationales, initialement prévues en mars, viennent d’être repoussées à avril. Un nouveau contretemps qui alimente les spéculations sur une éventuelle nouvelle prolongation du calendrier.

Aziz Makukula, l’outsider

En attendant, Aziz Makukula reste, pour l’instant, le seul candidat officiel en lice. Un statut qui pourrait lui permettre de capitaliser sur l’incertitude entourant la candidature Mosengo Omba. Mais dans le football congolais, les jeux ne sont jamais faits avant le coup de sifflet final.

À un mois du scrutin, le feuilleton électoral de la Fécofa promet encore bien des rebondissements. Veron Mosengo Omba parviendra-t-il à prouver sa « congolité » ? Le feu vert présidentiel suffira-t-il à balayer les obstacles ? Réponse dans les prochaines semaines.

Fecofa : le compte à rebours électoral est lancé, la CAF et la FIFA veillent au grain

Ils l’attendent depuis des mois. Certains depuis des années. Ce Lundi 23 février 2026, la Commission électorale de la Fédération Congolaise de Football Association (Fécofa) a enfin sorti de son chapeau un nouveau chronogramme. Un calendrier qui, cette fois, doit conduire le football congolais vers la sortie du tunnel de la normalisation.

Car le chemin a été long, semé d’embûches et de reports. Pour comprendre l’importance de ce nouvel échéancier, il faut remonter le fil d’une histoire qui a vu la FIFA et la CAF mettre le football congolais sous tutelle.

Retour sur un feuilleton électoral à rebondissements

Novembre 2023. Les premières élections prévues à la Fécofa tournent court. Des plaintes, des contestations, des ligues qui crient à l’injustice. Le processus s’enlise, s’empoisonne. La Confédération Africaine de Football (CAF) observe, inquiète. Sa décision tombe, radicale : tout surseoir. Il faut voir clair dans cette pétaudière électorale.

La FIFA, elle, avait déjà mis les pieds dans le plat dès avril 2023. Un comité de normalisation (Conor) est installé à la tête de la Fécofa pour une durée initiale de sept mois. Sept mois qui se sont transformés en une longue attente, prolongée à plusieurs reprises. La mission de ce comité ? Gérer les affaires courantes, certes, mais surtout veiller au grain jusqu’à l’élection d’un nouveau comité exécutif. Une mission de sage-femme institutionnelle, délicate et ingrate.

Aujourd’hui, c’est une deuxième équipe du Conor, dirigée par Belinda Lutandila, qui tient les rênes. Et c’est elle qui doit conduire le navire jusqu’au port.

Le nouveau chronogramme : un mois de mars sous haute tension

Le calendrier dévoilé par la Commission électorale a la précision d’un compte à rebours. Le voici, dans ses grandes lignes :

  • 9 mars 2026 : Élection à la Ligue Nationale de Football des Jeunes (LINAFJ). La relève du football congolais choisira ses représentants.

  • 10 mars 2026 : Élection à la Ligue Nationale de Football Féminin (LINAFF). Un scrutin particulièrement attendu dans un contexte de développement du football féminin en RDC.

  • 11 mars 2026 : Élection à la Ligue Nationale de Football (LINAFOOT). Le cœur du football masculin national, celui des clubs qui font vibrer les stades, se prononcera.

  • 11 avril 2026 : Élection des nouveaux membres du Comité exécutif de la FECOFA. L’étape ultime, celle qui doit consacrer la nouvelle équipe dirigeante du football congolais.

Un mois de mars sous haute tension, donc, pour aboutir à un dénouement prévu le 11 avril.

Les enjeux d’une élection sous surveillance

Ces élections ne sont pas un simple exercice démocratique interne. Elles sont scrutées par la FIFA, par la CAF, par tout l’écosystème du football africain. Le moindre faux pas, la moindre contestation pourrait renvoyer la Fécofa à la case départ, avec son cortège de reports et de normalisation prolongée.

Pour les candidats qui se préparent dans l’ombre, l’enjeu est double : conquérir le pouvoir, certes, mais aussi rassurer les instances internationales sur la capacité du football congolais à s’autogouverner sans tutelle.

Le défi de la crédibilité

Au-delà des scrutins eux-mêmes, c’est la crédibilité de tout le processus qui est en jeu. Les plaintes de 2023 ont laissé des traces. Les ligues qui s’étaient estimées lésées attendent de voir si cette fois, la transparence sera au rendez-vous.

Le Comité de normalisation, sous la direction de Belinda Lutandila, a promis de veiller à la régularité des opérations. Mais la promesse ne suffira pas. Il faudra des actes, des résultats, et surtout, une acceptation des résultats par tous.

Et après ?

Si le calendrier tient, le 11 avril 2026 marquera la fin d’une longue parenthèse pour le football congolais. La fin de la normalisation, le retour à une gouvernance élue, et le début d’une nouvelle ère.

Reste à savoir qui émergera de ces élections. Quels visages composeront le nouveau comité exécutif ? Quelle ligne politique sera adoptée pour développer le football en RDC ?

Autant de questions qui trouveront leurs réponses dans les semaines à venir. D’ici là, les acteurs du football congolais retiennent leur souffle. Le compte à rebours a commencé.

Tony Yoka choisit le cœur : le champion olympique portera désormais les couleurs de la RDC et rêve d’or pour sa terre natale

Kinshasa, Cité de l’Union africaine, ce jeudi 19 février 2026. Le soleil décline doucement sur la colline de la Gombe, mais à l’intérieur du palais présidentiel, l’atmosphère électrique annonce un moment d’histoire. Un géant de 33 ans, silhouette d’athlète et regard déterminé, franchit les portes de la résidence de Félix-Antoine Tshisekedi. Il s’appelle Tony Yoka. Il est champion olympique 2016, poids lourd au destin planétaire, et ce soir, il vient officialiser ce qui n’était qu’un rêve pour des millions de Congolais : il portera désormais les couleurs de la RDC.

Accompagné du ministre des Sports et Loisirs, Me Didier Budimbu, le boxeur français d’origine congolaise n’est pas venu les mains vides. Dans ses bagages, une médaille d’or, celle de Rio, conquise le 21 août 2016 dans la catégorie des super-lourds. Il la pose devant le chef de l’État, comme un symbole, comme une promesse. Celle-ci : faire mieux, ensemble.

« Je veux ma licence Congolaise »

Devant le premier sportif de la nation, Tony Yoka ne perd pas de temps. Il annonce solennellement son souhait d’intégrer la Fédération Congolaise de Boxe. Pas question d’un simple rapprochement de cœur, d’une visite de courtoisie. Le champion veut du concret. Il demande sa licence congolaise.

Désormais, à chaque combat, sur chaque ring où il posera ses poings, c’est le drapeau bleu, jaune et rouge qui flottera sur ses épaules. Pour la boxe congolaise, c’est un tournant. Une fédération qui peinait à émerger sur la scène internationale s’offre soudain une vitrine planétaire. Tony Yoka, c’est un nom qui pèse dans la cour des grands. Un nom qui attire les projecteurs, les sponsors, les regards.

L’académie du renouveau : détecter les talents pour viser l’or

Mais le boxeur ne s’arrête pas à sa propre carrière. Devant un Félix Tshisekedi attentif, visiblement satisfait, il déploie la feuille de route d’un projet bien plus vaste : la création d’une académie de boxe en RDC.

Les objectifs ? Trois, simples et ambitieux. D’abord, détecter et former les jeunes talents locaux, ces gamins des rues de Kinshasa, de Lubumbashi ou de Goma qui n’ont parfois qu’un sac de sable pour apprendre à boxer. Ensuite, utiliser le noble art comme levier social, comme outil de réinsertion et d’espoir pour une jeunesse souvent livrée à elle-même.

Enfin, et c’est le plus brûlant : préparer les boxeurs congolais aux prochaines échéances olympiques. L’objectif est clair, et Tony Yoka le martèle : offrir à la RDC sa toute première médaille d’or olympique. Un Graal que le pays poursuit depuis des décennies sans jamais l’atteindre.

« RDC, cœur de l’Afrique » : le poing comme ambassadeur

Le champion olympique a aussi une vision plus large. À travers ses futurs combats et le développement de son académie, il entend promouvoir le slogan « RDC, cœur de l’Afrique », ce branding national arboré depuis 2025 par quelques grands clubs européens. Tony Yoka veut que chaque coup de poing porté sur le ring soit aussi un coup de projecteur sur son pays d’origine.

C’est ce qu’on appelle le « nation branding » par le sport. Une façon de redorer l’image d’un pays trop souvent réduit à ses crises, pour le présenter au monde sous un jour nouveau : celui d’une nation de champions, de combattants, de gagnants.

Le combat qui fait déjà vibrer : Yoka contre Bakole

Et puis, il y a l’autre raison de ce séjour à Kinshasa. Tony Yoka est en RDC pour préparer l’organisation d’un combat décisif, celui qui l’opposera à Martin Bakole, l’autre figure majeure de la boxe mondiale d’origine congolaise. Un affrontement qui fait déjà saliver les amateurs de boxe.

Les deux géants, tous deux Congolais de cœur et de sang, vont en découdre. Mais au-delà de l’affrontement, c’est toute la boxe congolaise qui sort grandi. Qu’importe le vainqueur, c’est la RDC qui gagne. Une exposition médiatique sans précédent, un duel fraternel au sommet, et la certitude que le pays pèse désormais dans la cour des grands du noble art.

Tshisekedi : « La renaissance de notre boxe »

À l’issue de l’entretien, le président de la République ne cache pas sa satisfaction. Félix Tshisekedi salue avec chaleur le patriotisme de Tony Yoka. Il voit dans cette rencontre bien plus qu’une simple formalité administrative : c’est un symbole, celui de la renaissance de la boxe congolaise.

« Nous venons de franchir un nouveau tour avec un allié de taille », glisse le chef de l’État à ses proches. Un allié qui ne boxe pas seulement pour lui-même, mais pour tout un peuple. Un allié qui, à 33 ans, au sommet de son art, a choisi de retourner à ses racines pour y semer les graines du futur.

Ce jeudi 19 février 2026, dans le salon feutré de la Cité de l’Union africaine, un champion a rendu hommage à ses origines. Et un pays tout entier s’est pris à rêver d’or, de gloire et de poings levés vers le ciel.

Mike Tyson vs Floyd Mayweather : le combat de légendes aura lieu à Kinshasa

L’annonce avait fait l’effet d’une bombe en septembre 2025. Aujourd’hui, elle se précise. Mike Tyson et Floyd Mayweather, deux des plus grandes légendes de l’histoire de la boxe, vont croiser le fer lors d’un combat d’exhibition. La date est fixée au 25 avril 2026. Le lieu ? Kinshasa, en République démocratique du Congo. Un clin d’œil évident au légendaire « Rumble in the Jungle » de 1974.

Un rendez-vous avec l’histoire

Cinquante-deux ans après le choc entre Mohamed Ali et George Foreman, la capitale congolaise s’apprête à revivre une nuit de boxe exceptionnelle. Selon les informations de Ring Magazine, reprises par de nombreux médias internationaux, le duel entre « Iron Mike » et « Money » Mayweather devrait officiellement se tenir le 25 avril prochain.

Le choix du lieu n’a rien d’anodin. En octobre 1974, Kinshasa (alors appelée Zaïre) avait été le théâtre de l’un des combats les plus célèbres de tous les temps. Ali, donné perdant, y avait terrassé Foreman au huitième round. Une légende était née .

Aujourd’hui, la même ville s’apprête à écrire une nouvelle page. Non pas pour un titre mondial, cette fois, mais pour le spectacle et la nostalgie.

Tyson-Mayweather : pourquoi ce combat fait rêver

D’un côté, Mike Tyson, 59 ans. Surnommé « Iron Mike », il fut le plus jeune champion du monde des poids lourds de l’histoire. Son bilan parle de lui-même : 50 victoires, dont 44 avant la limite, et 7 défaites . Sa dernière sortie remonte à novembre 2024, face au YouTubeur Jake Paul. Ce jour-là, il s’était incliné aux points à Arlington, au Texas.

De l’autre côté du ring, Floyd Mayweather, 48 ans. Invaincu en 50 combats professionnels, il a été titré dans cinq catégories différentes. Sa retraite officielle date de 2017, après sa victoire contre Conor McGregor. Depuis, il enchaîne les exhibitions. La dernière remontait à août 2024 face à John Gotti III .

Deux générations. Deux styles. Deux légendes.

Ce qu’ils ont dit

Lorsqu’il avait évoqué ce combat pour la première fois, Mike Tyson n’en revenait pas lui-même. « Lorsque CSI (le promoteur) m’a proposé Floyd, je n’y ai pas cru », avait-il confié dans un communiqué en septembre. Sa mise en garde était claire : « Cela va nuire à sa santé, mais il veut le faire. »

De son côté, Mayweather affichait sa confiance légendaire. Interrogé par ESPN, il avait justifié ce nouveau défi : « Aucun boxeur n’a réussi à ternir mon héritage. Ce combat donnera aux fans ce qu’ils veulent. »

Plus récemment, Tyson a remis une pièce dans la machine. Invité à l’événement « An Experience with Mike Tyson », il avait lâché une information qui avait fait vibrer les amateurs. « Ce sera en mars. Et ce sera en Afrique. » Le calendrier a légèrement glissé, mais la promesse, elle, tient toujours.

Le poids des mots, le choc des styles

Une question taraude les puristes : à quel poids se battront-ils ? La réponse n’a pas encore filtré. Pourtant, l’enjeu est de taille. Tyson s’est illustré en tant que champion poids lourds. Mayweather, lui, a régné des super-plumes jusqu’aux super-welters. Cinq catégories, cinq titres, mais jamais au-delà .

Trouver un terrain d’entente physique relève du défi. Mais dans le monde des exhibitions, tout devient possible.

« Ce sera incroyable. Nous allons battre tous les records », s’est enthousiasmé Tyson, qui voit plus grand que jamais. « Ce sera l’un des plus grands événements de l’histoire de ce sport. »

Kinshasa, terre de boxe

Pour la RDC, cet événement dépasse largement le cadre sportif. Il s’inscrit dans une tradition. Cinquante ans après Ali-Foreman, le pays veut montrer au monde qu’il reste une terre de boxe. Les infrastructures, l’organisation, l’accueil : tout sera passé au crible.

Car derrière la nostalgie, il y a un enjeu d’image. Le Congo, meurtri par des décennies de crises, entend prouver sa capacité à organiser un spectacle planétaire. Les regards seront braqués sur Kinshasa. Les caméras du monde entier, aussi.

Exhibition ou combat ? La frontière est mince

Précisons-le : il s’agit bien d’un combat d’exhibition. Pas d’un championnat du monde. Pas d’un enjeu de titre. Pourtant, quand deux monstres sacrés montent sur le ring, la frontière s’estompe.

Mayweather, depuis sa retraite, est devenu un habitué de ces shows lucratifs. Logan Paul, John Gotti III, Tenshin Nasukawa : il les a tous affrontés. Récemment, un duel contre son ancien rival Manny Pacquiao avait même été évoqué. Rien n’en est sorti, mais l’idée flottait .

Tyson, lui, revient de loin. Son combat contre Jake Paul avait montré un homme diminué, ralenti par l’âge. Pourtant, son nom suffit à remplir les stades. Son aura, elle, demeure intacte.

Le compte à rebours est lancé

Nous sommes à deux mois de l’échéance. Les promoteurs s’activent. Les contrats se finalisent. Les rumeurs circulent. Une certitude : le 25 avril 2026, Kinshasa retiendra son souffle.

Deux hommes entreront dans un ring. L’un avec la puissance du marteau. L’autre avec la précision du scalpel. L’un pour la gloire d’antan. L’autre pour l’argent d’aujourd’hui.

Et au milieu, il y aura le public. Celui de Kinshasa, bouillant, passionné, fidèle à sa réputation. Celui du monde entier, connecté via les écrans géants et les plateformes de streaming.

Car dans cette histoire, Mayweather et Tyson ne sont que les acteurs. Le véritable héros, c’est le souvenir. Celui d’une époque où la boxe faisait rêver des continents entiers. Et si, pour une nuit, ce rêve revenait ?

Tony Yoka : « Bakole ne m’a pas frappé, il m’a gagné »

Il y a des blessures qui ne se voient pas sur un visage tuméfié. Celle de l’orgueil, peut-être, est la plus lente à cicatriser.

Ce jeudi 12 février, sur le plateau de Bosolo na Politik, Tony Yoka est venu parler boxe. Il est reparti en ayant rallumé un brasier qui couvait depuis des mois. Face à lui, pas d’adversaire. Juste des micros, des caméras, et le souvenir cuisant d’une nuit où il a perdu plus qu’un combat.

C’est peut-être la phrase la plus honnête qu’il ait prononcée. Tony Yoka, champion olympique 2016, ancien espoir du poids lourd français, a regardé la vérité en face : Martin Bakole était le meilleur, ce soir-là.

« Il ne m’avait pas frappé, mais il m’avait gagné. Nous sommes allés jusqu’au 12e round. » Un aveu rare chez un boxeur. Une reconnaissance de la supériorité de l’autre, presque élégante.

Mais l’élégance, chez Yoka, a toujours des limites. Et elles n’ont pas tardé à apparaître.

« Ce n’est pas un grand boxeur »

Car après avoir concédé la défaite, le Français a tenu à redessiner la hiérarchie. Selon lui, Bakole est « un bon boxeur ». Rien de plus. « Les grands, c’est Joshua, Fury, Wilder… Bakole ne connaît pas les techniques de la boxe. »

Un tacle appuyé. Presque un uppercut verbal.

Difficile, pourtant, d’ignorer le parcours du Congolais. Bakole n’a peut-être pas les ceintures des géants anglo-saxons, mais il traîne derrière lui une réputation de puncheur redoutable, celui qui fait plier les corps et douter les esprits. Yoka le sait. Il l’a éprouvé.

Le nez, le divorce, et les excuses

Alors pourquoi cette défaite ? Le Français avance deux explications. D’abord, une blessure au nez, survenue quelques jours avant le combat. Ensuite, un contexte personnel difficile, lié à son divorce. Deux éléments qui, selon lui, ont pesé dans la balance.

Traduction : ce n’était pas le vrai Tony Yoka que Bakole a affronté.

Le problème, dans la boxe comme dans la vie, c’est que les circonstances n’effacent jamais les résultats. Et que les excuses, aussi légitimes soient-elles, sonnent parfois comme des tentatives de réécrire une histoire déjà écrite.

« Je le bats avant la limite. Même à Kinshasa. »

Vient alors la promesse. Celle qui engage, celle qu’on ne peut plus rattraper.

Tony Yoka assure qu’il accordera une revanche à Martin Bakole. Et il pose ses conditions : il gagnera avant la limite. Peu importe le lieu. Même à Kinshasa. Même devant 80 000 Congolais debout, hurlant le nom de leur champion.

C’est un pari risqué. C’est aussi une déclaration d’intention. Yoka ne veut pas seulement effacer sa défaite. Il veut l’anéantir dans l’esprit des gens.

L’autre guerre : celle des maillots

Mais le ring n’est pas le seul terrain de leur affrontement. Il y a aussi les coulisses, les petits gestes, les absences qui interrogent.

Pourquoi Martin Bakole n’a-t-il pas posé avec les nouveaux maillots des Léopards, l’équipe nationale de RDC, quand Tony Yoka, lui, s’y est prêté volontiers ?

La réponse du Français tombe, cinglante : « Tout simplement parce que Martin Bakole a demandé à être rémunéré pour le faire. De mon côté, je le fais gratuitement. Il s’agit avant tout de la promotion de notre équipe nationale. »

Accusation grave. Ou vérité maladroite. Entre les deux, difficile de trancher. Ce qui est sûr, c’est que le mal est fait. Bakole, silencieux pour l’instant, devra répondre. Sur les réseaux, dans la presse, ou peut-être un jour, sur un ring.

Deux hommes, deux fiertés, une seule balle au centre

Ce qui se joue entre Tony Yoka et Martin Bakole dépasse la simple rivalité sportive. C’est une affaire d’ego, d’héritage, de place dans l’histoire.

L’un est Français, né à Paris, auréolé d’un titre olympique. L’autre est Congolais, formé à Kananga, élevé à la dure dans les rings écossais. L’un a connu les projecteurs, les contrats juteux, les Unes des magazines. L’autre a gravi la montagne à coups de poings, sans jamais recevoir de tapis rouge.

Leur combat n’est pas fini. Il commence à peine.

Et cette fois, ce n’est plus seulement pour une ceinture. C’est pour le respect, la réputation, et ce titre si subjectif mais si convoité : celui de « grand boxeur ».

Alors, revanche à Kinshasa ?

Tony Yoka dit oui. Il dit même qu’il gagnera, et vite. Reste à savoir si Martin Bakole, qui n’a jamais fui un défi, acceptera de lui offrir cette chance.

Le ring, lui, attend. Les projecteurs aussi.

Et au Congo, on retient son souffle. Car si le combat a lieu, ce ne sera pas seulement un match de boxe.

Ce sera une guerre de légendes.

Stade Tata Raphaël fermé : la FECOFA menace de relégation les clubs violents

KINSHASA – Le football congolais est à la croisée des chemins. Réunis en urgence ce lundi 9 février, les responsables du sport national ont tiré la sonnette d’alarme après les actes de vandalisme ayant conduit à la fermeture du stade Tata Raphaël et perturbé le championnat.

Lors de cette réunion cruciale, le ministre des Sports Didier Budimbu, la FECOFA et la Linafoot ont pris des décisions radicales pour mettre un terme à la violence dans les enceintes sportives. Le message est clair : « il n’y aura plus de complaisance ».

Une reprise du championnat sous conditions

Première annonce : le championnat national n’est pas arrêté, mais sa reprise est soumise à une condition sine qua non. Chaque club devra signer un acte d’engagement formel par lequel il assume pleinement la responsabilité du comportement de ses supporters.

« Les actes de vandalisme sont l’œuvre des supporters. Chaque club doit désormais en assumer la responsabilité », a insisté la Linafoot. Les matchs sont en cours de reprogrammation, et un calendrier officiel sera publié prochainement.

Sanctions renforcées : jusqu’à la relégation

La FECOFA a annoncé un véritable tournant dans sa politique disciplinaire. Finies les simples amendes financières, jugées inefficaces. Désormais, les sanctions pourront aller jusqu’au retrait de points en championnat, voire à la relégation en Ligue 2.

« Il faut protéger l’image du football congolais, aujourd’hui sérieusement affectée », a déclaré Lily Tshimpumpu, secrétaire générale du Comité de normalisation de la FECOFA.

Une stratégie à double détente

Les autorités jouent sur deux tableaux :

  • La prévention par l’engagement contractuel des clubs

  • La répression par des sanctions exemplaires contre les clubs et les supporters violents

Cette approche vise à créer une responsabilisation en cascade : les instances tiennent les clubs pour responsables, qui doivent à leur tour contrôler leurs supporters.

Un enjeu qui dépasse le sport

Cette crise intervient alors que le pays envisage d’accueillir des événements internationaux, comme le tournoi de l’UNIFFAC prévu au stade Tata Raphaël. La crédibilité du football congolais, et plus largement sa capacité à organiser des compétitions majeures, est en jeu.

Les prochains jours seront décisifs. Si les clubs acceptent de jouer le jeu de la responsabilisation, le championnat pourrait reprendre rapidement. Dans le cas contraire, le football congolais risque de s’enliser dans une crise dont les conséquences pourraient être durables, tant sur le plan sportif qu’économique.

Yoka-Bakole 2 à Kinshasa ? Un projet qui prend forme

KINSHASA – Et si le « Rumble in the Jungle » avait un héritier ? L’idée d’un combat revanche entre Tony Yoka et Martin Bakole, organisé cette fois à Kinshasa, est passée du statut de rumeur à celui de projet concret. Le champion olympique franco-congolais en a discuté ce lundi 9 février avec le ministre des Sports et Loisirs, Me Didier Budimbu, lors d’une visite officielle en RDC.

Battu aux points par le colosse congolais en mai 2022 à Paris, Tony Yoka souhaite prendre sa revanche sur la terre de ses origines. Ce combat, s’il se réalise, dépasserait le simple cadre sportif. Il symboliserait le retour de la RDC sur la scène mondiale de la boxe lourde, plus de cinquante ans après le mythique affrontement entre Mohamed Ali et George Foreman.

Un projet pour le développement de la boxe congolaise

La discussion avec le ministre Budimbu ne portait pas uniquement sur le super-combat. Tony Yoka, accompagné de son père, a présenté un programme structurant pour la boxe congolaise.

Le projet se concentre sur :

  • La détection de jeunes talents.

  • Leur formation.

  • Leur préparation aux compétitions internationales.

Le ministère a salué l’initiative et y voit une opportunité pour relancer la boxe et utiliser le sport comme levier d’insertion sociale. De plus, des partenaires internationaux ont déjà manifesté leur intérêt pour soutenir ce programme.

Un événement mondial en perspective

Organiser ce duel à Kinshasa représente un défi logistique et sécuritaire, mais aussi une vitrine unique pour la capitale congolaise. L’événement attirerait l’attention du monde entier et raviverait la flamme pugilistique du pays.

Pour l’instant, aucune annonce officielle n’a été faite. La date, le lieu exact – le stade des Martyrs est souvent évoqué – et les conditions financières et organisationnelles restent à négocier entre les promoteurs, les boxeurs et les autorités.

Cependant, la simple évocation du projet a déjà électrisé les passionnés. Elle illustre la volonté de Tony Yoka de se racheter après sa première défaite et l’ambition de la RDC de renouer avec son glorieux passé de capitale mondiale de la boxe. Les prochaines semaines diront si ce rêve peut devenir réalité.

Afimico Pululu obtient son passeport Congolais

Bruxelles – C’est une formalité, mais elle a la valeur d’un sésame. Ce lundi 26 janvier, l’attaquant Afimico Pululu s’est rendu à l’ambassade de la RDC à Bruxelles pour une prise d’empreintes décisive, dernière étape avant l’obtention de son passeport congolais. À 26 ans, le joueur du Jagiellonia Białystok (Pologne) est sur le point d’officialiser son engagement avec les Léopards, offrant au sélectionneur Sébastien Desabre une nouvelle arme offensive.

Connu pour sa puissance physique et son sens du but, Pululu apporte un profil complémentaire à une attaque déjà bien dotée, où évoluent Cédric Bakambu, Simon Banza et Fiston Mayele. Sa polyvalence, capable d’évoluer sur plusieurs postes en attaque, en fait un atout tactique supplémentaire pour le staff technique.

Le joueur, déjà convoqué en stage amical par Desabre par le passé, a confirmé que son document de voyage serait prêt « d’ici deux jours ». Son arrivée tombe à point nommé, alors que la RDC prépare activement le match crucial de mars pour la qualification à la Coupe du monde 2026.

Ce renfort symbolise la stratégie de consolidation menée par la fédération congolaise pour construire un groupe compétitif et profond, capable de rivaliser au plus haut niveau. La concurrence dans l’axe offensif promet d’être féroce, une dynamique saine pour une sélection en quête de stabilité et de performances.

Yoane Wissa marque en Ligue des champions avec Newcastle, une première depuis 2003

Ce mercredi 21 janvier à Goodison Park, sous le ciel gris du nord de l’Angleterre, Yoane Wissa a écrit une page d’histoire. En ouvrant le score pour Newcastle face au PSV Eindhoven, l’attaquant des Léopards est devenu le premier Congolais à marquer en Ligue des champions sous les couleurs d’un club de Premier League depuis plus de vingt ans.

Pour sa toute première titularisation dans la plus prestigieuse des compétitions européennes, le « Kovo national » n’a pas tremblé. Dès la 8e minute, à la suite d’une haute récupération collective, il a calmement ajusté le gardien néerlandais d’une frappe précise, libérant d’un coup les Magpies et entrant dans la légende. Un but qui résonne comme un écho lointain à celui de Lomana LuaLua en février 2003, le dernier Congolais à avoir réalisé un tel exploit avec un club anglais en C1.

Mais Wissa ne s’est pas arrêté là. L’international a complété sa performance par une passe décisive impeccable pour Anthony Gordon à la demi-heure, scellant sa domination sur la rencontre. Une prestation complète qui lui a valu d’être logiquement élu homme du match.

Cette victoire 3-0 (après un but de Harvey Barnes) est capitale pour Newcastle, qui se rapproche des huitièmes de finale. Elle consacre surtout l’éclosion de Wissa comme un atout majeur de son équipe sur la scène européenne.

Plus de deux décennies après LuaLua, Wissa a repris le flambeau. Avec ce but historique, il a bien plus qu’offré trois points à son club : il a redonné à la RDC une place de choix dans les annales du football continental, prouvant que le talent congolais brille aussi au plus haut niveau des clubs.

Lumumba Vea : l’invitation du Maroc pour la finale bloquée par Kinshasa

La polémique sur l’arbitrage de la finale de la CAN 2025 continue d’agiter le Maroc. Cependant, une autre affaire circule en sourdine. Elle concerne Michel « Lumumba Vea » Kuka Mboladinga, supporter congolais devenu une icône du tournoi.

Selon plusieurs sources concordantes, le Maroc aurait officiellement invité le célèbre supporter. L’objectif était clair : l’accueillir lors des dernières étapes de la compétition. L’invitation visait notamment la finale du 18 janvier 2026 entre le Sénégal et le Maroc.

D’après ces sources, l’organisme Quick-Witted Management (QWM) a adressé une invitation formelle. Il a agi en coordination avec la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF). Le dispositif prévoyait une prise en charge complète. Il incluait les billets d’avion, l’hébergement et les déplacements locaux.

Par ailleurs, l’offre concernait aussi trois accompagnants. Parmi eux figuraient le manager du supporter et un agent de sécurité.

Un voyage bloqué à deux reprises côté congolais

Le programme se déroulait en deux phases. D’abord, une présence prévue dès le 12 janvier pour les derniers matchs. Ensuite, une participation à la finale.

Cependant, le voyage n’a jamais eu lieu. Selon les mêmes sources, la partie congolaise aurait bloqué le départ à deux reprises.

Le 12 janvier, une première tentative a échoué. Les autorités auraient évoqué une rencontre programmée avec le chef de l’État congolais. Puis, le 15 janvier, une seconde tentative a également échoué. Cette fois, aucune raison officielle n’a été communiquée.

À ce stade, ni Kinshasa ni Rabat n’ont confirmé ces informations. Toutefois, les sources indiquent que la lettre d’invitation, signée par un responsable de QWM, mettait en avant un message symbolique. Elle évoquait la volonté de célébrer l’esprit sportif et la passion du football africain incarnés par « Lumumba Vea ».

Ainsi, l’absence du supporter n’est pas passée inaperçue. Sa statue vivante de Patrice Lumumba avait marqué la CAN 2025. Dès lors, une question persiste. S’agit-il d’un simple contretemps logistique ? Ou d’un choix politique destiné à éviter une récupération médiatique par le pays hôte ?

En l’absence de version officielle, le doute demeure.

Un député marocain réclame l’arrestation de l’arbitre congolais de la finale de la CAN

La finale de la CAN 2025 est terminée. Le Sénégal a soulevé le trophée. Pourtant, la controverse prend de l’ampleur. Au Maroc, la défaite face aux Lions de la Teranga laisse place à une colère inattendue.

En effet, un député marocain a publiquement exigé l’arrestation de l’arbitre central congolais, Jean-Jacques Ndala Ngambo. Sa déclaration a rapidement enflammé les réseaux sociaux. L’élu accuse l’officiel d’avoir brisé le rêve marocain. Il demande même qu’il soit jugé au Maroc.

Selon lui, l’arbitre aurait agi par collusion ou commis de graves manquements. Ces propos vont bien au-delà d’une critique sportive. Ils transforment une décision arbitrale en accusation judiciaire. Cette sortie choque de nombreux observateurs.

Jean-Jacques Ndala au cœur d’une tempête politique et sportive

Pourtant, la CAF avait confié la finale à un trio arbitral congolais. Elle a placé Jean-Jacques Ndala au sifflet. Cette désignation traduisait une confiance totale de l’instance africaine. Pour la RDC, elle représentait une fierté nationale.

D’autant plus que les Léopards avaient quitté le tournoi dès les huitièmes de finale. Malgré cette élimination, l’arbitrage congolais s’est imposé sur la scène continentale. Ce trio avait déjà dirigé le match d’ouverture. La finale constituait leur troisième apparition.

Cependant, la mission restait délicate. Le tournoi avait déjà connu plusieurs polémiques arbitrales. Ndala et son équipe devaient rassurer. Ils devaient aussi préserver l’image de la compétition. La pression montait encore davantage car Jean-Jacques Ndala vise une place à la prochaine Coupe du monde.

Dans ce contexte, la réaction du député marocain change la nature du débat. Elle politise une défaite sportive. Elle illustre surtout la violence des passions autour du football africain. Elle rappelle enfin la fragilité de la frontière entre critique légitime et accusation dangereuse.

Pour l’arbitrage congolais, cette finale marquait une occasion rare. Elle permettait de restaurer une crédibilité longtemps contestée. Les experts analyseront la prestation sur le terrain. Toutefois, les attaques venues d’un élu étranger déplacent désormais l’affaire hors du sport, vers un terrain bien plus risqué que celui d’un stade.

Patrice Motsepe fixe des conditions strictes à la RDC

Le rêve a un prix, et il est exorbitant. Alors que la RDC envisage d’accueillir une future Coupe d’Afrique des Nations, le président de la CAF, Patrice Motsepe, a posé des conditions strictes. Devant les médias, il a tracé une ligne claire : pour décrocher la CAN, le pays devra présenter des infrastructures de classe mondiale.

« Les chefs d’État m’appellent, mais la décision revient à la CAF, pas à moi », a-t-il rappelé samedi dernier au Maroc. Aucun passe-droit politique ne sera accordé. La CAF évaluera uniquement la capacité réelle du pays à organiser l’événement.

Le défi des chantiers pharaoniques

Patrice Motsepe a identifié le principal obstacle : « La qualité des infrastructures doit répondre aux standards mondiaux. » Concrètement, la RDC devra lancer des chantiers titanesques.

Il ne s’agira pas seulement de construire six ou huit stades avec des pelouses impeccables. Il faudra aussi moderniser l’ensemble de l’écosystème : hôtels, routes, aéroports, et réseaux de télécommunications. Le ministre des Sports, Didier Budimbu, l’a reconnu : « On ne construit pas des stades en 24 heures. »

Pour Motsepe, cet investissement n’est pas une punition mais une opportunité. Organiser la CAN pourrait moderniser en profondeur les infrastructures sportives et de transport du pays, laissant un héritage durable.

Le football comme pont diplomatique

Dans un autre registre, Patrice Motsepe a lancé un message de paix. Il a appelé à une collaboration entre les fédérations de football de la RDC et du Rwanda, malgré les tensions actuelles entre les deux pays.

« Ce serait formidable de voir les présidents de leurs fédérations travailler ensemble », a-t-il déclaré. Il a salué l’exemple des supporters algériens et marocains, unis par le sport. Pour Motsepe, le football peut devenir un pont pour apaiser les rancunes.

Dans un contexte diplomatique fragile, sa proposition offre un moyen concret de renouer le dialogue. Sur le plan sportif, la RDC doit construire et moderniser. Sur le plan diplomatique, le football devient un langage universel pour favoriser la paix. Deux défis immenses, qui nécessiteront bien plus que de simples appels téléphoniques.

Netflix et la CAF s’associent pour un film et une émission quotidienne sur la CAN 2025

Rabat – L’histoire ne sera pas seulement écrite sur la pelouse. Elle sera filmée, montée et diffusée dans 190 pays. Dans un coup médiatique retentissant, Netflix vient de conclure un partenariat historique avec la Confédération Africaine de Football (CAF) pour la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc. Ce partenariat promet de transformer la façon dont le monde voit et suit le football africain.

Au cœur de cette alliance, deux productions exclusives. D’abord, un film documentaire événement couvrira tout le tournoi, des préparatifs à la finale du 18 janvier 2026. Avec ses caméras au poing, Netflix capturera non seulement les dribbles et les buts, mais aussi les émotions dans les vestiaires et la ferveur des supporters. Ainsi, les 280 millions d’abonnés de la plateforme pourront vivre le tournoi comme jamais auparavant.

Une couverture quotidienne pour les fans

En parallèle, dès le coup d’envoi, les supporters profiteront de l’« AFCON Daily Show », un programme quotidien. Il proposera résumés, analyses et interviews exclusives. De plus, disponible en streaming pour l’Afrique subsaharienne, ce programme marque la première incursion majeure de la CAF sur une plateforme globale. Cette stratégie audacieuse vise à séduire une nouvelle génération de supporters.

Une CAN déjà record

Cette édition 2025 bat déjà tous les records. Avec une diffusion dans plus de 180 territoires, elle dépasse l’audience de la CAN 2023 en Côte d’Ivoire. Grâce à Netflix, le tournoi gagne une dimension narrative et culturelle.

Pour la CAF, c’est une victoire stratégique. Il ne s’agit plus seulement de vendre des droits TV, mais de valoriser l’identité du football africain. En ouvrant ses coulisses à Netflix, le football africain se présente comme un produit global mêlant sport de haut niveau, drames humains et richesses culturelles. Pour le Maroc, pays hôte, c’est une vitrine planétaire unique.

Le message est clair : la CAN n’est plus seulement un championnat. C’est désormais une saga mondiale, prête à conquérir les écrans du monde entier. Et lorsque le dernier coup de sifflet retentira en janvier 2026, l’histoire ne fera que commencer… sur Netflix.

La RDC lance son grand rêve : la CAN 2029

Sur le plateau de la RTNC, devant les caméras de la télévision nationale, le ministre des Sports a prononcé une phrase qui résonne comme une promesse, un défi et un rêve à construire. « Nous voulons absolument organiser la CAN en 2029. » Par ces mots, Didier Budimbu a officiellement jeté la RDC dans la course pour accueillir la plus grande fête du football africain.

La RDC n’en est pas à son premier coup d’essai. Mais cette fois, l’ambition semble portée par une stratégie claire et un calendrier précis. Le ministre l’a reconnu : le chemin vers la Coupe d’Afrique des Nations est pavé de stades à construire, de routes à bitumer et d’hôtels à bâtir. « Il faut six stades viables et les infrastructures hôtelières autour », a-t-il rappelé, énumérant les exigences de la CAF.

Une ambition réaliste et structurée

Face à l’ampleur de la tâche, Didier Budimbu a adopté un ton à la fois ambitieux et réaliste. « On ne peut pas construire des routes et des stades en 24 heures », a-t-il souligné. L’échéance de 2029 prend tout son sens : elle n’est pas un caprice, mais un horizon. Cinq années pour transformer une ambition en chantiers, puis en béton et en gazon.

Derrière cette candidature, il y a plus qu’une simple compétition. C’est un projet de nation. Un levier pour forger un héritage : moderniser les villes, dynamiser l’économie et insuffler une fierté durable. Pour un pays au potentiel footballistique immense, organiser la CAN serait un retour aux sources, un hommage aux légendes passées et un tremplin pour les futures.

La course ne fait que commencer

Mais la RDC devra convaincre. D’autres nations convoitent également l’organisation de l’édition 2029. Le pays doit bâtir les infrastructures nécessaires et présenter un dossier solide. Sa vision devra démontrer que c’est sur ses terres que le continent doit célébrer son football.

Le coup d’envoi est donné. La partie la plus difficile commence maintenant : transformer les mots prononcés à la télévision en réalités concrètes sur le terrain. L’histoire dira si, en 2029, le continent entier chantera dans les stades congolais.

CAF enquête sur les incidents des quarts de finale : Cameroun, Maroc, Algérie et Nigeria au cœur de la polémique

Les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2026 ont généré de fortes tensions. Lors des matchs Cameroun – Maroc et Algérie – Nigeria, plusieurs comportements ont enfreint l’esprit sportif. D’abord, des joueurs ont multiplié les provocations et contesté les décisions arbitrales. Ensuite, des échanges verbaux tendus ont aggravé le climat sur le terrain.

Parallèlement, certains officiels ont adopté des attitudes jugées irrespectueuses envers les arbitres et le personnel d’organisation. Ces agissements ont alimenté la polémique et suscité de nombreuses réactions parmi les supporters et les observateurs.

La CAF ouvre une enquête disciplinaire

Face à ces incidents, la Confédération africaine de football (CAF) a analysé les rapports des arbitres ainsi que les images vidéo des rencontres. Elle a identifié plusieurs manquements au code disciplinaire impliquant joueurs et officiels. Par conséquent, la CAF a transmis les dossiers à sa Commission disciplinaire.

Cette commission mènera une enquête approfondie afin de situer les responsabilités et d’appliquer des sanctions appropriées. En outre, la CAF a signalé des comportements inappropriés de certains médias dans la zone mixte, ainsi que des débordements de supporters. Elle examinera ces faits séparément. L’instance a toutefois rappelé un principe clair : la discipline reste non négociable.

Préserver l’image du football africain

Ces incidents ont rapidement provoqué des réactions chez plusieurs entraîneurs et responsables de clubs. Selon eux, le fair-play doit rester une priorité, surtout à ce stade décisif de la compétition. « Nous devons montrer l’exemple aux jeunes et aux fans. Ces incidents ternissent l’image du football africain », a déclaré l’un d’eux.

Ainsi, par cette prise de position ferme, la CAF réaffirme sa volonté de protéger l’intégrité, le professionnalisme et le respect dans toutes ses compétitions. Désormais, joueurs, officiels et supporters le savent : la CAN 2026 doit rester une vitrine exemplaire du football africain.

Le stade des Martyrs privé des matchs internationaux : un signal d’alarme pour le football Congolais

À compter de ce mois de janvier 2026, le stade des Martyrs de Kinshasa ne pourra plus accueillir de matchs internationaux. La Confédération africaine de football (CAF) a officiellement retiré l’homologation de la plus grande enceinte sportive de la République démocratique du Congo.
La décision a été notifiée à la Fédération congolaise de football association (FECOFA) par courrier en date du vendredi 9 janvier 2026.

Au cœur de cette suspension figure un rapport technique sans complaisance, issu de la dernière mission d’inspection de l’instance continentale. Le document fait état de graves insuffisances : installations sanitaires défaillantes, équipements médicaux non conformes, aire de jeu en deçà des normes internationales et dispositif de sécurité jugé insuffisant.
Autant de manquements considérés comme incompatibles avec l’organisation de compétitions africaines, aussi bien pour les clubs que pour les sélections nationales.

Un symbole mis à l’écart

Symbole historique du sport congolais, le stade des Martyrs se voit ainsi écarté du football continental. Une sanction administrative lourde de conséquences, qui sonne comme une mise en demeure silencieuse.
Certes, la CAF a transmis à la FECOFA une liste détaillée des travaux correctifs nécessaires à une éventuelle réhabilitation et à une future réhomologation. Mais une question persiste et dérange : des millions de dollars auraient été déboursés ces dernières années pour la rénovation de l’enceinte. Où est passé cet argent ?

En attendant, les conséquences sont immédiates. Les Léopards devront désormais disputer leurs rencontres internationales soit à Lubumbashi, soit à l’étranger. Une situation embarrassante pour un pays qui commence à gagner en visibilité sur la scène africaine et à attirer des binationaux talentueux.

Une urgence stratégique pour les autorités sportives

Cette décision place les autorités sportives congolaises face à une urgence stratégique majeure. À ce jour, seuls le stade TP Mazembe de Lubumbashi et, sous conditions, certaines infrastructures hors de Kinshasa, peuvent accueillir des rencontres internationales d’envergure.

Sans mise à niveau rapide, la délocalisation des matchs à domicile risque de devenir la norme. Une perspective aux effets en cascade : coûts logistiques élevés, manque à gagner financier, éloignement du public et affaiblissement de la ferveur populaire, pourtant pilier du football congolais.

Au-delà de l’infrastructure, c’est toute la chaîne de valeur du football national qui se retrouve fragilisée.

Rénover l’ancien ou construire l’avenir ?

Construit en 1994, le stade des Martyrs affiche aujourd’hui les stigmates du temps. Malgré ses 80 000 places, il peine à répondre aux standards du football moderne.
À l’ère des pelouses hybrides, de la VAR intégrée, des écrans géants et des stades intelligents, continuer à rafistoler une infrastructure vieillissante ressemble davantage à un replâtrage permanent qu’à une vision durable.

Pendant ce temps, ailleurs en Afrique, le paysage change. Le Maroc, le Sénégal, le Kenya et d’autres pays investissent massivement dans des infrastructures sportives de nouvelle génération.

L’exemple du Kenya est révélateur. À Nairobi, le Talanta Stadium, rebaptisé Raila Odinga Stadium, est en pleine construction. Lancé en août 2024, ce stade de 60 000 places doit être livré en mars 2026, soit en moins de deux ans, pour un coût estimé à 250 millions de dollars.

Toiture à levage hydraulique informatisé, vestiaires ultramodernes, salons VIP, centres médias de pointe, VAR intégrée, pelouse hybride : tout y est pensé pour le football moderne, mais aussi pour le rugby et les grands événements culturels. Un modèle qui illustre une Afrique qui avance, innove et assume ses ambitions.

Une question de volonté plus que de moyens

La RDC, grande nation de football au palmarès respecté, dispose des ressources humaines, d’un public passionné et d’un potentiel économique réel pour se doter d’infrastructures dignes de son statut.
Ce qui semble faire défaut, ce n’est pas tant l’argent que la planification, la vision et la volonté politique.

Entre décisions tardives et absence de stratégie à long terme, le pays observe pendant que ses voisins bâtissent l’avenir. La suspension du stade des Martyrs n’est pas seulement une sanction administrative : c’est un avertissement clair.

Un signal fort invitant le Congo-Kinshasa à choisir entre l’immobilisme et l’ambition.

Car une chose est certaine : le football congolais mérite mieux qu’une rénovation annuelle de ses vieilles pierres. Il mérite des stades à la hauteur de sa passion populaire et de son immense potentiel.
Le temps des constats est révolu. Celui des choix courageux est désormais venu.

Lumumba VEA bloqué à Casablanca : la FAF envoie un convoi officiel pour le libérer et le rencontrer

Dans un rebondissement inattendu et fort en symboles, l’histoire autour du supporter congolais Michel Kuka, dit « Lumumba VEA », prend une tournure fraternelle. Alors que le célèbre homme-statue se retrouvait bloqué au Novotel de Casablanca, empêché de rejoindre Rabat à cause de personnes indélicates se présentant comme son entourage, la Fédération algérienne de football (FAF) est passée à l’action.

Ce mercredi 7 janvier 2026, la FAF a dépêché un convoi officiel entre Casablanca et Rabat. La mission : aller à la rencontre de la figure emblématique des tribunes congolaises, non pas pour en faire une mascouse, mais pour lui témoigner le respect et l’admiration des Fennecs.

Du blocage à l’invitation solennelle

Le transfert de Michel Kuka vers Rabat, pourtant organisé avec un véhicule VIP, avait échoué en raison de la présence de prétendus managers ou gardes du corps tentant de lui soutirer de l’argent. Une situation kafkaïenne pour un homme qui incarne le silence et la dignité.

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Face à cette impasse, l’Algérie footballistique a choisi la voie de la fraternité. Le convoi officiel a été lancé pour l’escorter jusqu’à l’hôtel Marriott de Rabat, quartier général de la sélection algérienne. Les joueurs des Fennecs ont en effet exprimé le souhait de rencontrer personnellement l’homme dont la silhouette immobile a marqué la CAN 2025.

Un geste au-delà du sport : réparer et honorer

Ce geste intervient au lendemain du huitième de finale tendu entre l’Algérie et la RDC, et quelques jours après la polémique du geste maladroit de l’attaquant algérien Amoura – qui s’était excusé pour avoir imité sa posture. Il s’agit ici d’un acte diplomatique et humain bien plus profond.

L’objectif est clair : témoigner du respect, remercier « Lumumba VEA » pour l’émotion et le symbole qu’il porte, et partager un moment fraternel. En invitant le supporter congolais dans son camp, l’équipe algérienne reconnaît en lui bien plus qu’un simple fan. Elle honore la mémoire historique de la RDC et de l’Afrique qu’il incarne, à travers son hommage silencieux à Patrice Lumumba.

Alors que le convoi est en route, ce dénouement inespéré transforme une situation de blocage en une rencontre historique. Une leçon de fair-play et de fraternité africaine, écrite non pas sur la pelouse, mais sur la route qui relie Casablanca à Rabat.

Amoura présente ses excuses après un geste polémique envers un célèbre supporter congolais

La qualification des Fennecs pour les quarts de finale de la CAN 2025 a été éclipsée par un incident hors terrain. Mohammed Amoura, attaquant algérien du VfL Wolfsburg, a dû présenter ses excuses publiques. Son geste a été perçu comme une provocation envers un supporter emblématique de la République Démocratique du Congo.

Une moquerie qui fait polémique

Après le match intense, remporté in extremis par l’Algérie, Amoura a imité la posture de Michel Kuka Mboladinga, surnommé « Lumumba Vaa ». Ce supporter congolais reste debout et immobile durant les matches en hommage à Patrice Lumumba, héros de l’indépendance.

Amoura a reproduit cette immobilité avant de s’allonger sur la pelouse. Rapidement, ce geste a été interprété comme une moquerie. Il a suscité une vive polémique sur les réseaux sociaux.

Des excuses publiques sur Instagram

Face à la controverse, l’international algérien a réagi sur Instagram. Il a expliqué qu’il n’avait « pas mesuré la portée symbolique » de son acte.

« Le match contre le Congo a été très intense, avec beaucoup de tension et d’émotion. Je tiens à préciser que je n’étais pas au courant de ce que représentait la personne ou le symbole dans la tribune », a-t-il écrit.

Amoura a insisté sur le fait que son geste visait simplement à « chambrer dans un esprit bon enfant ». Il a ajouté qu’il n’avait aucune intention de manquer de respect au public congolais. « Je respecte le Congo et son équipe. Je leur souhaite le meilleur et j’espère qu’ils se qualifieront pour la Coupe du monde. Si mon attitude a été mal comprise, je le regrette sincèrement », a-t-il conclu, avant de terminer par « Tahia Djazair » (Vive l’Algérie).

Un symbole historique touché

La polémique dépasse le cadre du sport. En ciblant « Lumumba Vaa », Amoura a touché à un symbole historique fort. Le surnom du supporter rend hommage à Patrice Lumumba, premier Premier ministre du Congo indépendant et figure martyr. Beaucoup ont donc perçu le geste comme un manque de respect envers la mémoire collective et un symbole de résistance.

Les excuses d’Amoura visent à apaiser les tensions. Cependant, cet épisode rappelle que les symboles pèsent lourd dans les rivalités footballistiques africaines. Malgré tout, l’Algérie poursuit son parcours en CAN. Mais l’incident restera une ombre sur une qualification arrachée dans les derniers instants.

CAN 2025 : le FBI en observateur pour le choc Algérie-RDC

Dans les coulisses du stade Prince Moulay El Hassan de Rabat, une autre partie se joue déjà.
Ici, aucun ballon ne circule. À la place, des costumes, des badges visibles et des regards concentrés dominent l’espace. Depuis ce week-end, une délégation du FBI opère discrètement sur le sol marocain.

La mission est claire et méthodique : observer, analyser, anticiper.
Ainsi, pendant que 65 000 supporters s’apprêtent à vivre le choc entre l’Algérie et la RDC, les agents américains suivent un tout autre match. Celui de la sécurité.

Un test grandeur nature loin de la pelouse

Ce mardi à 17h, le spectacle se jouera sur le terrain.
En revanche, pour le FBI, l’enjeu se situe ailleurs. Il se concentre dans les gradins, aux points de filtrage et dans les centres de contrôle.

Sous la conduite de Douglas Olson et Kevin Kowalski, les agents américains dissèquent l’architecture invisible de l’événement. Déjà, ils ont observé le dispositif lors de Maroc–Tanzanie. Déploiement des unités, vidéosurveillance, drones : chaque détail compte. À cela s’ajoute une coordination opérationnelle scrutée à la loupe.

Désormais, un point précis focalise leur attention. Il s’agit de la gestion des supporters étrangers. Surtout, la coopération entre la police marocaine et les forces internationales devient un indicateur clé.

Coupe du Monde 2026 : apprendre aujourd’hui pour sécuriser demain

Cette présence ne relève donc pas de la simple curiosité. Au contraire, elle s’inscrit dans une stratégie assumée. Les États-Unis préparent activement la Coupe du Monde 2026, qu’ils coorganiseront avec le Mexique et le Canada.

Dans ce cadre, la FIFA impose une coopération sécuritaire renforcée. Par conséquent, le Maroc apparaît comme un laboratoire idéal. Le royaume teste ses capacités tout en préparant sa candidature au Mondial 2030, aux côtés de l’Espagne et du Portugal.

Ainsi, Rabat et Washington consolident leur collaboration. Cette coopération, appelée à durer, s’inscrit déjà dans un horizon commun. Celui de 2030 et au-delà.

Algérie–RDC, un match aux enjeux invisibles

Ce huitième de finale dépasse largement le cadre sportif. En réalité, il porte une dimension stratégique inattendue. Chaque caméra installée devient une donnée. Chaque flux de foule observé alimente une analyse. Chaque décision opérationnelle compte.

Sur la pelouse, deux équipes viseront les quarts de finale.
Pendant ce temps, dans l’ombre, une autre équipe prépare l’avenir du football mondial.

Le coup de sifflet final désignera un vainqueur.
Cependant, le véritable match, celui de la sécurité sans faille, se joue sur le long terme.