Fecofa : le compte à rebours électoral est lancé, la CAF et la FIFA veillent au grain

Ils l’attendent depuis des mois. Certains depuis des années. Ce Lundi 23 février 2026, la Commission électorale de la Fédération Congolaise de Football Association (Fécofa) a enfin sorti de son chapeau un nouveau chronogramme. Un calendrier qui, cette fois, doit conduire le football congolais vers la sortie du tunnel de la normalisation.

Car le chemin a été long, semé d’embûches et de reports. Pour comprendre l’importance de ce nouvel échéancier, il faut remonter le fil d’une histoire qui a vu la FIFA et la CAF mettre le football congolais sous tutelle.

Retour sur un feuilleton électoral à rebondissements

Novembre 2023. Les premières élections prévues à la Fécofa tournent court. Des plaintes, des contestations, des ligues qui crient à l’injustice. Le processus s’enlise, s’empoisonne. La Confédération Africaine de Football (CAF) observe, inquiète. Sa décision tombe, radicale : tout surseoir. Il faut voir clair dans cette pétaudière électorale.

La FIFA, elle, avait déjà mis les pieds dans le plat dès avril 2023. Un comité de normalisation (Conor) est installé à la tête de la Fécofa pour une durée initiale de sept mois. Sept mois qui se sont transformés en une longue attente, prolongée à plusieurs reprises. La mission de ce comité ? Gérer les affaires courantes, certes, mais surtout veiller au grain jusqu’à l’élection d’un nouveau comité exécutif. Une mission de sage-femme institutionnelle, délicate et ingrate.

Aujourd’hui, c’est une deuxième équipe du Conor, dirigée par Belinda Lutandila, qui tient les rênes. Et c’est elle qui doit conduire le navire jusqu’au port.

Le nouveau chronogramme : un mois de mars sous haute tension

Le calendrier dévoilé par la Commission électorale a la précision d’un compte à rebours. Le voici, dans ses grandes lignes :

  • 9 mars 2026 : Élection à la Ligue Nationale de Football des Jeunes (LINAFJ). La relève du football congolais choisira ses représentants.

  • 10 mars 2026 : Élection à la Ligue Nationale de Football Féminin (LINAFF). Un scrutin particulièrement attendu dans un contexte de développement du football féminin en RDC.

  • 11 mars 2026 : Élection à la Ligue Nationale de Football (LINAFOOT). Le cœur du football masculin national, celui des clubs qui font vibrer les stades, se prononcera.

  • 11 avril 2026 : Élection des nouveaux membres du Comité exécutif de la FECOFA. L’étape ultime, celle qui doit consacrer la nouvelle équipe dirigeante du football congolais.

Un mois de mars sous haute tension, donc, pour aboutir à un dénouement prévu le 11 avril.

Les enjeux d’une élection sous surveillance

Ces élections ne sont pas un simple exercice démocratique interne. Elles sont scrutées par la FIFA, par la CAF, par tout l’écosystème du football africain. Le moindre faux pas, la moindre contestation pourrait renvoyer la Fécofa à la case départ, avec son cortège de reports et de normalisation prolongée.

Pour les candidats qui se préparent dans l’ombre, l’enjeu est double : conquérir le pouvoir, certes, mais aussi rassurer les instances internationales sur la capacité du football congolais à s’autogouverner sans tutelle.

Le défi de la crédibilité

Au-delà des scrutins eux-mêmes, c’est la crédibilité de tout le processus qui est en jeu. Les plaintes de 2023 ont laissé des traces. Les ligues qui s’étaient estimées lésées attendent de voir si cette fois, la transparence sera au rendez-vous.

Le Comité de normalisation, sous la direction de Belinda Lutandila, a promis de veiller à la régularité des opérations. Mais la promesse ne suffira pas. Il faudra des actes, des résultats, et surtout, une acceptation des résultats par tous.

Et après ?

Si le calendrier tient, le 11 avril 2026 marquera la fin d’une longue parenthèse pour le football congolais. La fin de la normalisation, le retour à une gouvernance élue, et le début d’une nouvelle ère.

Reste à savoir qui émergera de ces élections. Quels visages composeront le nouveau comité exécutif ? Quelle ligne politique sera adoptée pour développer le football en RDC ?

Autant de questions qui trouveront leurs réponses dans les semaines à venir. D’ici là, les acteurs du football congolais retiennent leur souffle. Le compte à rebours a commencé.

Tony Yoka choisit le cœur : le champion olympique portera désormais les couleurs de la RDC et rêve d’or pour sa terre natale

Kinshasa, Cité de l’Union africaine, ce jeudi 19 février 2026. Le soleil décline doucement sur la colline de la Gombe, mais à l’intérieur du palais présidentiel, l’atmosphère électrique annonce un moment d’histoire. Un géant de 33 ans, silhouette d’athlète et regard déterminé, franchit les portes de la résidence de Félix-Antoine Tshisekedi. Il s’appelle Tony Yoka. Il est champion olympique 2016, poids lourd au destin planétaire, et ce soir, il vient officialiser ce qui n’était qu’un rêve pour des millions de Congolais : il portera désormais les couleurs de la RDC.

Accompagné du ministre des Sports et Loisirs, Me Didier Budimbu, le boxeur français d’origine congolaise n’est pas venu les mains vides. Dans ses bagages, une médaille d’or, celle de Rio, conquise le 21 août 2016 dans la catégorie des super-lourds. Il la pose devant le chef de l’État, comme un symbole, comme une promesse. Celle-ci : faire mieux, ensemble.

« Je veux ma licence Congolaise »

Devant le premier sportif de la nation, Tony Yoka ne perd pas de temps. Il annonce solennellement son souhait d’intégrer la Fédération Congolaise de Boxe. Pas question d’un simple rapprochement de cœur, d’une visite de courtoisie. Le champion veut du concret. Il demande sa licence congolaise.

Désormais, à chaque combat, sur chaque ring où il posera ses poings, c’est le drapeau bleu, jaune et rouge qui flottera sur ses épaules. Pour la boxe congolaise, c’est un tournant. Une fédération qui peinait à émerger sur la scène internationale s’offre soudain une vitrine planétaire. Tony Yoka, c’est un nom qui pèse dans la cour des grands. Un nom qui attire les projecteurs, les sponsors, les regards.

L’académie du renouveau : détecter les talents pour viser l’or

Mais le boxeur ne s’arrête pas à sa propre carrière. Devant un Félix Tshisekedi attentif, visiblement satisfait, il déploie la feuille de route d’un projet bien plus vaste : la création d’une académie de boxe en RDC.

Les objectifs ? Trois, simples et ambitieux. D’abord, détecter et former les jeunes talents locaux, ces gamins des rues de Kinshasa, de Lubumbashi ou de Goma qui n’ont parfois qu’un sac de sable pour apprendre à boxer. Ensuite, utiliser le noble art comme levier social, comme outil de réinsertion et d’espoir pour une jeunesse souvent livrée à elle-même.

Enfin, et c’est le plus brûlant : préparer les boxeurs congolais aux prochaines échéances olympiques. L’objectif est clair, et Tony Yoka le martèle : offrir à la RDC sa toute première médaille d’or olympique. Un Graal que le pays poursuit depuis des décennies sans jamais l’atteindre.

« RDC, cœur de l’Afrique » : le poing comme ambassadeur

Le champion olympique a aussi une vision plus large. À travers ses futurs combats et le développement de son académie, il entend promouvoir le slogan « RDC, cœur de l’Afrique », ce branding national arboré depuis 2025 par quelques grands clubs européens. Tony Yoka veut que chaque coup de poing porté sur le ring soit aussi un coup de projecteur sur son pays d’origine.

C’est ce qu’on appelle le « nation branding » par le sport. Une façon de redorer l’image d’un pays trop souvent réduit à ses crises, pour le présenter au monde sous un jour nouveau : celui d’une nation de champions, de combattants, de gagnants.

Le combat qui fait déjà vibrer : Yoka contre Bakole

Et puis, il y a l’autre raison de ce séjour à Kinshasa. Tony Yoka est en RDC pour préparer l’organisation d’un combat décisif, celui qui l’opposera à Martin Bakole, l’autre figure majeure de la boxe mondiale d’origine congolaise. Un affrontement qui fait déjà saliver les amateurs de boxe.

Les deux géants, tous deux Congolais de cœur et de sang, vont en découdre. Mais au-delà de l’affrontement, c’est toute la boxe congolaise qui sort grandi. Qu’importe le vainqueur, c’est la RDC qui gagne. Une exposition médiatique sans précédent, un duel fraternel au sommet, et la certitude que le pays pèse désormais dans la cour des grands du noble art.

Tshisekedi : « La renaissance de notre boxe »

À l’issue de l’entretien, le président de la République ne cache pas sa satisfaction. Félix Tshisekedi salue avec chaleur le patriotisme de Tony Yoka. Il voit dans cette rencontre bien plus qu’une simple formalité administrative : c’est un symbole, celui de la renaissance de la boxe congolaise.

« Nous venons de franchir un nouveau tour avec un allié de taille », glisse le chef de l’État à ses proches. Un allié qui ne boxe pas seulement pour lui-même, mais pour tout un peuple. Un allié qui, à 33 ans, au sommet de son art, a choisi de retourner à ses racines pour y semer les graines du futur.

Ce jeudi 19 février 2026, dans le salon feutré de la Cité de l’Union africaine, un champion a rendu hommage à ses origines. Et un pays tout entier s’est pris à rêver d’or, de gloire et de poings levés vers le ciel.

Mike Tyson vs Floyd Mayweather : le combat de légendes aura lieu à Kinshasa

L’annonce avait fait l’effet d’une bombe en septembre 2025. Aujourd’hui, elle se précise. Mike Tyson et Floyd Mayweather, deux des plus grandes légendes de l’histoire de la boxe, vont croiser le fer lors d’un combat d’exhibition. La date est fixée au 25 avril 2026. Le lieu ? Kinshasa, en République démocratique du Congo. Un clin d’œil évident au légendaire « Rumble in the Jungle » de 1974.

Un rendez-vous avec l’histoire

Cinquante-deux ans après le choc entre Mohamed Ali et George Foreman, la capitale congolaise s’apprête à revivre une nuit de boxe exceptionnelle. Selon les informations de Ring Magazine, reprises par de nombreux médias internationaux, le duel entre « Iron Mike » et « Money » Mayweather devrait officiellement se tenir le 25 avril prochain.

Le choix du lieu n’a rien d’anodin. En octobre 1974, Kinshasa (alors appelée Zaïre) avait été le théâtre de l’un des combats les plus célèbres de tous les temps. Ali, donné perdant, y avait terrassé Foreman au huitième round. Une légende était née .

Aujourd’hui, la même ville s’apprête à écrire une nouvelle page. Non pas pour un titre mondial, cette fois, mais pour le spectacle et la nostalgie.

Tyson-Mayweather : pourquoi ce combat fait rêver

D’un côté, Mike Tyson, 59 ans. Surnommé « Iron Mike », il fut le plus jeune champion du monde des poids lourds de l’histoire. Son bilan parle de lui-même : 50 victoires, dont 44 avant la limite, et 7 défaites . Sa dernière sortie remonte à novembre 2024, face au YouTubeur Jake Paul. Ce jour-là, il s’était incliné aux points à Arlington, au Texas.

De l’autre côté du ring, Floyd Mayweather, 48 ans. Invaincu en 50 combats professionnels, il a été titré dans cinq catégories différentes. Sa retraite officielle date de 2017, après sa victoire contre Conor McGregor. Depuis, il enchaîne les exhibitions. La dernière remontait à août 2024 face à John Gotti III .

Deux générations. Deux styles. Deux légendes.

Ce qu’ils ont dit

Lorsqu’il avait évoqué ce combat pour la première fois, Mike Tyson n’en revenait pas lui-même. « Lorsque CSI (le promoteur) m’a proposé Floyd, je n’y ai pas cru », avait-il confié dans un communiqué en septembre. Sa mise en garde était claire : « Cela va nuire à sa santé, mais il veut le faire. »

De son côté, Mayweather affichait sa confiance légendaire. Interrogé par ESPN, il avait justifié ce nouveau défi : « Aucun boxeur n’a réussi à ternir mon héritage. Ce combat donnera aux fans ce qu’ils veulent. »

Plus récemment, Tyson a remis une pièce dans la machine. Invité à l’événement « An Experience with Mike Tyson », il avait lâché une information qui avait fait vibrer les amateurs. « Ce sera en mars. Et ce sera en Afrique. » Le calendrier a légèrement glissé, mais la promesse, elle, tient toujours.

Le poids des mots, le choc des styles

Une question taraude les puristes : à quel poids se battront-ils ? La réponse n’a pas encore filtré. Pourtant, l’enjeu est de taille. Tyson s’est illustré en tant que champion poids lourds. Mayweather, lui, a régné des super-plumes jusqu’aux super-welters. Cinq catégories, cinq titres, mais jamais au-delà .

Trouver un terrain d’entente physique relève du défi. Mais dans le monde des exhibitions, tout devient possible.

« Ce sera incroyable. Nous allons battre tous les records », s’est enthousiasmé Tyson, qui voit plus grand que jamais. « Ce sera l’un des plus grands événements de l’histoire de ce sport. »

Kinshasa, terre de boxe

Pour la RDC, cet événement dépasse largement le cadre sportif. Il s’inscrit dans une tradition. Cinquante ans après Ali-Foreman, le pays veut montrer au monde qu’il reste une terre de boxe. Les infrastructures, l’organisation, l’accueil : tout sera passé au crible.

Car derrière la nostalgie, il y a un enjeu d’image. Le Congo, meurtri par des décennies de crises, entend prouver sa capacité à organiser un spectacle planétaire. Les regards seront braqués sur Kinshasa. Les caméras du monde entier, aussi.

Exhibition ou combat ? La frontière est mince

Précisons-le : il s’agit bien d’un combat d’exhibition. Pas d’un championnat du monde. Pas d’un enjeu de titre. Pourtant, quand deux monstres sacrés montent sur le ring, la frontière s’estompe.

Mayweather, depuis sa retraite, est devenu un habitué de ces shows lucratifs. Logan Paul, John Gotti III, Tenshin Nasukawa : il les a tous affrontés. Récemment, un duel contre son ancien rival Manny Pacquiao avait même été évoqué. Rien n’en est sorti, mais l’idée flottait .

Tyson, lui, revient de loin. Son combat contre Jake Paul avait montré un homme diminué, ralenti par l’âge. Pourtant, son nom suffit à remplir les stades. Son aura, elle, demeure intacte.

Le compte à rebours est lancé

Nous sommes à deux mois de l’échéance. Les promoteurs s’activent. Les contrats se finalisent. Les rumeurs circulent. Une certitude : le 25 avril 2026, Kinshasa retiendra son souffle.

Deux hommes entreront dans un ring. L’un avec la puissance du marteau. L’autre avec la précision du scalpel. L’un pour la gloire d’antan. L’autre pour l’argent d’aujourd’hui.

Et au milieu, il y aura le public. Celui de Kinshasa, bouillant, passionné, fidèle à sa réputation. Celui du monde entier, connecté via les écrans géants et les plateformes de streaming.

Car dans cette histoire, Mayweather et Tyson ne sont que les acteurs. Le véritable héros, c’est le souvenir. Celui d’une époque où la boxe faisait rêver des continents entiers. Et si, pour une nuit, ce rêve revenait ?

Tony Yoka : « Bakole ne m’a pas frappé, il m’a gagné »

Il y a des blessures qui ne se voient pas sur un visage tuméfié. Celle de l’orgueil, peut-être, est la plus lente à cicatriser.

Ce jeudi 12 février, sur le plateau de Bosolo na Politik, Tony Yoka est venu parler boxe. Il est reparti en ayant rallumé un brasier qui couvait depuis des mois. Face à lui, pas d’adversaire. Juste des micros, des caméras, et le souvenir cuisant d’une nuit où il a perdu plus qu’un combat.

C’est peut-être la phrase la plus honnête qu’il ait prononcée. Tony Yoka, champion olympique 2016, ancien espoir du poids lourd français, a regardé la vérité en face : Martin Bakole était le meilleur, ce soir-là.

« Il ne m’avait pas frappé, mais il m’avait gagné. Nous sommes allés jusqu’au 12e round. » Un aveu rare chez un boxeur. Une reconnaissance de la supériorité de l’autre, presque élégante.

Mais l’élégance, chez Yoka, a toujours des limites. Et elles n’ont pas tardé à apparaître.

« Ce n’est pas un grand boxeur »

Car après avoir concédé la défaite, le Français a tenu à redessiner la hiérarchie. Selon lui, Bakole est « un bon boxeur ». Rien de plus. « Les grands, c’est Joshua, Fury, Wilder… Bakole ne connaît pas les techniques de la boxe. »

Un tacle appuyé. Presque un uppercut verbal.

Difficile, pourtant, d’ignorer le parcours du Congolais. Bakole n’a peut-être pas les ceintures des géants anglo-saxons, mais il traîne derrière lui une réputation de puncheur redoutable, celui qui fait plier les corps et douter les esprits. Yoka le sait. Il l’a éprouvé.

Le nez, le divorce, et les excuses

Alors pourquoi cette défaite ? Le Français avance deux explications. D’abord, une blessure au nez, survenue quelques jours avant le combat. Ensuite, un contexte personnel difficile, lié à son divorce. Deux éléments qui, selon lui, ont pesé dans la balance.

Traduction : ce n’était pas le vrai Tony Yoka que Bakole a affronté.

Le problème, dans la boxe comme dans la vie, c’est que les circonstances n’effacent jamais les résultats. Et que les excuses, aussi légitimes soient-elles, sonnent parfois comme des tentatives de réécrire une histoire déjà écrite.

« Je le bats avant la limite. Même à Kinshasa. »

Vient alors la promesse. Celle qui engage, celle qu’on ne peut plus rattraper.

Tony Yoka assure qu’il accordera une revanche à Martin Bakole. Et il pose ses conditions : il gagnera avant la limite. Peu importe le lieu. Même à Kinshasa. Même devant 80 000 Congolais debout, hurlant le nom de leur champion.

C’est un pari risqué. C’est aussi une déclaration d’intention. Yoka ne veut pas seulement effacer sa défaite. Il veut l’anéantir dans l’esprit des gens.

L’autre guerre : celle des maillots

Mais le ring n’est pas le seul terrain de leur affrontement. Il y a aussi les coulisses, les petits gestes, les absences qui interrogent.

Pourquoi Martin Bakole n’a-t-il pas posé avec les nouveaux maillots des Léopards, l’équipe nationale de RDC, quand Tony Yoka, lui, s’y est prêté volontiers ?

La réponse du Français tombe, cinglante : « Tout simplement parce que Martin Bakole a demandé à être rémunéré pour le faire. De mon côté, je le fais gratuitement. Il s’agit avant tout de la promotion de notre équipe nationale. »

Accusation grave. Ou vérité maladroite. Entre les deux, difficile de trancher. Ce qui est sûr, c’est que le mal est fait. Bakole, silencieux pour l’instant, devra répondre. Sur les réseaux, dans la presse, ou peut-être un jour, sur un ring.

Deux hommes, deux fiertés, une seule balle au centre

Ce qui se joue entre Tony Yoka et Martin Bakole dépasse la simple rivalité sportive. C’est une affaire d’ego, d’héritage, de place dans l’histoire.

L’un est Français, né à Paris, auréolé d’un titre olympique. L’autre est Congolais, formé à Kananga, élevé à la dure dans les rings écossais. L’un a connu les projecteurs, les contrats juteux, les Unes des magazines. L’autre a gravi la montagne à coups de poings, sans jamais recevoir de tapis rouge.

Leur combat n’est pas fini. Il commence à peine.

Et cette fois, ce n’est plus seulement pour une ceinture. C’est pour le respect, la réputation, et ce titre si subjectif mais si convoité : celui de « grand boxeur ».

Alors, revanche à Kinshasa ?

Tony Yoka dit oui. Il dit même qu’il gagnera, et vite. Reste à savoir si Martin Bakole, qui n’a jamais fui un défi, acceptera de lui offrir cette chance.

Le ring, lui, attend. Les projecteurs aussi.

Et au Congo, on retient son souffle. Car si le combat a lieu, ce ne sera pas seulement un match de boxe.

Ce sera une guerre de légendes.

Stade Tata Raphaël fermé : la FECOFA menace de relégation les clubs violents

KINSHASA – Le football congolais est à la croisée des chemins. Réunis en urgence ce lundi 9 février, les responsables du sport national ont tiré la sonnette d’alarme après les actes de vandalisme ayant conduit à la fermeture du stade Tata Raphaël et perturbé le championnat.

Lors de cette réunion cruciale, le ministre des Sports Didier Budimbu, la FECOFA et la Linafoot ont pris des décisions radicales pour mettre un terme à la violence dans les enceintes sportives. Le message est clair : « il n’y aura plus de complaisance ».

Une reprise du championnat sous conditions

Première annonce : le championnat national n’est pas arrêté, mais sa reprise est soumise à une condition sine qua non. Chaque club devra signer un acte d’engagement formel par lequel il assume pleinement la responsabilité du comportement de ses supporters.

« Les actes de vandalisme sont l’œuvre des supporters. Chaque club doit désormais en assumer la responsabilité », a insisté la Linafoot. Les matchs sont en cours de reprogrammation, et un calendrier officiel sera publié prochainement.

Sanctions renforcées : jusqu’à la relégation

La FECOFA a annoncé un véritable tournant dans sa politique disciplinaire. Finies les simples amendes financières, jugées inefficaces. Désormais, les sanctions pourront aller jusqu’au retrait de points en championnat, voire à la relégation en Ligue 2.

« Il faut protéger l’image du football congolais, aujourd’hui sérieusement affectée », a déclaré Lily Tshimpumpu, secrétaire générale du Comité de normalisation de la FECOFA.

Une stratégie à double détente

Les autorités jouent sur deux tableaux :

  • La prévention par l’engagement contractuel des clubs

  • La répression par des sanctions exemplaires contre les clubs et les supporters violents

Cette approche vise à créer une responsabilisation en cascade : les instances tiennent les clubs pour responsables, qui doivent à leur tour contrôler leurs supporters.

Un enjeu qui dépasse le sport

Cette crise intervient alors que le pays envisage d’accueillir des événements internationaux, comme le tournoi de l’UNIFFAC prévu au stade Tata Raphaël. La crédibilité du football congolais, et plus largement sa capacité à organiser des compétitions majeures, est en jeu.

Les prochains jours seront décisifs. Si les clubs acceptent de jouer le jeu de la responsabilisation, le championnat pourrait reprendre rapidement. Dans le cas contraire, le football congolais risque de s’enliser dans une crise dont les conséquences pourraient être durables, tant sur le plan sportif qu’économique.

Yoka-Bakole 2 à Kinshasa ? Un projet qui prend forme

KINSHASA – Et si le « Rumble in the Jungle » avait un héritier ? L’idée d’un combat revanche entre Tony Yoka et Martin Bakole, organisé cette fois à Kinshasa, est passée du statut de rumeur à celui de projet concret. Le champion olympique franco-congolais en a discuté ce lundi 9 février avec le ministre des Sports et Loisirs, Me Didier Budimbu, lors d’une visite officielle en RDC.

Battu aux points par le colosse congolais en mai 2022 à Paris, Tony Yoka souhaite prendre sa revanche sur la terre de ses origines. Ce combat, s’il se réalise, dépasserait le simple cadre sportif. Il symboliserait le retour de la RDC sur la scène mondiale de la boxe lourde, plus de cinquante ans après le mythique affrontement entre Mohamed Ali et George Foreman.

Un projet pour le développement de la boxe congolaise

La discussion avec le ministre Budimbu ne portait pas uniquement sur le super-combat. Tony Yoka, accompagné de son père, a présenté un programme structurant pour la boxe congolaise.

Le projet se concentre sur :

  • La détection de jeunes talents.

  • Leur formation.

  • Leur préparation aux compétitions internationales.

Le ministère a salué l’initiative et y voit une opportunité pour relancer la boxe et utiliser le sport comme levier d’insertion sociale. De plus, des partenaires internationaux ont déjà manifesté leur intérêt pour soutenir ce programme.

Un événement mondial en perspective

Organiser ce duel à Kinshasa représente un défi logistique et sécuritaire, mais aussi une vitrine unique pour la capitale congolaise. L’événement attirerait l’attention du monde entier et raviverait la flamme pugilistique du pays.

Pour l’instant, aucune annonce officielle n’a été faite. La date, le lieu exact – le stade des Martyrs est souvent évoqué – et les conditions financières et organisationnelles restent à négocier entre les promoteurs, les boxeurs et les autorités.

Cependant, la simple évocation du projet a déjà électrisé les passionnés. Elle illustre la volonté de Tony Yoka de se racheter après sa première défaite et l’ambition de la RDC de renouer avec son glorieux passé de capitale mondiale de la boxe. Les prochaines semaines diront si ce rêve peut devenir réalité.

Afimico Pululu obtient son passeport Congolais

Bruxelles – C’est une formalité, mais elle a la valeur d’un sésame. Ce lundi 26 janvier, l’attaquant Afimico Pululu s’est rendu à l’ambassade de la RDC à Bruxelles pour une prise d’empreintes décisive, dernière étape avant l’obtention de son passeport congolais. À 26 ans, le joueur du Jagiellonia Białystok (Pologne) est sur le point d’officialiser son engagement avec les Léopards, offrant au sélectionneur Sébastien Desabre une nouvelle arme offensive.

Connu pour sa puissance physique et son sens du but, Pululu apporte un profil complémentaire à une attaque déjà bien dotée, où évoluent Cédric Bakambu, Simon Banza et Fiston Mayele. Sa polyvalence, capable d’évoluer sur plusieurs postes en attaque, en fait un atout tactique supplémentaire pour le staff technique.

Le joueur, déjà convoqué en stage amical par Desabre par le passé, a confirmé que son document de voyage serait prêt « d’ici deux jours ». Son arrivée tombe à point nommé, alors que la RDC prépare activement le match crucial de mars pour la qualification à la Coupe du monde 2026.

Ce renfort symbolise la stratégie de consolidation menée par la fédération congolaise pour construire un groupe compétitif et profond, capable de rivaliser au plus haut niveau. La concurrence dans l’axe offensif promet d’être féroce, une dynamique saine pour une sélection en quête de stabilité et de performances.

Yoane Wissa marque en Ligue des champions avec Newcastle, une première depuis 2003

Ce mercredi 21 janvier à Goodison Park, sous le ciel gris du nord de l’Angleterre, Yoane Wissa a écrit une page d’histoire. En ouvrant le score pour Newcastle face au PSV Eindhoven, l’attaquant des Léopards est devenu le premier Congolais à marquer en Ligue des champions sous les couleurs d’un club de Premier League depuis plus de vingt ans.

Pour sa toute première titularisation dans la plus prestigieuse des compétitions européennes, le « Kovo national » n’a pas tremblé. Dès la 8e minute, à la suite d’une haute récupération collective, il a calmement ajusté le gardien néerlandais d’une frappe précise, libérant d’un coup les Magpies et entrant dans la légende. Un but qui résonne comme un écho lointain à celui de Lomana LuaLua en février 2003, le dernier Congolais à avoir réalisé un tel exploit avec un club anglais en C1.

Mais Wissa ne s’est pas arrêté là. L’international a complété sa performance par une passe décisive impeccable pour Anthony Gordon à la demi-heure, scellant sa domination sur la rencontre. Une prestation complète qui lui a valu d’être logiquement élu homme du match.

Cette victoire 3-0 (après un but de Harvey Barnes) est capitale pour Newcastle, qui se rapproche des huitièmes de finale. Elle consacre surtout l’éclosion de Wissa comme un atout majeur de son équipe sur la scène européenne.

Plus de deux décennies après LuaLua, Wissa a repris le flambeau. Avec ce but historique, il a bien plus qu’offré trois points à son club : il a redonné à la RDC une place de choix dans les annales du football continental, prouvant que le talent congolais brille aussi au plus haut niveau des clubs.

Lumumba Vea : l’invitation du Maroc pour la finale bloquée par Kinshasa

La polémique sur l’arbitrage de la finale de la CAN 2025 continue d’agiter le Maroc. Cependant, une autre affaire circule en sourdine. Elle concerne Michel « Lumumba Vea » Kuka Mboladinga, supporter congolais devenu une icône du tournoi.

Selon plusieurs sources concordantes, le Maroc aurait officiellement invité le célèbre supporter. L’objectif était clair : l’accueillir lors des dernières étapes de la compétition. L’invitation visait notamment la finale du 18 janvier 2026 entre le Sénégal et le Maroc.

D’après ces sources, l’organisme Quick-Witted Management (QWM) a adressé une invitation formelle. Il a agi en coordination avec la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF). Le dispositif prévoyait une prise en charge complète. Il incluait les billets d’avion, l’hébergement et les déplacements locaux.

Par ailleurs, l’offre concernait aussi trois accompagnants. Parmi eux figuraient le manager du supporter et un agent de sécurité.

Un voyage bloqué à deux reprises côté congolais

Le programme se déroulait en deux phases. D’abord, une présence prévue dès le 12 janvier pour les derniers matchs. Ensuite, une participation à la finale.

Cependant, le voyage n’a jamais eu lieu. Selon les mêmes sources, la partie congolaise aurait bloqué le départ à deux reprises.

Le 12 janvier, une première tentative a échoué. Les autorités auraient évoqué une rencontre programmée avec le chef de l’État congolais. Puis, le 15 janvier, une seconde tentative a également échoué. Cette fois, aucune raison officielle n’a été communiquée.

À ce stade, ni Kinshasa ni Rabat n’ont confirmé ces informations. Toutefois, les sources indiquent que la lettre d’invitation, signée par un responsable de QWM, mettait en avant un message symbolique. Elle évoquait la volonté de célébrer l’esprit sportif et la passion du football africain incarnés par « Lumumba Vea ».

Ainsi, l’absence du supporter n’est pas passée inaperçue. Sa statue vivante de Patrice Lumumba avait marqué la CAN 2025. Dès lors, une question persiste. S’agit-il d’un simple contretemps logistique ? Ou d’un choix politique destiné à éviter une récupération médiatique par le pays hôte ?

En l’absence de version officielle, le doute demeure.

Un député marocain réclame l’arrestation de l’arbitre congolais de la finale de la CAN

La finale de la CAN 2025 est terminée. Le Sénégal a soulevé le trophée. Pourtant, la controverse prend de l’ampleur. Au Maroc, la défaite face aux Lions de la Teranga laisse place à une colère inattendue.

En effet, un député marocain a publiquement exigé l’arrestation de l’arbitre central congolais, Jean-Jacques Ndala Ngambo. Sa déclaration a rapidement enflammé les réseaux sociaux. L’élu accuse l’officiel d’avoir brisé le rêve marocain. Il demande même qu’il soit jugé au Maroc.

Selon lui, l’arbitre aurait agi par collusion ou commis de graves manquements. Ces propos vont bien au-delà d’une critique sportive. Ils transforment une décision arbitrale en accusation judiciaire. Cette sortie choque de nombreux observateurs.

Jean-Jacques Ndala au cœur d’une tempête politique et sportive

Pourtant, la CAF avait confié la finale à un trio arbitral congolais. Elle a placé Jean-Jacques Ndala au sifflet. Cette désignation traduisait une confiance totale de l’instance africaine. Pour la RDC, elle représentait une fierté nationale.

D’autant plus que les Léopards avaient quitté le tournoi dès les huitièmes de finale. Malgré cette élimination, l’arbitrage congolais s’est imposé sur la scène continentale. Ce trio avait déjà dirigé le match d’ouverture. La finale constituait leur troisième apparition.

Cependant, la mission restait délicate. Le tournoi avait déjà connu plusieurs polémiques arbitrales. Ndala et son équipe devaient rassurer. Ils devaient aussi préserver l’image de la compétition. La pression montait encore davantage car Jean-Jacques Ndala vise une place à la prochaine Coupe du monde.

Dans ce contexte, la réaction du député marocain change la nature du débat. Elle politise une défaite sportive. Elle illustre surtout la violence des passions autour du football africain. Elle rappelle enfin la fragilité de la frontière entre critique légitime et accusation dangereuse.

Pour l’arbitrage congolais, cette finale marquait une occasion rare. Elle permettait de restaurer une crédibilité longtemps contestée. Les experts analyseront la prestation sur le terrain. Toutefois, les attaques venues d’un élu étranger déplacent désormais l’affaire hors du sport, vers un terrain bien plus risqué que celui d’un stade.

Patrice Motsepe fixe des conditions strictes à la RDC

Le rêve a un prix, et il est exorbitant. Alors que la RDC envisage d’accueillir une future Coupe d’Afrique des Nations, le président de la CAF, Patrice Motsepe, a posé des conditions strictes. Devant les médias, il a tracé une ligne claire : pour décrocher la CAN, le pays devra présenter des infrastructures de classe mondiale.

« Les chefs d’État m’appellent, mais la décision revient à la CAF, pas à moi », a-t-il rappelé samedi dernier au Maroc. Aucun passe-droit politique ne sera accordé. La CAF évaluera uniquement la capacité réelle du pays à organiser l’événement.

Le défi des chantiers pharaoniques

Patrice Motsepe a identifié le principal obstacle : « La qualité des infrastructures doit répondre aux standards mondiaux. » Concrètement, la RDC devra lancer des chantiers titanesques.

Il ne s’agira pas seulement de construire six ou huit stades avec des pelouses impeccables. Il faudra aussi moderniser l’ensemble de l’écosystème : hôtels, routes, aéroports, et réseaux de télécommunications. Le ministre des Sports, Didier Budimbu, l’a reconnu : « On ne construit pas des stades en 24 heures. »

Pour Motsepe, cet investissement n’est pas une punition mais une opportunité. Organiser la CAN pourrait moderniser en profondeur les infrastructures sportives et de transport du pays, laissant un héritage durable.

Le football comme pont diplomatique

Dans un autre registre, Patrice Motsepe a lancé un message de paix. Il a appelé à une collaboration entre les fédérations de football de la RDC et du Rwanda, malgré les tensions actuelles entre les deux pays.

« Ce serait formidable de voir les présidents de leurs fédérations travailler ensemble », a-t-il déclaré. Il a salué l’exemple des supporters algériens et marocains, unis par le sport. Pour Motsepe, le football peut devenir un pont pour apaiser les rancunes.

Dans un contexte diplomatique fragile, sa proposition offre un moyen concret de renouer le dialogue. Sur le plan sportif, la RDC doit construire et moderniser. Sur le plan diplomatique, le football devient un langage universel pour favoriser la paix. Deux défis immenses, qui nécessiteront bien plus que de simples appels téléphoniques.

Netflix et la CAF s’associent pour un film et une émission quotidienne sur la CAN 2025

Rabat – L’histoire ne sera pas seulement écrite sur la pelouse. Elle sera filmée, montée et diffusée dans 190 pays. Dans un coup médiatique retentissant, Netflix vient de conclure un partenariat historique avec la Confédération Africaine de Football (CAF) pour la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc. Ce partenariat promet de transformer la façon dont le monde voit et suit le football africain.

Au cœur de cette alliance, deux productions exclusives. D’abord, un film documentaire événement couvrira tout le tournoi, des préparatifs à la finale du 18 janvier 2026. Avec ses caméras au poing, Netflix capturera non seulement les dribbles et les buts, mais aussi les émotions dans les vestiaires et la ferveur des supporters. Ainsi, les 280 millions d’abonnés de la plateforme pourront vivre le tournoi comme jamais auparavant.

Une couverture quotidienne pour les fans

En parallèle, dès le coup d’envoi, les supporters profiteront de l’« AFCON Daily Show », un programme quotidien. Il proposera résumés, analyses et interviews exclusives. De plus, disponible en streaming pour l’Afrique subsaharienne, ce programme marque la première incursion majeure de la CAF sur une plateforme globale. Cette stratégie audacieuse vise à séduire une nouvelle génération de supporters.

Une CAN déjà record

Cette édition 2025 bat déjà tous les records. Avec une diffusion dans plus de 180 territoires, elle dépasse l’audience de la CAN 2023 en Côte d’Ivoire. Grâce à Netflix, le tournoi gagne une dimension narrative et culturelle.

Pour la CAF, c’est une victoire stratégique. Il ne s’agit plus seulement de vendre des droits TV, mais de valoriser l’identité du football africain. En ouvrant ses coulisses à Netflix, le football africain se présente comme un produit global mêlant sport de haut niveau, drames humains et richesses culturelles. Pour le Maroc, pays hôte, c’est une vitrine planétaire unique.

Le message est clair : la CAN n’est plus seulement un championnat. C’est désormais une saga mondiale, prête à conquérir les écrans du monde entier. Et lorsque le dernier coup de sifflet retentira en janvier 2026, l’histoire ne fera que commencer… sur Netflix.

La RDC lance son grand rêve : la CAN 2029

Sur le plateau de la RTNC, devant les caméras de la télévision nationale, le ministre des Sports a prononcé une phrase qui résonne comme une promesse, un défi et un rêve à construire. « Nous voulons absolument organiser la CAN en 2029. » Par ces mots, Didier Budimbu a officiellement jeté la RDC dans la course pour accueillir la plus grande fête du football africain.

La RDC n’en est pas à son premier coup d’essai. Mais cette fois, l’ambition semble portée par une stratégie claire et un calendrier précis. Le ministre l’a reconnu : le chemin vers la Coupe d’Afrique des Nations est pavé de stades à construire, de routes à bitumer et d’hôtels à bâtir. « Il faut six stades viables et les infrastructures hôtelières autour », a-t-il rappelé, énumérant les exigences de la CAF.

Une ambition réaliste et structurée

Face à l’ampleur de la tâche, Didier Budimbu a adopté un ton à la fois ambitieux et réaliste. « On ne peut pas construire des routes et des stades en 24 heures », a-t-il souligné. L’échéance de 2029 prend tout son sens : elle n’est pas un caprice, mais un horizon. Cinq années pour transformer une ambition en chantiers, puis en béton et en gazon.

Derrière cette candidature, il y a plus qu’une simple compétition. C’est un projet de nation. Un levier pour forger un héritage : moderniser les villes, dynamiser l’économie et insuffler une fierté durable. Pour un pays au potentiel footballistique immense, organiser la CAN serait un retour aux sources, un hommage aux légendes passées et un tremplin pour les futures.

La course ne fait que commencer

Mais la RDC devra convaincre. D’autres nations convoitent également l’organisation de l’édition 2029. Le pays doit bâtir les infrastructures nécessaires et présenter un dossier solide. Sa vision devra démontrer que c’est sur ses terres que le continent doit célébrer son football.

Le coup d’envoi est donné. La partie la plus difficile commence maintenant : transformer les mots prononcés à la télévision en réalités concrètes sur le terrain. L’histoire dira si, en 2029, le continent entier chantera dans les stades congolais.

CAF enquête sur les incidents des quarts de finale : Cameroun, Maroc, Algérie et Nigeria au cœur de la polémique

Les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2026 ont généré de fortes tensions. Lors des matchs Cameroun – Maroc et Algérie – Nigeria, plusieurs comportements ont enfreint l’esprit sportif. D’abord, des joueurs ont multiplié les provocations et contesté les décisions arbitrales. Ensuite, des échanges verbaux tendus ont aggravé le climat sur le terrain.

Parallèlement, certains officiels ont adopté des attitudes jugées irrespectueuses envers les arbitres et le personnel d’organisation. Ces agissements ont alimenté la polémique et suscité de nombreuses réactions parmi les supporters et les observateurs.

La CAF ouvre une enquête disciplinaire

Face à ces incidents, la Confédération africaine de football (CAF) a analysé les rapports des arbitres ainsi que les images vidéo des rencontres. Elle a identifié plusieurs manquements au code disciplinaire impliquant joueurs et officiels. Par conséquent, la CAF a transmis les dossiers à sa Commission disciplinaire.

Cette commission mènera une enquête approfondie afin de situer les responsabilités et d’appliquer des sanctions appropriées. En outre, la CAF a signalé des comportements inappropriés de certains médias dans la zone mixte, ainsi que des débordements de supporters. Elle examinera ces faits séparément. L’instance a toutefois rappelé un principe clair : la discipline reste non négociable.

Préserver l’image du football africain

Ces incidents ont rapidement provoqué des réactions chez plusieurs entraîneurs et responsables de clubs. Selon eux, le fair-play doit rester une priorité, surtout à ce stade décisif de la compétition. « Nous devons montrer l’exemple aux jeunes et aux fans. Ces incidents ternissent l’image du football africain », a déclaré l’un d’eux.

Ainsi, par cette prise de position ferme, la CAF réaffirme sa volonté de protéger l’intégrité, le professionnalisme et le respect dans toutes ses compétitions. Désormais, joueurs, officiels et supporters le savent : la CAN 2026 doit rester une vitrine exemplaire du football africain.

Le stade des Martyrs privé des matchs internationaux : un signal d’alarme pour le football Congolais

À compter de ce mois de janvier 2026, le stade des Martyrs de Kinshasa ne pourra plus accueillir de matchs internationaux. La Confédération africaine de football (CAF) a officiellement retiré l’homologation de la plus grande enceinte sportive de la République démocratique du Congo.
La décision a été notifiée à la Fédération congolaise de football association (FECOFA) par courrier en date du vendredi 9 janvier 2026.

Au cœur de cette suspension figure un rapport technique sans complaisance, issu de la dernière mission d’inspection de l’instance continentale. Le document fait état de graves insuffisances : installations sanitaires défaillantes, équipements médicaux non conformes, aire de jeu en deçà des normes internationales et dispositif de sécurité jugé insuffisant.
Autant de manquements considérés comme incompatibles avec l’organisation de compétitions africaines, aussi bien pour les clubs que pour les sélections nationales.

Un symbole mis à l’écart

Symbole historique du sport congolais, le stade des Martyrs se voit ainsi écarté du football continental. Une sanction administrative lourde de conséquences, qui sonne comme une mise en demeure silencieuse.
Certes, la CAF a transmis à la FECOFA une liste détaillée des travaux correctifs nécessaires à une éventuelle réhabilitation et à une future réhomologation. Mais une question persiste et dérange : des millions de dollars auraient été déboursés ces dernières années pour la rénovation de l’enceinte. Où est passé cet argent ?

En attendant, les conséquences sont immédiates. Les Léopards devront désormais disputer leurs rencontres internationales soit à Lubumbashi, soit à l’étranger. Une situation embarrassante pour un pays qui commence à gagner en visibilité sur la scène africaine et à attirer des binationaux talentueux.

Une urgence stratégique pour les autorités sportives

Cette décision place les autorités sportives congolaises face à une urgence stratégique majeure. À ce jour, seuls le stade TP Mazembe de Lubumbashi et, sous conditions, certaines infrastructures hors de Kinshasa, peuvent accueillir des rencontres internationales d’envergure.

Sans mise à niveau rapide, la délocalisation des matchs à domicile risque de devenir la norme. Une perspective aux effets en cascade : coûts logistiques élevés, manque à gagner financier, éloignement du public et affaiblissement de la ferveur populaire, pourtant pilier du football congolais.

Au-delà de l’infrastructure, c’est toute la chaîne de valeur du football national qui se retrouve fragilisée.

Rénover l’ancien ou construire l’avenir ?

Construit en 1994, le stade des Martyrs affiche aujourd’hui les stigmates du temps. Malgré ses 80 000 places, il peine à répondre aux standards du football moderne.
À l’ère des pelouses hybrides, de la VAR intégrée, des écrans géants et des stades intelligents, continuer à rafistoler une infrastructure vieillissante ressemble davantage à un replâtrage permanent qu’à une vision durable.

Pendant ce temps, ailleurs en Afrique, le paysage change. Le Maroc, le Sénégal, le Kenya et d’autres pays investissent massivement dans des infrastructures sportives de nouvelle génération.

L’exemple du Kenya est révélateur. À Nairobi, le Talanta Stadium, rebaptisé Raila Odinga Stadium, est en pleine construction. Lancé en août 2024, ce stade de 60 000 places doit être livré en mars 2026, soit en moins de deux ans, pour un coût estimé à 250 millions de dollars.

Toiture à levage hydraulique informatisé, vestiaires ultramodernes, salons VIP, centres médias de pointe, VAR intégrée, pelouse hybride : tout y est pensé pour le football moderne, mais aussi pour le rugby et les grands événements culturels. Un modèle qui illustre une Afrique qui avance, innove et assume ses ambitions.

Une question de volonté plus que de moyens

La RDC, grande nation de football au palmarès respecté, dispose des ressources humaines, d’un public passionné et d’un potentiel économique réel pour se doter d’infrastructures dignes de son statut.
Ce qui semble faire défaut, ce n’est pas tant l’argent que la planification, la vision et la volonté politique.

Entre décisions tardives et absence de stratégie à long terme, le pays observe pendant que ses voisins bâtissent l’avenir. La suspension du stade des Martyrs n’est pas seulement une sanction administrative : c’est un avertissement clair.

Un signal fort invitant le Congo-Kinshasa à choisir entre l’immobilisme et l’ambition.

Car une chose est certaine : le football congolais mérite mieux qu’une rénovation annuelle de ses vieilles pierres. Il mérite des stades à la hauteur de sa passion populaire et de son immense potentiel.
Le temps des constats est révolu. Celui des choix courageux est désormais venu.

Lumumba VEA bloqué à Casablanca : la FAF envoie un convoi officiel pour le libérer et le rencontrer

Dans un rebondissement inattendu et fort en symboles, l’histoire autour du supporter congolais Michel Kuka, dit « Lumumba VEA », prend une tournure fraternelle. Alors que le célèbre homme-statue se retrouvait bloqué au Novotel de Casablanca, empêché de rejoindre Rabat à cause de personnes indélicates se présentant comme son entourage, la Fédération algérienne de football (FAF) est passée à l’action.

Ce mercredi 7 janvier 2026, la FAF a dépêché un convoi officiel entre Casablanca et Rabat. La mission : aller à la rencontre de la figure emblématique des tribunes congolaises, non pas pour en faire une mascouse, mais pour lui témoigner le respect et l’admiration des Fennecs.

Du blocage à l’invitation solennelle

Le transfert de Michel Kuka vers Rabat, pourtant organisé avec un véhicule VIP, avait échoué en raison de la présence de prétendus managers ou gardes du corps tentant de lui soutirer de l’argent. Une situation kafkaïenne pour un homme qui incarne le silence et la dignité.

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Face à cette impasse, l’Algérie footballistique a choisi la voie de la fraternité. Le convoi officiel a été lancé pour l’escorter jusqu’à l’hôtel Marriott de Rabat, quartier général de la sélection algérienne. Les joueurs des Fennecs ont en effet exprimé le souhait de rencontrer personnellement l’homme dont la silhouette immobile a marqué la CAN 2025.

Un geste au-delà du sport : réparer et honorer

Ce geste intervient au lendemain du huitième de finale tendu entre l’Algérie et la RDC, et quelques jours après la polémique du geste maladroit de l’attaquant algérien Amoura – qui s’était excusé pour avoir imité sa posture. Il s’agit ici d’un acte diplomatique et humain bien plus profond.

L’objectif est clair : témoigner du respect, remercier « Lumumba VEA » pour l’émotion et le symbole qu’il porte, et partager un moment fraternel. En invitant le supporter congolais dans son camp, l’équipe algérienne reconnaît en lui bien plus qu’un simple fan. Elle honore la mémoire historique de la RDC et de l’Afrique qu’il incarne, à travers son hommage silencieux à Patrice Lumumba.

Alors que le convoi est en route, ce dénouement inespéré transforme une situation de blocage en une rencontre historique. Une leçon de fair-play et de fraternité africaine, écrite non pas sur la pelouse, mais sur la route qui relie Casablanca à Rabat.

Amoura présente ses excuses après un geste polémique envers un célèbre supporter congolais

La qualification des Fennecs pour les quarts de finale de la CAN 2025 a été éclipsée par un incident hors terrain. Mohammed Amoura, attaquant algérien du VfL Wolfsburg, a dû présenter ses excuses publiques. Son geste a été perçu comme une provocation envers un supporter emblématique de la République Démocratique du Congo.

Une moquerie qui fait polémique

Après le match intense, remporté in extremis par l’Algérie, Amoura a imité la posture de Michel Kuka Mboladinga, surnommé « Lumumba Vaa ». Ce supporter congolais reste debout et immobile durant les matches en hommage à Patrice Lumumba, héros de l’indépendance.

Amoura a reproduit cette immobilité avant de s’allonger sur la pelouse. Rapidement, ce geste a été interprété comme une moquerie. Il a suscité une vive polémique sur les réseaux sociaux.

Des excuses publiques sur Instagram

Face à la controverse, l’international algérien a réagi sur Instagram. Il a expliqué qu’il n’avait « pas mesuré la portée symbolique » de son acte.

« Le match contre le Congo a été très intense, avec beaucoup de tension et d’émotion. Je tiens à préciser que je n’étais pas au courant de ce que représentait la personne ou le symbole dans la tribune », a-t-il écrit.

Amoura a insisté sur le fait que son geste visait simplement à « chambrer dans un esprit bon enfant ». Il a ajouté qu’il n’avait aucune intention de manquer de respect au public congolais. « Je respecte le Congo et son équipe. Je leur souhaite le meilleur et j’espère qu’ils se qualifieront pour la Coupe du monde. Si mon attitude a été mal comprise, je le regrette sincèrement », a-t-il conclu, avant de terminer par « Tahia Djazair » (Vive l’Algérie).

Un symbole historique touché

La polémique dépasse le cadre du sport. En ciblant « Lumumba Vaa », Amoura a touché à un symbole historique fort. Le surnom du supporter rend hommage à Patrice Lumumba, premier Premier ministre du Congo indépendant et figure martyr. Beaucoup ont donc perçu le geste comme un manque de respect envers la mémoire collective et un symbole de résistance.

Les excuses d’Amoura visent à apaiser les tensions. Cependant, cet épisode rappelle que les symboles pèsent lourd dans les rivalités footballistiques africaines. Malgré tout, l’Algérie poursuit son parcours en CAN. Mais l’incident restera une ombre sur une qualification arrachée dans les derniers instants.

CAN 2025 : le FBI en observateur pour le choc Algérie-RDC

Dans les coulisses du stade Prince Moulay El Hassan de Rabat, une autre partie se joue déjà.
Ici, aucun ballon ne circule. À la place, des costumes, des badges visibles et des regards concentrés dominent l’espace. Depuis ce week-end, une délégation du FBI opère discrètement sur le sol marocain.

La mission est claire et méthodique : observer, analyser, anticiper.
Ainsi, pendant que 65 000 supporters s’apprêtent à vivre le choc entre l’Algérie et la RDC, les agents américains suivent un tout autre match. Celui de la sécurité.

Un test grandeur nature loin de la pelouse

Ce mardi à 17h, le spectacle se jouera sur le terrain.
En revanche, pour le FBI, l’enjeu se situe ailleurs. Il se concentre dans les gradins, aux points de filtrage et dans les centres de contrôle.

Sous la conduite de Douglas Olson et Kevin Kowalski, les agents américains dissèquent l’architecture invisible de l’événement. Déjà, ils ont observé le dispositif lors de Maroc–Tanzanie. Déploiement des unités, vidéosurveillance, drones : chaque détail compte. À cela s’ajoute une coordination opérationnelle scrutée à la loupe.

Désormais, un point précis focalise leur attention. Il s’agit de la gestion des supporters étrangers. Surtout, la coopération entre la police marocaine et les forces internationales devient un indicateur clé.

Coupe du Monde 2026 : apprendre aujourd’hui pour sécuriser demain

Cette présence ne relève donc pas de la simple curiosité. Au contraire, elle s’inscrit dans une stratégie assumée. Les États-Unis préparent activement la Coupe du Monde 2026, qu’ils coorganiseront avec le Mexique et le Canada.

Dans ce cadre, la FIFA impose une coopération sécuritaire renforcée. Par conséquent, le Maroc apparaît comme un laboratoire idéal. Le royaume teste ses capacités tout en préparant sa candidature au Mondial 2030, aux côtés de l’Espagne et du Portugal.

Ainsi, Rabat et Washington consolident leur collaboration. Cette coopération, appelée à durer, s’inscrit déjà dans un horizon commun. Celui de 2030 et au-delà.

Algérie–RDC, un match aux enjeux invisibles

Ce huitième de finale dépasse largement le cadre sportif. En réalité, il porte une dimension stratégique inattendue. Chaque caméra installée devient une donnée. Chaque flux de foule observé alimente une analyse. Chaque décision opérationnelle compte.

Sur la pelouse, deux équipes viseront les quarts de finale.
Pendant ce temps, dans l’ombre, une autre équipe prépare l’avenir du football mondial.

Le coup de sifflet final désignera un vainqueur.
Cependant, le véritable match, celui de la sécurité sans faille, se joue sur le long terme.

RDC- l’Algérie : Le grand test des Léopards

À la veille du choc face à l’Algérie, la République démocratique du Congo affiche une détermination sans faille. En conférence de presse, le sélectionneur Sébastien Desabre a posé le ton : “On sait qu’on a les armes pour passer ce tour, à condition qu’on fasse un grand match.”

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Avec une lucidité tranquille, Desabre explique que ses joueurs connaissent la pression de ce type de rencontre. Mais loin d’être paralysés, ils sont prêts : “Les joueurs savent gérer la pression. Il n’y a pas une si grande pression que ça.”

Une équipe résiliente et vaillante

Cédric Bakambu, pilier de la sélection, reprend le flambeau : “Nous resterons dans le même état d’esprit que celui qui nous a toujours animés : résilients, vaillants et motivés pour franchir ce tour.” L’attaquant congolais insiste sur le rôle crucial des supporters : “Depuis le début, on sent la ferveur dans les stades. J’espère qu’on pourra offrir la qualification à notre peuple demain.”

Desabre ajoute que l’équipe a bénéficié de cinq jours de récupération, que le “filling est bon” et que le plan de jeu sera flexible, capable de s’adapter à différents systèmes : “Que ce soit à trois ou quatre derrière, on maîtrise ces systèmes et on va essayer de mettre quelque chose en place pour gagner le match.”

Le jeune Noah et le retour de Masuaku

Le sélectionneur souligne aussi le travail des jeunes, comme Noah, encore en phase d’adaptation au niveau international : “Il faut lui laisser le temps, il travaille avec beaucoup d’humilité et il nous apporte beaucoup.”

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Bonne nouvelle pour les Léopards : Arthur Masuaku, touché face au Sénégal, est remis et pourrait être aligné après l’évaluation prévue ce soir. Sa présence renforcerait le groupe et offrirait plus de flexibilité tactique face à l’Algérie.

Une vitrine pour confirmer l’évolution des Léopards

Bakambu rappelle que ce match n’est pas qu’une vitrine face aux Fennecs : “C’est surtout une occasion de confirmer notre évolution de ces dernières années. L’équipe est focus, on est dans notre bulle. On ne calcule pas ce qui se dit sur les réseaux et les médias.”

Les Léopards se présentent donc concentrés, déterminés et solidaires. Face à une Algérie bien organisée, invaincue et favorite, la RDC compte miser sur sa résilience, sa cohésion et son plan de jeu pour créer l’exploit et continuer son aventure dans cette CAN 2025.

Les Fennecs prêts à écrire l’histoire en huitièmes de finale

À la veille du huitième de finale de la CAN 2025, l’ambiance est électrique à la conférence de presse d’avant-match. Vladimir Petkovic, le sélectionneur algérien, affiche un mélange de confiance et de prudence. “Demain, ça va être un match important avec une équipe super de la RDC, mais de notre côté, on va se donner à fond pour montrer de quoi nous sommes capables”, confie-t-il, conscient que chaque détail comptera face aux Léopards.

Même si les Fennecs sont considérés favoris, Petkovic insiste sur l’importance de rester concentrés. “Nous voulons absolument gagner ce match face au Congo, nous ne voulons pas que l’aventure s’arrête”, souligne-t-il, rappelant que la RDC peut créer la surprise.

Bennacer, moteur des Fennecs

Aux côtés de Petkovic, Ismaël Bennacer prend la parole. Le milieu de terrain de l’AC Milan promet un match à haute intensité. “Je vais tout donner pour mener l’équipe à la victoire”, assure-t-il. Véritable leader sur le terrain, Bennacer incarne l’expérience et le calme nécessaires pour guider l’Algérie dans cette rencontre décisive.

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Invaincus depuis le début de la compétition, les Fennecs comptent sur ce duo, coach et capitaine, pour continuer leur parcours et franchir ce cap difficile.

La RDC, un adversaire ambitieux

En face, la République démocratique du Congo ne compte pas se laisser faire. Sébastien Desabre, le sélectionneur congolais, insiste sur la concentration et la confiance de ses joueurs. “Nous sommes concentrés sur la phase actuelle, car c’est un match à fort enjeu”, explique-t-il.

Malgré une histoire qui ne leur sourit pas face à l’Algérie, les Léopards espèrent créer l’exploit et surprendre les favoris. Avec un parcours solide en phase de groupes, ils se présentent prêts à offrir un match intense et imprévisible.

RDC – Algérie : et si les Léopards bousculaient l’ordre établi ?

Qualifiés pour les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations, les Léopards de la RDC s’apprêtent à défier l’Algérie ce mardi 6 janvier, dans un choc qui s’impose déjà comme un test de vérité. Plus qu’un simple match à élimination directe, ce rendez-vous remet sur la table une question devenue centrale : la RDC a-t-elle changé de dimension ?

Les signaux sont là. Et ils ne sont pas apparus par hasard. Quelques jours plus tôt, le 27 décembre, les hommes de Sébastien Desabre ont tenu tête au Sénégal dans un Stade de Tanger acquis aux Lions de la Teranga. Le nul (1-1) a surpris sur le papier, mais beaucoup moins ceux qui suivent de près la trajectoire ascendante des Léopards. Après le Cameroun et le Nigeria, un autre géant africain a déjà mesuré les limites de sa suprématie face à cette RDC en pleine mue.

RDC – Algérie : un rapport de force moins déséquilibré qu’il n’y paraît

Sur le plan individuel, l’Algérie conserve des arguments solides. Riyad Mahrez, malgré le poids des années, marque encore cette CAN de son empreinte, avec trois buts en autant de matchs. Autour de lui, Bagdad Bounedjah, Mohamed Amoura, Farès Chaibi ou encore Ismaël Bennacer composent un ensemble expérimenté et redoutable.

Mais la RDC oppose autre chose. Une force collective huilée, patiemment construite. Là où l’Algérie mise sur ses individualités, les Léopards répondent par un bloc, une discipline et une efficacité redoutables. Toute l’équipe défend, toute l’équipe attaque. En 2025, les chiffres parlent d’eux-mêmes : seulement six buts encaissés en onze matchs toutes compétitions confondues, huit clean sheets et une seule défaite. Une solidité devenue la signature de l’ère Desabre.

Certes, l’historique reste défavorable. En six confrontations, la RDC n’a jamais battu l’Algérie : quatre nuls, deux défaites. Un rappel utile pour tempérer l’enthousiasme. Mais cette statistique reflète-t-elle encore la réalité actuelle ?

La mue des Léopards, accélérée depuis la CAN 2023

La réponse se trouve dans l’évolution même de cette sélection. Depuis la CAN 2023 en Côte d’Ivoire, la RDC avance sans bruit, mais avec constance. Ce tournoi a servi de socle à une reconstruction assumée, sans promesse immédiate, mais avec une vision claire.

Les victoires obtenues ensuite face au Cameroun et au Nigeria lors des barrages continentaux de la Coupe du monde ne relèvent pas du hasard. Elles sont le fruit d’un travail de longue haleine, d’un projet arrivé à maturité. Match après match, les Léopards forgent une identité, une confiance et une certitude nouvelle : ils peuvent désormais regarder les grands yeux dans les yeux.

Même le contexte du stade Moulay Hassan, ancien camp de base algérien durant la phase de groupes, ne semble pas suffire à inverser la dynamique. Ce stade a déjà vu le Nigeria tomber quelques semaines plus tôt. Il est devenu, symboliquement, un terrain de chasse pour les Léopards.

Une faim intacte, loin d’être rassasiée

À la veille de ce huitième de finale face à l’Algérie, la RDC ne se présente plus en outsider résigné. Elle arrive avec de l’appétit, des certitudes et une ambition assumée. L’idée d’un exploit n’est plus un fantasme, mais une hypothèse crédible.

Les Léopards n’ont peut-être jamais battu les Fennecs. Mais ce mardi, tous les indicateurs laissent penser que l’histoire peut basculer. Et surtout, que cette équipe congolaise n’a pas encore fini de bousculer l’ordre établi.

CAN 2025 : La RDC respecte mais n’a « pas peur » de l’Algérie

Rabat, Maroc — La mission de la phase de groupes est accomplie. Mais le vrai défi commence maintenant. Après leur qualification sans trembler et une large victoire contre le Botswana (3-0), les Léopards de la RDC connaissent déjà leur prochain adversaire. En huitièmes de finale, le 6 janvier, ils affronteront les Fennecs d’Algérie. Un choc continental à préparer avec respect, mais sans peur.

Dans la zone mixte, les joueurs congolais ont immédiatement évoqué cette « très belle affiche ». Le milieu Samuel Moutoussamy a reconnu : « L’Algérie est l’une des grandes nations du football africain. » Puis il a ajouté, déterminé : « Ce sera compliqué, mais nous ferons le nécessaire pour les battre. »

Une confiance forgée par la progression et la solidarité

Cette assurance n’arrive pas par hasard. Elle résulte d’une progression constante observée ces derniers mois, notamment lors des barrages du Mondial 2026 contre le Cameroun et le Nigeria.
« C’est une progression logique », explique Moutoussamy. Il souligne la profondeur de l’effectif et un état d’esprit gagnant. Peu importe les titulaires, le groupe reste compétitif. La solidarité entre les joueurs est exceptionnelle.

Une défense solide, premier atout face aux Fennecs

Du côté de la défense, la confiance est tout aussi forte. Le gardien Lionel Mpasi, auteur d’une phase de groupes presque parfaite avec un seul but encaissé, anticipe un duel de haut niveau. « Ce sera une belle opposition entre deux grandes nations africaines », assure-t-il, serein.

La solidité défensive des Léopards, avec Mpasi en dernier rempart, constituera leur atout majeur. L’Algérie est réputée pour sa puissance offensive. Le gardien du Havre AC et ses défenseurs devront être irréprochables.

Les Léopards abordent donc ce rendez-vous avec le bon équilibre : respect pour un adversaire prestigieux et confiance tranquille dans leur progression. Ils ont déjà prouvé qu’ils pouvaient battre des géants. Le 6 janvier, ils auront l’occasion de continuer leur parcours et de faire rêver toute la RDC.

Les Léopards doivent « gagner large » pour viser la première place

Rabat, Maroc — L’objectif est simple, mais la tâche ne le sera peut-être pas. À la veille du match décisif contre le Botswana (mardi 30 décembre, 20h), le sélectionneur de la RDC, Sébastien Desabre, et le latéral Joris Kayembe ont fixé la ligne devant la presse. Pour terminer en tête du Groupe D, les Léopards n’ont pas le choix : ils doivent s’imposer, et avec un score étoffé.

« On doit gagner pour la première place, mais on doit également gagner pour le retard qu’on peut avoir sur le Sénégal », a déclaré d’emblée Desabre, conscient des enjeux du classement. Face aux Zèbres du Botswana, la RDC joue plus qu’une qualification ; elle se bat pour le premier rang, synonyme d’un tableau théoriquement plus abordable en huitièmes de finale.

L’état d’esprit : ambitieux et offensif

Malgré l’absence confirmée d’Arthur Masuaku (petite entorse à la cheville), le technicien français a affiché la sérénité et l’ambition du groupe. « Tout le monde est capable de débuter un match », a-t-il lancé, signe d’une confiance étendue à l’ensemble de l’effectif.

Sa feuille de route est claire : « Non seulement s’imposer, mais proposer un jeu offensif. Dans les premières minutes, on va essayer d’emballer la rencontre. » Un impératif de « score large » réitéré, car la différence de buts pourrait être déterminante pour devancer le Sénégal, qui affronte le Bénin en parallèle.

Un groupe soudé face à la « fin des petites équipes »

Joris Kayembe, en porte-voix des joueurs, a renchéri sur la cohésion et l’état d’esprit positif. « On est tous contents d’être là. Que ce soit les joueurs sur le terrain ou ceux sur le banc, on est tous derrière l’équipe. »

Le latéral a aussi rappelé une réalité du football africain contemporain : « Aujourd’hui en Afrique, il n’y a plus de petite équipe. » Un avertissement pour éviter tout relâchement face à un Botswana qui n’a encore marqué aucun point, mais qui reste capable de surprendre. La mission est donc double : gagner, et marquer « le plus de buts possibles ».

Le rendez-vous est pris ce mardi au stade Al Madina de Rabat. Les Léopards savent que seule une victoire nette leur permettra de maîtriser pleinement leur destin dans cette CAN 2025.

Mondial 2026 : l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala dans l’élite de la FIFA

Ce jeudi 11 décembre, la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) a dévoilé la liste des arbitres africains retenus pour la Coupe du Monde 2026. Parmi les noms prestigieux figure celui d’un Congolais : Jean-Jacques Ndala. Sa sélection marque un aboutissement pour sa carrière et une fierté pour son pays.

Né le 14 juin 1987, Jean-Jacques Ndala a patiemment gravi tous les échelons. Ses premiers coups de sifflet ont retenti dans la Ligue de football du Katanga. Son talent l’a ensuite conduit à la Linafoot, le championnat national de RDC.

Son intégration à la liste des arbitres FIFA en 2013 a ouvert les portes du continent. Depuis, il s’est imposé comme l’un des sifflets les plus respectés d’Afrique.

Un parcours continental exemplaire

La consécration internationale de Ndala s’est construite sur les terrains des plus grandes compétitions africaines. Il a officié lors de trois Coupes d’Afrique des Nations : en 2019, 2022 et 2024.

Il a également dirigé des rencontres phares de la Ligue des Champions de la CAF et de la Coupe de la Confédération. Sa régularité lui a valu de participer aux éliminatoires de la Coupe du Monde 2022, une préparation précieuse pour le plus grand rendez-vous footballistique.

Une première étape mondiale avait été franchie en 2025, avec sa sélection pour la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA. Ce jeudi, une nouvelle porte s’ouvre : celle de la phase finale d’un Mondial.

Une fierté pour l’arbitrage congolais

Pour Jean-Jacques Ndala, cette sélection est la récompense d’années de professionnalisme et de constance. Pour la République Démocratique du Congo, c’est un motif de grande fierté nationale.

Sa présence parmi l’élite mondiale est un signal fort. Elle démontre la montée en puissance et la reconnaissance de l’arbitrage congolais sur la scène internationale. Il rejoint un groupe d’élite composé notamment d’Omar Artan (Somalie), d’Issa Sy (Sénégal) et de Mustapha Ghorbal (Algérie).

Lors du Mondial 2026, organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique, chaque coup de sifflet de Jean-Jacques Ndala sera suivi avec attention. Il portera non seulement son rêve, mais aussi les espoirs de toute une nation qui voit l’un des siens officier au plus haut niveau du football mondial.

Fiston Mayele, Roi d’Afrique : une saison qui entre dans la légende

Il y a des soirs où un destin s’éclaire d’un coup, comme si toutes les batailles d’hier trouvaient soudain leur récompense.
Ce mercredi 19 novembre 2025, à Rabat, sous les lumières scintillantes des CAF Awards, Fiston Kalala Mayele a vu son nom s’inscrire parmi les géants : meilleur joueur interclubs de l’année 2024-2025.
Un couronnement historique, le premier de sa carrière — mais surtout la confirmation d’une saison exceptionnelle.

Une saison qui a façonné un champion

Mayele n’a pas simplement joué cette année ; il a laissé une empreinte.

En juin dernier, il offre au Pyramids FC son titre continental en inscrivant le but décisif en finale de Ligue des champions face au Mamelodi Sundowns (2-1).
Derrière ce moment d’éclat, un parcours brillant : meilleur buteur de la compétition, avec 9 réalisations, symbole d’une régularité et d’une efficacité qui ont marqué l’Afrique.

Puis il y a eu la FIFA International Cup, où il réalise une finale titanesque : trois buts contre Al Ahli Saudi, comme pour rappeler qu’il n’était pas seulement un finisseur, mais un joueur de grands rendez-vous.

L’impact en sélection : l’autre version du héros

Sous les couleurs de la RDC, Mayele a été plus qu’un attaquant : un moteur.
Il a pris part à la qualification des Léopards pour les barrages intercontinentaux du Mondial 2026, mais aussi à leur envol pour la CAN 2025 au Maroc.

Face au Sénégal, à l’Éthiopie, à la Mauritanie, il s’est distingué par son engagement, ses appels, sa présence.
Un rôle de plus en plus important, et une influence devenue indispensable.

« 11 ans après… » : un trophée qui compte double

À l’annonce de son nom, Mayele retient à peine son émotion :
« Très content de gagner ce trophée. Ça fait 11 ans qu’un joueur congolais ne l’a plus remporté. »

Cette statistique dit tout.
Le Congo n’avait plus été à l’honneur depuis Firmin Mubele en 2014, après Trésor Mputu en 2009.
Mayele devient donc le troisième Congolais de l’histoire à décrocher ce titre prestigieux. Une page qui porte désormais sa signature.

Une concurrence relevée

Sur la route du trophée, Mayele a devancé le Marocain Oussama Lamliouli, auteur lui aussi d’une saison remarquable entre CHAN et Coupe de la Confédération.
Le Congolais figurait même dans la liste élargie pour le Ballon d’Or africain, preuve supplémentaire de sa montée en puissance, même s’il n’a pas intégré le trio final.

Une couronne, mais peut-être pas la dernière

En soulevant cette distinction, Mayele ne ferme pas un chapitre. Il en ouvre un nouveau.
À 2026 qui approche, avec un Mondial potentiellement au bout du chemin et une CAF Champions League qui l’attend encore, le roi d’Afrique de l’année pourrait bien continuer à écrire son histoire.

Une saison monumentale.
Un trophée mérité.
Et un nom qui résonne désormais avec une force nouvelle : Fiston Kalala Mayele.

Classement FIFA : la RDC s’installe dans le top 10 africain

ZURICH – La progression est modeste, mais elle en dit long. Ce mercredi 19 novembre, la Fédération internationale de football (FIFA) a publié son classement mensuel. Et dans ce palmarès planétaire, la République démocratique du Congo a opéré une discrète mais significative percée : les Léopards grimpent de la 60e à la 56e place mondiale.

Cette ascension, portée par les récentes performances en barrages pour la Coupe du monde – notamment face au Cameroun et au Nigeria –, permet à la RDC de réintégrer le cercle très fermé du top 10 africain. Neuvième à l’échelle du continent, elle devance désormais le Cameroun et l’Afrique du Sud, signant son retour parmi l’élite du football africain.

Le top 10 africain en novembre

  1. Maroc

  2. Sénégal

  3. Égypte

  4. Algérie

  5. Nigeria

  6. Tunisie

  7. Côte d’Ivoire

  8. Mali

  9. RD Congo

  10. Cameroun

Une dynamique au bon moment

Ce regain arrive à point nommé. La RDC, en effet, n’a pas seulement gagné des places honorifiques : elle s’est qualifiée pour les finales des barrages intercontinentaux, où elle disputera l’une des dernières places attribuées pour la prochaine Coupe du monde. Un enjeu colossal, qui explique l’attention portée à ce classement.

Jeudi, la FIFA procédera au tirage au sort des demi-finales de ces barrages. La RDC, 56e mondiale, et l’Irak, 58e, sont d’ores et déjà assurées de jouer les finales. Reste à connaître le chemin qui mènera les Léopards – peut-être – vers le Mondial.

Un symbole et un signal

Au-delà des chiffres, ce classement est un symbole fort pour le football congolais. Il valide les progrès réalisés ces derniers mois et offre une légitimité nouvelle à la sélection. Dans un continent où la concurrence est féroce, chaque place gagnée compte.

Les Léopards ont montré qu’ils pouvaient désormais rivaliser avec les meilleures nations africaines. Reste à transformer cet élan en qualification historique. Le classement FIFA n’est qu’un indicateur, mais il dessine une trajectoire : celle d’une RDC qui regarde à nouveau vers les sommets.

Visit Rwanda – Arsenal : la fin d’un partenariat

LONDRES – C’était l’un des mariages les plus discutés du football européen. Huit ans après ses débuts tonitruants, le partenariat entre Arsenal et l’office rwandais de développement (Rwanda Development Board) touchera à sa fin en juin 2026. Une séparation annoncée mercredi d’un commun accord, mais qui met un terme à une collaboration constamment éclaboussée par les accusations de « sportswashing ».

L’accord, signé en 2018, faisait de « Visit Rwanda » le premier sponsor officiel apparu sur la manche du mythique maillot des Gunners. Un placement de choix qui a transformé le club londonien en ambassadeur involontaire d’une nation en quête de rédemption internationale.

Le bilan contrasté d’une alliance fructueuse

Les deux parties clament haut et fort le succès de cette union. « Nous sommes fiers de ce que cette collaboration a permis d’accomplir », affirme Jean-Guy Afrika, directeur général du Rwanda Development Board. Les chiffres semblent lui donner raison : 1,3 million de visiteurs en 2024, pour 650 millions de dollars de recettes, soit une augmentation de 47 % depuis le début du partenariat.

Du côté d’Arsenal, Richard Garlick, le directeur général, salue un accord ayant « aidé à renforcer nos ambitions dans un modèle durable ». Un euphémisme pour désigner les millions de livres sterling injectés dans les caisses du club, une manne financière dont l’équipe n’aura pas su – ou voulu – se passer.

L’ombre portée du « sportswashing »

Mais derrière les sourires officiels et les communiqués lissés, une autre réalité a toujours plané sur ce partenariat. Des organisations de défense des droits humains, mais aussi le gouvernement de la République démocratique du Congo, n’ont cessé de dénoncer ce qu’ils considéraient comme une opération de blanchiment d’image.

Kinshasa n’a jamais mâché ses mots, qualifiant l’accord de « tâché de sang » en raison de l’implication présumée de Kigali dans le conflit qui déchare l’est de la RDC. La pression est montée crescendo, jusqu’à devenir peut-être trop encombrante pour le club anglais.

La fin d’une ère, le début d’une nouvelle stratégie

Le Rwanda, lui, assure vouloir désormais diversiser ses engagements vers d’autres marchés sportifs internationaux. Une façon élégante de tourner la page sur une collaboration devenue toxique, tout en maintenant jusqu’au bout son soutien aux équipes masculine et féminine d’Arsenal.

La rupture, annoncée avec deux ans d’avance, laisse le temps à chaque partie de préparer l’après. Pour Arsenal, il s’agira de trouver un nouveau sponsor dont la réputation n’éclipsera pas le jeu. Pour le Rwanda, de continuer sa mue en puissance touristique sans le soutien d’un géant du football.

La fin de cette histoire pose une question plus large : dans le monde ultra-marchandisé du sport-business, jusqu’où un club peut-il aller sans compromettre son âme ? La réponse des Gunners, aujourd’hui, est claire : jusqu’ici, mais pas au-delà.

Barrages Mondial 2026 : la RDC au cœur d’un suspense mondial

Kinshasa. – Le chemin vers la Coupe du monde 2026 s’éclaire, mais l’ultime obstacle reste un puzzle géopolitique et sportif. Après avoir successivement dominé le Cameroun et le Nigéria, les Léopards de RDC s’apprêtent à affronter les barrages intercontinentaux. Leur destin ne se jouera plus seulement sur la pelouse, mais aussi dans les arcanes du Classement FIFA et dans l’incertitude d’un tirage au sort crucial.

Ce mardi 18 novembre 2025 marque une étape décisive : la révélation des trois dernières équipes qualifiées pour ces barrages. Deux représentants de la Concacaf – probablement le Panama (31e FIFA) et le Costa Rica (45e) – et une nation asiatique, sans doute l’Irak (57e), viendront compléter un tableau déjà bien fourni. Des adversaires redoutables, dont le pedigree pourrait bouleverser la hiérarchie établie.

Le classement FIFA, arbitre invisible des ambitions congolaises

Pour les Léopards, l’équation est à la fois simple et angoissante : figurer parmi les deux mieux classés au moment du tirage, le 20 novembre. Cet impératif conditionne tout. Les deux premières équipes au classement FIFA accèderont directement en finale des barrages, évitant ainsi le piège d’un match éliminatoire supplémentaire.

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Aujourd’hui, la RDC se trouve dans ce précieux duo de tête, mais la marge est ténue. La concurrence est féroce, et chaque place perdue pourrait alourdir considérablement la tâche. Les Congolais le savent : leur route vers le Mondial passe désormais par une bataille de chiffres et de coefficients, où chaque match amical, chaque résultat elsewhere dans le monde, peut faire basculer leur destin.

Le tirage du 20 novembre : vers un chemin royal ou un parcours du combattant ?

Dans quarante-huit heures, le sort désignera les confrontations. Quatre équipes devront s’affronter dans un premier tour couperet, tandis que les deux têtes de série observeront, préservées. Si les Léopards conservent leur rang, une seule victoire en mars 2026 les mènera au Mondial. Dans le cas contraire, ils devront remporter deux matches décisifs en terre mexicaine.

« La RDC a déjà accompli une partie essentielle de la mission, mais l’enjeu dépasse désormais les performances sur le terrain », analyse un observateur. Entre les calculs du classement et l’attente du tirage, l’équipe nationale vit des heures stratégiques, où la patience est érigée en vertu cardinale.

Mars 2026 : le Mexique, dernière frontière

C’est au Mexique, du 23 au 31 mars 2026, que se scellera le destin des Léopards. Deux places seulement sont en jeu pour la Coupe du monde, et la concurrence s’annonce impitoyable. Les barrages intercontinentaux ont toujours constitué l’une des épreuves les plus impitoyables du football mondial – un chemin semé d’embûches où les surprises sont fréquentes.

La RDC, portée par l’élan de ses récents succès et le soutien indéfectible de son président Félix Tshisekedi, aborde cette ligne droite avec ambition. Mais entre aujourd’hui et le tirage décisif, chaque heure compte. Les Léopards guettent les résultats, épluchent les classements, et attendent. Car leur qualification pourrait bien se jouer avant même le premier coup de sifflet.

Tshisekedi aux Léopards : « Nous ferons mieux qu’en 1974 »

Kinshasa. – Dans l’enceinte mythique du Stade des Martyrs, une promesse historique a résonné. Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo s’est rendu ce lundi 17 novembre auprès des Léopards, au lendemain de leur victoire face au Nigéria. Face à des joueurs encore vibrants de leur succès, le Président de la République a tracé une ligne claire : le prochain Mondial devra effacer le souvenir de 1974, année où la RDC avait quitté la compétition dès le premier tour.

« Nous voulons vous mettre dans les meilleures conditions. On veillera à ce que les erreurs du passé ne se reproduisent plus », a-t-il assuré, devant une équipe visiblement galvanisée. Le chef de l’État a ajouté, avec une conviction palpable : « Vous pouvez compter sur moi et sur mon accompagnement. Je pense que cette compétition sera meilleure que celle de 1974, parce que nous avons aujourd’hui des joueurs totalement décomplexés. »

Hommage à une équipe « splendide »

Revenant sur les récents exploits des Léopards face au Cameroun et le Nigéria, Félix Tshisekedi n’a pas caché son admiration. « Vous avez été splendides. Vous êtes des professionnels, vous savez comment préparer ce genre de choses », a-t-il salué, avant de préciser le rôle des autorités : « Mon rôle sera de veiller à ce que vous n’ayez aucun souci, afin que vous restiez concentrés sur votre mission. »

Au-delà du terrain, le Président a insisté sur la dimension symbolique de cette équipe. Pour lui, les Léopards incarnent l’unité, le courage et la détermination de tout un peuple. Leur victoire dépasse le simple cadre sportif ; elle raconte une Congo qui avance, qui croit en son étoile.

Un engagement de l’État, une atmosphère de fête

Dans une ambiance chaleureuse et festive, Félix Tshisekedi a réaffirmé le soutien indéfectible de l’État à la sélection nationale. Les joueurs, visiblesment émus et motivés, ont pu échanger directement avec le chef de l’État, scellant ainsi une alliance entre le pouvoir politique et le talent footballistique.

Cette rencontre marque plus qu’un simple passage de encouragement : elle acte une volonté commune d’écrire une nouvelle page du football congolais. Avec des Léopards « décomplexés » et un engagement présidentiel sans faille, la RDC ne vise plus seulement la qualification, mais bien l’accomplissement d’un rêve national, trop longtemps reporté.

L’Instinct du Gardien : Comment Mpasi a écrit la légende des Léopards

Parfois, l’histoire du football ne tient pas à un coup de tête génial, mais à un murmure. Une confidence échangée dans le feu de l’action, qui change le cours d’un match et entre dans la légende. Alors que les Léopards de la RDC viennent de se qualifier pour les barrages intercontinentaux dans un fracas d’émotion, un nouveau détail, précieux et humain, émerge des coulisses de la victoire.

Le héros silencieux n’est autre que le gardien Lionel Mpasi. En zone mixte, une fois les cris de joie apaisés, il a confié l’incroyable : c’est lui qui, porté par une conviction absolue, a soufflé à son sélectionneur Sébastien Desabre la décision tactique qui allait tout sceller. Faire entrer Timothy Fayulu, spécialement pour la séance des tirs au but.

Une conviction née à l’entraînement

Derrière cette intuition qui semble fulgurante se cache un travail méticuleux, des heures d’entraînement où chaque geste est passé au crible. « On travaille beaucoup les séances de tirs au but à l’entraînement. Tim est très performant dans ce domaine », explique Mpasi, la voix encore chargée d’adrénaline.

La veille du match, un échange avec le gardien remplaçant a scellé sa certitude. « Il m’a expliqué qu’il avait déjà vécu une situation similaire à Sion : il était entré pendant la séance des TAB et avait délivré son club. C’est comme ça qu’il avait gagné sa place. » Un passé qui allait se rejouer, un destin en suspens.

Le murmure décisif à la mi-temps des prolongations

Le match s’éternise. 120 minutes de lutte intense, de sueur et d’efforts n’ont pas suffi à départager les deux équipes. L’air est lourd, la tension à son comble. C’est à ce moment précis, dans le creux de l’épuisement, que l’instinct frappe.

« À la mi-temps des prolongations, j’ai demandé au coach de garder un changement au cas où, parce que je sentais Tim prêt pour la séance des TAB. » Une requête inhabituelle, venant du dernier rempart. Un pari audacieux, jeté sur la table tactique. Sébastien Desabre écoute, et accepte.

La suite est entrée dans l’histoire : Fayulu entre en jeu. Sous les projecteurs brûlants de la pression, il réalise une prestation déterminante, décisive. Dieu merci, murmure Mpasi, ça a marché.

La victoire d’un collectif qui ose écouter

Cette révélation est bien plus qu’une anecdote. Elle est le récit parfait de l’état d’esprit qui anime ces Léopards. Elle met en lumière une cohésion rare, où un joueur ose prendre la parole, où un staff technique sait écouter une intuition née du terrain.

C’est la victoire de la confiance mutuelle, de la lucidité partagée. Un mélange de solidarité et de sens tactique qui a permis à la RDC d’écrire, ce soir-là, un nouvel épisode mémorable de son histoire footballistique. Pas seulement par la force de son jeu, mais par l’intelligence de son collectif.