Didier Budimbu après le Mondial : « L’objectif maintenant, c’est de gagner la CAN »

L’élimination face à l’Angleterre (2-1) a mis fin au rêve mondial des Léopards. Mais, à Kinshasa comme à Atlanta, le sentiment dominant n’est pas celui de l’échec. Cinquante-deux ans après leur unique participation à une Coupe du monde, les Congolais quittent le tournoi avec les honneurs, après avoir tenu tête à plusieurs grandes nations du football.

Quelques heures après cette élimination, le ministre des Sports, Didier Budimbu, a livré un message empreint de fierté dans une interview menée par nos confrères d’Actualité.cd. Pour lui, cette génération a changé le regard porté sur le football congolais et posé les bases d’un avenir encore plus ambitieux.

« Nous sortons la tête haute »

Pour Didier Budimbu, le parcours réalisé aux États-Unis dépasse largement les attentes.

Une victoire, un match nul, deux défaites et cinq buts inscrits face à des adversaires prestigieux comme le Portugal ou l’Angleterre : le ministre estime que les Léopards ont démontré qu’ils avaient désormais leur place parmi les meilleures sélections du monde.

« Les Anglais garderont un souvenir de ce match », assure-t-il, convaincu que la RDC a franchi un cap.

Le ministre n’a pas non plus oublié le contexte particulièrement difficile dans lequel la rencontre contre l’Angleterre s’est disputée. Quelques heures avant le coup d’envoi, le sélectionneur Sébastien Desabre apprenait le décès de son père.

Didier Budimbu salue le courage du technicien français, qui a choisi de rester sur le banc malgré cette terrible épreuve.

« Ce qu’il a montré, c’est qu’il est Congolais dans l’âme », affirme-t-il, promettant que l’État accompagnera le sélectionneur dans cette période de deuil.

Desabre confirmé, des infrastructures annoncées

Le ministre des Sports a également tenu à rassurer sur l’avenir du sélectionneur.

Selon lui, Sébastien Desabre a rempli les objectifs qui lui avaient été fixés, notamment la qualification à la Coupe d’Afrique des nations puis à la Coupe du monde. Son contrat n’étant pas arrivé à son terme, aucune remise en question n’est envisagée à ce stade.

Didier Budimbu a aussi annoncé la poursuite des investissements dans les infrastructures sportives. La réhabilitation du stade des Martyrs, la rénovation de plusieurs gymnases ainsi que l’ouverture prochaine d’une nouvelle aréna figurent parmi les projets prioritaires.

Sur le plan financier, il rappelle que le budget du sport a bénéficié d’un renforcement de 69 millions de dollars grâce au budget rectificatif, tandis que la FECOFA devrait percevoir entre 10 et 12 millions de dollars au titre de la participation au Mondial.

Le prochain défi est déjà lancé : gagner la CAN

Pour le gouvernement, cette Coupe du monde ne représente pas une finalité, mais le début d’une nouvelle ambition.

Didier Budimbu affirme que le prochain objectif des Léopards est désormais clair : remporter la Coupe d’Afrique des nations.

Dans cette dynamique, il révèle également que le président Félix Tshisekedi entend rendre hommage aux joueurs pour leur parcours historique.

« Le Président de la République décorera les Léopards au mois de septembre pour ce qu’ils ont accompli », annonce-t-il.

Une distinction qui viendra saluer une génération entrée dans l’histoire en offrant à la République démocratique du Congo sa première qualification pour la phase à élimination directe d’une Coupe du monde.

Si l’aventure mondiale s’est arrêtée à Atlanta, le message envoyé par les autorités est limpide : ce parcours n’est pas une fin, mais le point de départ d’un projet qui nourrit désormais une ambition assumée, celle de voir les Léopards régner sur l’Afrique avant de revenir encore plus forts sur la scène mondiale.

Coupe du monde 2026 : l’incroyable malédiction de la 86e minute qui frappe les sélections africaines

Le football réserve parfois des scénarios que personne n’aurait imaginés. Depuis le début des seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026, une même minute semble poursuivre plusieurs sélections africaines : la 86e.

En l’espace de vingt-quatre heures, la République démocratique du Congo, la Côte d’Ivoire et le Sénégal ont toutes vu leurs espoirs de qualification s’effondrer après avoir encaissé un but décisif… à la 86e minute.

Simple coïncidence ou incroyable hasard ? Une chose est sûre : cette minute restera gravée dans les mémoires de ces trois nations.

La RDC, la Côte d’Ivoire et le Sénégal frappés au même moment

La première à subir ce cruel scénario a été la Côte d’Ivoire. Opposés à la Norvège, les Éléphants pensaient avoir relancé le suspense grâce à leur égalisation avant de céder à quatre minutes du terme sur une réalisation d’Erling Haaland (2-1).

Quelques heures plus tard, la République démocratique du Congo a connu une désillusion presque identique. Après avoir mené pendant une grande partie de la rencontre contre l’Angleterre grâce à un but inscrit dès la 7e minute, les Léopards ont résisté jusqu’à la fin avant que Harry Kane ne signe le but de la victoire anglaise… lui aussi à la 86e minute.

Le scénario le plus spectaculaire est toutefois revenu au Sénégal. Les Lions de la Teranga semblaient filer vers les huitièmes de finale après avoir pris deux buts d’avance face à la Belgique. Mais tout a basculé à la 86e minute lorsque Romelu Lukaku a réduit le score. Trois minutes plus tard, Youri Tielemans égalisait, avant d’offrir finalement la qualification aux Diables Rouges au terme de la prolongation.

Une simple coïncidence… mais un symbole cruel

Sur les réseaux sociaux, cette répétition a rapidement alimenté les commentaires. Beaucoup d’internautes ont évoqué avec humour une « malédiction de la 86e minute », tant la similitude des scénarios est frappante.

Au-delà de cette étonnante statistique, ces trois rencontres rappellent surtout une réalité impitoyable des matchs à élimination directe : jusqu’au coup de sifflet final, aucun avantage n’est définitivement acquis.

La RDC, la Côte d’Ivoire et le Sénégal auront tous payé très cher quelques instants de relâchement face à des adversaires qui n’ont jamais cessé d’y croire.

Le Maroc brise la série, d’autres nations africaines encore en lice

Toutes les sélections africaines n’ont cependant pas connu le même destin.

Le Maroc est parvenu à inverser la tendance face aux Pays-Bas en égalisant dans les derniers instants avant de décrocher sa qualification lors de la séance des tirs au but.

Pendant ce temps, le Cap-Vert, l’Égypte, l’Algérie et le Ghana gardent encore l’espoir de poursuivre l’aventure mondiale.

Si la 86e minute a marqué les esprits lors de ces seizièmes de finale, les équipes africaines encore engagées espèrent surtout qu’elle ne deviendra qu’une simple curiosité statistique… et non un nouveau rendez-vous avec le destin.

Mondial 2026 : Lionel Mpasi et Aaron Wan-Bissaka quittent la compétition parmi les meilleurs à leur poste

L’aventure de la République démocratique du Congo s’est arrêtée en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 après une courte défaite face à l’Angleterre (2-1). Mais si les Léopards quittent la compétition, plusieurs de leurs joueurs repartent avec une reconnaissance internationale.

Parmi eux, Lionel Mpasi et Aaron Wan-Bissaka ont marqué les esprits grâce à des performances qui les placent parmi les références de ce Mondial à leur poste.

Lionel Mpasi, l’un des gardiens les plus performants du tournoi

Pendant quatre rencontres, face au Portugal, à la Colombie, à l’Ouzbékistan puis à l’Angleterre, Lionel Mpasi a été l’un des principaux artisans du parcours historique des Léopards.

Avec 15 arrêts, le gardien congolais termine 7ᵉ meilleur portier de la Coupe du monde 2026, à égalité avec l’Iranien Alireza Beiranvand, selon les statistiques de la FIFA.

Face à l’Angleterre, il a longtemps maintenu les siens dans la rencontre grâce à plusieurs interventions décisives devant Jude Bellingham et Harry Kane. Malgré le doublé de l’attaquant anglais en fin de match, Mpasi a quitté le terrain sous les applaudissements, salué jusqu’à son adversaire.

« Félicitations au gardien de la RDC. Il a réalisé de superbes arrêts », a déclaré Harry Kane après la rencontre.

Les chiffres confirment son influence : 83 interventions dans sa surface et 70 sorties hors de celle-ci, preuve de son autorité et de son importance dans le système mis en place par Sébastien Desabre.

Aaron Wan-Bissaka, infranchissable durant tout le Mondial

S’il y a un Léopard qui aura impressionné par sa rigueur défensive, c’est bien Aaron Wan-Bissaka.

Le latéral congolais boucle son premier Mondial avec une statistique exceptionnelle : aucun joueur ne l’a éliminé en un contre un durant les quatre rencontres disputées par la RDC.

Ni les attaquants du Portugal, ni ceux de la Colombie, de l’Ouzbékistan ou de l’Angleterre ne sont parvenus à le dribbler.

Face aux Three Lions, son pays de naissance, le défenseur a une nouvelle fois livré une prestation de très haut niveau. Solide dans les duels, précieux dans les récupérations et toujours disponible offensivement, il a même offert un centre parfait à Yoane Wissa, dont la reprise est venue heurter le poteau de Jordan Pickford.

Cette statistique illustre parfaitement la solidité défensive affichée par les Léopards durant cette Coupe du monde.

La RDC éliminée, mais des individualités qui ont marqué le Mondial

Si le parcours des Léopards s’est arrêté face à l’Angleterre, la sélection congolaise repart avec une crédibilité nouvelle sur la scène internationale.

Les performances de Lionel Mpasi et d’Aaron Wan-Bissaka démontrent que la RDC possède désormais des joueurs capables de rivaliser avec les meilleurs à leur poste.

Au-delà de l’élimination, ces prestations individuelles viennent confirmer la progression des Léopards et la qualité du travail accompli sous les ordres de Sébastien Desabre. Elles laissent surtout entrevoir un avenir prometteur pour une sélection qui a retrouvé sa place parmi les nations capables de bousculer les plus grandes équipes du football mondial.

Sébastien Desabre frappé par un deuil : le sélectionneur des Léopards perd son père au soir de l’élimination de la RDC

Le football est parfois relégué au second plan face aux épreuves de la vie.

Quelques instants après l’élimination de la République démocratique du Congo face à l’Angleterre (2-1), en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026, une triste nouvelle est venue assombrir davantage la soirée des Léopards. Le sélectionneur Sébastien Desabre a perdu son père.

Une douleur immense pour le technicien français, qui venait déjà de voir s’arrêter le magnifique parcours de son équipe dans la plus prestigieuse des compétitions internationales.

Une épreuve traversée dans la plus grande dignité

Selon plusieurs sources concordantes, Sébastien Desabre avait été informé du décès de son père peu avant le coup d’envoi de la rencontre face à l’Angleterre.

Malgré cette terrible épreuve personnelle, il a fait le choix de rester sur le banc afin d’accompagner ses joueurs pour ce rendez-vous historique, témoignant une nouvelle fois de son sens des responsabilités et de son engagement envers la sélection congolaise.

Ce n’est qu’à l’issue de la conférence de presse d’après-match que le décès de son père a été évoqué publiquement. Visiblement surpris que cette information soit rendue publique à cet instant, le sélectionneur s’est contenté d’un sobre « Merci » avant de quitter la salle.

Par la suite, le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, citant une source officielle, ainsi que le ministre des Sports Didier Budimbu, ont confirmé que Sébastien Desabre connaissait déjà la nouvelle avant le début de la rencontre.

Une soirée aux émotions bouleversantes

Sur le terrain, les Léopards avaient pourtant longtemps entretenu le rêve d’un exploit. Après avoir ouvert le score dès les premières minutes, ils ont résisté avec courage avant de céder en fin de rencontre face à un doublé d’Harry Kane.

Cette élimination mettait un terme à un parcours historique pour la RDC, qui disputait pour la première fois de son histoire un match à élimination directe en Coupe du monde.

Mais au-delà du résultat sportif, cette soirée restera surtout marquée par la douleur intime vécue par Sébastien Desabre.

Nos pensées à Sébastien Desabre et à sa famille

Dans ces moments où le sport s’efface devant l’épreuve humaine, l’ensemble de la rédaction adresse ses sincères condoléances à Sébastien Desabre, à sa famille ainsi qu’à ses proches.

Que son père repose en paix.

Et que le sélectionneur des Léopards trouve, auprès des siens, la force nécessaire pour traverser cette douloureuse épreuve.

Thomas Tuchel avant le choc contre la RDC : « Nous devrons nous accrocher et rester patients »

À la veille du choc contre la République démocratique du Congo, Thomas Tuchel affichait un visage détendu, mais déterminé. Le sélectionneur anglais sait que son équipe, quatrième mondiale, part favorite face aux Léopards (41es). Cependant, il connaît aussi les pièges des matchs à élimination directe.

« C’est le moment de s’accrocher, le moment d’être patient », a-t-il martelé mardi en conférence de presse à Atlanta. Il faisait notamment référence à la solidité défensive congolaise. Celle-ci a tenu tête au Portugal (1-1) et a longtemps résisté à la Colombie (défaite 1-0).

« La RDC a la capacité de rendre la vie difficile à tout le monde », a reconnu l’Allemand. Il s’attend donc à une rencontre similaire à celles disputées contre le Ghana (0-0) ou le Panama (2-0). Selon lui, les Léopards formeront un bloc bas, discipliné et difficile à déséquilibrer.

Malgré cela, Tuchel reste confiant. « Nous avons la qualité, la confiance, la conviction et un grand nombre de joueurs offensifs », a-t-il assuré. Il a toutefois rappelé une réalité : « Dans cette Coupe du monde, les équipes sont très bien préparées. Elles défendent au plus haut niveau. Il est difficile pour n’importe quelle sélection de faire sauter les verrous. »

Les fantômes de l’Euro 2016 hantent toujours l’Angleterre

Les Three Lions ne veulent surtout pas revivre l’humiliation de l’Euro 2016. Cette année-là, l’Islande les avait éliminés en huitièmes de finale (2-1). Harry Kane, Marcus Rashford, John Stones et Jordan Henderson gardent encore ce souvenir.

« Vous ne trouverez pas de grands athlètes qui n’auraient pas subi de grandes défaites », a rappelé Tuchel.

L’entraîneur allemand a ensuite raconté une expérience personnelle. Lors de sa première finale de Coupe d’Allemagne avec Dortmund contre le Bayern, il avait oublié de préparer la séance des tirs au but.

« Nous avons perdu. C’était une expérience très douloureuse et une grosse cicatrice. Je me suis dit que cela n’arriverait plus jamais. »

À travers cette anecdote, Tuchel adresse un message clair à ses joueurs. Même face à un outsider, ils ne doivent rien laisser au hasard.

Blessures et choix forts : Tuchel garde le cap

Par ailleurs, le sélectionneur doit composer avec les blessures de Reece James et de Jarell Quansah. Les deux joueurs restent forfaits, même s’ils se rapprochent d’un retour.

Interrogé sur ses choix, Tuchel est resté serein. Il a notamment laissé de côté Phil Foden, Cole Palmer et Trent Alexander-Arnold.

« Je les vois depuis des semaines. Je les ai choisis. Il y a des blessures. Cela ne sert à rien de rester trop longtemps déçu. Il faut trouver des solutions. »

Il a ensuite insisté sur la force du collectif.

« Nous adorerions avoir Reece et Jarell avec nous. Cependant, ils sont blessés. Les autres joueurs vont se mettre au niveau. Ensemble, nous allons faire basculer ce match, quoi qu’il arrive. »

Ce message sonne comme un avertissement pour les Léopards. Même privé de plusieurs cadres, le collectif anglais reste redoutable.

Une pression que l’Angleterre assume

Jordan Pickford, gardien titulaire, refuse de parler de pression excessive.

« Je pense que l’équipe la gère bien. Nous avons beaucoup d’expérience. Nous avons joué au plus haut niveau. J’apprécie cette pression. »

Il reconnaît néanmoins que les attentes sont immenses.

« Nous attendons de nous-mêmes d’aller plus loin que les seizièmes de finale. »

Pourtant, ce discours contraste avec celui de Sébastien Desabre. Le sélectionneur congolais estime que la pression repose avant tout sur les épaules anglaises.

« La pression est sur le côté anglais. Ils ont un long chemin à parcourir pour atteindre leur objectif. »

Tuchel ne se laisse toutefois pas déstabiliser.

« J’apprécie cette pression », a-t-il répété. Enfin, il a conclu avec une formule qui résume son état d’esprit : « Si vous voulez gagner un grand trophée, il n’y a aucun chemin facile. »

Mercredi soir, à 18 heures (heure belge), le Mercedes-Benz Stadium retiendra son souffle. D’un côté, l’Angleterre court après un titre mondial depuis 1966. De l’autre, la RDC joue sans complexe. Le football, fidèle à son imprévisibilité, tranchera entre les Lions et les Léopards.

Sébastien Desabre : « Nous avons une nouvelle opportunité de créer un exploit »

À quelques heures du rendez-vous historique face à l’Angleterre, Sébastien Desabre affichait un visage serein, mardi à Atlanta. Devant la presse, le sélectionneur des Léopards n’a pas caché l’ampleur du défi – affronter la 4e nation mondiale quand la RDC pointe au 41e rang – mais il a surtout martelé un message : son équipe ne vient pas en victime expiatoire.

« On a montré que sur les matchs, on était capables tactiquement de rivaliser avec des nations comme le Portugal ou d’autres », a-t-il rappelé, en écho au match nul héroïque (1-1) arraché face aux champions d’Europe en phase de groupes. Une performance qui a changé le regard sur cette équipe. « Revenir à la Coupe du monde après 52 ans était déjà un énorme accomplissement. On peut dire sans risque qu’on n’a pas grand-chose à perdre demain. »

Le technicien français a habilement retourné la pression : « La pression est sur le côté anglais. Ils ont un long chemin à parcourir pour atteindre leur objectif. » Une manière de libérer ses joueurs, tout en les responsabilisant : « On va tout faire pour se qualifier. C’est ce que j’ai dit aux joueurs, et les joueurs se le disent. »

« On connaît leurs forces, mais on a les nôtres »

Sébastien Desabre n’a pas dévoilé son plan tactique, mais il a laissé filtrer une conviction tranquille. « On respecte cette équipe d’Angleterre qui a de très bons joueurs, mais nous avons également nos forces à faire valoir demain. » Parmi elles, la solidarité, la discipline et cette abnégation qui ont fait la marque des Léopards depuis le début du tournoi.

« Comme d’habitude, mon équipe sera pleine d’abnégation et défendra haut les couleurs du Congo », a-t-il promis, tout en glissant un clin d’œil aux sept joueurs évoluant en Premier League, qui connaissent par cœur le jeu anglais. « On a travaillé sur les détails qui peuvent faire la différence. »

L’objectif est clair : « Ce match, je le vois comme une opportunité de créer encore un exploit. » Pas de fatalisme donc, mais une ambition mesurée, construite sur les succès passés. « On a prouvé face aux équipes soi-disant supérieures à nous qu’on pouvait bien figurer. On se concentre sur nos forces, on continue notre chemin. »

Une équipe qui a déjà marqué l’histoire, mais qui veut plus

Pour les Léopards, ce seizième de finale est déjà une première. Mais le groupe ne veut pas s’arrêter là. « Pour nous, on voit ça comme une très belle opportunité de créer encore un exploit, plutôt que simplement venir découvrir ce 16ᵉ de finale », a insisté le sélectionneur.

Ce discours, il l’a martelé dans le vestiaire : « Nous savons que nous allons affronter une équipe de très haut niveau. Mais ce genre de match se joue aussi avec le cœur, la discipline et la conviction. » Une philosophie qui porte ses fruits depuis l’arrivée de Desabre, et qui pourrait bien faire basculer une rencontre où l’Angleterre, favorite, devra gérer la pression d’une nation entière qui attend un titre depuis 1966.

À 17 heures (heure de Kinshasa), le Mercedes-Benz Stadium retiendra son souffle. Les Léopards, eux, ont déjà gagné une bataille : celle de l’état d’esprit. Reste à écrire la plus belle page de leur histoire.

Léopards vs Three Lions : la RDC peut-elle mordre l’Angleterre et entrer dans la légende ?

Le 28 juin 2026 a changé le destin du football congolais. Pour la première fois de son histoire, la République démocratique du Congo a franchi la phase de groupes d’une Coupe du monde. Une qualification arrachée dans la douleur, mais aussi dans le caractère.

Mais désormais, une autre question s’impose : les Léopards peuvent-ils recréer l’exploit face à l’Angleterre ?

Une qualification historique qui a tout changé

Face à l’Ouzbékistan, la RDC a écrit l’une des pages les plus fortes de son histoire récente. Menés 1-0 à la pause, les Léopards ont complètement renversé la situation pour s’imposer 3-1.

Yoane Wissa, encore lui, a porté l’équipe avec un doublé. Fiston Mayele, entré en jeu, a ajouté sa pierre à l’édifice. Une victoire qui propulse la RDC parmi les meilleurs troisièmes et ouvre les portes des huitièmes de finale.

Ce succès n’est pas isolé. Il s’inscrit dans une dynamique : une équipe capable de souffrir, de résister… puis de frapper.

Angleterre – RDC : le choc du déséquilibre… ou de l’inattendu ?

Sur le papier, l’histoire semble déjà écrite. L’Angleterre fait partie des favoris du Mondial 2026, avec un effectif riche, expérimenté et habitué aux grands rendez-vous.

La RDC, elle, arrive en outsider total, classée loin derrière et attendue par peu de monde.

Mais c’est précisément là que naît la question centrale : et si ce déséquilibre était une illusion ?

Car les Léopards possèdent un atout rarement évoqué à ce niveau : une familiarité avec le football anglais. Plusieurs cadres évoluent ou ont évolué en Premier League :

  • Chancel Mbemba (Newcastle)
  • Axel Tuanzebe (Manchester United, Aston Villa)
  • Arthur Masuaku et Aaron Wan-Bissaka (West Ham)
  • Noah Sadiki (Sunderland)
  • Edo Kayembe (Watford)
  • Yoane Wissa (Brentford / Newcastle)

Autrement dit, la RDC ne découvre pas l’intensité anglaise. Elle la vit déjà.

Les clés d’un possible nouvel exploit

Pour répéter l’exploit, la RDC devra d’abord rester fidèle à ce qui l’a amenée jusque-là : une discipline collective solide et une capacité à encaisser sans rompre.

Face à l’Angleterre, le scénario sera différent : moins de ballon, plus de souffrance, et très peu d’occasions.

Dans ce contexte, trois éléments deviennent essentiels :

  • une défense parfaitement organisée
  • une gestion intelligente des transitions
  • une efficacité maximale sur chaque opportunité

Car contre un géant, chaque détail devient une occasion historique… ou une erreur fatale.

Croire sans se tromper de réalité

Oui, la RDC est outsider. Oui, l’Angleterre reste favorite. Mais les huitièmes de finale ne sont pas une science exacte.

Les grandes surprises du football naissent souvent dans ce type de match : une équipe disciplinée, un plan clair, et un moment qui change tout.

Les Léopards ne partent pas avec les statistiques. Ils partent avec autre chose : une dynamique, une confiance née de l’exploit, et une absence de complexe.

Alors la vraie question n’est peut-être pas seulement : peuvent-ils recréer l’exploit ?

Mais plutôt : l’Angleterre est-elle prête à affronter une équipe qui n’a plus peur de rien ?

Lionel Mpasi, dernier rempart des Léopards : le gardien qui fait trembler les cadors

Neuf arrêts. En deux matches de Coupe du monde, Lionel Mpasi a déjà repoussé neuf tentatives adverses. Un chiffre qui le propulse à la septième place du classement des gardiens les plus décisifs du tournoi, à égalité avec le Néerlandais Bart Verbruggen et l’Équatorien Hernan Galindez. Derrière lui, des noms prestigieux. Devant lui, une légion de portiers qui ont dû sortir le grand jeu pour contrer les assauts de leurs adversaires. Mais pour les Léopards, ce classement est autant une fierté qu’un signal d’alarme.

Car si Mpasi est tant sollicité, c’est que la défense congolaise a souvent été mise à rude épreuve par deux monstres du football mondial : le Portugal et la Colombie. Face à Cristiano Ronaldo et ses coéquipiers, le gardien de 31 ans a réalisé des parades qui ont permis à la RDC d’arracher un match nul historique. Face à James Rodríguez, Luis Díaz et Daniel Muñoz, il a encore une fois été décisif, ne cédant que sur une frappe déviée par son propre défenseur, Steve Kapuadi. Un but contre son camp qui n’enlève rien à la prestation du dernier rempart congolais.

Une activité hors du commun

Mais les statistiques de Mpasi ne se limitent pas aux simples arrêts. La FIFA a compilé des chiffres qui dessinent le portrait d’un gardien omniprésent. 47 interventions dans sa surface de réparation. 39 actions réalisées en dehors de celle-ci. Des chiffres qui témoignent d’une activité débordante, d’un gardien qui n’hésite pas à sortir de sa cage pour anticiper les dangers et rassurer sa défense. Dans un groupe K où les attaquants adverses ont souvent pris le dessus, Mpasi a été le rempart qui a empêché les scores de prendre des proportions plus inquiétantes.

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Face à la Colombie, il a ainsi repoussé plusieurs tentatives de James Rodríguez, ce magicien du ballon rond, de Daniel Muñoz et de Luis Díaz, l’ailier colombien qui fait des misères à toutes les défenses. Une prestation qui a valu à Mpasi les éloges des observateurs, même dans la défaite. Car si les Léopards s’accrochent encore à l’espoir d’une qualification, ils le doivent en grande partie à leur gardien, véritable mur sur sa ligne.

L’homme fort avant le dernier combat

À 31 ans, Lionel Mpasi vit sans doute le plus grand tournoi de sa carrière. Et c’est à Guadalajara, dans ce stade Akron qui lui a déjà souri lors des éliminatoires, qu’il pourrait écrire la page la plus importante de son histoire. Le dernier match face à l’Ouzbékistan s’annonce décisif. La RDC doit gagner pour espérer figurer parmi les meilleurs troisièmes. Et pour cela, Mpasi devra encore une fois être au rendez-vous.

Car si l’attaque congolaise a parfois manqué d’efficacité, le gardien a lui rempli sa part du contrat. Neuf arrêts, des sorties autoritaires, une présence rassurante : voilà le bilan d’un homme qui porte son équipe sur ses épaules. Dans un Mondial à 48 équipes où les calculs sont plus complexes que jamais, les Léopards savent qu’ils peuvent compter sur leur dernier rempart. Et si l’aventure devait se prolonger, Lionel Mpasi en sera sans doute le principal artisan.

Mondial 2026: pourquoi les Léopards respirent encore

Il est 5 heures du matin à Guadalajara, et dans les travées du stade Akron, les visages congolais affichent une déception mêlée de perplexité. Le score est cruel : 1-0 pour la Colombie, un but qui aurait pu, dans un autre temps, sonner le glas des rêves léopards. Mais ce Mondial 2026 a troqué ses vieilles certitudes contre une promesse d’incertitude. « Ce fut un match difficile. La Colombie était supérieure », concède Sébastien Desabre, le sélectionneur français, la voix encore marquée par l’effort. Pourtant, derrière ce constat d’impuissance, une réalité nouvelle s’impose : les Léopards ne sont pas morts.

Dans l’ancien format, deux matches, un point, et l’élimination était une fatalité. Adieu rêves, bonjour valises. Mais le Mondial à 48 équipes a réinventé les règles du jeu. Les huit meilleurs troisièmes de groupes accèdent désormais aux seizièmes de finale. Et dans cette nouvelle donne, la RDC, neuvième de ce classement provisoire, n’est « que » la première équipe non qualifiée. Une position inconfortable, certes, mais surtout une position qui peut basculer en un battement de cil. La photographie du moment est trompeuse, et Desabre le sait mieux que quiconque.

Une équation à trois inconnues

Les calculs sont devenus plus complexes qu’une simple addition de points. La différence de buts, ce chiffre parfois impitoyable, pourrait bien être la clé du destin congolais. Et c’est là que le bât blesse. Le 5-0 infligé par le Portugal à l’Ouzbékistan a créé un écart que les Léopards traînent comme un boulet. Mais dans ce groupe K où le Portugal a pris le large et la Colombie a validé son billet, une issue reste possible.

La RDC doit désormais affronter l’Ouzbékistan lors de la dernière journée. L’équation est simple, presque trompeuse : gagner. Pas de match nul, pas de compromis. « Le prochain match approche à grands pas. Nous devrons prendre des risques. Un match nul ne suffira pas », a martelé Desabre après la rencontre. Une déclaration qui résonne comme un avertissement et comme une promesse. Dans un stade qui leur avait souri lors des éliminatoires, les Léopards savent qu’ils devront non seulement gagner, mais peut-être aussi marquer large pour espérer figurer parmi les meilleurs troisièmes. Un défi supplémentaire, face à une Ouzbékistan que le technicien décrit comme « solide défensivement ».

Une expérience qui forge les champions

Mais au-delà des calculs et des probabilités, il y a cette certitude que Desabre veut insuffler à son groupe : l’expérience. « Le Portugal et la Colombie nous apportent une grande expérience à laquelle nous sommes confrontés, car pour nous, c’est notre première Coupe du monde », a-t-il expliqué. Les Léopards ont appris à leurs dépens ce que signifie affronter les cadors mondiaux. Ils ont encaissé, ils ont souffert, mais ils ont aussi résisté. Face au Portugal, un nul historique. Face à la Colombie, une défaite sans déshonneur. Et demain, face à l’Ouzbékistan, l’occasion de transformer cet apprentissage en exploit.

« Nos joueurs se sont battus sur le terrain pour obtenir un résultat », a rappelé Desabre. Cette abnégation, cette soif de ne pas rentrer bredouille, pourrait bien être l’atout majeur des Congolais. Dans ce nouveau format où les portes restent ouvertes plus longtemps, les Léopards ont encore une chance. Étroite, fragile, mais bien réelle. Une porte qu’ils entendent défoncer face à l’Ouzbékistan, pour que la nuit mexicaine ne marque pas la fin de leur aventure, mais le début d’un nouveau chapitre.

RDC – Colombie : Sébastien Desabre affiche ses ambitions et croit à un nouvel exploit des Léopards

La nuit s’annonce longue pour les supporters congolais. À Guadalajara, au Mexique, les projecteurs du Mondial 2026 s’apprêtent à éclairer un rendez-vous qui pourrait marquer un tournant dans l’histoire du football congolais. Face à la Colombie, les Léopards joueront bien plus qu’un simple match de groupe : ils joueront une partie de leur avenir dans cette Coupe du monde.

Après avoir surpris la planète football en arrachant un match nul historique face au Portugal (1-1), les hommes de Sébastien Desabre abordent cette deuxième journée du groupe K avec confiance, mais aussi avec la conscience que chaque point peut désormais faire la différence.

À quelques heures du coup d’envoi, le sélectionneur congolais a donné le ton. Respectueux de l’adversaire, mais loin d’être résigné, le technicien français affiche clairement ses ambitions.

Desabre croit en l’exploit congolais

Dans la salle de conférence du stade Akron, un lieu chargé de souvenirs pour les Léopards puisqu’ils y avaient validé leur qualification pour la Coupe du monde, Sébastien Desabre s’est présenté avec un discours empreint de sérénité et de détermination.

Face à une Colombie victorieuse de l’Ouzbékistan lors de son entrée en lice, le sélectionneur reconnaît la qualité de l’adversaire, sans pour autant lui accorder un statut intouchable.

« Nous respectons la Colombie, mais nous venons pour faire un résultat et maximiser nos chances de qualification », a-t-il affirmé.

Pour Desabre, le groupe K reste totalement ouvert. Avec un point déjà acquis contre le Portugal, la RDC possède encore toutes les cartes en main pour rêver des seizièmes de finale.

Le sélectionneur rappelle d’ailleurs que ses joueurs ont déjà écrit une première page d’histoire en décrochant le premier point et en inscrivant le premier but du pays dans une phase finale de Coupe du monde.

Mais pour lui, l’aventure ne fait que commencer.

Une équipe prête à s’adapter à tous les scénarios

L’une des principales forces des Léopards réside dans leur capacité d’adaptation. Face au Portugal, ils ont démontré une solidité défensive remarquable. Face à la Colombie, le scénario pourrait être totalement différent.

Conscient de cet enjeu, Desabre assure disposer d’un groupe capable d’évoluer dans plusieurs organisations tactiques.

« Un système à trois, un système à quatre… Nous sommes capables d’évoluer dans différents systèmes avec différents profils de joueurs », a expliqué le technicien français.

Même les difficultés rencontrées par la RDC ces dernières semaines, notamment l’inquiétude suscitée par la résurgence d’Ebola dans certaines régions du pays, ne semblent pas perturber l’équipe.

Selon Desabre, ses joueurs sont habitués à gérer la pression et à rester concentrés sur leurs objectifs sportifs malgré les circonstances.

Le milieu de terrain Aaron Tshibola partage cette confiance. Pour lui, la force du groupe repose avant tout sur sa cohésion et sa solidarité.

« Nous sommes très unis et nous avons des joueurs capables de créer des occasions à partir de rien. Nous sommes toujours dangereux en match », a-t-il assuré.

Tout un peuple derrière les Léopards

À plusieurs milliers de kilomètres de Guadalajara, la fièvre monte déjà en RDC. Dans les rues de Kinshasa, Lubumbashi, Goma ou Kisangani, les discussions tournent autour de ce choc attendu contre les Cafeteros.

L’engouement est immense parce que les Congolais sentent que quelque chose de spécial est en train de se construire. Le match nul contre le Portugal a réveillé un rêve que beaucoup pensaient inaccessible.

Face à la Colombie, favorite du groupe sur le papier, les Léopards auront l’occasion de confirmer qu’ils ne sont pas au Mondial pour apprendre, mais pour rivaliser.

Une victoire rapprocherait considérablement la RDC d’une qualification historique pour le tour suivant. Un nul maintiendrait également tous les espoirs.

Lorsque l’arbitre donnera le coup d’envoi dans la nuit de mardi à mercredi, ce ne seront pas seulement onze joueurs qui entreront sur la pelouse du stade Akron. Ce sera tout un peuple qui avancera derrière eux, avec l’espoir de voir les Léopards poursuivre leur incroyable aventure au Mondial 2026.

Le Duel des Titans : Les Léopards face au défi colombien

L’horloge de Kinshasa affichera bientôt 3 heures du matin. Pourtant, dans les artères de la capitale congolaise, la vie ne s’est pas arrêtée. Ce mercredi 24 juin, les nuits blanches auront des airs de carnaval. Les Léopards de la République démocratique du Congo s’apprêtent à entrer dans la danse face à la Colombie, pour un rendez-vous qui pourrait déjà redessiner les contours de ce groupe si ouvert. Au Mexique, le coup d’envoi approche. En RDC, une nation retient son souffle.

Un enjeu continental

Les amateurs de ballon rond le savent : les matches qui se jouent à ces heures indues ont souvent le goût des grandes soirées d’histoire. Et celle-ci ne fera pas exception. Car au-delà du simple résultat, c’est tout un peuple qui vibre à l’unisson, porté par l’espoir de voir ses Léopards écrire une nouvelle page de leur légende mondiale. Après avoir arraché un premier point historique face au Portugal, les hommes du sélectionneur congolais abordent cette rencontre avec une ambition décuplée mais une prudence de rigueur.

Colombie, favorite sous pression

Les Cafeteros, forts de leurs trois premiers points, ne voyagent pas au Mexique pour faire de la figuration. L’ambition colombienne est clairement affichée : valider son billet pour le tour suivant dès ce soir. Et pour cause, l’armada offensive alignée par la sélection sud-américaine ferait pâlir d’envie plus d’un entraîneur. Avec Luis Díaz et James Rodríguez en chefs d’orchestre, la Colombie possède des arguments de poids. Leur capacité à faire basculer un match sur un éclair de génie est bien connue des observateurs.

Mais gare aux certitudes ! Les Léopards ont prouvé face au Portugal qu’ils ne se contentaient plus du simple rôle de figurants. Cette équipe congolaise a faim, elle a soif de reconnaissance, et elle a déjà marqué les esprits en inscrivant son premier but en phase finale de Coupe du Monde. Un exploit qui n’est plus à prouver, mais qu’il faudra confirmer face à des Colombiens peut-être tentés par un excès de confiance.

Un combat de styles annoncé

Si ce duel s’annonce comme un véritable choc des styles, il pourrait bien se transformer en combat tactique. La Colombie, portée par sa tradition offensive, cherchera sans doute à imposer son rythme. Les Cafeteros avancent avec la maîtrise technique qui caractérise le football sud-américain, alternant jeu de passes et accélérations soudaines. De l’autre côté du terrain, la RDC mise sur une organisation défensive sans faille et un collectif soudé. « C’est en équipe qu’on gagne », semblent marteler les Léopards, prêts à faire front.

Les fragilités à débusquer

Le favori a ses failles. Les observateurs avertis l’ont remarqué : la défense colombienne n’est pas le rempart impénétrable qu’elle prétend être. Sur les phases de transition, elle laisse parfois des espaces qu’exploiteraient bien les attaquants congolais. C’est là, précisément, que le match pourrait basculer. Encore faut-il que la RDC fasse preuve de cette efficacité offensive qui lui a parfois fait défaut. La lucidité dans le dernier geste sera la clé.

L’unité nationale au cœur de la nuit

À Kinshasa comme à Lubumbashi, dans les maquis du Nord-Kivu comme sur les terrasses de la Gombe, une même fièvre s’empare des cœurs. Les réseaux sociaux s’enflamment, les pronostics fusent, les messages de soutien se multiplient. Peu importe l’heure, peu importent les difficultés du quotidien : ce soir, les Léopards portent les couleurs et les espoirs d’une nation tout entière. Plus qu’un match, c’est un symbole d’unité qui se joue au cœur de la nuit mexicaine. Et si l’histoire était en train de s’écrire, là, sous les projecteurs, loin des yeux mais tout près des cœurs ?

Mondial 2026 : Le récap’ fou d’une journée qui a tout changé

Ils ont tremblé, ils ont couru après le score, ils ont cru toucher le fond. Mais les Fennecs ont finalement prouvé qu’ils avaient le cœur solide. Menés au score pendant plus d’une heure par la surprenante Jordanie, les Algériens ont renversé la vapeur dans les vingt dernières minutes pour s’imposer 2-1 à Santa Clara, près de San Francisco. Une bouffée d’oxygène qui relance totalement leur Mondial.

Pourtant, tout avait mal commencé pour les coéquipiers de Riyad Mahrez. Après la correction infligée par l’Argentine en ouverture (3-0), l’Algérie abordait ce deuxième match avec le couteau entre les dents. Mais la Jordanie, pour sa toute première Coupe du monde, ne s’est pas laissé intimider. Sur un contre éclair, Nizar Al-Rashdan a trompé Luca Zidane d’une frappe entre les jambes de Rayan Aït-Nouri (36e). L’ogre algérien était à terre.

Les occasions algériennes s’accumulaient pourtant. Mahrez, deux fois lancé en profondeur, s’est d’abord emmêlé (20e) avant de buter sur le gardien jordanien Yazeed Abulaila (33e). Mais quand l’efficacité fuit, la réussite finit par tourner.

Et c’est sur corner que le salut est venu. Nadhir Benbouali, d’un coup de tête rageur devant trois adversaires, a rétabli l’égalité (69e). Puis, sur un nouveau corner, Amine Gouiri a fait parler son instinct de renard des surfaces pour offrir la victoire aux siens (82e). Un but validé à la limite du hors-jeu, le bras et la main du Marseillais étant les seules parties du corps du mauvais côté de la ligne – ce qui ne compte pas dans la règle.

La victoire est immense. Elle offre surtout une perspective radieuse aux Fennecs : un dernier match décisif face à l’Autriche à Kansas City. Un match nul pourrait même suffire pour intégrer les huit meilleurs troisièmes. Douze ans après leur dernière participation à un Mondial, les Algériens tiennent enfin leur premier succès. Et ils ne comptent pas s’arrêter là.

Messi, record absolu : « Personne ne sait ce qui peut se passer maintenant »

Et dire qu’il avait débuté sa soirée par une anomalie. En manquant un penalty à la 9e minute face à l’Autriche, Lionel Messi est devenu le joueur cumulant le plus d’échecs dans l’exercice en Coupe du monde. Ironie du sort pour celui qui allait quelques minutes plus tard entrer dans la légende éternelle.

Car cette nuit, à Kansas City, Messi a définitivement effacé Miroslav Klose des tablettes. Avec un doublé (2-0), l’octuple Ballon d’Or a porté son total à 18 buts en Coupe du monde. Le premier – son 17e – est un pur chef-d’œuvre signé du gauche, une frappe en une touche à l’entrée de la surface qui a filé dans le petit filet. Le second, un but d’acharné en deux temps après avoir traîné dans la surface, lui a offert le record en solitaire.

Alors qu’il fêtera ses 39 ans dans deux jours, l’Argentin n’a jamais semblé aussi rayonnant. 5 buts en deux matches après son triplé inaugural contre l’Algérie. 12 buts depuis ses 35 ans. Une longévité hors du commun qui défie tous les pronostics.

Avec ce succès, l’Argentine est déjà assurée de la première place du groupe J et file en seizièmes de finale. La Jordanie sera le prochain adversaire sur sa route. Et si Messi continue sur ce rythme, son 19e but ressemble à une évidence, son 20e – vingt ans après le premier – à un destin tout tracé.

Mais lui-même le rappelle : « Personne ne sait ce qui peut se passer maintenant. » Une phrase qui résonne comme un avertissement pour le reste du monde.

Sénégal : le cauchemar continue, Koulibaly sur la sellette

Le Sénégal n’est plus champion d’Afrique que de nom. La nuit dernière, à l’heure où les Lions de la Téranga espéraient se relancer, ils ont sombré face à la Norvège (3-2). Une défaite qui les place au bord du précipice avant l’ultime journée.

Pourtant, les coéquipiers de Moussa Niakhaté avaient bien débuté. Mais les erreurs individuelles, et surtout celles de leur capitaine, ont tout fait basculer. Kalidou Koulibaly a vécu un véritable cauchemar : une boulette sur l’ouverture du score, deux autres sur les deuxième et troisième buts norvégiens. Une prestation jugée « impardonnable » par la presse sénégalaise, qui lui a attribué la note de 1/10.

Sur les réseaux sociaux, les supporters ne l’ont pas raté : « Six buts encaissés, il est fautif sur les 5. Merci Koulibaly »« Vous êtes sûrs qu’il est Sénégalais ? » Les critiques fusent, parfois violentes. Son coéquipier Ismail Jakobs a tenté de le défendre : « Tout le monde fait des erreurs. À la fin, c’est l’équipe qui perd, pas une seule personne. »

Mais le sélectionneur Pape Thiaw est également dans le viseur. Critiqué pour avoir reconduit le même onze battu par la France, il a laissé son capitaine sur le terrain malgré un premier acte catastrophique. « Son management est difficile à comprendre », analyse WiwiSport. « Le Sénégal a traversé plusieurs moments dans le match comme s’il avait un résultat à préserver, pas une victoire à arracher. »

Ajoutez à cela un sélectionneur sans contrat et des primes de qualification impayées, et le climat dans la tanière semble électrique. Le Sénégal, qui n’avait jamais perdu deux matches de suite en phase de poules en quatre participations, vit un moment d’incertitude absolue. Un dernier match pour sauver l’honneur. Ou pour sombrer définitivement.

France : Mbappé et les Bleus déjà qualifiés, la tempête épargne Philadelphie

La pluie, l’orage, une interruption de plus d’une heure et demie… Rien n’a arrêté la machine française. À Philadelphie, les Bleus ont validé leur ticket pour les seizièmes de finale en dominant l’Irak (3-0). Une qualification expéditive, signée d’un doublé de Kylian Mbappé et d’un bijou d’Ousmane Dembélé.

Mbappé, pour sa 100ᵉ sélection, n’a pas traîné. Dès la 14e minute, un missile du gauche dans le petit filet opposé ouvrait le score. Son 15e but en Coupe du monde, qui le rapproche à trois longueurs du record de Messi. Puis, servi par Dembélé, il a inscrit son 16e en puissance dans le but vide (54e).

L’ancien Parisien, désormais meilleur buteur de l’histoire des Bleus (58 réalisations), a encore fait trembler les défenses. Mais c’est Dembélé qui a mis le coup de grâce d’une frappe croisée du droit (66e). Entre-temps, un magnifique lob de Michael Olise avait flirté avec la transversale (58e). Le score aurait pu être plus lourd.

Côté météo, les spectateurs ont été évacués à la mi-temps en raison d’un risque d’orage. Une grosse averse à la 35e minute avait déjà poussé les supporters des gradins découverts à se mettre à l’abri. Plus d’une heure trente plus tard, les joueurs sont revenus sur la pelouse pour terminer le travail. Et quelle manière.

Avec cette victoire, la France aborde son dernier match face à la Norvège avec un avantage psychologique et une différence de buts déjà bien garnie. Les Bleus sont en 16es. La suite s’annonce tout aussi palpitante.

Mondial 2026 : les Léopards débarquent à Guadalajara

L’espoir a changé de camp. Depuis leur prestation héroïque face au Portugal, les Léopards de la RDC avancent avec une confiance nouvelle dans cette Coupe du monde 2026. Ce lundi 22 juin, la délégation congolaise est attendue à Guadalajara, au Mexique, où l’attend un rendez-vous qui pourrait déjà peser lourd dans son destin mondialiste.

Dans les rues de la ville mexicaine, l’effervescence commence à monter. À quelques heures de leur arrivée, les hommes de Sébastien Desabre savent qu’ils n’ont plus beaucoup de temps pour peaufiner les derniers détails avant d’affronter la Colombie lors de la deuxième journée du groupe K.

Après avoir résisté au Portugal de Cristiano Ronaldo, les Fauves congolais rêvent désormais d’un nouvel exploit.

Après le Portugal, un nouveau défi nommé Colombie

À Houston, où les Léopards ont établi leur camp de base au Sabercats Stadium, les dernières consignes résonnent encore sur la pelouse. Une ultime séance d’entraînement est prévue avant le départ vers Guadalajara, avec pour objectif de corriger les derniers ajustements tactiques.

Car le défi qui attend la RDC est de taille.

La Colombie, surnommée la « Fiebre Amarilla », possède une solide expérience de la scène mondiale. Habitués aux grandes compétitions internationales, les Sud-Américains arrivent avec l’ambition de confirmer leur statut de favoris du groupe.

Mais les Congolais ont montré lors de leur première sortie qu’ils pouvaient rivaliser avec les plus grandes nations du football mondial. Le match nul décroché face au Portugal a renforcé les certitudes du groupe et alimenté les rêves de qualification.

Prévue dans la nuit du 23 au 24 juin à 03h00, heure de Kinshasa, cette confrontation pourrait déjà ouvrir les portes de la phase à élimination directe.

Un match qui peut rapprocher la RDC des huitièmes de finale

Dans le vestiaire congolais, le discours est clair : transformer l’exploit contre le Portugal en véritable tremplin vers la qualification.

Une victoire face à la Colombie placerait les Léopards dans une position idéale avant la troisième et dernière journée de la phase de groupes. Même un résultat nul pourrait considérablement renforcer leurs chances de poursuivre l’aventure.

Pour y parvenir, les hommes de Sébastien Desabre devront afficher la même discipline défensive, la même solidarité collective et davantage d’efficacité dans les zones décisives.

Avant le coup d’envoi, le sélectionneur congolais et l’un de ses joueurs participeront aux activités médiatiques officielles de la FIFA à l’Estadio Akron de Guadalajara, où se déroulera la rencontre.

Le peuple congolais mobilisé derrière ses Léopards

France 24
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À des milliers de kilomètres de Kinshasa, les Léopards ne seront pas seuls.

Comme lors du premier match, de nombreux supporters congolais ont effectué le déplacement jusqu’au Mexique pour pousser leur équipe vers un nouvel exploit. Dans les tribunes, les chants, les tambours et les couleurs nationales devraient une nouvelle fois accompagner les joueurs tout au long de la rencontre.

Parmi les figures emblématiques attendues figurent Thomas Yala, Lumumba Vea et Joli Mundele Ndundu, véritables symboles de l’animation des matchs des Léopards.

Après Guadalajara, la RDC poursuivra son périple mondialiste en mettant le cap sur Atlanta, où elle affrontera l’Ouzbékistan le 28 juin lors de la dernière journée du groupe K.

Mais pour l’heure, tous les regards convergent vers Guadalajara. C’est là que les Léopards tenteront d’écrire un nouveau chapitre de leur histoire. Un chapitre qui pourrait rapprocher toute une nation d’un rêve devenu soudainement possible : voir la RDC franchir la phase de groupes de la Coupe du monde 2026.

Affaire Hakimi : le joueur du PSG sera jugé pour viol

C’est une épée de Damoclès qui s’est abattue sur le camp marocain en ce vendredi 19 juin. Alors que l’équipe du Maroc s’apprête à fouler la pelouse de Boston pour son deuxième match de Coupe du Monde, l’ombre d’un procès plane désormais sur l’un de ses leaders : Achraf Hakimi. La cour d’appel de Versailles a tranché : le joueur du PSG sera bien jugé pour viol par la cour criminelle des Hauts-de-Seine.

La décision, rendue publique par un communiqué lapidaire, balaie les espoirs d’un non-lieu que l’ancien Madrilène espérait. Après des mois d’investigations minutieuses, la chambre de l’instruction a estimé qu’il existait des « charges suffisantes » à l’encontre du défenseur pour justifier sa mise en accusation. Un coup de tonnerre dans le monde du football, alors que les regards du globe sont braqués sur les pelouses américaines.

« Enfin, je pourrai parler » : Le cri du cœur du Lion de l’Atlas

Loin de se murer dans le silence, Achraf Hakimi a choisi la contre-attaque médiatique. Dans la foulée de l’annonce, il a investi le réseau social X pour lâcher une phrase lourde de sens : « J’attends ce procès depuis le premier jour. Et je l’attends désormais avec impatience. Enfin, je pourrai parler. »

Un message qui résonne comme une promesse de combat. Pour son avocate, Me Fanny Colin, cette décision n’est qu’une étape logique dans un long cheminement judiciaire. « Cette confirmation était attendue. Il n’est pas dit ici qu’il est coupable de quoi que ce soit, il est ferme dans sa défense » , a-t-elle martelé, tentant de recentrer le débat sur la présomption d’innocence du sportif de 27 ans.

Le calvaire d’une femme, le combat d’un champion

Face à la détermination du joueur, la voix de la plaignante, une jeune femme de 24 ans prénommée Jeanne (prénom d’emprunt), tente de se faire entendre. Pour elle, l’issue de ce feuilleton judiciaire, débuté en février 2023, est une bouffée d’air frais. Son avocate, Me Rachel-Flore Pardo, n’a pas caché l’émotion de sa cliente : « Après plus de trois ans de combat judiciaire, après avoir été calomniée et traînée dans la boue, cette décision suscite soulagement et espoir. »

Dans un témoignage poignant accordé à Mediapart jeudi soir, la jeune femme, qui assure avoir été violée après avoir rejoint le joueur à son domicile via un VTC, a livré sa vérité crue : « J’ai envie qu’on me croie. » Elle réclame un procès pour se défendre, pour que sa parole pèse enfin aussi lourd que la notoriété de son agresseur présumé.

Alors que la date du procès reste inconnue, cette affaire divise déjà l’opinion. D’un côté, un sportif au sommet de son art, pressé de se blanchir ; de l’autre, une femme qui attend depuis trois ans que la justice reconnaisse sa douleur. Le verdict final se jouera dans les prochains mois, mais le match des apparences, lui, a déjà commencé.

« Le combat continue » : Mosengo-Omba galvanise les Léopards après l’exploit face au Portugal

L’onde de choc venue du Texas a traversé l’Atlantique pour embraser toute une nation. Dans un NRG Stadium en effervescence, les Léopards de la République Démocratique du Congo viennent d’inscrire leur nom en lettres d’or dans les annales du football mondial. Face à la redoutable machine portugaise, championne d’Europe en 2016 et portée par ses stars planétaires, les fauves congolais ont arraché un nul héroïque (1-1) qui résonne comme un véritable manifeste. Ce n’est pas un simple point glané dans le groupe K : c’est un coup de tonnerre dans un ciel jusqu’alors dominé par les favoris. Et alors que les échos de cette performance historique continuent de vibrer, une voix officielle s’est élevée pour transformer la frustration en promesse d’un avenir radieux.

Véron Mosengo-Omba : « Les regrets ne doivent pas masquer la grandeur de votre combat »

Au lendemain de cette rencontre qui restera gravée dans les mémoires, le président de la FECOFA a brisé le silence par un message d’une rare intensité émotionnelle. Dans une publication enflammée sur X, Véron Mosengo-Omba a livré une analyse qui porte en elle toute l’âme d’un peuple meurtri par des décennies d’absence sur la scène mondiale, mais soudainement réveillé par un éclat de génie collectif.

« Comme des millions de Congolais, j’ai suivi cette rencontre avec passion, fierté et espoir. Ce match nul (1-1) nous laisse certainement des regrets, mais il témoigne aussi de votre combativité et de votre détermination à défendre les couleurs de notre nation », a-t-il martelé, les mots percutants comme des tirs cadrés.

Le dirigeant congolais a refusé de voir ce résultat comme une simple déception. Pour lui, ce point arraché aux lusitaniens est bien plus qu’un score : c’est la preuve irréfutable que les Léopards ont leur place parmi l’élite du football planétaire. La force de caractère démontrée par les hommes de Sébastien Desabre face à l’une des nations les plus prestigieuses du football mondial mérite bien plus que des regrets éphémères.

« Chaque rencontre est une étape sur le chemin de nos ambitions. Vous avez montré du caractère, de l’engagement et cette volonté de ne jamais baisser les bras. C’est cet état d’esprit qui permettra à notre football de continuer à progresser », a-t-il poursuivi, transformant l’amertume d’une victoire manquée en carburant pour la suite du tournoi.

Un « supporter en béton » au cœur de la ferveur texane

Dans cet océan d’émotions, le président de la FECOFA a tenu à mettre en lumière une figure particulière, véritable symbole de l’attachement indéfectible du peuple congolais à ses Léopards : le « supporter en béton ». Ce fan, dont le périple jusqu’à Houston incarne la passion viscérale d’une nation, a reçu un hommage appuyé du dirigeant.

« Je voudrais également adresser une pensée particulière et un immense merci à notre supporter en béton, qui a effectué le déplacement pour vous soutenir, porter haut les couleurs de la RDC et faire résonner la ferveur congolaise dans les tribunes », a-t-il souligné, rappelant que le football congolais ne se joue pas seulement sur le terrain, mais aussi dans le cœur de ses supporters.

Car cette présence au cœur du Texas est bien plus qu’un simple geste : elle est la manifestation tangible d’un rêve collectif porté par près de 100 millions d’âmes. Après des décennies d’absence sur la plus grande scène du monde, la RDC ne fait pas que participer ; elle vibre, elle rugit, elle existe avec une intensité qui force le respect de la planète football.

« La route continue, le rêve demeure intact » : un message qui résonne comme un manifeste

Avec une lucidité remarquable, Véron Mosengo-Omba a su transformer l’instant présent en promesse d’avenir. Dans une dernière exhortation qui sonne comme un discours de mobilisation générale, il a enjoint les Léopards à garder la tête haute et à poursuivre leur chemin avec une ambition décuplée.

« Gardez la tête haute. Continuez à travailler, à croire en vos qualités et à avancer avec ambition. Toute la nation reste derrière vous », a-t-il lancé, avant d’ajouter des mots qui résonneront longtemps comme un mantra pour toute une génération de footballeurs congolais :

« La route continue. Le combat continue. Et le rêve demeure intact. »

À travers cette adresse historique, le président de la FECOFA a voulu rappeler une vérité fondamentale : ce match nul face au Portugal n’est pas une fin, mais un commencement. Les Léopards ont envoyé un signal retentissant au monde du football, prouvant que l’exploit n’est plus une chimère mais une perspective concrète. Ce point arraché dans le groupe K a renforcé la conviction qu’une page d’histoire est en train de s’écrire, portée par l’élan d’un peuple entier qui croit désormais en son destin.

Alors que les regards du monde se tournent déjà vers les prochains défis des Léopards, une certitude s’impose : la RDC est de retour sur la scène mondiale, et elle compte bien y rester. Les fauves congolais ont rugi à Houston, et leur écho continuera de résonner bien au-delà des frontières du Texas. Le rêve est intact, la route est ouverte, et toute une nation retient son souffle, prête à écrire avec ses héros les plus belles pages de son histoire footballistique. Rendez-vous pour la suite de cette aventure qui promet encore bien des émotions.

Yoane Wissa entre dans la légende, la RDC écrit l’une des plus belles pages de son histoire en Coupe du monde

Ce mercredi 17 juin 2026 restera à jamais gravé dans les annales du football congolais. Dans le chaudron du NRG Stadium de Houston, face à la légende vivante Cristiano Ronaldo et sa Seleção, Yoane Wissa a écrit la plus belle page de l’histoire des Léopards.

Le temps additionnel de la première période s’écoulait lentement (45e+5). Un corner joué en combinaison par Mukau et Masuaku. Le ballon, déposé avec une précision chirurgicale au deuxième poteau. Et Wissa, jaillissant comme un éclair, qui reprend victorieusement le cuir. 1-1. L’explosion.

À cet instant précis, l’attaquant de Newcastle ne savait pas encore qu’il venait d’inscrire le premier but de l’histoire de la République démocratique du Congo en phase finale de Coupe du monde. Un moment d’éternité qui effaçait d’un seul geste 52 années de frustration et la page blanche laissée par la génération de 1974.

« C’est l’histoire du Congo : continuer à avancer même quand ça ne va pas »

Après le coup de sifflet final, Wissa, encore sous le choc de l’émotion, s’est livré à cœur ouvert au micro de Top Congo.

« Mon but représente beaucoup. C’est beaucoup de travail, beaucoup d’abnégation, beaucoup de résilience. Une grosse fierté parce qu’on montre une belle image aujourd’hui de résilience, de combativité, face à ces joueurs », a-t-il confié, la voix empreinte de fierté.

L’ancien Lorientais a ensuite détaillé la combinaison qui a fait basculer l’histoire : « C’est un corner qui est joué intelligemment à deux entre Arthur Masuaku et Mukau. Mukau fixe et Masuaku, je sais que souvent il le met au deuxième poteau. Moi, j’essaie de ne pas rester hors jeu et je saute. C’est beau d’émotion. »

Mais au-delà de la performance individuelle, Wissa a tenu à rappeler la portée collective de cet exploit. Lui qui a raté la Coupe d’Afrique des nations à cause d’une blessure a trouvé dans cette nuit texane une forme de rédemption.

« J’ai raté la CAN à cause de la blessure. Cela a été une année très compliquée pour moi physiquement et émotionnellement. Ce soir, c’est une grande fierté pour moi. Aujourd’hui, je me rattrape de la plus belle manière. »

Et d’ajouter, avec une gravité qui force le respect : « Même si ça ne va pas, continuer à avancer, c’est l’histoire de notre vie, c’est l’histoire du Congo. Ce soir, on sait qu’on ne se bat pas seulement pour les 26 joueurs qui sont là, mais pour les 100 millions de Congolais. »

Une opposition politique unie derrière les Léopards

L’onde de choc de cette performance historique a dépassé le simple cadre sportif pour toucher l’âme de toute une nation. Les leaders de l’opposition congolaise, souvent divisés sur le terrain politique, se sont retrouvés unis pour saluer l’exploit des Léopards.

Martin Fayulu a remercié les joueurs pour avoir offert au peuple congolais « un précieux moment de répit et de fierté », estimant que la première mission était accomplie.

Moïse Katumbi a salué un « très bon début » qui ouvre « des perspectives encourageantes pour la suite du tournoi ».

Delly Sesanga, imagé, a affirmé que les Léopards avaient réussi « à mains nues » à faire tomber le Portugal.

Jean-Marc Kabund, plus sobre, a simplement adressé ses félicitations.

Théophile Mbemba, lui, a rendu hommage à un match « héroïque » et a établi un parallèle avec la situation politique du pays. « La prestation de l’équipe démontre que le talent congolais est capable de rivaliser avec les meilleures nations lorsqu’il bénéficie des moyens nécessaires et d’un environnement fondé sur le mérite », a-t-il déclaré, avant de regretter que « les mêmes exigences ne soient pas appliquées à la gestion de la nation ».

Cristiano Ronaldo tourne déjà la page

Côté portugais, la déception était palpable mais la réaction, digne. Cristiano Ronaldo, buteur en 5e minute sur une passe de Bernardo Silva, a rapidement pris la parole sur les réseaux sociaux pour appeler son équipe à se projeter vers l’avenir.

« Ce n’était pas le départ que nous voulions, mais cela est loin d’être terminé. Tête levée et focus sur le prochain match », a écrit le quintuple Ballon d’Or sur X.

João Neves, jeune milieu portugais buteur pour sa première Coupe du monde, partageait l’analyse de son capitaine : « Je suis content, c’est mon premier Mondial. À la fin, ce qui nous a manqué, c’est la victoire. On va analyser le match et continuer. On a encore deux matches à jouer. »

La RDC croit désormais en ses rêves

Ce match nul, arraché avec les tripes, a une portée bien plus grande qu’un simple point au classement. Pour la RDC, c’est une victoire morale, une preuve que 52 ans d’attente n’ont pas émoussé l’âme combattante des Léopards.

Les hommes de Sébastien Desabre ont montré qu’ils pouvaient rivaliser avec les plus grands. Ils ont montré qu’ils pouvaient marquer. Et surtout, ils ont redonné à tout un peuple une raison de croire.

Le prochain défi ? Leurs deux autres adversaires du groupe K. Mais après avoir tenu tête au Portugal, les Léopards savent désormais que l’impossible n’est qu’une question de volonté. Et à Houston, cette nuit-là, ils ont prouvé que le football pouvait être, comme l’a si bien dit Wissa, « l’histoire du Congo » qui continue de s’écrire, pas à pas, but après but.

Portugal–RD Congo : l’ambassadeur portugais annonce un duel explosif et célèbre 500 ans d’amitié

L’heure approche pour les Léopards de la RDC. Ce mercredi, la République démocratique du Congo défie le Portugal pour son entrée en scène à la Coupe du monde 2026, dans une rencontre qui suscite déjà une forte attente des deux côtés.

Invité de Radio Okapi quelques heures avant le coup d’envoi, l’ambassadeur du Portugal en RDC, Mario Gomes, n’a pas caché son enthousiasme. Pour le diplomate, cette affiche a tout d’un grand rendez-vous mondial.

« Ce sera un grand match : d’un côté, l’expérience de Cristiano Ronaldo, de l’autre, la jeunesse et l’irrévérence de l’équipe congolaise », a-t-il déclaré.

Selon lui, la rencontre promet d’être particulièrement disputée, tant les deux sélections disposent d’arguments capables de faire basculer le résultat.

Des Léopards qui connaissent bien le football portugais

Si le Portugal part avec le statut de favori, Mario Gomes estime que les Léopards possèdent des atouts non négligeables. Plusieurs internationaux congolais ont en effet évolué dans le championnat portugais ou y ont été formés.

Le diplomate cite notamment des clubs prestigieux comme le FC Porto, le SC Braga ou encore le FC Famalicão.

Cette proximité avec le football lusitanien pourrait, selon lui, rendre la tâche plus compliquée aux coéquipiers de Cristiano Ronaldo, les Congolais connaissant déjà certains mécanismes tactiques portugais.

Au-delà du football, un match chargé d’histoire

Mais pour l’ambassadeur, cette rencontre dépasse largement le cadre sportif. Il y voit une occasion unique de célébrer les relations historiques qui unissent le Portugal et la RDC depuis plusieurs siècles.

« Plus important que le résultat, ce sera une opportunité de célébrer l’amitié entre le Portugal et le Congo », a-t-il affirmé.

Évoquant plus de 500 ans de liens entre les deux nations, Mario Gomes a adressé un message de respect et d’amitié au peuple congolais, tout en assumant son soutien à son pays.

« Aux Congolais, je voudrais transmettre toute notre amitié. Mais ce soir, mes racines sont portugaises. J’espère un bon match et que le meilleur gagne », a-t-il conclu.

À quelques heures du coup d’envoi, une chose est certaine : au-delà de l’enjeu sportif, ce Portugal RD Congo s’annonce comme un rendez-vous chargé d’émotion, d’histoire et de passion.

Coupe du Monde 2026 : Kinshasa dans la fièvre ambiante avant le match RDC-Portugal

La République démocratique du Congo retrouve la Coupe du Monde après 52 ans d’absence. À Kinshasa, la capitale vibre déjà au rythme des Léopards. Dès l’aube, les marchés, les arrêts de bus et les carrefours se parent de bleu, jaune et rouge. Vendeurs ambulants, chauffeurs, écoliers et fonctionnaires, toute la ville arbore les insignes du drapeau national. Les taxis-bus et véhicules privés suivent la tendance, métamorphosés en carrosses patriotiques. La ville entière s’est faite stade, en prélude au coup d’envoi contre le Portugal.

Ce premier match face au Portugal n’est pas une rencontre ordinaire. Il scelle le retour de la RDC sur la plus grande scène du football mondial, plus d’un demi-siècle après sa dernière participation.

Houston accueillera les Fauves Congolais face à une sélection portugaise réputée pour sa maîtrise technique et son palmarès européen. Mais à Kinshasa, le gigantisme de l’adversaire n’entame en rien l’ardeur populaire. Dans les rues de Gombe, de Ngaliema ou de Bandalungwa, l’espoir l’emporte sur la raison statistique. La fierté nationale transcende l’écart de réputation entre les deux sélections.

Confiance populaire : « Nous sommes confiants »

Interrogés dans la fièvre ambiante, les Kinois affichent une foi inébranlable. « Nous sommes confiants. À défaut de gagner ce match nous allons faire un match nul », lance un chauffeur décorant son bus aux couleurs nationales.

Un vendeur ambulant, drapeau noué au cou, martèle : « La victoire sera congolaise ce soir. Nos joueurs n’ont rien à envier. Ils évoluent dans les mêmes championnats européens ».

Un passager, foulard tricolore au vent, place sa confiance en Cédric Bakambu : « Il doit ouvrir le score pour nous ». Entre prudence et audace, le peuple congolais rêve sans complexe face à la Seleçao.

Sur les murs de Kinshasa, les portraits des Léopards rivalisent avec les couleurs du drapeau. La nation entière s’est érigée en 12e homme, déterminée à pousser ses ambassadeurs vers l’exploit, malgré le statut de favori accordé au Portugal sur papier.

Ambiance Kinoise : un peuple mobilisé pour l’histoire

À quelques heures du coup d’envoi, Kinshasa retient son souffle. Chaque congolais soutient les Léopards à sa manière, dans une ferveur collective rare.

La capitale, réputée pour sa passion viscérale du football, promet une ambiance vibrante dès le coup de sifflet. Le football, parfois, réserve des surprises cruelles aux grandes nations. Le Cap-Vert l’a prouvé en tenant l’Espagne en échec.

Les Léopards entendent écrire leur propre page d’histoire ce 17 juin 2026 à Houston. Le décor est planté, la nation est debout, le rêve est permis.

« Nous voulons les 16es de finale » : Desabre lance le rêve congolais avant le choc historique face au Portugal

Pendant 52 ans, tout un peuple a attendu ce moment. Ce mercredi 17 juin 2026, la République démocratique du Congo retrouve enfin la Coupe du monde et s’apprête à défier l’une des plus grandes nations du football mondial : le Portugal.

Au NRG Stadium de Houston, les Léopards vont disputer leur premier match du groupe K face à la Seleção de Cristiano Ronaldo. Un rendez-vous historique qui marque le retour de la RDC sur la scène mondiale, plus d’un demi-siècle après sa seule participation au Mondial sous les couleurs du Zaïre en 1974.

À la veille de cette rencontre, Sébastien Desabre a envoyé un message clair : ses joueurs ne sont pas venus aux États-Unis pour admirer leurs adversaires.

Desabre : « Nous sommes challengers, et cela nous convient »

En conférence de presse, le sélectionneur français a reconnu la supériorité théorique du Portugal, considéré comme l’un des favoris de la compétition. Mais il refuse de voir son équipe arriver en victime.

Pour lui, la RDC possède des qualités capables de lui permettre de rivaliser avec les Portugais.

« Nous avons beaucoup de respect pour le Portugal, mais nous sommes très forts et nous imposerons notre style de jeu. C’est un travail d’équipe, il ne s’agit pas seulement de Cristiano Ronaldo. »

Desabre estime même que le statut d’outsider constitue un avantage pour son groupe.

« Dans le football, rien n’est jamais joué d’avance. Il y a un favori et un challenger. Nous serons les challengers et cette position nous convient parfaitement. »

Le technicien français rappelle surtout que la compétition ne se résume pas à ce seul rendez-vous face au Portugal. Derrière cette affiche, la RDC devra également affronter la Colombie et l’Ouzbékistan dans un groupe particulièrement relevé.

« Notre objectif est d’obtenir trois ou quatre points afin d’accéder au tour suivant. Nous avons construit notre stratégie sur l’ensemble des trois matchs de groupe. »

Une équipe portée par 120 millions de Congolais

Si les Léopards abordent cette Coupe du monde avec sérénité, ils savent aussi qu’ils porteront les espoirs de toute une nation.

Le sélectionneur assure que ses joueurs mesurent parfaitement l’importance de l’événement.

« Les joueurs sont très motivés. Ils savent qu’ils seront suivis par plus de 120 millions de Congolais. »

Après quatre années de travail avec le même staff et une génération qui a grandi ensemble, Desabre considère déjà cette qualification comme une récompense.

« Si nous sommes ici aujourd’hui, c’est le fruit de quatre années de travail. Notre première victoire, c’est d’être présents. Mais maintenant, nous voulons aller plus loin. »

L’objectif est assumé : franchir pour la première fois le premier tour d’une Coupe du monde.

« Nous voulons voir les seizièmes de finale. »

Ronaldo respecté, mais pas craint

Face à la RDC se dressera l’une des plus grandes légendes du football mondial : Cristiano Ronaldo.

À 41 ans, le capitaine portugais continue d’incarner le principal danger offensif de la Seleção. Mais pour Desabre, il serait dangereux de réduire le Portugal à son seul numéro 7.

« Un seul individu ne peut pas arrêter Ronaldo. C’est collectivement qu’il faut l’arrêter. »

Le sélectionneur congolais s’est même montré admiratif envers celui qu’il considère comme l’un des plus grands joueurs de l’histoire.

« C’est sans doute l’un des meilleurs joueurs de tous les temps. Mais le Portugal possède énormément d’autres qualités. »

Avec Bruno Fernandes, Bernardo Silva, Vitinha, Rafael Leão ou encore João Neves, les Portugais disposent d’un effectif capable d’aller très loin dans la compétition.

« Pour moi, le Portugal a les qualités pour atteindre au minimum le dernier carré de cette Coupe du monde. »

Malgré Ebola et l’absence des supporters, les Léopards restent concentrés

La préparation de la RDC n’a pourtant pas été de tout repos.

L’épidémie d’Ebola qui touche certaines régions du pays a entraîné plusieurs modifications dans le programme de préparation des Léopards. Le stage initialement prévu à Kinshasa a dû être annulé et de nombreux supporters n’ont pas obtenu l’autorisation de voyager vers les États-Unis.

Une situation qui a particulièrement touché le groupe.

« Nous sommes très tristes que beaucoup de nos supporters n’aient pas pu faire le déplacement. Ils nous ont accompagnés partout pendant les qualifications. »

Malgré ces difficultés, Desabre assure que son équipe est restée concentrée sur son objectif.

« Nous avons dû nous adapter plusieurs fois, changer nos plans, mais mentalement cela ne nous a posé aucun problème. »

Ce mercredi soir à Houston, les Léopards ne joueront donc pas seulement un match de football. Ils porteront avec eux les rêves de millions de Congolais qui attendent ce retour depuis plus de cinq décennies.

Et dans le camp congolais, une conviction domine avant le coup d’envoi : la RDC n’est pas venue à la Coupe du monde pour faire de la figuration.

52 ans plus tard, les Léopards ont rendez-vous avec l’histoire face au Portugal

Ce n’est pas un match. C’est un retour. Après un demi-siècle d’absence, la RDC plonge dans l’arène mondiale avec un seul objectif : ne pas être la victime expiatoire de Cristiano Ronaldo. Le Portugal, lui, joue son éternel tête-à-tête avec l’Afrique. Mais cette fois, les Léopards ont des crocs.

Ronaldo et la malédiction africaine : pourquoi le Portugal tremble toujours face au continent

Il y a un mystère portugais en Coupe du monde. Depuis 2006, la Seleção tombe systématiquement sur une nation africaine. Et à chaque fois, le match est un combat. Le Maroc, l’Angola, la Côte d’Ivoire, le Ghana… aucun n’a été balayé. Certains ont même fait tomber le géant européen.

En 2022, Cristiano Ronaldo a vécu l’un des pires cauchemars de sa carrière : assis sur le banc, impuissant, il regarde le Maroc l’éliminer en quarts de finale. Ce soir, à Houston, les Léopards veulent être le prochain cauchemar du numéro 7. Mais pour cela, ils devront écrire une page que personne n’attend.

La génération de l’audace : ces joueurs qui ont déjà vaincu l’impossible

Pour comprendre la force de cette équipe congolaise, il faut regarder derrière elle. Pour décrocher son billet pour les États-Unis, la RDC a éliminé le Cameroun, le Nigeria, puis la Jamaïque en barrage intercontinental. Un chemin de croix. Une équipe de guerriers.

« L’audace et la joie arrivent », a lancé Brian Cipenga.

Cédric Bakambu, lui, parle de « sacrifices et de volonté de progresser ».

Derrière les mots, il y a une certitude : cette équipe ne vient pas pour faire de la figuration. Avec un bloc défensif solide (Mbemba, Wan-Bissaka, Tuanzebe) et une attaque de fusée (Wissa, Bakambu, Elia), les Léopards ont les armes pour punir la principale faiblesse du Portugal : sa défense poreuse.

Privés de public, pas de ferveur : quand un peuple vibre à 10 000 kilomètres

À Kinshasa, il sera 18 heures. Les rues seront désertes. Les bars, pleins à craquer. Mais dans les tribunes de Houston, les supporters congolais seront rares. Les visas, les billets d’avion, les coûts : le rêve américain s’est arrêté au guichet. Un crève-cœur.

Mais la RDC, c’est 100 millions d’âmes. Et ce soir, toutes vibreront en synchro. Loin, très loin, mais avec la même intensité. Les Léopards le savent : ils jouent pour eux, mais aussi pour tous ceux qui n’ont pas pu faire le voyage. Un peuple entier, suspendu à un ballon.

Mondial 2026 : la Tunisie limoge Sabri Lamouchi après la raclée suédoise et parachute Hervé Renard pour sauver les Aigles

Moins de 48 heures après l’humiliation subie face à la Suède (5-1), la Fédération tunisienne a tranché : Sabri Lamouchi débarque, Hervé Renard débarque au Mexique. Le technicien français, icône du football africain, a 72 heures pour ressusciter des Aigles de Carthage en plein naufrage. Mission quasi impossible ?

Le couperet tombe : une déroute qui tue un mandat de cinq mois

C’est ce qu’on appelle une exécution sommaire. À peine le temps de digérer la débâcle – cinq buts encaissés en première période face à la Suède, une défense aux abonnés absents, un collectif en miettes – que la Fédération tunisienne de football a actionné la guillotine. Sabri Lamouchi, en poste depuis le 20 janvier dernier, n’aura tenu que cinq mois. Cinq mois pour une seule victoire en amical (face à Haïti), trois défaites dont deux cinglantes (0-5 contre la Belgique, 1-5 contre la Suède) et un match nul. Un bilan indigent.

Moez Mestiri, le porte-parole de la FTF, a officialisé la nouvelle ce mardi : rupture « à l’amiable » avec Lamouchi et son staff technique au complet – adjoints, préparateur physique, analyste vidéo. Seul Wahbi Khazri est maintenu au sein de l’encadrement, signe que certains repères subsistent. Mais la purge est totale.

Dans la foulée, un nom surgit. Un nom qui fait trembler les bancs de touche sur tout le continent : Hervé Renard. Le Français aux deux CAN (2012 avec la Zambie, 2015 avec la Côte d’Ivoire), l’homme qui a fait pleurer l’Argentine en 2022, débarque à Monterrey. Il arrive ce mardi, il dirige sa première séance dans la foulée. Dimanche, à 5h GMT, il sera face au Japon. Pas de rodage. Pas de période d’adaptation. Du feu immédiat.

Hervé Renard, le pompier de luxe face à l’urgence absolue

Pourquoi Renard ? La FTF ne cache pas son calcul. À 57 ans, le technicien français est une valeur sûre du football africain. Son palmarès parle pour lui : vainqueur de la CAN avec deux sélections différentes, expérience des Coupes du monde avec l’Arabie saoudite – et ce succès historique contre l’Argentine –, puis un passage à la tête de l’équipe de France féminine, qu’il a menée en finale de la Ligue des Nations. Bref, un serial winner.

Mais le défi tunisien est peut-être le plus périlleux de sa carrière. Le groupe F est un piège : après le Suède, le Japon attend les Aigles le 21 juin, puis les Pays-Bas pour clore la phase de poules. Un calendrier qui ressemble à un chemin de croix pour une équipe qui encaisse cinq buts en une mi-temps.

« Renard a été choisi pour son autorité et sa capacité à transfigurer des groupes en difficulté », explique un observateur du football tunisien. Le constat est lucide : il ne s’agit pas d’un simple intérim, mais d’une tentative de sauvetage. Le contrat court jusqu’à la fin du mondial, avec les mêmes conditions financières que Lamouchi. Mais si l’aventure s’arrête en phase de groupes, une discussion s’ouvrira sur un projet à long terme. Le message est clair : la FTF veut le convaincre de rester, quitte à faire du Mondial 2026 une simple étape.

Un dressing-room meurtri, un Japon en embuscade : le chrono est lancé

Ce que Renard va trouver à Monterrey, c’est une équipe en pleine tempête. La défaite contre la Suède n’a pas été une simple erreur de parcours : elle a révélé une défense fébrile, un milieu sans âme, des automatismes absents. Les joueurs, finalistes de la dernière CAN et demi-finalistes du Mondial 2022, n’ont pas reconnu leur propre tenue.

Le premier acte de Renard sera psychologique : restaurer la confiance. Puis tactique : trouver un système capable de résister au pressing nippon. Le timing est infernal : trois jours d’entraînement, un match qui sent déjà le soufre, et une pression médiatique qui frôle l’asphyxie.

Les supporters tunisiens, eux, ont déjà digéré l’humiliation ? Pas vraiment. Ils attendent un sursaut. Un signe. Hervé Renard, avec son charisme et sa rage de vaincre, est l’homme des coups de théâtre. Mais même lui sait que ce Mondial 2026 commence aujourd’hui par une mission quasi impossible. À moins que, comme par miracle, les Aigles retrouvent leurs ailes. Le coup d’envoi face au Japon, dimanche, dira si ce pari est celui de la raison ou de la folie douce.

Coupe du Monde 2026 : L’Égypte, fierté africaine, accroche la Belgique 1-1

Pour son entrée en lice, l’Égypte a tenu en échec la Belgique 1-1, lundi 15 juin 2026 au Stade de Seattle. Au-delà d’un point enregistré, les Pharaons ont porté haut les couleurs du continent. Face à une nation européenne majeure, l’Égypte a montré que le football africain avait grandi. Elle n’est pas venue subir, elle est venue plutôt rivaliser.

Dès la 20e minute, Emam Ashour a libéré tout un continent. Sur une action collective, il a trompé Courtois et donné l’avantage aux Pharaons. Pendant 45 minutes, l’Égypte a incarné la rigueur tactique et la fierté africaine. La Belgique, elle, a mesuré l’ampleur du défi.

Le tournant est cruel pour l’Égypte. À la 66e minute, Mohamed Hany a marqué contre son camp en tentant d’intercepter un centre. 1-1. Ce fait de jeu a stoppé la marche des Pharaons. L’Égypte a vu la victoire lui échapper sur un geste malheureux. Malgré ce coup dur, les hommes de Hossam Hassan n’ont pas cédé. Ils ont tenu, avec l’âme des équipes africaines qui ne lâchent rien.

Pour l’Afrique, ce point a une valeur symbolique forte. Après l’exploit du Cap Vert face à l’Espagne, l’Égypte confirme que le continent n’est plus en phase d’apprentissage. Les Pharaons montrent la voie : organisation, discipline et ambition. Le football africain gagne en respect et en crédibilité match après match.

Diables Rouges prévenus, Afrique respectée

La Belgique évite la défaite mais sort avertie. L’Égypte, de son côté, repart la tête haute. Elle a défendu les couleurs d’un continent entier avec courage et solidité.

Ce score nul à Seattle est plus qu’un résultat. C’est un message envoyé au monde. L’Afrique ne participe plus, elle compétitionne. Les Pharaons l’ont prouvé : le rêve mondial est aussi africain.

Coupe du monde 2026 :la RTNC ne diffusera que 44 matchs

À un an de l’un des plus grands rendez-vous sportifs de l’histoire du football congolais, une question préoccupe déjà de nombreux supporters : combien de matchs de la Coupe du monde 2026 seront diffusés en RDC ? La réponse est désormais connue.

La RTNC Coupe du monde 2026 retransmettra 44 rencontres sur les 104 prévues durant la compétition. Une décision qui suscite des interrogations mais qui s’explique avant tout par le coût particulièrement élevé des droits de diffusion.

Invité de Radio Okapi ce lundi 15 juin, le directeur général de la Radio-Télévision Nationale Congolaise, Didier M’Boy, a levé le voile sur les choix opérés par la chaîne publique pour permettre aux Congolais de suivre le Mondial.

Des droits de diffusion hors de prix

Pour diffuser la Coupe du monde 2026, la RTNC a dû négocier avec New World TV, détenteur exclusif des droits de retransmission de la compétition dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne francophone.

Face aux coûts jugés très élevés, la télévision nationale a opté pour un package limité à 44 rencontres.

Selon Didier M’Boy, ce choix n’est pas propre à la RDC. À travers le monde, de nombreux diffuseurs ont également été contraints de sélectionner une partie des matchs en raison des montants exigés pour obtenir les droits complets.

Plutôt que de miser sur la quantité, la RTNC a privilégié les rencontres les plus attendues du tournoi, notamment les grandes affiches et les matchs impliquant les sélections africaines.

Les Léopards seront suivis jusqu’au bout

S’il ne sera pas possible de voir l’ensemble des 104 matchs sur les antennes nationales, une certitude rassure les supporters congolais : aucun match des Léopards ne sera manqué.

Le directeur général de la RTNC a confirmé que toutes les rencontres de la République démocratique du Congo seront retransmises, depuis la phase de groupes jusqu’aux tours à élimination directe en cas de qualification.

Cette décision reflète l’engouement exceptionnel suscité par le retour historique de la RDC à la Coupe du monde, plus d’un demi-siècle après la participation du Zaïre en 1974.

Pour accompagner cet événement, la chaîne publique prévoit également une communication régulière afin d’informer les téléspectateurs du programme des rencontres retenues dans son offre.

La RTNC revendique l’exclusivité de diffusion en RDC

Au-delà de la programmation des matchs, la RTNC rappelle qu’elle dispose d’un droit exclusif de diffusion de la Coupe du monde 2026 sur le territoire congolais dans le cadre de son partenariat avec New World TV.

Cette exclusivité signifie que toute retransmission non autorisée des rencontres pourrait exposer les diffuseurs concernés à des sanctions conformément aux règles établies par les détenteurs des droits.

Pour les amoureux du ballon rond, l’essentiel est toutefois préservé : les matchs des Léopards, les plus belles affiches du tournoi et plusieurs confrontations des équipes africaines seront accessibles sur les écrans congolais.

À l’approche du Mondial, la RTNC entend ainsi jouer pleinement son rôle en permettant à des millions de Congolais de vivre l’aventure de leur sélection nationale, malgré les contraintes financières imposées par l’économie moderne du football mondial.

Coupe du monde 2026 : privés d’animateurs, les Léopards entreront en scène sans leur légendaire douzième homme

L’ambiance ne sera pas tout à fait celle dont rêvaient des millions de Congolais. Ce lundi 15 juin, le ministre des Sports, Didier Budimbu, a livré une nouvelle qui fait mal aux tympans autant qu’au cœur : Lumumba, Evoloko, Ndundu, Yolela et leurs compères, véritables piliers de l’animation des Léopards, ne fouleront pas les gradins de Houston pour le match d’ouverture de la Coupe du monde 2026 face au Portugal de Cristiano Ronaldo.

La raison ? Une succession d’obstacles administratifs et sanitaires, héritages directs de l’épidémie d’Ebola qui a longtemps secoué la région. Interrogé lors d’un live Space animé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, le ministre n’a pu que répondre par un « oui » laconique à la question qui fâche : non, les animateurs historiques ne seront pas là.

Vingt et un jours fatidiques : le compte à rebours impossible

Le problème n’est pas (seulement) celui des visas américains, trop souvent refusés aux supporters congolais ces dernières semaines. C’est une question de temps. Les autorités sanitaires des États-Unis imposent un délai de vingt et un jours avant tout voyage aux personnes provenant de zones à risque Ebola.

Or, comme l’a expliqué Didier Budimbu, « les vingt et un jours, ils vont les atteindre jeudi ou vendredi prochain ». Trop tard pour le premier match. Les animateurs, coincés dans une course contre la montre perdue d’avance, regarderont donc à distance, depuis Kinshasa ou Bruxelles, l’entrée en scène historique de leur équipe.

Bulle à Bruxelles, plan B à Dallas : la mobilisation générale

Pour autant, tout n’est pas perdu. Loin de là. Le gouvernement a activé un plan de secours digne d’une opération militaire : six chefs d’animation – dont Lumumba, Ndundu, Evoloko, Thomas et Yolela – ont été placés en « bulle » à Bruxelles. Objectif : attendre patiemment que le délai des vingt et un jours expire, puis décrocher leurs visas américains et rejoindre la compétition.

« Pour le deuxième match, à Guadalajara au Mexique, ils seront là. Ça, c’est sûr », a martelé le ministre, offrant une bouffée d’oxygène aux supporters.

En attendant, une équipe d’animateurs locaux basés aux États-Unis est en cours de constitution pour assurer l’ambiance lors du choc inaugural. Une solution de repli imparfaite, mais qui montre l’engagement du pays à ne rien laisser au hasard.

Privés de leur douzième homme historique, les Léopards devront puiser dans leur seule énergie pour défier le Portugal. Mais à Guadalajara, la fièvre congolaise pourrait bien rattraper son retard. En attendant, les tambours de Bruxelles résonnent déjà. Ils annoncent des jours plus chauds, plus bruyants, plus congolais.

Coupe du monde 2026 : Félix Tshisekedi aux côtés des Léopards pour le choc historique face au Portugal

L’heure approche. Dans quelques jours, la République démocratique du Congo s’apprêtera à vivre l’un des moments les plus marquants de son histoire sportive. Pour leur première apparition à une Coupe du monde depuis 1974, les Léopards pourront compter sur un supporter de prestige : le président de la République, Félix Tshisekedi.

Le chef de l’État fera personnellement le déplacement à Houston, aux États-Unis, pour assister au match inaugural de la RDC face au Portugal. Une présence symbolique forte qui traduit l’importance de cet événement pour tout un pays, impatient de voir ses ambassadeurs défier les plus grandes nations du football mondial.

Un soutien présidentiel pour un rendez-vous historique

L’annonce a été faite par le ministre des Sports, Didier Budimbu, lors d’un Space organisé sur le réseau social X par le journaliste Stanis Bujakera.

Pour Kinshasa, cette participation à la Coupe du monde 2026 RDC dépasse largement le cadre du sport. Elle représente le retour d’une nation sur la plus prestigieuse scène footballistique de la planète, plus de cinquante ans après l’épopée du Zaïre en 1974.

La présence de Félix Tshisekedi dans les tribunes de Houston apparaît ainsi comme un message de confiance adressé aux joueurs, mais aussi comme un symbole d’unité nationale autour des Léopards.

Les supporters bloqués par la question des visas

Si l’enthousiasme gagne tout le pays, de nombreux supporters congolais risquent néanmoins de suivre l’aventure depuis leur salon.

Didier Budimbu a révélé que les procédures d’obtention des visas américains et canadiens se heurtent à d’importantes difficultés. Selon lui, les conséquences de l’épidémie d’Ebola ont fortement compliqué les démarches administratives.

Aucun visa n’aurait encore été accordé aux groupes de supporters ni aux principaux animateurs chargés de porter l’ambiance autour de l’équipe nationale.

Malgré cette situation, le gouvernement continue ses démarches afin de permettre à certains représentants des supporters de rejoindre la compétition. Une lueur d’espoir subsiste notamment pour six animateurs emblématiques qui pourraient obtenir les autorisations nécessaires pour assister à certaines rencontres du tournoi.

« Nous allons surprendre le monde »

Au-delà des questions logistiques, le ministre des Sports affiche une confiance inébranlable dans le potentiel des Léopards.

Convaincu que la sélection congolaise possède les armes pour rivaliser avec les meilleures équipes de la planète, Didier Budimbu n’a pas hésité à afficher des ambitions élevées.

Pour lui, la RDC ne se rend pas à la Coupe du monde 2026 RDC en simple participante. L’objectif est clair : créer la surprise et marquer durablement les esprits.

Après plus d’un demi-siècle d’absence, les Léopards s’apprêtent à écrire une nouvelle page de leur légende. Face au Portugal, le monde découvrira une équipe portée par les rêves de tout un peuple, le soutien de ses autorités et l’espoir de réaliser l’un des plus grands exploits de l’histoire du football congolais.

 La RDC s’apprête à entrer dans une nouvelle ère. Reste à savoir si les Léopards sauront transformer cette ferveur en légende.

Coupe du Monde 2026 : L’Afrique du Sud, premier pays africain en lice, battue 2-0 par le Mexique

L’Afrique du Sud a lancé la campagne africaine à la Coupe du Monde 2026. Premier pays du continent à entrer en lice, les Bafana Bafana affrontaient le Mexique, pays hôte, au stade Azteca devant plus 80 000 spectateurs. Le verdict est tombé : défaite 2-0. La rencontre a été marquée par trois expulsions, dont deux pour les sud-africains. Une entrée difficile pour l’un des ambassadeurs de l’Afrique qui termine le match à 9 contre 10.

Un match plié dès la 9e minute

Dès la 9e minute, Julian Quinones a profité d’une erreur défensive pour donner l’avantage au Mexique. Menés d’entrée, les Bafana Bafana ont vu leur situation se compliquer à la 50e avec l’expulsion de Sphephelo Sithole. Réduits à 10, les Sud-Africains ont encaissé un second but à la 67e par Raul Jimenez. Themba Zwane a ensuite écopé d’un second carton rouge à la 84e, laissant l’Afrique du Sud à 9 joueurs. La suspension de C. Montes pour le Mexique est intervenue à la 90e+2.

Le poids du symbole continental et l’avantage de l’Azteca

Être le premier pays africain à jouer à cette Coupe du Monde 2026 place l’Afrique du Sud sous les projecteurs du continent. La défaite 2-0 face au Mexique à l’Azteca intervient dans un contexte marqué par les expulsions. Jouer le pays hôte dans son stade mythique représente l’un des défis les plus relevés du premier tour. L’Afrique du Sud a dû composer avec l’infériorité numérique pendant plus de 40 minutes.

Avec cette défaite 2-0, l’Afrique du Sud démarre la compétition avec zéro point et un goal-average de -2. Le Mexique prend la tête du Groupe A avec 3 points. Les cartons rouges privent les Bafana Bafana de deux joueurs cadres pour les prochaines rencontres. Les deux matchs restants deviennent décisifs, alors que la sélection devra composer avec des effectifs réduits pour espérer une qualification.

Le Maroc, le Sénégal, la RDC et les autres nations du continent joueront dans les prochains jours. Le tournoi est encore long et les prochains matchs permettront au continent de montrer sa valeur sur la scène mondiale.

52 ans d’attente, trois monstres à défier, une nation à soulever : le calendrier choc des Léopards au Mondial 2026

Le jour tant attendu est enfin arrivé. Ce jeudi 11 juin 2026, la Coupe du monde de la FIFA s’ouvre officiellement en Amérique du Nord. Pendant plus d’un mois, les regards de la planète football seront tournés vers les États-Unis, le Canada et le Mexique. Mais pour les Congolais, cette édition a une saveur toute particulière.

Après plus d’un demi-siècle d’absence, la République démocratique du Congo retrouve enfin la plus prestigieuse compétition du football mondial. Cinquante-deux ans après l’épopée du Zaïre en 1974, les Léopards sont de retour parmi l’élite. Une qualification historique qui fait renaître les rêves de tout un peuple.

À l’occasion du coup d’envoi du Mondial 2026, la rédaction de JDK vous propose de découvrir les dates clés et les rendez-vous qui attendent les hommes de Sébastien Desabre lors de cette aventure que les supporters congolais espèrent mémorable.

Le grand retour des Léopards face à des géants du football mondial

Le tirage au sort n’a pas réservé un chemin facile à la RDC. Placés dans le groupe K, les Léopards devront se mesurer à trois adversaires aux profils très différents.

Le premier défi s’annonce colossal. Le mercredi 17 juin, les Congolais défieront le Portugal, l’une des grandes puissances du football européen. Une entrée en matière qui permettra immédiatement de mesurer les ambitions réelles de cette sélection congolaise.

Quelques jours plus tard, la RDC croisera la route de la Colombie. Les Sud-Américains figurent parmi les équipes les plus redoutées du tournoi et cette rencontre pourrait déjà peser lourd dans la course à la qualification.

Enfin, les Léopards termineront leur phase de groupes face à l’Ouzbékistan, novice à ce niveau de compétition mais animé par l’ambition de créer la surprise pour sa première participation à une Coupe du monde.

Le calendrier complet de la RDC

Journal de Kinshasa
© Journal de Kinshasa
Mercredi 17 juin 2026
Portugal – RD Congo
Stade de Houston
18h00, heure de Kinshasa

Mercredi 24 juin 2026
Colombie – RD Congo
Stade de Guadalajara
03h00, heure de Kinshasa

Dimanche 28 juin 2026
RD Congo – Ouzbékistan
Stade d’Atlanta
00h30, heure de Kinshasa

Une génération prête à écrire l’histoire

Si la RDC revient aujourd’hui sur la scène mondiale, ce n’est pas le fruit du hasard. Depuis son arrivée à la tête de la sélection en 2022, Sébastien Desabre a profondément transformé l’équipe nationale.

Le technicien français a bâti un groupe discipliné, solidaire et capable de rivaliser avec les meilleures nations. Autour des cadres Chancel Mbemba, Arthur Masuaku, Yoane Wissa, Simon Banza et Cédric Bakambu, une nouvelle génération ambitieuse a progressivement pris confiance.

Parmi les joueurs les plus attendus figure justement Cédric Bakambu. À 35 ans, l’attaquant disputera la première Coupe du monde de sa carrière. Leader du vestiaire et référence offensive des Léopards depuis plus d’une décennie, il symbolise parfaitement la résilience de cette sélection qui n’a jamais cessé de croire à son retour au sommet.

Dans les cages, Lionel Mpasi représente également une valeur sûre. Le héros de la CAN 2023 sera l’un des piliers d’une défense qui s’est montrée particulièrement solide durant les qualifications.

Plus qu’un tournoi, l’espoir de tout un peuple

La dernière participation congolaise à une Coupe du monde remonte à 1974, lorsque le pays évoluait encore sous le nom de Zaïre. Depuis, plusieurs générations de supporters ont attendu ce moment.

Aujourd’hui, les Léopards débarquent en Amérique du Nord avec une mission simple : tourner une page de l’histoire et écrire un nouveau chapitre.

L’objectif minimum sera de décrocher la première victoire congolaise dans un Mondial. Mais dans un format élargi à 48 équipes, les rêves sont plus grands. Une qualification pour les seizièmes de finale apparaît désormais à portée de main.

Au-delà du football, cette Coupe du monde représente aussi un puissant symbole d’unité pour des millions de Congolais à travers le pays et la diaspora. Pendant quelques semaines, les difficultés du quotidien laisseront place à une même passion, un même maillot et un même espoir.

Cinquante-deux ans après leur unique apparition sur la scène mondiale, les Léopards ont rendez-vous avec leur histoire. Et tout un peuple espère les voir rugir à nouveau parmi les plus grandes nations du football.

Trois pays, trois shows, une nuit de folie : le Mondial 2026 n’aura jamais commencé aussi fort

Ce jeudi 11 juin, à 19h30, l’histoire du football bascule. Pour la première fois, la Coupe du monde ne s’ouvre pas sur un, mais sur trois lever de rideau. Un défi logistique et symbolique à la hauteur d’une édition hors normes, organisée à travers toute l’Amérique du Nord.

Vous pensiez vivre une soirée tranquille devant votre écran ? Détrompez-vous. Voici le guide minute par minute pour ne rien rater de cette trilogie inaugurale.

 Acte 1 – Mexico : quand la légende Azteca vibre sous les étoiles

“Le véritable coup d’envoi du mondial”

C’est là que tout commence. Dans l’antre mythique du stade Azteca, ce temple du football mexicain qui a vu Pelé et Maradona régner. Ce soir, à 19h30 (heure française), la pelouse s’illumine pour une cérémonie qui sent la poudre et le folklore.

Au programme : Shakira, J Balvin, Tyla, Danny Ocean, Alejandro Fernández et le groupe Maná. Une affiche de superstars latines pour enflammer les 80 000 spectateurs présents, avant le coup d’envoi du match Mexique – Afrique du Sud.

📺 Où regarder ? Sur M6 et beIN SPORTS, dès 19h30.

 Acte 2 – Toronto : la surprise française venue du froid

“Vegedream, Alanis Morissette, Michael Bublé… le melting-pot canadien”

Vendredi 12 juin, même heure, même frénésie. Mais le décor change : cap sur le BMO Field de Toronto. Ici, le Canada reçoit la Bosnie-Herzégovine. Et la cérémonie promet son lot de frissons.

Sur scène : Alanis Morissette, Michael Bublé, Alessia Cara… mais aussi Vegedream ! Oui, le rappeur français du tube “Ramenez la Coupe à la maison” (2018) sera là. Une claque nostalgique pour les Bleus.

 Où regarder ? Encore une fois, M6 et beIN SPORTS, à 19h30. Vous pouvez enchaîner sans changer de fauteuil.

 Acte 3 – Los Angeles : la fièvre californienne au cœur de la nuit

“Katy Perry, Future, Lisa (Blackpink)… et vous, réveillé à 2h du matin”

Dernière étape de ce voyage express : le SoFi Stadium d’Inglewood, près de Los Angeles. Mais attention, horaire casse-patte. La cérémonie commence dans la nuit du 12 au 13 juin, vers 2h du matin (heure française).

Pourquoi se lever (ou ne pas se coucher) ? Parce que Katy Perry est tête d’affiche. À ses côtés : Future, Lisa (Blackpink), Anitta, Rema… Un plateau XXL pour un choc États-Unis – Paraguay.

 Où regarder ? Uniquement sur beIN SPORTS. Préparez le café.

Le récap’ horaire pour ne rien manquer

Événement Date (heure française) Chaînes
Mexique (Mexico) Jeudi 11 juin, 19h30 M6 / beIN SPORTS
Canada (Toronto) Vendredi 12 juin, 19h30 M6 / beIN SPORTS
États-Unis (Los Angeles) Nuit du 12 au 13 juin, 2h00 beIN SPORTS uniquement

 Pourquoi cette formule inédite change la donne

La FIFA ne voulait pas choisir entre ses trois hôtes. Alors elle a tout offert. Trois cérémonies, trois ambiances, trois façons d’entrer dans la légende. C’est risqué, c’est démesuré, mais c’est magnifique.

Alors, prêt à vivre trois soirées pour le prix d’une seule compétition ? Installez-vous, réglez vos alarmes… et laissez-vous emporter par le plus grand show du monde.

Refusé par les USA, l’arbitre Omar Abdulkadir accueilli en roi en Somalie à un jour du Mondial 2026

L’arbitre international somalien Omar Abdulkadir a reçu un accueil triomphal à son retour à Mogadiscio. Refusé d’entrée aux États-Unis alors qu’il détenait un visa valide pour officier à la Coupe du Monde 2026, il a été renvoyé vers la Turquie avant de rentrer au pays. Les autorités et la population l’ont accueilli comme un héros national. Un message fort à un jour du coup d’envoi du Mondial co-organisé par USA-Mexique-Canada.

Le rêve brisé d’un Mondial

Omar Abdulkadir faisait partie de la liste des arbitres africains retenus par la Confédération Africaine de Football (CAF) pour le Mondial 2026. En 2025, il a été élu meilleur arbitre masculin africain par l’instance faîtière du football du continent. Il était sur le point de devenir le premier somalien de l’histoire à arbitrer en phase finale de la Coupe du Monde. L’immigration américaine a bloqué son entrée malgré son accréditation FIFA. Il a été embarqué sur un vol retour.

Interrogée sur le cas, la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) a rappelé qu’elle ne s’immisce pas dans les politiques migratoires des pays hôtes. L’instance assure cependant accompagner les arbitres concernés via la CAF.

Omar Abdulkadir a lui-même réagi avec dignité : « je ne suis qu’un simple arbitre qui essaie de réaliser son rêve ». Il a remercié la FIFA et la CAF pour leur soutien, tout en reconnaissant que son rêve de Mondial s’éloigne.

Indignation des amoureux du football

La décision a déclenché une vague d’indignation chez les amoureux du ballon rond, surtout en Afrique. Sur les réseaux sociaux, dirigeants et supporters dénoncent une incohérence à un jour du plus grand tournoi planétaire.

La présente Coupe du Monde est censée rassembler 48 nations. Or le cas d’Omar Abdulkadir renvoie l’image d’un pays hôte qui ferme ses portes à l’un de ses officiels.

Le refus intervient dans un contexte de durcissement des règles d’entrée aux États-Unis. Depuis janvier 2025, plusieurs pays africains figurent sur les listes de restrictions migratoires mises à jour par Washington. Pour les observateurs, ce dossier dépasse le sport. Il devient un test politique pour le Mondial 2026. Comment garantir la mobilité de plus d’un million de visiteurs si un arbitre accrédité FIFA est refoulé ?

Face au camouflet américain, la Somalie a choisi la dignité. L’accueil réservé à Omar Abdulkadir à Mogadiscio envoie un signal clair : l’Afrique reste fière de ses dignes fils. Drapeaux, chants et autorités au premier rang. Le message est simple. Si les USA ferment une porte, le continent ouvre ses bras. Le Mondial 2026 prend une tournure politique que peu anticipaient.

Mondial 2026 : Desabre prend-il un risque en maintenant Lionel Mpasi titulaire ?

À une semaine de l’entrée des Léopards à la Coupe du monde 2026, une question agite les supporters congolais : qui doit garder les cages de la RDC face au Portugal ?

La défaite concédée contre le Chili (2-1) lors du dernier match de préparation n’a pas seulement révélé certaines fragilités collectives. Elle a surtout relancé un débat brûlant autour du poste de gardien de but. Entre l’expérience de Lionel Mpasi, la montée en puissance de Matthieu Epolo et la régularité de Timothy Fayulu, le sélectionneur Sébastien Desabre se retrouve face à un choix qui pourrait peser lourd dans le parcours mondialiste des Léopards.

Lionel Mpasi, une prestation qui relance les interrogations

Face au Chili, plusieurs regards se sont tournés vers Lionel Mpasi. Déjà critiqué pour son manque de temps de jeu en club, le portier congolais s’est retrouvé au centre des discussions après le deuxième but chilien inscrit sur coup franc.

Sur cette action, de nombreux observateurs ont pointé du doigt son placement, estimant qu’il aurait pu mieux anticiper la trajectoire du ballon. Une erreur qui a immédiatement enflammé les réseaux sociaux et ravivé les interrogations sur son état de forme à quelques jours du Mondial.

Pour ses détracteurs, le problème dépasse cette seule action. Avec un temps de jeu limité cette saison, Mpasi manquerait de rythme et de repères pour affronter des adversaires du calibre du Portugal, de la Colombie ou encore de l’Ouzbékistan.

Dans une compétition aussi exigeante qu’une Coupe du monde, chaque détail compte. Et au plus haut niveau, une hésitation peut coûter un match.

Matthieu Epolo, la carte de la fraîcheur et de la confiance

Pendant que les critiques s’accumulent autour de Mpasi, un autre nom revient avec insistance : celui de Matthieu Epolo.

Auteur d’une saison convaincante avec le Standard de Liège, le jeune gardien s’est imposé comme l’un des portiers les plus prometteurs de sa génération. Ses nombreuses prestations solides et ses clean sheets ont renforcé la conviction de nombreux supporters qu’il mérite davantage qu’un simple rôle de doublure.

Contre le Chili, Epolo a effectué une brève apparition en fin de rencontre, disputant ainsi son deuxième match sous les couleurs des Léopards après ses premières minutes face à la Zambie en décembre dernier.

Si son expérience internationale reste limitée, son temps de jeu régulier en club constitue aujourd’hui l’un de ses principaux arguments.

Fayulu, l’autre option qui bouscule la hiérarchie

Au milieu de ce duel entre Mpasi et Epolo, Timothy Fayulu apparaît également comme une alternative crédible.

Le gardien congolais bénéficie lui aussi d’une continuité en club et possède des arguments susceptibles de séduire le staff technique. Son nom revient régulièrement dans les débats des supporters qui réclament davantage de méritocratie dans les choix de la sélection.

Mais au-delà des préférences individuelles, la véritable question est celle de la hiérarchie sportive.

Faut-il privilégier l’expérience acquise par Mpasi lors des précédentes campagnes internationales ? Ou miser sur un gardien en pleine confiance qui joue chaque semaine en championnat ?

Le choix de Desabre avant le grand rendez-vous

Le sélectionneur Sébastien Desabre dispose encore de quelques jours pour trancher. Le 17 juin à Houston, face au Portugal, chaque décision sera scrutée à la loupe.

Après 52 ans d’absence sur la scène mondiale, les Congolais rêvent d’une équipe capable non seulement de participer, mais aussi de rivaliser avec les meilleures nations de la planète.

Le débat autour du gardien symbolise finalement les ambitions de tout un peuple : privilégier le mérite, la forme du moment et l’efficacité afin de donner aux Léopards toutes les chances de réussir leur retour à la Coupe du monde.

Une chose est certaine : dans les prochains jours, le choix du numéro un congolais sera l’un des dossiers les plus sensibles du staff technique. Et il pourrait bien influencer le destin des Léopards au Mondial 2026.