Portugal–RD Congo : l’ambassadeur portugais annonce un duel explosif et célèbre 500 ans d’amitié

L’heure approche pour les Léopards de la RDC. Ce mercredi, la République démocratique du Congo défie le Portugal pour son entrée en scène à la Coupe du monde 2026, dans une rencontre qui suscite déjà une forte attente des deux côtés.

Invité de Radio Okapi quelques heures avant le coup d’envoi, l’ambassadeur du Portugal en RDC, Mario Gomes, n’a pas caché son enthousiasme. Pour le diplomate, cette affiche a tout d’un grand rendez-vous mondial.

« Ce sera un grand match : d’un côté, l’expérience de Cristiano Ronaldo, de l’autre, la jeunesse et l’irrévérence de l’équipe congolaise », a-t-il déclaré.

Selon lui, la rencontre promet d’être particulièrement disputée, tant les deux sélections disposent d’arguments capables de faire basculer le résultat.

Des Léopards qui connaissent bien le football portugais

Si le Portugal part avec le statut de favori, Mario Gomes estime que les Léopards possèdent des atouts non négligeables. Plusieurs internationaux congolais ont en effet évolué dans le championnat portugais ou y ont été formés.

Le diplomate cite notamment des clubs prestigieux comme le FC Porto, le SC Braga ou encore le FC Famalicão.

Cette proximité avec le football lusitanien pourrait, selon lui, rendre la tâche plus compliquée aux coéquipiers de Cristiano Ronaldo, les Congolais connaissant déjà certains mécanismes tactiques portugais.

Au-delà du football, un match chargé d’histoire

Mais pour l’ambassadeur, cette rencontre dépasse largement le cadre sportif. Il y voit une occasion unique de célébrer les relations historiques qui unissent le Portugal et la RDC depuis plusieurs siècles.

« Plus important que le résultat, ce sera une opportunité de célébrer l’amitié entre le Portugal et le Congo », a-t-il affirmé.

Évoquant plus de 500 ans de liens entre les deux nations, Mario Gomes a adressé un message de respect et d’amitié au peuple congolais, tout en assumant son soutien à son pays.

« Aux Congolais, je voudrais transmettre toute notre amitié. Mais ce soir, mes racines sont portugaises. J’espère un bon match et que le meilleur gagne », a-t-il conclu.

À quelques heures du coup d’envoi, une chose est certaine : au-delà de l’enjeu sportif, ce Portugal RD Congo s’annonce comme un rendez-vous chargé d’émotion, d’histoire et de passion.

Coupe du Monde 2026 : Kinshasa dans la fièvre ambiante avant le match RDC-Portugal

La République démocratique du Congo retrouve la Coupe du Monde après 52 ans d’absence. À Kinshasa, la capitale vibre déjà au rythme des Léopards. Dès l’aube, les marchés, les arrêts de bus et les carrefours se parent de bleu, jaune et rouge. Vendeurs ambulants, chauffeurs, écoliers et fonctionnaires, toute la ville arbore les insignes du drapeau national. Les taxis-bus et véhicules privés suivent la tendance, métamorphosés en carrosses patriotiques. La ville entière s’est faite stade, en prélude au coup d’envoi contre le Portugal.

Ce premier match face au Portugal n’est pas une rencontre ordinaire. Il scelle le retour de la RDC sur la plus grande scène du football mondial, plus d’un demi-siècle après sa dernière participation.

Houston accueillera les Fauves Congolais face à une sélection portugaise réputée pour sa maîtrise technique et son palmarès européen. Mais à Kinshasa, le gigantisme de l’adversaire n’entame en rien l’ardeur populaire. Dans les rues de Gombe, de Ngaliema ou de Bandalungwa, l’espoir l’emporte sur la raison statistique. La fierté nationale transcende l’écart de réputation entre les deux sélections.

Confiance populaire : « Nous sommes confiants »

Interrogés dans la fièvre ambiante, les Kinois affichent une foi inébranlable. « Nous sommes confiants. À défaut de gagner ce match nous allons faire un match nul », lance un chauffeur décorant son bus aux couleurs nationales.

Un vendeur ambulant, drapeau noué au cou, martèle : « La victoire sera congolaise ce soir. Nos joueurs n’ont rien à envier. Ils évoluent dans les mêmes championnats européens ».

Un passager, foulard tricolore au vent, place sa confiance en Cédric Bakambu : « Il doit ouvrir le score pour nous ». Entre prudence et audace, le peuple congolais rêve sans complexe face à la Seleçao.

Sur les murs de Kinshasa, les portraits des Léopards rivalisent avec les couleurs du drapeau. La nation entière s’est érigée en 12e homme, déterminée à pousser ses ambassadeurs vers l’exploit, malgré le statut de favori accordé au Portugal sur papier.

Ambiance Kinoise : un peuple mobilisé pour l’histoire

À quelques heures du coup d’envoi, Kinshasa retient son souffle. Chaque congolais soutient les Léopards à sa manière, dans une ferveur collective rare.

La capitale, réputée pour sa passion viscérale du football, promet une ambiance vibrante dès le coup de sifflet. Le football, parfois, réserve des surprises cruelles aux grandes nations. Le Cap-Vert l’a prouvé en tenant l’Espagne en échec.

Les Léopards entendent écrire leur propre page d’histoire ce 17 juin 2026 à Houston. Le décor est planté, la nation est debout, le rêve est permis.

« Nous voulons les 16es de finale » : Desabre lance le rêve congolais avant le choc historique face au Portugal

Pendant 52 ans, tout un peuple a attendu ce moment. Ce mercredi 17 juin 2026, la République démocratique du Congo retrouve enfin la Coupe du monde et s’apprête à défier l’une des plus grandes nations du football mondial : le Portugal.

Au NRG Stadium de Houston, les Léopards vont disputer leur premier match du groupe K face à la Seleção de Cristiano Ronaldo. Un rendez-vous historique qui marque le retour de la RDC sur la scène mondiale, plus d’un demi-siècle après sa seule participation au Mondial sous les couleurs du Zaïre en 1974.

À la veille de cette rencontre, Sébastien Desabre a envoyé un message clair : ses joueurs ne sont pas venus aux États-Unis pour admirer leurs adversaires.

Desabre : « Nous sommes challengers, et cela nous convient »

En conférence de presse, le sélectionneur français a reconnu la supériorité théorique du Portugal, considéré comme l’un des favoris de la compétition. Mais il refuse de voir son équipe arriver en victime.

Pour lui, la RDC possède des qualités capables de lui permettre de rivaliser avec les Portugais.

« Nous avons beaucoup de respect pour le Portugal, mais nous sommes très forts et nous imposerons notre style de jeu. C’est un travail d’équipe, il ne s’agit pas seulement de Cristiano Ronaldo. »

Desabre estime même que le statut d’outsider constitue un avantage pour son groupe.

« Dans le football, rien n’est jamais joué d’avance. Il y a un favori et un challenger. Nous serons les challengers et cette position nous convient parfaitement. »

Le technicien français rappelle surtout que la compétition ne se résume pas à ce seul rendez-vous face au Portugal. Derrière cette affiche, la RDC devra également affronter la Colombie et l’Ouzbékistan dans un groupe particulièrement relevé.

« Notre objectif est d’obtenir trois ou quatre points afin d’accéder au tour suivant. Nous avons construit notre stratégie sur l’ensemble des trois matchs de groupe. »

Une équipe portée par 120 millions de Congolais

Si les Léopards abordent cette Coupe du monde avec sérénité, ils savent aussi qu’ils porteront les espoirs de toute une nation.

Le sélectionneur assure que ses joueurs mesurent parfaitement l’importance de l’événement.

« Les joueurs sont très motivés. Ils savent qu’ils seront suivis par plus de 120 millions de Congolais. »

Après quatre années de travail avec le même staff et une génération qui a grandi ensemble, Desabre considère déjà cette qualification comme une récompense.

« Si nous sommes ici aujourd’hui, c’est le fruit de quatre années de travail. Notre première victoire, c’est d’être présents. Mais maintenant, nous voulons aller plus loin. »

L’objectif est assumé : franchir pour la première fois le premier tour d’une Coupe du monde.

« Nous voulons voir les seizièmes de finale. »

Ronaldo respecté, mais pas craint

Face à la RDC se dressera l’une des plus grandes légendes du football mondial : Cristiano Ronaldo.

À 41 ans, le capitaine portugais continue d’incarner le principal danger offensif de la Seleção. Mais pour Desabre, il serait dangereux de réduire le Portugal à son seul numéro 7.

« Un seul individu ne peut pas arrêter Ronaldo. C’est collectivement qu’il faut l’arrêter. »

Le sélectionneur congolais s’est même montré admiratif envers celui qu’il considère comme l’un des plus grands joueurs de l’histoire.

« C’est sans doute l’un des meilleurs joueurs de tous les temps. Mais le Portugal possède énormément d’autres qualités. »

Avec Bruno Fernandes, Bernardo Silva, Vitinha, Rafael Leão ou encore João Neves, les Portugais disposent d’un effectif capable d’aller très loin dans la compétition.

« Pour moi, le Portugal a les qualités pour atteindre au minimum le dernier carré de cette Coupe du monde. »

Malgré Ebola et l’absence des supporters, les Léopards restent concentrés

La préparation de la RDC n’a pourtant pas été de tout repos.

L’épidémie d’Ebola qui touche certaines régions du pays a entraîné plusieurs modifications dans le programme de préparation des Léopards. Le stage initialement prévu à Kinshasa a dû être annulé et de nombreux supporters n’ont pas obtenu l’autorisation de voyager vers les États-Unis.

Une situation qui a particulièrement touché le groupe.

« Nous sommes très tristes que beaucoup de nos supporters n’aient pas pu faire le déplacement. Ils nous ont accompagnés partout pendant les qualifications. »

Malgré ces difficultés, Desabre assure que son équipe est restée concentrée sur son objectif.

« Nous avons dû nous adapter plusieurs fois, changer nos plans, mais mentalement cela ne nous a posé aucun problème. »

Ce mercredi soir à Houston, les Léopards ne joueront donc pas seulement un match de football. Ils porteront avec eux les rêves de millions de Congolais qui attendent ce retour depuis plus de cinq décennies.

Et dans le camp congolais, une conviction domine avant le coup d’envoi : la RDC n’est pas venue à la Coupe du monde pour faire de la figuration.

52 ans plus tard, les Léopards ont rendez-vous avec l’histoire face au Portugal

Ce n’est pas un match. C’est un retour. Après un demi-siècle d’absence, la RDC plonge dans l’arène mondiale avec un seul objectif : ne pas être la victime expiatoire de Cristiano Ronaldo. Le Portugal, lui, joue son éternel tête-à-tête avec l’Afrique. Mais cette fois, les Léopards ont des crocs.

Ronaldo et la malédiction africaine : pourquoi le Portugal tremble toujours face au continent

Il y a un mystère portugais en Coupe du monde. Depuis 2006, la Seleção tombe systématiquement sur une nation africaine. Et à chaque fois, le match est un combat. Le Maroc, l’Angola, la Côte d’Ivoire, le Ghana… aucun n’a été balayé. Certains ont même fait tomber le géant européen.

En 2022, Cristiano Ronaldo a vécu l’un des pires cauchemars de sa carrière : assis sur le banc, impuissant, il regarde le Maroc l’éliminer en quarts de finale. Ce soir, à Houston, les Léopards veulent être le prochain cauchemar du numéro 7. Mais pour cela, ils devront écrire une page que personne n’attend.

La génération de l’audace : ces joueurs qui ont déjà vaincu l’impossible

Pour comprendre la force de cette équipe congolaise, il faut regarder derrière elle. Pour décrocher son billet pour les États-Unis, la RDC a éliminé le Cameroun, le Nigeria, puis la Jamaïque en barrage intercontinental. Un chemin de croix. Une équipe de guerriers.

« L’audace et la joie arrivent », a lancé Brian Cipenga.

Cédric Bakambu, lui, parle de « sacrifices et de volonté de progresser ».

Derrière les mots, il y a une certitude : cette équipe ne vient pas pour faire de la figuration. Avec un bloc défensif solide (Mbemba, Wan-Bissaka, Tuanzebe) et une attaque de fusée (Wissa, Bakambu, Elia), les Léopards ont les armes pour punir la principale faiblesse du Portugal : sa défense poreuse.

Privés de public, pas de ferveur : quand un peuple vibre à 10 000 kilomètres

À Kinshasa, il sera 18 heures. Les rues seront désertes. Les bars, pleins à craquer. Mais dans les tribunes de Houston, les supporters congolais seront rares. Les visas, les billets d’avion, les coûts : le rêve américain s’est arrêté au guichet. Un crève-cœur.

Mais la RDC, c’est 100 millions d’âmes. Et ce soir, toutes vibreront en synchro. Loin, très loin, mais avec la même intensité. Les Léopards le savent : ils jouent pour eux, mais aussi pour tous ceux qui n’ont pas pu faire le voyage. Un peuple entier, suspendu à un ballon.

Mondial 2026 : la Tunisie limoge Sabri Lamouchi après la raclée suédoise et parachute Hervé Renard pour sauver les Aigles

Moins de 48 heures après l’humiliation subie face à la Suède (5-1), la Fédération tunisienne a tranché : Sabri Lamouchi débarque, Hervé Renard débarque au Mexique. Le technicien français, icône du football africain, a 72 heures pour ressusciter des Aigles de Carthage en plein naufrage. Mission quasi impossible ?

Le couperet tombe : une déroute qui tue un mandat de cinq mois

C’est ce qu’on appelle une exécution sommaire. À peine le temps de digérer la débâcle – cinq buts encaissés en première période face à la Suède, une défense aux abonnés absents, un collectif en miettes – que la Fédération tunisienne de football a actionné la guillotine. Sabri Lamouchi, en poste depuis le 20 janvier dernier, n’aura tenu que cinq mois. Cinq mois pour une seule victoire en amical (face à Haïti), trois défaites dont deux cinglantes (0-5 contre la Belgique, 1-5 contre la Suède) et un match nul. Un bilan indigent.

Moez Mestiri, le porte-parole de la FTF, a officialisé la nouvelle ce mardi : rupture « à l’amiable » avec Lamouchi et son staff technique au complet – adjoints, préparateur physique, analyste vidéo. Seul Wahbi Khazri est maintenu au sein de l’encadrement, signe que certains repères subsistent. Mais la purge est totale.

Dans la foulée, un nom surgit. Un nom qui fait trembler les bancs de touche sur tout le continent : Hervé Renard. Le Français aux deux CAN (2012 avec la Zambie, 2015 avec la Côte d’Ivoire), l’homme qui a fait pleurer l’Argentine en 2022, débarque à Monterrey. Il arrive ce mardi, il dirige sa première séance dans la foulée. Dimanche, à 5h GMT, il sera face au Japon. Pas de rodage. Pas de période d’adaptation. Du feu immédiat.

Hervé Renard, le pompier de luxe face à l’urgence absolue

Pourquoi Renard ? La FTF ne cache pas son calcul. À 57 ans, le technicien français est une valeur sûre du football africain. Son palmarès parle pour lui : vainqueur de la CAN avec deux sélections différentes, expérience des Coupes du monde avec l’Arabie saoudite – et ce succès historique contre l’Argentine –, puis un passage à la tête de l’équipe de France féminine, qu’il a menée en finale de la Ligue des Nations. Bref, un serial winner.

Mais le défi tunisien est peut-être le plus périlleux de sa carrière. Le groupe F est un piège : après le Suède, le Japon attend les Aigles le 21 juin, puis les Pays-Bas pour clore la phase de poules. Un calendrier qui ressemble à un chemin de croix pour une équipe qui encaisse cinq buts en une mi-temps.

« Renard a été choisi pour son autorité et sa capacité à transfigurer des groupes en difficulté », explique un observateur du football tunisien. Le constat est lucide : il ne s’agit pas d’un simple intérim, mais d’une tentative de sauvetage. Le contrat court jusqu’à la fin du mondial, avec les mêmes conditions financières que Lamouchi. Mais si l’aventure s’arrête en phase de groupes, une discussion s’ouvrira sur un projet à long terme. Le message est clair : la FTF veut le convaincre de rester, quitte à faire du Mondial 2026 une simple étape.

Un dressing-room meurtri, un Japon en embuscade : le chrono est lancé

Ce que Renard va trouver à Monterrey, c’est une équipe en pleine tempête. La défaite contre la Suède n’a pas été une simple erreur de parcours : elle a révélé une défense fébrile, un milieu sans âme, des automatismes absents. Les joueurs, finalistes de la dernière CAN et demi-finalistes du Mondial 2022, n’ont pas reconnu leur propre tenue.

Le premier acte de Renard sera psychologique : restaurer la confiance. Puis tactique : trouver un système capable de résister au pressing nippon. Le timing est infernal : trois jours d’entraînement, un match qui sent déjà le soufre, et une pression médiatique qui frôle l’asphyxie.

Les supporters tunisiens, eux, ont déjà digéré l’humiliation ? Pas vraiment. Ils attendent un sursaut. Un signe. Hervé Renard, avec son charisme et sa rage de vaincre, est l’homme des coups de théâtre. Mais même lui sait que ce Mondial 2026 commence aujourd’hui par une mission quasi impossible. À moins que, comme par miracle, les Aigles retrouvent leurs ailes. Le coup d’envoi face au Japon, dimanche, dira si ce pari est celui de la raison ou de la folie douce.

Coupe du Monde 2026 : L’Égypte, fierté africaine, accroche la Belgique 1-1

Pour son entrée en lice, l’Égypte a tenu en échec la Belgique 1-1, lundi 15 juin 2026 au Stade de Seattle. Au-delà d’un point enregistré, les Pharaons ont porté haut les couleurs du continent. Face à une nation européenne majeure, l’Égypte a montré que le football africain avait grandi. Elle n’est pas venue subir, elle est venue plutôt rivaliser.

Dès la 20e minute, Emam Ashour a libéré tout un continent. Sur une action collective, il a trompé Courtois et donné l’avantage aux Pharaons. Pendant 45 minutes, l’Égypte a incarné la rigueur tactique et la fierté africaine. La Belgique, elle, a mesuré l’ampleur du défi.

Le tournant est cruel pour l’Égypte. À la 66e minute, Mohamed Hany a marqué contre son camp en tentant d’intercepter un centre. 1-1. Ce fait de jeu a stoppé la marche des Pharaons. L’Égypte a vu la victoire lui échapper sur un geste malheureux. Malgré ce coup dur, les hommes de Hossam Hassan n’ont pas cédé. Ils ont tenu, avec l’âme des équipes africaines qui ne lâchent rien.

Pour l’Afrique, ce point a une valeur symbolique forte. Après l’exploit du Cap Vert face à l’Espagne, l’Égypte confirme que le continent n’est plus en phase d’apprentissage. Les Pharaons montrent la voie : organisation, discipline et ambition. Le football africain gagne en respect et en crédibilité match après match.

Diables Rouges prévenus, Afrique respectée

La Belgique évite la défaite mais sort avertie. L’Égypte, de son côté, repart la tête haute. Elle a défendu les couleurs d’un continent entier avec courage et solidité.

Ce score nul à Seattle est plus qu’un résultat. C’est un message envoyé au monde. L’Afrique ne participe plus, elle compétitionne. Les Pharaons l’ont prouvé : le rêve mondial est aussi africain.

Coupe du monde 2026 :la RTNC ne diffusera que 44 matchs

À un an de l’un des plus grands rendez-vous sportifs de l’histoire du football congolais, une question préoccupe déjà de nombreux supporters : combien de matchs de la Coupe du monde 2026 seront diffusés en RDC ? La réponse est désormais connue.

La RTNC Coupe du monde 2026 retransmettra 44 rencontres sur les 104 prévues durant la compétition. Une décision qui suscite des interrogations mais qui s’explique avant tout par le coût particulièrement élevé des droits de diffusion.

Invité de Radio Okapi ce lundi 15 juin, le directeur général de la Radio-Télévision Nationale Congolaise, Didier M’Boy, a levé le voile sur les choix opérés par la chaîne publique pour permettre aux Congolais de suivre le Mondial.

Des droits de diffusion hors de prix

Pour diffuser la Coupe du monde 2026, la RTNC a dû négocier avec New World TV, détenteur exclusif des droits de retransmission de la compétition dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne francophone.

Face aux coûts jugés très élevés, la télévision nationale a opté pour un package limité à 44 rencontres.

Selon Didier M’Boy, ce choix n’est pas propre à la RDC. À travers le monde, de nombreux diffuseurs ont également été contraints de sélectionner une partie des matchs en raison des montants exigés pour obtenir les droits complets.

Plutôt que de miser sur la quantité, la RTNC a privilégié les rencontres les plus attendues du tournoi, notamment les grandes affiches et les matchs impliquant les sélections africaines.

Les Léopards seront suivis jusqu’au bout

S’il ne sera pas possible de voir l’ensemble des 104 matchs sur les antennes nationales, une certitude rassure les supporters congolais : aucun match des Léopards ne sera manqué.

Le directeur général de la RTNC a confirmé que toutes les rencontres de la République démocratique du Congo seront retransmises, depuis la phase de groupes jusqu’aux tours à élimination directe en cas de qualification.

Cette décision reflète l’engouement exceptionnel suscité par le retour historique de la RDC à la Coupe du monde, plus d’un demi-siècle après la participation du Zaïre en 1974.

Pour accompagner cet événement, la chaîne publique prévoit également une communication régulière afin d’informer les téléspectateurs du programme des rencontres retenues dans son offre.

La RTNC revendique l’exclusivité de diffusion en RDC

Au-delà de la programmation des matchs, la RTNC rappelle qu’elle dispose d’un droit exclusif de diffusion de la Coupe du monde 2026 sur le territoire congolais dans le cadre de son partenariat avec New World TV.

Cette exclusivité signifie que toute retransmission non autorisée des rencontres pourrait exposer les diffuseurs concernés à des sanctions conformément aux règles établies par les détenteurs des droits.

Pour les amoureux du ballon rond, l’essentiel est toutefois préservé : les matchs des Léopards, les plus belles affiches du tournoi et plusieurs confrontations des équipes africaines seront accessibles sur les écrans congolais.

À l’approche du Mondial, la RTNC entend ainsi jouer pleinement son rôle en permettant à des millions de Congolais de vivre l’aventure de leur sélection nationale, malgré les contraintes financières imposées par l’économie moderne du football mondial.

Coupe du monde 2026 : privés d’animateurs, les Léopards entreront en scène sans leur légendaire douzième homme

L’ambiance ne sera pas tout à fait celle dont rêvaient des millions de Congolais. Ce lundi 15 juin, le ministre des Sports, Didier Budimbu, a livré une nouvelle qui fait mal aux tympans autant qu’au cœur : Lumumba, Evoloko, Ndundu, Yolela et leurs compères, véritables piliers de l’animation des Léopards, ne fouleront pas les gradins de Houston pour le match d’ouverture de la Coupe du monde 2026 face au Portugal de Cristiano Ronaldo.

La raison ? Une succession d’obstacles administratifs et sanitaires, héritages directs de l’épidémie d’Ebola qui a longtemps secoué la région. Interrogé lors d’un live Space animé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, le ministre n’a pu que répondre par un « oui » laconique à la question qui fâche : non, les animateurs historiques ne seront pas là.

Vingt et un jours fatidiques : le compte à rebours impossible

Le problème n’est pas (seulement) celui des visas américains, trop souvent refusés aux supporters congolais ces dernières semaines. C’est une question de temps. Les autorités sanitaires des États-Unis imposent un délai de vingt et un jours avant tout voyage aux personnes provenant de zones à risque Ebola.

Or, comme l’a expliqué Didier Budimbu, « les vingt et un jours, ils vont les atteindre jeudi ou vendredi prochain ». Trop tard pour le premier match. Les animateurs, coincés dans une course contre la montre perdue d’avance, regarderont donc à distance, depuis Kinshasa ou Bruxelles, l’entrée en scène historique de leur équipe.

Bulle à Bruxelles, plan B à Dallas : la mobilisation générale

Pour autant, tout n’est pas perdu. Loin de là. Le gouvernement a activé un plan de secours digne d’une opération militaire : six chefs d’animation – dont Lumumba, Ndundu, Evoloko, Thomas et Yolela – ont été placés en « bulle » à Bruxelles. Objectif : attendre patiemment que le délai des vingt et un jours expire, puis décrocher leurs visas américains et rejoindre la compétition.

« Pour le deuxième match, à Guadalajara au Mexique, ils seront là. Ça, c’est sûr », a martelé le ministre, offrant une bouffée d’oxygène aux supporters.

En attendant, une équipe d’animateurs locaux basés aux États-Unis est en cours de constitution pour assurer l’ambiance lors du choc inaugural. Une solution de repli imparfaite, mais qui montre l’engagement du pays à ne rien laisser au hasard.

Privés de leur douzième homme historique, les Léopards devront puiser dans leur seule énergie pour défier le Portugal. Mais à Guadalajara, la fièvre congolaise pourrait bien rattraper son retard. En attendant, les tambours de Bruxelles résonnent déjà. Ils annoncent des jours plus chauds, plus bruyants, plus congolais.

Coupe du monde 2026 : Félix Tshisekedi aux côtés des Léopards pour le choc historique face au Portugal

L’heure approche. Dans quelques jours, la République démocratique du Congo s’apprêtera à vivre l’un des moments les plus marquants de son histoire sportive. Pour leur première apparition à une Coupe du monde depuis 1974, les Léopards pourront compter sur un supporter de prestige : le président de la République, Félix Tshisekedi.

Le chef de l’État fera personnellement le déplacement à Houston, aux États-Unis, pour assister au match inaugural de la RDC face au Portugal. Une présence symbolique forte qui traduit l’importance de cet événement pour tout un pays, impatient de voir ses ambassadeurs défier les plus grandes nations du football mondial.

Un soutien présidentiel pour un rendez-vous historique

L’annonce a été faite par le ministre des Sports, Didier Budimbu, lors d’un Space organisé sur le réseau social X par le journaliste Stanis Bujakera.

Pour Kinshasa, cette participation à la Coupe du monde 2026 RDC dépasse largement le cadre du sport. Elle représente le retour d’une nation sur la plus prestigieuse scène footballistique de la planète, plus de cinquante ans après l’épopée du Zaïre en 1974.

La présence de Félix Tshisekedi dans les tribunes de Houston apparaît ainsi comme un message de confiance adressé aux joueurs, mais aussi comme un symbole d’unité nationale autour des Léopards.

Les supporters bloqués par la question des visas

Si l’enthousiasme gagne tout le pays, de nombreux supporters congolais risquent néanmoins de suivre l’aventure depuis leur salon.

Didier Budimbu a révélé que les procédures d’obtention des visas américains et canadiens se heurtent à d’importantes difficultés. Selon lui, les conséquences de l’épidémie d’Ebola ont fortement compliqué les démarches administratives.

Aucun visa n’aurait encore été accordé aux groupes de supporters ni aux principaux animateurs chargés de porter l’ambiance autour de l’équipe nationale.

Malgré cette situation, le gouvernement continue ses démarches afin de permettre à certains représentants des supporters de rejoindre la compétition. Une lueur d’espoir subsiste notamment pour six animateurs emblématiques qui pourraient obtenir les autorisations nécessaires pour assister à certaines rencontres du tournoi.

« Nous allons surprendre le monde »

Au-delà des questions logistiques, le ministre des Sports affiche une confiance inébranlable dans le potentiel des Léopards.

Convaincu que la sélection congolaise possède les armes pour rivaliser avec les meilleures équipes de la planète, Didier Budimbu n’a pas hésité à afficher des ambitions élevées.

Pour lui, la RDC ne se rend pas à la Coupe du monde 2026 RDC en simple participante. L’objectif est clair : créer la surprise et marquer durablement les esprits.

Après plus d’un demi-siècle d’absence, les Léopards s’apprêtent à écrire une nouvelle page de leur légende. Face au Portugal, le monde découvrira une équipe portée par les rêves de tout un peuple, le soutien de ses autorités et l’espoir de réaliser l’un des plus grands exploits de l’histoire du football congolais.

 La RDC s’apprête à entrer dans une nouvelle ère. Reste à savoir si les Léopards sauront transformer cette ferveur en légende.

Coupe du Monde 2026 : L’Afrique du Sud, premier pays africain en lice, battue 2-0 par le Mexique

L’Afrique du Sud a lancé la campagne africaine à la Coupe du Monde 2026. Premier pays du continent à entrer en lice, les Bafana Bafana affrontaient le Mexique, pays hôte, au stade Azteca devant plus 80 000 spectateurs. Le verdict est tombé : défaite 2-0. La rencontre a été marquée par trois expulsions, dont deux pour les sud-africains. Une entrée difficile pour l’un des ambassadeurs de l’Afrique qui termine le match à 9 contre 10.

Un match plié dès la 9e minute

Dès la 9e minute, Julian Quinones a profité d’une erreur défensive pour donner l’avantage au Mexique. Menés d’entrée, les Bafana Bafana ont vu leur situation se compliquer à la 50e avec l’expulsion de Sphephelo Sithole. Réduits à 10, les Sud-Africains ont encaissé un second but à la 67e par Raul Jimenez. Themba Zwane a ensuite écopé d’un second carton rouge à la 84e, laissant l’Afrique du Sud à 9 joueurs. La suspension de C. Montes pour le Mexique est intervenue à la 90e+2.

Le poids du symbole continental et l’avantage de l’Azteca

Être le premier pays africain à jouer à cette Coupe du Monde 2026 place l’Afrique du Sud sous les projecteurs du continent. La défaite 2-0 face au Mexique à l’Azteca intervient dans un contexte marqué par les expulsions. Jouer le pays hôte dans son stade mythique représente l’un des défis les plus relevés du premier tour. L’Afrique du Sud a dû composer avec l’infériorité numérique pendant plus de 40 minutes.

Avec cette défaite 2-0, l’Afrique du Sud démarre la compétition avec zéro point et un goal-average de -2. Le Mexique prend la tête du Groupe A avec 3 points. Les cartons rouges privent les Bafana Bafana de deux joueurs cadres pour les prochaines rencontres. Les deux matchs restants deviennent décisifs, alors que la sélection devra composer avec des effectifs réduits pour espérer une qualification.

Le Maroc, le Sénégal, la RDC et les autres nations du continent joueront dans les prochains jours. Le tournoi est encore long et les prochains matchs permettront au continent de montrer sa valeur sur la scène mondiale.

52 ans d’attente, trois monstres à défier, une nation à soulever : le calendrier choc des Léopards au Mondial 2026

Le jour tant attendu est enfin arrivé. Ce jeudi 11 juin 2026, la Coupe du monde de la FIFA s’ouvre officiellement en Amérique du Nord. Pendant plus d’un mois, les regards de la planète football seront tournés vers les États-Unis, le Canada et le Mexique. Mais pour les Congolais, cette édition a une saveur toute particulière.

Après plus d’un demi-siècle d’absence, la République démocratique du Congo retrouve enfin la plus prestigieuse compétition du football mondial. Cinquante-deux ans après l’épopée du Zaïre en 1974, les Léopards sont de retour parmi l’élite. Une qualification historique qui fait renaître les rêves de tout un peuple.

À l’occasion du coup d’envoi du Mondial 2026, la rédaction de JDK vous propose de découvrir les dates clés et les rendez-vous qui attendent les hommes de Sébastien Desabre lors de cette aventure que les supporters congolais espèrent mémorable.

Le grand retour des Léopards face à des géants du football mondial

Le tirage au sort n’a pas réservé un chemin facile à la RDC. Placés dans le groupe K, les Léopards devront se mesurer à trois adversaires aux profils très différents.

Le premier défi s’annonce colossal. Le mercredi 17 juin, les Congolais défieront le Portugal, l’une des grandes puissances du football européen. Une entrée en matière qui permettra immédiatement de mesurer les ambitions réelles de cette sélection congolaise.

Quelques jours plus tard, la RDC croisera la route de la Colombie. Les Sud-Américains figurent parmi les équipes les plus redoutées du tournoi et cette rencontre pourrait déjà peser lourd dans la course à la qualification.

Enfin, les Léopards termineront leur phase de groupes face à l’Ouzbékistan, novice à ce niveau de compétition mais animé par l’ambition de créer la surprise pour sa première participation à une Coupe du monde.

Le calendrier complet de la RDC

Journal de Kinshasa
© Journal de Kinshasa
Mercredi 17 juin 2026
Portugal – RD Congo
Stade de Houston
18h00, heure de Kinshasa

Mercredi 24 juin 2026
Colombie – RD Congo
Stade de Guadalajara
03h00, heure de Kinshasa

Dimanche 28 juin 2026
RD Congo – Ouzbékistan
Stade d’Atlanta
00h30, heure de Kinshasa

Une génération prête à écrire l’histoire

Si la RDC revient aujourd’hui sur la scène mondiale, ce n’est pas le fruit du hasard. Depuis son arrivée à la tête de la sélection en 2022, Sébastien Desabre a profondément transformé l’équipe nationale.

Le technicien français a bâti un groupe discipliné, solidaire et capable de rivaliser avec les meilleures nations. Autour des cadres Chancel Mbemba, Arthur Masuaku, Yoane Wissa, Simon Banza et Cédric Bakambu, une nouvelle génération ambitieuse a progressivement pris confiance.

Parmi les joueurs les plus attendus figure justement Cédric Bakambu. À 35 ans, l’attaquant disputera la première Coupe du monde de sa carrière. Leader du vestiaire et référence offensive des Léopards depuis plus d’une décennie, il symbolise parfaitement la résilience de cette sélection qui n’a jamais cessé de croire à son retour au sommet.

Dans les cages, Lionel Mpasi représente également une valeur sûre. Le héros de la CAN 2023 sera l’un des piliers d’une défense qui s’est montrée particulièrement solide durant les qualifications.

Plus qu’un tournoi, l’espoir de tout un peuple

La dernière participation congolaise à une Coupe du monde remonte à 1974, lorsque le pays évoluait encore sous le nom de Zaïre. Depuis, plusieurs générations de supporters ont attendu ce moment.

Aujourd’hui, les Léopards débarquent en Amérique du Nord avec une mission simple : tourner une page de l’histoire et écrire un nouveau chapitre.

L’objectif minimum sera de décrocher la première victoire congolaise dans un Mondial. Mais dans un format élargi à 48 équipes, les rêves sont plus grands. Une qualification pour les seizièmes de finale apparaît désormais à portée de main.

Au-delà du football, cette Coupe du monde représente aussi un puissant symbole d’unité pour des millions de Congolais à travers le pays et la diaspora. Pendant quelques semaines, les difficultés du quotidien laisseront place à une même passion, un même maillot et un même espoir.

Cinquante-deux ans après leur unique apparition sur la scène mondiale, les Léopards ont rendez-vous avec leur histoire. Et tout un peuple espère les voir rugir à nouveau parmi les plus grandes nations du football.

Trois pays, trois shows, une nuit de folie : le Mondial 2026 n’aura jamais commencé aussi fort

Ce jeudi 11 juin, à 19h30, l’histoire du football bascule. Pour la première fois, la Coupe du monde ne s’ouvre pas sur un, mais sur trois lever de rideau. Un défi logistique et symbolique à la hauteur d’une édition hors normes, organisée à travers toute l’Amérique du Nord.

Vous pensiez vivre une soirée tranquille devant votre écran ? Détrompez-vous. Voici le guide minute par minute pour ne rien rater de cette trilogie inaugurale.

 Acte 1 – Mexico : quand la légende Azteca vibre sous les étoiles

“Le véritable coup d’envoi du mondial”

C’est là que tout commence. Dans l’antre mythique du stade Azteca, ce temple du football mexicain qui a vu Pelé et Maradona régner. Ce soir, à 19h30 (heure française), la pelouse s’illumine pour une cérémonie qui sent la poudre et le folklore.

Au programme : Shakira, J Balvin, Tyla, Danny Ocean, Alejandro Fernández et le groupe Maná. Une affiche de superstars latines pour enflammer les 80 000 spectateurs présents, avant le coup d’envoi du match Mexique – Afrique du Sud.

📺 Où regarder ? Sur M6 et beIN SPORTS, dès 19h30.

 Acte 2 – Toronto : la surprise française venue du froid

“Vegedream, Alanis Morissette, Michael Bublé… le melting-pot canadien”

Vendredi 12 juin, même heure, même frénésie. Mais le décor change : cap sur le BMO Field de Toronto. Ici, le Canada reçoit la Bosnie-Herzégovine. Et la cérémonie promet son lot de frissons.

Sur scène : Alanis Morissette, Michael Bublé, Alessia Cara… mais aussi Vegedream ! Oui, le rappeur français du tube “Ramenez la Coupe à la maison” (2018) sera là. Une claque nostalgique pour les Bleus.

 Où regarder ? Encore une fois, M6 et beIN SPORTS, à 19h30. Vous pouvez enchaîner sans changer de fauteuil.

 Acte 3 – Los Angeles : la fièvre californienne au cœur de la nuit

“Katy Perry, Future, Lisa (Blackpink)… et vous, réveillé à 2h du matin”

Dernière étape de ce voyage express : le SoFi Stadium d’Inglewood, près de Los Angeles. Mais attention, horaire casse-patte. La cérémonie commence dans la nuit du 12 au 13 juin, vers 2h du matin (heure française).

Pourquoi se lever (ou ne pas se coucher) ? Parce que Katy Perry est tête d’affiche. À ses côtés : Future, Lisa (Blackpink), Anitta, Rema… Un plateau XXL pour un choc États-Unis – Paraguay.

 Où regarder ? Uniquement sur beIN SPORTS. Préparez le café.

Le récap’ horaire pour ne rien manquer

Événement Date (heure française) Chaînes
Mexique (Mexico) Jeudi 11 juin, 19h30 M6 / beIN SPORTS
Canada (Toronto) Vendredi 12 juin, 19h30 M6 / beIN SPORTS
États-Unis (Los Angeles) Nuit du 12 au 13 juin, 2h00 beIN SPORTS uniquement

 Pourquoi cette formule inédite change la donne

La FIFA ne voulait pas choisir entre ses trois hôtes. Alors elle a tout offert. Trois cérémonies, trois ambiances, trois façons d’entrer dans la légende. C’est risqué, c’est démesuré, mais c’est magnifique.

Alors, prêt à vivre trois soirées pour le prix d’une seule compétition ? Installez-vous, réglez vos alarmes… et laissez-vous emporter par le plus grand show du monde.

Refusé par les USA, l’arbitre Omar Abdulkadir accueilli en roi en Somalie à un jour du Mondial 2026

L’arbitre international somalien Omar Abdulkadir a reçu un accueil triomphal à son retour à Mogadiscio. Refusé d’entrée aux États-Unis alors qu’il détenait un visa valide pour officier à la Coupe du Monde 2026, il a été renvoyé vers la Turquie avant de rentrer au pays. Les autorités et la population l’ont accueilli comme un héros national. Un message fort à un jour du coup d’envoi du Mondial co-organisé par USA-Mexique-Canada.

Le rêve brisé d’un Mondial

Omar Abdulkadir faisait partie de la liste des arbitres africains retenus par la Confédération Africaine de Football (CAF) pour le Mondial 2026. En 2025, il a été élu meilleur arbitre masculin africain par l’instance faîtière du football du continent. Il était sur le point de devenir le premier somalien de l’histoire à arbitrer en phase finale de la Coupe du Monde. L’immigration américaine a bloqué son entrée malgré son accréditation FIFA. Il a été embarqué sur un vol retour.

Interrogée sur le cas, la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) a rappelé qu’elle ne s’immisce pas dans les politiques migratoires des pays hôtes. L’instance assure cependant accompagner les arbitres concernés via la CAF.

Omar Abdulkadir a lui-même réagi avec dignité : « je ne suis qu’un simple arbitre qui essaie de réaliser son rêve ». Il a remercié la FIFA et la CAF pour leur soutien, tout en reconnaissant que son rêve de Mondial s’éloigne.

Indignation des amoureux du football

La décision a déclenché une vague d’indignation chez les amoureux du ballon rond, surtout en Afrique. Sur les réseaux sociaux, dirigeants et supporters dénoncent une incohérence à un jour du plus grand tournoi planétaire.

La présente Coupe du Monde est censée rassembler 48 nations. Or le cas d’Omar Abdulkadir renvoie l’image d’un pays hôte qui ferme ses portes à l’un de ses officiels.

Le refus intervient dans un contexte de durcissement des règles d’entrée aux États-Unis. Depuis janvier 2025, plusieurs pays africains figurent sur les listes de restrictions migratoires mises à jour par Washington. Pour les observateurs, ce dossier dépasse le sport. Il devient un test politique pour le Mondial 2026. Comment garantir la mobilité de plus d’un million de visiteurs si un arbitre accrédité FIFA est refoulé ?

Face au camouflet américain, la Somalie a choisi la dignité. L’accueil réservé à Omar Abdulkadir à Mogadiscio envoie un signal clair : l’Afrique reste fière de ses dignes fils. Drapeaux, chants et autorités au premier rang. Le message est simple. Si les USA ferment une porte, le continent ouvre ses bras. Le Mondial 2026 prend une tournure politique que peu anticipaient.

Mondial 2026 : Desabre prend-il un risque en maintenant Lionel Mpasi titulaire ?

À une semaine de l’entrée des Léopards à la Coupe du monde 2026, une question agite les supporters congolais : qui doit garder les cages de la RDC face au Portugal ?

La défaite concédée contre le Chili (2-1) lors du dernier match de préparation n’a pas seulement révélé certaines fragilités collectives. Elle a surtout relancé un débat brûlant autour du poste de gardien de but. Entre l’expérience de Lionel Mpasi, la montée en puissance de Matthieu Epolo et la régularité de Timothy Fayulu, le sélectionneur Sébastien Desabre se retrouve face à un choix qui pourrait peser lourd dans le parcours mondialiste des Léopards.

Lionel Mpasi, une prestation qui relance les interrogations

Face au Chili, plusieurs regards se sont tournés vers Lionel Mpasi. Déjà critiqué pour son manque de temps de jeu en club, le portier congolais s’est retrouvé au centre des discussions après le deuxième but chilien inscrit sur coup franc.

Sur cette action, de nombreux observateurs ont pointé du doigt son placement, estimant qu’il aurait pu mieux anticiper la trajectoire du ballon. Une erreur qui a immédiatement enflammé les réseaux sociaux et ravivé les interrogations sur son état de forme à quelques jours du Mondial.

Pour ses détracteurs, le problème dépasse cette seule action. Avec un temps de jeu limité cette saison, Mpasi manquerait de rythme et de repères pour affronter des adversaires du calibre du Portugal, de la Colombie ou encore de l’Ouzbékistan.

Dans une compétition aussi exigeante qu’une Coupe du monde, chaque détail compte. Et au plus haut niveau, une hésitation peut coûter un match.

Matthieu Epolo, la carte de la fraîcheur et de la confiance

Pendant que les critiques s’accumulent autour de Mpasi, un autre nom revient avec insistance : celui de Matthieu Epolo.

Auteur d’une saison convaincante avec le Standard de Liège, le jeune gardien s’est imposé comme l’un des portiers les plus prometteurs de sa génération. Ses nombreuses prestations solides et ses clean sheets ont renforcé la conviction de nombreux supporters qu’il mérite davantage qu’un simple rôle de doublure.

Contre le Chili, Epolo a effectué une brève apparition en fin de rencontre, disputant ainsi son deuxième match sous les couleurs des Léopards après ses premières minutes face à la Zambie en décembre dernier.

Si son expérience internationale reste limitée, son temps de jeu régulier en club constitue aujourd’hui l’un de ses principaux arguments.

Fayulu, l’autre option qui bouscule la hiérarchie

Au milieu de ce duel entre Mpasi et Epolo, Timothy Fayulu apparaît également comme une alternative crédible.

Le gardien congolais bénéficie lui aussi d’une continuité en club et possède des arguments susceptibles de séduire le staff technique. Son nom revient régulièrement dans les débats des supporters qui réclament davantage de méritocratie dans les choix de la sélection.

Mais au-delà des préférences individuelles, la véritable question est celle de la hiérarchie sportive.

Faut-il privilégier l’expérience acquise par Mpasi lors des précédentes campagnes internationales ? Ou miser sur un gardien en pleine confiance qui joue chaque semaine en championnat ?

Le choix de Desabre avant le grand rendez-vous

Le sélectionneur Sébastien Desabre dispose encore de quelques jours pour trancher. Le 17 juin à Houston, face au Portugal, chaque décision sera scrutée à la loupe.

Après 52 ans d’absence sur la scène mondiale, les Congolais rêvent d’une équipe capable non seulement de participer, mais aussi de rivaliser avec les meilleures nations de la planète.

Le débat autour du gardien symbolise finalement les ambitions de tout un peuple : privilégier le mérite, la forme du moment et l’efficacité afin de donner aux Léopards toutes les chances de réussir leur retour à la Coupe du monde.

Une chose est certaine : dans les prochains jours, le choix du numéro un congolais sera l’un des dossiers les plus sensibles du staff technique. Et il pourrait bien influencer le destin des Léopards au Mondial 2026.

RDC-Chili : l’ultime test des Léopards avant le Mondial 2026

Alors que les Léopards affûtent leurs armes avant la Coupe du monde 2026, leur dernier match de préparation a pris une tournure inattendue. Prévue en Espagne, la rencontre entre la République démocratique du Congo et le Chili a finalement été délocalisée en France après une décision controversée des autorités espagnoles.

Ce mardi 9 juin, c’est donc au stade de la Source d’Orléans que les Congolais affronteront la Roja chilienne dans un contexte marqué par une vive polémique autour de l’épidémie d’Ebola en RDC.

Une interdiction qui fait polémique en Espagne

À l’origine, ce duel de préparation devait se tenir à La Línea de la Concepción, dans le sud de l’Espagne. Mais à quelques jours du coup d’envoi, le maire de la ville, Juan Franco, a signé un décret interdisant l’organisation du match.

L’élu espagnol a justifié sa décision par un principe de précaution lié à l’épidémie d’Ebola qui touche certaines régions de la RDC. Une décision qui a rapidement suscité des interrogations, d’autant plus que les autorités sanitaires européennes avaient estimé que le risque de propagation était inexistant.

Malgré ces assurances médicales, les organisateurs ont été contraints de trouver une solution de repli dans l’urgence afin d’éviter l’annulation pure et simple de cette rencontre internationale.

Orléans accueille le dernier galop d’essai des Léopards

La France a finalement accepté d’accueillir la rencontre. Les Léopards et la sélection chilienne se retrouveront donc à Orléans pour un match disputé à huis clos.

Le coup d’envoi sera donné à 18 heures, heure française. Aucun supporter ne pourra assister à la rencontre et aucune accréditation ne sera délivrée aux médias, un choix qui renforce encore davantage le caractère particulier de ce rendez-vous.

Pour le sélectionneur congolais et son groupe, l’essentiel reste ailleurs : peaufiner les derniers réglages avant le plus grand défi de leur saison.

La Coupe du monde 2026 en ligne de mire

Ce face-à-face contre le Chili représente le dernier test grandeur nature de la RDC avant son entrée dans la compétition mondiale.

Les Léopards restent sur un match nul encourageant face au Danemark (0-0) disputé le 3 juin en Belgique. Après cette ultime répétition générale en France, la délégation congolaise prendra la direction des États-Unis pour débuter son aventure mondiale.

Le premier rendez-vous est fixé au 17 juin face au Portugal au NRG Stadium de Houston, dans le groupe K. La RDC enchaînera ensuite avec la Colombie le 24 juin à Zapopan, au Mexique, avant de défier l’Ouzbékistan dans la nuit du 27 au 28 juin à Atlanta.

À quelques jours du coup d’envoi du Mondial, les Léopards savent que chaque minute compte. Et malgré la polémique qui a entouré ce déplacement forcé, l’objectif reste inchangé : arriver prêts pour écrire une nouvelle page de l’histoire du football congolais.

De Marbella à Malaga : les Léopards jouent au chat perché avec un décret municipal

C’était un coup de théâtre inattendu à quelques jours du coup d’envoi. Mardi 9 juin, les Léopards de la RDC doivent affronter le Chili pour leur deuxième et dernier match de préparation avant le Mondial. Problème : l’enceinte initialement prévue à Marbella a été brutalement fermée par un décret municipal. Motif : « prudence sanitaire ».

Mais les Fauves congolais ne sont pas des proies faciles. Ils ont rebondi. Et c’est désormais à Malaga, à une cinquantaine de kilomètres de là, que la rencontre se jouera. Très certainement à huis clos. Mais elle aura lieu.

« Nous allons jouer contre le Chili parce que les deux équipes veulent jouer l’une contre l’autre, même à huis clos en Espagne », avait prévenu Sébastien Desabre, le sélectionneur national, refusant d’envisager l’annulation.

Depuis ce jeudi 4 juin, la délégation congolaise est arrivée sur place. Calme. Concentrée. Prête à en découdre, avec ou sans public.

Le décret qui a fait trembler la préparation

Tout est parti d’une voix, celle de Juan Franco, maire de La Línea, une commune andalouse de 65 000 âmes blottie près de Gibraltar. Dans un enregistrement audio diffusé par sa mairie, il a asséné :

« Je viens de signer le décret par lequel n’est pas autorisée la tenue du match prévu le 9 juin prochain au stade municipal entre les sélections de la République démocratique du Congo et du Chili. »

Sa justification : un afflux massif de spectateurs – en particulier de la diaspora congolaise et chilienne – risquerait de saturer les capacités sanitaires locales. « Prudence », a-t-il martelé, s’appuyant sur les recommandations du service de santé du gouvernement régional.

Sur le papier, une décision responsable. Sur le terrain, une gifle logistique pour les deux fédérations. Mais ni Kinshasa ni Santiago n’ont cédé à la panique.

Malaga, le refuge improvisé d’une équipe qui ne renonce pas

Quelques jours plus tard, la donne a changé. La fédération congolaise, en lien avec ses homologues chiliens et espagnols, a déniché une solution de repli : Malaga. La ville voisine, mieux équipée, a accepté d’accueillir la rencontre. À une condition toutefois : le huis clos.

Pas de vagues. Pas de risques d’attroupements. Juste 22 joueurs sur une pelouse, les arbitres, et le silence pesant des gradins vides. Une configuration inhabituelle pour un match amical, mais un moindre mal pour des Léopards qui n’ont pas le luxe de perdre un seul rendez-vous avant le Mondial.

Sébastien Desabre, interrogé après l’arrivée du groupe en Belgique puis en Espagne, s’est voulu rassurant :

« Toutes les dispositions ont été prises pour assurer la bonne santé de l’ensemble de la délégation. Il n’y a aucune inquiétude à se faire, même pour le groupe arrivé de Kinshasa. »

La diaspora congolaise, grande absente de cette affiche

L’ironie de l’histoire, c’est que le match à La Línea avait été choisi en partie pour sa proximité avec Gibraltar et l’afflux attendu de supporteurs congolais d’Espagne, de France et de Belgique. La diaspora s’était organisée, les billets s’arrachaient, les drapeaux se préparaient.

Le décret du maire a tout balayé.

Résultat : huis clos à Malaga. Pas de chants, pas de tifos, pas cette ferveur qui avait tant porté les Léopards à Liège face au Danemark (0-0). Une frustration pour les joueurs, une déception pour des milliers de supporters privés de communion.

Mais Sébastien Desabre le sait mieux que personne : le Mondial ne se joue pas dans les tribunes. Il se gagne sur le terrain, dans le silence du travail, dans la rigueur du collectif.

Un test chilien sous haute intensité

Reste l’essentiel : le Chili. Mardi 9 juin, Malaga. Face à une sélection sud-américaine réputée pour sa hargne et sa technique, les Léopards auront l’occasion de peaufiner leurs derniers réglages. Après le solide nul arraché face au Danemark (20e nation mondiale), ce deuxième test promet d’être encore plus révélateur.

Desabre devrait reconduire son système à trois centraux, déjà testé avec succès contre les Danois et contre le Togo (1-0 à Lomé). Un dispositif offensif qui blinde le milieu de terrain et permet de poser le jeu, même face à des adversaires physiquement supérieurs.

Les automatismes se rodent. La confiance monte. Et ce huis clos forcé pourrait même, paradoxalement, renforcer la concentration des joueurs. Loin du bruit, plus près de l’essentiel.

Le Mondial dans un coin de la tête

Les Léopards le savent : après le Chili, ce sera le grand bain. Portugal, Colombie, Ouzbékistan. Trois matches, trois mondes. Ce match amical à Malaga, dans le silence d’un stade sans âme, aura pourtant une valeur inestimable : celle de la dernière répétition générale.

Alors qu’importe le maire, qu’importe le décret. Qu’importe le huis clos.

Les Fauves sont là. Et ils n’ont jamais été aussi prêts.

Léopards de la RDC : entre promesse et ambition, Desabre défie le Chili après avoir tenu tête au Danemark

Rien ne semble vouloir détourner les Léopards RDC de leur trajectoire. À quelques mois des grandes échéances internationales, la sélection congolaise poursuit sa préparation avec détermination, portée par un groupe qui gagne en maturité et en confiance.

Après avoir résisté au Danemark lors d’un match amical de haut niveau disputé à Liège, les hommes de Sébastien Desabre se tournent désormais vers un nouveau test grandeur nature : une confrontation face au Chili prévue le 9 juin en Espagne.

Pourtant, cette rencontre a bien failli ne jamais voir le jour.

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Quelques jours avant le coup d’envoi, les autorités locales de La Línea, en Andalousie, ont interdit l’organisation du match pour des raisons sanitaires. Craignant un important afflux de supporters et suivant les recommandations des services de santé régionaux, le maire Juan Franco a signé un décret suspendant la tenue de l’événement au stade municipal.

Une décision qui a créé l’incertitude sans pour autant entamer la volonté des deux sélections.

« Nous allons jouer contre le Chili parce que les deux équipes veulent jouer l’une contre l’autre, même à huis clos en Espagne », a assuré Sébastien Desabre, écartant toute idée d’annulation.

Du côté de la délégation congolaise, le discours reste rassurant. Toutes les mesures sanitaires ont été renforcées afin de garantir la sécurité des joueurs et du staff.

Face au Danemark, la RDC a envoyé un message fort

Avant ce rendez-vous face au Chili, les Léopards RDC ont livré une prestation convaincante contre le Danemark, l’une des nations les plus solides du football européen.

Dans une ambiance chaleureuse à Liège, portée par plusieurs milliers de supporters congolais, les deux équipes se sont quittées sur un score nul et vierge (0-0). Mais derrière ce résultat se cache une prestation riche en enseignements.

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Après un début prudent, les Congolais ont progressivement pris confiance. Les occasions les plus franches sont venues notamment de Cédric Bakambu, qui est passé tout près d’ouvrir le score. En face, les Danois ont également montré leur dangerosité avec plusieurs frappes repoussées par les montants.

La seconde période a révélé une équipe congolaise plus entreprenante, capable de conserver le ballon, de construire ses actions et d’imposer son rythme face à un adversaire réputé pour son intensité physique.

Pour Sébastien Desabre, ce match constitue un indicateur précieux de la progression de son groupe.

« Les joueurs ont bien répondu dans un match d’un très bon niveau international. Cette rencontre va nous servir pour la suite », a souligné le technicien français.

Le sélectionneur estime même que ses hommes auraient pu repartir avec la victoire au regard des occasions créées.

Le pari tactique de Desabre porte ses fruits

Au-delà du résultat, c’est surtout l’organisation tactique qui a retenu l’attention.

Face au Danemark, Sébastien Desabre a confirmé son choix d’évoluer avec une défense à trois centraux et un milieu renforcé. Une formule travaillée depuis plusieurs rassemblements et qui semble désormais parfaitement assimilée par les joueurs.

Cette organisation a permis aux Léopards de mieux résister à la pression adverse tout en se projetant rapidement vers l’avant.

Le technicien français insiste sur l’importance de disposer de plusieurs solutions tactiques pour rivaliser avec les meilleures nations mondiales.

« Il est important que nous maîtrisions plusieurs systèmes de jeu. Aujourd’hui, nous avons montré que nous étions capables de répondre présents dans une organisation différente », a-t-il expliqué.

Cette flexibilité pourrait devenir l’une des principales armes de la RDC dans les mois à venir.

Au-delà des aspects sportifs, Desabre a également salué l’état d’esprit exemplaire de son groupe. Malgré les défis auxquels le pays est confronté, les Léopards veulent continuer à porter haut les couleurs nationales et offrir une image positive du Congo sur la scène internationale.

Le match nul obtenu face au Danemark apparaît ainsi comme un signal fort. Désormais, tous les regards se tournent vers le Chili. Une nouvelle bataille attend les Léopards RDC, déterminés à transformer leurs promesses en certitudes avant les prochaines échéances internationales.

Léopards apprivoisés ou fauves déchaînés ? Ce match nul qui change tout

Sous le regard brûlant de Liège, les Congolais ont offert une copie d’une maturité rare

Mercredi soir, dans l’écrin vibrant du stade Maurice Dufrasne à Liège, il ne s’est rien passé. Ou presque. 0-0 face au Danemark. Un résultat modeste en apparence, presque timide sur le papier. Pourtant, ceux qui avaient les yeux rivés sur la pelouse ont vu autre chose : une nation qui grandit, un collectif qui se cherche et se trouve, et des Léopards soudain capables de mordre sans rugir.

Accrochée, la RDC ? Non. Elle a plutôt posé ses griffes sur le match.

Un bloc de granit et des mouvements de soie

Dès les premières secondes, un détail frappe : les Congolais ne reculent pas. Face à l’une des sélections européennes les plus respectées pour sa rigueur tactique, les Léopards imposent leur densité. Récupérations hautes, duels gagnés avec une agressivité propre, circulation du ballon fluide comme un fleuve congolais après la saison des pluies.

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Observateurs et supporters présents retiennent une même impression : jamais, sous Sébastien Desabre, on n’avait senti une telle cohésion. Le bloc respire ensemble, avance, recule, compresse. Derrière, peu de vagues. Devant, des mouvements collectifs ciselés – même si le dernier geste, parfois, trahit l’émotion d’un groupe encore en rodage.

« On a rivalisé dans tous les compartiments du jeu », souffle un membre du staff technique après la rencontre. Une phrase anodine en apparence, mais qui, prononcée face à un habitué des grandes compétitions, ressemble presque à un manifeste.

La mayonnaise prend : une identité enfin lisible

Ce qui séduit par-dessus tout, c’est cette identité de jeu désormais claire. Du gardien aux attaquants, en passant par un milieu de terrain qui n’en finit plus de gratter des ballons, chaque Léopard semble savoir où se placer, quand presser, quand patienter. La communication jaillit, l’organisation sans ballon rassure, et la capacité à récupérer la possession interrompt sans cesse les velléités danoises.

Bien sûr, tout n’est pas parfait. Le chantier offensif reste ouvert : il manque encore ce geste décisif, cette étincelle qui transforme un bon match en exploit. Et quelques approximations techniques rappellent que ce groupe, aussi talentueux soit-il, ne travaille ensemble que depuis quelques jours.

Mais ces imperfections, loin d’être rédhibitoires, apparaissent presque comme une promesse : quand les automatismes seront rodés, jusqu’où iront ces Léopards ?

Un signal fort pour le Mondial, un adversaire prévenu

Dans moins de huit jours, la RDC entrera en lice face au Portugal, puis la Colombie et l’Ouzbékistan. Trois défis, trois mondes. Avant ce match, on murmurait que les Léopards joueraient leur place avec le cœur plus qu’avec la tête. Mercredi soir à Liège, ils ont démontré le contraire.

Ils ont montré qu’ils peuvent désormais regarder leurs adversaires avec beaucoup moins de complexes.

L’impression laissée par ce 0-0 dépasse largement le score. C’est celle d’une équipe qui a trouvé un équilibre, d’un sélectionneur dont la patte s’imprime enfin dans la durée, et d’une nation qui croît en silence, loin des projecteurs.

La promesse d’un chantier en voie d’achèvement

Prochain test face au Chili. Une autre opposition, un autre style. Mais une certitude flotte déjà dans l’air tiède de Liège : les Léopards avancent dans la bonne direction.

Selon les observations de la rédaction de Lattaquant.com, cette prestation figure incontestablement parmi les plus convaincantes de l’ère Sébastien Desabre. Reste désormais à transformer ces promesses en résultats. Car le Mondial, lui, ne se contentera pas de belles intentions.

Mais pour la première fois depuis longtemps, on ose imaginer des Léopards capables d’y mordre à pleines dents.

Stade de Sclessin en fusion : les Léopards joueront à domicile… en Belgique !

Ce mercredi 3 juin, quelque chose d’extraordinaire se prépare à Liège. Ce n’est ni un match de gala, ni une finale européenne. C’est bien mieux : une simple rencontre amicale entre la République démocratique du Congo et le Danemark. Pourtant, l’affiche a déclenché une fièvre jaune d’une intensité rare. Les guichets sont fermés. Les billets ont tous disparu. Le stade sera plein comme un œuf. Et dans les travées de Sclessin, ce soir, ce sont des milliers de cœurs congolais qui battront à l’unisson.

L’information est tombée comme un coup de tonnerre dans le ciel gris liégeois : tous les billets mis en vente ont trouvé preneur avant même la veille du match. Mardi soir, le dernier sésame s’est arraché, refermant définitivement les portes à tout retardataire. Les organisateurs, presque submergés par l’afflux, n’ont pu que constater l’évidence : « L’engouement du public a été remarquable. »

Remarquable ? Le mot est faible. C’est une véritable marée humaine qui s’apprête à déferler sur l’enceinte du Standard de Liège.

La diaspora congolaise en ordre de bataille

Car ne nous y trompons pas : derrière cette ruée vers les gradins, c’est tout un peuple qui s’est reconnu. Loin de Kinshasa, de Lubumbashi ou de Kisangani, la diaspora congolaise de Belgique, d’Allemagne, de France et des Pays-Bas a répondu présent. Comme à chaque sortie des Léopards sur le sol européen, l’appel des couleurs nationales a agi comme un électrochoc.

Ce soir, le Stade de Sclessin ne sera pas un stade neutre. Il sera congolais. Totalement, viscéralement congolais.

Les tambours résonneront. Les chants en lingala, swahili et tshiluba enflammeront les tribunes. Les maillots jaunes, verts et rouges formeront une mosaïque vivante, un soleil d’Afrique éclatant sous la lumière tamisée d’une soirée belge.

Le Danemark prévenu : l’ambiance sera chaude

Face à eux, le Danemark. Une équipe sérieuse, robuste, habituée des grandes scènes européennes. Mais ce soir, les Danois devront affronter bien plus que onze Léopards sur le terrain. Ils devront dompter un douzième homme déchaîné, cette marée humaine qui soufflera, sifflera, poussera ses protégés vers l’exploit.

Les hommes du sélectionneur congolais l’ont bien compris : ce match amical n’a rien d’anodin. C’est une répétition générale avant les grandes échéances à venir. Une occasion en or de jauger leur progression face à une nation réputée pour sa discipline tactique. Et avec un tel soutien, rien ne semble impossible.

Consignes strictes pour un show sans accroc

Mais une telle ferveur ne s’organise pas sans rigueur. Les organisateurs ont déployé un dispositif à la hauteur de l’événement. Les portes ouvriront dès 18h30 (16h30 GMT), soit une heure et demie avant le coup d’envoi prévu à 20h00 (18h00 GMT). De quoi permettre aux milliers de spectateurs de s’installer sans précipitation.

Petite révolution pour les habitués : les sacs à dos et grands bags sont formellement interdits. Seuls les sacs à main et pochettes de format A4 maximum seront tolérés, et encore, après inspection minutieuse. Les célèbres e-tickets, eux, devront impérativement être imprimés pour fluidifier les contrôles.

La sécurité avant tout. Mais l’ambiance, assurément, n’en pâtira pas.

Une fête au-delà du sport

À 20h00, quand l’arbitre donnera le coup d’envoi, le Stade de Sclessin retiendra son souffle. Puis il explosera. Chaque dribble, chaque tacle, chaque frappe sera acclamé comme un but. Et si, d’aventure, les Léopards parvenaient à faire plier le mur danois, ce serait une liesse indescriptible.

Mais au-delà du résultat, cette soirée restera gravée comme un symbole. Celui d’une nation fière, unie par-delà les frontières. Celui d’un football congolais qui, doucement mais sûrement, reprend sa place parmi les valeurs montantes du continent.

Les billets sont épuisés. Les cœurs, eux, débordent.

Alors, ce soir, tous les regards se tournent vers Liège. Pas seulement pour voir jouer les Léopards. Mais pour entendre rugir la fierté congolaise. Ce soir, le Stade de Sclessin sera jaune comme le soleil, vert comme l’espérance, rouge comme la passion. Et le Danemark n’aura qu’à bien se tenir.

Depuis Liège, le cœur battant aux couleurs de la RDC.

RDC : Tshisekedi annonce un soutien annuel de 2 millions USD au profit du championnat national de football

Le Président Félix Tshisekedi a reçu, mercredi 28 mai, à la Cité de l’Union Africaine, le nouveau comité de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA), dirigé par Véron Mosengo-Omba. Au cœur des échanges : les facteurs de blocage du football congolais et les solutions concrètes à y apporter.

Au regard des discussions, le Chef de l’État a validé un soutien financier annuel de 2 millions de dollars américains. L’objectif est simple : couvrir les frais de déplacement des équipes engagées au championnat national de football.

Transport, sécurité et formation des jeunes au centre des discussions

La délégation de la FECOFA a détaillé les priorités du moment. Le transport des clubs arrive en tête, suivi de la sécurité dans les enceintes sportives, du renforcement des ligues provinciales et de l’encadrement des jeunes joueurs.

Sur la sécurité, un séminaire dédié devrait être organisé dans les prochaines semaines. Il visera à harmoniser les protocoles d’accueil et de gestion des matchs afin de réduire les incidents en tribunes et d’améliorer l’expérience des supporters.

Le comité a aussi insisté sur les compétitions scolaires. Pour la FECOFA, elles constituent un vivier direct pour repérer les talents à l’intérieur du pays et structurer la relève. L’idée est de créer un pipeline clair entre les écoles, les académies et les clubs professionnels.

Un appui présidentiel pour relancer la dynamique du football national

En recevant la nouvelle équipe dirigeante, Félix Tshisekedi a réaffirmé l’engagement de l’exécutif national à accompagner la relance du football. Il considère la discipline comme un levier d’unité et de visibilité pour la RDC sur la scène africaine et internationale.

Du côté de la FECOFA, la feuille de route mise sur trois piliers : transparence dans la gestion, crédibilité des instances sectorielles et développement durable du football local. Le comité entend s’appuyer sur ce soutien pour accélérer la professionnalisation des structures et redonner confiance aux acteurs du milieu.

Un coup de pouce à un championnat en perte de vitesse

Le championnat national traverse une période difficile. Entre les désengagements de sponsors, les coûts de transport élevés et les calendriers perturbés, plusieurs clubs peinent à boucler la saison sans renoncer à des déplacements. Résultats : des forfaits, des matchs délocalisés et une baisse de compétitivité qui se ressent jusque dans les classements de la Confédération Africaine de Football.

L’aide de 2 millions USD annoncée par Félix Tshisekedi vise précisément ce point de blocage. Concrètement, ça signifie plus de matchs joués, des calendriers respectés et une meilleure régularité dans la compétition.

L’impact va au-delà de la logistique. Un championnat stable redonne de la valeur aux droits TVA, attire plus facilement des partenaires privés et rend le produit football plus crédible auprès des diffuseurs et des sponsors.

Dans ce contexte, l’appui présidentiel agit comme un amortisseur immédiat. Il ne remplace pas une réforme structurelle du financement du football, mais il permet de stabiliser le championnat national, le temps que la FECOFA mette en place les réformes sur la gouvernance et la génération de revenus propres.

Éliminatoires CAN 2027 : La RDC servie dans le groupe E avec la Guinée équatoriale, la Sierra Leone et le Zimbabwe

Le tirage au sort des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2027) a eu lieu ce mardi 19 mai 2026 au Caire, au siège de la Fédération égyptienne de football. La CAF a réparti 48 sélections africaines en 12 groupes de 4 équipes pour lancer la course vers la phase finale prévue du 19 juin au 17 juillet 2027 au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda.

La République Démocratique du Congo a été logée dans le groupe E aux côtés de la Guinée équatoriale, de la Sierra Leone et du Zimbabwe. Un tirage qui laisse des raisons d’y croire pour les Léopards. La Guinée équatoriale reste l’adversaire le plus structuré, mais la RDC part avec l’avantage de l’expérience et d’un effectif plus dense.

Le calendrier fixe les premières rencontres en septembre et octobre 2026. Les hommes de Sébastien Desabre devront vite prendre des points pour éviter les calculs en fin de parcours.

Des chocs attendus dans les autres groupes

La cérémonie a livré des affiches relevées dans plusieurs poules. Le Maroc affrontera le Gabon, le Niger et le Lesotho dans le groupe A. La Côte d’Ivoire et le Ghana se retrouvent dans le groupe C, accompagnés de la Gambie et de la Somalie.

L’Égypte, septuple championne, hérite du groupe B avec l’Angola, le Malawi et le Soudan du Sud. Chaque groupe devra désigner ses qualifiés d’ici mars 2027.

Un format de qualification inchangé

Le format reste identique aux éditions précédentes. Les deux premiers de chaque groupe se qualifient directement.

Dans les groupes où figure un pays hôte, une troisième équipe obtient également son billet. Le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda participent aux éliminatoires pour garder le rythme, bien qu’étant pays organisateurs.

La RDC face à la douleur de la dernière CAN

Pour la RDC, l’enjeu est aussi psychologique. À la récente CAN, les Léopards avaient montré du caractère avant de s’incliner douloureusement contre l’Algérie dans les dernières minutes de la prolongation, en quart de finale.

Chancel Mbemba et ses coéquipiers avaient encore leurs armes en main avant de tomber. L’élimination a laissé un goût d’inachevé. Cette campagne qualificative est l’occasion de tourner la page et de prouver que l’équipe a appris de cette désillusion.

Sous la conduite de Sébastien Desabre, la RDC aborde ces éliminatoires avec un cadre technique stable et une connaissance précise du groupe. Si les Léopards imposent leur rythme dès septembre, la qualification ne devrait pas échapper au pays.

Ci-dessous, l’intégralité des groupes des éliminatoires CAN 2027 :

Groupe A : Maroc, Gabon, Niger, Lesotho. Groupe B : Égypte, Angola, Malawi, Soudan du Sud. Groupe C : Côte d’Ivoire, Ghana, Gambie, Somalie. Groupe D : Afrique du Sud, Guinée, Kenya, Érythrée. Groupe E : RDC, Guinée équatoriale, Sierra Leone, Zimbabwe. Groupe F : Burkina Faso, Bénin, Mauritanie, Centrafrique. Groupe G : Cameroun, Comores, Namibie, Congo. Groupe H : Tunisie, Ouganda, Libye, Botswana. Groupe I : Algérie, Zambie, Togo, Burundi. Groupe J : Sénégal, Mozambique, Soudan, Éthiopie. Groupe K : Mali, Cap-Vert, Rwanda, Libéria. Groupe L : Nigeria, Madagascar, Tanzanie, Guinée-Bissau.

Sébastien Desabre : La Coupe du monde, ce n’est pas le moment des tests

Il n’a pas levé la voix. Il n’a pas cherché l’effet. Pourtant, ce lundi 18 mai 2026, chaque mot de Sébastien Desabre sonnait comme une ligne de conduite claire pour toute une nation : la RDC n’arrive pas au Mondial pour improviser, mais pour exister durablement.

Derrière les 26 noms retenus pour la Coupe du Monde 2026, se cache en réalité bien plus qu’une sélection. C’est un projet. Une construction patiente. Une idée du football.

Une sélection pensée comme l’aboutissement d’un cycle

Depuis 2022, Desabre n’a cessé de répéter la même logique : bâtir plutôt que bricoler. Dans son esprit, la Coupe du Monde n’est pas un point de départ, mais l’aboutissement d’un travail structuré.

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« On a utilisé 55 joueurs depuis que je suis en poste », rappelle-t-il. Une statistique qui dit tout : essais, ajustements, évaluations… jusqu’à stabiliser un noyau dur.

Dans ce contexte, les choix pour le Mondial ne sont pas perçus comme des paris, mais comme des conclusions. Chaque joueur sélectionné est le produit d’un long processus d’observation, de cohérence et de continuité.

Et surtout, une règle domine : ne pas rompre l’équilibre au moment décisif.

La fin des expérimentations, le règne de la stabilité

À quelques semaines du tournoi, le discours du sélectionneur se durcit sur un point précis : la stabilité tactique.

La Coupe du Monde 2026 ne sera pas un laboratoire. Encore moins une scène de test.

« Ce n’est pas le moment de faire des tests », insiste Desabre. Une phrase simple, mais lourde de sens dans le football de très haut niveau.

Dans son approche, les automatismes priment sur les surprises. Les habitudes de jeu deviennent des armes. Et la discipline collective est érigée en principe fondamental.

L’objectif est clair : transformer la progression des dernières années en efficacité sur la scène mondiale.

Une RDC qui change de statut sur la scène internationale

Au-delà du terrain, un autre phénomène accompagne cette montée en puissance : la perception extérieure de la sélection congolaise.

La RDC n’est plus seulement une équipe en reconstruction. Elle devient une destination sportive crédible. Un projet qui attire. Une équipe que des joueurs acceptent d’attendre, de rejoindre, parfois même de “mériter” dans le temps.

Pour le staff, c’est un signal fort : la crédibilité sportive est en train de s’installer.

Et cette évolution change tout. Elle rend la concurrence interne plus forte, les choix plus difficiles, mais aussi le groupe plus compétitif.

Le vrai défi : transformer la progression en performance mondiale

Dans le vestiaire comme dans le staff, l’objectif est désormais assumé : franchir un cap.

Pas seulement participer. Mais exister dans un groupe relevé, survivre à la phase de poules, et installer la RDC dans une nouvelle dimension du football mondial.

Desabre le sait : le Mondial ne récompense ni les promesses ni les intentions. Il ne retient que les équipes prêtes.

Et aujourd’hui, les Léopards entrent dans cette Coupe du Monde avec une idée simple mais exigeante : prouver que leur progression n’est pas une illusion… mais une transformation réelle.

Sébastien Desabre dévoile ses 26 Léopards : 52 ans d’attente, une Dream Team pour l’histoire

Il y a des dates qui ne s’effacent pas. Le 18 mai 2026 restera gravée dans les mémoires congolaises comme le jour où l’attente a pris un visage, un maillot, un nom. Ce lundi-là, dans une salle sobre de Kinshasa, Sébastien Desabre, le sélectionneur français aux tempes grisonnantes et au regard d’orfèvre, s’avance vers le micro. Il tient une feuille. Une simple feuille. Mais derrière elle, il y a 52 ans d’absence, des générations entières qui n’avaient jamais vu leur pays en Coupe du monde. Et soudain, la foudre : il lit. Un à un, les 26 élés entrent dans la légende.

Le chemin de croix et la rédemption

Pour comprendre ce lundi, il faut remonter à cette nuit folle du barrage retour face à la Jamaïque. Ce match, joué les tripes à l’air, gagné à l’arraché, dans un stade en fusion. La RDC n’avait plus foulé un Mondial depuis 1974. C’était avant Internet, avant le smartphone, avant que les joueurs actuels ne soient nés. Desabre, lui, n’était qu’un enfant en France. Mais il a reconstruit cette équipe pierre par pierre, muscle par muscle, espoir par espoir. Ce lundi, il délivre son œuvre.

Le tableau des 26 guerriers

Voici donc les noms qui vont défiler sous les projecteurs du Mexique, des États-Unis et du Canada, dès le 11 juin.

Actu 30.cd
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Gardiens :
Lionel Mpasi (Le Havre), Timothy Fayulu (FC Noah), Matthieu Epolo (Standard de Liège)

Défenseurs :
Chancel Mbemba (Lille), Aaron Wan-Bissaka (West Ham), Axel Tuanzebe (Burnley), Arthur Masuaku (Lens), Joris Kayembe (Genk), Steve Kapuadi (Widzew Łódź), Rocky Bushiri (Hibernian), Dylan Batubinsika (Larissa), Gédéon Kalulu (Aris Limassol)

Milieux :
Noah Sadiki (Sunderland), Samuel Moutoussamy (Atromitos), Edo Kayembe (Watford), Ngal’ayel Mukau (Lille), Charles Pickel (Espanyol)

Attaquants :
Nathanael Mbuku (Augsbourg), Brian Sipanga (Castellón), Gaël Kakuta (Larissa), Meschack Elia (Alanyaspor), Théo Bongonda (Spartak Moscou), Fiston Mayele (Pyramids), Cédric Bakambu (Betis Séville), Simon Banza (Al Jazira Club), Yoane Wissa (Newcastle)

Vingt-six noms. Vingt-six destins soudain liés à celui de tout un peuple.

 Le groupe K : Portugal, Colombie, Ouzbékistan

Le tirage au sort a été impitoyable, comme le destin sait l’être. Les Léopards héritent du groupe K. Première escale : le Portugal, le 17 juin. Puis la Colombie, le 24. Enfin l’Ouzbékistan, le 28. Trois matchs, trois épreuves. Avant cela, pour aiguiser leurs griffes, Desabre a prévu deux tests amicaux de luxe : le Danemark et le Chili. Du lourd, du très lourd. Mais ces Léopards-là n’ont plus peur de rien. Ils ont déjà traversé 52 années de nuit. Ils méritent la lumière.

 Et maintenant, l’histoire

Le 11 juin 2026, le coup d’envoi retentira sur le sol américain. Dans les tribunes, des milliers de Congolais brandiront le maillot vert-rouge-jaune. Sur le terrain, hommes marcheront vers leur destin. Sébastien Desabre a livré sa liste. Le reste appartient au rêve.

Football: Bakambu et le Real Betis retournent en Ligue des Champions 21 ans après

Le Real Betis Balompié a validé son ticket en Ligue des Champions pour la saison 2026-2027. Le club andalou a assuré mathématiquement sa 5e place en Liga lors de la 36e journée, après sa victoire 2-1 contre Elche le 12 mai 2026.

Avec 57 points, il compte 7 points d’avance sur le Celta Vigo à deux journées de la fin du championnat. C’est la première qualification du Betis dans la compétition reine depuis la saison 2005-2006.

Une qualification historique pour Pellegrini

Cette performance s’inscrit dans la continuité du projet mené par Manuel Pellegrini. L’entraîneur chilien signe ainsi sa 6e qualification européenne consécutive avec le club verdiblanco.

L’Espagne bénéficie cette année de cinq places en phase de ligue grâce aux places de performance européenne attribuées par l’UEFA. Le Betis sera donc au rendez-vous parmi les 36 équipes engagées.

Victoire contre Elche et scénario favorable

Le match contre Elche a basculé en faveur du Betis grâce à un but de Cucho Hernández dès la 9e minute et à la réalisation décisive de Pablo Fornals à la 68e. La défaite du Celta Vigo contre Levante dans le même temps a scellé l’affaire.

Le stade de La Cartuja a explosé de joie, 21 ans après la dernière apparition du club dans la compétition.

Bakambu en fin de contrat en juin 2026

Pour Cédric Bakambu, cette qualification arrive au bon moment. L’attaquant congolais de 35 ans fait partie de l’effectif depuis février 2024. Il a brillé avec le club cette saison sur le plan européen, bien que son temps de jeu en Liga reste limité.

Le contrat de l’international Congolais avec le Real Betis court jusqu’au 30 juin 2026. Sauf changement, cette fin de saison marque la dernière ligne droite de son aventure à Séville.

Cap sur la Coupe du Monde avec la RDC

Cette qualification permet à Bakambu d’aborder la Coupe du Monde 2026 avec un moral au plus haut. La RDC entre en lice le 17 juin prochain contre le Portugal dans le tournoi organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

« Baka Goal » va retrouver sa sélection nationale avec le statut de joueur qualifié en C1. Le léopard congolais est prêt à affronter les plus grandes stars mondiales lors de cette fête du football.

FECOFA : Veron Mosengo seul en lice, l’élection du 20 mai 2026 déjà jouée ?

Le football congolais retient son souffle. À moins de dix jours du scrutin prévu le 20 mai 2026, la Fédération congolaise de football association (FECOFA) vient de rendre une décision qui pourrait bien sceller d’avance l’issue du vote.

Ce mardi 12 mai, la Commission électorale de la FECOFA a officiellement validé la candidature unique de Véron Mosengo à la présidence de l’instance. Une annonce qui ne manque pas de faire réagir, tant les mois précédant l’élection ont été agités.

Recours rejetés, désistements actés

Plusieurs candidats avaient déposé des recours pour contester le processus. Mais la Commission de recours électoral, qui statue en dernier ressort, les a déclarés recevables mais non fondés. Parmi les recalés : Jean-Claude Mukanya Kabeya, Kevin Issa Mutshioko, Aziz Makukula, Rainier-Patrice Mangenda Suku Swa et Jean-Max Mayaka Bolotosako.

LIRE AUSSI : https://www.journaldekinshasa.com/25-millions-de-dollars-la-var-et-shabani-nonda-le-plan-xxl-de-mosengo-omba-pour-ressusciter-le-foot-congolais/

Par ailleurs, d’autres prétendants ont choisi de jeter l’éponge. Christophe Nonda Shabani, Bosco-Michel Mwehu Beya Kofela et Jean-Didier Masamba Malunga se sont officiellement désistés.

Résultat : sur la ligne de départ, il ne reste qu’une seule équipe – celle menée par Véron Mosengo, accompagné de 14 membres formant sa liste complète.

Accusations de fraude : le tollé d’un candidat débouté

Mais ce quasi-plébiscite par défaut ne se fait pas sans remous. Dans une lettre adressée le 9 mai à la Commission électorale, Rainier-Patrice Mangenda Suku Swa dénonce un processus entaché d’« irrégularités » et de « cas présumés de fraude ».

Son principal grief ? Un changement des règles électorales en plein match. Selon lui, après l’appel à candidatures du 5 avril 2026, des modifications textuelles auraient été introduites le 28 avril… en pleine procédure électorale. De quoi, à ses yeux, fausser l’équité du scrutin.

Malgré ces contestations, la Commission électorale a maintenu sa position, validant à l’unanimité la liste unique de Mosengo.

Une élection sans suspense mais sous surveillance

Avec un seul candidat en lice, l’élection du 20 mai ressemble davantage à une formalité qu’à une véritable compétition démocratique. Pourtant, les enjeux sont immenses : il s’agit de tourner définitivement la page de la période de normalisation et d’installer une gouvernance élue à la tête du football congolais.

Reste à savoir si cette configuration, aussi favorable soit-elle au candidat unique, parviendra à convaincre au-delà des allées du pouvoir fédéral. Les prochains jours diront si les contestataires comptent aller plus loin dans leur bras de fer.

Une chose est sûre : le 20 mai, la FECOFA entrera dans une nouvelle ère. Avec ou sans opposition.

Composition de la liste unique conduite par Véron Mosengo :

  • Président : Véron Mosengo

  • 1er vice-président : Dayoni Wawa

  • 2e vice-président : Amadou Diaby

  • 3e vice-président : Mosango Ebisa Lolo

  • 4e vice-président : Singa Boyenge

Membres :
Kishiko Hamba, Nkoy Mulata, Lelo Mayasilua Mantama, Kamuena Lubamba Jean, Kapondo Kantamga Jeeph, Ngiama Lumumba Shadrack, Musumbuku Nyenyezi Solange, Kalala Nsantu, Mputu Ilua, Lukusa Kanjinga Geneviève

25 millions de dollars, la VAR et Shabani Nonda : le plan XXL de Mosengo-Omba pour ressusciter le foot congolais

C’est une phrase qui résume à elle seule l’état des lieux. Ce lundi 11 mai 2026, à Kinshasa, Véron Mosengo-Omba n’est pas venu faire de la politique. Il est venu poser des chiffres sur la table. Devant une assistance suspendue à ses lèvres, l’ancien secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF) a déroulé le programme qui, si les urnes du 20 mai lui sourient, changera le visage du football congolais.

Son credo ? « FECOFA 2030 ». Un projet sur quatre ans. Un budget : 25,6 millions de dollars. Soit 6,4 millions par an. Une somme qui fait rêver – et qui interroge.

Car l’homme qui fut l’un des cadres du football africain le sait mieux que personne : en RDC, ce n’est pas l’argent qui a manqué par le passé. C’est la manière de le dépenser. Alors cette fois, promet-il, tout sera différent. Audits indépendants annuels. Comptes publiés. Contrôle renforcé des fonds FIFA et CAF. La promesse d’une fédération « plus organisée, crédible et tournée vers l’avenir ».

Où va passer l’argent ? Le détail qui tue

Mosengo-Omba ne s’est pas contenté de grandes déclarations. Il a livré une feuille de route chirurgicale, presque chirurgicale. Voici comment seront répartis les 25,6 millions :

  • Sélections nationales : 5 millions USD – pour que les Léopards retrouvent leur fierté.

  • Compétitions nationales : 4 millions USD – la Linafoot doit respirer.

  • Football de base : 4 millions USD – la pépinière des talents de demain.

  • Football féminin : 3 millions USD – un effort historique pour les 26 provinces.

  • Infrastructures : 2,3 millions USD – des stades, des terrains, du concret.

  • Formation des entraîneurs : 1,5 million USD – on n’a jamais de bons joueurs sans bons coachs.

  • Direction technique nationale : 1,2 million USD – la mémoire et la méthode.

  • Audits, digitalisation et réformes : 800 000 USD – pour que tout ce beau monde rende des comptes.

  • Arbitrage (dont introduction de la VAR) : 800 000 USD – la technologie au service du jeu.

La première année (2026) absorbera 5,5 millions. La dernière (2029) grimpera à 7,6 millions. Une montée en puissance logique pour un projet qui veut d’abord poser des fondations solides avant de construire l’étage.

D’où viendra l’argent ? Du programme FIFA Forward, des appuis de la CAF, des revenus propres de la FECOFA… et de partenariats publics à hauteur de 16 millions de dollars. C’est là que le bât blesse. Car promettre 16 millions de l’État, en RDC, c’est prendre un risque. Mais Mosengo-Omba a décidé d’y croire.

VAR, foot féminin et anciennes gloires : les annonces qui font vibrer

La VAR débarque en Linafoot

L’annonce  fait l’effet d’une bombe. La VAR sera instaurée en Linafoot Ligue 1 dès la saison prochaine. Finies les polémiques arbitrales à répétition, du moins l’espère-t-il. Avec un budget de 800 000 dollars dédié à l’arbitrage, le candidat veut faire entrer le football congolais dans le XXIe siècle. Petite révolution technologique dans un pays où certains stades manquent encore d’électricité. Le défi est immense. L’ambition, vertigineuse.

3 millions pour les Lionnes du foot

C’est l’autre engagement fort : 3 millions de dollars sur quatre ans pour le football féminin. Une enveloppe qui ne se limitera pas à quelques tournois éphémères. Mosengo-Omba veut soutenir les clubs, organiser des compétitions nationales et développer la formation dans les 26 provinces. Parce que le football congolais, dit-il, ne sera vraiment grand que quand les femmes y joueront leur partition.

Shabani Nonda et les anciennes gloires

Le candidat ne veut pas reconstruire seul. Il appelle à la rescousse Shabani Nonda et toutes les anciennes gloires du football congolais. L’idée est simple : mettre l’expérience et la légende au service de la reconstruction. Un geste symbolique fort, qui parle autant au cœur qu’à la raison. Car au pays des Léopards, le football se transmet de génération en génération – et parfois, les meilleurs formateurs sont ceux qui ont porté le maillot.

Entre pari et nécessité

Le 20 mai 2026, les électeurs de la FECOFA devront choisir. D’un côté, la continuité. De l’autre, ce pari colossal signé Mosengo-Omba. 25,6 millions de dollars, 3 millions pour le foot féminin, la VAR, des audits indépendants, Shabani Nonda comme ambassadeur… Le programme est séduisant. Presque trop.

Mais l’ancien secrétaire général de la CAF le sait : ce n’est pas en sortant des chiffres qu’on change un pays. C’est en les réalisant. L’argent public promis viendra-t-il ? La VAR tiendra-t-elle dans des stades sans électricité fiable ? Les anciennes gloires accepteront-elles de s’engager vraiment ?

Autant de questions sans réponses, pour l’instant. Ce que Mosengo-Omba a apporté ce lundi 11 mai, ce n’est pas une certitude. C’est une direction. Une boussole pointée vers l’ambition, là où trop souvent, la résignation a prévalu.

Le football congolais souffre. Il saigne. Il attend. Et peut-être, juste peut-être, que ce 25,6 millions est le premier vrai chiffre d’une renaissance.

Rendez-vous le 20 mai. Les Léopards, eux, n’ont plus le temps de patienter.

FECOFA : nouvelle défection en série, la présidentielle déjà pliée ?

KINSHASA – Coup de théâtre, mais plus vraiment une surprise. Ce mercredi 6 mai 2026, Bosco Mwehu Beya Kofela, président du comité de gestion de la Linafoot et candidat déclaré à la présidence de la Fédération congolaise de football association (FECOFA), a claqué la porte. Dans une lettre adressée à la commission électorale, il annonce son retrait « libre et volontaire » pour « raisons personnelles ». Deux mots qui, dans le microcosme footballistique congolais, pèsent soudainement très lourd.

Son départ intervient quelques jours seulement après celui de Shabani Nonda, l’emblématique ancien capitaine des Léopards. Deux désistements en une semaine. Deux candidats qui disent renoncer « librement ». Et une question qui brûle toutes les lèvres : l’élection du 20 mai est-elle déjà jouée d’avance ?

« Libre et volontaire » : la formule qui fâche

Bosco Mwehu a tenu à le préciser noir sur blanc : « Ce désistement est fait de manière libre, volontaire et sans réserves. En conséquence, je renonce à toutes prétentions liées à ladite procédure. »

Une insistance qui, dans le contexte actuel, en dit long. Car en coulisses, personne n’y croit vraiment.

Rappel des faits : il y a quelques jours, Shabani Nonda avait déjà jeté l’éponge après avoir été recalé avec cinq autres postulants. Motif officiel ? « Raisons personnelles ». Motif officieux ? Un soupçon grandissant d’une élection écrite d’avance pour favoriser un seul homme.

Véron Mosengo-Omba : l’homme de la FIFA, mais aussi de Tshisekedi ?

Cet homme, c’est Véron Mosengo-Omba. Directeur Afrique de la FIFA, homme de confiance de Gianni Infantino… et présenté par plusieurs sources comme le candidat du président Félix Tshisekedi lui-même.

Un profil si puissant qu’il écrase la concurrence, même avant le premier tour. Mais la méthode, elle, fait grincer des dents.

Désormais, sur la ligne de départ, un seul adversaire semble encore tenir : Jean-Didier Massamba. Officiellement retenu. Officiellement en lice. Mais face à la vague de défections, son maintien tient presque du miracle.

« Mascarade électorale » : la presse étrangère s’en mêle

Les critiques ne viennent pas seulement de Kinshasa. Elles traversent les frontières.

Le journaliste d’investigation Romain Molina parle sans détour de « mascarade électorale » et de « pressions » persistantes. Selon lui, l’objectif serait clair : laisser le seul Véron Mosengo-Omba se présenter, pour assurer sa victoire avec la bénédiction de son « ami Gianni Infantino ».

Même analyse du côté de Stanis Bujakera Tshiamala, qui relaie les préoccupations d’observateurs de plus en plus nombreux face à ce qui apparaît comme une « élection verrouillée ».

Un comité de normalisation, des irrégularités, et un scrutin qui divise

Le processus électoral se déroule sous la supervision d’un comité de normalisation instauré par la FIFA depuis avril 2023 – et prolongé à plusieurs reprises. Un comité censé assainir et pacifier. Mais qui, aujourd’hui, est accusé par certains de laisser faire.

Plusieurs irrégularités ont déjà été relevées lors de l’examen des dossiers. Des recours ont été introduits. Mais rien n’y fait : sauf nouveau rebondissement, l’élection est maintenue au 20 mai prochain.

Massamba, dernier rempart ou prochaine défection ?

À ce stade, un seul homme semble encore pouvoir incarner l’opposition : Jean-Didier Massamba. Mais les paris sont ouverts. Dans une atmosphère aussi délétère, beaucoup murmurent que son désistement n’est qu’une question de jours.

« Vu la tournure des événements », glisse un observateur, « son retrait ne surprendrait personne. »

Alors, scrutin biaisé ou hasard des calendriers ? Les soupçons, eux, ne se retirent pas. Eux aussi sont restés en lice.

Affaire à suivre. Mais pour beaucoup, le 20 mai, il n’y aura peut-être même pas de match.

Orange RDC pose ses couleurs sur les Léopards : un partenariat qui sent la Coupe du monde

KINSHASA – Ambiance de gala, ce mercredi 6 mai 2026, à l’hôtel Sultani. Sous les projecteurs d’une salle bondée de personnalités du sport et des affaires, la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) et Orange RDC ont scellé un accord qui pourrait bien changer la donne pour les Léopards. Un partenariat modeste sur le papier, mais aux airs de révolution silencieuse.

Le stylo à peine reposé, les discours ont fusé. Et tous ont dit la même chose : ici, on ne parle pas seulement de sponsoring. On parle de retour aux sources, de fierté nationale, et peut-être même de Coupe du monde.

« Un retour à la maison » : l’émotion d’Orange RDC

C’est Brutus Sadou Diakite, directeur général d’Orange RDC, qui a livré la formule la plus forte de la matinée : « Ce partenariat est un retour à la maison. »

L’entreprise, historique dans le paysage footballistique africain, ne découvre pas le terrain. Mais en République démocratique du Congo, ce rapprochement avec la FECOFA a une saveur particulière. Orange ne veut pas juste coller son logo sur un maillot. L’ambition affichée est claire : accompagner la RDC à la Coupe du monde.

« Le football doit devenir un véritable levier de développement pour le pays », a martelé le patron d’Orange RDC, sous les applaudissements d’une assistance conquise.

Maillots, survêtements et quiz : le contrat décrypté

Derrière l’émotion, des engagements concrets. Présenté par Guy Losendjo, directeur général de LG Conseil, l’accord prévoit :

  • Une visibilité exclusive d’Orange RDC sur les équipements de toutes les sélections nationales (toutes catégories confondues) : maillots de match, survêtements d’entraînement.

  • Des initiatives numériques inédites, dont des quiz interactifs destinés aux jeunes et aux supporters pour tester leurs connaissances sur les Léopards, la Coupe du monde et l’histoire du football congolais.

De quoi allier présence sur le terrain et engagement digital, dans l’ADN d’Orange.

« Modeste mais solide » : la prudence lucide de la FECOFA

Côté FECOFA, on ne crie pas victoire trop vite, mais on savoure. La secrétaire générale, Lyly Tshimpumpu, a tenu à saluer « un appui important dans un contexte de difficultés financières ».

Son discours, teinté de réalisme, a marqué les esprits :

« Ce premier partenariat reste encore modeste. Mais il constitue une base solide pour une coopération plus large dans l’avenir. »

En clair : les Léopards reprennent des couleurs. Et Orange RDC entend bien les mener loin.

Le fanion contre le maillot : une cérémonie symbole

La signature s’est achevée dans la ferveur des symboles. Échange de fanions entre les deux parties. Puis un geste plus fort encore : Lyly Tshimpumpu a remis un maillot officiel des Léopards à Brutus Sadou Diakite.

Sous les flashes, l’instant avait des allures de baptême. Le premier match de cette nouvelle alliance venait de débuter.

Reste à savoir si, sur le terrain, les Léopards sauront répondre à l’appel. Mais une chose est sûre : ils seront désormais mieux habillés pour y parvenir.

« Pereira » débarque à Kindu : l’Ivoirien aux 40 ans de banc veut propulser Maniema Union sur le toit de l’Afrique

Le dimanche 3 mai, l’AS Maniema Union a brisé le silence. Alors que les play-offs de la Linafoot font rage, le club de Kindu a officiellement nommé Lassina Koné, 58 ans, surnommé « Pereira », au poste d’entraîneur principal. Il remplace Papy Kimoto, qui laisse un héritage honorable : un quart de finale en Coupe de la Confédération de la CAF – une première historique pour le club.

Mais la direction veut plus. Beaucoup plus.

« L’équipe a pris de l’assurance en Coupe d’Afrique. Mais pour progresser, il faut hausser le niveau », a lancé Pereira dès sa première prise de parole. L’objectif est clair : terminer dans les deux premiers du championnat national ou décrocher un billet pour une compétition interclubs de la CAF. Mieux encore : viser la Ligue des champions la saison prochaine.

Quarante ans d’expérience sur cinq bancs africains

Lassina Koné n’est pas un inconnu. Originaire de Côte d’Ivoire, ce technicien chevronné totalise près de quatre décennies de coaching sur le continent. Son CV parle pour lui :

  • Africa Sports (Côte d’Ivoire)

  • ASFA Yennenga (Burkina Faso)

  • Stade Malien (Mali)

  • Panthère FC (Niger)

  • AS Kaloum (Guinée)

À chaque étape, il a laissé son empreinte. À Kindu, on lui demande de repositionner le club parmi les formations africaines les plus redoutables, tout en consolidant les acquis sur la scène nationale. La durée de son contrat n’a pas été dévoilée, signe peut-être d’un pari à court terme avec des objectifs mesurables.

Un pari stratégique à un tournant décisif

Pourquoi maintenant ? Parce que le calendrier est impitoyable. Les play-offs de la Linafoot 2026 sont en plein milieu de leur course. Changer d’entraîneur à ce stade est un risque calculé.

Maniema Union sort d’un parcours africain qui a fait vibrer Kindu : élimination en quarts de finale de la Coupe de la Confédération. Une fierté, mais aussi une frustration. « On a goûté à la scène continentale, on veut y rester, et plus haut », glisse un dirigeant sous couvert d’anonymat.

Avec Pereira, le club amorce une nouvelle orientation sportive. L’ambition affichée : s’inscrire durablement dans l’élite africaine. La pression est immense, l’expérience est là. Reste à savoir si l’alchimie prendra assez vite pour décrocher ce fameux top 2 national.

À Kindu, la pluie équatoriale n’a pas empêché les supporters de scander le nom de « Pereira » dès l’annonce. Dans une saison déjà riche en rebondissements, Maniema Union joue son va-tout. Quarante ans d’expérience contre quelques mois de play-offs : le pari est osé. Mais en Afrique, les légendes s’écrivent souvent sur ces équilibres instables.

18 millions de dollars par qualifié : la FIFA met le paquet pour un Mondial 2026 historique

Vancouver, 28 avril – L’argent, le pouvoir, et le ballon rond. Au cœur du Congrès de la FIFA, ce mardi, la musique a changé. Elle sonne désormais comme un rouleau compresseur de billets verts.

Le Conseil de l’instance mondiale du football, réuni à Vancouver – l’une des villes hôtes du prochain Mondial – a dégainé une annonce qui va faire le tour de la planète sportive. Chacun des 48 pays qualifiés pour la phase finale de la Coupe du Monde 2026 empochera 18 145 833 dollars américains. Soit une augmentation de 15 % par rapport aux éditions précédentes.

Gianni Infantino, président de la FIFA, ne cache pas sa satisfaction : « La FIFA est fière d’afficher la situation financière la plus solide de son histoire. »

Traduction : les caisses débordent. Et l’argent va couler vers les fédérations.

Comment cet argent est-il réparti ?

La manne se décompose en trois parties :

  1. Fonds de préparation : en hausse de 1,5 million à 2,5 millions USD. De quoi affiner les réglages, organiser des matches amicaux, préparer les joueurs dans des conditions dignes de ce nom.

  2. Fonds liés à la qualification : 10 millions USD, contre 9 millions auparavant. Une prime directe pour le simple fait d’être parmi l’élite mondiale.

  3. Autres contributions : plus de 16 millions USD pour couvrir les frais logistiques (transports, hébergements, staffs) et un nombre accru de billets offerts aux délégations.

Au total, l’enveloppe globale destinée aux associations participantes avoisinera les 900 millions de dollars. Le reste des revenus irriguera le développement du football dans les 211 associations membres.

Une Coupe du Monde à 48 : la liste des qualifiés.

Le Mondial 2026, organisé conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, accueillera pour la première fois 48 nations. Voici les heureux élus, zone par zone.

Afrique (10) – La CAF à l’honneur :
RDC, Sénégal, Algérie, Cameroun, Côte d’Ivoire, Égypte, Maroc, Nigeria, Tunisie, Cap-Vert.
À noter : la présence de la RDC, qui retrouve la scène mondiale.

Europe (16) – Le Vieux Continent en force :
France, Allemagne, Angleterre, Belgique, Espagne, Portugal, Croatie, Pays-Bas, Suisse, Autriche, Écosse, Bosnie-Herzégovine, Tchéquie, Suède, Turquie, Norvège.

Amérique du Sud (6) – La CONMEBOL classique :
Argentine (championne en titre), Brésil, Uruguay, Colombie, Équateur, Bolivie.

Asie (9) – L’AFC monte en puissance :
Japon, Iran, Ouzbékistan, Irak, Arabie Saoudite, Australie, Qatar, Jordanie, Corée du Sud.

CONCACAF (5) – Hors pays hôtes :
Panama, Costa Rica, Curaçao, Haïti, Honduras.
S’ajoutent les trois co-organisateurs : États-Unis, Canada, Mexique.

Océanie (1) – Le grand saut :
Nouvelle-Zélande.

Deux annonces qui font le buzz.

Mais l’argent ne fait pas tout. Le Conseil de la FIFA a aussi frappé fort sur le plan disciplinaire et humanitaire.

Nouvelle règle disciplinaire : les joueurs qui quittent délibérément le terrain ou se couvrent la bouche pour communiquer (souvent pour masquer des messages à caractère politique ou commercial) seront passibles d’une exclusion temporaire. La FIFA veut reprendre la main sur l’image du jeu.

Solidarité : l’équipe féminine des réfugiées afghanes sera autorisée à participer aux compétitions organisées par la FIFA. Une décision lourde de sens, dans un contexte où les femmes afghanes ont été privées de sport par les autorités talibanes.

Un Mondial sous le signe de l’argent et de l’histoire.

Jamais une Coupe du Monde n’aura été aussi riche. Jamais elle n’aura réuni autant de nations. Et jamais elle n’aura tenté de concilier business, discipline et droits humains de cette manière.

À Vancouver, Gianni Infantino a conclu : « C’est un nouvel exemple illustrant comment les ressources de la FIFA sont réinvesties dans le football. »

Il reste à voir si ce réinvestissement profitera aussi au spectacle sur le terrain. Réponse à l’été 2026, sur les pelouses d’Amérique du Nord.

En attendant, les 48 qualifiés peuvent déjà rêver : 18 millions de dollars les attendent. Et pour certains, peut-être, la gloire éternelle.