CAN 2025 : La RDC respecte mais n’a « pas peur » de l’Algérie

Rabat, Maroc — La mission de la phase de groupes est accomplie. Mais le vrai défi commence maintenant. Après leur qualification sans trembler et une large victoire contre le Botswana (3-0), les Léopards de la RDC connaissent déjà leur prochain adversaire. En huitièmes de finale, le 6 janvier, ils affronteront les Fennecs d’Algérie. Un choc continental à préparer avec respect, mais sans peur.

Dans la zone mixte, les joueurs congolais ont immédiatement évoqué cette « très belle affiche ». Le milieu Samuel Moutoussamy a reconnu : « L’Algérie est l’une des grandes nations du football africain. » Puis il a ajouté, déterminé : « Ce sera compliqué, mais nous ferons le nécessaire pour les battre. »

Une confiance forgée par la progression et la solidarité

Cette assurance n’arrive pas par hasard. Elle résulte d’une progression constante observée ces derniers mois, notamment lors des barrages du Mondial 2026 contre le Cameroun et le Nigeria.
« C’est une progression logique », explique Moutoussamy. Il souligne la profondeur de l’effectif et un état d’esprit gagnant. Peu importe les titulaires, le groupe reste compétitif. La solidarité entre les joueurs est exceptionnelle.

Une défense solide, premier atout face aux Fennecs

Du côté de la défense, la confiance est tout aussi forte. Le gardien Lionel Mpasi, auteur d’une phase de groupes presque parfaite avec un seul but encaissé, anticipe un duel de haut niveau. « Ce sera une belle opposition entre deux grandes nations africaines », assure-t-il, serein.

La solidité défensive des Léopards, avec Mpasi en dernier rempart, constituera leur atout majeur. L’Algérie est réputée pour sa puissance offensive. Le gardien du Havre AC et ses défenseurs devront être irréprochables.

Les Léopards abordent donc ce rendez-vous avec le bon équilibre : respect pour un adversaire prestigieux et confiance tranquille dans leur progression. Ils ont déjà prouvé qu’ils pouvaient battre des géants. Le 6 janvier, ils auront l’occasion de continuer leur parcours et de faire rêver toute la RDC.

1xBet 2025 : Renforcer les marchés, les communautés et la confiance

2025 a été une année dynamique pour 1xBet sur de nombreux marchés africains. La marque a combiné ses actifs de sponsoring footballistique à l’échelle du continent avec des initiatives locales, a étendu ses activations numériques dans les GEOs où le numérique restait le principal canal de distribution, et a poursuivi le développement de sa présence physique là où le commerce de détail était possible. Parallèlement à ses activités marketing, 1xBet a investi dans la modernisation de sa plateforme, la simplification des paiements et la communication sur le jeu responsable, tout en soutenant des projets communautaires à forte valeur ajoutée à long terme.

Un football panafricain au cœur de ses priorités : partenariat avec la CAF et dynamique de la CAN

Le football africain est resté un pilier central de la stratégie régionale de 1xBet. En tant que partenaire officiel de la Confédération africaine de football (CAF), la société a continué de soutenir les principales compétitions du continent et de susciter l’enthousiasme pour la CAN, l’un des événements sportifs les plus suivis d’Afrique. Ce partenariat de longue durée a permis d’unifier la communication dans les différentes GEOs, offrant ainsi un discours footballistique cohérent que les équipes locales ont pu adapter à leurs marchés.

Promotions et activations locales

Tout au long de l’année 2025, 1xBet a déployé un calendrier promotionnel diversifié et structuré sur de nombreux marchés, combinant des formats numériques évolutifs et des activations adaptées aux contextes locaux. Un flux constant de campagnes phares – dont CAF Trophy Hunt, Spin and Win, les tirages au sort hebdomadaires de freebets et d’autres formats récurrents – a assuré une visibilité continue et un engagement régulier du public tout au long de l’année.

Au cœur de cet écosystème promotionnel se trouvait Grand Match, la campagne phare de 2025 et l’une des initiatives les plus largement communiquées sur les différents marchés. Soutenu par des articles dédiés et une couverture médiatique importante, Grand Match s’est distingué par sa simplicité, son ancrage dans le football et ses remises de prix physiques offrant des récompenses en espèces de grande valeur. Au Ghana, au Burundi, en Zambie, au Congo-Brazzaville, en Gambie et dans d’autres pays, les gagnants ont été récompensés en personne, transformant la campagne en une expérience concrète et tangible qui a dépassé le cadre de la communication numérique et renforcé la crédibilité de l’entreprise.

Parallèlement aux formats globaux, 1xBet a activement localisé ses activations afin de refléter le contexte national et les moments clés du calendrier. Les bonus offerts à l’occasion de la fête nationale dans des pays comme la Côte d’Ivoire, le Mali et le Burundi ont constitué d’importants points de contact émotionnels, tandis que des campagnes telles que WOW Promo, « Des paris pour tous », des initiatives axées sur l’application et 1xGames ont renforcé la portée, la créativité et la visibilité des produits auprès de différents segments d’utilisateurs.

Parallèlement, l’année 2025 a été marquée par des progrès significatifs en matière de présence locale et d’activité hors ligne dans plusieurs pays. En Guinée équatoriale, 1xBet a consolidé sa présence grâce au parrainage de compétitions de football à Malabo, à des promotions estivales dans ses points de vente et à l’ouverture d’une nouvelle agence de paris – une étape importante dans le développement de ses activités hors ligne. En Sierra Leone, l’ouverture de la première agence de paris du pays a constitué une étape majeure et un puissant catalyseur d’information, favorisant ainsi une forte présence sur les réseaux sociaux. La Zambie a affiché l’un des calendriers d’activités sur le terrain les plus dynamiques, combinant la diffusion de matchs dans les bars, la participation à de grands événements locaux, des tournois PlayStation dans les boutiques de paris et le parrainage de l’événement de sport automobile Drift vs Spin. Ensemble, ces initiatives ont mis en lumière la capacité de 1xBet à déployer des campagnes à grande échelle sur de multiples marchés, tout en adaptant leur mise en œuvre aux réalités locales. L’entreprise a su équilibrer la portée numérique et la visibilité hors ligne et transformer les promotions en moments de marque mémorables, soutenus par une communication en ligne et un engagement concret.

Concours sur les réseaux sociaux et engagement numérique

Tout au long de l’année 2025, les concours sur les réseaux sociaux sont restés l’un des moyens les plus efficaces pour 1xBet d’interagir avec son public. La marque a ainsi mené des centaines de campagnes interactives, avec en moyenne 20 à 35 concours par pays, permettant à plus de 5 000 personnes de gagner des prix sur tout le continent.

Nombre de ces promotions ont été mises en œuvre en collaboration avec des ambassadeurs locaux, des clubs de football et des partenaires communautaires, notamment dans le cadre de campagnes conjointes avec des artistes, des athlètes et des initiatives sociales. Globalement, ces activités sur les réseaux sociaux ont assuré une visibilité stable, une interaction régulière avec le public et un engagement à grande échelle sur de nombreux marchés tout au long de l’année.

Partenariats et ambassadeurs : Sport et culture, une approche locale

En 2025, 1xBet a renforcé sa crédibilité et sa visibilité locale grâce à des partenariats adaptés au contexte de chaque marché :

  • Burundi : collaboration avec la Fédération burundaise de football et les ambassadeurs musicaux locaux Sat-B et Drama T, associant la marque au football et à la culture.
  • République démocratique du Congo : partenariat avec Ferre Gola, associé à d’importantes offres promotionnelles et à des jeux-concours.
  • Gambie : partenariat avec Jizzle, incluant le sponsoring de concerts, créant ainsi un lien entre les communautés sportives et la vie culturelle.
  • Kenya : sponsoring de la Waziri 1xCup et partenariat avec le Mathare United FC, soutenant le sport amateur et la participation des jeunes.
  • Cameroun : partenariats structurés avec Ténor, le FC Bamenda et la Fédération camerounaise de basket-ball, assurant une présence multisports et multicanale.
  • Congo-Brazzaville : poursuite de la collaboration avec Tidiane Mario et renouvellement du partenariat avec le FC Diables Noirs.

Impact social et éducation : des projets à long terme

Au-delà de ses activités liées à la marque, 1xBet a soutenu diverses initiatives visant à générer un impact communautaire durable dans plusieurs régions, en mettant l’accent sur l’éducation, le sport de masse, le développement culturel et la responsabilité sociale.

Par le biais de la fondation SiGMA, 1xBet a contribué à des projets éducatifs à long terme en Ouganda et en Éthiopie, soutenant la modernisation des infrastructures scolaires et communautaires. Dans le district de Kasese, en Ouganda, l’initiative crée un environnement éducatif sûr et durable pour environ 300 personnes, tandis qu’en Éthiopie, elle s’est concentrée sur l’éducation et l’autonomisation des femmes grâce à des centres communautaires structurés.

En Guinée, l’engagement social s’est concrétisé par le programme 1xImpact, une plateforme active toute l’année qui soutient les groupes vulnérables par le biais d’initiatives humanitaires et familiales. En Zambie, le projet « Sécurité routière » a promu la responsabilité sociale des conducteurs et des piétons grâce à des contenus pédagogiques, des supports de communication et des actions interactives.

L’impact par le sport a joué un rôle central au Nigéria et au Kenya. Au Nigéria, 1xCup a soutenu le football amateur à travers des tournois de grande envergure et une forte présence numérique, tandis que 1xWoman s’est concentré sur l’autonomisation des femmes dans le sport par le biais de l’éducation et du mentorat. Au Kenya, la Waziri 1xCup a combiné compétition multisports et soutien concret aux communautés, renforçant ainsi le sport chez les jeunes et les infrastructures locales.

Par ailleurs, 1xBet a reçu le prix du Meilleur programme de sponsoring lors du Gaming Operators’ Gala & Award Night pour sa contribution au développement du sport au Nigéria grâce au projet 1xCup. Cette récompense a mis en lumière l’approche structurée de la marque en matière de sponsoring de football, de compétitions de jeunes et de respect des normes réglementaires, confortant ainsi la réputation de 1xBet comme partenaire de long terme dans le développement du sport africain.

Des initiatives culturelles ont étendu l’influence sociale de la marque au Congo-Brazzaville et au Ghana. Au Congo, 1xBet a soutenu FESPAM, le plus grand festival panafricain de musique, contribuant ainsi au développement des industries créatives et à l’engagement des jeunes. Au Ghana, la participation au Dashiki Festival 2025 a permis de tisser des liens entre sport, culture et communauté grâce à des actions environnementales, des compétitions de football et des festivités culturelles.

Ensemble, ces projets illustrent l’engagement social à long terme de 1xBet, qui soutient l’éducation, l’inclusion, la sécurité, le sport et la culture sur différents marchés.

Développement produit et plateforme : performance, paiements, pertinence locale

Sur tous les marchés, l’objectif produit de 1xBet pour 2025 était de privilégier la rapidité, la simplicité d’utilisation et un contenu adapté au contexte local.

  • Mises à jour de la plateforme : plusieurs marchés ont mis à jour leur plateforme, améliorant ainsi ses performances et son ergonomie (par exemple, en Zambie, au Burkina Faso, à Madagascar, en Guinée, au Mali et dans d’autres pays).
  • Paiements et cashback : l’accessibilité des paiements locaux a été renforcée grâce au cashback et aux intégrations, comme par exemple l’augmentation du cashback Orange (de 5 % à 10 % selon les endroits où la méthode est prise en charge) et l’introduction du cashback Airtel (par exemple, au Gabon ; 10 % au Tchad avec Airtel).
  • Expansion du contenu local : au Burundi, la section Sport a intégré des matchs de la Ligue A locale, renforçant ainsi sa pertinence pour le public amateur de football national.
  • Développement d’applications et de chaînes : la RDC a mis en avant le lancement d’une application iOS ; d’autres marchés ont étendu la distribution de contenu et leurs chaînes propriétaires (par exemple, relancement de Telegram, le cas échéant).

Intérêt pour le sport : les préférences des fans

Malgré les spécificités de chaque marché, l’intérêt du public pour l’ensemble du portefeuille s’est constamment concentré sur le football, avec un intérêt supplémentaire marqué pour le basket-ball, le tennis et l’e-sport selon les zones géographiques. Les compétitions de la CAF, les grands championnats européens (Premier League, Liga, Serie A) et la finale de la Ligue des champions de l’UEFA ont été les principaux moteurs d’intérêt, les rencontres internationales les plus prestigieuses constituant souvent des pics d’audience clés.

Jeu responsable : campagnes 1xBalance

Le jeu responsable est resté un axe de communication majeur sur de nombreux marchés en 2025. L’initiative 1xBalance a continué de se développer grâce à des campagnes régulières sur les réseaux sociaux, proposant des contenus pédagogiques, des messages de sensibilisation et des conseils pratiques pour une pratique du jeu plus éclairée.

La campagne 1xBalance est toujours active sur les réseaux sociaux de la marque et se poursuivra en 2026. En janvier 2026, 1xBet prévoit également de lancer un site web dédié à 1xBalance, offrant des conseils structurés, des guides pratiques et des outils de jeu responsable pour un jeu conscient et équilibré.

Reconnaissance internationale : finaliste des SiGMA Africa Awards

À l’international, 1xBet a continué d’être reconnu par le secteur. L’année dernière, la société a été nommée Meilleur opérateur de paris sportifs en Afrique lors des prestigieux SiGMA Africa Awards 2024, une véritable consécration pour l’industrie. Le point fort de cette année a été la nomination de 1xBet comme finaliste aux SiGMA Africa Awards 2025 dans deux catégories : Meilleur opérateur de paris sportifs 2025 et Meilleure application mobile 2025.

Ces nominations, ainsi que des récompenses internationales telles que le prix du « Produit sportif mobile de l’année » aux International Gaming Awards 2025, confirment la position de 1xBet parmi les marques de jeux d’élite en Afrique.

Perspectives

Fin 2025, 1xBet avait renforcé son déploiement sur plusieurs marchés grâce à une combinaison équilibrée d’activations numériques, d’actions hors ligne lorsque cela était possible, d’améliorations de produits et de projets communautaires. Porté par la dynamique de la CAN, le développement continu de sa plateforme et l’émergence de nouvelles initiatives sur les marchés, 2026 s’annonce comme l’année idéale pour proposer de nouveaux formats et une offre élargie, le tout reposant sur une base solide : constance, pertinence locale et investissements à long terme.

Les jeunes de Goma préparent une marche contre l’occupation

Goma, RDC — La colère se structure et prend date. Des jeunes issus de mouvements citoyens et de groupes de pression ont officiellement annoncé l’organisation d’une manifestation pacifique le vendredi 2 janvier 2026 à Goma. Leur objectif est clair : exiger le retrait immédiat des troupes rwandaises et des rebelles de l’AFC-M23 des zones qu’ils occupent dans l’Est de la RDC.

Dans une lettre officielle adressée au maire de Goma, les organisateurs, regroupés sous la bannière du collectif Génération Z RDC, inscrivent leur action dans le cadre de la Constitution. Ils dénoncent avec force « la violation de l’intégrité territoriale de la RDC par l’armée rwandaise » et les « graves atteintes aux droits humains et à la dignité des populations civiles ».

Une marche pour la justice et la souveraineté

Au-delà de la dénonciation, la marche porte une exigence de justice. Les jeunes manifestants réclament que les auteurs présumés de crimes contre l’humanité soient traduits devant les juridictions internationales, notamment la Cour pénale internationale (CPI). Ils entendent ainsi rompre le cycle de l’impunité qui entoure les violences dans la région.

L’itinéraire prévu est symbolique : il partira du rond-point Kihisi pour traverser les artères de Birere et Signers, avant de rejoindre le Boulevard du 30 Juin (BDGL). Le point final sera le quartier général de la MONUSCO à Goma, un choix qui interpelle directement la mission de l’ONU sur son rôle de protection des civils.

Les organisateurs ont sollicité l’encadrement des forces de sécurité congolaises pour garantir le caractère strictement pacifique de l’événement.

Une date au fort symbolisme historique

Le choix du 2 janvier n’est pas anodin. Cette date marque l’anniversaire de l’assassinat du colonel Mamadou Ndala Moustapha, héros militaire qui avait joué un rôle décisif dans la défaite du M23 en 2013. Son meurtre, survenu alors qu’il préparait des opérations contre les ADF, reste une plaie ouverte dans la mémoire collective du Nord-Kivu. En marchant ce jour-là, la jeunesse de Goma entend honorer sa mémoire et rappeler que la lutte pour la souveraineté du territoire est un combat inachevé.

Cette mobilisation intervient dans un contexte de tension extrême, où la rébellion a récemment autorisé des rassemblements pro-M23 dans les zones qu’elle contrôle. La marche du 2 janvier se veut la réponse citoyenne et pacifique d’une population excédée par l’occupation et déterminée à faire entendre sa voix pour la paix et la justice.

Les Léopards déjà en 8es de finale

Rabat, Maroc — C’est mathématique. À la veille de leur dernier match de poule, les Léopards de la RDC peuvent déjà préparer les huitièmes de finale de la CAN 2025. Quel que soit le résultat de leur face-à-face avec le Botswana ce mardi, leur billet pour la phase à élimination directe est déjà validé.

Avec 4 points au compteur après une victoire face au Bénin (1-0) et un nul de haute tenue contre le Sénégal (1-1), la RDC est assurée de poursuivre l’aventure. Dans ce tournoi à 24 équipes où les deux premiers de chaque groupe et les quatre meilleurs troisièmes se qualifient, les calculs sont formels : les Congolais sont hors de portée de l’élimination.

Pourquoi la qualification est déjà actée ?

L’analyse des groupes déjà bouclés et des scénarios possibles ne laisse aucune place au doute. Le parcours des Léopards les place dans une position intouchable :

  • À la pire des places : Même en cas de défaite contre le Botswana (reste à 4 points), la RDC terminerait troisième de son groupe. Or, avec 4 points et une différence de buts positive (+1), elle serait largement au-dessus des troisièmes des groupes A et B déjà connus (Comores à 2 pts, Angola à 2 pts).

  • La marge de sécurité : Il est statistiquement impossible que plus de quatre groupes produisent un troisième avec 5 ou 6 points, un seuil que la RDC ne peut plus atteindre si elle perd. Sa différence de buts constitue également un atout décisif face aux autres prétendants au titre de « meilleur troisième ».

  • Les autres scénarios : En cas de nul ou de victoire, les Léopards termineraient même parmi les deux premiers du Groupe D, évitant ainsi toute comparaison avec les autres troisièmes.

Un match sans pression mais pas sans importance

Le duel contre le Botswana (mardi 30 décembre, 20h au stade Al Madina) perd donc son enjeu qualificatif. Cependant, il reste capital pour le classement final dans le groupe. Une victoire pourrait offrir la première place si le Sénégal trébuche face au Bénin, ou conforter la seconde position. Ce rang déterminera l’adversaire en huitièmes, avec à la clé un tableau potentiellement plus ou moins difficile.

Les supporters congolais peuvent d’ores et déjà savourer cette qualification, fruit d’un début de compétition solide. L’équipe de Sébastien Desabre peut désormais aborder son dernier match de poule l’esprit plus léger, mais avec l’ambition de poursuivre sur sa dynamique positive.

Les Léopards doivent « gagner large » pour viser la première place

Rabat, Maroc — L’objectif est simple, mais la tâche ne le sera peut-être pas. À la veille du match décisif contre le Botswana (mardi 30 décembre, 20h), le sélectionneur de la RDC, Sébastien Desabre, et le latéral Joris Kayembe ont fixé la ligne devant la presse. Pour terminer en tête du Groupe D, les Léopards n’ont pas le choix : ils doivent s’imposer, et avec un score étoffé.

« On doit gagner pour la première place, mais on doit également gagner pour le retard qu’on peut avoir sur le Sénégal », a déclaré d’emblée Desabre, conscient des enjeux du classement. Face aux Zèbres du Botswana, la RDC joue plus qu’une qualification ; elle se bat pour le premier rang, synonyme d’un tableau théoriquement plus abordable en huitièmes de finale.

L’état d’esprit : ambitieux et offensif

Malgré l’absence confirmée d’Arthur Masuaku (petite entorse à la cheville), le technicien français a affiché la sérénité et l’ambition du groupe. « Tout le monde est capable de débuter un match », a-t-il lancé, signe d’une confiance étendue à l’ensemble de l’effectif.

Sa feuille de route est claire : « Non seulement s’imposer, mais proposer un jeu offensif. Dans les premières minutes, on va essayer d’emballer la rencontre. » Un impératif de « score large » réitéré, car la différence de buts pourrait être déterminante pour devancer le Sénégal, qui affronte le Bénin en parallèle.

Un groupe soudé face à la « fin des petites équipes »

Joris Kayembe, en porte-voix des joueurs, a renchéri sur la cohésion et l’état d’esprit positif. « On est tous contents d’être là. Que ce soit les joueurs sur le terrain ou ceux sur le banc, on est tous derrière l’équipe. »

Le latéral a aussi rappelé une réalité du football africain contemporain : « Aujourd’hui en Afrique, il n’y a plus de petite équipe. » Un avertissement pour éviter tout relâchement face à un Botswana qui n’a encore marqué aucun point, mais qui reste capable de surprendre. La mission est donc double : gagner, et marquer « le plus de buts possibles ».

Le rendez-vous est pris ce mardi au stade Al Madina de Rabat. Les Léopards savent que seule une victoire nette leur permettra de maîtriser pleinement leur destin dans cette CAN 2025.

Aux portes de Kinshasa, le spectre d’une nouvelle rébellion

Kinshasa, RDC — L’armée congolaise a changé de vocabulaire. Elle ne parle plus de « milice », mais de « rébellion ». Ce glissement sémantique, lourd de sens, fait suite à de nouveaux combats meurtriers. Ce week-end, à Bolingo, une localité située aux portes mêmes de Kinshasa, l’armée a engagé une opération d’envergure contre les combattants Mobondo. Le bilan est lourd : 15 miliciens et 5 soldats tués.

Cette confrontation illustre la dangereuse métamorphose d’un conflit qui semblait pourtant local. À l’origine, un différend foncier dans le territoire de Kwamouth, dans la province du Mai-Ndombe, opposant les communautés Teke et Yaka. Mais la violence a essaimé, grignotant du terrain mois après mois, pour se rapprocher inexorablement de la capitale politique du pays.

L’accusation qui trouble : des soutiens « proches du pouvoir »

La nouveauté réside moins dans les affrontements que dans l’explication avancée publiquement par l’armée. Devant la presse à Kikwit ce 28 décembre, le porte-parole des opérations « Ngemba » dans l’Ouest, le capitaine Anthony Mwalushay, a lancé une accusation qui fait l’effet d’une bombe.

Il a déclaré que le mouvement Mobondo bénéficierait de soutiens influents, « souvent derrière le président de la République ». « La journée, ils sont comme des agneaux et la nuit, ce sont eux qui commandent les Mobondo », a-t-il affirmé, dépeignant une collusion troublante entre certains cercles politiques et la rébellion armée.

Le capitaine Mwalushay a précisé que des combattants capturés avaient « cité certains noms » lors des interrogatoires. « Nos services sont en train de mener des enquêtes avant de mettre les informations sur la place publique », a-t-il ajouté, laissant planer la menace de révélations à venir.

Un ultimatum militaire et un front qui s’élargit

Face à cette situation, l’armée affiche une détermination sans faille. Le message du porte-parole est un ultimatum clair, tant pour les rebelles que pour leurs éventuels protecteurs : « Si Kinshasa donne raison à ces beaux parleurs… nous, les militaires, nous allons faire notre travail avec des armes. »

Il a assuré que l’armée « va traquer jusqu’au dernier Mobondo », soulignant que la menace n’est plus cantonnée à l’Est du pays, théâtre des conflits contre le M23, mais est désormais palpable à l’Ouest, au cœur du pouvoir. Malgré cette fermeté, un appel à la reddition a été lancé aux combattants Mobondo.

Cette déclaration publique d’un officier supérieur ouvre une crise inédite. Elle place l’armée en position de dénonciateur d’une possible cinquième colonne au sein de l’État même, et pose une question brûlante : qui, à Kinshasa, pourrait avoir intérêt à alimenter une rébellion aux portes de la capitale ? La réponse pourrait bien définir la nouvelle ligne de front, non plus seulement militaire, mais politique, en République démocratique du Congo.

Faux retrait à Uvira : Tshisekedi hausse le ton contre Kigali

Dimanche 21 décembre 2025, l’écran s’est allumé sur un sommet pas comme les autres. Derrière la froideur de la visioconférence du mécanisme régional de suivi de l’Accord-cadre de la CIRGL, la tension était palpable. Depuis Kinshasa, Félix Tshisekedi n’est pas venu arrondir les angles. Il est venu dire non. Non aux annonces qu’il juge trompeuses. Non aux demi-mesures. Et surtout, non à ce qu’il appelle un « faux retrait ».

Face aux chefs d’État de la région et aux partenaires internationaux — Union africaine, Union européenne, Nations unies et États-Unis — le président congolais a balayé l’annonce du retrait de l’AFC/M23 de la ville d’Uvira, dans le Sud-Kivu. À ses yeux, les faits sur le terrain racontent une tout autre histoire.

« Un retrait qui ne se voit pas n’existe pas »

« Le prétendu retrait de l’AFC/M23 d’Uvira ne correspond ni aux faits ni aux observations recueillies sur le terrain », a-t-il lancé, sans détour. Selon les autorités congolaises, des éléments armés restent présents dans la ville et ses environs. Des positions stratégiques demeureraient occupées. Pendant ce temps, les habitants continuent de vivre sous la menace des exactions.

Dans ce climat d’insécurité persistante, Tshisekedi a posé une ligne rouge claire. Pour lui, un retrait ne se proclame pas, il se constate. « Un retrait annoncé mais non suivi d’actions concrètes ne saurait être considéré comme réel », a-t-il martelé. Il a rappelé que la crédibilité de tout processus de paix repose sur des actes vérifiables, et non sur des déclarations de circonstance.

Message direct à Kigali

Puis le ton est monté d’un cran. Profitant de cette tribune régionale, le chef de l’État congolais a ciblé l’implication étrangère dans le conflit à l’est de la RDC. Son message à Kigali se voulait limpide, presque chirurgical.

« Ce que nous attendons, ce n’est ni un redéploiement ni un déplacement tactique, mais le retrait effectif, complet et sans équivoque des troupes rwandaises de l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo », a-t-il déclaré.

Dans une région meurtrie par des années de violences, chaque annonce de paix est désormais scrutée avec méfiance par des populations épuisées. Félix Tshisekedi a voulu rappeler une vérité simple : la paix ne se décrète pas depuis les tribunes diplomatiques. Elle se construit sur le terrain, par des gestes clairs, mesurables et irréversibles.

À Uvira comme ailleurs dans l’est de la RDC, le temps des annonces symboliques semble révolu. Place, désormais, à l’épreuve des faits.

SADC : la RDC privée de parole lors d’un sommet crucial

Dans la matinée du mercredi 17 décembre 2025, la réunion virtuelle de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), consacrée à la situation politique à Madagascar, a pris un tournant inattendu. Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo, s’est vu refuser le droit de prendre la parole, selon plusieurs sources proches du dossier.

La décision a jeté une ombre sur la participation congolaise. Elle serait la conséquence directe de contributions financières non honorées par la RDC pour l’opérationnalisation de la Mission de la SADC en RDC (SAMIDRC). Déployée entre 2023 et 2024 pour appuyer Kinshasa dans sa lutte contre le M23 dans l’est du pays, cette force régionale avait vu son mandat expirer en mars 2025.

Les Seychelles et les Comores ont également été privés de parole, la SADC appliquant la même sanction aux États en retard sur leurs contributions financières. La réunion, présidée par l’Afrique du Sud, en tant que présidente intérimaire de la SADC, a donc vu plusieurs voix de la région rester silencieuses, malgré l’urgence des discussions sur Madagascar.

Précédant le sommet, la Réunion ministérielle et la session des experts du même jour avaient déjà mis la RDC en retrait. Ainsi, Kinshasa a été privée de tout espace d’expression à chaque étape de ce sommet virtuel, une situation qui souligne la tension entre obligations financières régionales et influence diplomatique.

Pour la RDC et Félix Tshisekedi, cet épisode marque un coup diplomatique délicat, rappelant que l’engagement financier et politique au sein de la SADC est indissociable de la capacité à peser dans les décisions régionales, y compris sur des dossiers stratégiques comme la lutte contre le M23.

Uvira peut-elle croire au retrait du M23 ?

La nuit tombe sur Uvira quand l’annonce tombe. Mercredi soir, le groupe armé AFC/M23 affirme que ses combattants sont en train de quitter la ville. Un retrait « en cours », promet-il, qui devrait être achevé « d’ici demain ». Dans une région habituée aux communiqués de guerre, la déclaration intrigue autant qu’elle inquiète.

À la tête du mouvement, Bertrand Bisimwa appelle à la vigilance. Il exhorte « la médiation et les partenaires » à garantir que la ville ne bascule pas dans un cycle de représailles ou de violences post-retrait. Mais surtout, il prévient : une réoccupation immédiate par les FARDC ou les groupes Wazalendo ne sera « pas tolérée ». Une phrase lourde de menaces, qui rappelle que la guerre n’est jamais loin.

Pour l’instant, l’annonce ne concerne qu’Uvira. Silence total sur les autres zones conquises depuis le 10 décembre. Un détail qui alimente le doute.

Kinshasa refuse de se fier aux mots

À Kinshasa, la réaction ne se fait pas attendre. Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, exprime publiquement sa méfiance. Sur le réseau X, il aligne les questions, sans détour :
« Qui peut le vérifier ? Où partent-ils ? Combien étaient-ils ? Que laissent-ils dans la ville ? »

Le gouvernement craint des manœuvres de camouflage, évoquant le risque de combattants se fondant dans la population civile. Pour les autorités congolaises, cette annonce reste unilatérale et ne saurait suffire. Kinshasa maintient sa position : ce qu’elle attend, c’est « le retrait effectif des troupes rwandaises de toutes les zones occupées ».

En clair, pas de triomphalisme. Seulement de la vigilance.

Washington entre en scène

Pendant que les regards restent braqués sur Uvira, la diplomatie s’active à des milliers de kilomètres. À Washington, le secrétaire d’État adjoint américain Christopher Landau a rencontré la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, pour discuter de la flambée des violences dans l’est de la RDC.

Les États-Unis affirment suivre la situation « au plus haut niveau ». L’ambassadrice américaine à Kinshasa, Lucy Tamlyn, assure que Washington poursuivra le dialogue avec toutes les parties et continuera de pousser pour un retour au cadre des négociations.

Une ville entre attente et incertitude

À Uvira, pourtant, la réalité reste la même : une ville suspendue à des promesses, coincée entre un retrait annoncé et un avenir incertain. Si les armes se taisent un instant, la confiance, elle, tarde à revenir.

Dans l’est de la RDC, les mots ont souvent précédé d’autres combats. Cette fois encore, seule la réalité du terrain dira si Uvira connaîtra enfin une accalmie… ou simplement une pause avant la prochaine tempête.

« Ce n’était pas du mépris » : Tshisekedi clarifie et appelle à la dignité de l’État

Il arrive que des mots, prononcés dans un contexte précis, dépassent leur intention première.
Ce mardi à Kinshasa, Félix Tshisekedi a donc voulu lever toute ambiguïté. En marge de l’ouverture de la première édition des Conférences annuelles du service public, le président congolais est revenu sur une déclaration qui continue de provoquer débats et réactions. Il s’agit de ses propos sur l’armée qu’il disait avoir héritée en 2019, qualifiée de « clochards ».

Une mise au point nécessaire

Le chef de l’État a tenu à préciser le sens exact de ses paroles.
« Lorsque je dénonce parfois avec des mots durs, ce n’est jamais pour les mépriser, et encore moins nos vaillantes forces de défense et de sécurité », a-t-il assuré.

Selon Félix Tshisekedi, cette formule visait surtout à souligner l’urgence. Il voulait attirer l’attention sur la nécessité de restaurer la dignité de fonctionnaires et d’agents de l’État. Longtemps, ces derniers ont travaillé dans des conditions indignes, sans équipements suffisants et sans reconnaissance réelle.

Rétablir la dignité par des actes

Le président insiste sur un point central : la dignité ne se proclame pas, elle se construit.
Ainsi, il rappelle les réformes déjà engagées en faveur des militaires et des policiers congolais.

D’abord, l’État a doublé les rémunérations. Ensuite, il a intégré ces agents au régime spécial de sécurité sociale. Enfin, il a assuré la prise en charge de la retraite et des risques professionnels.

« La vraie honte n’est pas dans l’injustice subie. Elle réside dans l’indifférence organisée », a-t-il déclaré, sur un ton grave.

Un service public au service des citoyens

Au-delà des forces de sécurité, Félix Tshisekedi a élargi son propos. Il a réaffirmé que la refondation des services publics reste l’un des piliers de son action.

« Notre devoir est de reconstruire des services publics proches, efficaces et justes », a-t-il déclaré. Il a, dans le même temps, appelé à rompre avec les lenteurs administratives et les tracasseries. Selon lui, ces pratiques minent la relation entre l’État et les citoyens.

Désormais, insiste-t-il, les Congolais doivent être considérés comme des ayants droit. Ils ne doivent plus être perçus comme de simples demandeurs face à l’administration.

« J’ai pris devant la nation l’engagement qu’aucune Congolaise et aucun Congolais ne soient privés de services publics dignes de ce nom », a-t-il martelé. Il a cité la police, la justice, la santé, l’éducation et l’administration territoriale.

Lihau : résistance nationale et contrat de transparence

Prenant ensuite la parole, le vice-Premier ministre chargé de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a replacé ces réformes dans un contexte plus large. Il a évoqué les tensions sécuritaires persistantes dans l’Est du pays.

« La RDC ne cédera aucun centimètre de son territoire. Ni maintenant, ni demain, ni jamais », a-t-il affirmé. Il a mis en avant la résilience du peuple congolais et son soutien au président Tshisekedi.

Revenant sur les violences à Uvira, il a refusé toute banalisation.
« Ce sont des femmes violées, des enfants privés d’innocence, des vies fauchées parce qu’ils sont Congolais », a-t-il dénoncé.

Un nouveau contrat entre l’État et les citoyens

Pour conclure, Jean-Pierre Lihau a insisté sur une exigence centrale : l’évaluation permanente de l’action publique. Selon lui, cette évaluation doit reposer sur des données fiables et accessibles.

« Les Conférences annuelles du service public constituent le socle d’un nouveau contrat entre l’État et les citoyens », a-t-il expliqué. Il a appelé à une transparence continue et à une véritable recevabilité de l’administration envers la population.