RDC : Judith Tuluka Suminwa nommée à la tête du gouvernement

Le président de la République Félix Tshisekedi a nommé, ce lundi 1er avril, Judith Suminwa Tuluka au poste de Premier ministre.

 

Judith Tuluka Suminwa prend les rênes de la primature. Elle remplace à ce poste Jean-Michel Sama Lukonde. Cette nomination a été annoncée par la porte-parole du chef de l’Etat, Tina Salama, sur la chaine de télévision nationale, RTNC. C’est la première femme à occuper le poste de chef du gouvernement en RDC.

Précédemment ministre du Plan au sein du gouvernement Sama Lukonde II, elle était l’une des trois femmes à occuper un poste au sein de cette administration. Cette originaire du Kongo-Central est titulaire d’une maîtrise en économie appliquée, et a fait ses études supérieures à l’Université Libre de Bruxelles (ULB).

Judith Tuluka Suminwa a forgé son expérience professionnelle dans le secteur bancaire et au PNUD, avant d’embrasser une carrière au sein de l’exécutif national. Elle détient également un diplôme d’études complémentaires en gestion des ressources humaines dans les pays en voie de développement.

« Mes pensées vont à l’Est, dans tous les coins du pays qui aujourd’hui sont confrontés à des conflits face à des ennemis qui sont parfois cachés, qui ne se révèlent pas, mais que l’on trouvera, qu’on va pourchasser d’une manière ou d’une autre. Je pense à cette population et je suis de tout cœur avec elle » a-t-elle déclaré après sa nomination.

 

RDC : des banques d’investissement et de crédits agricoles pour accompagner la jeunesse

C’est une proposition que vient faire le Mouvement citoyen éclairé (MCE) au président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi.

 

Le MCE a demandé au chef de l’Etat d’installer des banques d’investissement et des banques de crédits agricoles en RDC. L’Object selon cette structure, est de d’offrir à la jeunesse les moyens de se développer, de réaliser ses rêves et de contribuer à la construction du pays.

Cette demande du MCE s’appuie sur le discours d’investiture du chef de l’Etat, le 20 janvier dernier, au stade des Martyrs à Kinshasa, qui évoquait le rôle de la jeunesse dans ce deuxième quinquennat. Selon Hugues Boole, président de cette structure citoyenne, il est important que les jeunes congolais se lancent dans l’entrepreneuriat, qui est moteur de la croissance économique et de la création d’emplois.

RDC : Ensemble accuse Felix Tshisekedi de violer la constitution

Une déclaration qui fait suite à la décision du président de la République de laisser le gouvernement démissionnaire continuer à gérer le pays.

 

Ensemble, formation politique de Moïse Katumbi reproche le chef de l’Etat de violer la constitution, « en décidant de charger le Gouvernement démissionnaire Sama Lukonde qui comprend en son sein des membres qui sont frappés d’incompatibilité, de gérer les affaires courantes ». Le parti s’est exprimé par la voix de son porte-parole, Hervé Diakese

« C’est une violation flagrante de la constitution et une confusion totalement entretenue parce que pour des intérêts politiciens, on tient à maintenir un gouvernement qui, de toute façon est démissionnaire, en place, en violation manifeste des dispositions constitutionnelles, y compris d’un arrêt constitutionnel, pour des raisons totalement nébuleuses », a déclaré Hervé Diakiese.

Hervé Diakiese pense que le chef de l’Etat a l’obligation de garantir le bon fonctionnement des institutions. En créant cette situation, il a failli à ses obligations constitutionnelles.

« Nous nous trouvons devant une situation d’ambigüité après tout. Nous avons deux cas de figure prévus par la constitution. Il y a l’article 108 qui parle de l’incompatibilité et l’article 110 qui parle de la question de suspension des contrats. Les deux sont spécifiques a des circonstances tout à fait différentes », a conclu Herve Diakese.

Notons que le Premier ministre a remis sa démission le 20 février pour se concentrer à ses fonctions parlementaires. Une démission qui entraîne le départ de toute l’équipe gouvernementale dont 39 membres étaient élus à la députation nationale ou provinciale.

RDC : Félix Tshisekedi reçoit les vœux de nouvel an du corps diplomatique

La traditionnelle cérémonie d’échange de vœux entre le chef de l’Etat et le corps diplomatique a eu lieu mardi 30 janvier 2024.

 

Dans son discours adressé aux diplomates accrédité en RDC, le Président Tshisekedi est revenu sur les actions diplomatiques que la RDC a posées tout au long de l’année 2023. Il a cité par exemple l’accueil de certaines personnalités telles que le Pape François, le Président français Emmanuel Macron et l’organisation des IXèmes jeux de la Francophonie.

Par ailleurs, Félix Tshisekedi a indiqué qu’« Aucun dialogue ne peut et ne pourra intervenir avec notre agresseur tant qu’il occupera, quelle qu’en soit l’étendue, une portion de notre territoire ».

Le Président Tshisekedi a saisi l’occasion pour rappeler la position du pays sur l’agression dont il est victime dans l’Est : « mon gouvernement réitère le caractère non négociable de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC ».

Selon lui, les Forces armées de la RDC (FARDC) demeureront, quoi qu’il en coûte, commises à la poursuite de l’ennemi jusqu’à son dernier retranchement.

Il a rappelé qu’il est de son droit et de son devoir, en tant que Commandant suprême, de défendre l’intégrité territoriale et la souveraineté du pays ainsi que de la mise en application du plan de paix issu des processus de Nairobi et de Luanda.

« Ce plan demeure la seule voie valable pour un règlement pacifique du conflit qui oppose notre pays à son agresseur la République du Rwanda », a ajouté le Chef de l’Etat de la RDC.

Pour Félix-Antoine Tshisekedi la RDC a respecté tous ces engagements prévus dans le plan de paix de Luanda et de Nairobi, alors que « le Rwanda a, comme dans ses habitudes, manqué aux siens ».

RDC : Félix Tshisekedi reçoit un émissaire de Denis Sassou N’Guesso

Le ministre des Affaires étrangères de la République du Congo, Jean-Claude Gakosso était porteur d’un message de félicitations de son président.

 

Le Président Félix Tshisekedi a été réélu pour un nouveau quinquennat à la tête de la République démocratique du Congo avec un grand écart (73,4 % ) devant ses challengers. Il a reçu mardi 02 janvier 2024, un émissaire de Denis Sassou-Nguesso. Celui-ci était porteur d’un message de félicitations du président de la République du Congo.

« La RDC a abrité un grand événement qui a réussi. La perfection n’existe pas dans toute œuvre humaine », a déclaré l’émissaire, le ministre des Affaires étrangères du Congo Brazzaville Jean-Claude Gakosso

Le porteur de message du Président Sassou a par la même occasion rendu hommage au peuple ainsi qu’aux autorités de la RDC pour le calme qui a régné après les élections du 20 décembre dernier.

RDC-présidentielle 2023 : l’opposition conteste les résultats

Les principales figures de l’opposition n’ont pas reconnu leur défaite à la suite de la publication des résultats de la présidentielle par la CENI.

 

Selon des chiffres officiels publiés par la commission électorale (CENI), Félix Tshisekedi a été réélu pour un second quinquennat. Il est suivi de Moise Katumbi (18,08%) et Martin Fayulu (5, 33%). Ces principales figures de l’opposition n’ont pas reconnu leur défaite. Dans une déclaration conjointe, Moïse Katumbi, Martin Fayulu, Denis Mukwege et six autres candidats ont qualifié ces résultats de « mascarade, une farce ». Ils ont pointé des irrégularités et exigent la réorganisation des scrutins sans envisager un éventuel recours devant la cour constitutionnelle jugée soumise au pouvoir.

Après la publication des résultats provisoire de l’élection présidentielle consacrant la victoire de Félix Tshisekedi, les partisans de Moïse Katumbi sont déçus. Selon RFI, Maitre Ali Sudi membre du parti de Moïse Katumbi a suivi la publication des résultats au siège de cette formation politique à Lubumbashi. Il est sous le choc. Les jeunes du parti de Moïse Katumbi rejette aussi ces résultats qu’ils considèrent loin de refléter la réalité.

Quelques minutes après la publication des résultats officiels, Martin Fayulu s’est exprimé dans un discours, rejetant en bloc ce qu’il a qualifié de « simulacre d’élection ». Il dénonce un « coup d’État » après la publication dimanche après-midi des résultats officiels. L’opposant, arrivé troisième de la présidentielle, charge le président de la Céni Denis Kadima : « M. Kadima et la Céni viennent de franchir le Rubicon. Honte à eux. Tout le monde sait que M. Tshisekedi Tshilongo ne peut en aucun cas gagner une élection organisée régulièrement en RDC. C’est pourquoi je rejette en bloc le simulacre d’élection et les résultats farfelus de la Céni. La crise de légitimité s’enracine davantage dans notre pays. »

Martin Fayulu réitère son appel à réorganiser le scrutin :« N’acceptez pas ce nouveau coup d’État, il nous faut résister comme nous le demande l’article 64 de la Constitution. Il nous faut de nouvelles élections. Des élections crédibles, transparentes, apaisées et impartiales. »

Denis Mukwege dit ne pas être surpris par les résultats provisoires proclamés dimanche par la Céni. Le docteur Mukwege rappelle qu’avant d’annoncer sa candidature, il avait prôné une révolution démocratique pour éviter ce qu’il considère comme une fraude planifiée.

« J’ai fait ma part. Il appartient au peuple de prendre ses responsabilités, dénoncer et résister », dit-il. Denis Mukwege affirme avoir essuyé des insultes, les mensonges et la calomnie, mais en aucun cas, il ne regrette d’avoir posé sa candidature. « J’ai le sentiment de la satisfaction et du devoir accompli », a assuré le docteur. Le candidat numéro 15 regrette que le peuple congolais chemine, selon lui, sans le savoir vers une dictature

Le docteur Mukwege rappelle qu’il souhaitait restaurer la paix et la dignité du peuple congolais, mais le peuple en a décidé autrement, il indique respecter ses orientations. Il rappelle cependant qu’un peuple qui se laisse corrompre, qui ne dénonce pas les injustices et qui applaudit ses bourreaux sans résister à leurs tyrannies est complice de son esclavage et devrait en assumer les conséquences.

La seule femme candidate à l’élection présidentielle Marie-Josée Ifoku, ancienne gouverneure de la province de la Tshuapa, est arrivée en 8e position avec moins de 1% des suffrages. Malgré ce faible score, elle estime que sa candidature, sa deuxième après une première participation à la présidentielle de 2018, participe d’un changement plus profond au sein de la vie politique congolaise.

RDC-Félix Tshisekedi réélu : les contestataires ont 2 jours pour saisir la Cour Constitutionnelle

Félix Tshisekedi a été réélu pour un second quinquennat, selon des chiffres officiels publiés par la commission électorale (CENI).

 

Les résultats de la présidentielle du 20 décembre dernier, ont été publiés par la CENI dimanche 31 décembre 2023. Félix Tchisekedi remporte l’élection avec 73,34% des voix, soit l’équivalent de 13.215.366 suffrages exprimés. Ces Résultats officiels sont cependant contestés par l’opposition qui brandit des irrégularités et cas présumés de fraude.

Même si elle a deux jours pour saisir la Cour Constitutionnelle, elle semble ne pas vouloir aller jusqu’au bout de la contestation devant la justice. Il est important de rappeler que dépassé ce délai de deux jours, tout recours contre les résultats de la présidentielle sera nul et de nul effet. La Haute cour, elle, va disposer de 7 jours, soit du 5 au 11 janvier pour traiter de ces recours. La publication des résultats définitifs de la Présidentielle devra intervenir le 12 janvier 2014.

Mais au cas où il n’y aurait aucun recours déposé à la Cour constitutionnelle, celle- ci devra proclamer les résultats définitifs dans les deux jours qui suivent l’expiration du délai de dépôt des recours, soit le 5 janvier courant.

Félix Tshisekedi largement réélu avec 73,34% ce qui le met loin devant ses deux principaux poursuivants, à savoir Moïse Katumbi (18,08 %) et Martin Fayulu (5,33%).

RDC-Résultats partiels de la présidentielle : Félix Tshisekedi en tête avec 77,3%

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a poursuivi, mercredi 27 décembre à Kinshasa, la publication des résultats partiels de la présidentielle 2023.

 

Au total, sur 9.333.562 suffrages valablement exprimés, le candidat Félix Tshisekedi garde la première place en glanant 7.219.816 soit 77, 3%, suivi de Moïse Katumbi avec 15,7%. Martin Fayulu vient en troisième position, avant Adolphe Muzito et Radjabho Tebabho Sorobabho. Ces résultats partiels tablent sur cent soixante-treize circonscriptions électorales, plus la diaspora (cent soixante-dix-neuf).

Notons aussi que Félix Tshisekedi est également en tête dans les résultats partiels de trois des quatre circonscriptions de la ville-province de Kinshasa, à savoir Mont Amba, Funa et Tshangu, en attendant le dévoilement des résultats de la Lukunga.

A ce jour, la CENI a publié les résultats partiels de 173 circonscriptions électorales, plus la diaspora, sur 179. La publication finale des résultats provisoires par la Commission électorale nationale indépendante interviendra le 31 décembre 2023.

RDC-Elections 2023 : dernier virage pour les 19 candidats en lice

Après le désistement de sept candidats à la présidentielle, Félix Tshisekedi, candidat à sa propre succession sera face à 18 autres.

 

Les élections générales (présidentielle, législatives et locales) se tiendront demain mercredi 20 décembre 2023, en République démocratique du Congo. Ce ont près de 44 millions d’électeurs, sur une population d’environ 100 millions d’habitants, qui vont départager les différents candidats.

La campagne s’est achevée à minuit et les différents candidats à la présidentielle étaient jusqu’à hier lundi encore sur le terrain. Le président Félix Tshisekedi a tenu son dernier rassemblement à Kinshasa, dans la commune de Ndjili, quartier Sainte-Thérèse.

Martin Fayulu Madidi, un rival du président sortant, a tenu ce même lundi un meeting à Lodja dans la province du Sankuru avant de se rendre à Kabinda dans la province de Lomami pour clôturer sa campagne.

De son côté Moïse Katumbi, le principal challengeur de Tshisekedi attendu le même jour à Kananga après l’étape de Lubumbashi ne s’y est plus rendu. Il s’est rendu dans la province du Haut Katanga avec un dernier meeting à Kipuchi, ville frontalière avec la Zambie. Durant l’évènement, il a demandé aux électeurs de surveiller de près le vote et le dépouillement.

Seule candidate femme restée en lice, Marie-Josée Ifoku, a dépêché son équipe à Bukavu pour procéder à la campagne de proximité, apprend-on des sources proches de la candidate numéro 9.

RDC : la flambée des prix des produits à des conséquences sur tout le monde

Depuis le début de l’année 2023, les prix de tous les produits de première nécessité sont, pour la plupart, passés, du simple au double.

 

Dans son discours du 14 novembre dernier devant le Parlement qui était réuni en congrès, le président congolais, Felix Tshisekedi, a reconnu que la RDC connaissait une inflation de plus de 19%. Une inflation qui a des conséquences sur le pouvoir d’achat de ses concitoyens

La commune de Kamalondo à Lubumbashi est réputée pour son ambiance animée, la musique envahit quotidiennement le quartier. Pourtant, sur l’avenue Lunda c’est plutôt calme. Il est 11 heures, et certains élèves sortent déjà de l’école. Gloria, une jeune femme d’une vingtaine d’années est assise au coin de sa maison de deux pièces. Devant elle se trouve son brasero, qu’elle dit avoir allumé il y a quelques heures, mais qui semble désormais éteint : « Nous avons déjà préparé un peu de riz que nous avons mangé le matin. On ne mange le foufou que le soir. »

Ne manger le foufou qu’une fois par jour, c’est devenu le quotidien de plusieurs familles à Lubumbashi. Depuis le mois de janvier, le prix de la farine de maïs a doublé, il est passé de 25 000 francs congolais (9,26 euros) à 50 000 francs (18,52 euros). M. Kasongo est réparateur de pneus dans le quartier Karavia, situé à l’ouest de la ville. Aujourd’hui, les clients étaient rares et avec une recette de moins de 10 dollars, il se demande comment il va pouvoir nourrir ses six enfants : « Ici chez nous, l’aliment de base, c’est la farine de maïs. Lorsque j’en ai en stock, je suis sûr que les enfants vont manger et je serai tranquille. Mais le prix du sac de farine est élevé. La vie coute cher surtout avec la dépréciation du franc congolais. »

Les prix ont pour la plupart doublé

Plus loin, dans le centre-ville de Lubumbashi, Micheline a fini son travail. Elle est femme de ménage dans un centre culturel. Elle aussi se plaint du cout élevé de la vie : « C’est très dur. Aujourd’hui, si j’ai 10 000 francs et que je vais au marché, je ne peux me procurer qu’une portion de farine et du poisson. Impossible d’avoir le charbon, du bois et de l’huile. »

Cette situation n’épargne personne, explique également Christelle Ntanga, une informaticienne. Assise derrière son bureau, cette consultante tente toutefois de relativiser : « Je vais donner un exemple simple. La boite de lait que j’achetais au prix équivalant 15$, coute aujourd’hui 17$. » Vous continuez d’en acheter ? « On n’a pas de choix, il faut vivre. »

RDC-Présidentielle : grand meeting pour un début de campagne de Félix Tshisekedi

Le président sortant est l’un des 26 candidats en lice pour sa succession à la tête de la magistrature suprême rn RDC. C’est par grand meeting à Kinshasa dimanche 19 novembre 2023, que le candidat Félix Tshisekedi a démarré sa campagne électorale.

 

Dans la foule, on retrouvait des banderoles à l’effigie du président sortant avec son numéro de candidat le 20, d’où le slogan de campagne : votez 20 sur 20. Le deuxième étant pour le 20 décembre, jour du vote.

C’est au stade des Martyrs, le plus grand de Kinshasa comportant 80 000 places, que les sympathisants, de militants de son parti l’UDPS, mais aussi des autres formations politiques qui composent la plateforme qui soutient sa candidature sont allés écouter le candidat à sa propre succession. Pendant plus de 30 minutes, Félix Tshisekedi a entretenu le public en lingala. Son discours présentait son bilan, les réalisations qu’il met en avant : la gratuité de l’éducation, des frais médicaux relatifs à la maternité.

Le candidat n’a pas manqué de mettre en garde le public contre ses adversaires : « Les autres candidats, ils viendront vont raconter des histoires parce que parmi eux, ils y en qui ont été au pouvoir et qui n’ont rien fait. Ils n’ont construit aucune route, aucun hôpital, aucune école. N’écoutez pas ces mensonges. Ils sont destinés à prendre le pays et pour le vendre aux étrangers. »

Il sera ce lundi 20 novembre lundi dans le Kongo-Central pour la suite de la campagne.

 

RDC : la dernière conférence des gouverneurs se tient ce mercredi

Le président Félix Tshisekedi va présider ce mercredi 15 novembre, la dernière conférence des gouverneurs de son premier quinquennat.

 

La réunion vise à promouvoir une collaboration harmonieuse entre les provinces et le gouvernement central. Les discussions porteront notamment sur l’avancement des Programmes de Développement Local des 145 Territoires (PDL 145) et surtout sur la préparation des élections prévues pour décembre de cette année.

La conférence des gouverneurs intervient à moins d’une semaine du début de la campagne électorale. Outre les gouverneurs provinciaux, elle rassemble le président de la République, le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur, et d’autres membres du gouvernement.

Rappelons que la conférence des gouverneurs est chargée d’émettre des avis et des recommandations sur les politiques à mettre en œuvre et sur la législation à adopter par la République.

RDC : la Céni, le CNSA et des représentants religieux reçus par Félix Tshisekedi

Le chef de l’Etat de la République démocratique du Congo a reçu lundi 2 novembre des personnalités impliquées dans le processus électoral.

Première journée des consultations nationales promises par le président Felix Tshisekedi. Le chef de l’Etat de la République démocratique du Congo a reçu ce lundi 2 novembre des personnalités impliquées dans le processus électoral. Institutions d’appui à la démocratie, société civile, confessions religieuses…

Les premiers à être reçus ont été les membres de la commission électorale sortante, avec notamment Corneille Nangaa son président qui, à la sortie de l’entretien avec Félix Tshisekedi, a rappelé que son équipe n’était plus légitime pour organiser les prochaines élections.

Il a insisté sur la nécessité de les tenir en 2023, assurant même qu’il avait déjà dans ses tiroirs un chronogramme pour les organiser. Mais pour cela, a rappelé Corneille Nangaa, il est urgent de désigner les membres du nouveau bureau de la Céni. Or c’est un point d’achoppement avec la coalition pro-Kabila.

Suivi de l’accord

Parmi les autres institutions consultées, il y a eu le Conseil national de suivi de l’accord de la Saint-Sylvestre, un accord resté lettre morte. Son président, Joseph Olenghankoy, a regretté que Félix Tshisekedi et Joseph Kabila n’aient pas pu se parler, il a insisté sur un dialogue en excluant « les extrémistes des deux côtés ».

« Notre rôle ici, ce n’est pas de venir dire des mensonges à celui qui a le destin du pays entre ses mains. On aurait souhaité qu’ils se rencontrent d’abord avec son prédécesseur Joseph Kabila, qu’ils arrivent à échanger sans avoir les extrémistes des deux côtés et qu’ils parlent des problèmes en face. »

Leaders religieux

Plusieurs représentants des confessions religieuses ont été reçus, musulmans, Eglises du réveil, le vice-président de l’Eglise du Christ au Congo et même le cardinal Monsengwo, pour l’Eglise catholique. Ce dernier a rappelé au président l’urgence de tout centrer sur l’économie du pays frappée par la récession et aggravée non seulement par le Covid-19 mais aussi par les blocages engendrés par les tensions entre alliés au pouvoir.

Ces rencontres sont importantes puisque des huit confessions religieuses reconnues dépend la désignation du nouveau président de la Céni. A noter que l’autre cardinal Fridolin Ambongo, la conférence épiscopale et les Kibamguistes seront reçus plus tard dans la semaine.

Inquiétudes

Le président congolais est revenu avec chaque délégation sur les raisons de ces consultations, ses difficultés avec son partenaire Joseph Kabila. Il en parle comme de son « ancien allié », ont noté certains participants. Joseph Kabila détient toujours officiellement la majorité dans les deux chambres du parlement. Moins de deux ans après son investiture, Felix Tshisekedi a peur pour son bilan et ne le cache pas, il assure ses interlocuteurs de sa volonté de voir le Congo changer.

Face à lui, le chef de l’Etat congolais avait plutôt des interlocuteurs favorables à ses démarches. Certains se sont toutefois inquiétés pour la paix et la stabilité dans le pays, et notamment en cas de rupture avec le camp de l’ancien chef de l’Etat. D’autres ont prôné un changement radical ou, à défaut, un nouveau dialogue.

Felix Tshisekedi s’est intéressé à chaque proposition concrète de sortie de crise. Le chef de l’Etat congolais dit avoir sa « petite idée » sur ce qu’il compte dire à l’issue de ces consultations, mais chercher des « éléments de langage » ou même des « solutions ».