Kenya Airways annonce la reprise de ses vols vers Kinshasa après l’arrestation de deux membres de son personnel

La compagnie aérienne Kenya Airways a confirmé la reprise de ses vols à destination de Kinshasa, suspendus depuis le 30 avril dernier en raison de l’arrestation de deux de ses employés par les renseignements militaires congolais (DEMIAP). Cette annonce a été faite dans un communiqué rendu public le lundi 6 mai.

Les deux membres du personnel de Kenya Airways ont été appréhendés le 19 avril à l’aéroport international de N’djili par les services spéciaux de l’armée congolaise. Ils sont soupçonnés d’être impliqués dans une affaire liée à l’évacuation d’une importante somme d’argent, estimée à plusieurs millions de dollars américains, sans que les autorités de l’aéroport en soient informées, alors que cette somme était sur le point d’être expédiée.

Cette affaire a pointé du doigt la banque commerciale TMB, bien que cette dernière ait rejeté toute accusation à son encontre. Kenya Airways a continué à soutenir l’innocence de ses employés tout en se disant disposée à coopérer pleinement avec les enquêtes en cours.

Dans un extrait du communiqué, la compagnie aérienne affirme : « Nous tenons à réitérer que nos employés sont innocents et qu’ils ne font que suivre les procédures établies dans l’exercice de leurs fonctions. Nous défendons leur innocence et continuerons à les soutenir… Nous continuerons à coopérer avec les agences d’enquête et les autorités compétentes en RDC et au Kenya. »

L’arrestation des employés de Kenya Airways a suscité des tensions entre Kinshasa et Nairobi, au point que le président de la Commission de défense de l’Assemblée nationale du Kenya, Nelson Koech, a exprimé son inquiétude quant à la détention de civils par les forces armées, jugeant cette mesure disproportionnée.

Paul Rusesabagina, l’homme derrière « Hôtel Rwanda », parle de son calvaire et de sa lutte pour la justice

Paul Rusesabagina, le héros de « Hôtel Rwanda », a brisé le silence dans un entretien exclusif avec France 24, son premier depuis sa libération de prison. Gérant de l’hôtel des Mille Collines à Kigali pendant le génocide de 1994, il avait sauvé plus de mille personnes, Hutus et Tutsis confondus. Mais son opposition au régime de Paul Kagame l’a conduit derrière les barreaux, condamné pour terrorisme en 2021.

Dans cet entretien depuis les États-Unis, Rusesabagina a évoqué les événements tragiques de 1994, où il avait ouvert les portes de l’hôtel pour accueillir les réfugiés. Il a déploré le régime actuel du Rwanda, dirigé par Kagame, qu’il accuse de vouloir le faire taire, alléguant qu’il avait été piégé par les services secrets rwandais en 2020.

Malgré les pressions et la torture présumée en prison, Rusesabagina a trouvé un allié dans le gouvernement américain, qui a œuvré pour sa libération. Mais sa libération a été assortie de conditions strictes, notamment son silence public sur les affaires rwandaises, qu’il a finalement décidé de briser pour poursuivre sa lutte contre Kagame.

Sceptique quant à la réconciliation au Rwanda, Rusesabagina dénonce les violations des droits humains sous le régime de Kagame, citant un rapport de Human Rights Watch. Il appelle plutôt à un dialogue sincère entre Hutus et Tutsis pour parvenir à une véritable réconciliation, insistant sur le fait que la force ne peut pas réunir un pays divisé par la douleur et la violence.

Paul Rusesabagina, au-delà de son passé héroïque, se révèle être un homme qui continue de lutter pour la justice et la réconciliation dans son pays, même au prix de son propre bien-être.

Lancement imminent de Shenzhou-18 : Nouvelle mission habitable Chinoise

Mercredi, l’Agence chinoise des vols spatiaux habités a annoncé que le vaisseau spatial habité Shenzhou-18 sera lancé jeudi à 20h59, heure de Beijing, depuis le Centre de lancement de satellites de Jiuquan, dans le nord-ouest de la Chine.

Trois astronautes – Ye Guangfu, Li Cong et Li Guangsu – feront partie de l’équipage de cette mission, avec M. Ye comme commandant, a précisé Lin Xiqiang, directeur adjoint de l’agence, lors d’une conférence de presse.

Cette mission marque la 32e mission de vol du programme spatial habité de la Chine, et la troisième mission habitée de la phase d’application et de développement de la station spatiale chinoise.

Prévue pour une durée d’environ six mois, l’équipage devrait revenir sur le site d’atterrissage Dongfeng, dans la région autonome de Mongolie intérieure, à la fin du mois d’octobre.

Après avoir atteint l’orbite, le vaisseau spatial Shenzhou-18 s’amarrera au module central de la station spatiale Tianhe en environ 6,5 heures, formant une combinaison de trois modules et de trois engins spatiaux.

Pendant leur séjour en orbite, les astronautes assisteront à l’arrivée du vaisseau cargo Tianzhou-8 et du vaisseau spatial habité Shenzhou-19.

Lin a assuré que la combinaison de la station spatiale est stable et que tous les équipements fonctionnent correctement. L’équipage de Shenzhou-18 est en bonne santé, et tous les préparatifs pour le lancement ont été achevés.

Le lancement utilisera une fusée porteuse Longue Marche-2F, qui sera bientôt remplie de propergol.

Lin a ajouté que l’équipage de Shenzhou-17 devrait retourner au site d’atterrissage Dongfeng le 30 avril, après avoir transféré les travaux en orbite à l’équipage de Shenzhou-18.

Hommage à Mamadou Koné, une figure marquante de la justice ivoirienne

Mamadou Koné, magistrat hors classe, est décédé le 8 avril dernier à l’âge de 71 ans en présence du président Alassane Ouattara. Ancien ministre de la Justice et président du Conseil constitutionnel, il sera inhumé aujourd’hui à Bouaké.

Sa carrière exceptionnelle a été soulignée par plusieurs personnalités, dont le ministre de la Défense, le président de l’Ordre national et le président de la Cour des Comptes, qui l’ont qualifié unanimement d’« homme de valeur ».

Sorti major de sa promotion à l’École de la magistrature de Paris, Mamadou Koné a gravi rapidement les échelons pour devenir Garde des Sceaux, président de la Cour suprême, et président du Conseil constitutionnel. Depuis juillet 2023, il présidait le Conseil supérieur de la magistrature.

Hua Koffi, président de la Cour de cassation, a salué sa vision de la justice, la décrivant comme porteuse d’une « justice nouvelle, efficace, qui se réconcilie avec le peuple au nom duquel elle applique la loi. »

En reconnaissance de ses actes, le président Ouattara a remis le drapeau de l’État à la veuve de Mamadou Koné après le défilé des troupes. Mamadou Koné sera inhumé aujourd’hui à Bouaké.