Procès Joseph Kabila : la Haute Cour militaire dévoile les preuves accablantes

Ce jeudi 31 juillet 2025, la Haute Cour militaire de Kinshasa a tenu une audience décisive dans le procès de l’ancien président Joseph Kabila. Le Parquet général militaire le poursuit pour participation à un mouvement insurrectionnel, trahison, crimes contre la paix, homicides par armes à feu et occupation de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu.

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Trois parties civiles issues du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri se sont constituées pour soutenir la procédure. Ce procès Joseph Kabila marque un tournant dans l’histoire judiciaire de la République démocratique du Congo.

Les preuves vidéo dévoilées à l’audience

Lors de l’audience, la Haute Cour militaire a diffusé plusieurs vidéos présentées comme éléments de preuve. Ces séquences, déposées par le ministère public, placent Joseph Kabila au cœur du mouvement armé AFC-M23. L’une des vidéos montre son ancien conseiller, Kikaya Bin Karubi, déclarant :

« Les objectifs de la rébellion sont les mêmes que ceux du président Kabila. »

Autre séquence révélée : un discours diffusé sur YouTube en mai, dans lequel Joseph Kabila affirmait :

« Chacun doit jouer sa partition. Je m’engage à faire la guerre. »

Selon le lieutenant général Joseph Mutombo, président de la Haute Cour, ces propos montrent un positionnement clairement hostile envers le régime en place.

Immunité levée et poursuites autorisées

Avant cette audience, la greffière Jeanne Françoise Ngalula a lu la demande du parquet militaire adressée au Sénat. Le document détaille les accusations et mentionne le soutien présumé de Joseph Kabila au mouvement rebelle. Il cite également des confidences rapportées à Corneille Nangaa selon lesquelles « le Rwanda allait tuer Félix Tshisekedi », mais que Kabila préférait une prise de pouvoir forcée.

Le Sénat, régulièrement saisi, a voté la levée de son immunité parlementaire. Il a autorisé l’auditeur général à engager les poursuites contre le sénateur à vie.

Un tournant pour la justice congolaise

Le procès Joseph Kabila ne fait que commencer, mais les éléments versés au dossier pourraient peser lourd. Pour la première fois, un ancien chef de l’État est jugé devant la Haute Cour militaire. Les Congolais suivent de près cette affaire, qui pourrait redéfinir les rapports entre justice, pouvoir et responsabilité.

Procès Kabila : la Haute Cour militaire poursuit les audiences ce jeudi

Le procès de l’ancien président Joseph Kabila se poursuit ce jeudi 31 juillet 2025 devant la Haute Cour militaire à Kinshasa. Ouverte vendredi dernier, cette affaire judiciaire inédite retient l’attention nationale.

Lors de l’audience précédente, la cour s’était déclarée saisie après avoir reçu la constitution de la RDC comme partie civile. Les avocats de l’État ont demandé un renvoi, le temps de consulter les pièces du dossier et préparer leur stratégie. La demande a été acceptée.

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Jugement par défaut demandé

Le ministère public, représenté par le lieutenant général Likulia Bakumi, Auditeur général des FARDC, a sollicité que Joseph Kabila soit jugé par défaut, l’ancien chef de l’État étant absent de la salle d’audience et hors de Kinshasa.

Les accusations portées contre lui sont lourdes :

  • Hautes trahison

  • Participation à un mouvement insurrectionnel

  • Complot

  • Apologie du terrorisme

Ce procès fait suite à une injonction du ministre de la Justice, suivie d’un réquisitoire adressé au Sénat, lequel a levé l’immunité de Joseph Kabila, ouvrant la voie aux poursuites.

Le PPRD crie au complot politique

En réaction, le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) a dénoncé une « mise en scène » politique. Son secrétaire permanent, Emmanuel Ramazani Shadary, accuse le pouvoir en place de vouloir éliminer un acteur politique majeur de l’opposition, au lieu de promouvoir la paix et la cohésion nationale.

Scandale diplomatique : un agent Congolais arrêté en Bulgarie pour trafic de drogue

Le ministère des Affaires étrangères de la RDC a réagi avec indignation ce jeudi 31 juillet 2025, après l’arrestation d’un diplomate congolais en Bulgarie, pris en flagrant délit de trafic de stupéfiants.

Dans un communiqué officiel, les autorités congolaises ont qualifié les faits de « particulièrement graves » et « inacceptables ». Selon les informations disponibles, Jean de Dieu Mutebwa Mulumba, l’agent en question, a été interpellé le 18 juillet à la frontière bulgaro-turque, à bord d’un véhicule diplomatique lors d’un déplacement non autorisé par l’ambassade dont il dépendait.

Un cas isolé mais choquant

Kinshasa insiste : cet incident est totalement contraire à l’éthique et aux valeurs de la diplomatie congolaise. Le gouvernement affirme qu’il s’agit d’un cas isolé et a immédiatement pris une série de mesures disciplinaires fortes :

  • Rappel définitif du diplomate concerné ;

  • Levée de ses immunités diplomatiques ;

  • Notification officielle aux autorités bulgares de la position congolaise ;

  • Envoi d’une mission conjointe (Affaires étrangères et Justice) à Sofia pour suivre le dossier de près.

Tolérance zéro pour les abus

Le ministère tient à rassurer l’opinion publique : une enquête est en cours pour faire toute la lumière sur cette affaire. Des sanctions exemplaires seront prises, dans le respect des lois en vigueur. Kinshasa réaffirme par ailleurs sa politique de tolérance zéro face à tout abus ou manquement au devoir par ses représentants à l’étranger.

PROMEKIN : Daniel Bumba inspecte le Centre hospitalier de Kingasani pour améliorer l’accès aux soins à Kinshasa

Dans le cadre du projet PROMEKIN, le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, a effectué une visite d’inspection au Centre hospitalier de Kingasani (CHK) ce mercredi 30 juillet 2025. Ce projet ambitieux vise à réduire la mortalité et la morbidité dans les quartiers défavorisés de la capitale, notamment Kingasani et Binza Météo, en renforçant la qualité et l’accessibilité des soins de santé.

Le gouverneur était accompagné du ministre provincial de la Santé, Patricien Gongo, du bourgmestre de Kimbanseke, Jeancy Nganga, ainsi que du commissaire provincial de la police, Israël Kantu Bakulu. Sur place, la délégation a été guidée par Claudia Nicole, responsable du CHK, et Safia Ibrahim, directrice générale de l’Agence française de développement (AFD) en RDC, partenaire clé du projet.

Réhabilité en 2023 grâce au financement de l’AFD, le CHK dispose désormais d’infrastructures modernes, malgré sa localisation dans une zone à forte précarité. Impressionné par la qualité des installations, Daniel Bumba a salué les efforts conjoints des autorités locales et des partenaires internationaux. Il a souligné l’importance de maintenir ces acquis, appelant les habitants à en faire bon usage pour garantir la durabilité du centre.

Avec PROMEKIN, Kinshasa s’engage dans une dynamique de justice sociale et de réduction des inégalités d’accès à la santé. Cette initiative marque une étape importante dans l’amélioration des conditions de vie des populations les plus vulnérables.

Procès Constant Mutamba : l’ex-ministre exige la comparution de hauts responsables

Le procès Constant Mutamba s’intensifie. Ce mercredi 30 juillet 2025, devant la Cour de cassation, les avocats de l’ancien ministre de la Justice ont réclamé la comparution de plusieurs personnalités de premier plan lors de la prochaine audience prévue le 4 août.

Des personnalités clés appelées à témoigner

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Du côté de la défense, figurent notamment :

  • La Première ministre Judith Suminwa

  • L’ancienne ministre de la Justice Rose Mutombo

  • Jules Alingete, ancien inspecteur général des finances

  • Christophe Bitasimwa, son successeur à la tête de l’IGF

  • Le ministre des Infrastructures Alexis Gisaro

  • Le ministre des Sports Didier Budimbu

  • Le secrétaire exécutif de la CENAREF, Adler Kisula

  • Le directeur du guichet unique

  • Le chef de division provinciale de la Justice à Kisangani

  • Le chef du département de génie civil de l’UNIKIN

Ces témoins sont sollicités pour éclairer la Cour sur le marché de construction de la prison de Kisangani, à l’origine de l’affaire.

« L’argent est intact à la Rawbank »

Lors de l’audience du 23 juillet, Constant Mutamba avait affirmé avec insistance n’avoir jamais détourné le moindre dollar. Selon lui, les 19 millions USD en question sont toujours logés sur un compte séquestre à la Rawbank, et n’ont pas été utilisés.

« Le ministre de la Justice que j’étais n’a jamais pris un seul dollar. L’histoire me rétablira », a-t-il déclaré.

Il a aussi affirmé que le marché avait été validé par la Première ministre, ce qui, selon lui, prouve la régularité de la procédure. Il demande désormais que ce point soit acté au procès-verbal.

Une contre-attaque sur d’anciens détournements présumés

Constant Mutamba a profité de sa comparution pour évoquer un autre dossier. Il affirme que 17 millions USD destinés aux victimes de la guerre de six jours ont disparu avant son entrée en fonction au ministère. Ces fonds, versés par l’Ouganda, auraient été « dilapidés » sans justification.

Témoins cités par le ministère public

Le ministère public, pour sa part, entend faire comparaître :

  • Le DG intérimaire de la DG-CMP

  • Le SG du ministère de la Justice

  • La directrice du service pénitentiaire

  • Le secrétaire permanent chargé des marchés publics

  • Le SG du ministère des ITPR

  • Le DG de Frivao

  • Le gestionnaire de l’immeuble abritant la société Zion

Le procès se poursuivra le 4 août avec la confrontation des versions et des témoins, dans une affaire à fort enjeu politique et judiciaire.

Affaire Mutamba : la Cour de cassation rejette la demande de surséance de l’instruction

La Cour de cassation a tranché ce mercredi 30 juillet 2025 : la demande de surséance introduite par les avocats de Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice, a été rejetée. Cette décision marque une nouvelle étape dans le dossier explosif où l’ancien ministre est poursuivi pour un détournement présumé de 19 millions de dollars destinés à la construction d’un centre pénitentiaire à Kisangani, dans la province de la Tshopo.

Une défense fragilisée par la décision de la Cour

Les avocats de l’ancien ministre avaient invoqué l’article 162 de la Constitution pour obtenir une suspension de la procédure, en attendant que la Cour constitutionnelle statue sur deux requêtes qu’ils ont introduites.

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La première concerne la constitutionnalité des résolutions ayant permis l’ouverture de l’instruction judiciaire et l’autorisation des poursuites par l’Assemblée nationale, alors que Mutamba était encore en fonction. La seconde attaque l’arrêt rendu le 23 juillet par la Cour de cassation, lequel avait écarté les exceptions soulevées par la défense.

Le ministère public dénonce une manœuvre dilatoire

Mais pour le ministère public, ces actions sont « inopérantes » devant la Cour de cassation. Selon lui, la défense cherche uniquement à gagner du temps et à ralentir la procédure dans une affaire déjà sensible.

L’ancien Garde des Sceaux devra désormais répondre devant la justice de ce détournement présumé de fonds publics, dans un climat politique tendu et sous l’œil attentif de l’opinion.

Le FC Barcelone s’allie à la RDC pour promouvoir le sport, la paix et la culture jusqu’en 2029

La République démocratique du Congo (RDC) vient de signer un partenariat stratégique avec le FC Barcelone, l’un des clubs les plus prestigieux au monde. L’accord couvre quatre saisons, de 2025 à 2029, et vise à positionner la RDC comme un acteur majeur du sport et de la culture à l’échelle internationale.

Une visibilité mondiale inédite

Dans le cadre de ce partenariat, toutes les équipes professionnelles du Barça – football, handball, basketball, futsal et roller hockey – afficheront le slogan « R.D. Congo – Cœur de l’Afrique » sur leurs maillots d’entraînement.
Cette campagne de visibilité durera jusqu’à la saison 2028/2029. Elle permettra à la RDC de toucher un large public à travers les compétitions mondiales.

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De plus, la RDC obtient le statut de Partenaire mondial officiel du FC Barcelone, dans la catégorie « développement du sport et de la culture ». Cela lui donne un accès privilégié aux infrastructures du club, un avantage stratégique pour développer ses propres capacités sportives.

Une Maison RDC au cœur de Barcelone

Autre innovation marquante : la création d’une « Maison RDC » au Spotify Camp Nou. Ce pavillon de 80 à 100 m² mettra en valeur la culture, l’économie et la diplomatie congolaise. Il servira aussi de vitrine pour attirer investisseurs, touristes et partenaires.

Chaque année, un événement culturel 100 % congolais sera organisé à Barcelone. Ce rendez-vous visera à renforcer les échanges culturels et à promouvoir une image moderne, dynamique et positive de la RDC.

Formation locale et développement du sport

Le partenariat FC Barcelone RDC prévoit également un important volet de formation :

  • Six camps de football seront organisés en RDC d’ici 2029, encadrés par des entraîneurs du Barça. Chaque session formera jusqu’à 50 jeunes talents.

  • Un programme de formation d’élite (Elite Coach Program), piloté par le Barça Innovation Hub, permettra à des entraîneurs congolais de se former à la méthodologie du club.

Grâce à ces initiatives, la RDC espère renforcer la qualité de son encadrement sportif et développer les talents locaux.

Une opportunité pour l’image, l’économie et la paix

Ce partenariat va bien au-delà du sport. Il permettra aussi de promouvoir les secteurs clés de la RDC (infrastructures, énergie, technologies) et d’améliorer l’image du pays à l’international.

Pour Didier Budimbu, ministre des Sports, l’accord représente un tournant :

« Ce partenariat avec le FC Barcelone montre que le sport peut rassembler, inspirer et porter une ambition nationale sur la scène internationale. »

Remaniement Suminwa II : panique dans les rangs, manœuvres en coulisse et crispation diplomatique avec le Rwanda

Alors que le gouvernement Suminwa II s’apprête à être dévoilé, Kinshasa est secouée par une agitation politique fébrile. Sur les réseaux sociaux comme dans les médias, les ministres sortants déploient des stratégies de communication effrénées pour espérer figurer sur la nouvelle liste. Mais derrière les selfies, bilans flatteurs et vidéos bien montées, la nervosité est palpable.

Selon Le Potentiel, cette campagne de charme a tout d’un baroud d’honneur : plusieurs ministres, sentant le vent tourner, tentent de sauver leur siège par tous les moyens. Certains, absents depuis des mois, ressortent subitement du silence médiatique pour se replacer dans la course. Forum des As ironise même sur le retour annoncé des « dinosaures » et « amis de X ou Y », prêts à tout pour obtenir un strapontin, malgré la misère sociale grandissante.

Pour Africa News, il est temps d’en finir avec les recyclages politiques : « la RDC mérite mieux ». L’heure serait venue de privilégier compétence, rigueur et responsabilité plutôt que clientélisme et fidélités de circonstance. Un message repris par l’activiste Carbone Beni, qui appelle à un « casting rigoureux » et à une réelle évaluation des actions ministérielles passées.

Dans ce climat tendu, un événement judiciaire a également capté l’attention ce mercredi : la libération de l’ancien ministre des Mines Martin Kabwelulu, détenu depuis plusieurs jours. Une décision qui relance les spéculations sur les règlements de comptes internes avant l’annonce du nouveau gouvernement.

Le remaniement dans l’ombre d’une reprise diplomatique RDC-Rwanda

Au même moment, loin des micros et des tweets, un dossier crucial avance : l’application de l’accord de paix signé le 27 juin 2025 à Washington entre la RDC et le Rwanda. L’Assemblée nationale rwandaise a officiellement ratifié le texte ce mardi 29 juillet, marquant une étape décisive.

D’après l’Agence congolaise de presse, une réunion de haut niveau est attendue dans les prochains jours aux États-Unis pour lancer le Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité, prévu dans l’accord. Ce dispositif devra permettre une meilleure surveillance des lignes de front, un suivi des engagements militaires et politiques des deux parties, et potentiellement la mise en œuvre de mesures concrètes de désescalade.

Alors que le gouvernement congolais s’apprête à se redessiner, le contexte régional impose plus que jamais une diplomatie cohérente, des visages neufs et crédibles, et un cap clair. Le président Tshisekedi, garant de cette double dynamique interne et externe, devra trancher entre continuité politique et exigence de renouveau.

Kinshasa ouvre un colloque international sur le GENOCOST et relance l’appel à un Tribunal pénal pour la RDC

Sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, un colloque international s’est ouvert ce lundi 29 juillet 2025 à Kinshasa, consacré à la reconnaissance des génocides commis sur le sol congolais. Cette rencontre majeure s’inscrit dans le cadre de la troisième commémoration du GENOCOST, célébrée chaque 2 août.

Vers un Tribunal pénal international pour la RDC ?

Réunissant juristes, chercheurs, représentants d’institutions nationales et internationales, le colloque vise à faire avancer la vérité historique et juridique autour des crimes à caractère génocidaire perpétrés en RDC depuis les années 1990. L’un des points clés de cette mobilisation est l’intensification du plaidoyer diplomatique, avec un objectif clair : la création d’un Tribunal pénal international pour la RDC, à l’image de ceux pour le Rwanda ou l’ex-Yougoslavie.

Une stratégie nationale pour la mémoire et la justice

Au-delà des ambitions judiciaires, le gouvernement a annoncé l’élaboration d’une stratégie nationale de mémoire, afin d’honorer les millions de victimes, tout en impliquant la diaspora congolaise dans ce processus mémoriel. L’approche adoptée est transversale : historique, scientifique, politique, mais surtout profondément humaine.

Un engagement fort du président Tshisekedi

Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a réaffirmé que :

“Le GENOCOST ne se limite pas à la réparation. Il constitue un appel à la vérité, à la justice et à la non-répétition.”

Un message fort, alors que la RDC intensifie son plaidoyer au sein du Conseil des droits de l’homme de l’ONU et devant l’Assemblée générale des Nations unies, pour que les crimes de masse dont elle a été victime soient reconnus comme génocidaires.

Procès Constant Mutamba : la Cour de cassation poursuit l’instruction sur les 19 millions détournés

Le procès de Constant Mutamba, ex-ministre de la Justice de la RDC, reprend ce mercredi 30 juillet 2025 devant la Cour de cassation à Kinshasa. Au cœur du dossier : un présumé détournement de 19 millions de dollars, initialement destinés à la construction d’un complexe pénitentiaire à Kisangani.

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Un rejet clair des exceptions de la défense

Lors de la dernière audience, la défense de l’ancien ministre avait soulevé plusieurs exceptions et fins de non-recevoir, espérant faire tomber les charges. La Cour les a jugées recevables mais non fondées, ouvrant ainsi la voie à l’instruction proprement dite. À la barre, Mutamba a répondu aux questions des juges tout en niant en bloc les accusations portées contre lui.

Un procès à forts enjeux politiques et judiciaires

Ce dossier est suivi de près, non seulement par la communauté judiciaire, mais aussi par l’opinion publique congolaise. La somme évoquée — 19 millions de dollars — devait financer la construction d’une prison moderne à Kisangani, un projet qui n’a jamais vu le jour. Ce procès pourrait devenir emblématique de la lutte contre l’impunité promise par les autorités durant la transition.

Constant Mutamba, continue de clamer son innocence, se retrouvant au cœur d’un procès à la fois politique et technique. Les prochaines audiences s’annoncent décisives pour déterminer sa responsabilité réelle dans cette affaire aux ramifications multiples.