Kinshasa, 2 mars 2026 – Dans le cabinet feutré du Vice-Premier Ministre de la Défense, l’air était à la fois solennel et résolu. Ce lundi, SE Me Guy Kabombo Muadiamvita a reçu un invité de poids : l’ambassadeur de la République Populaire de Chine en RDC, SE Zhao Bin, accompagné de l’Attaché de Défense.
Au centre des discussions : un seul objectif, clair et pressant. Comment rendre les Forces armées de la RDC (FARDC) plus efficaces, mieux formées et véritablement professionnelles ?
Une coopération militaire renforcée
La coopération entre Kinshasa et Pékin n’est pas nouvelle. Cependant, ce rendez-vous marque un palier supplémentaire. Les échanges ont porté sur le renforcement des capacités militaires, selon un double axe stratégique : la formation des soldats congolais en Chine et la montée en puissance du Centre de formation de Kamina.
Ce complexe du Haut-Lomami doit devenir une véritable pépinière de soldats d’élite. Les deux parties se sont félicitées de la « qualité du partenariat existant ». Derrière cette formule diplomatique se cache une réalité concrète : la Chine est désormais un fournisseur majeur d’équipements et de savoir-faire militaire pour la RDC.
L’arrivée d’instructeurs chinois
L’annonce la plus marquante concerne l’arrivée prochaine d’une nouvelle équipe d’instructeurs chinois. Ces experts formeront les troupes sur le terrain et insuffleront une dynamique nouvelle aux programmes en cours. L’objectif est clair : adapter la coopération aux réalités opérationnelles et aux besoins spécifiques de la RDC.
Ainsi, la Chine ne se limite pas à exporter son modèle militaire. Elle ajuste ses méthodes pour répondre aux menaces qui pèsent sur le sol congolais, notamment dans l’Est en proie à l’agression rwandaise.
Une coopération diversifiée et stratégique
Le numéro un de la défense congolaise a salué « l’appui constant » de Pékin. Mais Me Guy Kabombo a rappelé une évidence politique : la RDC privilégie une coopération militaire diversifiée, avec l’ensemble de ses partenaires stratégiques.
Les États-Unis, la Belgique, la France et la Chine participent ainsi à la construction d’une armée capable de relever tous les défis.
Ce lundi, à Kinshasa, un jalon important a été posé dans l’alliance sino-congolaise. Tandis que les instructeurs chinois préparent leurs valises, les premiers soldats congolais se tiennent prêts à apprendre. À Kamina, bientôt, les ordres seront donnés en mandarin. Mais sur le terrain, le combat restera 100 % congolais.





