RDC : AGL présent à la 10ème édition du forum économique MAKUTANO

Les 25 et 26 novembre 2025, Africa Global Logistics (AGL) en République Démocratique du Congo a participé à la 10e édition du forum business MAKUTANO 2025 sous le thème « Les Contrats du Congo : l’heure du choix ». Cet évènement a réuni plus de 1000 leaders africains dont la Première Ministre, les membres du gouvernement, les chefs d’entreprises, les investisseurs, les experts locaux et internationaux, les acteurs de la société civile. Les enjeux décisifs de l’avenir économique du pays y ont été abordés notamment les minerais stratégiques, l’énergie, le transport et la mobilitéinclusive.

Au cœur de ce forum, les sessions restreintes ont constitué un espace privilégié de co-construction et de partage d’idées. Les participants ont débattu sur ces éléments clés afin d’élaborer collectivement des feuilles de route concrètes permettant d’accélérer la mise en œuvre de projets prioritaires pour le développement du pays.

Parmi ces priorités, un enjeu majeur a particulièrement rythmé ces assises. Dans un pays à l’échelle d’un continent, les besoins liés à la mobilité sont énormes. Réussir à connecter et à désenclaver les zones rurales tout en renforçant la connectivité régionale sont de véritables défis.

Une occasion pour Eldon KHUTY, Directeur Général Pays AGL RDC, de mettre en lumière l’expertise du Groupe AGL, portée sur ses solutions multimodales innovantes. Il a rappelé l’importance d’une approche sur mesure combinant routes, rails, fleuves et services portuaires afin de connecter les territoires et de briser l’enclavement de certaines zones isolées en RDC.

“Africa Global Logistics avec son réseau et son expertise a les outils qui permettront au pays d’accélérer sa transformation logistique. Notre vision d’une mobilité plus inclusive et d’un transport mieux adapté aux réalités de la RDC passeront par le renforcement des infrastructures, la modernisation des corridors, et l’intégration de moyens de transports multimodaux dont AGL en est le spécialiste. Nous mettrons tout notre savoir faire au service d’une transformation durable de notre pays” explique Eldon KHUTY, Directeur Général Pays AGL RDC.

Washington : La RDC et Rwanda tournent la page des tensions

Jeudi 4 décembre 2025 restera gravé dans l’histoire de la région des Grands Lacs. À Washington, sous le regard du président américain Donald Trump, les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame ont scellé un accord qui, espèrent-ils, mettra fin à trois décennies de conflits et de méfiance entre la République démocratique du Congo et le Rwanda.

La cérémonie a rassemblé plusieurs dirigeants africains, dont Faure Gnassingbé (Togo), João Lourenço (Angola), William Ruto (Kenya), Évariste Ndayishimiye (Burundi) et Jessica Alupo (Ouganda), aux côtés des deux principaux signataires.

Paul Kagame : la fin d’un cycle de 30 ans

Dans son allocution, le président rwandais a d’abord rendu hommage à la médiation américaine et au rôle du Qatar dans ce processus.

« Personne ne demandait au président Trump de se saisir de cette tâche. Notre région est loin des gros titres. Mais lorsqu’il a vu l’opportunité de contribuer à la paix, il l’a immédiatement saisie », a-t-il déclaré.

Kagame a rappelé la longue histoire de conflits et de médiations infructueuses, avant de saluer l’approche pragmatique et impartiale des États-Unis. Les accords, selon lui, constituent « la feuille de route la plus claire et la plus précieuse que nous ayons jamais eue », offrant des perspectives concrètes pour la prospérité et l’investissement régional.

Félix Tshisekedi : un engagement solennel pour la paix

De son côté, le président congolais a qualifié les Accords de Washington de tournant historique.

« Ces accords ne sont pas un document de plus. Ils réunissent une déclaration de principes, un accord de paix et un cadre d’intégration économique régionale », a-t-il expliqué, insistant sur l’importance de mettre fin aux violences et aux déplacements forcés.

Tshisekedi a pris un engagement ferme :

« La RDC mettra en œuvre toutes ses obligations avec sérieux, rigueur et souci constant de la paix et de la sécurité. Nous appelons le Rwanda à respecter pleinement la lettre et l’esprit de ces engagements. »

Il a également souligné la nécessité de mettre fin au soutien aux groupes armés et de bâtir une prospérité équitable au bénéfice des populations.

« Aujourd’hui marque le début d’un nouveau chemin, exigeant mais nécessaire, où la paix ne sera plus seulement un vœu », a-t-il ajouté.

Donald Trump : médiation et ouverture économique

Le président américain, fidèle à son style direct, a salué l’accord comme un succès inédit :

« Aujourd’hui, nous réussissons là où les autres ont échoué. Ces messieurs sont prêts à signer, et cela débloquera de nouvelles opportunités économiques pour la région et pour les États-Unis. »

Trump a insisté sur la rapidité du processus : moins d’un an a suffi pour parvenir à un accord, avec un accent sur la stabilité et l’investissement futur dans la région.

Une nouvelle ère pour la région des Grands Lacs

L’accord signé ce jeudi constitue bien plus qu’un document officiel. C’est un symbole d’espoir pour la RDC, le Rwanda et l’ensemble des pays des Grands Lacs, confrontés à des décennies de conflits.

Pour que cette paix soit durable, les engagements doivent être respectés, la coopération renforcée, et la lutte contre les forces négatives poursuivie avec vigilance.

La signature par Tshisekedi et Kagame, en présence de Donald Trump, marque ainsi le début d’une dynamique nouvelle, orientée vers la stabilité, la coopération économique et la prospérité partagée.

« Il s’agit d’un engagement irréversible pour tourner la page des affrontements et ouvrir une nouvelle ère de paix durable », a conclu Félix Tshisekedi.

RDC-Rwanda : Les détails du texte qui doit sceller la paix à Washington

Ce jeudi 4 décembre 2025, à Washington, les présidents Félix Tshisekedi de la RDC et Paul Kagame du Rwanda signent un ensemble d’accords historiques baptisé « Washington accords for peace and stability ». Ce dispositif, dont RFI a pu consulter les documents, représente une refonte complète du processus diplomatique engagé depuis le printemps, unifiant déclarations de principe, accords de paix et cadre économique dans une architecture unique.

Les trois piliers d’un accord fondateur

L’accord repose sur trois piliers interdépendants. Le premier concerne la neutralisation des FDLR, groupe armé d’origine hutu rwandaise que Kigali considère comme une menace existentielle. Le texte prévoit une approche graduelle, bien qu’aucune reddition n’ait été enregistrée lors de la phase de sensibilisation initiale.

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Le deuxième pilier, le plus sensible, traite du désengagement militaire et de la levée des mesures défensives du Rwanda. Kigali conditionne tout retrait à une neutralisation effective des FDLR, une position qui pourrait retarder les avancées concrètes sur le terrain.

Le troisième pilier, présenté comme « le cœur du processus », instaure une intégration économique régionale ambitieuse, avec les minerais stratégiques au centre des préoccupations.

Les minerais au cœur de la nouvelle architecture économique

Le cadre d’intégration économique régionale, signé ce jeudi, constitue l’ossature économique du processus de Washington. Son objectif : réorganiser de manière transparente et contrôlée les chaînes d’approvisionnement en minerais critiques (étain, tantale, tungstène, niobium, or, lithium) qui alimentent depuis des décennies les économies informelles et les groupes armés dans la région.

Le dispositif prévoit la création de centres de « tolling » publics-privés aux postes-frontières ou dans des zones économiques spéciales, chargés de vérifier la traçabilité des minerais, certifier les flux, appliquer automatiquement taxes et droits, et sécuriser les cargaisons destinées au commerce international.

Des projets concrets dans le secteur minier et énergétique

Le cadre finalise des initiatives détaillées incluant des systèmes d’inspection des sites miniers, le suivi complet de la chaîne de custody, la certification des exportations et l’harmonisation des politiques fiscales. S’y ajoutent des propositions de zones économiques spéciales transfrontalières et de mécanismes d’investissement conjoints destinés à attirer les grands groupes miniers internationaux.

Sur le plan énergétique, Kinshasa et Kigali réactivent des projets structurants comme Ruzizi III et prévoient une exploitation coordonnée du méthane du lac Kivu, avec la perspective de constituer un véritable pool énergétique régional.

Deux accords bilatéraux parallèles

Ce dispositif régional sera doublé de deux accords bilatéraux distincts avec les États-Unis. Le premier, entre Kigali et Washington, formalise une coopération minière déjà avancée, avec la société Trinity Metals au centre des échanges. En septembre, une première cargaison de tungstène rwandais est arrivée aux États-Unis.

Le second, le Partenariat stratégique RDC-États-Unis en 17 articles, récapitule les projets de coopération engagés depuis l’élection de Donald Trump, incluant le barrage d’Inga, le Corridor de Lobito et, surtout, un programme d’exploration minérale à grande échelle en RDC. La société KoBold Metals, active dans le lithium, figure au centre de ce dispositif, avec le soutien américain pour développer le gisement de Roche Dure à Manono.

Une gouvernance complexe pour la mise en œuvre

La mise en œuvre reposera sur une architecture institutionnelle sophistiquée : un sommet annuel de haut niveau, un comité de pilotage (REIF Steering Committee) et plusieurs groupes de travail sectoriels chargés de traduire ces engagements en programmes opérationnels.

Cet accord, présenté comme une avancée symbolique majeure, laisse toutefois en suspens la transformation de ces engagements en faits concrets sur le terrain. La réussite dépendra autant de la volonté politique de Kinshasa et Kigali que de la capacité des États-Unis à maintenir une pression diplomatique constante sur les deux capitales, dans une région où les minerais stratégiques demeurent à la fois une malédiction et une promesse de développement.

COMESA : Julien Paluku obtient un poste clé pour l’intégration économique régionale

La République Démocratique du Congo renforce son engagement dans l’intégration économique régionale. Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, représente le pays à la 46ᵉ réunion du Conseil des ministres du COMESA (Marché commun de l’Afrique orientale et australe), ouverte ce jeudi 4 décembre 2025 à Lusaka, en Zambie.

Les travaux de cette importante rencontre régionale se tiennent sous le thème : « Optimiser la numérisation pour renforcer les chaînes de valeur régionales en vue d’une croissance durable et inclusive ». Un sujet particulièrement pertinent pour la RDC, qui cherche à moderniser son économie et mieux intégrer ses vastes ressources dans les circuits commerciaux africains.

Un succès diplomatique pour la RDC

Grâce à la diplomatie économique et commerciale menée par Julien Paluku, la RDC a obtenu une position stratégique au sein de l’organisation. Le pays a été désigné rapporteur du bureau du COMESA, une fonction clé qui renforce l’influence congolaise dans cette organisation regroupant 21 États membres engagés dans l’intégration économique par le commerce et le développement.

Cette nomination représente une reconnaissance du rôle croissant que joue la RDC dans les affaires économiques régionales, particulièrement dans un contexte où Kinshasa cherche à diversifier ses partenariats et à renforcer sa souveraineté économique.

Un agenda ambitieux pour l’intégration régionale

Plusieurs points prioritaires figurent à l’ordre du jour de cette réunion ministérielle. Parmi les plus importants :

La construction d’infrastructures destinées à faciliter les échanges, telles que les postes transfrontaliers à arrêt unique et les marchés transfrontaliers. Un enjeu crucial pour la RDC qui partage des frontières avec neuf pays et cherche à fluidifier ses échanges commerciaux.

La mise en place de mécanismes de financement du plan 2026-2030 du COMESA, qui déterminera les ressources disponibles pour les projets d’intégration régionale dans les années à venir.

Le développement de l’industrie pharmaceutique régionale, un secteur stratégique mis en lumière par la pandémie de COVID-19 et où la RDC pourrait jouer un rôle important grâce à son marché intérieur et ses ressources.

L’adoption des décisions issues des réunions ministérielles portant notamment sur la concurrence et la protection des consommateurs, des sujets essentiels pour créer un environnement commercial équitable dans la région.

Renforcer la coopération dans un contexte géopolitique complexe

Cette 46ᵉ réunion du Conseil des ministres du COMESA intervient à un moment où la RDC multiplie les initiatives diplomatiques économiques. Elle devrait permettre de renforcer la coopération régionale et d’appuyer les efforts de modernisation économique portés par Kinshasa.

La participation active de Julien Paluku à cette réunion témoigne de la volonté du gouvernement congolais de s’impliquer davantage dans les architectures économiques régionales, parallèlement à ses autres engagements internationaux, notamment dans le cadre des négociations avec le Rwanda et les partenaires occidentaux.

Pour la RDC, membre du COMESA depuis 1982, cette organisation représente une plateforme importante pour promouvoir ses intérêts économiques, attirer des investissements et positionner le pays comme un acteur central dans la construction d’un marché intégré en Afrique orientale et australe. La réunion de Lusaka constitue ainsi une étape significative dans la stratégie d’insertion internationale de la troisième économie d’Afrique subsaharienne.

Accord RDC-Rwanda : Kinshasa pose ses conditions, Kigali maintient son discours

À la veille de la signature historique de l’accord de paix entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda, les deux gouvernements ont tenu des briefings séparés à Washington, exposant des positions qui, malgré le processus diplomatique, restent marquées par des divergences fondamentales.

Kinshasa : « La paix d’abord, l’économie après »

Lors d’un briefing de presse tenu mercredi 3 décembre, la porte-parole du président Tshisekedi, Tina Salama, et le ministre de la Communication, Patrick Muyaya, ont présenté ce qu’ils ont appelé un « paquet cohérent » d’accords. Leur message central : « La paix est le prérequis absolu. »

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« Nous sommes dans un processus de transparence. Le président vient entériner l’accord qui avait été signé en juin et non parapher un nouvel accord », a précisé Patrick Muyaya. Les lignes rouges congolaises sont claires : « la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC, la souveraineté de nos minéraux, pas de brassage et de mixage. »

Tina Salama a détaillé les trois objectifs des accords : mettre fin à une guerre de 30 ans, reprendre le contrôle territorial du pays avec toutes ses ressources naturelles, et transformer ces richesses pour qu’elles profitent aux Congolais. « Pour la RDC, seule la paix peut garantir le business », a-t-elle insisté, soulignant que le pays supporte « un coût humain inestimable » avec la destruction des infrastructures, les déplacements de populations et le pillage des richesses.

Sur le plan sécuritaire, les responsables congolais ont été catégoriques : « L’accord de paix ne légitime aucune présence des troupes étrangères. » Aucune cession territoriale, aucun brassage ou mixage collectif des forces n’est prévu. Toute réintégration d’anciens combattants sera « individuelle, conditionnelle et rigoureusement contrôlée », tirant les leçons des échecs de 2009 et 2013.

Concernant les ressources minières, Tina Salama a assuré que les accords « réaffirment la pleine souveraineté de la RDC sur son sol et son sous-sol« , avec un contrôle exclusif de l’exploitation et de la transformation des minerais. « Les partenaires apportent des technologies, des investissements, des accès, des marchés stratégiques, mais la décision stratégique reste congolaise », a-t-elle précisé.

Kigali : maintien du discours sur les FDLR

De son côté, la porte-parole du gouvernement rwandais, Yolande Makolo, a maintenu le discours traditionnel de Kigali lors d’une intervention sur la chaîne américaine NewsMax. Elle a affirmé que le Rwanda « reste contraint de prendre des mesures défensives » face à ce qu’il considère comme une collaboration persistante entre Kinshasa et les FDLR, qu’elle décrit comme « un problème majeur pour la sécurité du Rwanda ».

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« Le gouvernement de la RDC doit faire ce qu’il s’est engagé à faire : neutraliser ce groupe qui a commis un génocide au Rwanda. Ensuite, nous pourrons alléger nos mesures défensives à la frontière », a déclaré Makolo. Elle a ajouté que « l’administration Trump a abordé ce dossier de manière appropriée« , car sa médiation se concentre « sur les causes profondes, sur les véritables problèmes qui entravent la paix ».

La porte-parole rwandaise a également minimisé le rôle de son pays dans les violences à l’Est de la RDC, affirmant que ces problématiques « relèvent d’abord de problématiques strictement congolaises » et « n’engagent en rien la responsabilité de Kigali ».

Un processus sous supervision internationale

Malgré ces positions contrastées, les deux parties reconnaissent l’importance du cadre international. Un calendrier opérationnel (CONOPS) doit définir le retrait des troupes et les engagements de transition économique, sous la supervision d’un comité conjoint, avec l’implication des États-Unis et du Qatar.

« Les américains suivent la situation sur le terrain. Cette fois-ci nous venons parce que le président Trump aura l’occasion d’écouter le président Tshisekedi », a déclaré Patrick Muyaya, soulignant le rôle clé de la médiation américaine.

Alors que les présidents Tshisekedi et Kagame se préparent à se rencontrer jeudi sous les auspices de Donald Trump, les briefings de mercredi ont révélé que la route vers la paix reste semée d’embûches. La réussite de l’accord dépendra de la capacité des deux parties à concilier des exigences parfois contradictoires : le retrait inconditionnel des troupes étrangères pour Kinshasa, et la neutralisation préalable des FDLR pour Kigali.

Novembre bleu chez AGL RDC Sud : Ensemble, brisons les tabous !

Le 21 novembre 2025, AGL Katanga a organisé une grande journée de sensibilisation à l’occasion de novembre bleu, ce mouvement mondial de sensibilisation de l’opinion publique sur les maladies masculines telles que les cancers de la prostate, des testicules et la santé mentale.

L’événement a débuté par un atelier de sensibilisation et d’échanges animé par le Dr. David Mutombo, portant sur le cancer de la prostate ainsi que sur d’autres maladies touchant spécifiquement la santé masculine. La session a permis d’apporter des informations claires et adaptées aux besoins des collaborateurs.

« Parler de santé masculine ne devrait jamais être une source de gêne. Car plus nous brisons le silence, plus nous favorisons le dépistage précoce et sauvons des vies humaines. Nous préservons ainsi l’avenir des enfants issus de ces familles » déclare Dr David Mutombo, Spécialiste en chirurgie générale.

“Chez AGL, nous œuvrons pour le bien-être de nos collaborateurs. Nous encourageons les sensibilisations, le dépistage précoce et le suivi régulier des traitements délivrés par les spécialistes de santé en cas de maladie. Nous faisons tout pour que chacun de nous quel que soit le stade de son état de santé ne se sente si exclu ni abandonné” explique Eldon Khuty, Directeur Général Pays AGL RDC.

Pour rendre ce moment encore plus accessible, l’atelier a été animé par Marcus, humoriste local, dont l’intervention a apporté une touche de légèreté. Sa prestation a permis d’aborder un sujet sensible de manière ludique et décomplexée, favorisant ainsi l’appropriation des recommandations formulées. S’en est suivie une marche dans les rues de Lubumbashi, réunissant l’ensemble des collaborateurs du site. Ils ont pris la direction de l’hôpital Diamant, où ils ont été invités à s’inscrire pour le dépistage.

Cette mobilisation visait à la fois à donner de la visibilité à novembre bleu et à dépasser les tabous liés à la santé masculine, en montrant l’exemple au sein de la communauté locale. Les résultats illustrent l’impact de cette démarche : alors que l’année dernière un seul collaborateur s’était inscrit au dépistage, cette année plus de 56 participants se sont inscrits.

Une progression remarquable, symbole d’une prise de conscience collective et d’un engagement renouvelé pour une santé durable au sein des équipes

Ferre Gola transforme l’Accor Arena en royaume

La star de la musique congolaise Ferre Gola a officialisé son grand retour sur la scène parisienne. L’artiste se produira le 4 avril 2026 à l’Accor Arena, la salle mythique de la capitale française, qu’il promet de transformer en véritable « royaume » le temps d’une soirée.

Dans une annonce faite sur ses réseaux sociaux, le chanteur a présenté cet événement comme un moment charnière de sa carrière. « Je suis de retour dans la Ville Lumière, à Paris… », a-t-il déclaré, avant d’ajouter avec une pointe de grandeur caractéristique : « Le 04 avril 2026, l’Accor Arena ne sera plus une salle, mais un royaume où nous allons faire trembler chaque note, chaque cœur. »

Un palier important dans une carrière internationale

Ce concert à l’Accor Arena, d’une capacité de plus de 20 000 places, représente un palier significatif dans l’ascension internationale de Ferre Gola. La salle parisienne, anciennement connue sous le nom de Bercy, a historiquement accueilli les légendes de la musique mondiale, de Michael Jackson à Beyoncé, en passant par les plus grandes stars africaines.

Pour l’artiste congolais, cette date marque une consécration européenne et confirme son influence grandissante au-delà des frontières africaines. Elle s’inscrit dans la continuité de ses précédents succès sur le continent, où il a régulièrement rempli des salles prestigieuses.

Informations pratiques pour les fans

Les fans impatients pourront se procurer leurs billets dès le jeudi 5 décembre 2025 à 10h pour la prévente, suivie de l’ouverture générale de la billetterie le mardi 9 décembre à 10h.

L’annonce a immédiatement suscité l’enthousiasme parmi la diaspora congolaise et africaine en Europe, mais aussi auprès d’un public européen de plus en plus acquis à la richesse des musiques africaines contemporaines.

Un « royaume » éphémère pour le roi du soukous moderne

Avec sa formule évocatrice – transformer l’Accor Arena en « royaume » – Ferre Gola promet plus qu’un simple concert. Il s’engage à offrir une expérience immersive, où la magie de sa musique, mêlant soukous traditionnel et influences modernes, rencontrera la puissance des grandes productions scéniques internationales.

Cet événement s’annonce donc comme un moment-clé non seulement pour la carrière de l’artiste, mais aussi pour la visibilité de la musique congolaise sur la scène mondiale. Près d’un an avant la date, l’annonce crée déjà l’événement et place d’emblée ce concert parmi les rendez-vous musicaux majeurs de 2026 à Paris.

Denis Mukwege : le « réparateur des femmes » entre à l’Académie

Sous la majestueuse Coupole de l’Institut de France, à Paris, une page d’histoire s’est écrite ce lundi 1er décembre. Le Dr Denis Mukwege, gynécologue congolais et prix Nobel de la paix 2018, a été officiellement installé comme membre associé étranger de l’Académie des sciences morales et politiques. Une distinction intellectuelle parmi les plus prestigieuses en France, qui consacre l’œuvre mondiale du « réparateur des femmes ».

Une cérémonie sous le signe du protocole et de l’émotion

La séance d’installation a respecté le rituel séculaire des académies de l’Institut de France. Jean-Robert Pitte, président de l’Académie des sciences morales et politiques, a ouvert la cérémonie par une allocution introductive. Puis Louis Vogel, académicien et sénateur, a prononcé le discours d’accueil retraçant le parcours exceptionnel du médecin congolais.

Dans son intervention, Denis Mukwege a choisi de rendre hommage à une figure majeure de la diplomatie internationale en donnant lecture de la notice dédiée à Javier Pérez de Cuéllar, ancien secrétaire général des Nations unies. Un geste symbolique qui relie son combat pour la paix aux grandes traditions du multilatéralisme.

Une des distinctions intellectuelles les plus élevées de France

Fondée en 1795, l’Académie des sciences morales et politiques est l’une des cinq académies de l’Institut de France. Elle rassemble des penseurs, juristes, diplomates, chercheurs et dirigeants dont les travaux influencent la réflexion nationale et internationale. L’élection comme membre associé étranger est un honneur réservé à un nombre très restreint de personnalités dont l’œuvre transcende les frontières de leur pays.

En accueillant le médecin congolais, l’Académie reconnaît non seulement un spécialiste mondialement salué pour son travail auprès des femmes victimes de violences sexuelles en zones de conflit, mais également une voix morale incontournable dans les débats sur la paix, les droits humains et la justice internationale.

Le combat de Panzi honoré sous la Coupole

Sur ses canaux officiels, le fondateur de la Fondation Panzi a exprimé son émotion : « Profondément honoré par cette installation en tant que membre associé étranger de l’Académie des sciences morales et politiques. » Cette distinction vient couronner près de trois décennies d’engagement au service des victimes de violences sexuelles utilisées comme arme de guerre, particulièrement dans l’est de la République démocratique du Congo.

Lors de son discours, Mukwege, dont la voix porte désormais bien au-delà des murs de l’hôpital de Panzi à Bukavu, a plaidé avec une conviction intacte pour « une justice internationale plus ferme face aux crimes contre l’humanité perpétrés dans l’Indifférence et le silence ». Ses mots résonnaient avec une force particulière sous cette coupole habituée aux débats sur l’éthique et la morale publique.

Une tribune élargie pour ses combats

Cette admission consacre plus qu’une carrière médicale exceptionnelle. Elle offre au Dr Mukwege une tribune institutionnelle d’une portée unique pour porter ses combats : la lutte contre l’impunité des crimes sexuels en temps de guerre, la promotion d’une justice réparatrice, et la défense inlassable de la dignité humaine face à la barbarie.

À travers cette reconnaissance, la France salue officiellement le parcours d’un militant infatigable dont l’action a déjà été honorée par le prix Nobel, mais dont l’influence intellectuelle et morale méritait cette consécration académique. Sous la Coupole, parmi les « Immortels », la voix du chirurgien de Bukavu trouvera désormais un écho institutionnel pour continuer à dénoncer les atrocités et à plaider pour la paix dans son pays et au-delà.

Cette intronisation marque un tournant : Denis Mukwege n’est plus seulement le médecin héroïque de l’est du Congo, ni uniquement le prix Nobel de la paix. Il est désormais reconnu comme un penseur de stature internationale, dont la réflexion sur la justice, la réparation et la dignité humaine trouve sa place dans l’une des institutions intellectuelles les plus prestigieuses au monde.

Katumbi, Mukwege, Fayulu : l’opposition congolaise alerte avant l’accord de Washington

À la veille de la signature historique de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda à Washington, l’opposition congolaise fait entendre sa voix. Moïse Katumbi, Denis Mukwege et Martin Fayulu ont tous exprimé, à leur manière, des réserves et des exigences à quelques heures seulement de la rencontre entre les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame dans le bureau ovale.

Moïse Katumbi : « Le pays va très mal »

L’opposant Moïse Katumbi a dressé un tableau alarmant de la situation nationale, bien au-delà du conflit à l’Est. « Le pays va très mal, le pays va mal surtout à l’est de notre pays et aussi à Kinshasa, les Mobondo dans le Kwango, le pays va mal avec les inondations, les ADF, beaucoup de morts, il n’y a plus de sécurité, l’État n’existe plus, la population est abandonnée. »

Face à cette crise multiforme, Katumbi appelle à l’unité et à la priorisation : « L’heure est grave, nous devons nous mettre autour d’une même table, nous devons parler de notre pays. Le problème en interne est plus grave qu’à l’Est de notre pays. »

S’il salue l’initiative américaine, il la juge insuffisante. « L’accord de Washington doit être accompagné d’un dialogue inclusif pour rassurer les investisseurs. » Pour lui, cet élargissement du dialogue n’a pas pour but de « partager le pouvoir », mais de « contribuer au retour de la paix dans l’Est du pays ».

Denis Mukwege : « La guerre s’intensifie » malgré les pourparlers

Le prix Nobel de la paix Denis Mukwege a, lui, tiré la sonnette d’alarme sur l’intensification paradoxale des violences à l’Est à la veille de la signature. « La guerre s’intensifie dans les Kivu où la population subit une immense souffrance et meurt comme des mouches sous les bombes des belligérants. »

Il cite notamment les localités de Kaziba, Katogota et Kamanyola au Sud-Kivu, où selon la société civile locale, « plus de 20 civils ont été tués y compris les femmes et les enfants » ce 2 décembre. Mukwege insiste sur l’exigence de justice : « Il n’y aura pas de paix sans justice. Une enquête indépendante s’impose sans tarder pour traduire les responsables en justice. »

Martin Fayulu et Prince Epenge : l’exigence de transparence et de fermeté

Martin Fayulu, autre figure majeure de l’opposition, exige quant à lui une transparence totale sur le contenu de l’accord. « Nous disons à Monsieur Félix Antoine Tshisekedi que les Congolais ont le droit de connaître le contenu réel du projet d’accord que vous envisagez de signer avec Paul Kagame à Washington. »

Cette exigence fait écho aux déclarations du président Tshisekedi lui-même, qui a assuré à la diaspora congolaise en Serbie que « l’accord à signer ce jeudi 4 à Washington avec le Rwanda ne sera mis en œuvre qu’une fois que le Rwanda aura totalement retiré ses forces du territoire de la RDC, et ça, c’est indiscutable. »

Du côté de la coalition Lamuka, son porte-parole Prince Epenge va plus loin en qualifiant le projet d’accord de « déséquilibré » et de « prime à Paul Kagame ». Il appelle à sa renégociation et pose cinq conditions préalables à toute signature :

  • Le retrait total des militaires rwandais du Congo

  • Le renforcement de l’esprit et de la lettre de la résolution 2773 de l’ONU

  • Aucune coopération économique avec le Rwanda tant que le conflit perdure

  • La promotion d’un dialogue inter-rwandais plutôt qu’une responsabilisation exclusive de la RDC sur les FDLR

  • L’inclusion de garanties de non-récidive de la part du Rwanda

Une opposition unie dans l’inquiétude, divisée dans les solutions

À quelques heures du sommet de Washington, l’opposition congolaise apparaît unie dans son inquiétude face à un accord dont les détails restent opaques, mais diverge sur les solutions. Tous partagent cependant un même constat : aucun accord diplomatique ne pourra à lui seul résoudre les crises multiformes qui secouent la RDC, de l’Est du pays aux conflits communautaires de l’ouest, en passant par les défis humanitaires et le défi de la reconstruction de l’État.

Leur voix collective constitue un rappel que la légitimité de l’accord de Washington se jouera aussi dans son acceptation par la société congolaise dans toute sa diversité, et dans sa capacité à produire des résultats concrets et vérifiables sur le terrain, loin des salons feutrés de la diplomatie internationale.

Lutte contre les Mobondo : le gouvernement congolais lance l’opération de désarmement

Ce mardi 2 décembre 2025, dans le quartier Mbankana de la commune de Maluku, le gouvernement congolais a franchi une étape décisive dans la pacification de l’ouest du pays. Le Vice-Premier ministre de l’Intérieur, SHABANI LUKOO BIHANGO Jacquemain, a lancé l’opération pilote de désarmement et de démobilisation des ex-combattants Mobondo.
La cérémonie s’est tenue sur les hauteurs du plateau des Batékés, en territoire Teke. Elle marque le début concret du Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement communautaire et Stabilisation (P-DDRCS). Selon les autorités, cette initiative traduit la volonté du président Félix Antoine Tshisekedi de ramener une paix durable dans une région meurtrie par un long conflit intercommunautaire.

Une milice née d’un conflit entre Teke et Yaka

La milice Mobondo s’est formée à la suite d’un affrontement profond entre les communautés Teke et Yaka. Ce conflit, enraciné dans des tensions foncières, politiques et identitaires, a ensanglanté le Grand Bandundu et l’ouest de Kinshasa. Il a provoqué des centaines de morts et des déplacements massifs. Il a aussi aggravé la situation humanitaire.
Dans ces zones reculées, l’État était souvent absent. Son autorité a été contestée par la montée des groupes armés.

Les premières armes rendues, symbole d’un nouvel espoir

Lors de la cérémonie, plusieurs ex-combattants ont remis volontairement leurs armes au Vice-Premier ministre. Ce geste marque leur désengagement d’un mouvement qui a endeuillé de nombreuses familles. Ces armes, jadis sources de mort, seront transformées dans le cadre du programme pour devenir des « instruments de paix ».

Un processus structuré qui dépasse la simple collecte

Le Vice-Premier ministre SHABANI a insisté sur la portée réelle de l’initiative. Selon lui, l’opération n’est que le début d’un processus structuré. L’objectif est clair : transformer les armes en outils de paix, convertir les ex-combattants en acteurs du développement et stabiliser les zones touchées.
Le P-DDRCS ne se limite donc pas au désarmement. Il prévoit aussi la réinsertion socio-économique des anciens miliciens. De plus, il inclut un volet consacré au relèvement communautaire pour réparer le tissu social brisé et encourager une coexistence pacifique.

Un signal fort du retour de l’État

Au-delà des premières armes collectées, l’opération pilote de Maluku envoie un message politique fort. Elle montre que l’État est présent, mobilisé et déterminé à rétablir son autorité. Elle rappelle aussi sa volonté d’accompagner les populations vers un avenir plus stable.
Ce premier pas reste crucial pour le retour de la paix dans l’ouest du pays et pour la réconciliation entre Teke et Yaka. Le succès de cette phase pilote conditionnera son extension à d’autres zones. Il dépendra de la présence continue de l’État, de la sécurité des ex-combattants et du respect des engagements de réinsertion.
Pour les habitants du plateau des Batékés, le 2 décembre 2025 pourrait ainsi marquer la fin progressive d’un long cauchemar.