TICAD 9 : la RDC mise gros au Japon

Kinshasa, 19 août 2025 — La Première Ministre, Cheffe du Gouvernement Judith Suminwa Tuluka, se rendra à Yokohama au Japon pour représenter le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo à la 9ᵉ Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD). Cette rencontre se déroulera du 20 au 22 août 2025.

Une rencontre stratégique pour l’Afrique

La TICAD 9 est un moment clé de réflexion sur les priorités de développement du continent africain. Elle constitue également une plateforme de concertation entre l’Afrique et le Japon. De plus, elle ouvre la voie à un renforcement des partenariats dans les domaines économique, éducatif et technologique.

Un partenariat RDC–Japon en expansion

Pour la République démocratique du Congo, cette conférence représente une opportunité majeure. Le gouvernement congolais souhaite consolider ses échanges économiques avec le Japon. En outre, il ambitionne de développer une coopération plus globale, basée sur le partage d’expériences et l’innovation.

Une délégation gouvernementale ciblée

La Première Ministre sera accompagnée de cinq ministres. Il s’agit de ceux en charge de l’Économie, de la Formation professionnelle, du Commerce extérieur, des Mines et des Affaires étrangères. Ainsi, la RDC met en avant des secteurs stratégiques, directement liés aux thématiques centrales de la TICAD.

Inspirations croisées et vision partagée

Les discussions mettront en lumière une ambition commune : faire de l’éducation et de l’innovation des leviers de développement durable et inclusif. Par ailleurs, cette conférence permettra un échange d’inspirations. Le Japon apporte sa discipline et sa rigueur. La RDC partage, pour sa part, sa créativité et sa résilience.

Une coopération tournée vers l’avenir

Il s’agit de la deuxième visite officielle de Judith Suminwa au Japon. Ce déplacement illustre la volonté du Gouvernement congolais d’approfondir une coopération équilibrée et respectueuse avec Tokyo. Enfin, cette présence à la TICAD 9 confirme l’engagement de Kinshasa à inscrire la RDC dans une dynamique d’ouverture internationale, au service de son développement et de celui du continent africain.

Doha relance la médiation entre Kinshasa et l’AFC/M23 : espoir fragile pour un accord de paix

Kinshasa/Doha, 17 août 2025 — Un projet d’accord de paix a été transmis à la fois au mouvement armé AFC/M23 et au gouvernement congolais par le médiateur qatari. L’annonce a été faite dimanche, alors que les discussions, prévues initialement pour le 8 août, pourraient enfin s’ouvrir cette semaine dans la capitale qatarie.

Des positions toujours éloignées

Si les deux parties ont confirmé leur disponibilité à relancer les pourparlers, les divergences restent profondes. L’AFC/M23 exige la libération de ses membres détenus avant toute reprise des discussions, considérant que cette étape conditionne l’application de la déclaration de principes. Kinshasa, au contraire, campe sur sa ligne : « pas un seul prisonnier libéré avant, revenez d’abord à Doha et on en discute ».

Un dialogue délicat mais nécessaire

Du côté du Qatar, l’optimisme demeure prudent. « Nous reconnaissons les difficultés sur le terrain et espérons qu’elles pourront être surmontées rapidement grâce au dialogue et à un engagement sincère », a confié un responsable qatari impliqué dans la médiation. Selon nos informations, les deux délégations pourraient se retrouver dès mercredi à Doha, même si la composition exacte de la délégation de l’AFC/M23 reste incertaine.

L’agenda des discussions

La médiation qatarie prévoit deux étapes principales : d’abord, suivre la mise en œuvre complète de la déclaration de principes, ensuite finaliser un accord de paix. Pour Kinshasa, la priorité demeure la restauration de l’autorité de l’État dans les zones encore occupées. Une position que l’AFC/M23 ne partage pas, préférant mettre l’accent sur le règlement des causes profondes du conflit.

Un processus semé d’incertitudes

Cette nouvelle séquence de négociations s’annonce donc délicate. Entre préalables exigés par l’AFC/M23 et fermeté du gouvernement congolais, il reste à savoir si les concessions nécessaires pourront être trouvées. Le Qatar mise sur le dialogue pour débloquer la situation, mais la route vers un accord définitif paraît encore longue.

Moïse Katumbi prépare la bataille politique de 2028 depuis Bruxelles

Réuni à Bruxelles les 12 et 13 août, le parti Ensemble pour la République, dirigé par Moïse Katumbi, a fixé le cap : préparer une offensive politique pour les élections générales de 2028. Refusant de rejoindre le gouvernement de Félix Tshisekedi, l’opposant en exil veut « préparer avec lucidité et fermeté la riposte politique et citoyenne face aux menaces qui pèsent sur notre nation ».

Durant ce conclave, Katumbi a multiplié les attaques contre le chef de l’État. Son parti dénonce « une tentative persistante de modification de la Constitution pour prolonger indéfiniment le mandat présidentiel » et accuse le pouvoir de refuser le dialogue national proposé par la Cenco et l’ECC.

Un plan d’action contre la dérive autoritaire

Pour contrer ce qu’il perçoit comme un recul démocratique, Ensemble pour la République met en place un mécanisme d’alerte destiné à recenser les plaintes et à engager des actions en justice contre toute restriction des libertés ou atteinte au patrimoine commun.

Sur le terrain, la stratégie est claire : renforcer l’organisation interne, s’implanter dans tous les territoires, élargir la base militante et fédérer les forces du changement avec l’appui de la diaspora.

Un appel à l’unité pour « mettre fin à la dictature »

Moïse Katumbi exhorte « toutes les forces démocratiques, les mouvements citoyens et la société civile » à unir leurs efforts pour « restaurer un pouvoir légitime issu d’élections crédibles ». Pour lui, la mobilisation doit être totale et s’inscrire dans la durée afin de peser sur le paysage politique congolais.

Gouvernement Suminwa II : Qui sont les nouveaux visages de l’exécutif Congolais ?

Le gouvernement Suminwa II, dévoilé dans la nuit du 7 au 8 août 2025, conserve une structure large de 53 membres, mais s’ouvre à de nouveaux profils : militants de la société civile, experts internationaux ou encore leaders religieux. Parmi eux, quatre nouveaux visages clés attirent l’attention du public congolais par leur histoire singulière et leur potentiel à incarner un changement profond.

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Adolphe Muzito – Vice-Premier ministre en charge du Budget

Économiste chevronné et ancien Premier ministre sous Joseph Kabila (2008-2012), Adolphe Muzito fait un retour remarqué au gouvernement après plusieurs années dans l’opposition. Fondateur du parti Nouvel Élan, il a été l’un des piliers de la plateforme Lamuka. Connu pour ses analyses critiques sur la gouvernance et même ses suggestions controversées sur une éventuelle partition de la RDC, Muzito est aussi un ancien inspecteur des finances, formé à l’Université de Kinshasa.

Sa nomination, après des années de franc-parler contre le régime, est un signal fort : l’expérience et la rigueur économique sont de nouveau recherchées au sommet de l’État, dans un contexte de crise budgétaire chronique.

Guillaume Ngefa-Atondoko – Ministre de la Justice et Garde des Sceaux

Militant des droits humains depuis les années Mobutu, Guillaume Ngefa est l’un des fondateurs de l’ASADHO (1986). Courageux et souvent menacé, il a dénoncé les violences sous Mobutu, Laurent-Désiré Kabila et Joseph Kabila. Il a publié plusieurs rapports-chocs, notamment sur les massacres de réfugiés rwandais dans les années 1996-1997.

Contraint à l’exil, il poursuivra sa carrière aux Nations Unies, occupant plusieurs postes de direction en Afrique. En 2023, il est expulsé du Mali après avoir dénoncé les exactions du régime local. Sa désignation au ministère de la Justice symbolise une volonté de lutter contre l’impunité, de restaurer la crédibilité des institutions et de réconcilier l’appareil judiciaire congolais avec les droits fondamentaux.

Floribert Anzuluni – Ministre de l’Intégration régionale

Né à Kinshasa en 1983, Floribert Anzuluni a grandi en Belgique avant d’étudier les sciences politiques à l’Université de Montréal. De retour en RDC, il se fait connaître par son engagement citoyen au sein du mouvement Filimbi, qu’il cofonde en 2015 pour sensibiliser la jeunesse à la démocratie et à la transparence. Harcelé par le régime Kabila, il s’exile jusqu’au retour au pouvoir de Tshisekedi.

En 2023, il se présente à l’élection présidentielle comme candidat indépendant, soutenu par plusieurs mouvements de la société civile. Il fonde le parti Alternative Citoyenne (AC-Congo) et devient un symbole de la reconquête démocratique par les citoyens.

Par son profil, il incarne une nouvelle génération de dirigeants, issus de la société civile mais formés aux meilleures pratiques internationales, avec une forte volonté de réformer la gouvernance régionale et de renforcer l’ancrage de la RDC dans les mécanismes d’intégration africaine.

Grâce Emi Kutinho – Ministre de la Jeunesse et de l’Éveil patriotique

Pasteure évangélique active dans les quartiers populaires de Kinshasa, Grâce Emi Kutinho est une figure montante de la jeunesse chrétienne. Influente au sein des Églises de réveil, elle prêche une citoyenneté responsable et une jeunesse morale et engagée.

Bien que sans expérience politique, elle a su gagner la confiance de plusieurs jeunes leaders et figures religieuses. Sa nomination est interprétée comme une tentative d’attirer la jeunesse croyante dans la construction d’un patriotisme moderne et non-violent.

Elle devient l’une des plus jeunes ministres du gouvernement Suminwa II, et peut jouer un rôle de passerelle entre les institutions et la jeunesse en quête de repères.

Ce remaniement stratégique montre une volonté de rassembler plusieurs pôles de la société congolaise : l’opposition, la société civile, les milieux religieux et la diaspora. Judith Suminwa et le président Tshisekedi semblent vouloir donner un second souffle au quinquennat à travers ces figures à la fois populaires, expérimentées et symboliques.

Mais les défis sont immenses : insécurité à l’Est, tensions sociales, défis économiques, et pression de la jeunesse. C’est désormais à ces nouveaux visages de prouver que l’espoir qu’ils incarnent peut se transformer en action concrète.

Liste complète du Gouvernement Suminwa II (Août 2025)

Vice-Premiers ministres

  1. Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières : Jacquemain Shabani

  2. Transports et Voies de communication : Jean-Pierre Bemba

  3. Défense nationale et anciens combattants : Guy Kabombo Mwadimvita

  4. Économie nationale : Daniel Mukoko

  5. Budget : Adolphe Muzito

  6. Fonction publique, Modernisation de l’administration et Innovation : Jean-Pierre Lihau

Ministres d’État

  1. Plan : Guylain Nyembo

  2. Affaires étrangères : Thérèse Kayikwamba

  3. Agriculture : Muhindo Nzangi Butondo

  4. Industrie : Aimé Boji

  5. Affaires sociales : Ève Bazaiba

  6. Justice : Guillaume Ngefa Atondoko

  7. Hydrocarbures : Acacia Bandubola

  8. Éducation nationale : Raïssa Malu

  9. Formation professionnelle : Marc Ekila

  10. Urbanisme : Alexis Gisaro

  11. Développement rural : Grégoire Mutshail Mutond Kangaji

  12. Relations avec le Parlement : Guy Loando

Ministres

  1. Finances : Doudou Fwamba

  2. Santé : Samuel Roger Kamba

  3. Commerce extérieur : Julien Paluku

  4. Environnement : Marie Niangé Ndambo

  5. Infrastructures : John Banza Lunda

  6. Enseignement supérieur : Marie-Thérèse Sombo

  7. Emploi : Ferdinand Massamba

  8. PTNTIC : José Panda Kabangu

  9. Économie numérique : Augustin Kibasa Maliba

  10. Mines : Louis Kabamba Watum

  11. Ressources hydrauliques : Aimé Molendo Sakombi

  12. Communication : Patrick Muyaya

  13. PME : Justin Kalumba

  14. Aménagement du territoire : Jean-Lucien Busa

  15. Tourisme : Didier Manzenga

  16. Pêche et Élevage : Jean-Pierre Tshimanga

  17. Culture et Arts : Yolande Elebe

  18. Droits humains : Samuel Mbemba

  19. Intégration régionale : Floribert Anzuluni

  20. Affaires foncières : Onège Nsele Mpimpa

  21. Sports et Loisirs : Didier Budimbu

  22. Portefeuille : Julie Mbuyi Shiku

  23. Genre, Famille et Enfant : Micheline Ombahe Kalama

  24. Jeunesse et Éveil patriotique : Grâce Emi Kutinho

Ministres délégués

  1. Francophonie et Diaspora : Crispin Mbadu Panzu

  2. Nouvelle économie durable & Climat : Arlette Bahati Tito

  3. Politique de la ville : Angel Bangasa Yogo

  4. Personnes handicapées : Irène Esambo

  5. Anciens combattants : Eliezer Tambwe

Vice-ministres

  1. Budget : Élysée Bokumwana

  2. Intérieur : Eugénie Tshela Kamba

  3. Affaires étrangères : Noëlla Ayeganato

  4. Finances : Gracia Yamba Kazadi

  5. Éducation nationale : Théodore Kazadi Muyahila

  6. Affaires coutumières : Mwami Ndeze Katurebe Jean-Baptiste

Gouvernement Suminwa II : Félix Tshisekedi joue la carte de la continuité et de l’ouverture

Dans la nuit du 7 au 8 août 2025, le président Félix Tshisekedi a levé le voile sur la composition très attendue du gouvernement Suminwa II, dirigé par la Première ministre Judith Suminwa. Une équipe remaniée, resserrée, et légèrement ouverte à de nouveaux profils, mais qui conserve les équilibres du précédent exécutif avec 53 membres.

Un retour politique remarqué : Adolphe Muzito au Budget

La principale surprise de ce gouvernement est le retour d’Adolphe Muzito, ancien Premier ministre sous Joseph Kabila, nommé vice-Premier ministre en charge du Budget. Absent du pouvoir depuis treize ans, Muzito revient dans un ministère qu’il connaît bien, pour l’avoir déjà dirigé entre 2007 et 2008, avant son passage à la Primature. Son profil technocratique et ses récentes positions d’ouverture envers la majorité présidentielle laissaient présager ce rapprochement.

Nominations inédites : Filimbi entre au gouvernement

Autre entrée notable, celle de Floribert Anzuluni, ancien coordinateur du mouvement citoyen Filimbi et candidat à la présidentielle de 2023. Il devient ministre de l’Intégration régionale, preuve d’un certain renouvellement générationnel dans l’équipe. De même, Guillaume Ngefa-Atondoko, ex-responsable des droits de l’homme de l’ONU au Mali expulsé en 2023, prend les rênes du ministère de la Justice.

À la Jeunesse, le président Tshisekedi mise sur Grâce Emi Kutinho, jeune pasteure d’Église de réveil, dans un portefeuille symbolique de l’éveil patriotique.

Continuité stratégique dans les postes clés

Malgré ces nouveautés, le gouvernement Suminwa II reste marqué par une large reconduction des figures de la précédente équipe. Les vice-Premiers ministres Jacquemain Shabani (Intérieur), Jean-Pierre Bemba (Transports), Guy Kabongo (Défense) et Jean-Pierre Lihau (Fonction publique) conservent tous leur poste.

Du côté des ministres d’État, Thérèse Kayikwamba (Affaires étrangères), Doudou Fwamba (Finances), Julien Paluku (Commerce extérieur), ou encore Patrick Muyaya (Communication) restent également en fonction.

Ce remaniement s’inscrit donc dans une logique d’équilibre politique, avec une ouverture maîtrisée à des profils plus technocratiques, tout en maintenant les piliers du régime.

un dosage entre nouveauté et continuité

Avec ce gouvernement Suminwa II, Félix Tshisekedi tente de combiner stabilité, ouverture modérée et efficacité technocratique, à neuf mois d’une année charnière pour la RDC. Le retour d’Adolphe Muzito et l’entrée de figures issues de la société civile donnent une nouvelle tonalité à l’exécutif. Mais l’absence de véritables figures issues de l’opposition radicale ou de la société civile indépendante laisse planer une interrogation sur l’ampleur réelle de cette ouverture.

RDC–Rwanda : Premiers pas concrets vers la paix à Washington

Le processus de paix entre la RDC et le Rwanda entre dans sa phase opérationnelle. La première réunion du comité mixte de surveillance de l’accord de paix s’est tenue à Washington, selon un communiqué conjoint publié samedi par les deux gouvernements. Des observateurs des États-Unis, du Qatar et du Togo — ce dernier agissant comme facilitateur de l’Union africaine — ont assisté à la session.

« Pendant la première rencontre, les parties ont discuté des progrès dans la mise en place de l’accord de paix », précise le document, sans davantage de détails.

Cet échange marque une étape importante dans la mise en œuvre de l’accord signé le 27 juin à Washington par les ministres des Affaires étrangères des deux pays, sous la médiation du Qatar et des États-Unis. L’accord engage Kinshasa et Kigali à respecter l’intégrité territoriale, à cesser toute activité militaire hostile, à désarmer et encadrer les groupes armés non étatiques, et à mettre en place un mécanisme conjoint de sécurité.

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Le texte prévoit que la mise en œuvre du processus débute dans les 30 jours suivant sa signature.

Parallèlement, des négociations ont lieu à Doha entre le gouvernement congolais et le groupe armé M23. Une déclaration de principes a été signée le 19 juillet, engageant les deux parties à respecter une feuille de route pour le rétablissement de l’autorité de l’État dans l’Est de la RDC. Les discussions pour un accord de paix détaillé doivent débuter au plus tard le 8 août, pour une signature prévue autour du 18 août.

Enfin, une rencontre au sommet entre les présidents de la RDC et du Rwanda est attendue fin août à Washington, dans l’espoir de sceller un règlement global et durable de la crise dans la région des Grands Lacs.

RDC–Rwanda : Un nouvel accord économique pour la paix

Un pas décisif vers la stabilité et la prospérité régionale. La République démocratique du Congo et le Rwanda ont signé à Washington le Cadre d’intégration économique régionale (CER), un pilier central de l’accord de paix entre les deux pays. L’annonce a été faite ce vendredi dans un communiqué du département d’État américain.

Sous l’égide des États-Unis, les deux pays s’engagent à coopérer dans des domaines stratégiques tels que l’énergie, les infrastructures, l’exploitation minière, la gestion des parcs nationaux, le tourisme et la santé publique. L’objectif affiché : libérer le potentiel économique de la région des Grands Lacs et créer les conditions d’une paix durable.

“Des représentants de la RDC et du Rwanda, sous l’égide des États-Unis, ont paraphé le texte des principes du cadre d’intégration économique régional”, précise le communiqué.

Cette signature s’inscrit dans la mise en œuvre progressive de l’accord de paix et a été saluée par Washington comme une “avancée significative”. Jeudi, les délégations des deux pays ont également participé à Washington à la première réunion du Comité conjoint de suivi de l’accord, renforçant ainsi le climat de coopération bilatérale.

Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a relayé la nouvelle sur X (ex-Twitter), en repartageant un message de Massad Boulos, conseiller de Donald Trump pour l’Afrique. À ce jour, les autorités congolaises n’ont pas encore réagi officiellement.

Accord RDC-Rwanda : le comité de surveillance entame sa mission à Washington

Le comité de surveillance de l’accord RDC-Rwanda s’est réuni pour la première fois le jeudi 31 juillet 2025 à Washington. La rencontre s’est déroulée sous l’égide des États-Unis, du Qatar, de l’Union africaine et du Togo, facilitateur désigné.

Les délégations de la RDC et du Rwanda ont désigné leurs présidents respectifs et validé les termes de référence du comité. Elles ont également préparé la première réunion du mécanisme conjoint de coordination de la sécurité, prévue dans les semaines à venir.

Objectif : garantir l’accord de paix

Ce comité veille au respect des engagements pris par les deux pays. Il traite les plaintes, propose des mesures correctives et facilite la résolution des différends. Le Département d’État américain a rappelé que cette structure joue un rôle clé dans la mise en œuvre de l’accord du 27 juin.

L’Union africaine, les États-Unis et le Qatar ont exprimé leur soutien ferme au processus. Leur implication vise à renforcer la coordination entre les acteurs régionaux et internationaux. L’objectif est clair : instaurer une paix durable dans les Grands Lacs.

Un accord axé sur la sécurité et l’économie

La ministre congolaise Thérèse Kayikwamba Wagner et son homologue rwandais Olivier Nduhungirehe ont signé l’accord à Washington. Celui-ci repose sur deux piliers : la sécurité et le développement économique.

Sur le volet sécuritaire, les deux parties s’engagent à cesser les hostilités, à couper tout soutien aux groupes armés comme le M23 et les FDLR, et à respecter les frontières. Un mécanisme conjoint s’inspirant des accords de Luanda renforcera la coopération militaire.

Sur le plan économique, l’accord prévoit des projets communs dans l’hydroélectricité, la gestion des parcs nationaux et la traçabilité des minerais. La CIRGL, la COMESA et l’EAC faciliteront cette coopération régionale. Les États-Unis se positionnent comme investisseurs majeurs.

Un sommet Kagame-Tshisekedi en perspective

Depuis l’Écosse, Donald Trump a confirmé la tenue prochaine d’un sommet entre les présidents Paul Kagame et Félix Tshisekedi. Cette rencontre devrait permettre de consolider les engagements politiques de l’accord. Elle symbolise la volonté des deux chefs d’État de tourner la page du conflit.

Remaniement Suminwa II : panique dans les rangs, manœuvres en coulisse et crispation diplomatique avec le Rwanda

Alors que le gouvernement Suminwa II s’apprête à être dévoilé, Kinshasa est secouée par une agitation politique fébrile. Sur les réseaux sociaux comme dans les médias, les ministres sortants déploient des stratégies de communication effrénées pour espérer figurer sur la nouvelle liste. Mais derrière les selfies, bilans flatteurs et vidéos bien montées, la nervosité est palpable.

Selon Le Potentiel, cette campagne de charme a tout d’un baroud d’honneur : plusieurs ministres, sentant le vent tourner, tentent de sauver leur siège par tous les moyens. Certains, absents depuis des mois, ressortent subitement du silence médiatique pour se replacer dans la course. Forum des As ironise même sur le retour annoncé des « dinosaures » et « amis de X ou Y », prêts à tout pour obtenir un strapontin, malgré la misère sociale grandissante.

Pour Africa News, il est temps d’en finir avec les recyclages politiques : « la RDC mérite mieux ». L’heure serait venue de privilégier compétence, rigueur et responsabilité plutôt que clientélisme et fidélités de circonstance. Un message repris par l’activiste Carbone Beni, qui appelle à un « casting rigoureux » et à une réelle évaluation des actions ministérielles passées.

Dans ce climat tendu, un événement judiciaire a également capté l’attention ce mercredi : la libération de l’ancien ministre des Mines Martin Kabwelulu, détenu depuis plusieurs jours. Une décision qui relance les spéculations sur les règlements de comptes internes avant l’annonce du nouveau gouvernement.

Le remaniement dans l’ombre d’une reprise diplomatique RDC-Rwanda

Au même moment, loin des micros et des tweets, un dossier crucial avance : l’application de l’accord de paix signé le 27 juin 2025 à Washington entre la RDC et le Rwanda. L’Assemblée nationale rwandaise a officiellement ratifié le texte ce mardi 29 juillet, marquant une étape décisive.

D’après l’Agence congolaise de presse, une réunion de haut niveau est attendue dans les prochains jours aux États-Unis pour lancer le Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité, prévu dans l’accord. Ce dispositif devra permettre une meilleure surveillance des lignes de front, un suivi des engagements militaires et politiques des deux parties, et potentiellement la mise en œuvre de mesures concrètes de désescalade.

Alors que le gouvernement congolais s’apprête à se redessiner, le contexte régional impose plus que jamais une diplomatie cohérente, des visages neufs et crédibles, et un cap clair. Le président Tshisekedi, garant de cette double dynamique interne et externe, devra trancher entre continuité politique et exigence de renouveau.

Jacques Kyabula à Kinshasa : le gouverneur du Haut-Katanga face aux interrogations

Le gouverneur du Haut-Katanga, Jacques Kyabula, a atterri à Kinshasa ce lundi 28 juillet 2025, après plus de deux semaines de silence et d’absence remarquée. Cette arrivée intervient alors qu’il était convoqué depuis le 10 juillet par le ministère de l’Intérieur, après un discours controversé tenu à Lubumbashi.

Un discours qui a fait polémique

Le 1ᵉʳ juillet, Jacques Kyabula avait pris la parole lors d’une marche de soutien à l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda. Mais ses propos ont rapidement provoqué des remous, tant dans l’opinion publique que dans les sphères politiques. En réponse, le ministère l’a convoqué à Kinshasa. Il n’y a pas donné suite immédiatement, évoquant des raisons de santé.

Une absence prolongée et des spéculations

Pendant plus de dix jours, le gouverneur est resté invisible, alimentant toutes sortes de rumeurs. Ce n’est que jeudi dernier qu’il est brièvement apparu devant sa résidence, sans un mot pour la presse. En son absence, la gestion de la province est assurée par le vice-gouverneur Martin Kazembe, désigné par une note officielle du vice-Premier ministre de l’Intérieur.

Que va-t-il se passer maintenant ?

Avec son retour dans la capitale, plusieurs questions surgissent : Jacques Kyabula sera-t-il enfin entendu ? Est-il menacé de suspension ? Pourra-t-il reprendre son poste à Lubumbashi ? Le flou persiste autour de son avenir politique.

Procès Kabila-M23 : la Haute Cour militaire ouvre un dossier explosif à Kinshasa

La Haute Cour militaire de la RDC ouvre, le vendredi 25 juillet 2025, le procès de Joseph Kabila Kabange. L’ancien président et leader du FCC fait face à des accusations graves. La cellule de communication de la Cour a confirmé l’information dans une note diffusée jeudi.

Le Sénat a levé son immunité parlementaire après plusieurs jours de délibérations. Une commission spéciale a étudié le dossier à huis clos avant de transmettre un rapport accablant aux sénateurs. L’auditeur général des FARDC accuse Kabila de trahison, crimes de guerre, crimes contre l’humanité et participation à un mouvement insurrectionnel. Ces accusations reposent sur un soutien présumé au M23, groupe rebelle actif à l’est du pays.

Un procès à fort enjeu dans un contexte de crise

Le procès s’ouvre alors que l’Est de la RDC subit une nouvelle vague de violences. Le M23 intensifie ses attaques et menace l’intégrité territoriale. Le gouvernement de Félix Tshisekedi affirme vouloir défendre l’État de droit.

Mais les proches de Kabila dénoncent une poursuite politique ciblée. Ils accusent le régime de chercher à écarter un rival influent. L’ancien président, absent lors de la séance plénière du vote, conteste fermement les faits et rejette toute implication.

Jacques Kyabula réapparaît à Lubumbashi après une mystérieuse disparition

L’inquiétude durait depuis plusieurs jours. Ce mercredi 23 juillet 2025, le gouverneur Jacques Kyabula est enfin réapparu à Lubumbashi. Son absence prolongée avait alimenté des rumeurs parfois alarmantes. Surnommé « Wa Ndani », il s’est montré en soirée dans la capitale du Haut-Katanga, provoquant un vif soulagement chez ses partisans.

Des sources fiables ont révélé qu’il se trouvait dans une structure médicale locale, où il recevait des soins. Contrairement aux spéculations, il n’avait pas quitté le pays. Ses proches ont confirmé qu’il a regagné sa résidence au quartier Golf Météo, dans la commune de Lubumbashi.

Une foule mobilisée pour son retour

Dès que la nouvelle de son retour a circulé, une foule spontanée s’est formée devant sa résidence. Chants, danses et cris de joie ont animé la nuit. Ce jeudi matin, la mobilisation a grossi. Des militants de l’ARDev, des supporters du FC Saint-Éloi Lupopo et de nombreux habitants se sont déplacés pour l’acclamer.

Pour beaucoup, Jacques Kyabula incarne la stabilité politique du Haut-Katanga. Il pourrait s’exprimer publiquement ce jeudi, lors d’un point de presse prévu par le FC Lupopo.

Des questions en suspens

Des sources locales rapportent que les services de sécurité l’ont rencontré dès son retour. La Direction générale de migration avait lancé un mandat de recherche, trois jours plus tôt, face à son absence inexpliquée.

Malgré son retour, le mystère reste entier. Pourquoi ce silence prolongé ? Que cache cette hospitalisation discrète ? En attendant des réponses, ses partisans célèbrent le retour de celui qu’ils considèrent comme un pilier de la province.

Le gouverneur Jacques Kyabula doit se rendre à Kinshasa ce week-end pour des consultations de haut niveau.

Delphin Lama réhabilité à la tête de l’ACE malgré de lourds soupçons

Le Directeur de Cabinet du Président de la République, Antony Nkuzo, a ordonné la levée de la suspension de Delphin Lama, Directeur général de l’Agence Congolaise de l’Environnement (ACE). Cette décision, transmise à la ministre d’État Ève Bazaiba dans une correspondance datée de ce vendredi 18 juillet 2025, relance un dossier sensible.

Selon le document, l’analyse interne menée par la Présidence estime que les éléments justifiant la suspension nécessitent des preuves supplémentaires. Par conséquent, la réhabilitation de Delphin Lama à la tête de l’ACE est effective, dans le but de garantir la continuité du service public.

Une enquête toujours en cours sur la gestion de l’ACE

L’affaire Delphin Lama ACE reste cependant loin d’être close. L’Inspecteur Général des Finances a été officiellement chargé de diligenter un audit financier et administratif complet.

Pour rappel, le DG avait été suspendu suite à des accusations graves, notamment la vente présumée de certificats environnementaux, des irrégularités financières, ainsi que la location suspecte de bureaux à 15 000 dollars par mois, alors que l’agence dispose de ses propres locaux. Un budget de 300 000 dollars aurait également été engagé sans validation du conseil d’administration.

Une gouvernance environnementale sous pression

Le retour de Delphin Lama à l’ACE intervient dans un contexte tendu, où la gouvernance environnementale congolaise est déjà fragilisée. Si la levée de la suspension vise à préserver la stabilité de l’institution, elle pourrait aussi raviver les tensions syndicales internes et relancer le débat sur l’impunité.

En attendant les conclusions de l’audit, cette affaire polarise les observateurs, entre présomption d’innocence et exigence de transparence.

Trump annonce un accord de paix final entre la RDC et le Rwanda

Washington, 9 juillet 2025 — C’est une annonce majeure. Le président américain Donald Trump a confirmé ce mercredi qu’un accord de paix final entre la RDC et le Rwanda sera signé dans les prochaines semaines à la Maison Blanche, en présence des présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame.

Cette déclaration intervient en marge d’une réunion de haut niveau avec cinq chefs d’État africains, et deux semaines après la signature d’un accord préliminaire à Washington par les ministres des Affaires étrangères des deux pays, Thérèse Kayikwamba Wagner (RDC) et Olivier Nduhungirehe (Rwanda), sous la médiation du secrétaire d’État américain Marco Rubio.

Un accord historique en préparation

« Le 27 juin, les ministres des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo et du Rwanda sont venus à la Maison Blanche pour signer un accord de paix historique que nous avons négocié », a déclaré Donald Trump . Il a salué un tournant après « trente ans de guerre, sept millions de morts, peut-être plus », qualifiant ce conflit de l’un des plus sanglants du continent.

Selon Trump, Félix Tshisekedi et Paul Kagame se rendront à Washington dans les prochaines semaines pour parapher l’accord de paix RDC-Rwanda, qui prévoit notamment :

  • le retrait des troupes rwandaises de l’Est de la RDC sous 90 jours ;

  • la fin du soutien aux groupes armés, notamment les FDLR ;

  • et la création d’un cadre d’intégration économique régionale.

Des négociations distinctes pour le M23

Toutefois, le mouvement rebelle M23, soutenu par Kigali selon plusieurs rapports onusiens, n’est pas signataire de cet accord. Des discussions séparées, sous la médiation du Qatar, se poursuivent actuellement à Doha pour tenter d’inclure le M23 dans le processus global de pacification.

L’annonce d’un accord de paix RDC-Rwanda final ouvre une nouvelle phase diplomatique. Si elle se concrétise, cette signature historique pourrait changer le visage de la région des Grands Lacs, encore marquée par des décennies de violence.

Doha : le face-à-face décisif entre Kinshasa et le M23 commence

Les négociations entre le gouvernement congolais et le M23 ont officiellement repris ce mercredi à Doha, deux semaines après la signature d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda à Washington. Ce nouveau round, considéré comme crucial, réunit des délégations de haut niveau sous la médiation active du Qatar, en coordination avec les partenaires régionaux et les États-Unis.

Côté rébellion, l’AFC/M23 est représenté par Benjamin Mbonimpa, son secrétaire exécutif, qui fait office de Premier ministre du mouvement. La composition de la délégation congolaise reste pour l’instant confidentielle, mais plusieurs sources indiquent qu’elle comprend des figures ayant participé à l’accord de Washington.

Un moment clé pour faire aboutir l’accord avec le M23

Selon des sources diplomatiques proches du dossier, ces négociations entre le gouvernement congolais et le M23 pourraient déboucher sur la signature officielle d’un accord de paix distinct de celui de Washington. Ce dernier, conclu entre Kinshasa et Kigali, établissait des engagements sur la fin des hostilités, le respect de l’intégrité territoriale, le désarmement et un mécanisme conjoint de sécurité.

Les médiateurs qatariens, épaulés par Washington et l’Union africaine, insistent sur la nécessité d’un cessez-le-feu durable, de la libération des prisonniers et de la mise en œuvre des mesures de confiance. Le conseiller spécial américain pour l’Afrique, Massad Fares Boulos, confirme la participation des deux parties et signale que la version finale de l’accord est déjà prête. Il affirme également avoir reçu des assurances du Rwanda quant à son soutien à la réussite de ce processus.

Pour les acteurs de la société civile, ce round à Doha représente une fenêtre historique. Mais sur le terrain, la méfiance persiste. Le M23 affirme attendre des signes concrets avant de s’engager davantage.

Pillage minier en RDC : La famille Tshisekedi visée par une plainte en Belgique

Un nouveau scandale menace les sphères du pouvoir Congolais. Ce mardi 8 juillet 2025, une plainte judiciaire a été déposée devant la justice belge contre neuf membres de la famille du président Félix Tshisekedi, accusés de pillage minier en RDC, notamment dans les provinces stratégiques du Haut-Katanga et du Lualaba.

Parmi les personnes ciblées figurent des proches du chef de l’État : sa belle-sœur, son fils, plusieurs frères, cousins et même la Première Dame. Tous sont soupçonnés d’être coauteurs ou complices d’actes de corruption liés à l’exploitation illégale de ressources minières.

La plainte, introduite à Bruxelles entre les mains de la procureure fédérale Ann Fransen, a été déposée par les avocats Bernard et Brieuc Maingain au nom de plusieurs ONG katangaises et de quatre anciens directeurs de la Gécamines, géant minier public de la RDC.

Des millions d’euros détournés chaque mois

Selon les plaignants, ce pillage minier en RDC priverait chaque mois l’État congolais de dizaines de millions d’euros. Le document remis à la justice belge se concentre uniquement sur les personnalités congolaises ayant un lien juridique avec la Belgique, laissant entendre que d’autres plaintes pourraient suivre ailleurs.

« D’autres plaintes pourraient être introduites prochainement dans d’autres pays dont sont originaires d’autres pilleurs de nos richesses », a prévenu un représentant des plaignants.

Un système de prédation dénoncé

Si la plainte cible spécifiquement neuf proches du président Tshisekedi, elle précise clairement qu’ils ne sont pas les seuls acteurs impliqués dans ce système de prédation du secteur minier. C’est la première fois qu’un tel dossier vise aussi directement l’entourage immédiat du chef de l’État congolais sur la scène judiciaire internationale.

Ce pillage minier en RDC, dénoncé de longue date par la société civile, alimente une crise de confiance croissante entre le pouvoir et les populations, notamment dans l’ex-Katanga, région historiquement riche en cuivre, cobalt et autres minerais stratégiques.

Accord de paix RDC-Rwanda : le démantèlement des FDLR enflamme les tensions diplomatiques

L’accord de paix signé le 27 juin 2025 à Washington entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, sous la médiation des États-Unis, contient deux engagements majeurs : la levée des mesures sécuritaires prises par Kigali et le démantèlement des FDLR, groupe armé hostile au régime rwandais. Cette clause, saluée par Kinshasa, Kigali et même par le M23, suscite une vive controverse, notamment après la publication d’une lettre ouverte du groupe FDLR adressée à Donald Trump.

Dans cette missive, rendue publique le 7 juillet par la BBC Gahuza, branche kinyarwanda de la BBC, le lieutenant-général Byiringiro Victor, chef des FDLR, remercie l’ancien président américain pour son implication dans l’accord, tout en rejetant l’idée que leur élimination apporterait une solution durable. Il appelle plutôt à « un dialogue global et sincère » pour résoudre les racines du conflit. « Détruire les FDLR ne résoudra pas le problème », insistent-ils.

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Kigali accuse la BBC de promouvoir une force génocidaire

La publication de cette lettre par la BBC a suscité une réaction furieuse du gouvernement rwandais. Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a posté ce mardi 8 juillet sur X (anciennement Twitter) :

« Il est inacceptable que la British Broadcasting Corporation continue de blanchir, d’assainir et de promouvoir les FDLR, une force génocidaire que la RDC, le Rwanda, les États-Unis et la communauté internationale dans son ensemble se sont engagés à neutraliser. »

Pour Kigali, les FDLR représentent une menace existentielle. Le président Paul Kagame l’a rappelé lors d’une conférence de presse tenue le 5 juillet à Kigali :

« Nous avons des capacités que vous ignorez. Nous pouvons marcher deux mille kilomètres d’ici pour combattre si et quand nous le devons. »

Il a ajouté que le Rwanda ne négociera jamais avec les FDLR, qualifiées de groupe terroriste formé de survivants du génocide de 1994. Ce que dément le groupe, accusant Kigali de manipuler l’opinion internationale.

Une paix encore fragile malgré les engagements

Selon les termes de l’accord de Washington, le démantèlement des FDLR devra être effectif dans un délai de 90 jours. Cette exigence vise à rassurer Kigali, qui justifie la présence de ses troupes en RDC par la nécessité de neutraliser cette milice. En contrepartie, la RDC espère le retrait progressif des forces rwandaises et une réduction de l’influence du M23 dans l’Est congolais.

L’ONU, dans une résolution adoptée en février 2025, a également demandé à Kinshasa de cesser tout soutien aux FDLR, tout en appelant Kigali à retirer ses troupes et à mettre fin à son appui au M23. Une position équilibrée mais encore difficile à concrétiser sur le terrain.

Dialogue ou affrontement : quelle suite pour la paix dans les Grands Lacs ?

Alors que les pourparlers de Doha se poursuivent entre Kinshasa et le M23, la question du démantèlement des FDLR reste un point de cristallisation. Si les autorités congolaises ont promis d’agir, la réalité sur le terrain et les méfiances mutuelles laissent planer l’ombre d’un nouveau cycle d’affrontements.

Et si le démantèlement des FDLR, loin de pacifier la région, risquait plutôt d’ouvrir un nouveau front diplomatique et militaire ?

FDLR : le cœur du bras de fer explosif entre Kigali et Kinshasa

La publication du rapport du Groupe d’experts de l’ONU sur la situation à l’est de la RDC ce 2 juillet 2025 a relancé les tensions entre Kinshasa et Kigali. Au centre du débat : la présence militaire rwandaise en RDC, le rôle du groupe armé M23, et surtout la question sensible des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda), désignées à la fois comme menace sécuritaire par Kigali et comme alliées tactiques par l’ONU.

Kigali rejette les accusations et cible les FDLR

Réagissant sur le réseau X (ex-Twitter), la porte-parole du gouvernement rwandais, Yolande Makolo, a fustigé un rapport « biaisé », qu’elle accuse de déformer « les préoccupations sécuritaires légitimes » du Rwanda. Elle affirme que ce document onusien confirme le soutien de l’armée congolaise aux FDLR, un groupe qualifié par Kigali d’héritier direct du génocide de 1994, et devenu, selon ses termes, la principale force de combat des FARDC dans certaines zones frontalières.

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Makolo dénonce également les accusations de contrebande de minerais, qualifiées de « fausses », et soutient que la présence militaire rwandaise en RDC est défensive, justifiée par la menace persistante des FDLR. Elle affirme que Kigali reste « pleinement engagé » dans la mise en œuvre de l’accord de paix signé à Washington, dont un volet prévoit justement la neutralisation des FDLR comme condition au retrait progressif des troupes rwandaises.

Kinshasa s’engage à éradiquer les FDLR

Face à cette pression croissante, la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a apporté une réponse ferme lors d’un briefing conjoint avec Patrick Muyaya :

« Si les FDLR sont une menace… très bien, nous allons y mettre fin. »

Elle a détaillé les étapes prévues dans l’accord de Washington : d’abord localiser les membres des FDLR, ensuite engager une sensibilisation pour favoriser leur désarmement volontaire et leur retour au Rwanda, puis neutraliser militairement ceux qui refuseraient de coopérer.

Thérèse Kayikwamba n’a pas exclu une coopération extérieure, notamment via la Monusco, pour mener à bien cette mission sensible dans une région toujours instable.

Un test pour l’accord de paix

La question des FDLR devient ainsi le point de cristallisation des tensions, mais aussi le test-clé de la sincérité des engagements de part et d’autre. Alors que le Rwanda affirme vouloir la stabilité régionale, Kinshasa promet de démanteler les réseaux armés sur son territoire. Mais les accusations croisées et le climat de méfiance pourraient freiner la mise en œuvre de l’accord.

Si la neutralisation des FDLR avance réellement, elle pourrait ouvrir la voie au retrait des forces rwandaises, à la fin du soutien au M23, et à une désescalade durable dans la région des Grands Lacs.

Corneille Nangaa écarté par Kigali : révélations sur la rébellion M23

Un rapport explosif du groupe d’experts de l’ONU, consulté le 2 juillet 2025, lève le voile sur les dynamiques internes de la rébellion M23 et l’implication directe du Rwanda dans sa stratégie. Il révèle que Corneille Nangaa, ancien président de la CENI et coordinateur politique du mouvement, a été mis à l’écart par Kigali, qui lui reproche sa volonté de renverser le pouvoir à Kinshasa par la force.

Selon le rapport transmis au Conseil de sécurité, le Rwanda continue de piloter la rébellion M23, en dépit des déclarations officielles. Le commandement militaire reste sous la coupe de Sultani Makenga, tandis que Bertrand Bisimwa en assure la direction politique.

Kigali à la manœuvre derrière la rébellion M23

Les experts onusiens confirment que le Rwanda apporte un soutien actif au M23 via des relais identifiés : Fred Ngenzi Kagorora et le général Patrick Karuretwa échangent régulièrement avec les chefs rebelles. Le Rwanda contrôle donc étroitement les opérations menées dans les provinces congolaises du Nord et du Sud-Kivu.

Mais l’ambition de Corneille Nangaa d’élargir les opérations jusqu’à Kinshasa a fini par provoquer sa marginalisation politique au sein du mouvement. Kigali redoute un scénario incontrôlable, qui nuirait à son influence régionale et internationale.

L’AFC/M23 progresse malgré les tensions internes

La rébellion M23, relancée en 2021, a reçu un renfort politique en décembre 2023 avec l’arrivée de Corneille Nangaa et la création de l’Alliance Fleuve Congo (AFC). Présentée comme une coalition regroupant mouvements armés, partis politiques et figures publiques, elle visait à légitimer l’offensive contre Kinshasa.

Cependant, le plan de conquête du pouvoir par la force défendu par Nangaa s’est heurté à la stratégie plus mesurée du Rwanda. Malgré cette fracture interne, le mouvement contrôle aujourd’hui Goma et Bukavu, deux capitales provinciales cruciales dans l’Est congolais.

Vers une nouvelle phase du conflit ?

Le rapport onusien souligne que la rébellion M23 reste une menace régionale majeure, car toujours alimentée par des intérêts extérieurs puissants. L’exclusion de Corneille Nangaa pourrait modifier les équilibres politiques à venir, mais laisse entière la question du soutien militaire et logistique apporté par Kigali.

Alors que la communauté internationale appelle à la désescalade, une question demeure : le Rwanda cessera-t-il un jour de manipuler la rébellion M23 à ses propres fins ?

Accord de paix RDC-Rwanda : Kayikwamba remet l’original à Tshisekedi et annonce un sommet à Washington

La ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, a rencontré ce lundi 30 juin le président Félix Tshisekedi au Palais du Mont Ngaliema.
Revenue de Washington après avoir signé l’accord de paix RDC-Rwanda, elle a présenté au chef de l’État la copie officielle du document, accompagnée d’une lettre confidentielle de Donald Trump.

Cette lettre, selon les premières indications, serait liée à un sommet présidentiel prévu à Washington en octobre 2025 à l’initiative de l’ex-président américain.

Tshisekedi mobilise pour le suivi de l’accord de paix RDC-Rwanda

Félix Tshisekedi a félicité l’ensemble de la délégation congolaise pour la qualité du travail accompli.
Durant l’échange, Thérèse Kayikwamba a réaffirmé la volonté du gouvernement de respecter scrupuleusement les engagements pris le 27 juin.

« Le Congo respectera ses engagements. Nous attendons la même chose du Rwanda », a-t-elle souligné.

Pour assurer la bonne application de l’accord de paix RDC-Rwanda, le Président mettra en place une équipe de suivi, composée de spécialistes politiques et techniques.

Une équipe diplomatique d’envergure

Aux côtés de la ministre des Affaires étrangères figuraient plusieurs hauts responsables :

  • André Wameso, directeur de cabinet adjoint du Chef de l’État

  • Patrick Luabeya, envoyé spécial

  • Sumbu Sita, haut représentant

  • Général-major Augustin Mamba

  • Zenon Mukongo, ambassadeur de la RDC à l’ONU

  • Jean-Claude Kabongo, expert stratégique

Le sommet de Washington prévu en octobre 2025 pourrait marquer une nouvelle avancée dans la mise en œuvre de l’accord de paix RDC-Rwanda.

Fayulu appelle à un dialogue national pour une paix durable en RDC

Lors de son discours à l’occasion du 65e anniversaire de l’indépendance, Martin Fayulu a réagi à l’accord signé le 27 juin 2025 à Washington entre la RDC et le Rwanda. Tout en saluant une dynamique positive, il a appelé à une mobilisation plus large. L’opposant estime que ce texte pourrait ouvrir la voie à une désescalade, mais ne suffira pas à rétablir une paix durable en RDC.

« Cet accord peut représenter une opportunité de faire taire les armes », a-t-il reconnu. « Mais aucune signature ne remplace la volonté d’un peuple à défendre sa terre et reconstruire ses institutions. »

Martin Fayulu a également pointé une interprétation partiale du conflit. Selon lui, la RDC ne peut continuer à être accusée seule de la présence des FDLR : « L’agression dont notre pays est victime ne doit pas être travestie sous l’étiquette de défense légitime », a-t-il martelé.

Inquiétudes sécuritaires et appel à un dialogue national

La situation sécuritaire reste explosive. Fayulu cite la perte de Goma, Bukavu et plus de 100 localités aux mains des groupes armés. Il dénonce les exactions du M23, de l’AFC, des ADF et de la milice Mobondo, sans oublier la présence militaire étrangère en Ituri.

Plus de 25 millions de Congolais ont besoin d’aide humanitaire. Parmi eux, 2 millions d’enfants souffrent de malnutrition aiguë et près de 7 millions sont déplacés internes.

Dans ce contexte, il appelle à un sursaut national. « Il est temps de répondre à l’appel de la patrie. » Pour lui, seule l’organisation d’un dialogue national inclusif permettra de guérir les blessures, restaurer la confiance et poser les bases d’une paix durable en RDC.

Réconciliation, cohésion et devoir patriotique

Fayulu a révélé avoir rencontré Félix Tshisekedi le 5 juin. Il poursuit également les échanges avec d’autres leaders politiques. Une dynamique qu’il veut renforcer : « L’heure n’est pas aux antagonismes stériles, mais à la cohésion nationale. »

Enfin, il a conclu par un message fort à la jeunesse et au peuple congolais :
« Ne trahissons pas notre histoire. Ne trahissons pas notre peuple. Ne trahissons pas l’espérance. »

Félix Tshisekedi promet une RDC souveraine et forte

Dans une allocution solennelle ce lundi 30 juin 2025, à l’occasion du 65e anniversaire de l’indépendance, le Président Félix Tshisekedi a délivré un message fort. Devant la nation, il a martelé que la souveraineté de la RDC est non négociable :

« Les ressources de la RDC ne seront jamais bradées ni livrées à des intérêts obscurs. Elles bénéficieront avant tout au peuple congolais. »

Cette ligne rouge, selon lui, est essentielle pour garantir un avenir fondé sur la dignité, la justice et l’autonomie économique. Il a réaffirmé que la RDC est prête à nouer des partenariats transparents et gagnant-gagnant, tout en défendant son indépendance.

Paix durable, justice pour les victimes et réconciliation nationale

Le chef de l’État a également salué la signature récente de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda, le 27 juin à Washington. Qualifiant ce traité de « tournant historique », Félix Tshisekedi a remercié les États-Unis, le président Donald Trump, le Qatar, ainsi que les dirigeants africains João Lourenço et Uhuru Kenyatta pour leur rôle dans cette avancée.

« Cet accord ouvre une ère de stabilité et de coopération. Mais cette paix, aussi précieuse soit-elle, reste fragile. Elle demande un engagement collectif pour sa consolidation », a-t-il souligné.

Il a par ailleurs appelé à ce que justice soit rendue aux victimes des atrocités dans l’est du pays, affirmant qu’aucun accord ne saurait effacer les responsabilités.

En évoquant sa rencontre récente avec Martin Fayulu, son principal opposant, Tshisekedi a prôné une politique de réconciliation, au-dessus des intérêts partisans.

« Notre unité n’est pas une option, mais une condition de survie. »

Une vision claire pour l’avenir de la RDC

Le Président a insisté sur le fait que le Congo d’aujourd’hui n’est plus celui de l’impuissance. Il a appelé les Congolais à transcender leurs divisions, à résister à la haine et aux manipulations.

« Nous avons les moyens de notre ambition. »

Clôturant son discours, Tshisekedi a rendu hommage aux pères fondateurs, dont Patrice Lumumba et Joseph Kasa-Vubu, tout en affirmant que l’indépendance « n’est pas qu’un souvenir, mais un cap à maintenir chaque jour ».

Le discours du 65e anniversaire de l’indépendance a confirmé la volonté du Président de défendre la souveraineté de la RDC et de bâtir un avenir de paix, de justice et de prospérité, dans une unité nationale renouvelée.

Accord de paix RDC-Rwanda : un tournant salué par Macron, contesté par Mukwege

La signature de l’accord de paix RDC-Rwanda le 27 juin 2025 à Washington continue de faire réagir. Cet acte historique, sous l’égide de l’administration Trump, vise à mettre fin à trois décennies de conflit dans l’est de la République Démocratique du Congo. Toutefois, entre félicitations diplomatiques et dénonciations internes, l’accord divise profondément.

Une salve de soutiens diplomatiques

Le président français Emmanuel Macron a qualifié cet accord de « bonne nouvelle pour la région des Grands Lacs ». Dans un message publié sur X (ex-Twitter), il a salué une « avancée historique après des décennies de souffrances » et adressé un message d’espoir aux Congolais et Rwandais : « La paix doit tenir. »

La MONUSCO, par la voix de sa cheffe Bintou Keita, a également salué l’accord comme une « avancée majeure » vers la stabilité régionale. Elle a remercié les facilitateurs, notamment les États-Unis, le Qatar, le président João Lourenço d’Angola et Faure Gnassingbé du Togo, pour leur rôle décisif dans la signature.

Le Qatar, qui mène une médiation parallèle entre Kinshasa et l’AFC/M23 à Doha, a exprimé sa satisfaction face à l’engagement renouvelé des deux parties en faveur d’un règlement diplomatique.

Un contenu sécuritaire et économique ambitieux

L’accord de paix RDC-Rwanda, signé par les ministres des Affaires étrangères sous la supervision de Marco Rubio et du conseiller spécial Massad Boulos, repose sur deux piliers : la sécurité et l’économie. Il prévoit notamment :

  • La cessation des hostilités et le respect mutuel de l’intégrité territoriale ;

  • Le désengagement des troupes rwandaises du territoire congolais, coordonné par un mécanisme conjoint basé sur le concept d’opération (CONOPS) défini à Luanda en octobre 2024 ;

  • L’interdiction de tout soutien logistique, militaire ou financier aux groupes armés comme les FDLR ou le M23-AFC ;

  • Une coopération économique renforcée dans les domaines de l’énergie, des ressources naturelles et de la traçabilité des minerais.

Les deux pays disposent désormais de trente jours pour activer un mécanisme conjoint de sécurité, avec l’appui des partenaires internationaux.

Mukwege tire la sonnette d’alarme

Mais toutes les voix ne chantent pas en chœur. Le Dr Denis Mukwege, Prix Nobel de la paix, a vivement critiqué ce qu’il considère comme un « traité de soumission ». Selon lui, cet accord officialise « l’occupation » et « récompense les bourreaux ».

Mukwege fustige en particulier la conditionnalité du désengagement rwandais à la neutralisation des FDLR, estimant qu’elle permettrait à Kigali de rester militairement actif en RDC. Il dénonce également la cogestion des ressources naturelles comme un « pillage légalisé » au profit du Rwanda.

Dans une déclaration solennelle, il appelle les Congolais à la vigilance populaire et au respect de la Constitution. Il évoque même un possible appel à une « révolution démocratique » si la souveraineté nationale continue d’être bafouée.

Entre espoir et incertitudes

L’accord de paix RDC-Rwanda signé à Washington marque un tournant pour la région des Grands Lacs. Mais son succès dépendra de sa mise en œuvre concrète, du respect mutuel des engagements et d’un contrôle international crédible.

Un sommet entre les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame est prévu fin juillet à la Maison Blanche pour évaluer les premières avancées. En attendant, l’histoire retiendra que cet accord, bien que célébré à l’international, cristallise des tensions profondes au sein même du peuple congolais.

Accord de paix RDC-Rwanda : Trump encense Kayikwamba et menace les fauteurs de guerre

Washington, 27 juin 2025 – La République Démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda ont franchi un cap historique en signant un accord de paix global à Washington. L’initiative, pilotée par les États-Unis, vise à mettre fin à trois décennies de conflit meurtrier dans l’est de la RDC.

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Lors de la cérémonie officielle au Département d’État, le président Donald Trump a publiquement salué la ministre congolaise Thérèse Kayikwamba, la décrivant comme « une dirigeante profondément attachée à son pays ». Selon Trump :

« Une chose que j’ai apprise rapidement à votre propos est que vous aimez vraiment votre pays, et je suis confiant que vous allez faire respecter cet accord. »

Quelques instants plus tôt, le président américain avait averti :

« Celui qui violera cet accord rencontrera les États-Unis sur son chemin. Il y aura des conséquences. On ne veut plus de guerre en RDC. »

Un texte clair pour désarmer les tensions

L’accord, signé par les ministres des Affaires étrangères congolais et rwandais, prévoit un désengagement militaire progressif des troupes rwandaises du territoire congolais, plutôt qu’un simple « retrait ». Ce terme reflète un processus complet de fin d’intervention militaire, incluant l’arrêt des opérations et le départ du matériel.

Le ministre rwandais Olivier Nduhungirehe a précisé :

« Nous avons repris dans l’accord le concept d’opération pour la neutralisation des FDLR, ainsi que la levée des mesures défensives du Rwanda. »

Concernant le groupe rebelle M23, les parties s’en remettent aux négociations de Doha, menées en parallèle sous médiation qatarie.

Une diplomatie ferme, mais ouverte

Depuis sa prise de fonctions en février, la ministre Thérèse Kayikwamba a mené une offensive diplomatique : Luanda, Addis-Abeba, ONU, Union africaine… Sa stratégie : maintenir la pression tout en gardant la porte du dialogue ouverte. Son rôle a été déterminant dans la signature de l’accord selon plusieurs diplomates présents à Washington.

Elle affirme :

« Ce jour marque une victoire pour le peuple congolais. Il ouvre un nouveau chapitre pour notre région. »

Une relance économique espérée

L’accord ne se limite pas aux volets militaires. Il prévoit aussi une intégration économique régionale, avec des projets structurants dans les domaines de l’énergie, des ressources naturelles et des infrastructures, intégrant les intérêts américains.

Selon la RDC, la fin des hostilités permettra de réorienter les ressources vers le développement, notamment la santé, l’éducation et l’emploi des jeunes.

Quelle suite pour l’accord de paix RDC-Rwanda ?

Le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, était présent à la cérémonie. Un sommet entre les présidents Tshisekedi et Kagame est prévu fin juillet à la Maison Blanche pour évaluer la mise en œuvre de l’accord.

Toutefois, plusieurs défis restent à relever :

  • Le groupe FDLR n’est pas partie prenante de l’accord.

  • Le M23 continue d’occuper des zones stratégiques à l’Est.

  • L’accord de Doha, complémentaire à celui de Washington, n’est pas encore signé.

 L’accord de paix RDC-Rwanda marque une percée sans précédent. Mais sa réussite dépendra de la volonté réelle des deux pays à respecter leurs engagements. Pour Thérèse Kayikwamba, c’est un premier test diplomatique réussi. La suite s’écrira sur le terrain.

Accord de paix RDC-Rwanda : une percée vers la stabilité

Le 27 juin 2025, un événement majeur s’est tenu à Washington : la signature de l’accord de paix RDC-Rwanda, en présence du secrétaire d’État américain Marco Rubio. Salué comme une avancée décisive, cet accord vise à mettre fin à plus de trente ans de conflit armé dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), tout en réaffirmant la souveraineté du pays.

« C’est un moment important après trente ans de guerre », a déclaré Marco Rubio lors de la cérémonie, tout en rappelant qu’il restait « beaucoup à faire ».

Les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont paraphé le texte en présence des autorités américaines, scellant un engagement fort vers la paix et la coopération diplomatique.

La ministre d’État congolaise, Thérèse Kayikwamba Wagner, a salué « une victoire pour le peuple congolais et pour notre position constante en faveur d’une paix durable par la voie du multilatéralisme ». Pour elle, ce texte « consacre les efforts diplomatiques de la RDC et garantit les protections fondamentales » attendues depuis des décennies : respect des frontières, fin des hostilités, et engagement mutuel.

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Accord de paix RDC-Rwanda : vers la fin du soutien aux groupes armés

Cet accord s’inspire de la Déclaration de principes du 25 avril 2025. Il prévoit :

  • Le respect de l’intégrité territoriale de la RDC.

  • L’arrêt immédiat et vérifiable de toute hostilité.

  • La cessation du soutien de l’État à des groupes armés comme les FDLR et le M23/AFC.

Ce dernier point est capital, car ces groupes sont responsables de violences meurtrières dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Selon les Nations Unies, le M23, soutenu par Kigali, a occupé Goma et Bukavu, provoquant des milliers de morts et des déplacements massifs de population.

Pour le ministre rwandais Olivier Nduhungirehe, « l’accord engage les États à mettre fin, de manière irréversible, au soutien aux milices », soulignant ainsi un tournant sécuritaire majeur pour la région.

Une dynamique de développement et de coopération régionale

Au-delà des enjeux militaires, l’accord de paix RDC-Rwanda propose un cadre de coopération économique inédit. Il s’inscrit dans un vaste projet d’intégration régionale incluant des projets structurants dans l’énergie, les ressources naturelles, les infrastructures, et l’accès au numérique. Des intérêts américains sont également impliqués, renforçant la portée géostratégique de l’accord.

Désormais libéré d’un lourd fardeau sécuritaire, le gouvernement congolais entend réallouer ses ressources vers la santé, l’éducation, les infrastructures et la croissance économique. « Ce moment n’efface pas les douleurs du passé, mais il peut commencer à restaurer ce que les conflits ont volé : la sécurité, la dignité et l’espoir », a conclu la ministre Thérèse Wagner.

Un sommet inter-États est prévu fin juillet à la Maison Blanche entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame. Sous l’égide de Donald Trump et avec l’appui du Qatar, des États-Unis, de l’Angola et du Togo, la région des Grands Lacs entre dans une nouvelle ère, marquée par la diplomatie et la coopération.

Accord de paix RDC-Rwanda : vers la fin d’un conflit de 30 ans ?

Ce 27 juin 2025, la République démocratique du Congo et le Rwanda signent à Washington un accord de paix bilatéral sous l’égide des États-Unis. Cette signature officielle de l’accord de paix RDC-Rwanda aura lieu en présence du secrétaire d’État américain Marco Rubio. Elle marquera une avancée diplomatique majeure pour la région des Grands Lacs.

L’accord vise à mettre fin à une crise sécuritaire vieille de près de 30 ans, aggravée par la rébellion du M23. Il fait suite à la Déclaration de principes du 25 avril et au texte paraphé le 18 juin. L’administration Trump, avec l’appui du Qatar, a activement facilité les négociations.

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Contenu de l’accord de paix : sécurité, désarmement et économie

L’accord de paix RDC-Rwanda repose sur plusieurs piliers essentiels :

  • Respect de l’intégrité territoriale de la RDC

  • Cessez-le-feu généralisé entre les parties

  • Désarmement et intégration conditionnelle des groupes armés (M23 inclus)

  • Retrait progressif des troupes rwandaises, en coordination avec la lutte contre le FDLR

  • Création d’un mécanisme conjoint de sécurité (CONOPS, 31 octobre 2024)

  • Retour facilité des déplacés et des réfugiés

  • Accès humanitaire et ouverture à l’intégration économique régionale

En contrepartie, les États-Unis promettent un soutien économique, notamment dans les secteurs stratégiques : cobalt, cuivre, lithium. Washington considère cet accord comme un levier pour la stabilité durable et l’attraction d’investissements.

Accord de paix RDC-Rwanda : entre espoir régional et scepticisme national

Malgré l’enthousiasme diplomatique, l’accord de paix RDC-Rwanda divise la scène politique congolaise. Le Dr Denis Mukwege et les proches de l’ancien président Joseph Kabila dénoncent un processus opaque, jugé trop rapide et peu inclusif.

Pourtant, la communauté internationale soutient massivement l’initiative. Paul Kagame a récemment accueilli Olusegun Obasanjo à Kigali pour renforcer l’élan pacifique. Ce dernier, émissaire de l’Union africaine et des organisations régionales, poursuit ses consultations.

Le vrai défi commence maintenant : mettre en œuvre l’accord sur le terrain. Cela implique le retrait effectif des troupes, la démobilisation réelle des milices, et la stabilité des zones touchées. La réussite dépendra du respect du calendrier, du suivi international et de l’engagement sincère des deux États.

Médiation de Trump en RDC : Tshisekedi prêt à voter pour son Nobel de la paix

Le président Félix Tshisekedi a publiquement soutenu la médiation de Trump en RDC dans une interview exclusive à la journaliste Hariana Veras Victoria. Selon lui, l’ancien président américain joue un rôle clé dans les négociations en cours entre la RDC et le Rwanda.

« Trump a pris ce conflit à bras-le-corps. Il agit avec une équipe efficace et déterminée », a affirmé le chef de l’État.

Un accord de paix est en préparation. Il pourrait être signé dès mi-juillet à Washington par les ministres des Affaires étrangères des deux pays, sous la supervision directe de Donald Trump.

Trump, artisan potentiel d’un accord RDC-Rwanda

Tshisekedi insiste : ce processus dépasse la seule logique militaire. Il s’agit aussi de résoudre un conflit économique qui dure depuis 30 ans.

Dès son arrivée au pouvoir en 2019, il a tendu la main aux voisins de la RDC. Il a proposé un partenariat économique régional. Mais en 2022, accuse-t-il, « le Rwanda a choisi la guerre ».

Aujourd’hui, il espère que l’initiative américaine changera la donne. « Cet accord vise à retirer les groupes armés et à stabiliser durablement la région », précise-t-il.

Un Prix Nobel en jeu ?

Tshisekedi ne cache pas son admiration pour l’engagement américain. Il affirme que si la médiation de Trump en RDC réussit, il soutiendra personnellement sa candidature au Prix Nobel de la paix.

« Mettre fin à cette guerre qui a causé des millions de morts, ce serait un exploit historique. »

Il conclut en appelant à une responsabilité partagée des grandes puissances : « Les États-Unis ne sont pas coupables, mais ils ont leur part dans l’histoire. Aujourd’hui, ils peuvent corriger le cours des choses. »

Pourquoi les Ministres signent l’accord de paix RDC Rwanda à Washington?

Le 27 juin 2025, la République démocratique du Congo et le Rwanda signeront à Washington un accord de paix sous l’égide des États-Unis. Cet accord, qui vise à mettre fin à des années de tensions et de violences, sera signé par les ministres des Affaires étrangères des deux pays.

Le mot-clé “accord de paix RDC Rwanda marque ainsi un tournant historique. Il symbolise la volonté des deux nations de stabiliser durablement la région des Grands Lacs, après plusieurs échecs de négociation, notamment lors du processus de Luanda.

Pourquoi les chefs d’État ne signent-ils pas ?

Contrairement aux prévisions du processus de Luanda, qui annonçait une signature présidentielle, ce sont Thérèse Kayikwamba Wagner pour la RDC et Olivier Nduhungirehe pour le Rwanda qui signeront le texte.

Selon une source rwandaise, le document a déjà été entièrement négocié et paraphé par les experts. Les ministres n’auront donc qu’à le ratifier officiellement, sans rouvrir les négociations. Cette procédure reflète la nouvelle méthode de travail adoptée à Washington : rapide, technique et pragmatique.

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Ce que contient l’accord signé à Washington

L’accord repose sur la Déclaration de principes du 25 avril et les discussions de juin, menées sous médiation américaine et qatarie. Il prévoit :

  • Le respect mutuel de l’intégrité territoriale

  • La cessation immédiate des hostilités

  • Le désarmement des groupes armés non étatiques

  • La coordination sécuritaire via un mécanisme conjoint

  • Le retour des réfugiés et l’accès humanitaire

  • Une base pour l’intégration économique régionale

Les États-Unis et le Qatar ont assuré la cohérence entre cet accord et les discussions de Doha, qui se concentrent sur la question spécifique du M23-AFC.

Et après le 27 juin ?

Un sommet des chefs d’État est envisagé mais n’aura pas de valeur juridique sur le plan de l’accord. Il servira à discuter des étapes suivantes : stabilité, coopération économique, suivi régional.

Dès le 27 juin, les délais d’application commenceront : désarmement, coordination sécuritaire, retours humanitaires. L’accord de paix RDC Rwanda entre ainsi en phase de mise en œuvre immédiate.

RDC-Rwanda : Trump annonce un traité de paix historique

Le traité de paix entre la RDC et le Rwanda, annoncé par Donald Trump, sera signé ce vendredi 27 juin à Washington, en présence des délégations des deux pays. Cette avancée diplomatique intervient après plusieurs décennies de tensions armées, de massacres et de pillage dans l’Est congolais.

En marge du sommet de l’OTAN à La Haye, Trump a confirmé la signature à venir. « Le Congo et le Rwanda seront à Washington. Nous allons mettre fin à cette guerre », a-t-il déclaré face à la presse.

Trump alerte sur les crimes Congolais et accélère le traité RDC-Rwanda

Depuis la tribune de l’OTAN, Donald Trump n’a pas mâché ses mots. Il a directement accusé le Rwanda de massacres à la machette sur le sol congolais, pointant du doigt l’inaction internationale.

« Le Rwanda est entré au Congo et a tué des populations à la machette, et personne n’a rien fait », a-t-il lancé, provoquant un silence lourd parmi les dirigeants occidentaux.

Il a ensuite exhorté les alliés des États-Unis à ne plus rester spectateurs :

« Le silence n’est plus une option. Nous avons une obligation morale d’agir. »

Un accord inédit pour éteindre l’un des pires conflits d’Afrique

Le traité de paix RDC Rwanda, facilité par le secrétaire d’État américain Marco Rubio, vise à clore un conflit meurtrier, souvent qualifié de plus sanglant depuis la Seconde Guerre mondiale.

« Nous avons conclu un excellent accord entre la République démocratique du Congo et le Rwanda », a annoncé Trump sur Truth Social.

Bien que les clauses du traité n’aient pas encore été publiées, l’espoir est réel. Il s’agit de la première médiation d’envergure menée par les États-Unis sur cette crise depuis plus d’une décennie.

La fin d’un long silence sur les crimes dans l’Est congolais ?

Ce traité survient alors que de nombreuses voix, y compris celles de la société civile congolaise, dénoncent depuis des années les crimes de guerre, viols de masse et pillage de ressources commis dans la région des Grands Lacs.

Trump semble vouloir rompre avec cette inertie :

« Ce conflit a trop duré. Il est temps d’éteindre cette guerre. »

Signature du traité de paix RDC Rwanda : quelles retombées attendues ?

Pour transformer ce traité en paix durable, des garanties de suivi seront indispensables. Des analystes appellent déjà à un mécanisme international de surveillance, incluant la société civile, les Nations unies et l’Union africaine.

Si cette dynamique se poursuit, le traité de paix RDC Rwanda pourrait ouvrir une nouvelle ère de coopération régionale, au-delà des rivalités historiques.

Sud-Kivu : Joseph Kabila à l’écoute des jeunes et leaders communautaires

Ce mercredi 25 juin, Joseph Kabila a reçu une délégation de jeunes issus de différents horizons du Sud-Kivu, dans le cadre de ses consultations pour la paix. Étudiants, mouvements citoyens, conseils de jeunesse et représentants d’églises de réveil ont pris part à cette rencontre.

« Il nous a dit qu’il est venu pour compatir avec la population et pour inviter chaque citoyen à jouer un rôle dans le retour de la paix », a expliqué Amos Bisimwa, porte-parole de la délégation.

Joseph Kabila a insisté sur l’urgence de faire taire les armes. Il s’est dit prêt pour un dialogue ouvert, et a clairement affiché son soutien au plan de paix proposé par la CENCO et l’ECC.

La jeunesse mobilisée pour soutenir le processus de paix

Selon les jeunes présents, l’ancien président a exhorté chacun à devenir un artisan de la paix. Il a également rappelé que sans stabilité, aucun développement n’est possible.

« Il nous a appelés à accompagner cette voie qu’il a entreprise. Nous devons tous y contribuer », a ajouté Amos Bisimwa.

En réponse, les jeunes ont promis de soutenir activement les efforts de réconciliation menés dans la province.

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Dialogue intercommunautaire : le Barza reçu par Joseph Kabila

En parallèle, le Barza intercommunautaire pour la paix a été reçu par Joseph Kabila. Cette plateforme, qui regroupe les représentants des communautés du Sud-Kivu, a salué l’initiative.

« Nous avons eu un échange riche sur la paix et la sécurité. Il connaît bien ce pays, et il s’est engagé dans cette voie avec sérieux », a déclaré Musole Maharaza, président du Barza.

Les membres du Barza ont rappelé l’importance de la réconciliation, de la sécurité locale et de l’écoute des communautés. Kabila, attentif à leurs propositions, a réaffirmé sa volonté de poursuivre ces consultations dans les prochains jours.

Avec ces premières étapes, les Joseph Kabila consultations Sud-Kivu prennent forme. L’ancien président se positionne comme un acteur du dialogue social et communautaire, dans une région où la paix reste plus que jamais un enjeu vital.