Le1er avril déclaré jour férié pour célébrer la qualification historique des Léopards

La joie n’aura pas attendu. Au lendemain de l’exploit retentissant des Léopards au Mexique, la République démocratique du Congo s’offre une journée de liesse nationale. Le gouvernement a décrété ce mercredi 1er avril 2026 chômé et payé sur l’ensemble du territoire. Une décision exceptionnelle pour permettre à tout un peuple de célébrer, dans l’unité et la ferveur, le retour de sa sélection nationale en Coupe du monde, 52 ans après sa dernière participation.

L’information a été relayée par le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, sur son compte X. Il a partagé le communiqué officiel du ministère de l’Emploi et du Travail, qui acte cette mesure d’exception.

« Suite à la qualification historique des Léopards de la République démocratique du Congo pour la Coupe du Monde 2026, le Ministère de l’Emploi et Travail informe l’opinion publique que la journée du mercredi 1er avril 2026 est déclarée chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national », précise le document.

Une instruction de la Première ministre

Cette décision n’est pas le fruit du hasard. Selon Patrick Muyaya, elle fait suite à une instruction directe de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka. Celle-ci a chargé le ministre du Travail de prendre les dispositions nécessaires pour que le peuple congolais puisse célébrer cette victoire « dans l’unité, la ferveur et la fierté nationale ».

Un geste fort, qui traduit l’importance accordée par les plus hautes autorités du pays à cet exploit sportif. Le président Félix Tshisekedi, dont le ministre des Sports Didier Budimbu avait salué l’action la veille, a pleinement soutenu cette initiative.

Un symbole d’unité nationale

La qualification des Léopards a un goût particulier. Elle intervient après des années de désillusions, notamment en 2018 et 2022, où la RDC était passée tout près du sésame. Elle survient aussi dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires et politiques.

Offrir une journée de célébration à l’ensemble du pays, c’est permettre à chaque Congolais, où qu’il se trouve, de partager un moment de joie collective. Dans les rues de Kinshasa, Lubumbashi, Goma et Bukavu, des foules se sont spontanément rassemblées dès l’annonce du résultat. Cette journée fériée officialise et prolonge la liesse populaire.

Une victoire née dans la nuit

Le match décisif, entamé le 31 mars à Guadalajara, s’est prolongé jusqu’aux premières heures du 1er avril, heure congolaise. Un décalage horaire qui donne une dimension presque symbolique à cette date. C’est en effet le 1er avril que le but d’Axel Tuanzebe a définitivement scellé le sort de la rencontre, après 90 minutes intenses et des prolongations haletantes.

Ainsi, le jour férié coïncide avec le moment exact de la qualification. Une coïncidence qui renforce encore le caractère exceptionnel de cette date dans le calendrier national.

52 ans après, la fierté retrouvée

Il aura fallu attendre 52 ans. Depuis la triste campagne de 1974, où le Zaïre (ancien nom du pays) avait perdu ses trois matchs sans marquer le moindre but, la RDC n’avait plus jamais foulé les pelouses d’une Coupe du monde. Des générations de joueurs ont tenté, sans succès, de briser cette malédiction.

Cette génération, celle de Sébastien Desabre, l’a fait. Avec un parcours exceptionnel : élimination du Cameroun, du Nigeria, puis de la Jamaïque. Une campagne de qualification bâtie sur le mental, la solidarité et un collectif soudé.

Une célébration qui dépasse le cadre sportif

En déclarant cette journée chômée et payée, le gouvernement envoie un message clair : cette victoire appartient à tous les Congolais. Elle est un motif de fierté nationale, un moment de réconciliation autour d’un même drapeau.

Dans un pays souvent divisé, souvent meurtri, la liesse populaire qui s’annonce ce mercredi dépasse largement le cadre du football. C’est une parenthèse de joie, un instant d’unité, une respiration collective.

Les rues de Kinshasa ont commencé à se remplir dès les premières heures de la journée. Des bus bondés, des drapeaux flottant par les fenêtres, des groupes de jeunes scandant les noms des héros de Guadalajara. L’ambiance est à la fête, et elle durera jusqu’au bout de la nuit.

Le début d’une nouvelle ère

Cette qualification n’est pas une fin. C’est le début d’une nouvelle ère pour le football congolais. La Coupe du monde, l’été prochain, sera l’occasion de montrer que cette génération n’est pas un feu de paille. Le groupe K, avec le Portugal, la Colombie et l’Ouzbékistan, offre un défi de taille. Mais après avoir dompté le Cameroun, le Nigeria et la Jamaïque, les Léopards ne craignent plus rien.

En attendant, ce 1er avril 2026 restera gravé dans la mémoire collective comme le jour où la RDC a célébré, en grande pompe, son retour sur la scène mondiale. Le jour où un peuple, uni, a dit merci à ses Léopards. Le jour où l’histoire, enfin, a changé de camp.

RDC – Jamaïque :Les Léopards rugissent enfin vers le Mondial

C’est fait. Après plus d’un demi-siècle d’attente, la République démocratique du Congo retrouve la Coupe du monde. Ce mardi 31 mars 2026, à Guadalajara, au Mexique, les Léopards ont arraché leur qualification face à la Jamaïque au terme d’un match d’une intensité folle (1-0 après prolongation). Axel Tuanzebe, héros de la soirée, a libéré tout un peuple à la 100e minute. Une victoire historique qui envoie la RDC dans le groupe K, aux côtés du Portugal, de la Colombie et de l’Ouzbékistan. L’émotion est immense. Pour le ministre des Sports, Didier Budimbu, le mérite de cette qualification revient au président Félix Tshisekedi : « C’est lui qui l’a fait. Aucun des présidents passés n’a pu le faire, seul lui y est parvenu. »

La scène se passe au stade Jalisco de Guadalajara. Sous une chaleur écrasante, les 23 Léopards entament la finale des barrages intercontinentaux face aux Reggae Boys. Un seul match. 90 minutes. La Coupe du monde au bout. Pour la RDC, c’est une revanche sur l’histoire. Après les échecs de 2018 et 2022, après tant de désillusions, cette génération a une occasion unique de marquer les esprits.

Mais rien ne sera simple. Les Jamaïcains, disciplinés et solides défensivement, ont décidé de jouer leur chance à fond. Les premières minutes sont tendues. La RDC domine, mais bute sur un mur orange.

Un but refusé, un deuxième, et la tension monte

Le scénario cauchemardesque guette les Congolais. À la 30e minute, une première réalisation est annulée pour hors-jeu. Les Léopards ne se découragent pas. Ils poussent, multiplient les occasions. En seconde période, nouvelle désillusion : un deuxième but est refusé. Le sort s’acharne. Le temps réglementaire s’écoule sans qu’aucune des deux équipes n’ait trouvé la faille.

Sur le banc congolais, Sébastien Desabre vit ses pires minutes. Son équipe est maîtresse du jeu, mais la maladresse et la réussite adverse l’empêchent de concrétiser. Il faut aller chercher cette qualification dans la douleur. En prolongation.

À la 100e minute, le cri de libération

La 100e minute. C’est un corner que tire Brian Cipenga. Le ballon flotte dans la surface. Et soudain, c’est l’explosion. Axel Tuanzebe surgit, place sa tête, et envoie le ballon au fond des filets. 1-0. Guadalajara tremble. Les milliers de supporters congolais présents dans les tribunes exultent.

Les dix dernières minutes seront un calvaire. Les Jamaïcains jettent leurs dernières forces dans la bataille. Mais la défense congolaise tient. Au coup de sifflet final, c’est l’effondrement de joie. Les joueurs se jettent dans les bras les uns des autres. Sur la pelouse, des hommes pleurent. De joie. De soulagement. D’orgueil.

52 ans d’attente, un peuple en liesse

À Kinshasa, c’est l’explosion. Des milliers de supporters sont descendus dans les rues, drapeaux en main, pour célébrer cette qualification historique. La dernière participation de la RDC au Mondial remonte à 1974, sous l’appellation Zaïre. C’était il y a 52 ans. Une éternité.

Cette génération, celle des Yoane Wissa, des Fiston Mayele, des Axel Tuanzebe, a réussi là où tant d’autres ont échoué. Après avoir sorti le Cameroun puis le Nigeria lors des barrages africains, après avoir dominé les Bermudes en amical, ils ont achevé le travail face à la Jamaïque. Avec courage. Avec abnégation. Avec la grinta que les Congolais aiment.

Le ministre Budimbu salue « l’œuvre de Tshisekedi »

Dans la liesse générale, Didier Budimbu, ministre des Sports et Loisirs, a tenu à attribuer le mérite de cette qualification au président de la République. « C’est Félix Tshisekedi qui l’a fait. On ramène quelque chose d’historique : cela fait 52 ans. Aucun des présidents passés n’a pu le faire, seul lui y est parvenu. Tout droit vers le 3 », a déclaré le ministre, dans une déclaration qui ne manquera pas de faire réagir.

Une manière pour l’exécutif de capitaliser politiquement sur cette réussite sportive, à quelques mois d’échéances électorales importantes. Mais au-delà des calculs politiques, c’est toute une nation qui savoure sa revanche sur l’histoire.

Un groupe K relevé pour le Mondial 2026

Les Léopards connaissent désormais leurs adversaires pour la phase finale. Ils évolueront dans le groupe K, en compagnie du Portugal, de la Colombie et de l’Ouzbékistan. Un tirage difficile, mais les Congolais savent qu’ils ont déjà réalisé l’exploit de se qualifier. Désormais, ils veulent exister sur la scène mondiale.

Le Portugal de Cristiano Ronaldo, la Colombie des Diables Rouges, l’Ouzbékistan, outsider méconnu : autant d’adversaires qui ne font pas peur à cette génération qui a appris à dompter ses peurs.

La RDC, 10e nation africaine au Mondial

Cette qualification porte à 10 le nombre de nations africaines présentes à la Coupe du monde 2026. Un record. C’est aussi une fierté pour tout un continent. Les Léopards, en défendant leurs couleurs, ont aussi défendu celles de l’Afrique. Et ils l’ont fait avec panache.

Dans les jours à venir, les célébrations se poursuivront. À Kinshasa, à Goma, à Lubumbashi, dans chaque ville du pays, les Congolais vont savourer. Ils ont attendu 52 ans. Ils ne sont pas pressés que cette nuit prenne fin.

Car désormais, les Léopards ont un nouveau rendez-vous avec l’histoire. Celui d’une Coupe du monde à écrire, à leur manière. Après 52 ans d’attente, la RDC est de retour. Et elle compte bien ne plus repartir.