Le Vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et Anciens Combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, a séjourné du 8 au 11 juillet 2026 à l’Académie militaire égyptienne, pour accélérer la mise en œuvre du programme de renforcement des capacités opérationnelles des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). Cette mission fait suite à la récente visite en Egypte du Président Congolais, Félix Tshisekedi.
Accompagné d’une forte délégation d’officiers supérieurs et généraux en charge des écoles militaires congolaises, le VPM a lancé la phase opérationnelle d’un partenariat visant à professionnaliser davantage l’armée congolaise.
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En entretien bilatéral avec son homologue égyptien, le lieutenant-général Ashraf Salem Zaher, le ministre congolais a présenté quatre (4) domaines prioritaires pour structurer la coopération militaire entre Kinshasa et le Caire. Cette démarche axée sur des résultats concrets doit permettre de consolider les acquis en matière de formation et d’accroître l’efficacité des FARDC sur le terrain.
Avec l’Égypte, la RDC mise sur un partenaire disposant d’une expertise reconnue en formation militaire et en doctrine de défense. Le Caire forme déjà des officiers de plusieurs pays africains et dispose d’infrastructures modernes adaptées aux besoins des armées en opérations.
Une mission pour passer à la vitesse supérieure
Cette visite de travail intervient dans la ligne droite de la diplomatie militaire initiée par le Chef de l’État Congolais. La présence du ministre de tutelle au Caire vient verrouiller les détails techniques et pédagogiques du programme déjà engagé par Félix Tshisekedi.
L’enjeu est clair. La RDC veut passer de la coopération déclarative à une coopération exécutable. Avec la pression sécuritaire dans l’Est du pays, marquée par l’agression rwandaise à travers ses supplétifs de l’AFC-M23, Kinshasa veut des officiers mieux formés, des unités plus aguerries et une chaîne de commandement plus solide. L’idée est d’harmoniser les curricula, d’identifier les besoins en instructeurs égyptiens et de planifier les prochains contingents d’officiers congolais à former.
Par ailleurs, la RDC et l’Égypte veulent bâtir un partenariat durable. Il ne s’agit plus seulement d’envoyer des stagiaires, mais de co-construire une doctrine de formation adaptée aux défis congolais. Pour les FARDC, gagner en professionnalisme est une condition pour restaurer l’autorité de l’État et sécuriser l’ensemble du territoire national.



