L’Union Européenne (UE) met la main au portefeuille pour combattre l’épidémie d’Ebola. Dimanche 7 juin 2026, Hadja Lahbib, commissaire européenne chargée de la gestion des crises, a atterri à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, avec une enveloppe supplémentaire de 5 millions d’euros pour ériger des plateformes de diagnostic régional.
La somme, selon la cheffe de mission européenne, servira à équiper les provinces les plus frappées afin de réduire les délais d’analyse. Cette nouvelle contribution s’additionne aux fonds déjà engagés par l’UE pour mailler l’Ituri et les autres provinces affectées des centres capables de détecter le virus plus vite et avec plus de précision.
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Hadja Lahbib décrit une situation à bout de souffle. Elle déplore le fait que l’Ituri soit coincé entre l’épidémie et l’insécurité chronique. Déplacements de population, infrastructures sanitaires fragiles, épuisement des habitants; tous les ingrédients d’une résurgence sont réunis.
Cette problématique provoque une indignation des experts du secteur sanitaire : tant que la sécurité ne revient pas, le virus garde une longueur d’avance.
Confiance à reconstruire, soignants à soutenir
Sur place, Mme Lahbib a serré des mains. Elle a encouragé les médecins, infirmiers et agents de santé qui tiennent l’hôpital debout malgré les coupures réseau et la méfiance d’une partie de la population. Elle a en effet promis de muscler la pédagogie communautaire, car sans adhésion locale, aucun test ne sert. Plus les labos se rapprochent des villages, plus les populations acceptent de se faire dépister.
Dans la foulée, la commissaire européenne a salué les cas de guérison enregistrés. Le facteur clé, selon elle, c’est la vitesse. Installer des unités de test au plus près des foyers permet d’isoler un cas suspect en quelques heures, pas en quelques jours. Chaque heure gagnée augmente les chances de survie. L’UE mise donc sur la déconcentration des moyens.
Ponts aériens et renforts : l’Europe verrouille la logistique
L’aide ne s’arrête pas au chèque. L’Union Européenne envoie des spécialistes et renforce les rotations aériennes vers Bunia. L’idée est simple : faire arriver plus vite les équipes, les réactifs et les équipements de protection.
Ce dispositif s’inscrit dans la stratégie globale des partenaires internationaux destinée à stopper la circulation du virus maintenant et viser son éradication totale pour sécuriser durablement l’Est de la RDC.



