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Kinshasa : Daniel Bumba donne 48 heures pour la démolition d’une kermesse illégale à Bandalungwa

Le Gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, exige du bourgmestre de Bandalungwa la démolition et l’évacuation immédiate d’une kermesse installée dans…

Le Gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, exige du bourgmestre de Bandalungwa la démolition et l’évacuation immédiate d’une kermesse installée dans l’enceinte même de la maison communale. La décision émane d’une instruction ferme transmise au ministre provincial des Infrastructures, Travaux Publics, Affaires Foncières, Urbanisme et Habitat, Alain Tshilungu. Dans cette correspondance du 9 juin 2026, la mesure sonne comme un rappel à l’ordre. À Kinshasa, le patrimoine administratif n’est plus négociable.

Le compte à rebours est lancé. Le bourgmestre dispose de 48 heures pour exécuter la mesure. Passé ce délai, le gouvernement provincial se réserve le droit d’intervenir d’office. Démolition aux frais des organisateurs de cette occupation « irrégulière », sans préjudice d’autres sanctions administratives ou légales. « L’inaction coûtera cher à ceux qui défient l’autorité de la Ville », souligne le document.

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Un domaine public détourné de sa mission

Pour le ministre Alain Tshilungu, l’installation ne relève pas d’un simple débordement festif. Elle compromet la vocation initiale du site, met en danger la sécurité des usagers et des agents, et paralyse le fonctionnement des services communaux.

La maison communale étant le cœur battant de l’administration locale, précise le ministre, la laisser envahir, c’est ouvrir la porte à tous les abus.

Daniel Bumba trace la ligne rouge

En visant Bandalungwa, le Gouverneur envoie un signal fort à toutes les communes de Kinshasa. Sous son mandat, l’anarchie spatiale n’a plus droit de cité. Daniel Bumba choisit désormais la fermeté contre l’occupation illégale des espaces publics, même quand elle se déguise en événement populaire.

L’exécutif provincial se veut une nouvelle doctrine : restaurer l’autorité de l’État, protéger le patrimoine et sécuriser les agents. Bandalungwa devient ainsi le premier test de cette ligne dure.

Au-delà de Bandalungwa, cette fermeté s’inscrit dans une dynamique nationale. Sur instruction du Président de la République, Kinshasa s’est lancée dans une vaste opération de salubrité et de récupération des emprises publiques. Routes, avenues, espaces verts : l’objectif est de redonner à la capitale son visage de « Kin la belle ».

La décision du Gouverneur Bumba n’est donc pas isolée. Elle est le prolongement local d’une volonté présidentielle : zéro tolérance pour l’occupation anarchique, zéro compromis pour la salubrité.

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