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Appel à la ville morte du 3 juin : le gouvernement prévient et décrète des sanctions disciplinaires contre les fonctionnaires

Le gouvernement sort l’artillerie lourde face à la ville morte annoncée par l’opposition pour le mercredi 3 juin 2026. Le…

Le gouvernement sort l’artillerie lourde face à la ville morte annoncée par l’opposition pour le mercredi 3 juin 2026. Le Vice-premier ministre, ministre de la Fonction Publique, Jean-Pierre Lihau, a ordonné le déploiement immédiat de missions d’inspection dans tous les services publics à partir du 2 juin 2026. Dans son communiqué, il annonce des sanctions disciplinaires contre les agents qui s’absenteront, durant la période concernée, sans motif légalement valable. Parallèlement, chaque administration doit tenir et conserver des listes de présence quotidiennes, signées et prêtes pour vérification. Les rapports des deux premiers trimestres de l’année en cours doivent atteindre le ministère de tutelle au plus tard le 20 juin 2026.

Les chefs de service tenus responsables du bon fonctionnement

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Jean Pierre Lihau appelle les autorités des administrations publiques de Kinshasa à diffuser la note, veiller au respect strict des instructions et prendre toute mesure disciplinaire appropriée en cas de manquement. L’objectif est de garantir la continuité des services publics malgré l’appel à la mobilisation politique.

Bien plus, le document rappelle les règles établies par la Constitution, déclarant l’Administration publique apolitique, neutre et impartiale.

« Le Code de conduite de l’Agent Public va plus loin à son article 10 : l’agent s’abstient de toute activité politique, ne prend position pour aucun parti et n’utilise pas sa fonction à des fins partisanes », souligne le communiqué.

La C64 et l’appel à la ville morte

L’appel à la journée ville morte a été décrété par l’opposition regroupée au sein de la coalition « C64 ». L’objectif est de paralyser les activités à Kinshasa et dans d’autres localités pour protester contre la proposition de loi sur le référendum constitutionnel.

L’opposition qualifie ce processus référendaire de « suicidaire » pour l’unité du pays et accuse le Président Félix Tshisekedi de rébellion contre la Constitution actuelle.

D’après les acteurs de cette mobilisation politique, leur action populaire vise un double objectif. D’abord, faire pression sur le pouvoir pour stopper la révision constitutionnelle. Ensuite, mobiliser la population face à la persistance de l’état de siège et de la rébellion dans l’Est du pays.

Les organisateurs appellent les habitants à rester à la maison et à fermer boutiques, écoles et transports pour marquer leur désapprobation.

Au-delà du contexte politique, le gouvernement rappelle que la présence effective au poste constitue une obligation essentielle pour tout agent des services publics. Le message est ferme : l’Administration doit fonctionner normalement le 3 juin 2026, indépendamment des mobilisations extérieures.

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