Les Léopards ont mordu la poussière 2-1 face au Chili ce mardi 9 juin au stade de la Source. Loin du visage affiché contre le Danemark, la RDC a sombré en seconde période. La Roja a frappé à la 51e puis à la 86e minute sur coup franc. Joris Kayembe a réduit le score à la 88e minute, insuffisant pour éviter la défaite. À 8 jours du coup d’envoi face au Portugal, Sébastien Desabre reçoit un premier avertissement. Le haut niveau ne pardonne pas l’inertie.
3-4-3 de Desabre : Bissaka, Tuanzebe et Mbemba titulaires mais sans rythme
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Le sélectionneur a lancé son onze type en 3-4-3 : Mpasi dans les buts, défense à trois Wan-Bissaka, Tuanzebe et Mbemba comme capitaine. Milieu Mukau, Moutoussamy, Kayembe et Sadiki pour la densité. Devant, Mbuku, Bongonda et Wissa pour l’animation.
Sur la pelouse, le bloc a manqué de verticalité. La première période s’est éteinte sans occasion franche. Les transmissions étaient lentes, les appels coupés. Un faux rythme qui a endormi avant l’orage chilien.
Le scénario a basculé au retour des vestiaires. Le Chili a haussé le curseur, pressing plus haut, jeu en une touche. 1-0 à la 51e minute sur un décalage d’une action mal gérée par la défense à trois. Puis 2-0 à la 86e minute sur un coup franc direct millimétré qui a crucifié Mpasi. La couverture axiale a vacillé, le milieu n’a plus filtré. Deux punitions qui illustrent la sanction immédiate au plus haut niveau.
88e : Kayembe sauve l’honneur, pas le résultat
Dans les ultimes secondes, Joris Kayembe a planté le seul but congolais d’une frappe sèche à la 88e minute. Un sursaut d’orgueil, pas un retournement de situation. Les Léopards ont enfin mis de l’intensité, multiplié les centres, mais la messe était dite. Trop tard pour inquiéter la Roja.
Ce but ne doit pas masquer le manque de liant entre les lignes et la finition approximative du trident offensif. L’entrée de Bakambu n’a rien apporté. Les attaquants ont manqué de ballons exploitables.
Cette défaite amicale a le mérite de la lucidité. Face au Portugal de Ronaldo le 17 juin, la RDC n’aura pas droit à une entame apathique ni à un réveil à la 88e minute. Les attaquants doivent gagner en maturité dans les 20 derniers mètres.
Le staff technique congolais doit bosser la prise de risque, la dernière passe et l’efficacité. Le jeu proposé à Orléans envoie un signal clair : au Mondial, chaque occasion se paie cash. La RDC est prévenue, le chantier est ouvert.



