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RDC : le Gouvernement intensifie les opérations contre les ADF après l’attaque meurtrière de Ngadi à Beni

Le Gouvernement congolais passe à l’offensive. Après le massacre de 15 civils et d’un militaire le dimanche 31 mai 2026…

Le Gouvernement congolais passe à l’offensive. Après le massacre de 15 civils et d’un militaire le dimanche 31 mai 2026 dans le quartier Ngadi, au nord de Beni, Kinshasa a ordonné le renforcement des opérations de traque contre les rebelles ADF. Les Forces de Défense et de Sécurité ont reçu l’instruction de sécuriser les zones touchées et de prévenir toute nouvelle incursion. L’exécutif réaffirme que la lutte contre ces assaillants affiliés à l’État islamique reste sa priorité absolue.

Face au drame, l’État a tranché sur trois axes. Premièrement, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) poursuivent activement la traque des assaillants dans le Nord-Kivu.

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Deuxièmement, des mesures de sécurisation des secteurs vulnérables ont été engagées autour de Beni. Troisièmement, le dispositif de protection des populations civiles est renforcé pour éviter la répétition de tels massacres.

Le Gouvernement assure que les auteurs de ces crimes répondront de leurs actes devant la justice.

15 civils tués, Ngadi endeuillée

Selon les chiffres avancés par les sources provinciales, l’incursion criminelle a coûté la vie à quinze civils et à un militaire engagé dans la défense des populations. Plusieurs maisons ont aussi subi des dégâts. Le quartier Ngadi, déjà meurtri, plonge à nouveau dans la douleur.

Par ailleurs, Kinshasa invite la population de Beni à garder son calme, à rester vigilante et à faire confiance aux institutions de la République. L’exécutif réitère sa détermination à éradiquer le terrorisme et à restaurer durablement la paix dans l’Est.

Pour le Gouvernement, seul un engagement sans relâche des forces sur le terrain permettra de garantir la sécurité de tous les Congolais.

L’Est de la RDC, un territoire sous tension permanente

Les provinces de l’Ituri, Nord-Kivu et Sud-Kivu subissent depuis plus de deux décennies les assauts de groupes armés. FARDC, milices « Wazalendo », ADF, CODECO et AFC/M23 se disputent le contrôle. Cette guerre fragmentée entraîne pillages, déplacements massifs et blocage de l’aide humanitaire.

En janvier 2026, 74 000 personnes ont encore fui leurs maisons. Les routes détruites et centres de santé pillés aggravent la précarité des civils.

Le M23 domine le terrain et l’économie locale

Revenu sur le devant de la scène fin 2021, le M23 a pris Goma en janvier 2025 puis Bukavu un mois plus tard. Cette force rebelle tient aussi les territoires de Masisi, Walikale et Rutshuru et administre des zones entières. Accusé de massacres de civils et frappes de drones, les rebelles contrôlent aussi l’essentiel du coltan et de la cassitérite du Sud-Kivu.

Les pourparlers de Doha et l’accord de Washington n’ont pas stoppé les combats. Actuellement, c’est plus de 2 millions de déplacés et une épidémie d’Ebola qui progresse dans un contexte de conflit.

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