le mégaprojet agro-industriel de Mbanza-Ngungu séduit les bailleurs, plus de 20 000 emplois en perspective

La République démocratique du Congo veut tourner une nouvelle page de son histoire agricole. À Kinshasa, le gouvernement a franchi…

La République démocratique du Congo veut tourner une nouvelle page de son histoire agricole. À Kinshasa, le gouvernement a franchi une étape importante dans la concrétisation du Parc agro-industriel de Mbanza-Ngungu, un projet ambitieux présenté comme l’un des futurs moteurs de la transformation économique du pays.

Jeudi 11 juin 2026, le ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo, a réuni autour d’une même table les principaux partenaires techniques et financiers internationaux afin de mobiliser les ressources nécessaires au lancement effectif de cette initiative stratégique située dans la province du Kongo Central.

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L’objectif est clair : faire émerger un puissant pôle agricole capable de réduire la dépendance alimentaire du pays, stimuler la transformation locale et créer des milliers d’emplois.

Un projet géant pour révolutionner l’agriculture congolaise

Avec une superficie estimée à près de 105 000 hectares, le Parc agro-industriel de Mbanza-Ngungu se présente comme l’un des projets agricoles les plus ambitieux jamais envisagés en RDC.

Pensé dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) avec le Groupe Mole, le projet vise à produire, transformer et commercialiser à grande échelle plusieurs cultures stratégiques, notamment le manioc, le maïs, le riz, le blé et la canne à sucre.

À terme, les installations devraient permettre de transformer jusqu’à 700 000 tonnes de produits agricoles chaque année. Une partie importante de cette production sera valorisée localement à travers des unités industrielles destinées à fabriquer de la farine, du sucre raffiné, de l’éthanol et d’autres produits à forte valeur ajoutée.

Pour les autorités, il s’agit d’un levier essentiel pour réduire les importations alimentaires qui coûtent chaque année des milliards de dollars à la RDC.

Banque mondiale, BAD et FIDA prêts à accompagner le projet

La réunion organisée à Kinshasa a réuni plusieurs institutions de premier plan, notamment la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds international de développement agricole (FIDA), l’Agence française de développement (AFD), l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) ainsi que la Cellule de suivi des projets et programmes de la Présidence de la République.

Les échanges ont permis aux partenaires de prendre connaissance des détails du projet et d’évaluer les opportunités de financement.

Selon les responsables présents, le projet répond aux priorités actuelles de développement agricole et de sécurité alimentaire en Afrique. Les partenaires ont particulièrement insisté sur la nécessité d’approfondir les études de faisabilité et de confirmer la viabilité économique de l’investissement avant le lancement opérationnel.

Guy Ngeleza, représentant de la Banque mondiale, a réaffirmé la disponibilité de son institution à accompagner la RDC dans les différentes étapes de structuration du projet.

Plus de 20 000 emplois et une nouvelle vision pour la sécurité alimentaire

Au-delà des infrastructures agricoles, le Parc agro-industriel de Mbanza-Ngungu porte une ambition plus large : contribuer à la transformation structurelle de l’économie congolaise.

Selon les projections présentées lors de cette rencontre, le projet pourrait générer plus de 20 000 emplois directs et indirects tout en améliorant les revenus des producteurs agricoles locaux.

Pour Muhindo Nzangi Butondo, cette initiative s’inscrit pleinement dans la vision du gouvernement visant à moderniser l’agriculture nationale et à exploiter davantage le potentiel des terres arables congolaises.

« Il est temps de transformer notre agriculture et de valoriser le potentiel du sol congolais pour créer de la richesse et des emplois », a souligné le ministre.

De son côté, le directeur général du Groupe Mole, Gandi Mole, s’est félicité des avancées enregistrées lors de cette séance de travail. Selon lui, les discussions ont permis d’harmoniser la compréhension du projet entre les différents acteurs et de clarifier les prochaines étapes essentielles, notamment la sécurisation foncière et l’achèvement des études techniques.

Si les financements attendus se concrétisent, Mbanza-Ngungu pourrait devenir dans les prochaines années l’un des plus grands pôles agro-industriels d’Afrique centrale et un symbole du renouveau agricole de la RDC.

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