Alors que les regards restent tournés vers la mise en œuvre de l’accord de paix signé à Washington, le Rwanda a réaffirmé ce mardi 29 juillet sa position ferme : aucun retrait militaire ne sera envisagé tant que la menace des FDLR ne sera pas complètement éliminée.
Le ministre rwandais des Affaires étrangères a déclaré que la sécurité nationale reste non négociable :
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« Cet accord n’a pas pour but de supplier qui que ce soit. Nous ne sommes pas dans une logique de supplication. Qu’ils fassent ce qu’ils veulent. Nous avons signé cet accord parce que nous voulons la paix dans la région, et non pas pour que les pays européens lèvent les sanctions contre nous. »
Cette déclaration, qui tranche avec le ton conciliant affiché lors des négociations à Doha, met en lumière les tensions persistantes autour de l’avenir des FDLR, que Kigali qualifie de groupe terroriste et de menace directe à sa sécurité.
Alors que les forces rwandaises restent déployées à proximité de la frontière avec la RDC, la faisabilité d’une désescalade durable dans les Kivu reste en suspens.