Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a saisi le procureur général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe pour enquêter sur une présumée tentative de corruption impliquant un faux agent au secrétariat général des Petites et Moyennes Entreprises. L’information a été rendue publique à travers un communiqué daté du 27 mai 2026, signé par la cellule de communication du ministère de la Justice.
D’après le document, l’homme aurait contacté les responsables du ministère de la Formation Professionnelle en se réclamant d’un mandat officiel falsifié. Il aurait proposé de faciliter le traitement et le décaissement rapide d’ordres de paiement en souffrance au niveau de la Banque Centrale du Congo (BCC).
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En contrepartie, il réclamait un pourcentage sur les sommes débloquées. Le ministère précise que si ces faits sont confirmés, ils entrent dans la catégorie de la tentative de corruption, telle que définie et sanctionnée par le code pénal congolais.
De tels agissements, précise le communiqué, « portent atteinte à la crédibilité et à l’intégrité des institutions financières nationales ». Aucun nom n’a été cité, et l’identité du présumé faussaire reste inconnue à ce stade.
La ligne dure de Guillaume Ngefa contre la corruption
Cette saisine intervient dans un contexte où le ministère de la Justice, sous la direction du ministre Guillaume Ngefa, multiplie les signaux contre les pratiques frauduleuses au sein de l’administration.
Depuis sa prise de fonctions, Guillaume Ngefa a fait de la lutte contre la corruption et de l’assainissement des services publics une priorité. Plusieurs dossiers à caractère financier ont été transmis au parquet, et des instructions fermes ont été données pour accélérer le traitement des affaires impliquant des agents publics.
Pour le gouvernement, l’objectif est de restaurer la confiance des citoyens et des partenaires dans le fonctionnement des institutions. La décision d’agir rapidement sur ce dossier de la Formation Professionnelle s’inscrit dans cette dynamique de tolérance zéro face aux tentatives d’extorsion et de détournement.
L’enquête judiciaire devra désormais établir les faits, identifier les auteurs et déterminer les responsabilités.



