La 17ᵉ épidémie d’Ebola en RDC compte 101 cas confirmés et environ 220 décès probables. Le foyer reste limité à trois provinces de l’Est, selon le ministre de la Santé Publique, Roger Kamba. Aucune propagation n’est signalée ailleurs dans le pays onze jours après la déclaration officielle. Les précisions ont été données lors du briefing presse co-organisé avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, mardi 26 mai 2026.
Le gouvernement veut couper court à la panique. L’épidémie est entrée dans une phase de croissance, mais son extension géographique ne dépasse pas l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.
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Plus de 1 000 cas suspects sous surveillance
D’après le ministre Roger Kamba, les équipes sanitaires suivent près de 1 000 personnes présentant des symptômes compatibles avec Ebola. Sur ce total, 101 tests sont revenus positifs. Le suivi des contacts est en cours pour 3 600 personnes identifiées autour des cas suspects et confirmés.
Actuellement, 230 patients reçoivent des soins dans les centres de traitement. La priorité reste d’isoler rapidement les malades et de rompre les chaînes de transmission.
Le ratio 101 confirmés sur 1 000 suspects montre que le système d’alerte fonctionne, mais manque encore de capacité de test de masse.
Pas de vaccin disponible sur place
La RDC fait face à un obstacle majeur : l’absence de vaccins et de traitements spécifiques immédiatement accessibles. Le pays, a souligné Roger Kamba, importe 95% de ses vaccins. Cette dépendance ralentit le déploiement des équipes sur le terrain.
En effet, le ministre de tutelle a insisté sur l’accès sécurisé aux zones touchées. Sans couloirs humanitaires stables, a-t-il déclaré, « la riposte perd du temps face à un virus qui se propage vite ».
Le problème n’est pas nouveau. L’insécurité dans l’Est congolais a déjà retardé les campagnes de vaccination contre Ebola en 2019. La logistique reste le talon d’Achille.
Le gouvernement mise sur l’expérience et la communication
« Nous allons mobiliser toutes les forces pour y mettre fin. Nous avons l’expérience et l’expertise », a affirmé Roger Kamba. La RDC a géré 16 épidémies depuis 1976. Cette mémoire opérationnelle reste un atout.
Roger Kamba appelle également à la participation active des médias. L’objectif est de contrer les rumeurs. Une presse bien informée est vue comme un levier pour renforcer l’adhésion des communautés aux mesures sanitaires.



