C’est une signature qui fait date. Ce mardi 26 mai 2026, à Pékin, la République démocratique du Congo et la République populaire de Chine ont officialisé un accord de coopération inédit dans le domaine de l’application de la loi. Côté congolais, c’est Son Excellence Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, qui a paraphé le document. Face à lui, Son Excellence Wang Xiaohong, conseiller d’État et ministre de la Sécurité publique chinois.
L’enjeu ? Allier les forces des deux nations pour sécuriser l’espace congolais, menacé par des fléaux modernes qui ne connaissent pas de frontières.
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Fraude minière, cybercriminalité : la PNC monte en puissance
Au-delà du protocole, cet accord a une ambition très concrète : renforcer les capacités opérationnelles de la Police nationale congolaise (PNC). Grâce à l’assistance technique chinoise, la RDC pourra mieux lutter contre plusieurs fléaux qui gangrènent son sous-sol et ses infrastructures numériques :
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la criminalité transnationale,
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la fraude minière – un mal endémique dans les provinces aurifères et diamantifères,
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la cybercriminalité, en forte expansion sur le continent.
Autrement dit, la Chine ne signe pas un simple mémorandum de courtoisie. Elle apporte son savoir-faire sécuritaire pour aider Kinshasa à muscler sa police nationale.
Un groupe de travail conjoint pour passer à l’action
Les belles paroles laissent vite place aux rouages concrets. Les deux parties ont déjà mis sur pied un groupe de travail conjoint, chargé d’orchestrer la mise en œuvre de l’accord. Côté congolais, la coordination est confiée au Secrétaire général à l’Intérieur. Côté chinois, elle revient au Directeur de la coopération internationale du ministère de la Sécurité publique.
Résultat : une machine opérationnelle prête à démarrer, avec des objectifs clairs, des interlocuteurs désignés et une feuille de route partagée.
Shabani traduit en actes la vision Tshisekedi
Pour le gouvernement congolais, cette signature ne doit rien au hasard. Elle concrétise la volonté affirmée du chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, de bâtir avec la Chine une coopération d’exception, gagnant-gagnant. Finis les partenariats déséquilibrés. Kinshasa veut de l’égal à égal, du concret, du durable.
Avec cet accord policier historique, la RDC envoie un signal fort : elle ne compte pas seulement sur ses richesses minières pour exister sur la scène internationale. Elle veut aussi sécuriser son peuple, moderniser ses institutions et frapper là où ça fait mal : l’insécurité sous toutes ses formes. La Chine, elle, confirme son rôle de partenaire stratégique de long terme sur le continent africain.



