Politique




RDC : La C64 qualifie de « nul et non avenu » l’arrêt de la Cour Constitutionnelle sur la loi portant organisation du référendum

La Coalition Article 64 rejette catégoriquement l’arrêt rendu le mardi 28 juillet 2026 par la Cour Constitutionnelle. Dans son communiqué…

La Coalition Article 64 rejette catégoriquement l’arrêt rendu le mardi 28 juillet 2026 par la Cour Constitutionnelle. Dans son communiqué publié ce mercredi 29 juillet, à Kinshasa, l’opposition déclare « nul et non avenu » la décision validant la loi portant organisation du référendum en République démocratique du Congo. Elle indique de cet appareil judiciaire, dont la composition aurait été « régulièrement corrompue » par le régime de Félix Tshisekedi, a rendu un arrêt politique, dépourvu de légitimité et d’indépendance.

Selon la C64, cet arrêt confirme un « complot contre l’ordre constitutionnel » et ouvre la voie à la balkanisation du pays. Elle accuse en effet la Haute Cour d’être en « complicité » avec le Chef de l’État dans une « criminelle entreprise de renversement de l’ordre constitutionnel », tout en estimant qu’elle s’est transformée en « caisse de résonance » du pouvoir et a commis une « haute trahison en validant un texte frappé pour plus du quart de ses articles de réserves d’interprétation ».

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Dans leur dénonciation, Fayulu, Kabund, Katumbi, Matata et Sesanga vont plus loin et y voient un « grave signal d’alerte ». Ils affirment que le peuple congolais n’acceptera ni le contournement de la Constitution, ni la personnalisation des institutions, ni un changement de Constitution, ni un troisième mandat. Référence faite à son communiqué du 20 juillet 2026, la coalition confirme la tenue d’une suite d’actions de terrain le 15 août 2026.

« Aucune institution n’est au-dessus de la Constitution », denoncent ces opposants. Ils entendent positionner le débat sur le respect strict de la loi fondamentale. C’est dans ce cadre qu’ils envisagent reprendre les manifestations, alors un moyen de refaire de la mobilisation un test de la volonté populaire face à une décision judiciaire qu’ils qualifient de « forfaiture ».

En dénonçant une justice « inféodée », l’opposition cherche à alerter l’opinion nationale et internationale sur les risques d’instabilité.

Au cœur de la crise politique se trouve la question de la révision ou du changement de la Constitution. Depuis plusieurs mois, les débats autour d’un possible référendum sur la loi fondamentale alimentent les tensions entre le pouvoir et l’opposition.

L’opposition accuse Félix Tshisekedi de vouloir toucher aux articles verrouillés pour effacer les garde-fous démocratiques conquis en 2006. Pour elle, l’arrêt de la Cour ne fait que légaliser une démarche déjà engagée pour ouvrir la voie à un troisième mandat.

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