La sénatrice honoraire Sona Kamitatu a claqué la porte du parti « Ensemble pour la République ». Dans sa lettre de démission adressée au président national, Moïse Katumbi, ce mercredi 29 juillet 2026, elle a estimé que l’environnement actuel au sein de cette formation politique « n’offre plus le cadre » permettant de défendre les idées et les valeurs qui fondent son engagement. Une décision prise, selon elle, après « une longue réflexion, dont elle mesure le poids et la gravité ».
« Je suis entrée en politique dès l’âge où l’on choisit ses fidélités, avec la conviction que la liberté, la démocratie et la place des jeunes et des femmes dans la conduite des affaires publiques ne sont pas des ornements d’un discours, mais l’objet même du combat », a-t-elle déclaré. Pour elle, ces principes ne peuvent plus s’exprimer pleinement aujourd’hui au sein d’Ensemble pour la République.
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« L’environnement qui prévaut aujourd’hui au sein du parti n’offre plus, à mes yeux, le cadre où les idées et les valeurs qui fondent mon engagement puissent s’exprimer et servir », a-t-elle poursuivi. La sénatrice honoraire tient à préciser que ce constat « n’est ni un reproche ni un désaveu », mais « une lecture faite en âme et conscience ».
Malgré son départ, Sona Kamitatu exprime sa reconnaissance à Moïse Katumbi : « Je tiens à vous exprimer ma gratitude pour la confiance que vous m’avez témoignée, pour l’appui que vous m’avez accordé et pour les attentions toutes paternelles dont vous m’avez constamment entourée. Elles ne s’effaceront pas ».
Et de renchérir : « Je continuerai, dans un autre cadre, à défendre ce que j’ai toujours défendu : les libertés publiques, l’exigence démocratique, et le droit des jeunes et des femmes de notre pays à n’être pas seulement le nombre dans nos assemblées, mais la voix qui s’y fait entendre ».
Le départ de Sona Kamitatu intervient dans un contexte politique tendu et marque une perte pour « Ensemble pour la République ». Figure connue pour son plaidoyer en faveur des jeunes et des femmes, elle quitte le parti « sans amertume plutôt que de demeurer sans conviction ». Reste à savoir quel sera son prochain cadre politique pour porter ce combat.



