Après la manifestation organisée le vendredi 12 juin 2026 à Kinshasa par l’opposition, le ministre d’État en charge de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a rencontré les responsables des partis politiques concernés. Objectif : échanger sur les circonstances des incidents enregistrés et en évaluer les conséquences. Cette rencontre intervient alors que les tensions restent vives dans la capitale suite aux dégâts y afférents.
Dans un communiqué publié ce samedi 13 juin 2026, le Gouvernement congolais condamne fermement les violences survenues.
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« Selon les informations transmises par les autorités urbaines, des blessés ont été enregistrés parmi les manifestants et les forces de l’ordre. D’importants dégâts matériels ont aussi été constatés, notamment l’incendie de plusieurs véhicules et la dégradation de biens publics et privés », précise le document.
Dialogue et rappel à l’ordre public
Le ministre de la Justice a profité de cette rencontre pour rappeler la position officielle. Le Gouvernement réaffirme son attachement aux libertés publiques consacrées par la Constitution : liberté d’expression, liberté de réunion et droit de manifestation pacifique. Mais il insiste sur le fait que l’exercice de ces droits doit se faire dans le respect des lois de la République, de l’ordre public et de la sécurité des personnes et des biens.
En effet, les services compétents ont reçu l’instruction de procéder à toutes les vérifications nécessaires dans le strict respect de la loi. Le Gouvernement appelle par ailleurs l’ensemble des acteurs politiques, sociaux et de la société civile à faire preuve de retenue et de responsabilité. Il réaffirme son attachement à la concertation à travers les mécanismes légaux, institutionnels et républicains.
Bilan contesté de la marche du 12 juin
Selon un communiqué de l’exécutif provincial, aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée. Le bilan fait état de 20 blessés légers, dont 15 policiers et 5 civils. Près de 5 épaves de véhicules ont également été incendiés et plusieurs biens dégradés. L’Hôtel de Ville a déploré des actes de vandalisme et promis des poursuites judiciaires.
De son côté, l’opposition dresse un bilan plus lourd. Les organisateurs de la coalition C64 affirment que la répression a fait plusieurs morts par balles réelles. Ils dénoncent une « répression sanglante » et réclament une enquête indépendante pour établir les responsabilités.
Cette contradiction sur le nombre de victimes entretient la tension politique à Kinshasa, alors que la question du changement constitutionnel reste au cœur des revendications.



