Politique




Jean-Marc Kabund officiellement investi candidat à la présidentielle 2028 par l’UDC

 La course à la présidentielle de 2028 prend forme. L'Union des Démocrates Congolais (UDC) a désigné, dimanche 1er février, Jean-Marc Kabund comme…

 La course à la présidentielle de 2028 prend forme. L’Union des Démocrates Congolais (UDC) a désigné, dimanche 1er février, Jean-Marc Kabund comme son candidat à la magistrature suprême, lors du premier congrès du parti tenu à Kinshasa. Une décision présentée par le leader de l’UDC, Jhollyno Kasanga, comme un « choix démocratique et souverain » et une « force de rupture » face au régime Tshisekedi.

Le tribun, ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale, a donné une portée collective à cette investiture. « Mon investiture n’est pas une consécration individuelle, c’est une mission collective », a-t-il déclaré, affirmant la recevoir « avec humilité, gravité et responsabilité » au nom des « jeunes sans avenir, des femmes sans protection, des travailleurs sans salaire digne ».

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Une campagne sous le signe de la « rupture radicale »

Kabund, dont le parti l’Alliance pour le Changement (A.ch) fait partie de la Coalition de la Gauche Congolaise (CGC) qui le dirige, a tracé les contours d’un projet en opposition frontale avec l’actuel pouvoir. « Notre pouvoir ne sera pas celui de la vengeance mais du pardon, de la réconciliation et de la refondation. (…) Il ne sera pas non plus celui de la continuité du système actuel, mais celui de la rupture radicale », a-t-il promis.

Jhollyno Kasanga a, quant à lui, martelé la nécessité d’offrir une « alternative politique crédible et courageuse » face à la « mauvaise gouvernance, l’injustice sociale, l’impunité et la corruption ». Il a aussi lancé un avertissement : « La Constitution est ferme. 2028 est une année électorale, elle doit être respectée et sera respectée. L’UDC ne permettra ni glissement politique ni confiscation de la souveraineté populaire ».

Des consultations discrètes en Europe

Rentré à Kinshasa le 30 janvier après plusieurs semaines en Europe, Jean-Marc Kabund aurait mené des consultations discrètes avec des figures de l’opposition congolaise et des responsables de l’Union européenne, selon son entourage. Il annonce l’organisation prochaine d’une « matinée politique » pour clarifier sa démarche.

Cette désignation, intervenue deux ans avant le scrutin, marque le premier mouvement structuré de l’opposition congolaise en vue de 2028 et place d’emblée Jean-Marc Kabund comme un prétendant sérieux à la succession de Félix Tshisekedi.

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