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Le M23 revendique une attaque de drones sur l’aéroport de Kisangani

Kisangani / Goma – Le conflit dans l’Est de la République démocratique du Congo a connu une escalade cette semaine. Le…

Kisangani / Goma – Le conflit dans l’Est de la République démocratique du Congo a connu une escalade cette semaine. Le groupe rebelle M23, soutenu par le Rwanda, a mené une attaque de drones sur l’aéroport de Kisangani le 4 février. Celle-ci s’est produite à plus de 800 kilomètres de sa zone d’opérations habituelle, entre le 31 janvier et le 1er février.

Selon le M23, l’opération visait à détruire un centre de commandement de drones militaires situé sur le site. Le groupe a également déclaré : « Le recours aux drones et aux mercenaires n’est ni exclusif ni limité à Kinshasa. »

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Une frappe à longue distance inédite

Cette attaque représente une escalade significative. En effet, le M23 avait déjà employé des drones, mais principalement sur le champ de bataille immédiat. Pierre Boisselet, de l’Institut Ebuteli, explique : « Cette capacité de frapper en profondeur est récente. » Ainsi, cette évolution remet en question l’efficacité des processus de paix en cours.

Les autorités provinciales de la Tshopo ont indiqué que huit drones ennemis avaient été neutralisés avant d’atteindre leur cible. Par ailleurs, elles n’ont signalé aucune victime.

Diplomatie et réalités militaires

La revendication de cette frappe intervient peu après l’annonce du Qatar, médiateur du processus de Doha, concernant l’envoi prochain d’une mission de la MONUSCO pour surveiller le cessez-le-feu à Uvira. Par conséquent, cet événement souligne le fossé persistant entre les négociations diplomatiques et la situation sur le terrain.

Aujourd’hui, selon une source sécuritaire, les drones constituent l’arme la plus meurtrière de ce conflit. L’attaque de Kisangani démontre en effet que le M23 a accru sa capacité de projection. Désormais, des infrastructures stratégiques éloignées du front deviennent vulnérables.

En définitive, Kinshasa et la communauté internationale reçoivent un signal clair : les accords de paix de Doha et de Washington peinent encore à produire des effets concrets sur le terrain.

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