Le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a fait un coup de tonnerre dans le secteur sensible de la réparation des victimes. Ce mercredi 4 février, il a suspendu Kalombola Lisendja Bernard de ses fonctions de président du Conseil d’administration du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO).
Cette décision radicale, motivée par de sérieux soupçons de mé gestion, vise à « garantir une gestion rigoureuse, transparente et conforme à la destination des ressources allouées à l’indemnisation des victimes », selon le communiqué officiel. Le ministre a pris soin de désigner un intérimaire, Kitenge Senga Dismas, pour éviter tout vide de pouvoir.
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Une enquête judiciaire ouverte
La suspension n’est qu’un premier acte. Guillaume Ngefa a également saisi le procureur général près la Cour d’appel de la Tshopo pour ouvrir une enquête judiciaire sur les allégations portées contre l’ancien PCA. Cette procédure marque l’entrée du dossier dans une phase plus décisive et potentiellement pénale.
Un message fort sur la gestion des fonds publics
Par ce geste, le garde des Sceaux envoie un message clair de reddition des comptes. Il rappelle que la gestion de fonds publics, surtout ceux destinés à des victimes en attente de réparation après des décennies de conflit, ne tolère « ni opacité ni complaisance ».
Cette suspension place désormais toute la gouvernance du FRIVAO sous surveillance. L’opinion publique, souvent sceptique quant à l’efficacité des mécanismes d’indemnisation, observe de près cette démonstration d’autorité, qui tente de restaurer la crédibilité d’une institution cruciale pour la justice transitionnelle en RDC.



