Les travaux de consultation et de sensibilisation sur la mise en œuvre de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO) ont été officiellement ouverts mardi 6 octobre à Kinshasa. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Vice-Premier Ministre, ministre de la Fonction Publique, au nom de la Première ministre. Le ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance sociale, le Dr Samuel Roger Kamba, était également de la partie.
La représentante de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), présente à cette séance, est intervenue sur les enjeux liés à la Couverture Santé Universelle. Et le Directeur général du Fonds de Solidarité de Santé, quant à lui, est revenu sur le rôle de son institution dans le déploiement de l’AMO.
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Une réforme au cœur de la vision présidentielle
Dans son allocution, le ministre de la Santé a rappelé que cette réforme porte la vision du Président Félix Tshisekedi, celle d’un système de santé fondé sur la solidarité et l’équité. Il a précisé que la refondation en cours cible le renforcement du financement de la santé, l’amélioration de l’accès aux soins, la protection financière des ménages, la disponibilité des médicaments, la digitalisation du système et la régulation du secteur.
Selon Samuel Roger Kamba, l’objectif final de ces concertations est de fédérer toutes les parties prenantes autour d’un modèle où la maladie ne pousse plus les familles à arbitrer entre se soigner et sauvegarder leurs ressources. L’extension progressive de l’AMO aux agents de l’État et aux acteurs de l’économie informelle est présentée comme le levier pour élargir cette solidarité au plus grand nombre de Congolais.
Ce qu’il faut savoir sur l’AMO
Cette réforme est le pilier de la Couverture Santé Universelle initiée en 2021. Sa première matérialisation a été la gratuité de la maternité et des soins du nouveau-né, lancée à Kinshasa en septembre 2023, avant son extension progressive dans les provinces.
Le modèle économique de l’AMO repose sur une cotisation de 2,5% du revenu. Pour les fonctionnaires, la répartition est de 2% pris en charge par l’État en tant qu’employeur et 0,5% par l’agent public. Ce mécanisme doit financer un paquet de soins de base évalué entre 36 et 39 dollars par personne et par an.
Sur le plan logistique, le ministère de la Santé annonce que 100 000 cartes d’assurés sont déjà disponibles et que 3 millions d’autres ont été commandées pour l’enrôlement progressif des bénéficiaires, incluant les agents publics, le secteur privé et l’informel.
Le Fonds de Solidarité de Santé en première ligne
Le Fonds de Solidarité de Santé s’impose comme l’opérateur central du dispositif. C’est cette structure qui sera chargée de collecter les cotisations, de contractualiser avec les formations sanitaires et de payer directement les prestataires, afin d’éviter que le patient n’avance les frais au moment des soins.
Cette concertation nationale intervient après une séance de travail technique tenue le 21 juillet 2026 entre le VPM de la Fonction Publique Jean-Pierre Lihau et le ministre Samuel Roger Kamba. Les deux membres du gouvernement avaient convenu d’associer les partenaires sociaux pour garantir une application harmonieuse de la réforme sur l’ensemble du territoire.



